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NOB

nobiliaire [li-è-re] adj Qui appartient à la

noblesse : caste nobiliaire. N. ni. Catalogue des familles nobles d'un pays ; le nobiliaire d'Auvergne.

— Encycl. Il existe de nombreux nobiliaires, dont les plus importants sont : V Armoriai général ou Registre de la noblesse de France, par L.-P. d'Hozier (1736-1768), qui a utilisé les travaux de son aïeul, Pierre d'Hozier (Généalogie des principales familles de France), et de son oncle, Charles-ltene (le Palais de l'honneur), qui fut généalogiste de la maison du roi; l'Histoire généalogique j:t chronologique de la maison de France, par le P. Anselme (1674), continuée plus tard; le Dictionnaire généalogique, de La Chesnaye-Desbois (1757-1775); le Nobiliaire universel de France, par de Saint-AUais (1814- 1841); le Dictionnaire universel de la noblesse de France (1820) et le Nobiliaire universel de France (1820-1821), par le chevalier de Courcelles ; l'Histoire généalogique cl héraldique des pairs de France et des grands dignitaires de la couronne (1820-1830) ; le Nobiliaire de France (1854), par Borel d'IIauterive, et enfin, parmi les plus récents, l'Armoriai général, de Rietstap (1882), etc.

nobiliSSimat [li-si-ma] n. m. Dignité de nobilissime.

nobiliSSime [li-si-me] n. m. (lat. nobilissimus, superlatif de nobilis). Dignité de la. cour byzantine qui prenait rang après celle de César.

nobilité n. f. Noblesse. Eclat, pompe, grandeur. (Vx.)

noblaille [Ma,Hmll.,e]n.f.i>ar dénigr. Petite noblesse.

noblaillon, onne [bla, Il mil., on, o-ne] n. Par dénigr. Petit noble.

noble adj. (du lat. nobilis, illustre). Qui fait partie de la noblesse : être noble de naissance. Qui est propre à la noblesse : être de sang noble. Fig. Qui annonce de la grandeur, de l'élévation morale, de la distinction : cœur, style, air noble. Parties nobles, chez l'homme, le cœur, le cerveau, etc. ; parties génitales de l'homme et de la femme. Véner. Se dit de certains oiseaux de proie que l'on peut dresser pour la chasse de haut vol. Féod. Biens nobles, biens tenus en fief. Thédt. Père noble, rôle d'un personnage qui a de l'âge et de l'autorité. N. Personne qui appartient à la noblesse. Nom de plusieurs anciennes monnaies, particulièrement de monnaies anglaises. Noble à la rose, monnaie marquée de la rose d'York ou de Lancastre. Prov. anc. :

Un noble, s'il n'est à la rose, Vaut pailois bien peu de ebose,

la noblesse ne prouve pas toujours la valeur, par un jeu de mots sur noble (pièce de monnaie).

noble-épine n. f. Nom vulgaire de l'aubépine.

noblement [nia»] adv D'une manière noble. Fig. Avec noblesse : Buffon écrit noblement. Vivre noblement, vivre sans exercer aucune profession (à l'exception de celle des armes).

noblereau [rd] n. m. Par dénigr. Petit noble.

noblesse [blt-se] n. f. (de noble). Classe d'hommes qui, parleur naissance ou une concession du souverain, jouissent de certains privilèges ou possèdent seulement des titres qui les distinguent des autres citoyens : Napoléon créa de toutes pièces une noblesse. Qualité de noble : être de noblesse récente. Fig. Caractère de ce qui est grand, digne, élevé ; noblesse de cœur, de style. Noblesse d'extraction, celle dont l'origine remonte si haut qu'on ne sait à quelle époque elle a commencé. Ancienne noblesse, celle qui est antérieure à la Révolution de 1789. Nouvelle noblesse, celle qui a été créée depuis. Noblesse titrée, noblesse de ceux qui ont un titre de duc, marquis, comte, etc. Noblesse par lettres, noblesse conférée par le roi. Noblesse d'épée, noblesse acquise originairement par des services militaires. Noblesse de robe ou d'office, noblesse que l'on acquérait par la possession de certains offices. Prov. : Noblesse vient de vertu, un homme n'est réellement supérieur aux autres que par sa vertu et son mérite. Allus. littér. : Noblesse oblige. C'est la Lie maxime du recueil de Maximes et réflexions par le duc de Lévis (1808). Son sens courant est que, lorsqu'on est noble ou qu'on prétend l'être, on est tenu de se conduire noblement; ou encore ; quand on jouit d'un titre, d'une renommée, il faut se maintenir digne de sa réputation.

— Encycl. Il faut distinguer entre l'aristocratie et la noblesse; celle-là est la classe prééminente dans l'Etat, tandis que celle-ci peut se définir « une classe sociale à laquelle le droit reconnaît des privilèges se transmettant héréditairement par le seul fait de la naissance ». Cest ainsi du moins que le concevait l'ancien régime. Elle est sortie de la chevalerie, dont elle diffère seulement en ce que la chevalerie n'était pas un état ouvert par la seule naissance. Les rois anoblissaient pour des services divers, mais l'anobli transmettait sa qualité à ses enfants.

La noblesse féodale perdit sous les Valois son prestige militaire et ne fut plus dans la suite qu'une noblesse de cour. D'autre part, des gentilshommes campagnards, dédaignés par les courtisans, désertèrent leurs domaines et cessèrent de remplir leur mission patronale. Sous Louis XIV, les nobles n'ont plus de fonction sociale, et les charges civiles sont aux mains de la bourgeoisie.

Si la noblesse française, comprenant mal le rôle qu'elle aurait pu jouer, arriva à ne plus concevoir d'autre existence appropriée à son état que la cour, la noblesse anglaise est restée unie à la masse de la nation ; et c'est elle encore qui aujourd'hui dirige et gouverne le pays.

— Dr. Usurpation de titres de noblesse. Elle tombe sous le coup de l'article 259 du Code pénal, qui punit d'une amende de 500 francs à 10.000 francs » quiconque, sans droit et en vue de s'attribuer une distinction honorifique, aura publiquement pris un titre, changé, altéré ou modifié le nom que lui assignent les actes de l'état civil ». Le tribunal peut ordonner l'insertion du jugement, intégrale ou par extrait, dans les journaux qu'il désignera, et aux frais du condamne.

Recouvrement de titres de 7ioblesse. V. noms lt prénoms, titres nobiliaires.

nobliau [bli-ô] n. m. Par dénigr. Homme de petite noblesse, de noblesse douteuse.

noblifler [fi-é] v. a. (Se conj. comme prier.) Donner pour noble : noblifier sa famille. Fig. Exagérer les qualités : on ne raconte guère ses prouesses sans noblifier un peu.

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