‹ Le Larousse pour tousChapitre 363 sur 979 · ORI · texte numérisé non relu

ORI

orgueilleusement [,,/«■», » mn.,eu-xe-man

adv. D'une manière orgueilleuse. Ant. Modestement, humblement.

orgueilleux, euse [gheu, H mil., eu, eu-ze] adj. et n. Qui a de l'orgueil, qui en témoigne : une mère orgueilleuse de sa fille. Qui est inspire par l'orgueil : attitude orgueilleuse. Poéttq. Qui atteint des hauteurs, des proportions considérables : des chênes, des monts orgueilleux. Ant. Humble, modeste.

orgyie [ji-i] ou orgye [ffl n. f. Antiq. gr.

Mesure de longueur valant lm,85.

Oriani (Barnabe), astronome italien, né à Gareguano, m. à Milan (17S2-1832).

Oribase, médecin grec du iv« siècle av. J.-C, attaché à la personne de l'empereur Julien.

orifous [6uss] n. m. Chandelle de résine que l'on place dans la cheminée, dans certaines provinces. t'am. Poudre d'oribus, remède sans vertu.

orichalque [kal-ke] n. m. (du gr. oros, montagne, et khalkos, airain)., *kbs\ Sorte de métal précieux (S^ \

dont parlent les anciens /. %

auteurs grecs. Nom donné plus tard au cuivre pur, au laiton et au bronze.

oricou n. m. Genre de vautours, comprenant de grandes formes noires, à cou et à tête dénudés, qui sont répandues dans les régions chaudes de l'ancien monde. (On les appelle vulgairement charognards , car ils1 vivent de cadavres.)

oriel [ri-èl] n. m.

(m. angl ; du vx fr. oriol, Tourelle en encorbellement.

orient [ri-an] n. m. (du lat. oriens, qui se lève). Point du ciel où le soleil se lève sur l'horizon. Celui des quatre points cardinaux où le soleil se levé à l'équinoxe. Est. levant : l'A rabe fait sa prière le visage tourné vers l'orient. L Asie, une partie de l'Egypte et même de l'Europe, relativement à l'Europe occidentale (en ce sens, et dans les suiv., prend une majuscule) : voyage en Orient. L'extrême Orient, Chine, Japon, Cochinchine, etc. Partie d'une perle qui parait comme lumineuse : perle d'un bel orient. Fig. Commencement, début : un génie il son orient. Nom par lequel, dans la franc-maçonnerie, on désigne les loges de province. Grand-Orient, loge centrale formée, dans Paris, par les représentants des loges maçonniques de province. Ant. Occident, couchant, ouest.

Orient [o-ri-au] (empire d'), un des deux empires formés après la mort de Théodose en 395, connu aussi sous les noms de Bas-Empire, Empire byzantin ou de Constantinople ; il fut détruit par les Ottomans en 1453. V. Byzantin.

Orient (schisme d), scission entre l'Eglise grecque et l'Eglise romaine, commencée au ix* siècle et consommée en 1054.

Orient (question d'). Cet important problème de politique internationale, posé, peut-on dire, depuis la prise de Constantinople par les Ottomans en 1453, a revêtu au cours de l'histoire diverses formes. Tant que l'empire turc est resté fort, une des préoccupations du monde occidental , particulièrement du Saint-Siège, de l'Autriche, de la Pologne et de la Russie, a été d'expulser les envahisseurs. En 1683 encore, les armées turques ont pu paraître victorieusement devant Vienne. Mais, quand a commencé la décadence de l'empire des sultans, provoquée par l'incapacité de réformer administrativement l'empire turc, la question s'est posée de savoir à qui serait dévolu le riche héritage de Constantinople. L'Autriche, aux traités de Carlowitz (1699), de Passarowilz (1718) et de Belgrade (1730) a élé la première à fortifier sa position vis-à-vis de la Turquie. Puis la Russie, grâce à la politique énergique de Catherine, prit aux traités de Koutchouk-Kainardji (1778) et de Jassy (1792; d'importants avantages. Mais, au commencement du xix« siècle, la question d'Orient commença à entrer dans les préoccupations directes de la France et surtout de l'Angleterre, désireuse de tenir libre la route des Indes. Aujourd'hui, la question d'Orient peut se résumer ainsi : l'Europe maintiendra-t-elle 1 intégrité de l'empire ottoman ou la laissera-t-elle détruire ? A ce point fondamental sont venus s'en joindre d'autres : d'abord, l'antagonisme permanent des Turcs et des nations chrétiennes soumises à la domination de la Porte (Gréée, Bulgarie, Serbie, etc.), qui se sont successivement émancipées ; ensuite, la tendance de la Russie à se rendre maîtresse de Constantinople, tendance que les puissances occidentales ont constamment cherché à réprimer. La question d'Orient s'est posée plusieurs fois au xix" siècle, notamment lors de la guerre de l'Indépendance grecque, qui aboutit à la reconnaissance du royaume hellénique, du soulèvement du pacha Méhémet-Ali, qui prépara l'autonomie de l'Egypte, de la guerre de Crimée, qui ferma les détroits de la mer Noire aux flottes russes, et de la guerre tureo-russe en 1877-1S78, qui aboutit au congrès de Berlin. La constitution en Etats autonomes ou indépendants, véritables Etatstampons entre la Russie. l'Autriche et la Turquie, des principales races qui vivent dans la péninsule des Balkans fit perdre à la question d'Orient, une partie de son ancienne gravité, mais l'annexion de la Bosnie-Her/.egovine par l'Autriche et la proclamation de l'indépendance de la Bulgarie, compliquées du succès du parti jeune-turc, ont en 190S préoccupé les chancelleries et failli provoquer un conflil armé.

Orient (Voyage en), par Lamartine (1835); récit d'un voyage accompli par le poète en 1832-1833; recueil d'impressions fugitives, de notes pittoresques.

Orient ( Voyage en), par Gérard de Nerval (1848 1858 , qui vaut par la bonne humeur, la pénétration d'esprit, le style alerte el coloré.

Orient classique [Histoire ancienne des peupl de l'). par G. Maspero 1 1895-1897), l nu rage de premier ordre, savamment ordonné et d'un grand style, où

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