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OEstre et sa larve.
œSOphagite [é-so] n. f. Inflammation de l'œsophage.
— Encycl. L'œsophagite est / ■ nmitire lorsqu'elle fait suite à l'ingestion d'aliments trop chauds pu trop froids, ou de substances corrosives ; secondaire lorsqu'elle est précédée d'une inflammation pharyngo-bueeale. La guérison est la règle, la diète lactée est le meilleur remède.
œsophagomalacie [é-so, si] n. f. (de œsophage, et du gr. malakia, mollesse . Digestion de la paroi œsophagienne par le sue gastrique, suivie souvent de vomissements qui provoquent la rupture de l'œsophage.
œsophagoscopie [é-zo-fa-ghos-ko-pi] n. f.
(de œsophage, el du gr. skopein, examiner). Endoscopie de l'estomac.
œsopliagotome [é-zo] n. m. (de œsophage, et du gr. tome, section). Instrument utilisé pour sectionner les rétrécissements de l'œsophage.
— Encycl. L'œsophagotome, inventé par le chirurgien Maisonneuve, consiste en une tige métallique" dont une extrémité est munie de deux lames triangulaires à angle saillant mousse, qui peuvent rentrer dans l'instrument ou jaillir quand on prpsse sur l'autre extrémité. On introduit l'instrument jusqu'au niveau du rétrécissement et. en faisant jaillir les lames, on détruit les brides cicatricielles.
œsophagotoniie [é-zo. m f] n. f. Opération
qui consiste à ouvrir l'œsophage.
œsophagotomique [é-zo] adj. Qui se rapparie a lVesophagotomie.
Œsterley (Charles-Frédéric-Guillaume), peintre allemand, né a Gœttingue, m. à Hanovre (1805- 1891 On lui doit de remarquables tableaux religieux.
œstre [ès-tré] n. m. (du gr. oistros, taon). Genre d'inseetes diptères, parasites des bêtes de somme et que l'on rencontre principalement sur l'hémisphère boréal.
— Encycl. Les œstres sont de gran les mouches poilues, dont les mâles vivent jusle pour assurer la reproduction du genre. Les femelles pondent sur les chevaux, ânes et mulets, les bœufs et les moutons, des paquets d'œufs. d'où sortent des larves qui irritent la peau de l'animal. Celuici, en se léchant, avale le.
larves , qui passent dans l'estomac et se fixent à la paroi stomacale, donnant lieu à des ulcérations superficielles [œstridiose). De l'estomac, où elles séjournent six ou douze mois, les larves passent dans l'intestin, sont évacuées avec les excéments, s'enfoncent en terre, se changent en pupes, puis en insectes parfaits.
œstridéS [ès-tri-dé] n. m. pi. Famille d'insectes diptères brachycères, renfermant les œstres et genres voisins. S. un œslridé.
— Encycl. Les œstridés sont tous des mouches parasites, dont les larves, appelées aussi macaques, se développent soit à l'intérieur du corps des mammifères (équidés, ruminants), soit sur leur peau.
œstridiose [és-tri-di-6-ze] n. f. Art vêtir. Maladie causée par les larves d'œstres. V. œstre.
— Encycl. Dans l'estomac du cheval, les larves d'œstres sont attachées à la muqueuse et ne causent aucun symptôme appréciable. Chez le bœuf, la larve de son hypoderme ne cause aucune maladie, mais crible la peau de trous et, par suite, fait perdre à celle-ci de la valeur pour la tannerie.
Chez les moutons, les larves d'œstres dans les sinus déterminent un catarrhe nasal, sans conséquences fâcheuses.
Œta [e], auj. Kalavothra, montagne de l'ancienne Grèce (Thessalie). C'est là que, suivant la Fable, Hercule monta sur le bûcher.
GEtinger (Frédéric-Christophe . théologien protestant et théosophe allemand, né à Gœppingen, m. à Murrhard (1705-1782). Il tenta une synthèse de la philosophie, de la théologie et de l'occultisme.
Œtillghen, roinm. de Belgique (Lirabant, arr. de Bruxelles); 1.810 h. Briqueteries.
o et praesidium et dulce decus meum, mots lat. signif. : O mon appui et ma chère gloire. Vers d'Horace, adressé à Mécène {Odes I, 1, 2), où l'amitié du poète pour son protecteur trouve sa forme reconnaissante.
Œttinger [pr. nllem. eu-tin'-ghér] (Edouard- Marie . littérateur et bibliographe allemand, né h Brcslau, m. à Blasewitz (1802-1872). Il publia la Bibliographie biographique universelle des journaux satiriques, des poésies, des romans.
Œudeghien, comm. de Belgique (Hainaut, arr. de Soignics); 1490 h. Toiles, scieries.
œuf [ritf au sing.. eu au pi.) n. m. lat. ovtttn). Corps organique, qui se forme chez les femelles de plusieurs classes d'animaux, et qui renferme un germe d'un animal de la même espèce. (S'emploie plus spécialement pour les œufs à enveloppe dure, que pondent les femelles des oiseaux, des poissons, etc.) Absolum. Œuf de volaille, et particulièrement de poule : les jaunes d'oeufs sont très nourrissants. Objet qui a la forme d'un œuf de poule. Morceau de bois en forme d'oeuf qu'on met pour tendre le bas, tandis qu'on le reprise. Morceau de fer en forme d'oeuf, sur lequel les blanchisseuses repassent les bouillons, les manches. Fig. Germe, principe : écraser la révolte 'tans son œuf. Plein comme un œuf, tout a fait
Elcin. Œufs de Pâques.
es en forme d'oeuf contenant des Bonbons, OEufsde Pâques.
des bijoux, etc., qu'on offre le jour de Pâques. Œuf ii ta roque, œuf cuit légèrement à l'eau bouillant'* dans sa coquille, de fanon que le jaune reste Liquide. Œuf sur le plut, œuf cuit légèrement dans le beurre sur un plat spécial. Œuf dur, œuf suffisamment cuit pour que le blanc et lejaune soient pris. Œuf muge, œuf dur dont la coquille a été tein tien rouge. Œuf clair, œuf qui n'a pas de germe, qui n'a pis été fécondé. Œuf de. coq. de roule urée, noms vulgaires donnés à des u;ufs avortés de poule, très
petits, sans jaune, dont la coquille est molle comme celle des œufs de serpent. Œufs à lu neige, crème obtenue avec des blancs d'œufs battus en neige, cuits dans du lait et arrosés du mélange des jaunes avec le lait de cuisson aromatisé. Œufs de fourmis, nom vulgaire des coques renfermant les nymphes des fourmis. Œuf de serpent, pierre en forme d'oeuf (probablement aussi fossile) à laquelle les druides attribuaient des propriétés merveilleuses et qu'ils croyaient formée de bave de serpents entrelacés. Electr. Œuf électrique, œuf en verre, dans lequel on a raréfié l'air afin d'y observer l'aspect des décharges électriques, dans des conditions voulues. Pop. Œufs sur le plat, seins de femme très petits. Se ressembler comme deux œufs, se ressembler parfaitement. Marcher sur des œufs, se conduire avec une extrême circonspection. Mettre tous ses œufs dans le même panier, placer tous ses fonds dans une même affaire. Tondre sur un œuf, se dit d'un homme fort avare. Triv. Casser ses œufs, accoucher avant terme. Brûler la maison de son voisin pour faire cuire un œuf, sacrifier à un mince intérêt personnel les plus graves intérêts d'autrui. Aimer mieux deux œufs qu'une prune, de deux choses, préférer celle qui est, sans comparaison, la plus avantageuse. Donner un œuf pour avoir un bœuf, faire un petit cadeau dans l'espoir d'en recevoir un gros. Prov. et i.oc. prov. : Ris-t'en, Jean, on te frit des œufs, se dit pour se moquer d'une personne qui rit. Veux-tu des œufs ? souffre le caquet?ge des poules, pour jouir de certains avantages, il faut subir certains inconvénients. Allus. iilst. L'œuf de Colomb. Des envieux disaient un jour devant Colomb que pour trouver l'Amérique, il avait suffi d'y penser. Colomb se fit apporter un œuf et demanda à ses détracteurs qui d'entre eux pourrait faire tenir cet œuf debout sur une de ses extrémités. Aucun n'y réussit. Colomb prend alors l'œuf, le frappe légèrement à l'un des bouts, et l'œuf se tient en équilibre. Chacun se récria : « Ce n'était pas difficile. — Sans doute, répliqua Colomb avec un sourire ironique, mais il fallait y penser. » L'œuf de Colomb est passé en proverbe.
— Encycl. Les animaux qui pondent des œufs sont dits ovipares, par opposition aux vivipares, qui mettent au monde des petits libres. Tous les animaux ne sortent pas de l'œuf sous leur forme définitive : les insectes, les amphibiens subissent des métamorphoses au sortir de l'œuf (développement postembryonnaire).
Chez les crustacés, les œufs sont ronds et entourés d'une coque plus ou moins résistante. Après la ponte, ils demeurent fréquemment fixés aux pattes abdominales des femelles ou dans les replis du test. Les mollusques donnent des œufs de forme et de consistance variables avec les genres : certains les enferment dans une enveloppe dite oothéque ou ovisac; d'autres les fixent à un flotteur mucilagineux, que la femelle traîne avec elle sur l'eau, ou bien les attachent à des fragments de plantes marines. Les œufs des insectes sont presque toujours entourés d'une coquille lisse, granuleuse, présentant, principalement chez les lépidoptères, un vif éclat métallique. Les araignées entourent les leurs d'un cocon soyeux et les portent toujours avec elles.
Parmi les vertébrés, les mammifères seuls sont vivipares; tous les autres sont ovipares et leurs œufs, en général de grande taille, ont leur vitellus entouré de couches d'albumine. La plupart des poissons déposent leurs œufs fpetits et ronds) sur les plantes aquatiques, mais il en est, comme les hippocampes, qui les portent dans une poche ventrale; certains plagiostomes entourent les leurs d'une sorte de sachet corné, quadrangulaire et prolongé aux angles par des appendices rubanés servant à fixer le tout aux plantes marines. Les œufs des amphibiens, de consistance molle, sont portés après la ponte, soit par les mâles, soit par les femelles, dans des renflements de la peau ou agglutines en cordons autour des pattes postérieures. Les reptiles pondent des œufs allongés, cylindriques et sphéroïdes aux deux extrémités, à ci quille parcheminée, mais cette coque molle peut devenir dure quand elle est exposée à l'air. Certains reptiles, comme la vipère, l'orvet, sont ovovivipares, c'est-à-dire mettent au monde des petits vivants, leurs œufs éclosant dans le ventre de la mère.
Chez les oiseaux, tous ovipares, l'œuf présente cette forme particulière dite » ovoïde •■, qui est un ovule asymétrique à s<-s sommets fgros bout et petit bout) ; la coquille est de nature calcaire. Sous la coquille existe une membrane (membrane coquitlière), composée de deux feuillets séparés par une couche d'air plus épaisse au gros bout (chambre à air). La membrane extérieure est le (horion; l'intérieure renferme le vitellus (jaune) dans lequel on distingue le germe (cicalricule), et qui est entouré de couches d'albumine [blanc), que la progression en spirale dans l'oviducte termine en vrilles (chalazes).
Les oeufs sont en général proportionnés comme taille aux oiseaux qui les produisent ; la couleur de la coquille et les dessins dont elle est revêtue varient avec chaque espèce, mais sont toujours identiques chez les individus d'une mém : espèce ; l'épaisseur aussi de cette coquille est »
variable : mince et "•■ fragile chez les pe- q tites espèces elle devient épaisse, et dure Cchez les grands oiseaux (casoars, autruches), pas assez cependant pour résister aux coups de bec que JohaU ' le jeune frappe (au ' petit bout de l'œuf) au moment d'éclore. [,'éclcsion de l'œuf a lieu an bout d'un certain nombre de jours, qui varie avec les espèces. V. incubation.
— Econ. dom. Le poids moyen d'un œuf de poule est de 00 gr. L'œuf frais est lourd à la main et parait plein lorsqu'on l'agite; mais il perd rapidement une partie de son poids ( environ i '^r. par jour) par évaporation de son eau do constitution. Pour reconnaître la fraîcheur approximative d'un œuf, on le plonge dans une solution à 10 p. 100 de sel marin : il tombe au fond s'il est frais, flotte .ni sein du liquide s'il a deux ou trois jours, et surnage franchement s'il a plus de cinq jours. Mais ce mo, le d'essai ne donne plus d'indications utiles lorsqqe les œufs ont été conservés dans un
Coupe d'un œuf de poule : A, ~ chorion ; C. chambre à i : E. vilellns; F, cical ule; O, blanc.
liquide, dans de l'eau de chaux par exempte. Irva-u* mieux alors avoir recours au mirage (v. mire-(EUFs) et rejeter les œufs dont le blanc n'est pas traversé uniformément par la lumière et dont le jaune ne présente pas une teinte homogène. On conserve les œuf» de différentes manières : soit en les plaçant debout dans de l'eau de chaux, après les avoir ou non enduits de vaseline ou d'un autre corps gras; soit en 1rs disposant par rangées dans une caisse, séparés par des couches de poussière de charbon, dc^sciure de bois (bois non résineux ni odorant), de sable stérilisé, etc.; soit enfin par le froid, en les maintenant à une température de 1° et à un degré hygromé. trique de 78 (ce dernier procédé est industriel}.
— Art rulin- Très nourrissants, faciles à digérer, les œufs tiennent une large place dans l'alimentation. On emploie le plus souvent les œufs de poule, mai* les œufs de cane, d'oie et de dinde, sont parfois utilisés aussi. Il existe de nombreuses manières de préparer les œufs; les plus simples sont ; œufs à la coque, œufs sur le plat, œufs frits, œufs en omelette, œufs brouillés, œufs pochés, œufs durs, etc. Les œufs servent d'autre part à une foule do; préparations culinaires : le jaune comme liaison de potages et de sauces, le blanc pour raffermir les farces, quenelles, soufflés, etc.
œufrier
[eu-fri-é] n. m.
Ustensile pour faire cuire les OEuiYier..
œufs à la coque. Vase circulaire pour contenir des coquetiers.
œuyé [eu-vé], e adj. Se dit des poissons qui ont des œufs.
œuvre [eu-vre] n. f. (du lat. opéra, travail, soin). Résultat du travail ou de l'action de ; la science este l'œuvre des siècles. Travail, action : se mettre à l'œuvre. Production de l'esprit, ouvrage d'art : tesœuvres de Montesquieu. Action au point de vue deses qualités morales : le mérite des butines œuvres. Mettre en œuvre, employer à quelque usage. Metteur en œuvre, celui qui met en œuvre ce qii'uu. autre a imaginé. Mettre à l'œuvre, faire travailler. Se mettre à l'œuvre, commencer un travail. Etre à l'œuvre, en œuvre, être occupé à quelque chose. Faire œuvre de ses dix doigts, travailler. Etre grosse des œuvres de quelqu'un, être enceinte du fait de quelqu'un. Œuvre de chair, union charnelle. Œuvre pie, oeuvre de charité faite particulièrement en vue de Dieu. Faire œuvre de, se conduire en : faire œuvred'homme de goût. P'abrique d'une paroisse. Bans d'œuvre, banc des marguilliers. Revenu affecté à l'entretien de l'église, des objets du culte. Façon donnée à diverses cultures. Mar. Œuvres mortes, accastillage d'un navire. Œuvres vives, carène immergée d'un navire. Enchàssure d'une pierre. Bois d'œuvre ou à œuvre, bois susceptible d'être travaillé. Exécuteur des hautes œuvres, le bourreau.
— N. m. Ensemble de tous les ouvrages d'un auteur, d'un artiste : avoir tout l'œuvre de Callot. Chacune des composilions classées et numérotées d'un musicien : l'œuvre 15 de Beethoven. (On se sert plusordinairement de l'italien opéra, qu'on écrit en. abrégé: Op. VI de Haydn.) Alchim. Grand œuvre, transmutation des métaux en or. Constr. Gros œuvre, fondements d'un bâtiment. Bâtisse. Conduire îlesmatériaux à pied d'œuvre, les amener à proximité du bâtiment que l'on construit. Loc. adv. : Dans œuvre, hors d'œuvre, en t d'archit., dans l'intérieur, hors du corps du bâtiment : escalier dans œuvre, escalier hors d'œuvre. En sous-œuvre, par dessous, dans les fondations. Prov. : A l'œuvre on connaît l'ouvrier, c'est par la valeur de l'ouvrage qu'on juge celui qui l'a fait. V. finis.
Œuvre (théâtre de V), théâtre fondé en 1893 à. Paris, par Lugné-Poé. pour faire connaître les dramaturges étrangers, Ibsen et Gérard Hauptmann, et les pièces des jeunes idéalistes.
Œuvre (V), roman d'Emile Zola (1880). où le romancier évoque le monde des artistes. V. Rougom-
MACqiJART.
œuvrer v. a. Syn. de ouvrer.
œuvrette [vrè-te] n. f. Petite œuvre.
Ofanto, fi. d'Italie, tributaire de l'Adriatique;. 130 kil. C'est l'ancien Au/u/us.
Offa, roi de Mercie, de 757 à 79G. Il conclut un traité avec Charlemagnc.
Offenbach, v. d'Allemagne (liesse Darmstadt), sur le Mein; 59.800 h. Centre manufacturier.
Offenbach [o-fin-baff\ (Jacques), compositeur, né à Cologne, naturalisé Français, m. à Paris (1819- 1880); auteur de nombreuses opérettes : la Belle Hélène, Orphée aux Enfers, les Brigands, ta Grande-Duchesse de Gerolstein , Barbe-Bleue, la Périeholc. la Jol ie Par fumeuse , ta Fille du Tambour-Major, etc..
et d'un opéra-comique, les Contes d'Hoffmann, Sa musique, tout à fait prime-sautière, a un caractère très marqué d'originalité bouffonne et de verve entraînante.
offensant [o-fan-
san], e adj. Qui offense :
relever un propos offensant.
offense [o -fan -se]
n. f. (lat. offensa). Injure de fait ou de parole : demander réparation d'une offense. Par et t. Attaque produisant un dommage, l'éché considéré comme un outrage fait à Dieu : Seigneur, puri/oniiez-nousnosoffenses.
— Encycl. Dr. Le mot offense désigne proprementles outrages adressés au chef de l'Etat français on aux chefs d'Etat étrangers.
L'offense envers le président de la République, en France, et l'offense envers 1rs chefs d'Etat étrangers sont frappées d'une pénalité commune : iincœ-
Oiïenbach.