‹ Le Larousse pour tousChapitre 334 sur 979 · OEIL · texte numérisé non relu

OEIL

antérieure contre l'iris, l'humeur vitrée ou corps hyalolde, substance gélatineuse qui remplit tout le reste du globe.

II. Annexes de L'œil. Maintenu en arriére par la capsule de Tenon, le globe de l'oeil est recouvert en avant par la conjonctive, membrane muqueuse qui tapisse aussi la paroi interne des paupières ; cellesci protègent l'œil en jouant le rôle d'obturateur.

Le globe de L'œil, mobile autour de son centre, est mis en mouvement par six muscles . droit sujiérieur, droit interne, droit inférieur, droit externe, petit oblique et grand oblique.

Dans 1 orbite au-dessus du globe de l'œil, sont situées les glandes lacrymales, dont la fonction est de lubrifier la conjonctive.

— Aniii. comparée Chez Ions les vertébrés, l'œil a nue structure très analogue à celle de l'œil humain.

L'œil de tous les articulés pourvus de cet m -.inr est immobile, souvent privé de cristallin et formé, dans la plupart des cas, de l'agglomération d'un grand nombre d'yeux élémentaires, dont l'ensemble constitue un œil composé. Chez les insectes, les crustacés, le nerf optique se divise en filets, dont ■chacun se porte vers un ocelle particulier. La surface de l'œil est un segment de polyèdre, dont ■chaque facette appartient à un onl spécial.

Beaucoup d'articulés inférieurs sont dépourvus ■iTyeux.

— Physiol.V. vision.

— Pathol. L'ceil est sujet à un grand nombre d'affections. Quelques-unes sont désignées sous le nom générique d'ophtalmie, d'autres sous celui de staphylome. Le phlegmon de l'œil s'appelle panophtalinie ; l'hydropisic de l'œil, hydrophtalmie ou glaucome. Pour les inflammations, affection ou malformation localisée .Ma conjonctive, à la cornée, etc., v. c s mots et encore cataracte, vision, myopie,

'HYPERMÉTROPIE, ASTIGMATISME, PRESBYTIE, CÉCITÉ.

— ('kir. Les maladies et les blessures de l'œil ^peuvent nécessiter l'énucléation du globe; pour éviter la difformité qui eu résulte, on introduit généralement dans l'orbite un œil de verre.

— ArOoric. L'œil est un petit mamelon généralement conique, qui prend naissance à l'extrémité des

.rameaux ou à l'aisselle des feuilles; il est simple, double, ou multiple suivant les espèces. On nomme proprement boutons les yeux dont le développement i produira des fleurs, et œil à bois ceux qui donneront naissance à des feuilles ou à un bourgeon. L'œil joue un rôle important dans la greffe, en particulier dans la greffe en écusson.

œil-de-bœuf n. m. Fenêtre ronde ou ovale, dans un comble, dôme, pignon, etc. Trou rond sur le tronc d'un arbre, à la place d'une branche pourrie. PI. Des œils-de-bœuf.

Œil-de-bceuf (/'), nom sous lequel on désignait une Ion- t gue pièce, éclairée seulement JL par un œil-dc-bœuf,, qui précédait la chambre a coucher du roi, à Versailles. C'est là que tes courtisans attendaient le roi, que se nouaient les intrigues, que se commentaient

œil-de-chat n

de fibres d'amiante et offrant de trè

CESO

OEil-de-boeuf.

les nouvelles, etc.

Variété de quartz pénétrée

jolis reflets.

^Variété de corindon. (On dit aussi œil-de-tigre.) PI. Des œils-de-chat.

œil-de-lièvre n. m. Pathol. Contraction de la paupière, qui empêche de fermer l'œil entièrement. {On dit aussi lagophtalmie.) PI. des œils-de-liévre.

œil-de-perdrix n. m. Linge ouvré, semé de petits dessins qui rappellent les yeux de perdrix. Marque de linge qui se compose de quatre points disposés de façon a laisser au milieu la place d'un .point de quatre fils. Cor qui se forme entre les doigts de pied. Point gâté au milieu des nœuds du bois. Pi. des ceils-de-perdrix.

œil-de-pie n. m. Ouverture pratiquée dans une voile pour y faire passer un fllin. PI. des œilsde-pie.

œil-de-Serpeilt n. m. Sorte de pierre précieuse, que l'on monte dans le chaton d'une bague. PI. des œils-de-serpeni.

œillade [eu. Il mil.] n. f. Coup d'ceil significatif : les œillades parlent sans parler.

œillader [eu, Il mil., a-dé] v. n. Lancer des œillades. (Vx.

œillard [eu, M mil., ar] n.

an. Trou carré percé au centre «d'une meule, pour recevoir une tige de fer.

œillère [eu, Il mil] n. f. Petit vase pour baigner l'œil. Partie •de la bride qui garantit l'œil du OEillère.

cheval. (V. la fig. harnais.) Fam.

Avoir des œillères , ne vouloir apercevoir qu'un côté des choses; être très prévenu en faveur d'une idée, d'un projet, d'une personne. Dent canine de la mâchoire supérieure. Bouch. Grasset ou hampe. Adjectiv. : dent œillère.

œillet [eu, Il mil., é] n. m. (de œil). Genre de caryophyllées à fleurs roses, pourpres, blanches ou panachées, cultivées pour leur beauté et leur par- -fum : l'œillet se multiplie par bouturage ou marcottage. La fleur ■même.

— Encycl. Les œillets (dianthus) sont des herbes annuelles ou vivaces, dont on connaît environ -soixante-dix espèces, originaires ,pour la plupart de l'Europe méridionale, du nord de l'Afrique et de l'Asie tempérée, mais que l'on cultive un peu partout comme ornementales. L'espèce la plus • commune est l'œillet des fleuristes ou œillet à bouquets, a fleurs solitaires, terminales, d'un rouge pourpre, chez la plante sauvage ; on le multiplie très facilement, et il a donné naissance à de nombreuses Œillet,

variétés. 1,'œillet mignardise est employé souvent en bordure ; l'œillet superbe, l'œillet du poète, l'œillet de Chine sont cultivés aussi dans les jardins. La plante que l'on nomme communément œillet d'Inde appartient au genre tagetes.

œillet [eu. il mil., c] n. m. Petit œil. Petit œillet grand œillet, '>»■, toc, maillet, sorte de clian- • •II nue ii mères disent aux petits enfants en leur t -haut successivement les diverses partiesdu visage, Petit trou de forme circulaire, destiné à rccevoir un lacet. Mur. Ouverture circulaire, par laquelle un fait passer un cordage.

œillèterie [eu, il mil., é-te-rt] n. f. Plantation d'oeillets.

œilleton [eu, Il mil.] n in. Rejeton qui pousse au euilei de certaines plantes, et qui sert quelquefois ;i les multiplier : l'artichaut, le yucca, etc., semultir plient par œ.illetons. Bourgeon naissant. Bout de tuyau d'une lunette, qui dépasse l'oculaire et détermine la position qu'on doit donner a L'œil.

œilletonnage [eu, il mil., e-to-na-je] n. m. Action d'œilletonner.

œilletonner \eu, Il mil., e-to-né] v. a. Enlever les œilletons d'une plante. I ropager une plante en en séparant les œilletons.

œillette [eu, il mil., è-te] n. f. Nom vulgaire

du pavot cultivé, dont on tire de l'huile. Cette huile même : l'œillette s'appelle encore petite huile d'olive.

CEland [eu-landl, île de Suède préf. de Calmar), dans la mer Baltique; 38.000 h.V. princ. Borgholm. Agriculture.

CEleghem, comm. de Belgique (prov. et arr. d'Anvers); 1.020 h. Tisseranderies.

Œls [eulss], v. d'Allemagne (Prusse, Silésie), sur l'Œlsbacli ; 11. 000 h. Brasserie, mégisserie.

ŒlSIlitZ, v. d'Allemagne (Saxe), sur VŒIsnitz; ÎV.OOO h. Houille.

œnanthe [é\ n. f. Genre d'ombellifères vénéneuses, qui croissent surtout dans les marécages.

— Encyci.. On connaît une trentaine d'espèces d'œnanthes, qui croissent dans l'hémisphère nord. L'œnanthe sa Iran ée, dite aussi havet du dia-

gggS

OEnaulhe : a, fleur ; b, fruit.

bbi, filipendule des marais, qui atteint un mètre de haut, est 11 plus dangereuse. L'œnanthe listuleuse {persil des marais ou jonc odorant) est également très nocive.

œnanthine [é] n.

f. (du gr. oinos, vin, et antfws, fleur). Nom donné à une substance visqueuse filante, isolée de certains vinsrouges, dont elle constituerait le bouquet.

œnanthique [é]

adj. Qui appartient au vin. Acide œnanthique ou acide sitique. composé auquel certains vins doivent leur bouquet particulier.

œnanthol [é] n. m. Aldéhyde œnanthique.

œnanthylate [é] n. m. Sel de l'acide œnanthylique.

œnanthylique [é] adj. m. Se dit d'un acide obtenu pour la première fois en 1841 par Tilley en oxydant l'huile de ricin.

— Encycl. L'acide œnanthylique, OB^'O* , se trouve dans l'alcool de mais et de riz, dans l'huile de ricin, d'amandes, dans la paraffine, etc. On l'obtient, entre autres façons, en oxydant l'œnanthol contenu dans l'huile de ricin. Il bout à 22V» sous la pression de 763mm; il a pour densité 0,9ii> à 0°.

(Eues [à-né], roi de Calydon, père de Méléagre, Déjanire, Tydee. Il obtint le privilège de donner son nom au vin. [Myth.)

œnéléon [é] n. m. (du gr. oinos, vin, et elaion, huile). Phnrin. anc. Sorte de baume composé de vin, d huile et de miel, que l'on employait en fomentation. (On l'appelait aussi baume du Samaritain.)

Œlliadee [é, dé] anc. v. de la Grèce (Acarnanie), dans la vallée de l'Achelaos. Ruines importantes.

œnicole [é] adj. (du gr. otitos, vin, et du lat. colère, cultiver). Qui s'occupe des vins, qui les traite, ou en fait le commerce.

œililisme [é-ni-lis-me] n. m. (du gr. oinos, vin). Forme de l'alcoolisme, produite par l'abus à peu près exclusif du vin.

œnobaromètre [é] n. m. (du gr. oinos, vin, baros, pesanteur, et nietron, mesure). Sorte de densimètre inventé par Houdard pour doser la quantité d'extrait sec que contient un vin.

œnobarométrique [é] adj. Se dit du procédé ou de la méthode qui consiste à faire usage de l'œnobaromètre, pour doser l'extrait sec d'un vin.

œnocarpe [é] n. m. Genre de palmiers arécées, ci imprenant des espèces américaines, dont l'une fournit de l'huile et une sève que l'on fait fermenter pour préparer la boisson appelée yukissé.

œilOChoé [é-no-ko-é] n. f. (gr. oinokhoê). Antiq. gr. Vase employé, pour verser le vin dans les coupes.

œnographe [éj n. m. Personne qui s'occupe d'œnographie.

œilOgraphie [c, f{] n. f. (du gr. oinos. vin, et graphein, décrire). Science qui traite des vins au point de vue de leurs diverses qualités hygiéniques, médicales, alimentaires, etc.

œnographique [é] adj. Qui concerne l'œnographie.

œnolature [é] n. f. ou œnolé [é] n. m.

Médicament qui a le vin pour excipient. œnoline n. f. V. œnoliques (acides).

œnolique [é] adj. Qui a le vin comme excipient : médicament œnolique. Acides œnoliques, nom donné à une série de matières colorantes trouvées dans les vins rouges. (Syn œnoline, œnocyanine, etc.)

œnologie [é, ji] n. f. (du gr. oinos, vin, et logos, discours). Science qui traite du vin.

œnologique [é] adj. Qui a rapport à l'œnologie.

œnologiste [e', jiste] ou œnologue [e, lo-

ghe] n. m. Celui qui écrit sur l'œnologie.

œnolOtif, ive [é-no] adj. Se dit d'un médicament qui contient du vin. N. m. Vin médicinal.

œnomancie '., tt\ a. t. du gr. oinos, vin, et manlela. divination) Divination qui se avec le vin destine aux sacrifices.

œnomancien, enne in, m ■ ij Qui

s rapport a l'œnomancie. N. Personne qui pratiquait i'œnomancie.

Œnomaos, r< i légendaire d'Elis et de Pise, père d'ilippodamie, V. ce nom.

œnomel i-no-mil] n. m oinos, vin, et

meli, miel.. Vin miellé.

œnomètre (l n. m. (du gr. oinos, vin, et metron, mesure), instrument employé autrefois pour mesurer le degré alcoolique du vin.

œnométrie '/, tri n. f. Détermination de la richesse des vins en alcool-

œnométrique y adj. Qui concerne l'œnométrie : procédé o. nom* trique.

Œnone, confidente de Phèdre, dans la tragédie de ce nom, de Racine. C'est elle qui, par ses conseils perfides, pousse Phèdre aux plus criminelles résolutions ; elle est éloqu 'xnmenl caractérisée par la malheureuse épouse de Thésée elle-même, qui s'écrie en expirant :

Détestables tb.'i, ,• . présent le plus funeste Que puese laire aux lois la colère céleste.

œnophile y n. et adj. 'du gr. oinos, vin, et philos, ami). Qui aime le vin, sait i apprécier.

œnopbobe V n. m. et adj. (du gr. oinos, vin, et phobos, crainte . Se dit d'une personne qui a horreur du vin.

œnophobie V, bi] n. f. Horreur du vin.

œnophore [é-no] n. m. (du gr. oinos, vin, et phoros, qui portej. Grand vase où les anciens mettaient du vin. Officier qui avait soin du vin.

GEnopion, roi légendaire de Chio, fils de Bacchus, ou, selon d'autres, de Thésée. Il introduisit l'usage du vin.

œnoscope [é-nos-lco-pe] n. m. (du jrr. oinos, vin, et skopetn, examiner . Sorte d'alcoomètre au moyen duquel on apprécie la richesse d'un vin en alcool.

œnothéracées [é, se] n. f. pi. Famille de plantes dicotylédones dialypétales in fero variées, dites aussi onagrurices, et renfermant des plantes de tous les climats, dont certaines sont cultivées pour leurs fleurs (œnothère fuchsia) et leurs fruits (inacre). S. une œnothéracée.

œnothère [é-no] n. m. Genre d'œnothéracées des régions tempérées, comprenant des herbes comestibles ou ornementales, qu'on appelle aussi onagre ou onagraire.

Œnotrie [é-no-trf], nom donné par les anciens, soit à l'Italie, soit à la partie sud de cette péninsule, en mémoire d'Œnutrus, le plus jeune des fils de Lycaon.

'œnoxydase [é-nok-si-da-se'] n. f. (du gr. oinos, vin, et de oxydase). Oxydase qui existe normalement dans le grain de raisin, et dont le développement occasionne la casse brune. V. casse.

Œre'oro, v. de Suède, ch.-l. de département, sur le Svartan: 26.600 h. Lainages. Traités entre l'Angleterre, la Russie et la Suéde (1812;. — La préfecture (i'àiij du même nom a 201.000 h.

Œl'likoi., comm. de Suisse (cant. de Zurich), dans la vallée de la Glatt; 4.000 h. Vastes ateliers mécaniques. Est devenu un faubourg de Zurich.

Œrsted (Jean-Christian), physicien danois, né à Rudkjœping, m. à Copenhague (1777-1851). Il s'est immortalisé par la découverte de l'électro- magnétisme, de la pile thermo-électrique, etc.

Œsel [eu-zel , ile russe de la mer Baltique ; elle compte, avec les petites iles, ses voisines, 00.000 h. Chasse, pêche, céréales.

Œser (Adam-Frédéric), peintre, sculpteur et graveur allemand, né à Presbourg, m. à Leipzig (1717-1799). Directeur de l'Académie des beaux-arts de Leipzig.

œsophage [é-zo-fa-je] n. m. (du gr. oisophagos, qui porte ce qu'on mange). Canal qui sert à porter la nourriture de l'arrière-bouche à musculaires de l'œsophage sont V. digestion.

— Encycl. Anat. L'œsophage fait suite au pharynx. Placé à la partie inférieure de la région cervicale, il parcourt toute la région thoracique et traverse le diaphragme pour s'ouvrir dans l'estomac. Il mesure 2.j centimètres de longueur, surô à 12 de largeur.

L'œsophage peut être atteint d'inflammation (œsophagile), de névrose (œsophugisme), ou être le siège de rétrécissements, soit par le développement de tumeurs, soit à la suite d'ingestion de substances toxiques.

— Art vétér. U obstruction de l'œsophage par un corps étranger est assez fréquente chez les animaux domestiques. On cherche à ramener le corps étranger en avant par le taxis ou à le pousser jusqu'à l'estomac et, si ces opérations neréussissentpas, on pratique l'œsophagotomie.

œsophagien, enne [é-zo-

fa-ji-in, e-ne] adj. Qui a rapport à l'œsophage : tes contractions

œsophagiennes ; sonde œsophagienne.

œsophagisme [é-zo-fa-

jis-me] n. m. Constriction plus ou moins complète et durable du conduit pharyngo-cesophagien.

— Encycl. L'cesophagisme est un spasme de durée fort variable, dont le début est brusque. La déglutition est presque impossible. Il guérit assez facilement chez les nerveux par le cathétérisme.

OErstad.

l'estomac : frs fibres très contractiles.

A, œsophafçe; B, estomac ; C, trachée ; D, aorte.

QESO

Page 1