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OBS

— Encycl L'obsidienne, ou pierre des volcans, présente le plus souvent L'apparence d'un verre noir, translucide ou opaque. On en distingue plusieurs variétés. La ponce est une variété d'obsidienne très celluleuse, renfermant dans sa masse une quantité énorme de bulles gazeuses.

obsid»onal, e, aux ad.j. lat, obtidionalis; de obsidio, unis, Biége). Qui a rapport au siège d'une ville. (Se dit surtoul d'une couronne d'herbes que les Romains décernaient à celui qui avait fait lever le su !ge d'une ville, et d'une monnaie frappée dans une ville assiégée pour suppléer au défaut de numéraire.)

Obsolète ailj Hat. obsolelus; du prêt, ob, et de soit ire, avoir coutume). Hors d'usage : terme, moi obsolète.

Obsoniue a. f. Substance de nature inconnue, qui existerait dans le sang et L'hémolymphe, et qui exercerail sur les bactéries une action obsonigue.

Obsoilique adj. Biol. Se dit de 1 action qu'exerce le sérum sanguin sur les bactéries, action cpn les nul clans un état tel qu'elles deviennent facilement la proie des phagocytes.

obstacle [obs-la-lile] n. m. (lat. obstaculum ; de obstare, être situe en face). Empêchement, opposition : parvenir sans obstacle a ses (m s. Faire obstacle, s'opposer d'une manière quelconque. Pkysig. Ce qui résiste a une force. Turf. Nom générique aes différentes difficultés qu'on accumule sur la piste pour lis ruurscs de liaies ou les steeple-chases : course d'obstacles.

obstance [o4s-ta»-se] n. f. Obstacle. (Vx.) Motir qui empêche le pape de l'aire droit à une demande.

Obstanc [ois-ton], e adj. (du lat. obstare, faire obstacle;. Qui l'ait obstacle. (Vx.)

ObStetiical, e, aux [obs-te J adj. Qui a rapport a 1 obstétrique : procèdes obstétricaux.

obstétrique [obs-ti] n. t (du lat. obsletrix, accoucheuse). Art des accouchements. Adj. Qui appartient à l'art des accouchements : établissements obstétriques.

Obstination [qbs-ti-na-si-on] n. f. (lat. obstinatio). Entêtement : vaincre l'obstination de quelqu'un.

Obstiné, e [obs-li] adj. et n. Opiniâtre, entêté, têtu: enfant obstiné. Fig. Qu'on ne peut vaincre ou faire cesser : rhume obstiné. Assidu, constant : traçait obstiné.

Obstinément [obs-li-né-man] adv. Avec obstination : s'en tenir obstinément a sa première opinion.

Obstiner [ois </-ué] v. a. (lat. obstinare). Fam. Rendre quelqu'un opiniâtre dans un projet en le conibatiant. S'obstiner v. pr. S'opiniàtrer : s'obstiner dans un projet irréalisable ; s'obstiner dans sa colère.

obstruant [obs-tru-an], e adj. Qui obstrue.

Obstructif, ive [obs-truk] adj. (du lat. ob- Struclus, bouché). Méd. Qui cause obstruction.

Obstruction \obs-truli-si-on] n. f. (lat. obstructio). Engorgement d un conduit organique. Polit. Tactique des obstructionnistes : faire de l'obstruction.

Obstructionnisme [ois - truk -si-o- nis-me] n. m. Tactique de ceux qui, dans une assemblée, entravent systématiquement la discussion.

obstructionniste [pbs-truk-si-o-nis-té) adj.

Qui concerne l'obstructionnisme. N. Qui pratique l'obstructionnisme.

obstruer [obs-tru-ê] v. a. (lat. obstruere). Boucher, embarrasser : remballe est produite par un caillot de sang qui obstrue une artère. Empêcher la libre circulation.

Obtemperation [tan, si-on] n. f. Action d'obtempérer. (Vx.)

Obtempérer [tan-pé-ré] v. a. (lat. obtemperare. — Se conj. comme accélérer.) Obéir: obtempérer à un ordre.

Obteneur, euse [eu-ze] n. Personne qui sait se faire accorder ce qu'elle désire : toi obteneur de places.

obtenir v. a. (lat. obtinere. — Se conj. comme tenir.) Parvenir à se faire accorder ce qu'on a demandé, ce qu'on désire : obtenir raie faveur. Arriver à produire : obtenir une nouvelle variété de tulipes.

Obtenteur,trice[înn]n. Personne qui obtient.

Obtention [tan-si-ori] n. f. Action d'obtenir : l'obtention d'un privilège.

obturant [ran], e adj. Qui bouche : plaque obturante.

Obturateur, trice adj. Qui sert à obturer: plaque obturatrice. N. m. Objet qui sert à obturer. Armur. Organe qui, dans les armes à chargement par la culasse, est destiné à empêcher toute fuite de gaz à travers le mécanisme de fermeture. Phot. Dispositif mécanique, dont un munit un objectif photographique pour obtenir des temps de pose très courts. Méean. Appareil qui sert à interrompre la communication entre plusieurs parties contigués d'une conduite d'eau, de vapeur ou de gaz.

— Encycl. Anat. Le trou obturateur ou souspubien est une ouverture ovalaire chez l'homme, triangulaire chez la femme, que l'on rencontre sur l'os iliaque, au-dessous du pubis. Il y a deux muscles obturateurs, l'un interne, l'autre externe, qui sont rotateurs de la cuisse.

— Méean. Les obturateurs sont de trois espèces, les robinets ou valves, les soupapes et les clapets. Chacun d'eux se compose toujours de deux parties : l'une est lixe et l'autre mobile. Les robinets sont coniques et ont leur pnrtie mobile douée d'un mouvement circulaire autour de l'axe, soit continu, soit alternatif, a volonté. Les soupapes sont rondes et ont leur partie mobile douée d'un mouvement rec- . tiligne alternatif, suivant la direction de l'axe. Enfin les clapets, que l'on emploie plus spécialement dans les pompes, sont plats et doués d'un mouvement circulaire alternatif, par rapport à un axe mené tangentiellement à la courbe circonscrite au périmètre.

— Photogr. Les obturateurs photographiques sont constitués par un écran opaque, dont l'ouverture démasque tout a coup les lentilles. Ils sont actionnés soit au moyen d'une poire en caoutchouc, qui, comprimée par les doigts de l'opérateur, envoie de l'air sur l'organe actif de l'obturateur, soit au moyen d'un piston métallique (déclancheur), soit simplement à l'aide d'un petit, levier de pression sur lequel on agit avec le doigt. Tantôt l'obturateur est placé devant les lentilles, tantôt derrière, tan-

Triangle obtusanjrle.

tôt entre les lentilles, tantôt enfin devant la plaque en ible. S'il affecte la forme d'un disque se déplaçant verticalement, c'est un obturateur à guillotine; si le disque s'ouvre à la façon d'un volet, on a l'obturateur a volet, parfois même à double volet. Il peut être aussi constitué par une série de disques qui se recouvrent en partie et que l'on place entre les jeux de lentilles dans les anastigmats (obturateurs à secteur). Les obturateurs de plaques (focal plane) sont formés d'un rideau fixé devant la plaque sensible et comportant une fente de largeur variable, qui. au déelanciiement, se déplace parallèlement a la plaque; on les utilise pour les vitesses exln -mes (l/!,0()'', 1/1. OuO» de seconde et plus).

Obturation [>i-oiï] n. f. Action ou manière d'obturer; son résultat, l'obturation dun Conduit. Opération qui consiste à combler avec un ciment ou un amalgame les cavités des dents cariées. Arlitl. Obturation d'une arme à feu, action d'empêcher toute fuite de gaz a travers les joints de sa fermeture.

Obturer [ré] v. a. (lat. obturare). Uoucher par l'introduction ou l'application d'un corps : obturer une fuite uvee du mastic.

obtus, e [ob-tu. u-ze] adj. ' lat. obtusu.). Emoussé, arrondi : pointe obtuse. Géom- Angle obtus, plus grand qu'un angle droit.

(V. AN OLE.) Fig. Esprit obtus, peu pénétrant.

o b t u sangle [oi-

tu-zan-gle] adj. Se dit d'un triangle qui a un angle obtus : triangle obtusangle.

Obtusement [ze-man] adv. D'une manière obtuse.

ObtUSion [zi-on] n. f. Action de rendre obtus; état de ce qui est obtus.

obus [bu] n. m. (de l'allern. haubitze, obusier). Projectile creux, généralement de forme eylindroogivale, rempli d'une substance explosive qui le fait éclater au point d'arrivée : obus à balles; obus de rupture. Sorte de harpon à l'usage des baleiniers.

— Encycl. L'emploi des obus remonte presque aux premiers temps de l'artillerie; toutefois, l'emploi normal de l'engin date de l'invention, par Sehrap nell, officier anglais, de l'obus à balles (commencement du xixe s.).

De nos jours, les obus sontde forme oblonguc, pourvus d'une ogive dure, qui permet d'augmenter leur capacité de perforation, etremplis de balles séparées parfois par des lits de poudre; la disposition varie presque à l'infini selon les armées, Pour certains usages, on emploie les obus brisants ou obus-torpilles.

dont la capacité intérieure, agrandie autant que possible, est remplie d'explosifs très puissants , comme la mélinite, et les oins de rupture, dont la capacité inté

Obus : t. A mèche : 2. Ordinaire ; . Schrapnell, du canon 120 court ; ♦ . A mitraille-

m. Pièce d'artillerie servant à

Heure est au contraire assez faible, mais l'ogive très renforcée.

obusier [zi-é]

lancer des obus.

— Encyci. L'emploi de bouches à feu spéciales pour le lancement des obusremonteau xvm° siècle, et les batteries de campagne à six pièces compte-

usier; 1. De si8Ke : 2. De campagne |dit canon de 120 court).

rent longtemps deux obusiers. A partir de 1853, en France, et à partir de l'adoption des canons rayés, les pièces tirèrent indifféremment le bouletou l'obus. De nos jours, on peut qualifier d'obusiers les canons de campagne pratiquant le tir courbe, ou les pièces du type mortier.

obusière [zi-è-re] n. f. Chaloupe armée d'un ou de plusieurs obusiers.

obvenir v. n. (lat. obvenire. — Se conj. comme venir.) Dr. Revenir, échoir par succession ou autrement.

Obvention [van-si-on] n. f. Dr. can. Redevance qui était payée au clergé pour son entretien.

occ

Obvers [vèr] n. m. (lat. obversus). Coté d'une médaille opposé au revers. (Ou dit aussi obverse ou AVERS.)

Obviable adj. A quoi l'on peut obvier. (Vx)

Obvier [vi-i] v. n. (lat. obviare. — Se conj comme prier.) Prendre des mesures efficaces pour parer à un mal : obviera un incom énii ni

Obvoluté, e adj. (du prêt, oh, et du lat. volutus, roule;. Bot. Se dit des organes qui s'enroulent les uns sur les autres.

Obvolutif, ive adj. liot. Qui est enroulé sur une autre partie : feuilles obvolutives.

OC [oh] n. m. (du lat. hoc, cecii. Particule du dialecte provençal, exprimant l'affirmation. Langue d'oc, langue qu'on parlait autrefois au midi de la !.. A i.

— Encycl. Au moyen âge, la langue parlée au sud de la Loire était appelée langue d'oc : l'autre au nord, appelée langue doit. Ce dénominations venaient de la manière différente de prononcer le mot oui, qui, dans le Midi, se disait oe, et dans le Nord oit. A partir de Hugues Capet, le duché de Paris ayant successivement absorbe toutes i,.s provinces du Midi, le dialecte du Nord, c'est-à-dire la langue d oit. prévalut sur la langue d'oe, et il forme aujourd nui la langue française.

On trouve pour la première fois l'expression de langue d'oc dans des actes de |291. On disait de la même façon langue doit pour désigner les dialectes proprement français et langue de si pour désigner l'italien. Parmi les dialectes de langue d'..c, il faut ranger le gascon et le catalan, le languedocien, le limousin, le provençal proprement dit, le dauphinois, le savoyard, les dialectes delà Suisse romande. La délimitation de la frontière linguistique entre la langue d'oc et la langue d'oil a été tentée en 1870 par Bringuier et de Tourtoulon. Selon d'autres savants, notamment P. Meyer, cette tentative est chimérique, car les différences varient insensiblement et il y a continuité entre le provençal et le français. Le caractère sur lequel on fonde d'ordinaire la distinction de la langue d'oc et de la langue d'oïl est le maintien, dans le premier de ces dialectes, de a libre non précédé d'une palatale. Dans la langue d'oïl cet a devient e. Ex. : prov. mars, sans et le français mer, sel.

Ocagne Maurice d'), mathématicien français, né a Paris en 18G2, créateur de la nomographie.

Ocampo (Florian de), chroniqueur espagnol, né à Zamora (1499-1555), historiographe de Charles- Quint et auteur delà Chronique générale d'Espagne.

Ocana, v. d'Espagne (prov. de Tolède) ; c.000 h. Huileries. Défaite des Espagnols par les Français, en 1809.

Ocarina n. m. (m. ital., dimin. de oca, oie). Petit instrument de musique, à vent, en terre cuite ou en métal, de forme ovoïde, muni d'un bec et percé de trous (quatre pour la main droite et quatre pour la main gauche) : l'ocarina a été imaginé vers 1880 par un fabricant italien nommé

Giuseppe Vonati. Ocarina.

Occam [o-kam']

(Guillaume dV. cordelier anglais, né à Oceam, m. h Munich (1270-1347), une des gloires de la philosophie scolastique, surnommé le Docteur invincible. On lui doit un célèbre Traite de logique.

OCCase [o-ka-ze] adj. f. (du lat. occasus, coucher de soleil). Astr. Amplitude occase, arc d'horizon compris entre le point où se couche un astre et l'occident vrai. N. f. Syn. de amplitude occase. Arg. Occasion : profiter de l'occase.

occasion [o-ka-zi-cn] n. f. (lat. occasio ; de occidere, supin occasum, tomber, advenir). Conjoncture de temps, de lieux, d'affaires, convenable pour quelque chose : saisir une occasion favorable. Circonstance, occurrence en général : il s'est distingué en cent occasions. Cause, sujet : être l'occasion de procès, de dispute. Loc. adv. : b'occasion. qui se présente par une rencontre de hasard. Acheter des livres, des meubles d'occasion, qu'on rencontre par occasion, qui ne sont pas neufs et se vendent bon marché. A l'occasion, si l'occasion se présente. Par occasion, accidentellement. Ai. lus. litt. V. Animaux malades... Prov. : L'occasion est chauve (ou n'a qu'un cheveu), l'occasion est difficile à saisir. L'occasion fait le larron, les circonstances poussent à des actions auxquelles on ne songe pas.

occasionnalisme .m occasionalisme

[o-ka-zi-o-na-lis-me] n. m. Système des causes occasionnelles qui sapplique surtout aux rapports de l'âme et du corps, et d'après lequel c'est Dieu lui-même qui, à l'occasion des idées ou sentiments de l'âme, produit dans le corps des mouvements correspondants : l'oieasinnnalisme de Malebranclie.

occasionnel, elle [o-ka-zi-o-ntl, è-le] adj. Qui

sert d'occasion : les prédications de Tctzel furent la cause occasionnelle de la Réforme. Philos. Cause occasionnelle, celle qui ne produit pas réellement d'effet, mais qui donne h la cause immédiate l'occasion d'agir. V. OCCASIONNALISME.

occasionnellement [ o-ka-zi-o-né-le-man ]

adv. Par occasion.

occasionner [o ka-zi-o-né] v. a. Causer, donner lieu : travail qui n'occasionne aucune fatigue.

occident [oh-si-dan] n.m. (du lat. occidens, qui se couche). Celui des quatre points cardinaux qui est du côté où le soleil se couche; ouest, couchant. Partie du globe ou d'une contrée située de ce côté (en ce sens, prend une majuscule) : l'Occident s'arma contre l'Orient. Eglise d'Occident, Eglise latine, par opposition à l'Eglise grecque. Ant. Orient, est, levant.

Occident ok-si-dan] (empire d'), un des deux empires formes par le démembrement de l'empire romain (il fut alors détruit par l'IIérule Odoacre). Dioclétien, en s'associant Maximien pour gouverner, prépara la division de l'empire en deux parties : empire d'Orient (Constantinople) et empire d'Occident (Rome). U subsista de 395 à 47G et fut rétabli par Charlemagne en l'an 800. En 962, à partir du couronnement de l'empereur Othon de Saxe, la couronne impériale fut un attribut du souverain allemand.

Occident (Compagnie à"), nom qui fut souvent donné, par abréviation, â la grande Compagnie des Indes occidentales, fondée par Colbert en 1GC4.

OGEANIE

OCÉANIE

Ockanii; : 1. Femme Néïrito. — 2. Dayak. — 3. Malais. — 4. Papou. — a. Néo-Calédonien. — G. ïaliitienne. — 7. Néo-Zélandais. - 8. Néo-Zélandaise. — 9. Indiiene de Mirshall. — 10. Australien. — 11. Australienne. — 12. Orang-outan. — !3. Gibbon. — 14. Anoa. — 15. Babiroussa. — 16, Rhinochète. — 17. Paradisier. — 18. Sifilct. 19. Colocase. — 20. Népenthès. —21. Lin de Nouvelle Zélande. — 22. Arbre a pain (artocarpe). — 23. Cocotier. —2t. Kangourou — 25. Kangourou d'arbre (dendrolagùe). 26. Koala. — 27. Phalanger couscous. 28 Phalanger volant. — 29. Thylacine. — 30. Mvrmécobie. — 31. Péramèle. — 32. Wombat. — 3:',. Echidné. — 34. Ornithorliynuue. — 35 Cacatois ::i; Maiim-cliasseur. - 37. Goura. — 38. Mënure-lyre. — 39. Emeu. — 10. Casoar. — 41. Aptéryx. — 42. Oie cendrée. — 43. Cygne noir. 44. Termitière. — 45. Pandanus. — 46. Araucaria. — 47. Eucalyptus. — 4 8. Fougères arborescentes. — 49. Xanthorrhùe. — 50. Arbre bouteille (sterculiè).

OCEANOGRAPHIE

occ

occidental, e, aux [ok-si-dan] adj. Qui esl à l'occident : les pays occidentaux, gui habite l'Occident. N. in. pi, Peuples qui habitent l'Occident. Asr, Oriental.

occidentaliser [olc-si-dan-ta-li-sé] v. a. Convertir aux idées, aux mœurs de l'Occident : occidentaliser des Turcs.

occipital, e, aux [pk-si] adj, Qui appartient à l'occiput : muscles occipitaux N. m. Os qui forme la paroi postérieure et inférieure du crâne. (V. planche homme.)

occipito-atloïdien, enne adj. Qui a rapport à l'occiput et à l'atlas : annulation OCCipitoatloîdienne.

OCCipitO-frontal, e, aux adj. Qui a rapport à l'occiput et au front. (Se dit en particulier du large muscle peaucier qui va du front à l'occiput.)

OCCipitO-pariétal, e. aux adj. Qui concerne l'occiput et l'os pariétal.

occiput [pk-si-pul'] n. m. (m. la!.; du préf. ob, et «le caput, tête). Partie inférieure et postérieure de lu tête.

occire [ok-ti-ré] v. a. (lat. occidere. — Usité sculein. à l'intin., au part. pass. occis, e, et aux temps composés.) Tuer. (Vx.)

OCCiseur [ok-si-zeur] n.m. Celui qui occit. (Vx.)

OCCision [ok-si-zi-on] n. f. (lat. occisio). Action de tuer, meurtre.

Occitanie, au moyen âge, le Languedoc.

Occitanien, enne [ok-si-ta-ni-in, e-né]. habitant ou originaire de l'Occitanie : les Occitaniens. Adj. : population occitanienne.

OCClure [o-klu-re] v. a. (lat. occludere). Chir. Soumettre à l'opération de l'occlusion : occlure les paupières,

OCClUSif [o-klu-zif], ive adj. Qui produit l'occlusion : bandage occlusif. Produit par une occlusion du canal buccal : consonnes occlusives.

occlusion [o-klu-zi-on] n.f. (lat. occlusio). Etat de ce qui est fermé. Méd. Oblitération d'un conduit ou d'une ouverture naturelle. Chim- Propriété des métaux d'absorber et de condenser à divers degrés les gaz et de les retenir même dans le vide. L'hic. Opération consistant à occlure pendant plus ou moins longtemps les paupières d'un malade affecté de certaines kératites.

occlusionner v. a. Syn. de occlure.

occultant [o-kul-tari], e adj. Bot. Se dit des feuilles qui s'appliquent contre la tige et la cachent.

occultation [o-kul-ta si-on] n. f. (de occulter). Astr. Disparition passagère d'une étoile ou d'une planète : occultation d'une étoile par la lune.

OCCUlte [o-kul-te] adj. (lat. occultus). Caché : cause occulte d'une maladie. Sciences occultes, l'alchimie, la magie, la nécromancie et autres sciences, dont la connaissance était dérobée au vulgaire. Dr. Comptabilité occulte, comptabilité secrète permettant de se tenir au courant en dehors de la comptabilité ordinaire ou de contrôler un comptable. N. m. Ce qui est occulte, caché.

OCCUltement [p-kul-te-man] adv. D'une manière occulte. Ant. Ouvertement.

OCCUlter [o-kul-té] v. a. (lat. occultare). Astr. Cacher en s'interposant : la petite distance qui sépare la lune de la terre fait que les mêmes étoiles n°. sont pas occultées eu même temps pour tous la /loints de notre globe.

occultisme [o-kul-lis-mé] n. m. Science des choses occultes.

occupant [o-kurpan], 6 n. et adj. Qui est en possession. Premier occupant, qui prend possession le premier.

occupation [o~ku-pa-si-on] n. f. (lat. occupatio). Action de s'occuper : avoir de nombreuses occupations. Travail, affaire dont on est occupé: l'occupation défend de l'ennui. Fam. Donner de l'occupation d quelqu'un, lui susciter de l'embarras. Action de se rendre maître, de s'établir dans : occujiation d'une place forte. Action d'être établi à demeure dans : occupation d'un logement. Dr. Action de saisir, de se maintenir quelque part, avec ou sans droit. fihét. Figure par laquelle on réfute d'avance les objections que pourra présenter l'adversaire. (Syn. depROLEPSE) Ant. Inaction, oisiveté, abandon.

occupé [o-ku], 6 adj. Qui a du travail, de l'occupation : fonctionnaire fort occupé. Préoccupé de quelque chose. Ant. Inoccupé, oisif.

occuper [o-ku-pê] v. a. (lat. occupare). Remplir un espace 1° de lieu : le lit occupe toute la place ; 2° de temps : cette discussion a occupé toute la séance. Habiter : occuper un logement. Se rendre maître par les armes : occuper une ville. Remplir, exercer : occuper un emploi. Consacrer : occuper ses loisirs à. Donner a travailler : occuper des ouvriers. Donner un aliment à : occuper son esprit. V. n. Dr. Se dit d'un avoué qui est chargé d'une affaire en justice : occuper pour le demandeur. S'occuper v. pr. Travailler, donner son temps à : s'ot < 'Uper de chimie. Ant. Abandonner.

OCCUpeur [o-!cu-peur] n. m. Celui qui occupe un bien, qui le détient.

occurrence

[o-ku-ran-se] n. f.

(de occurrent). Rencontre, circonstance : en cette occurrence. LUurg.

Concours de deux fêtes qui tombent le même jour.

occurrent

[o-ku-ran], e adj.

(du lat. occurrens, enlis , qui va audevant). Qui survient : selon les cas occurrents. Liturg.

Fêtes occurrentès, fêtes qui tombent le même jour.

océan n. m.

(lat. oceanus). Vaste étendue d'eau salée, qui couvre la plus grande partie du

globe terrestre : les fleuves se jettent dans l'océan. Partie de la même étendue

par

d'eau ; il y a cinq grands océans, l'océan Glacial du -Nord ou Arctique), l'océan Glacial du Sud [ou Antarctique), l'océan Atlantique, l'océan Pacifique et l'océan Indien. (V. MER). Se prend quelquefois absolum. pour designer l'océan Atlantique (dans ce cas prend une majuscule) : visiter les plagia ,!,■ l'Océan. Fig. Vaste étendue en général : un océan île verdure. Milieu ou l'on rencontre des orages, des périls : l'océan îles pansions, ti'avig. Petite embarcation de plaisance fluviale très large, marchant a l.i m, île el a l'aviron.

-- ENCTCL. V. OCÉANOGRAPHIE.

Océan ou OkeanoS, divinité grecque, l'ainé des Titans, (ils d'Ouranos et de Gaea. Il personnifie la nier.

oceane adj. f. Mer ocêane, l'Océan. [Peu us.) OCéanide n. f. Myth- Nymphe de la mer : tes océanidèa étaient filles de l'Océan et de Thétis.

OCéanie [ni] n.f. Genre de méduses hydroïdes, répandues en diverses mers.

Océanie, une des cinq parties du monde- L'Océanie est un vaste archipel situé dans le grand Océan et compris entre l'Asie à l'O. et l'Amérique h l'E. C'est un véritable monde insulaire, où les terres forment de grandes rangées parallèles, alinées du N.-Ô. au S.-E. La plupart des îles sont de orniation volcanique ; beaucoup ne sont que des attols madréporiques. L'Océanie se divise en trois grandes parties : la Malaisie, la Mélanésie et la Polynésie. (V. chacun de ces mots.) Ces divisions sont plutôt ethnographiques que géographiques. L'Océanie compte environ 40 millions d'h. (Océaniens) et a une superficie de 11.300.000 lui. carrés. Les îles de l'Océanie, au milieu desquelles l'Australie forme un monde à part, sont placées sous l'inlluence de la mousson et jouissent d'un climat chaud pluvieux, mais tempère par le voisinage de la mer et généralement sain. Les côtes sont dangereuses à cause des nombreux récifs. On n'y trouve ordinairement pas les animaux que l'on rencontre dans les autres parties du monde; mais les deux ordres des marsupiaux et des monotrèmes y ont leur habitat ; les plantes différent également de presque toutes celles des autres contrées. Les grandes races qui l'habitent sont les Malayo-Polynésiens. les nègres océaniens, les Papous, eic. Au point de vue politique, l'Océanie est tout entière une colonie européenne. L'Angleterre occupe la partie N.-O. de Bornéo, le S.-E. de la Nouvelle-Guinée. l'Australasie, les iles Fidji, et de nombreux postes dans les petites îles. La Hollande est établie dans la région occidentale de la Nouvelle- Guinée, la plus grande partie de Bornéo et de toutes les iles de la Sonde. Les Etats-Unis ont acquis les Hawai et les Philippines. L'Allemagne possède les Carolines, les Mariannes, etc. ; la France, la Nouvelle-Calédonie, les îles de la Société, les iles Marquises, Clipperton, etc. Le mahométisme et le paganisme sont plus répandus en Océanie que le catholicisme et le protestantisme.

Océanien, enne [ni-in, â-né], originaire ou habitant de l'Océanie : les Océaniens. Adj. : flore océanienne ; les iles océaniennes.

océanique adj. Qui appartient à l'océan : les grandes profondeurs océaniques possèdent une flore et une faune étranges.

Océanographe n. m. Celui qui s'occupe d'océanographie.

océanographie [fi] n. f. rdu gr. okcanos, mer, et graphein, décrire). Etude de la mer.

— Encycl. L'océanographie. ou science de l'océan, est l'étude des phénomènes physiques ou biologiques qui s'effectuent dans les eaux marines.

L' océanographie physique a pour objet la mesure des profondeurs des fonds marins, l'étude des variations de densité, de température, de pression, de luminosité à différentes profondeurs ; elle indique comment l'eau est agitée par les marées, les courants, les vagues ; elle explique la forme du relief sous-marin, etc.

h' océanographie biologique se propose d'établir les lois suivant lesquelles les êtres vivants, animaux ou plantes, varient leurs formes, leurs organes, leur mode d'existence suivant le milieu, et elle recherche quelle est l'influence des agents physiques et chimiques sur ces changements.

La faune et la flore de l'océan peuvent se diviser en faune et flore de surface et faune et flore abyssales. A la surface, c'est-à-dire du niveau de l'océan jusqu'à 200 ou 250 m. de profondeur, les animaux et les plantes, à part quelques zoophyt"s (méduses, siphonophores, astéries, madrépores, etc.) sont loin d'atteindre à la variété de formes et de couleurs qui caractérisent la flore et la faune des abysses.

La lumière solaire ne pénétre pas à plus de 200 à 230 m. de profondeur, mais les animaux des grandes profondeurs n'en sont pas moins pourvus d'organes visuels, souvent exagérément développés ; la plupart portent, d'ailleurs, des appareils phosphorescents.

Sur les fonds marins croissent les pentacrines, les mètacrines, qui étalent leurs crinières vertes, et forment parfois comme de vastes prairies ; les éponges (hyalonema, aphrocallistes, euplectella) revêtent des formes curieuses; les poissons (bathyptérols, macrurus, cyema, macrostomias, stomias, macropharynx, curypharyn.r, mclanocclus, centrophorus, etc.) s'y modifient de façon singulière: les crustacés (acanthophyra, gnatophausia, plesiopeneus, thaumatochel.es, willemcesia, cymonome, ptychogaster, munidopsis, etc.) y sont pourvus de longues antennes, de pattes asymétriques, et, comme les rayonnes Ibrisinga, sty'racaster, gonioeydaris, etc.) et les holoturie's (benthodgtes, psychropotes, oneirophanta), sont souvent revêtus des couleurs les plus vives.

Océanographique adj. Relatif à l'océanographie : recherches océanographiques.

Océanographique (Institut), fondé à Paris en 1906 par le prince Albert de Monaco, qui fit à l'établissement une dotation de 4 millions de francs dont le revenu est affecté aux dépenses nécessaires à son fonctionnement. Les statuts comportent l'organisation de cours d'océanographie, à Paris, de recherches dans les laboratoires maritimes, de missions scientifiques lointaines, etc.

ocellaire [sèl-le-re] adj. Qui se rapporte aux ocelles des insectes : nerfs ocellaires.

ocellation [sèl-la-si-on] n. f. (de ocelle). Figure d'œil sur les ailes du paon et sur le corps, les ailes et les plumes de divers aiimaux.

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