OBL
Caractère d'une œuvre littéraire ou artistique qui est indépendante et comme détachée de son auteur. Ant. Subjectivité.
Objet [je] n. m. (du lat. objeclum, chose jetée de vant). Tout ce qui s'offre à la vue, affecte les sens : un objet affreux. Chose quelconque : manquer desobjets de première nécessité. Objet d'art, ouvrage de l'homme, qui vaut surtout par son mérite artistique. Fig. Tout ce qui occupe l'esprit : la médecine est l'objet de ses études. Ce à quoi se rapporte une action; but : être l'objet d'un entretien. Intention, dessein : avoir pour objet le bien. Matière propre : l'objet dune science. Personne aimée d'amour : l'objet aimé. Philos. Ce qui est pensé et s'oppose à l'être pensant ou sujet. Gram. Syn. de complément.
— Enctcl. Dr. Olijets trouvés. Les objets perdus n'appartiennent à celui qui les trouve qu'après un délai de trois ans. L'autorité administrative (préfet de police à Paris, maire dans les départements), à qui ils ont été remis en dépôt, les restitue au déposant au bout d'un an ; mais le propriétaire peut le» revendiquer, pendant trois ans à partir du jour de la perte, contre le tiers détenteur.
objurgateur, trice [ghd] adj. (du lat. objur
gare, reprocher). Qui désapprouve vivement : dit cours objurgateur.
Objurgation [gha-si-on] n. f. (lat. objurgatio). Vive réprimande, reproche violent.
objurgatoire [g ha] adj. Qui a rapport à l'objurgation : paroles objurgatoires.
oblade n.f.
Genre de poisson s acantho ptères ne comprenant qu'une espèce propre à la Méditerranée.demoyenne taille, argentée, rayée en long de brun : l'oblade, extrêmement commune sur les côtes méridionales de France, possède une chair de qualité médiocre.
oblat [o-bla], 6 n. (du lat. oblalus, offert). Enfant voué dès sa naissance au service de Dieu. Personne qui s'agrège à une communauté religieuse en lui faisant l'abandon de ses biens. Nom de certains religieux. N. m. Soldat invalide que le roi plaçait dans une abbaye ou dans un prieuré, où il était entretenu N. f. Femme noble tombée dans la misère, que le roi plaçait dans un couvent pour y être nourrie et entretenue. Nom de certaines religieuses.
— Encyci.. Les oblats et oblates appartenaient à diverses congrégations, dont voici les principales : les oblats de Saint-Ambroise ; de Marie-Immaculée ; de la Vierge-Marie; de Saint-Alphonse de Liguori ; de Saint- François de Sales; de Saint-Charles de Westminster ; les oblates de la l'our-des-M iroirs ; de Saint-François de Sales.
Oblation [si-on] n. f. (lat. oblatio). Action par laquelle on offre quelque chose à Dieu. Offrande faite à Dieu ou à ses ministres : l'oblation d'une victime. Acte par lequel le prêtre offre à Dieu, pendant la messe, le pain et le vin qu'il doit consacrer. Par exl. Offrande ayant le caractère d'un sacrifice.
Oblationnaire [si-o-nè-re] n. m. Prêtre qui vivait d'offrandes.
Oblicité n. f. Caractère de ce qui est oblique.
Obligataire [gha-tè-re] n. Propriétaire d'obligations d'un établissement de crédit, industriel, etc.
Obligation \qna-si-on] n. f. (lat. obligatio). Engagement qu'imposent la religion, la loi, la morale : remplir les obligations d'un bon citoyen. Lilurg. Fête, jeûne d'obligation, fête, jeûne qu'on est tenu d'observer. Faire honneur à ses obligations, payer ses dettes, s'acquitter de ses engagements. Motif de reconnaissance : avoir de grandes obligations à... Dr. Lien de droit par lequel une personne est tenue de faire ou de ne pas faire quelque chose. Fin. Titre représentant un prêt de capitaux qui seront remboursés dans un temps déterminé, et qui donnent droit à un intérêt annuel.
— Encycl. Dr. L'obligation peut avoir pour objet une prestation qui doit être fournie par le débiteur, ou un fait dont il doit s'abstenir. Elle peut aussi consister dans la livraison d'une chose; dans ce cas, la formation de l'obligation transfère la propriété.
L'obligé, sujet passif de l'engagement, se nomme débiteur. La personne au profit de laquelle est contractée l'obligation, le sujet actif, se nomme le créancier. Le droit du créancier est ici un droit essentiellement personnel, différant notablement des droits que l'on a sur les choses ou droits réels. Ces derniers atteignent directement les choses qui en sont la matière passive et n'obligent spécialement aucun individu.
Les obligations ont, en général, leur source dans des contrats, œuvre de la volonté des parties. Elles peuvent aussi provenir de quasi-contrats, de délits ou de quasi-délits. (V. ces mots). Enfin, on appelle obligations légales des liens de droit formés immédiatement par des dispositions de la loi.
La loi reconnaît plusieurs sortes d'obligations, savoir :
Obligations conditionnelles. La condition sus)>ensive est l'événement futur et incertain dont dépend la création du droit; la condition résolutoire est, au contraire, l'événement dont dépend la perte du droit. Le droit est censé créé ou éteint quand la condition se réalise, dès le moment où l'obligation a été formée.
Obligations à terme. Le terme a pour effet de donner un délai au débiteur pour exécuter l'obligation. Le débiteur peut d'ailleurs se libérer avant terme, a moins que le terme ne soit établi en faveur du créancier.
Obligations alternatives. L'obligation est alternative lorsqu'elle a pour objet deux ou plusieurs choses soit à livrer, soit à faire, mais avec cette condition particulière qu'en livrant ou en exécutant l'une des choses stipulées le débiteur se trouvera quitte et libéré relativement aux autres. C'est au débiteur, en l'absence de convention contraire, qu'appartient la faculté d'opter entre les différentes choses ou les différentes prestations de fait comprises dans une obligation alternative.
Obligations solidaires. Quand plusieurs personnes sont tenues à une dette, la dette se diwse d'ordinaire entre elles. La solidarité permet au créancier de demander le tout à chacun des codébiteurs. In-