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OPH

Ophir, contrée de l'Orient, peut-être l'Yémen, peut-être on Afrique, oùSaiomon envoyait chercher de l'or. Celait le Pérou de l'antiquité". — Volcan de Sumatra, appelé aussi Gonnong-Ledniig (2.929 m. d'altitude).

Ophisure [au-re] n. ni. Genre de poissons physostumes des mers d'Europe,

— Encycl. Les ophisurcs sont des poissons longs. cylindriques, à tète allongée, avec bouche bien fendue et armée de dents fines : leur peau est nue. Une espèce, l'ophisure serpent ophisums serpens), est commune dans la Méditerranée et atteint deux mètres de long.

Ophite n. m. (du gr. ophis, serpent). Marbre d'un vert obscur, rayé de filets jaunes entre-croisés.

ophite n. m (du gr. Ojdiis, serpent). Membre d'une secte, de gnostiques du w siècle, qui faisait du serpent le symbole du Messie et le centre de la religion.

ophiteUX, euse [teu, eu se] adj. Qui contient de l'ophile,

Ophitique adj. Qui imite l'aspect du marbre appelé ophite.

Ophiuchus, constellation de l'hémisphère boréal, appelée aussi Serpentaire et Esculape.

ophiure n. f. Genre d'échinodermes, caractérisés par un corps en disque, couvert de granules et autour duquel rayonnent des bras fins, épineux, semblables à des anuélides : les ophiures sont répandues dans toutes les mers du globe. Bot. Genre de graminées, des régions tropicales de l'ancien monde.

ophiurideS n. m p!. Ordre d'échinodermes, comprenant les ophiures et formes voisines. S. un

Pophiuride.

ophone n. m. Genre de coléoptères carnassiers, comprenant des carabes d'assez grande taille, roux ou bruns, nocturnes, fouisseurs, qui vivent sur l'hémisphère boréal, et dont plusieurs espèces se trouvent aux environs de Paris.

Ophoven, connn. de Belgique (Limbourg, arr. de Maeseyck); 1.390 h.

Ophryon n. m- (du gr. ophnts, sourcil). Point de la suture frontale, situé sur la ligne médiane, entre les arcades sourcilières.

ophrys [friss] n. f. Genre d'orchidées, type d'une famille dite des ophrydées.

— Encycl. Les ophrys sont de curieuses plantes, dont les fleurs affectent des formes bizarres, qui la plupart du temps offrent l'aspect d'un insecte (mouche, abeille, araignée, etc.) occupé à butiner.

ophtalmalgie [/f]n. f. idu gr. ophthalmos, œil,

et aigus, douleur). Névralgie de 1 œil.

Ophtalmie [mi] n. f. (du gr. ophthalmos, œil). Affection inllammatoirc de i'œil et de ses annexes. Art vétér. Ophtalmie périodique, ophtalmie interne qui, chez les solipèdes, a un caractère marqué de périodicité. Ophtalmie venimeuse, maladie due à la présence de Pilaires â l'intérieur de l'œil, chez le cheval, le bœuf.

— Encycl. Méd. L'ophtalmie ou inflammation de l'oeil et de ses annexas comprend par suite les maladies de la conjonctive, de la cornée, de la choroïde, etc. Mais l'usage a prévalu de ne décrire sous ce nom que Vophtalmie sympathique, qui se développe par sympathie ou probablement par propagation. Elle attaque l'œil normal, lorsque l'œil atteint contient un corps étranger ou est atteint de cyclite. Le traitement consiste dans l'énucléation de l'œil malade, et cette opération doit se faire dès le début de l'affection; plus tard, elle n'empêche pas la marche des lésions.

— Art vétér. L'ophtalmie se traite par des lavages au sulfate de zinc à 5 pour 1.000 dans l'eau.

Ophtalmique adj. Qui concerne les yeux.

Ophtalmodyilie [nî]a. f. (du gr. ophthalmos, œil, et odunê, douleur). Douleur de l'œil.

Ophtalmo-fantôme n. m. Appareil reproduisant les diverses parties de l'œil, et qui sert à faire les démonstrations d'ophtalmologie.

Ophtalmographe n. m. Celui qui s'occupe d'ophtalniographie.

ophtalmographie [ft] n. f. (du gr ophthalmos, œil. et graphein, décrire). Partie de l'analomie qui se rapporte à la description de l'œil.

ophtalmographique adj. Relatif a l'ophlai-

mographie.

Ophtalmolithe n. f. (du gr ophthalmos, œil, et lithos, pierre). Concrétion oculaire.

ophtalmologie [ji] n. r. du gr. ophthalmos,

œil. et iugos. discours). Science de l'analomie, de la pathologie et de la thérapeutique de l'œil.

Ophtalmologique adj. Qui a rapport à l'ophtalmologie : clinique ophtalmologique.

ophtalmologiste [jis-te] u ophtalmologue n. m. Celui qui s'occupe d'ophtalmologie.

ophtalmomètre n. m. (du gr. ophthalmos, œil, et melron, mesure). Instrument qui sert à mesurer sur l'être vivant les différentes parties de l'œil.

Ophtalmométrie [tri] n. f. Art ou action de se servir de l'ophtalmomètre.

Ophtalmométrique adj. Qui a rapport à l'ophtalmométrie.

ophtalmo-microscope n. m. Ophtaimo-

scope au moyen duquel on examine l'image formée au fond de l'œil.

ophtalmoplastie >Ms-/i; n.f (du ?r. opA(W-

mos, œil, et plassein, former) Art de remplacer les yeux perdus par des veux artificiels. Greffe oculaire. Ophtalmoplégie [;f] n. f. 'du gr. ophthalmos, œil, et ptégè, coup). Paralysie des muscles de l'œil.

ophtalmoptose [ptô-ze] n. f. (du gr. ophthalmos, œil, et pt'.sis, chute). Saillie de l'œil hors de l'orbite.

ophtalmo-réaction n. f. Réaction de la muqueuse oculaire à 1 instillation de tuberculine, pour déceler la présence de la tuberculose.

ophtalmorragie [mo-ra-ji] n. f. (du gr. ophthalmos, œil, et rhagâ, rupture). Hémorragie de la conjonctive de l'œil.

ophtalmorragique [mo-ra-ji-ke\ adj. Qui concerne l'ophtalmorragic.

ophtalmoscope [mos-ko-pe] n. m. (du gr. ophthalmos, œil. et skupein, examiner). Instrument qui sert à examiner l'intérieur de l'œil.

— Ency l. Un ophtalmoscope consiste essentiellement en un miroir réfléchissant les rayons d'une source lumineuse pour éclairer le fond de l'œil par la pupille et disposé de façon que l'observateur puisse aisément voir le fond de l'œil ainsi éclairé. 1. 'ophtalmoscope usuel consiste simplement en un miroir concave, percé d'un trou en son milieu. Ce miroir, fixé sur le front de l'observateur par une courroie ou tenu à la main par un manche, fait converger dans l'œil du sujet la lumière d'une lampe placée pies de lui, tandis que l'observateur regarde par le trou central,

ophtalmOSCOpie [mos-ko-pt] n. f. Examen de l'intérieur de l'œil sur le vivant.

ophtalmOSCOpique [mos-ko] adj. Qui a rapport a l'ophtalnioscopie.

ophtalmostat [mos-ta] n. m. (du gr- ophlhulmOS, oui, et statos, arrêté). Instrument au moyen duquel on écarte les paupières et maintient immobile le globe de l'œil.

ophtalmotomie [mi] n. f. (du gr. ophthalmos. œil, et tome, section). Ablation de l'œil.

ophtalmotomique adj. Qui concerne l'ophtalmotoniie.

opiacé, 6 adj. Qui contient de l'opium : les préparations opiacées ne doivent jamais être administrées à des enfants.

opiacer [se] v. a. (Prend une cédille sous le c devant a et o : il opiaça, nous opiaçons.) Mettre de l'opium dans : opiacer une potion.

Opiat [pi-a] n. m. (de opium). Autrcf., électuaire où il entrait de l'opium. Auj., électuaire quelconque. Pâte pour nettoyer les dents (crème de tartre, cochenille, miel blanc).

opiate n. f. Ancienne forme de OPIAT.

Opiat ique adj. Qui se fait par l'opium.

Opie (John), peintre anglais, né dans le comté de Cornouailles, m. à Londres (1701-1807). Ses portraits, ses scènes de genre et d'histoire obtinrent un grand succès. — Sa femme, Amelia Anderson, née et m. à Norwich (1769-1853), publia des romans et des poésies.

Opilatif, ive adj. (de opiler). Qui obstrue les conduits naturels : médicament opilaiif.

opilation [si-on] n. f. (de opiler). Méd. Obstruction.

Opile n. m. Genre de coléoptères térédiles, renfermant de petits déridés rouges ou bruns, avec les élytres marqués de jaune et de noir, qui vivent dans l'ancien monde.

opiler [lé] v. n. (lat. oppilare). Méd. Obstruer.

opimes adj. f. pi. (du lat. opimus, riche). Dépouilles opimes, remportées par un général romain qui avait tué le général ennemi. Fig. Uiche profit.

OpimiuS [uss] (Lucius), consul romain en 121 av. J.-C. adversaire de Caïus Gracchus, au meurtre duquel il participa. Il fut plus tard condamné pour s'être laissé corrompre par Jugurtha, et périt misérablement.

opinant [nari] n. m. Qui opine.

Opiner [né] v. n. (lat. opinari). Dire son avis sur un sujet en délibération. Opiner du bonnet, être toujours de l'avis des autres, comme le faisaient jadis, dans une délibération, certains juges qui se contentaient de lever leur bonnet en signe d'assentiment à l'avis de la majorité.

Opineur n- m. Celui qui émet une opinion. (Peu us.). ,

opiniâtre adj. Tenace dans son opinion, sa volonté : esprit opiniâtre, enfant opiniâtre. Fig. Où il y a de la persévérance, de l'obstination, de l'acharnement : travail, haine, combat opiniâtre. Qui résiste aux remèdes : fièvre, rhume opiniâtre. Substantiv. Personne opiniâtre : un opiniâtre.

opiniâtrement [mari] adv. Avec opiniâtreté.

Opiniàtrer [tré]\. a. (de opiniâtre). Contrarier ou contredire : opiniâtrer un enfant- (Vx.) Soutenir avec obstination : opiniâtrer une a/faire. (Vx.) S'opi niâtrer v. pr. S'obstiner fortement.

opiniâtreté n. f. Caractère opiniâtre. Fermeté, constance : travailler avec opiniâtreté. Fig. Persistance : l'opiniâtreté de la fièvre.

Opinion n. f. Avis de celui qui opine : donner son opinion. Sentiment qu'on se forme d'une chose : les opinions sont libres. Sentiment d'une classe de personnes : les opinions des libéraux. Jugement, favorable ou défavorable, qu'on porte sur une personne ou sur une chose : avoir mauvaise opinion de qwlqu'un. Opinion publique, ou, absolum., l'opinion, ce que pense le public : braver l'opinion. Affaire, chose d'opinion, chose sur laquelle chacun pense d'après sa volonté ou d'après l'usage reçu. Prov. : L'opinion est la reine du monde, le monde se laisse conduire par l'opinion publique.

opinioniste [nis-te] n. m. Membre d'une secte du xv siècle, qui ne reconnaissait pas le pape pour vicaire du Christ, parce qu'il n'imitait pas sa pauvreté.

opiomane adj. et n. (de opium, et manie). Qui a la manie de manger ou de fumer de l'opium.

opiophage adj. et n. (du gr. opion, opium, et phagein, manger). Personne qui mange fréquemment de l'opium.

Opiophagie [ji] n. f. Habitude des opiophages : l'opiophagie est répandue chez les Arubes nomades.

Opique adj. Syn. de osque.

opisthobranches [pis-to] n. m. pi. Groupe de mollusques gastéropodes, comprenant ceux dont les branchies sont placées en dessous de la région postérieure du corps. S- un opistholiranche.

opisthodome [pis-to] n. m. (du gr. opisthen, derrière, et domos, maison). Partie postérieure d'un par temple grec et particulièrement du Parthénon.

opisthognatisme [pis-togh-na-tis-me] n. m.

'du gr. opisthen, derrière, et gnalhos, mâchoire). Aspect de la face lorsque la ligne du profil est dirigée d'avant en arrière. Ant- Prognathisme.

opisthographe [pis-to] adj. (dugr. opisthen, par derrière, et graphein, écrire . Se dit d'un manuscrit couvert d'écriture au recto et au verso.

OPO

opisthographie [pis-lo-gra-ft] n. f. (de opisthographe). Manière d'écrire sur les deux cotés d'un feuillet.

OpisthoprOCte; /-is-(o] n. m. Genre «le poissons malacoptérygiens, des grandes profondeurs abyssales : les opisthoproctes sont remarquables par l'énormité de leurs yeux,

OpiSthotOïlOS [pis-to-to-nos] n. m. (du gr. opisthen, en arrière, et tonos, tension). Forme avancée du tétanos.

OpitZ (Martin), poète allemand, né à Bun/l.iu (Silésiej, m. à Dantzig (1697-1639). Il réforma la métrique allemande en substituant aux lois du nombre des syllabes les règles de l'accent.

opium [;ji-om'] n. m. (gr. opion). Suc de plusieurs espèces de pavot, et notamment du pavot blanc, qui a une propriété narcotique : les Chinois fument l opium, l'ig. Cause d'assoupissement moral : les loteries sont l'opium de la misère.

— Encycl. Méd.. On obtient l'opium en recueillant le suc qui s'écoule des incisions faites aux capsules du papaver; il s'épaissit rapidement h l'air, et les larmes que l'on recueille sont agglomérées pour constituer l'opium brut du commerce.

L'opium contient un grand nombre de corps chimiquement séparés : ynéconine, méeoniasinr. et dixhuit alcaloïdes, dont les six principaux sont: Hiorphine, codéine, narcéine, narcotine, papavérine et thebalne.

Au point de vue physiologique, l'opium possède à peu près les mêmes qualités que la morphine ; l'accoutumance permet, en effet, d'absorber des doses considérables de ce corps, mais les mangeurs d'opium sont plus rapidement déprimés que les fumeurs.

Ses propriétés le font employer comme somnifère ; on l'utilise aussi dans les crises gastriques, la diarrhée, les vomissements, les dyspnées, l'insuffisance aortique.

Il est contre-indiqué dans les états congestifs ; enfin, on ne doit jamais en faire prendre aux enfants.

L'opium entre dans une infinité de formules pharmaceutiques ; les principales sont : extrait d'opium, gouttes noires anglaises , laudanum de Rousseau et de Sijdenham, teinture d'opium, sirop d'opium, diacode, pilules de cynugloss.; élixir parégoriq lie.

Oplinter, comm. de Belgique (Brabanl, arr. de Louvain); 1.280 h.

oplomachie n. f. V. iioplomachie.

Opobalsamum [za-mom'] n. m. (du gr. opos, suc, et balsamon, baume). Baume de La Mecque, autrefois très réputé.

Opodeldoch [del-dok] n. m. Médicament anglais, à base de savon aromatisé : l'opodeldoch s'emploie en frictions contre les douleurs.

— Encycl. L'opodeldoch est un Uniment formé d'alcool contenant en dissolution de l'ammoniaque, du camphre, des essences de thym et de romarin et du savon animal. On peut l'additionner de chloroforme ou de laudanum.

Opoix (Christophe), conventionnel et écrivain français, né et m. à Provins (17 15-I850).

opolé n. m. (du gr. opos, suc). Nom générique donné en pharmacie aux sucs de plantes.

Oponce n. m. (lat. opuntia). Genre de cactacées.

— Encycl. Les oponces (opuntia), que l'on appelle aussi raquettes à cause de la forme de leurs feuilles, sont des cactus dont les feuilles sont cylindriques et portent des aréoles épineuses, d'où sortent les fleurs. Originaires de l'Amérique, ces

plantes sont souvent cultivées ce genre appartient le nopal.

opontiacées [si-a-sé] n. f. pi. Bot. Syn. de cactacées. S. une opontiacée.

opopanax )»«/,.»', n. m. (du gr. opos, suc, et pannx, plante médicinale).

Genre d'ombellifèresdes régions chaudes d'Europe etd'Asie. employées en pharmacie pour la confection de certains baumes (baume de Fioravanti) et en parfumerie . Parfum fabriqué avec la gomme-résine de l'opopanax. (On écrit souvent à tort opoponax.)

OportO. Géogr. V.

Porto.

opossum [po-sorri] n. m. Nom vulgaire des sarigues.

opothérapie [pi]

n. f (du gr. opos, suc, et Iherapeia, traitement). Méthode thérapeutique, dans laquelle on se sert de sucs extraits des glandes, des parenchymes, des tissus de provenance animale, pour combattre les phénomènes dus à l'absence, à l'altération ou à l'insuffisance des organes correspondants de l'homme.

— Encycl. La méthode opothérapique est fort ancienne; on en a trouvé des vestiges dans certaines habitudes des peuples sauvages mangeant certains organes des animaux. Scientifiquement, c'est Broun Séquard qui a fondé l'opothérapie en 1889.

Actuellement, tous ou presque tous les organes et tissus (corps thyroïde, thymus, corps pituitaire, capsules surrénales, rate, testicules, ovaires, foie, pancréas, etc.), ont été utilisés à l'état frais ou sous torme d'extraits, ingérés ou injectés, mais avec des succès divers. Les résultats les plus précis ont été obtenus par les extraits du corps thyroïde dans le myxœdème, des capsules surrénales dans la maladie d'Addison, d'ovaires dans la ménopause ou la castration chirurgicale.

Oponces.

dans 1rs serres. A

Opopanax.

OPO

opothérapique adj. Qui a rapport à l'opothérapie.

Oppèd3 (Jean ni: Maynier, baron d'), magistrat français, né et m. à Aix-en-Provence (1496-1BB8), premier président du parlement d'Aix et lieutenant général de Provence. Il est resté célèbre pour avoir dirigé en 1545 l'exécution des vaudois.

Oppeln, v. de Prusse (Silésie), sur l'Oder ; 31.000 h. Drapa.

Oppenord (Gilles-Marie), dit le Dorromini français, architecte et dessinateur français, élevé de 11. ml n Mansarl 1672-1742).

Oppert [o-pèr] (Jules), orientaliste français, membre de l'Académie des inscriptions, né à Hambourg, m. à Taris ( isj:, 190B ; auteur de remarquables travaux d'assj riologie. I In lui doit les Eléments de la grammaire assyrienne.

oppidum ;</<»»'] n. m. (m.

lai.). Aniiq. rom. Ville fortifiée.

Oppien Jo-pi-in], poète grec du n° Siècle, auteur de poèmes didactiques sur la Pèche et sur la Chasse.

opportun, e \o-por] adj.

(lat. opportunus ) . Favorable, qui arrive à propos : secours opportun. Ant. Inopportun.

Opportune sainte), abbesse du couvent de Montreuil, née vers 720, m. à Mon- pper '

treuil-au-Houlme (Orne) en 770. Fête le 22 août.

opportunément [o-por, man\ adv. Avec opportunité : Desaix arriva opportunément sur le champ de bataille de Marengo.

Opportunisme [o-por-lu-nis-me] n. m. Système politique de ceux qui, dans les circonstances difficiles, croient qu'il faut adoucir la rigueur des principes et temporiser, pour arriver plus sûrement au but, en profitant de toutes les circonstances opportunes. Le parti opportuniste français, dont les principaux chefs furent Gambetta et Jules Ferry, gouverna la France de 1879 à 18So, et s'opposa ensuite aux radicaux-socialistes sous le nom de parti progressiste.

Opportuniste [o-por-turnis-té] n. m. Partisan de l'opportunisme. Adjectiv. : politique opportuniste.

opportunité [o-por] n. f. Qualité de ce qui est opportun : l'opportunité d'une mesure.

Opposabilité [o-po-za] n. f. Qualité de ce qui est opposable : l'opposabilitc du pouce.

opposable [o-po-za-blé] adj. Qui peut s'opposer à : le singe, comme l'homme, a le pouct: opposable.

opposant [o-^o-zanj, e adj. et n. Qui s'oppose. Qui l'ait opposition. Membre de l'opposition. N. m. Nom donné à deux petits muscles qui mettent en opposition l'un le pouce, l'autre le petit doigt.

opposé [o-po-zé], e adj. Placé vis-à-vis : rives opposées. Contraire : intérêts opposés. Blas. Se dit de deux pièces disposées de telle sorte que le pied de l'une soit tourné vers le chef, le pied de l'autre vers la pointe de l'écu. Bot. Se dit des organes (feuilles, rameaux) insérés deux par deux et vis-à-vis l'un de l'autre sur la tige. Géom. Angles opposés par le sommet (a, b). angles tels que les côtés de l'un sont formés par le prolongement des côtés de l'autre : les angles opposés par le sommet sont égaux. N. m. Chose opposée, directement contraire : le bien est l'opposé du mal. A l'opposé, loe. adv. Au contraire. A l'opposi de loc. prép.En opposition avec.

Opposer [o-po-zé] v. a. (lat. opponere, supin oppositum). Placer une chose de manière qu'elle fasse obstacle à une autre : opposer une digue aux flots. Mettre vis-à-vis :

opposer deux motifs d'ornementation.

Mettre en parallèle : opposer les anciens aux modernes. Présenter comme adversaire : opjioser la rase à la force. Objecter : opposer de bonnes raisons. S'opposer v. pr. Etre contraire : s'opposer à un projet.

opposite [o-po-zi-te] n. m. (lat. op2>ositus). Le contraire. .'1 l'ojiposite L.c. adv. Vis-à-vis. A l'opposite de loc. prép. Vis-à-vis de.

oppOSitif, ive [ai] adj. Bot. Se dit des parties placées à l'opposite d'autres parties.

oppositiflore [zi] adj. Bot. Dont les fleurs sont portées sur des pédoncules opposés.

OppOSitifolié, e [zi] adj. Bot. Qui a des feuilles opposées.

Opposition [o-po-zi-si-on] n. f. (lai. oppositio). Position d'une chose vis-à-vis d'une autre. Contraste entre deux choses contraires : opposition de sentiments. Empêchement, obstacle. Action de s'opposer : être reçu dan* une société malgré l'opposition de plu sieurs membres. Contraste en vue d'obtenir un effet artistique : une opposition d'ombres et de lumières. Dr. Obstacle légal à l'accomplissement d'un acte ou d'une procédure : faire opposition d un jugement, à un payement. Arrêt d'une somme due entre les mains d'un tiers détenteur : mettre opposition sur les appointements de quelqu'un. Efforts que l'on oppose à un gouvernement pour nuire à son action. Parti de ceux qui sont opposés au gouvernement : l'opposition a voté contre le projet. Astr. Distance de 180» entre deux planètes : il y a éclipse de lune quand la lune est en opposition avec le soleil. Escr. Mouvement de la main par lequel on pare l'estocade. Bhét. Sorte d'antithèse par laquelle on réunit deux expressions qui paraissent contradictoires. Log. Ensemble des relations qui peuvent exister entre deux propositions qui, ayant même sujet et même attribut, diffèrent soit en quantité, soit en qualité, soit par les deux à la fois-

— Encycl. Dr. On distingue plusieurs sortes d'oppositions. Les principales sont : l'opposition aux jugements par défaut, la tierce opposition, l'opposition à payement, l'opposition au mariage, etc.

L'opposition par défaut est l'acte par lequel une partie qui n'a pas comparu dans l'instance s'oppose à l'exécution du jugement ou arrêt et en demande la réformation au tribunal qui l'a rendu : c'est la voie

a, I). Angles opposé* par le sommet.

du recours ouverte à la partie Jugée sans avoir été entendue, et elle diffère de l'appel en ce qu'elh pas portée devant un tribunal upérieur. L'opposition il. ni, être formée après la signification du jugement

par l'huissier et dans les délais: justices tic paix. trois jouis a partir île la signification j tribunaux de première instance, huitjours pour le défauteontre

avoué, jusqu'à l'exécution pour 1- défaut contre partie] tribunaux de commerce, huit Jours à dater de la signification.

Au criminel, l'opposition est ouverte contre : 1" les |.i ments «le simple police, cinq jours a dater de la signification du jugement; 2" les jugements des tribun iux de police correctionnelle, cinq jours à dater de la signification du jugement ou jusqu'à la prescription de la peine si le prévenu n'a pas connu la condamnation ou si elle ne lui a pas été signifiée ; 11" contre les arrêts de la cour d'assises en matière de presse.

Lorsqu'un jugement susceptible d'appel a été rendu par défaut, il ne peut en être appelé qu'après l'expiration des délais d'opposition. Après une seconde condamnation par défaut, la voie de l'appel rcsic seule ouverte.

A moins que le jugement ne soit susceptible d'exécution provisoire, l'opposition est suspensive, c'està-dire cpie l'exécution du jugement est suspendue quand il est formé opposition.

La tierce opposition est une voie de recours extraordinaire contre les jugements, ouverte au tiers qui n'a pas figuré dans l'instance et qui prétend que le jugement porte atteinte à ses droits. Exemple de l'utilité et de l'application de la tierce opposition : un dépositaire est condamné à restituer à une peronne qui le revendiquait l'objet qu'il a reçu en dépôt: le déposant peut craindre que l'objet ne soit repris et vendu par le revendiquant, et que ce dernier, étant insolvable, ne puisse plus tard l'indemniser; la tierce opposition permettra au déposant d'obtenir la suspension de l'exécution du jugement et, par conséquent, d'assurer la sauvegarde de ses droits.

L'opposition à payement est la saisie de toutes sommes dues aux créanciers de l'Etat entre les mains des comptables publics chargés de leur payement, par exploit d'huissier en vertu de titres authentiques ou ordonnance rendue sur requête par le juge.

Pour les oppositions relatives aux traitements ou pensions civils ou militaires, v. saisie-arrét.

L'opposition au mariage a pour but de faire connaître les empêchements légaux qui empêchent deux personnes de contracter une union valable. Elle est réservée aux ascendants en général. Elle arrête la célébration du mariage jusqu'à ce que le tribunal en ait donné mainlevée. V. mariage.

— Astr. L'opposition de la lune et du soleil correspond à la période de la pleine lune; c'est à ce moment qu'il peut y avoir éclipse de lune. Les planètes inférieures, Mercure et Vénus, ne peuvent jamais se trouver en opposition avec le soleil; au contraire, pour les planètes supérieures, ce phénomène se reproduit périodiquement et d'autant plus fréquemment que la planète est plus éloignée du soleil.

Qpprebai'S, comm. de Belgique (Brabant, arr. de Nivelles); J.âfiO h.

Oppressé [o-prè-sé], e n. el adj. Personne oppressée ou opprimée : l'oppressé s'arme contre loppresseur.

Oppresser [o-prè-sé] v. a. (du lat. opprimere, supin oppressum, même sens). Opprimer (vx). Presser fortement, gêner la respiration : l'asthme oppresse la poitrine. Tourmenter, fatiguer : souvenir qui ojipressc.

oppresseur [o-prh-seur] n. m. Qui opprime. Adj. : un pouvoir oppresseur. Ant. Opprimé.

oppressif [o-pré-si/], ive adj. Qui tend à opprimer : moyens oppressifs.

Oppression [o-prè-si-on] n. f. Action d'oppresser. Etat de ce qui est oppressé : oppression de poitrine.. Action d'opprimer, état de celui qui est opprimé : l'oppression d'un peuple.

oppressivement [o-prè-si-ve-man] adv. D'une manière oppressive : régner oppressivement sur un pays.

Opprimant [o-pri-mari], e adj. Qui opprime.

Opprimé [o-pri-mé], e adj. et n. Qu'on opprime : peuple opprimé ; gémir avec les opprimés. Ant. Oppresseur.

Opprimer [o-pri-mé] v. a. (lat. opprimere). Accabler par violence, par abus d'autorité : les puissants oppriment les faillies.

Opprobre [o-pro-bre] n. m. (lat. opprobrium). Ignominie profonde: état d'abjection : couvert d'opprobre ; vivre dans l'opprobre. Etre l'opprobre de sa famille, lui faire honte. Ant. Honneur.

Ops [opss], femme de Saturne, déesse de la terre, des moissons et des semences, chez les Romains (Mytk.).

opsiomètre, opsiométrie, opsiométrique. v. optomètre, etc.

opsomane n. Personne atteinte d'opsomanie.

Opsomanie [ni] n. f. (du gr. opson, mets, et mania, manie). Impulsion morbide, en vertu de laquelle certaines personnes ne peuvent supporter qu'un aliment particulier ou une catégorie d'aliments.

Optât (saint), évêque de Milève (auj. Mila, Algérie) et docteur de l'Eglise, né vers 315, m. vers 370. Auteur du traité latin Du schisme des donatistes. Fête le 4 juin.

optatif, ive adj. (du lat. optare, souhaiter). Qui exprime le souhait : formule optative. N. m. Mode des verbes sanscrits et grecs, qui exprime le souhait. Particule optative, particule servant à marquer un souhait.

optation [si-on] n. f. (de opter). Bhét. Figure qui consiste à exprimer un souhait sous forme d'exclamation. (Peu us.) Ant. Imprécation.

optativement [)nan] adv. Sous forme optative-

Opter [opté] v. a. (lat. optare). Choisir entre plusieurs choses qu'on ne peut faire ou avoir à la fois : opter entre deux fonctions incompatibles.

opticien [si-in] n. m. Celui qui connaît l'optique- (Vx.) Fabricant ou marchand d'instruments d'optique. Adjectiv. : ingénieur opticien.

OR

opticité n. f. Qualité de ce qui est favorable à la vue : VaplUitè il'- certaine* couleurs.

opticographie fi] n. f. Traité sur l'optique.

Peu us. i optimates n. m. pi. (lat. opt/x m qui

i i. nait a Rome les nobles, le parti aristocratique.

Optime m£\ adv. lui. lat.;. Pur plaçant, très bien.

optimisme [mis-me] n. m. 'du lat. opl très bon . Système philosophique de ceux qui tendent que tout est pour le mieux dans le monde. ou tout au moins que la somme de bien l'emporté sur celle du mal : Coptânisme de Fénelon. Par ext Tendance de ceux qui sont portés naturellement à voir tout en bien. Voltaire, dans Candide, a raillé l'optimisme. Ant Pessimisme.

— Encycl. Philo». Pour Socrate, Platon, Ici ciens, les alexandrins, le monde est un tout fini et harmonieux, où tout est admirablement ordonné en vue de la satisfaction des besoins de l'homme. L'optimisme ne devient un système que chez les modernes. Suivant Leibniz, Dieu conçoit une infinité de mondes possibles, et, comme il est souverainement bon et souverainement puissant, il réalise le meilleur . Bien que l'univers soit aujourd'hui le meilleur qui puisse être pour le moment, Leibniz admet sa perfectabilité indéfinie.

Optimiste [mis-te] n. Partisan de l'optimisme. Qui voit généralement les choses par leur bon côté. Adjectiv. : opinion optimiste. Ant. Pessimiste.

optimite n. f. (du lat. optimus, très bon . Excellence, bien absolu

option [op-si-on] n. f. lat. optio). Faculté, action d'opter.

— Encycl. Dr. L'option peut être légale ou conventionnelle : légale pour l'héritier qui a la faculté d'accepter ou de refuser une succession; conventionnelle lorsqu'un contrat donne la faculté de payer une chose ou une autre (obligation alternative créancier ou à un autre. Enfin, dans certains cas. le juge a le droit d'option; il peut reconnaître ou refuser un droit.

Optique adj. (gr. optikos ; de oplomai, je vois). Qui a rapport à la vision : apparence optique. Qui appartient à l'œil : nerf optique. Amjle optique ou angle de version, angle ayant son sommet à l'œil de l'observateur, et dont les côtés liassent par les extrémités d'une ligne considérée. Cône Optique, ensemble des rayons menés de l'œil de l'observateur à tous les points de l'objet observé. X. f. Partie de la physique qui traite des lois de la lumière et de la vision. Perspective, aspect des objets vus à distance : l'optique du théâtre. Illusion d'optique, erreur où notre vue nous fait tomber sur la distance, les dimensions, la forme, la couleur des corps. Fig. et fam. Erreur d'appréciation. Traité sur la lumière et les lois de la vision : l'optique de Newton. Boite dans laquelle on regarde, à travers une lentille grossissante, des estampes redressées par un miroir incliné à t:i».

— Encycl. Anat. et physiol. Les nerfs optiques naissent par une double racine des corps genouillés interne et externe. Les deux racines se réunissent pour former la bandelette optique, qui s'entrecroise avec celle du côté opposé pour former le chiasma des nerfs optiques. Du chiasma émergent les nerfs optiques. Chacun se dirige vers le trou optique du même coté, qu'il traverse pour pénétrer dans l'orbite. Au niveau de la sclérotique, il se rétrécit en une espèce de collet pour traverser cette membrane et la choroïde et s'épanouir ensuite. Dans toute s.a longueur, le nerf optique est perforé par un canal central pour le passage de l'artère et de la veine centrale de la rétine.

Couches optiques. Les couches optiques sont constituées par des noyaux volumineux de substance grise, formée par des cellules et des fibres nerveuses. Ces! dans les couches optiques que se terminent une partie des fibres du nerf optique.

Optiquement [ke-mari] adv. Au point de vue de l'optique.

Optogalvanique adj. de optique, et galvanique). Se dit des sensations lumineuses provoquées quand on fait agir sur la tète un courant de médiocre intensité, en plaçant une électrode dans le voisinage de l'œil.

optOgramme [grume] n. m. (du gr. optos, visible, et gramma, écriture). Image d'un objet vivement éclairé obtenue sur la rétine d'un animal dont la pupille a été dilatée par l'atropine.

optographe n.m.(du gr. optes, visible, et araphein, décrire). Optogramme fixé dans une solution d'alun, et qui se présente comme une image rétinienne photographique.

optOgraphie [fî] n. f. (de optographe). Production matérielle sur la rétine.

Optomètre n- m. (du gr. optas, visible, et metron, mesure). Instrument, permettant d'apprécier le degré d'astigmatisme de l'œil.

optométrie [tri] n. f. (de optomètre). Partie de la physique qui s'occupe de la vision.

optométrique adj. Qui concerne l'optométrie.

OptOStrié, e [tos-tri-é] adj. Qui appartient à la couche optique ou aux corps stries.

opulemment [la-man] adv. Avec opulence.

opulence [lan-sé] n. f. (lat. opulentia). Abondance de biens, grande richesse : vivre dans l'opulence. Ant. Misère.

opulent [lan]. e adj. (lat. opulentus; de ops, richesse). Qui est dans l'opulence. An t. Misérable.

opuntia [pon-si-a] n. m. Bot Syn. de oponce.

opuscule [pus-ku-le] n. m. (lat. opusrulum, dimin. de opus, ouvrage). Petit ouvrage de science ou de littérature.

Opwick, comm. de Belgique (Brabant, arr. de Bruxelles); b.710 h. Brasseries, huileries.

o quantum est in rébus inane ! mots lat. signif. : Que de néant dans les choses de ce monde! Fin du premier vers de la première satire de Perse.

or n. m. (lat. aurum . Métal précieux d'une couleur jaune et brillante : l'or est le roi des métaux. Ouvrage d'or : broche en or. Bijou, ornement d'or : mêler sur soi l'or aux diamants. Monnaie d'or : être payé en or. Espèces monnayées, richesse : la soif de l'or. Fil d'or ou de métal doré, dont on fait des broderies : galons d'or. Blas. Un des émaux qui est

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