V. Ol.YNTllE
Olyre n. f. Genre de graminées de l'Amérique centrale et méridionale, comprenant des plantes herbacées, vivaces, a Heurs groupées en panicules, et dont le fruit est un caryopse cartilagineux.
Om, erande rivière de l'Asie russe, née dans le steppe de Baraba; elle arrose Kaïnsk et se jette dans l'Irtych, à Omsk; 700 kil Grand llotlage de bois.
Omaha, v. des Elats-Unis (Nebraska), sur le Missouri ; 12t. 200 h. Commerce actif.
OUI a lise (7i':;e]n.ni.Genre d'insectes coléoptères malacodermes, renfermant des formes allongées, étroites, ordinairement noires, avec les élytres rouges, qui vivent sur les Heurs, dans toute l'Europe.
OmaliUS d'Halloy (Jean-Baptiste-Julien), géologue belge, né à Liège, m. à Bruxelles (17S3- 1875); auteur de la première carte géologique de la France.
omalogaslre [ghas-tré] n. m. Genre de diptères brachycères, renfermant des mouches grises ou noires, parfois rougeâtres, qui vivent en Europe sur les ombelliferes.
Oman (mer d'), golfe de l'océan Indien, entre l'Arabie et l'Hindoustan.
Oman, Etat musulman indépendant du S.-E. de l'Arabie, sur la mer d'Oman. Ch.-l. Maseate. Climat torride. Mines de cuivre, épices.
Omar Ier (Abou-Hafsah Ibn-el-Khattab), successeur d'Abou-Bekret deuxième calife de 634 à 644. Il conquit la Syrie, la Perse, l'Egypte. Une légende l'a accusé d'avoir brûlé la riche bibliothèque d Alexandrie, sous prétexte qu'elle contenait des ouvrages contraires à la foi musulmane.
Omar (mosquée d') à Jérusalem, célèbre lieu de pèlerinage pour les musulmans. Cette mosquée, de
Mosquée d'Omar, à Jérusalem.
forme octogonale, est construite en marbre blanc dans sa partie inférieure ; le haut est fait de porcelaines multicolores.
Omar (El Hadj), prophète sénégalais, né à Aloar (1797-1865). Il étendit un moment son autorité sur tout le bassin du Sénégal, mais fut vaincu par Faidherbe et se donna la mort dans le Marina.
Omar-Kheyyam (Aboul-Fath-Omar Ibn- Ibrahim-el-Kheyyami), poète et mathématicien persan, originaire de Nishapour, m. dans cette ville vers 1124. Ses Quatrains (roubayyat) sont d'une inspiration voluptueuse, athée et sceptique.
OmaSUm [zoni] n. m. (m. lat.). Troisième ventricule de l'estomac des ruminants. Syn. de feuillet.
ombslle {on-bè-le] n. f. (du lat' u.mbella. parasol). Bot. Mode d'inflorescence. Typogr. Ancien signe en forme d'astérisque , à huit ou dix rayons.
— En c yc l.
But. L'ombelle est un mode d'inflorescence, caractérisé par des axes secondaires (rayons) partant d'un même point de l'axe principal et se terminant de telle sorte que leurs extrémités florales soient sur un plan horizontal ou forment une surface légèrement concave ou convexe. Si les axes secondaires se divisent avant de former les rayons, les petites ombelles partielles prennent le nom d'ombellules. En général, l'ombelle
Omb lie : a
involucre ;
adj. (de ombelle, et du
Ombelbrci' s :
mime : a, fleu
b. fruit du
carotte com- ' de carotte :
:eifeuil.
1 rincipale est accompagnée de huit bractées formant un involucre et les ombcllulcs d'un involucelle.
Ombelle [on-bél-le], e adj. Disposé en ombelle : fleur ombellée.
ombellifère [on-bèi-i lat. ferre, porter). Ilot. Qui porte des ombelles.
ombelliferes [on-
bèl-li] n. f. pi. Grande famille de plantes dicotylédones dialypétales inl'érovariées, à fleurs disposées en ombelles. S. une ombellifère.
— Encyci.. Les ombelliferes sont des plantes à tige herbacée, rarement ligneuse, et dont les fleurs, hermaphrodites, sont groupées en ombelle (simple ou composée); le calice a cinq sépales, la corolle cinq pétales libres, avec lesquels alternent les cinq étauiines. En général, toutts les parties de ces plantes sont fistuleuses ou rem plies d'une moelle abon dante. Principaux genres :
carotte, cerfeuil, persil, ciguë, anis, angélique, etc.
ombelliforme [on-bèl-li] adj. Qui a la f'.riHO d'une ombelle.
ombellule [on-bil-lu-le] n. f. Nom donné aux ombelles partielles qui, par leur ensemble, conslituent l'ombelle générale. V. OMBELLE.
omballulé, e[o)i-6è/] adj. Disposé en forme de petites ombelles.
ombilic [on-bi-lik] n. m. (lat. umbilicus). Orifice de l'abdomen chez le foetus, laissant passer le cordon ombilical. Nombril. Fig. Point central : l'ombilic de la terre. Petite élévation que présente le centre du chapeau de certains champignons. Dépression à la base ou au sommet de certains fruits. Syn. de nn.E. Géom. Point d'une surface courbe, ou foules les sections normales ont la même courbure. 'Ami. Enfoncement d'une coquille spirale, correspondant à la base de la columelle. Petit orifice existant à chacune des extrémités du tube corné, dans les plumes des oiseaux.
ombilic [onbi-lik] n. m. Genre de plantes de la famille des crassulaeées.
— Encycl. Les ombilics (umbilicus) sont des herbes charnues, n feuilles alternes ou groupées en rosette.
Les fleurs sont blanches ou jaunes. L'espèce la plus commune du genre est l'ombilic a fl'urs pendantes, vulgairement appelé coucoumelle, rotylet, ou nombril de Vénus. C'est une petite plante vivaee, à fleurs verdàtres ou rougeâtres, qui occupent en grappe presque tonte la hauteur de la tige, dont la base porte des feuilles ombiliquées, charnues et assez savoureuses. Cette plante est commune dans le midi, l'ouest et une partie du centre de la France, sur les murs et les rochers.
Ombilicaire [on, ki-re] n. m. Genre de lichens des régions polaires et des hautes montagnes.
ombilical, e, aux [oui adj. Qui a rapport à l'ombilic : cordon ombilical ; hernie ombilicale.
ombilication [on. si-on] n. f. Production, au milieu d'une pustule vaccinale ou variolique, d'une dépression en forme d'ombilic.
Ombiliqué [on, ké], e adj. Pourvu d'un ombilic.
omble [on bie] ou omble chevalier n. m.
Nom vulgaire d'une espèce de saumon, a chair très délicate. PI. des ombles ou ombes chevaliers.
— Encycl. L'omble (salmo salvelinus), omble chevalier, salvelinet, par corruption, ombre chevalier, est différent de l'ombre (autre salmonidé). C'est un grand saumon gris verdàtre en dessus, jaune orange pâle passant au rose en dessous, qui atteint (l"i,90 de long et vit principalement dans les lacs de l'Europe centrale. On le rencontre dans les lacs des Vosges, de Genève, d'Annecy et du Bourget. mais aussi dans la Meurthe, le Doubs, l'Ain et le Rhône.
ombon [on] n. m. (lat. umbo). Antiq. Petit cône au milieu d'un bouclier.
ombrage [on] n. m. Réunion de branches, de feuilles d'arbres qui donnent de l'ombre : se reposer sous l'ombrage. Fig. Soupçon, déliance (par allusion à la peur que l'ombre inspire aux chevaux) : donner de l'ombrage, porter ombrage à quelqu'un.
ombragé, e [on] adj. Couvert d'ombrages : un lieu ombragé.
ombrageant [on-bra-jan], 6 adj. Qui donne de l'ombrage : végétaux ombrageants.
ombrager [on-bra-ji] v. a. (Prend un e muet après le g devant a et o : il ombragea, nous ombrageons.) Couvrir de son ombre : arbres gui ombragent une maisonnette. Par ext. S'étaler au-dessus de panache qui ombrage un casque. Fig. Protéger. S'ombrager v. pr. Se mettre à l'abri de : s'ombrager du soleil. Se mettre sous l'abri de : s'ombrager d'une ombrelle.
ombrageusement [on, ze-man] adv. D'une manière ombrageuse. (Peu us.) ombrageux, euse [on-bra jeu, ru-ze] adj.
Très facile a effrayer; qui a peur de son ombre :
Ombilic à fleurs pendantes: a, fleur.
Omble cheva
OMB
cheval ombrageux. Fig. Soupçonneux : etpril ombrageux.
ombrant [on-bran], e adj. Peint. Qui est propre
à imiter les ombres.
ubra). Obscurité pro-
IX IIIIUI I 11 O UIJIHH.O.
ombre [on-bre] n. f. (lat. umbra). obscurité produite p;ir un corps opaque : l'ombre d'un écran. Ombre portée, celle qui est projetée sur un corps différent de celui qui intercepte la lumière. Endroit
Ombres ch noi-cs.
protégé contre le soleil : s'asseoir à l'ombre. Obscurité, ténèbres : les ombres de la nuit. Objet vain, éphémère, fragile : les grandeurs du momie ne sont qS ombre et fumée. Fig. Légère apparence . l'ombre d'un doute Faible quantité : n'avoir pas l'ombre du bon sens. Chez les anciens, fantôme impalpable d'un mort: l'ombre d'Achille. î'ig. Retraite, solitude. Personne ou objet qui a perdu son éclat : écrivain qui n'est plus que l'ombre de lui-même. Mélancolie, tristesse : le souvenir du passé répand son ombre sur ce qui est. Personne qui en accompagne une autre, comme l'ombre accompagne le corps : Olivier le Dain était l'ombre de Louis XI. Suivre comme une ombre, accompagner partout. Fum. Prison : mettre quelqu'un à l'ombre. Les ombr'S de la mort, les approches de la mort. L'empire des ombres, le séjour des morts. Courir après une ombre, se livrer a des espérances chimériques. Ombre au tableau, léger défaut qui n'efface pas les qualités d'une œuvre. Faire ombre, projeter une ombre. Fig. Obscurcir le mérite ou le crédit de quelqu'un par un mérite ou un crédit plus grand. Offusquer, chagriner. Avoir peur de son ombre, s'effrayer très facilement. Passer C>-.tme une ombre, n'avoir qu'une courte durée. Prendre l'ombre pour le corps, prendre l'apparence
fiour la réalité. Ombres chinoises, spectacle dans equel les personnages sont des silhouettes projetées sur un écran. Peint. Couleurs obscures : ménager les ombres. Loc. prép. : A l'ombre de, dans l'ombre projetée par. Sous l'ombre, sous ombre de, sous prétexte de. Dans l'ombre, dans une situation peu en vue. Pkov. : Quand le soleil est couché, il y a b en des bêtes à l'ombre, le nombre des sots est très grand- Ai. lus. htt. :
J'aperçu- l'ombre d'un cocher, Qui, tenant l'ombre il'une brosse, Nettoyait l'ombre d'un carrosse.
Ces vers, qu'on attribue souvent par erreur, à Scarron, font partie d'une parodie du Ve livre de l'Enéide par les frères Perrault et leur ami Beaurain (1018).
Hélas! ,-lle a fui comme une ombre, En me disant : « Je reviendrai. »
Ces vers, dont on devine les applications faciles, font partie d'une romance dans Guido et Ginevra, drame lyrique de Scribe, musique d'IIalévy. Le chien qui lâcho sa proie pour l'ombre, titre d'une fable de La Fontaine (VI, 17), que l'on applique aux gens qui abandonnent un avantage réel pour courir après l'incertain. Ant. Clarté, lumière.
— Encycl. Opt- et géom. Un corps opaque interposé sur le trajet d'un faisceau lumineux intercepte la lumière ; en arrière de ce faisceau, une portion de l'espace ne reçoit aucune lumière : on dit qu'elle est dans l'omhre- La portion de l'espace qui reçoit moins de lumière que si le corps n'existait pas s'appelle pénombre.
Géométriquement, si le foyer lumineux est un point, l'ombre est séparée de la partie éclairée par un cône ayant pour sommet le point lumineux et dont toutes les génératrices s'appuient sur le pourtour du corps opaque (cône circonscrit). Si le foyer lumineux n'est plus un pou t unique, mais une surface lumineuse ou deux sources infiniment petites, il y a pénombre. Remarquons encore que ces définitions d'ombre et de pénombre sont purement géométriques, el qu'au point de vue optique, il y a lieu de tenir compte des phénomènes d'interférence des rayons lumineux.
Vombre portée d'un corps sur un autre est un des principaux problèmes de géométrie descriptive. Si l'on suppose un corps éclairé par un foyer lumineux placé à l'infini dans une direction inclinée à 4i> sur l'horizon, l'ombre portée est limitée par la courbe de contact d'un corps considéré avec le cylindre circonscrit au corps éclairé et dont les génératrices sont parallèles à la direction du rayon lumineux; l'ombre jiortée est l'intersection de ce même cylindre avec le plan ou le corps considéré.
Ombre (/'). opéra-comique en trois actes, paroles de Saint-Georges, musique de Flotow (1870). Episode de la guerre des Cévcnncs : un officier, de villars, est condamné à mort pour avoir sauvé une
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