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OBS

Etat de ce qui est douteux ou imparfaitement connu : l'obscurité du pusse. Etat d'une personne, d'une chose peu connue, qui est en dehors de la connaissance du public : vivre dans l'obscurité. Bassesse d'extraction : l'obscurité d'une famille. Ant. Clarté.

obscurum per obscurius, mots lat. signif. : L'obscur par le plus obscur : aire que l'opium fait dormir parce qu'il a une vertu dormilive, c'est expliquer obscurum per obscurius.

Obsécration [si-on] n. f. (lat. obsecratio). Figure de rhétorique par laquelle l'orateur implore l'assistance de Dieu ou des hommes. N. f. pi. Chez les Romains, prières publiques ordonnées lorsque la république se trouvait en danger.

obsédant [dan], e adj. Qui obsède : une insistance obsédante.

Obséder [dé] v. a. (du lat. obsidere, assiéger. — Se conj. comme accélérer.) Etre assidu auprès de quelqu'un pour s'emparer de son esprit : les courtisans obsèdent le prince de leurs sollicitations. Fig. Importuner par des assiduités excessives : être obsédé par Ici solliciteurs. Tourmenter avec persistance.

ObsequenS (Julius), écrivain païen du iv« siècle apr. J.-C, auteur d'une compilation Sur tes prodiges.

Obsèques [sè-fte] n. f. pi. (lat. obsequix ; de obsequi, suivre). Funérailles faites avec une certaine pompe : Victor Hugo eut de magnifiques obsèques.

obséquieusement [ku-i-eu-ze-man] adv.

D'une manière obséquieuse: saluer obséquieusement un prolecteur.

Obséquieux, euse [ku-i-eu, eu-ze] adj. (lat. obsequiosus). Qui porte à l'excès le respect, la complaisance, les égards, les attentions, etc. : courtisan obséquieux ; politesse obséquieuse.

Obséquiosité [ku-io-zi] n. f. Caractère d'une personne obséquieuse, de ce qui est obséquieux.

observable [sér] adj Qui peut être observé: éclipse de lune aisément observable-

observance [sir] n. f. Action d'observer et de pratiquer fidèlement : l'observance d'une vie régulière. Pratique, exécution de ce que prescrit une règle, une loi, surtout en matière religieuse. La règle elle-même. Communauté considérée au point de vue de la règle qu'elle suit : les observances régulières. Etroite observance, partie d'un ordre religieux qui fait profession d'observer la règle plus littéralement que les autres branches d;'. même ordre.

Observantin [sér] n. et adj. m. Religieux de l'observance de Saint-François.

Observantine [sér] n. f. Religieuse d'un ordre fondé en 1517.

Observateur, trice [sèr] n. Qui- accomplit ce qui lui est prescrit par quelque loi: observateur des convenances. Qui observe les phénomènes, les événements: observateur de la nature. Personne qui regarde : assister en simple observateur. Adj. Qui sait voir, retenir : esprit observateur.

Observation [ser-va-si-on] n. f. (lat. observatio). Action d'observer ce qui est prescrit, ce qu'on a promis à quelqu'un: rappeler quelqu'un d l'observation de la loi, des bienséances. Attention que l'on donne à certaines choses : l'observation des mœurs contemporaines. Etude remarquable faite sur les choses physiques ou morales : observation astronomique. Objection, réprimande : mériter une observation. Pas d'observation, ne répliquez pas, ne faites aucun commentaire . Etre en observation, épier l'arrivée de quelqu'un ou de quelque chose. Armée d'observation, chargée d'observer les mouvements de l'ennemi.

Observatoire [sér] n. m. Etablissement pour les observations astronomiques et météorologiques : Par ext. Lieu d'où l'on observe quelque chose : les hôpitaux sont les observatoires des médecins.

— Encycl. La création d'observatoires affec'és à l'étude des phénomènes célestes paraît remonter a la plus haute antiquité : la tour de Belus, àBabylone, et le tombeau d'Osymandias, en Egypte, paraissent avoir eu oette affectation. Eratosthène édifia l'observatoire d'Alexandrie, qui subsista jusqu'au v« siècle. Aujourd'hui, on trouve des observatoires nationaux et. privés dans toutes les principales villes, on en a placé même sur les montagnes ; ainsi en France il y en a sur le Puy-de-Dôme, sur le Pic du Midi de Bigorre, sur l'Aigoual, sur le mont Blanc, sur le mont Ventoux. etc. On étudie dans les observatoires tout ce qui constitue l'astronomie : les coordonnées des astres, les observations des comètes, petites planètes, nébuleuses, amas, etc. Il existe aussi des observatoires de météorologie où l'on effectue toutes les mesures relatives à cette science. Le plus célèbre des observatoires français est l'Observatoire de Paris. V. ci-dessous.

Observatoire de Paris, fondé en 1007 par Louis XIV et destiné à l'étude et à l'observation des phénomènes célestes et atmosphériques. L'édifice, construit par Claude Perrault, de 1007 à 1072, a été depuis sa fondation agrandi et modifié. Le premier directeur de l'établissement, Cassini, fut appelé d'Italie par Colbert. Près de l'Observatoire, dans le petit Luxembourg, belle fontaine du sculpteur Carpeaux, dite « fontaine de l'Observatoire ».

Observer [sèr-vé] v. a. (lat. observare). Accomplir ce qui est prescrit par quelque loi, quelque règle : observer les commandements de Dieu. S'imposer comme règle : observer une stricte sobriété. Considérer avec attention, avec étude : observer le cours des astres. Epier : toujours quelqu'un vous observe. Remarquer : observez que... — Ne pas dire : je vous observe que..., mais je vous fais obseri er. Milit, Observer tes distances, rester à la distance réglementaire:/»///. .Ne pas se familiariser. S'observer v. pr. Etre circonspect : homme qui s' observe beaucoup ru soi iété. S'épiôr, se surveiller réciproquement : tes deux armées s'observaient.

ObseSSeur [Sé-seur] n. m. Celui qui obsède. (Vx.)

obsession [sè-st-on] n. f. Action d'obséder. Etat de celui qui est obsédé. Ce qui obsède: /r né puis me délivrer de cette obsession. Pathol. Trouble caractérisé par une idée fixe, une impulsion irrésistible.

obsidiane ou obsidienne [di-i-ne] n. f.

(de Obsidius, qui l'avait découverte, selon Pline). Feldspath potassique d'origine volcanique, qui a l'aspect du verre à bouteilles.

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