ONI
OHite n. m. Genre de coléoptères lamellicornes coprophages, comprenant île grands bousiers des régions chaudes du globe. (Ils sont abondants surtout dans l'Inde et en Afrique ; une espèce, l'onilis Bellial habite le midi de la France.)
Ollkerzeele, comm. de Belgique (Flandre- Orientale, arr. d'Alust), sur la Dendre; 1.910 h.
Ollliaillg, comm. du Nord, arr. et à 0 kil. de Valenciennes ; S.ilu h. Houille; sucrerie, faïencerie.
OllOClée [klê] n. f. Genre de fougères, com-
Ïirenant des plantes vivaces, à souche rameuse et onguement traçante, qui croissent dans les régions chaudes et tempérées: les onoclées comptent parmi les fougères les plus élégantes.
Onbmacrite d'Athènes, poète et philosophe grec (fin du vi« s. av. J.-C.j. Il l'ut chargé par Pisistrate de recueillir les poèmes homériques.
Onomarque, général grec, né en Phocide, m. en 352 av. J.-C. ; un des principaux chefs des Phocidiens pendant la guerre Sacrée.
onomasticon [mas-ti] n. m. (m. gr.; ieonoma, nom). Titre d'ouvrages fixant le sens et l'emploi des mots.
onomastique [mas-ti-ke] adj.(du gr. onoma, nom1. Qui a rapport aux noms propres : index onomastique. N. f. Etude des noms propres.
Oliomatologie [jt] n. f. (du gr. onoma, nom, et logos, discours). Science des noms et de leur classification.
OnomatolOgique adj. Relatif à l'onomatologie.
onomatologue [lo-ghe] n. m. Celui qui est versé dans l'onomatologie.
onomatopée [pi] n. f. (du gr. onoma, atos. nom, etpoiein, faire). Mot formé par harmonie imitative : l'onomatopée est la création d'un mot reproduisant dans ses éléments sonores le bruit auquel il s'applique, comme glouglou, tic tac, frou frou.
onomatopéique adj. Qui offre les caractères de l'onomatopée.
onoporde ou onopordon n. m. Genre de
composées carduacées.
— Encycl. Le genre onoporde comprend de grands chardons, à tige dressée, fortement épineuse, ainsi que les feuilles, qui sont grandes et profondément découpées. Les fleurs sont d un rouge violacé, réunies en gros capitules épineux. L'espèce la plus connue est V onoporde acanthe, vulgairement appelé chardon aux ânes, que l'on rencontre fréquemment sur le bord des routes ou sur les terrains vagues et les décombres.
Onosandros
[ross], philosophe platonicien, historien et tacticien du i" siècle de notre ère.
Onosma [nos -ma] n- f. Genre de borraginées.
— Encycl. Les onosmas sont des plantes herbacées, à Heurs munies de bractées et disposées en grappes, dont la réunion forme une sorte de cyme. L'espèce la plus commune est Vonosma vipérine, appelée aussi orcanette; elle habite les Alpes, les Pyrénées, le Caucase, la Silésie, etc., et croît dans les terrains secs et arides.
OnqueS [on-ke] adv. Autre forme de onc. V. onc.
Ontario, lac de l'Amérique septentrionale. II reçoit par le Niagara les eaux du lac Erié et communique avec l'Océan par le fleuve Saint-Laurent. Sur ses bords s'élèvent les deux grandes villes de Toronto et de Rochester.
Ontario, c'est l'anc. Haut -Canada, grande prov. du Canada, et la plus riche; 2.183.000 h. Cap- Toronto. Céréales, gisements de fer, grandes forêts.
onthopnage n. m. Genre de coléoptères lamellicornes, renfermant des bousiers de l'ancien monde.
— Encycl. Ordinairement bronzés, avec les élytres roux ou bruns, ces insectes vivent dans les bouses, les excréments, s'enterrent sous les cadavres. Quelques espèces sont communes en France.
ontogenèse [nè-zé] ou on-
tOgéflie ni] n. f . (dugr. on, ontus, être, et ge7iesis. génération). Série Onthophage. de transformations subies par l'individu, depuis la fécondation de l'œuf jusqu'à l'être parfait.
— Encycl. L'ontogenèse n'est que la répétition rapide du développement paléontologique de l'espèce (loi de Fritz Muller). Aussi s'attarde-t-elle en des détours, en des ébauches d'organes inutiles ou appelés à disparaître.
ontegénie n. f. v. ontogénl^e.
on'OgOnie [ni] n. f. (du gr. an., ontos. l'être, et gon., génération). Histoire de la production des êtres organisés sur la terre.
ontogonique adj. Qui a rapport à l'ontogonie : système ontogonique.
ontologie [jt] n. f. (du gr. an, ontos, qui est, et logos, discours). Science de l'être eu général.
— Encycl. Métaphysique et ontologie sont deux termes actuellement synonymes. L'ancienne philosophie les distinguait. Pour Aristote, l'ontologie est la science de l'être et de ses modes ; l'un de ces modes, la cause, est proprement l'objet de la métaphysique. Pour Kant, l'ontologie est une science toute négative ; tout ce que nous connaissons est relatif à notre sensibilité, même le concept d'absolu.
Ontologique adj. Qui a rapport à l'ontologie.
ontologiquement [ke-man] adv. Au point de vue ontologique.
ontologiste [jis-te] n. m. Celui qui s'occupe d'ontologie.
onus probandi, mots lat. signif. : La charge de faire la preuve. Expression tirée du Digeste : c'est
Onoporde.
aux accusateurs plutôt qu'aux accusés que revient l'onus probandi.
onychatrophie [ka-tro-fî] n. f. (du gr. onux,
ukhos, ongle, a priv., et trophè, nourriture). Atrophie des ongles.
onychie [Afl n. f (du gr. onux, ukhos, ongle). Inflammation de la matrice de l'ongle.
onychOgène [ko] adj. (du gr. onux, ukhos. ongle, et gennân, engendrer). Qui se rapporte à la formation de l'ongle.
— Encycl. L'évolution onychogéne est la transformation que subissent les cellules de la couche de Malpighi, et qui aboutit à la formation des éléments de l'ongle. Les cellules onyehogènes sont les cellules malpighiennes différenciées.
onychographe [ko] n. m. (du gr. onux, ukhos, ongle, et graphein, écrire). Appareil destiné à mesurer la pression des capillaires sanguins par l'enregistrement de la pression des vaisseaux des ongles.
onychographie [ko-gra-ft] n. f. Mesure de la pression des capillaires sanguins avec l'onychographe.
onychogryphose [ko-gH-fàze] ou ony-
Chogrypose [Jco-gri-pô-ze] n. f. (du gr. onux, okhos , ongle, et grupos , recourbé). Déformation hypertrophique de l'ongle (ongle cannelé, épaissi, recourbé en avant, en arrière, ongle en massue, etc.).
onychomancie [ko, si] n. f. (du gr. onux,
ukhos, ongle, et manteia, divination). Divination par les signes que laissaient de l'huile et de la suie sur les ongles d'un enfant.
onychomycose [ko-mi-kô-ze] n. f. (du gr. onux, ukhos, ongle, et mukès, champignon). Affection de l'ongle déterminée par la présence de champignons parasites.
onychophagie [ko-fa-jt] n. f. (du gr. onux,
ukhos, ongle, et phagein, manger). Habitude de se ronger les ongles, qu'on observe chez les enfants et chez certains dégénérés.
onychoptose [kop-tô-ze] n. f. (du gr. onux, ukhos, ongle, et ptôsis, chute). Chute des ongles, que l'on observe principalement à la suite de certaines infections et intoxications.
OnyehoteuthiS [ko, tiss] n. m. Genre de mollusques céphalopodes des mers chaudes.
— Encycl. Les onychoteuthis, appelés encore calmars d griffes, peuvent atteindre une taille gigantesque ; ils attaquent même l'homme ; les pêcheurs de perles les redoutent particulièrement.
onyx [nikss] n. m. (du gr. onux, ongle, à cause de sa couleur ressemblant à celle de l'ongle). Agate fine à raies parallèles, concentriques et bien nuancées, dont on fait de très beaux camées. Adjectiv. : agate onyx.
— Encycl. L'onyx est une variété d'agate, qui est elle-même une variété de calcédoine; c'est une agate dont les bandes sont circulaires et concentriques. Si les zones sont polygonales au lieu d'être circulaires, l'onyx est dit à fortifications; si les bandes forment des cercles de coloration peu accentuée autour d'une tache ronde plus foncée, l'onyx est dit œillé. On trouve en Algérie une variété de calcite dont l'aspect l'appelle l'onyx siliceux; on l'appelle onyx d'Algérie. L'onyx est employé comme pierre d'ornement; on l'utilise aussi pour la fabrication d'objets décoratifs.
onyxis [nik-siss] n. m. Inflammation du derme unguéal.
— Encycl. L'onyxis rétro - unguéal est consécutif à une excoriation; l'onyxis latéral ou ongle incarné affecte presque toujours le gros orteil. Dans ce dernier cas, il y a souvent formation d'abcès, décollement de l'ongle et ulcération permanente. Pour prévenir ces accidents, il faut éviter les chaussures étroites, mais souvent on est obligé d'exciser l'ongle. L'onyxis syphilitique est une manifestation de la période secondaire.
Onzain [zin] n. m. (de onze). Strophe de onze vers : onzain de Lamartine, de Musset.
Onzain, comm. de Loir-et-Cher, arr. età 15 kil. de Blois, sur la Cisse ; 2. 320 h. Ch. de f. Orl.
onzaine [zè-ne] n. f. Nombre de onze ou environ. (Peu us.)
Onze adj. num. (lat. undecim). Dix et un. Onzième: Louis onze. l'op. Le train onze, les deux jambes. N. m. Onzième jour : le onze du mois. Chiffre représentant le nombre onze. — Dites le onze et non l'onze.
Onze (les), magistrats d'Athènes, chargés de la police, de la surveillance des prisons et de l'exécution des sentences capitales.
onzième adj. num. ord. Qui vient après le dixième. N. : être le, la onzième. N. m. La onzième partie. — Dites le onzième et non l'onzième. N. f. Intervalle de onze degrés.
onzièmement [mon] adv. En onzième lieu.
OÔ (port t>'), passage frontière des Pyrénées (Haute-Garonne), à 3.000 m. d'altitude. A 5 kilom. de là et à 1.500 m. plus bas se trouve le lac d'Oô (38 hectares).
OOCyste [sis-te] n. m. (du gr. don, œuf, et kuslis, vésicule). Bot. Cellule accessoire de l'appareil de certains champignons.
OOCyte n. m. Biol. Syn. de ovocyte.
OOdeS [dèss] n. m. Genre de coléoptères carnassiers, renfermant des carabes bronzés ou noir brillant, nocturnes, qui vivent dans les lieux humides.
OOgone n. f. (du gr. ôon, œuf, et gonè, génération). Cellule dans laquelle se développent les éléments femelles chez Un grand nombre de végétaux.
Oolen, comm. de Belgique (Anvers, arr. de Turnhout); 2.530 h. Cordages.
OOlithe n. m. (du gr. ôon, œuf, et lithos, pierre). Calcaire composé de grains sphériques, semblables à des œufs de poisson : t'ootithe appartient aux formations jurassiques.
— Encycl Les principales formations oolithiques sont : Voolithe ferrugineuse, la grande oolithe, très répandue dans le Jura, etc. Elles fournissent en général d'excellente pierre à bâtir.
OOlitnique adj. Qui est de la nature de l'oolithe : calcaire oolithiqic-.
OOlOgie [jt] n. f. (du gr. oo?î, œuf, et logos, discoursi. Partie de l'ornithologie qui a pour objet l'étude des œufs. (Peu us.)
OOlOgique adj. Qui a rapport à l'oologie.
OPÉ
OOlyse [li-zc] n. f. (du gr. don, œuf, et lusis, dissolution). Biol, Dégénérescence des œufs moi fécondés.
OOmycèteS n. m. pi. Ordre de champignons, caractérisés par la propriété de former des œufs, et par leur thalle non cloisonné et enveloppé de cellulose. S. un oomycète.
Oonobs [nobss] n. m. Genre d'arachnides aranéides, renfermant de petites araignées jaunes ou rouges, à abdomen plus clair, qui vivent dans les maisons. (Une espèce de France se rencontre fréquemment dans les herbiers.)
Oordegem, comm. de Belgique 'Flandre-Orientale, arr. d'Alost) ; 2.070 h. Dentelles; toiles.
Oorderen, comm. de Belgique (prov. et arr. d'Anvers); 1.520 h.
OOSphère [o-os-fé-re] n. f. (du gr. do»!, œuf, et sphaira, boule). Bot. Elément femelle qui, fécondé par l'élément mâle, donne l'œuf.
OOSpore [o-os-po-re] n. f. (du gr. ôon. œuf, et spora. graine). Bot. Nom de l'œuf des algues et des champignons.
OoSt (Jacques Van), dit le Vieux, peintre flamand, né à Bruges (1000-1071); auteur de tableaux religieux peints avec une rare finesse de tons et une belle harmonie de couleurs. — Son [ils et élève. Jean- Jacques, dit le Jeune, né et m. à Bruges (1039-1713), a laissé des portraits remarquables.
OoStacker, comm.de Belgique (Flandre-Orientale, arr. de Uand); 5.110 h. Tanneries; fabrique de colle forte.
OOStCamp, comm. de Belgique (Flandre-Occidentale, arr. de Bruges); 7.210 h. Huileries; fabriques de cordages.
Oostduinkerke, comm. de Belgique (Flandre-Occidentale, arr. de Furnes) ; 2 550 h.
OoSt-EeCloO, comm. de Belgique (Flandre- Orientale, arr. d'Eecloo) ; 2.110 h. Blanchissage de toiles ; tissage.
OoSterhOUt, v. des Pays-Bas (Brabant-Septentrional), près de l'estuaire de la Meuse ; 12.000 h.
Oosterzeele, comm. de Belgique (Flandre- Orientale, arr. de Gand) ; 3.290 h.
Oostham, comm. de Belgique (Limbourg, arr. de Hassclt) : 1.550 h.
OoStmalle, comm. de Belgique (prov. et arr. d'Anvers); 1.510 h. Instruments aratoires; tisseranderies.
OoStnieUWkerke, comm. de Belgique (Flandre-Occidentale, arr. de Roulers), surle Ma ndel ; 2.870h. Construction de machines; manufacture de tabacs.
OoStrOOSbeke, comm.de Belgique (Flandre- Occidentale, arr. de Thielt), sur le Mandel; 4.100 h. Dentelles ; fabriques de bougies, chicorée, huile.
Oostvleteren, comm. de Belgique (Flandre- Occidentale, arr. d'Ypres) ; 1.750 h. Dentelles; cordages.
Ooteghem, comm. de Belgique (Flandre-Occidentale, arr. de Courtrai); 1.790 h.
OOtnèque [tè-ke] n. f. (du gr. don, œuf. etthèkê, boite). Coque dans laquelle sont renfermés les œufs des insectes coléoptères, et qui se forme dans le corps de la femelle ou qu'elle forme, en pondant, au moyen d'un liquide mucilagincux qui se durcit.
op., abréviation pour Je latin opus ou l'italien opéra, œuvre, que les compositeurs emploient, en le faisant suivre d'un numéro, pour désigner leurs œuvres dans l'ordre de la composition ou de la publication : Chopin, op. SI.
Opacifier [fi-è] v. a. (Se conj. comme prier.) Rendre opaque. S'opacifier v. pr. Devenir opaque.
opacité n. f. (lat. opacitas). Etat de ce qui est aque. Ombre épaisse : l'opacité d'une forêt sacrée, l'ig. Obscurité intellectuelle ou morale. Ant. Transparence.
opalage n. m. Action d'opaler le sucre.
Opale n. f. (lat. opalus). Pierre précieuse, à reflets changeants, qui est une variété de silice hydratée: les yens superstitieux attribuent à l'opale une influence malfaisante. Couleur de l'opale. Croûte cristalline qui se forme à la surface du sucre en fusion dans les formes. Adj. Qui a la couleur de l'opale : pierre opale.
— Encycl. L'opale ne cristallise pas ; elle renferme de 3 à 13 p. 100 d'eau; son aspect est gras et vitreux. Elle comprend plusieurs variétés ; la plus recherchée est Vopale noble, dont la beauté des reflets fait une pierre estimée en joaillerie; on la taille en cabochons. Les plus beaux échantillons viennent de Hongrie ;les couleurs variées qu'elle réfléchit lui ont fait donner les noms d'opale à flammes, opale à paillettes, opale orientale. Vopale de feu, Vopale miellée, Vopale flamboyante sont des variétés que l'on trouve au Mexique ; elles présentent des reflets irisés, dans lesquels domine le rouge de feu. 11 existe un grand nombre d'autres variétés d'opales : l'hyalite, le silex résinite, le silex nectique, etc.
Opaler [lé] v. a. Briser la croûte opale qui se produit dans les formes à la surface du sucre.
opalescence [lès-san-se] n. f. Reflet opalin.
opalescent [lés-sari], 6 adj. Qui prend une teinte d'opale : liquide opalescent.
opalin, e adj. Qui a la teinte laiteuse et blanchâtre, les reflets irisés de l'opale.
opalisant [zan], e adj. Qui offre des reflets brillants comme ceux de l'opale. (Peu us.)
opalisé [zé], e adj. Converti en opale. Qui a pris une teinte opaline.
opaque adj. (du lat. opaeus, épais, ténébreux). Qui n'est pas transparent, qui ne laisse point passer la lumière: corps opaque. Ant. Transparent.
Opatre n m. Genre d'insectes coléoptères hétéromères, renfermant de petites formes qui vivent dans les terrains sablonneux de tout l'ancien monde. (Une espèce est commune aux environs de Paris.)
Opbrakel, comm. de Belgique (Flaudre-Orientale, arr. d'Audenarde); 1.990 h.
op. cit., abréviation des mots latins opère citato, signif. dans l'ouvrage cité.
Opdorp, comm. de Belgique (Flandre-Orientale, arr. de Termonde) ; 1.520 h. Toiles; huiles.
Ope n. m. (lat. opa, gr. opè). Arrhit. Trou ménagé pour recevoir une tête de poutre.
opéra n. m. (ital. opéra, du latin opéra, œuvre). Poème dramatique mis en. musique, sans dialogue
OPÊ
parlé, et composa de récitatifs et de chants soutenus par un orchestre, quelquefois mêlés de danses : Lulli fut le véritable créateur de l'opéra en France. Théâtre où l'on joue cette sorte d'ouvrage. Opéra sérieux ou grand opéra, celui dans lequel l'action est trafique. Opéra-comique, v. à son ordre alph. Opéra bouffe, celui dont les personnages appartiennent à la comédie. Opéra spirituel, autre nom de l'oratorio. PI. des opéra*.
— Encycl. La création de l'opéra fut préparée au \y\<- siècle, â Florence, par quelques musiciens qui trouvèrent le chant monodique accompagné par quelques instruments. Puis Monteverde découvrit la modulation et détermina la tonalité moderne. La naissance de L'opéra français remonte à 1671. année où Pomone, dont la musique était de Cambert et les paroles de IVrrin, fut représentée a Paris. Mais bientôt Lulli obtint le transfert à son nom du privilège de Perrin et fonda, en 1672, l'Académie royale de musique. Pendant quatorze ans, Lulli (dont le librettiste était Quinaultj soutint le succès de son théâtre d'opéra. Tombé en décadence à sa mort, l'opéra se releva avec Campra. Puis Rameau révolutionna l'art avec une série de chefs-d'œuvre. Gluck vint d'Allemagne pour compléter la révolution commencée par Hameau ; et l'un joua ensuite les œuvres de Grétry, Cherubini, Méhul, Lesueur, Gluck. Apres avoir subi une éclipse d'une vingtaine d'années, la scène de l'opéra s'illustra de nouveau avec la Muette de Portici, d'Auber, et Guillaume Tell, de Rossini, qui inaugurèrent la véritable école moderne (Meyerbeer, Berlioz, Italévy, Gounod, A. Thomas, Bizet, Reycr, Massenet, Saint-Saëns). L'école italienne, école de la mélodie et du bel canto, fut représentée a la fin du xvino siècle et au xix«, par Paisiello, Cimarosa, Rossini, Donizetti, Bellini, Mercadante, Pacini et Verdi. L'Allemagne pendant longtemps se contenta de l'opéra italien. Ce n'est qu'après la Finie enchantée de Mozart et Fidelio de Beethoven, que le véritable opéra allemand eut ses représentants, avec Weber, Spohr, Marschner, Nicolaf, Lortzing et Richard Wagner. V. OPÉRA-COMIQUE, MUSIQUE.
Opéra (théâtre de l'), superbe monument construit à Paris de 1802 à 1874, par l'architecte français Charles Garnier. Orné de sculptures et de peintures remarquables, cet édifice est le plus vaste et le plus beau théâtre du monde. Parmi les auteurs des bustes, statues ou groupes, qui décorent le monument, il- faut citer Falguières, Dubois, Watriinelle, Aizclin, Chapu, Guillaume, Jouffroy, Perraud, Carpeaux, Millet. Parmi les peintres, Pils, Lenepveu, Boulanger, Paul Baudry.
L'Opéra, ou Académie nationale de musique, reçoit une importante subvention de l'Etat.
opérable adj. Qu'on peut opérer : malade opérable.
opéra-comique n. m.
Pièce moitié sérieuse, moitié comique, dans laquelle le chant alterne avec le dialogue parlé.
PI. des opéras-comiques.
— Encycl. L'opéra-comique date du commencement du xvme siècle; mais il eut des débuts fort pénibles, et ce n'est qu'au bout de cinquante ans que son succès s'affirma pour aller, depuis, toujours grandissant. Tout d'abord l'opéra-comique consistait en vaudevilles et parodies, surtout en parodies de pièces jouées à l'Opéra, d'où son nom; ce ne fut que vers 1755 que son genre fut définitivement fondé. Parmi les plus célèbres compositeurs d'opérascomiques, citons dans l'ordre chronologique : Philidor, Monsigny, Gossec, Dalayrac, Berton, Cherubini, Mehul, Boieldieu, Lesueur, Nicolo, Paér, Rossini, Hérold, Auber, Helévy, Adam, Clapisson, Carafa, Reber, Meillart, Meyerbeer, Flotow, F." David, V. Massé, A. Thomas, Goiinod, Poise, Lalo, Bizet. Delibes, Massenet, Saint-Saëns, Messager, Charpentier, etc. V. OPÉRA, MUSIQUE.
Opéra-Comique (théâtre de f), à Paris, construit par Bernier (1898), sur l'emplacement de la salle Favart, incendiée en 1887. Le monument est orné
Opérant [ran], 6 adj. Thèol. Qui opère, qui est propre à opérer : grâce opérante.
Opérateur, trice n. Personne qui fait : des opérateurs d'iniquités. Personne qui fait des opérations de chirurgie, de physique, etc. Organe de la machine-outil opposé au récepteur, accomplissant le travail utile que la machine doit fournir.
opératif, ive adj. Qui a rapport aux œuvres, a l'action ; qui est destiné â l'action.
Opération [»i-o?j] n. f. fiât, operatio). Action d'un pouvoir, d'une faculté, d'un agent qui produit son effet : opération de l'entendement ; opération I ftimiqve. Ensemble des moyens que l'on combine pour en obtenir un résultat: une opération financière. Intervention pratiquée par le chirurgien sur un malade : faire [Opération du trépan, de la cataracte, etc. Manœuvre, combat, etc., exécutés par une armée en vue d'un but déterminé : opérations militaires. Ligne d'opération, direction suivie par une armée dans un louvement stratégique. Base d'opération, ensemble 3 points occupés sur lesquels s'appuie une armée ans ses mouvements stratégiques. Opération d'arithmétique, série de calculs ayant pour but la démonstration d'un théorème ou la recherche d'une ou plusieurs quantités inconnues : les quatre opérations fondamentales sont l'addition, la soustraction, la multiplication et la division. Thèol. Action de Dieu ou de la grâce sur la volonté.
— Encycl Chir. Avant de pratiquer une opération, le chirurgien doit examiner les indications opératoires, c'est-à-dire la nécessité de l'intervention et les contre - indications : difficultés, complications, etc.
Depuis 1850, on pratique Yaneslhésie soit àl'éther, soit au chloroforme, et depuis peu on utilise les propriétés analgésiques des injections intra-rachidiennes de cocaïne. Puis on prépare le champ opératoire d'après les règles rigoureuses de l'asepsie et de l'antisepsie, règles que l'on suit aussi pour l'aménagement de la salle d'opération. V. stérilisation,
ASEPSIE et ANTISEPSIE.
Opératoire adj. Qui a rapport aux opérations chirurgicales : médecine opératoire.
Opèrculaire [per-ku 1ère] adj. Qui fait office
OPll
da
Opéra-Comique (Pari3).
d'oeuvres des sculpteurs Falguière, Mercié. Coutan, et des peintres Benjamin Constant, Fr. Flameng. Raph, Collin, Tondouze, Gervex, Maignan, Luc- Ohvier-Merson. L'Opéra-Comique reçoit une subvention de l'Etat.
Opéra de Paris.
d'opercule : valve opèrculaire. N. f. Genre d'infusoires vivant sur divers insectes aquatiques d'Europe.
opercule [pèr] n. m.(lat. operculum). Hist. nat. Mince couvercle qui ferme les cellules des abeilles. Partie qui sert de couvercle à l'urne des mousses. Membrane qui recouvre l'ouverture des narines placées à la base du bec des oiseaux. Pièce paire qui recouvre les branchies chez les poissons. Pièce cornée qui sert aux mollusques gastéropodes à clore leur coquille.
operculé, e [pèr] adj. Muni d'un opercule: coquille operculée.
Operculifère adj. Syn. de operculé.
operculiforme [pèr] adj. Qui a la forme d'un opercule.
opéré, e adj. et n. Se dit d'une personne qui subit, qui a subi une opération chirurgicale: une femme opérée; un opéré.
opère operato (ex), mots lat. signif. : Par le sextl accomplissement de l'acte. Formule usitée en théologie pour exprimer l'effet des sacrements, qui, reçus par une âme suffisamment disposée, produisent la grâce par leur propre vertu et non en vertu de l'acte de celui qui agit (ex opère operantis), comme la prière et les bonnes œuvres.
opérer [ré] v. a. (lat. operari ; de opus, eris, œuvre. — Seconj. comme accélérer.) Accomplir, exécuter par son travail, son effort, un certain effet : opérer des miracles. Soumettre à une opération chirurgicale: opérer un malade; opérer une tumeur. Faire une opération de calcul, de chimie : opérer un mélange. Absolum. Produire un effet : médicament qui opère ; la grâce opère en vous.
opérette [ré-te] n. f. Petit opéra-comique du genre bouffe: Offenbach a écrit des opérettes pleines de verve.
— Encycl. L'opérette, quiia pris naissance en France au milieu du xix" siècle, ne fut d'abord qu'un opéra en miniature, un petit ouvrage lyrique en un seul acte, avec deux ou trois personnages. Hervé et Offenbach commencèrent ainsi. Le genre s'élargit peu à peu et les compositeurs n'écrivirent plus que des opérettes à deux ou trois actes, œuvres dans lesquelles ils dépensaient parfois beaucoup d'esprit, d'élégance et de savoir. Parmi les compositeurs qui cultivèrent ce genre musical, qui jouit pendant un demi-siècle d'une grande faveur auprès du public français, nous citerons Hervé, Offenbach, Lecoq, Suppé, Audran, Varney, Planquette, Vasseur, Serjette. Lacome, etc.
Ophain-Bois-Seigneur-Isaac,oomm.de
Belgique (Brabant, arr. de Nivelles) ; 1.64-0 h. Brasseries; tisseranderies ; étoffes. Lieu de pèlerinage. Ophasselt, comm. de Belgique (Flandre- Orientale, arr. d'Alost) ; i.400 h.
Opbel
Ophicléîde.
Ophélie, personnage <Yllumlel, tragédie de Shakspeare. et lune des plus délicieuses créations de ce poète. Ophélie, devenue folle par désespoir, cueille des fleurs su r
les bords
d'une rivière, t o m b e dans les eaux et y t r o il v e la mort. V .
Ha.mi.ei.
Ophel-
laS, roi de Cyrène, néà Fella(Ma..c doine), m.
en 308 av.
J.-C. Il suivit Alexandre en Asie et devint un des 1 i eulenantsdePtolémée.
ophia-
SiS[:iss;n.
f. Forme de
l'alopécie,
dans laquelle
les cheveux ou poils tombent en dessinant des si-
nuositées serpentiformes.
opnicléide n. m. (du gr. ophis, serpent, et kleis, kleidos, clefj. Instrument de cuivre, à vent et à clefs : l'ophicléide a le son rude, lourd, et le mécanisme défectueux.
— Encycl. L'ophicléide fut inventé en Allemagne au commencement du xixe siècle et remplaça bientôt le serpent dans les églises et dans les musiques militaires. Il avait pour celles-ci l'avantage de produire des basses puissantes, mais le son était lourd, rude et épais. Il est presque partout abandonné maintenant et remplacé par les tubas et contrebasses en cuivre. L'étendue de l'ophicléide est de trois octaves.
ophidien, enne [di-in, é-ne]
adj. (du gr. ophis, serpent, et eidos, aspect). Qui ressemble ou se rapporte aux serpents. N. m. pi. Ordre de repaies comprenant tous ceux qui sont dépourvus de membres et que l'on désigne sous le nom vulgaire de serpents- S. un ophidien.
— Encycl. Les ophidiens sont allongés, cylindriques ; leur tête est constituée de telle manière que les mâchoires peuvent s'ouvrir d'une façon extraordinaire, ce qui leur permet d'avaler des proies plus grosse-; qu'eux-mêmes- D'après leur système dentaire, on les divise en opoléroaontes, colubriformes, protéroglyphes et solénoglyphei,
OphiODOle n. m. Genre de champignons du groupe des sphériacées, dont une espèce se développe à la base de certaines graminées et en facilite la verse-
OphioglOSSacéeS [glo-sa-sé] n. f. pi. Famille de plantes ayant pour type Yophioglosse. S. une ophiuglossacée.
OphiOglosSe [glo-se] n. m. Genre d'ophioglossacées, appelées vulgairement lanques-de-scr, ent, herbes sans couture, très communes dans les prairies humides et les marécages de toute l'Europe.
ophiOgraphie n. f. Syn. de ophiologie.
OphiOgraphique adj. Syn. de opiiioi.oc.iQUE.
Ophiolâtre n. m. Qui pratique l'ophiolâtrie.
oplliolâtrie [(/f n. f- Jdu gr. ophis, serpent, et latreuein, adorer). Culte des serpents : l'ophiolâtrie existe encore dans l'Inde.
ophiologie [jt] ou ophiographie [fi] n f.
(gr. ophis, serpent, et logos, discours, ou graphe, description). Description des serpents.
ophiologique ou ophiOgraphique adj
Qui a rapport à l'ophiotogie : études ophioiogiquest
OphiolOgiste [jis-té] n. m. Celui qui écrit suites serpents.
ophiOHlUSium [zi-om'] n. m. Genre d'éehinodermes renfermant des étoiles de mer, qui habitent les profondeurs de l'Océan, vers 1.V00 m. de profondeur.
Ophion n. m. Genre d'insectes hyménoptères, communs en France.
Ophiophage adj. (du gr ophis, serpent, et phagein, manger). Qui se nourrit de serpents. Substantiv. : une peuplade d'ophiophages. N. m. Espèce de grand serpent venimeux de l'Inde, qui appartient au genre naja : l'ophiophage, qui peut atteindre quatre mètres de long, est un serpent très venimeux, qui se nourrit surtout de serpents.
Ophiophagie [ji] n. f. (de ophiophage). Habitude de se nourrir de serpents.
ophiopS [opss]n. m. Genre de reptiles sauriens de la famille des lacertidés. renfermant des lézards de petite taille, mais très allongés, qui vivent dans les régions arides de l'ancien monde.
Ophiorhize n. f. Genre de rubiacées, comprenant des plantes herbacées de la région indomalaise et de l'Amérique du Sud : la racine d'une espèce d'ophiorhize (ophiorhize nitréole) jiasse pour un spécifique contre la morsure des serpents.
Ophioxylon n. m. Genre d'apocynacées.
— Encycl- Les opbioxylons sont des arbrisseaux à (leurs disposées en fascicules terminaux. On en connaît une quarantaine d'espèces des régions chaudes du globe ; quelques-unes jouissent aux Indes d'une grande réputation et, sous le nom de bois ou racine de serpent, on les emploie comme spécifiques contre le venin du serpent.
Ophique adj. (du gr. ophis, serpent). Qui a rapport au serpent. Culte ophique, culte, idolâtrie qui a le serpent pour objet.