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OBL

versement, on peut concevoir une solidarité entre créanciers. V. solidarité.

Obligations divisibles et indivisibles. L'obligation est divisible ou indivisible, selon qu'elle a pour objet ou une chose qui dans sa livraison, ou un l'ait qui dans son exécution, est ou n'est pas susceptible de division, soit matérielle, soit intellectuelle.

Chacun de ceux qui ont contracté conjointement une dette indivisible en est tenu pour le total, encore que l'obligation n'ait pas été contractée solidairement. 11 en est de même à l'égard des héritiers de celui qui a contracté une pareille obligation.

Obligations avec clause pénale. V, clause pénale.

Les obligations s'éteignent par le payement, la novation, la remise volontaire de la dette, la compensation, la confusion, la perte de la chose due, la nullité ou la rescision, l'effet de la condition résolutoire, la prescription, la résiliation.

Celui qui réclame l'exécution d'une convention doit prouver son existence. Les preuves sont de plusieurs espèces : 1» la preuve littérale, qui résulte d'un acte; 2" la preuve testimoniale, admise pour toute demande dont la valeur n'excède pas 150 francs; cependant, s'il y a commencement de preuve par écrit, la preuve serait admise, quelle que fut la valeur de la chose réclamée ; 3» la preuve résultant des présomptions, conséquences que la loi ou le magistrat tire d'un fait connu à un fait inconnu; elles sont de plusieurs espèces; 4» la preuve résultant de l'aveu de la partie ; cet aveu ne peut être divisé ; 3° la preuve résultant du serment. V. serment.

— Fin. Les obligations peuvent être au porteur ou nominatives. Elles sont émises au-dessus ou audessous du pair, suivant la situation de la| société commerciale ou de l'administration qui les émet. Dans certains cas, indépendamment de l'intérêt servi, les obligations courent la chance de gagner une prime ; c'est le système des obligations à lots. L'amortissement a lieu généralement par annuités constantes, qui comprennent a la fois l'intérêt et l'amortissement. V. annuité.

obligationnaire [gha-si-o-nè-re] n. Fin. Syn.

de OBLIGATAIRE.

Obligatoire [gha] adj. Qui a la force légale d'obliger : arrêté obligatoire. Ant. Facultatif.

obligatoirement [gha, man] adv. D'une manière obligatoire.

Obligé, e adj. Nécessaire, inévitable : une consrquence obligée. Lié par la reconnaissance : la personne obligée. Elliptiq. Bien obligé, je vous suis très reconnaissant; et, ironiquement, merci, je n'y tiens pas: Melnarier ! Bien obligé. Substantif: . Personne qui a des obligations à quelqu'un : des obligés ingrats.

Obligeamment [ja-man] adv. D'une manière obligeante ; prêter obligeamment son co)ieours à un voisin embarrassé. Ant. Désobligeamment.

Obligeance [jan-se] n. f. Disposition à obliger, à rendre service : un homme d'une extrême obligeance. Acte obligeant : tenir compte à quelqu'un de ses obligeant

Obligeant [jan], e adj. Qui aime a se rendre utile, agréable : un homme obligeant. Fig. Qui annonce un homme aimable, officieux : paroles obligeantes. Agréablement flatteur ; dire des choses obligeantes. Ant. Désobligeant.

Obliger [je] v. a. Hat. obligare ; de ligare, lier. — Prend un e muet après le g devant a et u : il obligea, nous obligeons.) Lier par le sentiment du devoir ou de la nécessité ; votre devoir vous y oblige. Lier quelqu'un par un acte juridique : son contrai l'oblige à cela. Donner en garantie : femme qui oblige sa dot pour son mari. Fig. Porter, exciter : vous t'obligerez à se fâcher. Lier par la reconnaissance, en rendant service : obliger ses amis. S'obliger v. pr. S'imposer une obligation : s'obliger hypothécairement envers quelqu'un. Prov. : Qui bien veut payer, bien se doit obliger, celui qui a l'intention d'acquitter une dette ne doit pas craindre de la reconnaître par un acte. Ant. Désobliger.

Obligulé, e adj. (de préf. ob. et du lat. ligula, languette). Bot. Se dit des fleurs, des corolles, dont le limbe se partage en deux languettes du côté interne.

obliquangle [kan-glé\ adj. Géom. Dont l'angle ou les angles sont obliques.

Oblique adj. (lat. obliquas). Qui est de biais, incliné par rapport à la perpendiculaire : ligne oblique. (V. la planche lignes.) Œil, regard oblique, dirigé de côté, et non en face de la personne qui regarde. Fig. Qui manque de franchise : conduite oblique. Grain. Se dit d'un cas qui n'exprime pas des rapports directs ; d un mode qui sert à énoncer des propositions subordonnées. N. m.

Mouvement oblique. Anat. Se dit de différents muscles chez l'homme et les animaux. (Le grand oblique et le petit oblique de l'abdomen produisent la rotation du tronc; le grand oblique de l'ceil abaisse le regard, le petit oblique l'élevé.) N. f. Ligne oblique.

Obliquement [ke-mari] adv. D'une manière oblique. Fig. D'une manière détournée.

Obliquer [hé] v. n. Aller en ligne oblique : obliquer à droite, à gauche.

Obliquité [ku-i-ti] n. f. (de oblique). Inclinaison d'une ligne, d'une surface sur une autre : l'obliquité plus ou moins grand'' des rayons solaires sur la terre lit l'alternance dessalions. Aslr.

Obliquité de l'écliptique, angle d'environ 23° 28', que l'écliptique forme avec l'équ iteur.

oblitérateur, trice adj. Qui

oblitère : timbre oblitérateur. N. m. Instrument employé pour oblitérer des timbres, d<s reçus.

oblitération [si-on] n. f. Action

d'oblitérer; son résultat. nia. Etat d'un vaisseau obstrué : l'oblitération d'une artère.

Oblitérer [ré] v. a. (lat. oblilerare.

— Se conj. comme accélérer.) Faire disparaître peu à peu, mais de manière à [ai r des traces : le temps a oblitéré cette inscription. Maculer à dessein : oblitérer un timbre. Med. Obstruer, en parlant d'un vaisseau, d'un conduit : l'inflammation tend à oblitérer 1rs vaisseaux.

Oblitérateur.

oblivieUX, euse [vi-eu, eu-ze] adj. Qui fait oublier. (Vx.)

oblong, ongue [ob-lon, on-ghe] adj. (lat. oblongus). Plus long que large : cuisse oblongue.

obnoxiation [ob-nok-si-a-si-on] n. f. Dr. anc.

Acte par lequel une personne, par nécessité ou par piété, se faisait l'esclave d'une autre en lui abandonnant ses biens.

obnubilation [si-on] n. f. (lat. obnubilatio; du préf. ob, et de nubilus, nuageux). Obscurcissement de la vue ; éblouissement. Obscurcissement des sensations. ,1e [a pensée.

Obnubiler [lé] v. a. (lat. obnubilare). Envelopper comme d'un nuage ; obscurcir, en parlant des facultés mentales : conscience obnubilée par le vice.

Obock ou Obok, port de la colonie française de la Côte des Somalis, à l'entrée de la mer Rouge (golfe d'Aden); 1.000 h.

oboïste [is-'''] n. m. (de l'ital. obœ, hautbois). S'écrit quelquefois pour hautboïste.

Obole n. f. (gr. oboles). Unité de poids (0 gr. 72) et de monnaie (u fr. 10) de la Grèce ancienne. En France, petit poids qui valait douze grains. Ancienne petite monnaie qui valait une maille, moitié d'un denier. Fig. Très petite somme : apporter son obole à une souscription. Cela ne vaut pas une obole, cela ne vaut rien.

Obombration [bon-bra-si-on] n. f. Action d'obombrer.

obombrer [bon-bré] v. a. liât, obumbrare). Couvrir de son ombre. Mettre à l'abri. (Peu us.)

ObotriteS, peuplade wende de l'Allemagne du Nord, dont Pépin le Bref et Charlemagne utilisèrent l'alliance contre les Saxons.

Obourg, comm. de Belgique (Hainaut, arr. de Monsi, sur l'Haine; 2.120 h.

obovale adj. (du préf. ob, et de ovale), bot. Se dit de certains organes, feuilles, bractées, sépales, de forme ovale, a grosse extrémité au sommet,

ObOVé, e adj. Qui a la forme d'un œuf dressé sur son petit bout. (Se dit aussi pour obovale.)

Obrégon (Bernardin d'), fondateur de l'ordre des Frères infirmiers minimes, né à Las Huelgas, près de Burgos, m. à Madrid (1540-1599).

ObrénOVitCh, nom patronymique de la dynastie qui a régné en Serbie depuis 1815 jusqu'en 1903, sauf pendant la période de 1812 à 1858.

Obreptice [brèp] adj. (lat. obreptitius ; du préf. ob, et de repère, ramper). Se dit d'une chose obtenue en taisant une vérité qui aurait dû être dite.

obrepticement [brêp, man] adv. D'une manière obreptice.

Obreption [brep-si-on] n.f. (lat. obreptio). Surprise, réticence au moyen de laquelle on obtient une grâce, une faveur. (Peu us.)

O'JBrien [bri-in], célèbre maison irlandaise qui régna sur le Munster du xne au xvie siècle.

O'Brien (William Smith), homme politique irlandais, né à Dromoland. m. a Bangor 1803-186»); célèbre par l'agitation nationale qu'il provoqua contre les Anglais. Il fut pendant quelques années déporté en Australie.

obrium [bii-om'] n. m. Genre de coléoptères longicornes, renfermant des cérambycidés répandus sur le globe au nombre d'une dizaine d'espèces, dont deux vivent en France.

O'oroutchev (Vladimir -Atanasiévitch), voyageur et géologue russe (1863-1904); il fit des explorât! us scientifiques dans la Transcaspienne, en Sibérie, les monts Nan-Chan.

Obry (Jean-Baptiste-François), orientaliste français, né à Albert (Somme), m. à Amiens (1793-1871). Il s'est occupé surtout de l'étude de l'hébreu et du sanscrit.

obscène [ob-sé-ne] adj. (du lat. obscenus, de mauvais'augure). Qui blesse la pudeur : parole obscène.

Obscénité [o6-se'] n. f. Caractère de ce qui est obscène : l'obscénité d'une gravure. Parole, image, action obscène : dire des obscénités.

obscur [obs-kur], e adj. (lat. obscurus). Sombre, qui n'est pas éclairé: cave obscure. Peu vif, qui n'est pas éclatant : couleur obscure. Fig. Peu connu, caché : mener une vie obscure. Peu clair, peu intelligible : style obscur. Faire obscur, se dit : 1° lorsque le ciel est sombre; 2» lorsqu'on n'y voit pas clair dans un endroit. Substantiv. Personne peu connue, sans notoriété : les obscurs de l'art- N. m. Ce qui est obscur : l'obscur séduit certains esprits. Obscurité, ténèbres. Ant. Clair. V. clair-obscur.

obscurant [obs-ku-ran], e n. Personne opposée à la difl'usion des lumières.

obscurantin n. m. v. obscurant.

obscurantisme [obs-ku-ran-tis-me] n. m. Système de ceux qui ne veulent pas voir l'instruction pénétrer dans la niasse du peuple.

obscurantiste [obs-ku-ran-tis-le] adj. Qui a rapport à l'obscurantisme : menées obscurantistes. N. Celui, celle qui professe ce système.

Obscurateur [obs-ku] n. m. Enveloppe cylindrique de couleur foncée, qu'on met sur un tube de niveau d'eau, et qui est éehancrée de telle façon qu'apparaisse la surface supérieure du liquide.

ObSCUration [obs-ku-ra-si-on] n. f. Obscurcissement produit par une éclipse.

Obscurcir [obs-kur] v- a. Rendre obscur : les nuages obscurcissent le jour. Voiler : larmes qui obscurcissent la vue. Fig. Rendre peu intelligible: obscurcir le style. Affaiblir l'éclat de: obscurcir la vérité S'obscurcir v. pr. Devenir obscur : le temps s'obsi urcit. Fig. . sa gloire s'obscurcit. Ant. Eclaircir.

obscurcissement rLrj6sÀi(i-5(-5t'»iu,r n. m. Affaiblissement de lumière : l'obscurcissement du soleil. Etat de ce qui a été rendu peu intelligible : les ob curcissements de la vérité. Ant. Eclaircissement.

Obscurément [obs-ku-ré-man] adv. D'une manière i bscure, peu intelligible, mal définie, etc. De manière a rester ignoré, ou peu connu : finir obscurément a oie. Ant. Clairement.

obscurité [obs-ku} n. f. (de obscur. Absence de lumière : s<' dissimuler dons robscurité de la nuit. Fig. Défaut de clarté : obscurité in lang 'gr.

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