ORI
les civilisations de l'ancien Orient revivent à la lumière des données monumentales.
oriental Wi-an-tal], e, aux adj. et n. Qui
appartient à l'Orient, qui est en Orient : les peuple* orientaux. Qui vient d'Orient: des plantas orientales Pierres orientales, pierres fines de qualité supérieure, qui viennent ordinairement d'Orient. "Langues orientales, langues mortes ou vivantes de l'Asie. N. m. pi, Peuples de l'Asie: les Orientaux parlent volontiers par figures. Ant. Occidental.
Orientales [les), recueil de poésies lyriques, inspirées en grande partie par Le soulèvement de la Cirèce, et d'une merveilleuse richesse de coloris, par Victor Hugo. Un grand nomore des pièces des Orientales sont devenues populaires: Canaris, l'Enfant, Mazeppa, les Djinns, Lui, etc. (1828).
Orientale (mer), située à l'E. de la Chine, au S. de la mer, Jaune.
orientalement [ri-an, man] adv. A la manière orientale.
orientaliser [an-ta-li-zé] v. a. Donner les moeurs orientales ou le genre oriental à.
Orientalisme [an-ta-lis-me] n. m. Ensemble des connaissances qui concernent les peuples orientaux, leurs langues, leur histoire, leurs mœurs, etc. Goût des choses de l'Orient.
— E.ncycl. Le domaine actuel de l'orientalisme est considérable. C'est ainsi qu'on enseigne à l'Ecole des langues orientales le grec moderne, le roumain, le russe ; le hongrois lui-même, à cause de sa parenté avec le turc et le mongol, appartient à l'orientalisme. Au moyen âge, deux langues seulement étaient connues des èrudits : l'hébreu et surtout l'arabe, qui fut enseigné publiquement à Paris des l'année 12J0.
Le protestantisme poussa ses adhérents vers l'étude de l'hébreu, du chalda'fque et du syriaque. Colbert fonda au XVIIe siècle l'école des jeunes de langue, destinée à former des interprètes pour le Levant. On commença à étudier le persan et le turc ; enfin, la conquête de l'Inde par la France, puis par l'Angleterre, amena la découverte du sanscrit.
Le XIXe siècle vit naître l'égyptologie et l'assyriologie. Deux grands établissements se partagent en France l'enseignement des langues orientales : le Collège de France pour les langues orientales anciennes, l'Ecole des langues orientales (ancienne Ecole des jeunes de langues) pour les langues orientales vivantes.
orientaliste [an-ta-lis-te] n. m. Qui est versé dans la connaissance des langues et de la littérature orientales : Eugène Burnouf fut un orientaliste de valeur. Peintre de scènes orientales. Arg. Celui qui connaît bien l'argot des voleurs; voleur-
Orientation [an-ta-si-on] n. f. (de orienter). Action de déterminer les points cardinaux du lieu où l'on se trouve : l'orientation est facile au moyen de la boussole. Position d'un objet relativement aux points cardinaux. Mar. Disposition des vergues pour permettre aux voiles de recevoir convenablement le vent. Fig. Direction : l'orientation de la politique. Ant. Désorientation.
— Encycl. Lorsqu'on a la direction de l'un des points cardinaux, on en déduit immédiatement la direction des autres, par ce fait qu'un observateur qui regarde le nord a l'est à sa droite, l'ouest à sa gauche et le sud derrière lui. Les directions est et ouest sont données approximativement par le lever et le coucher du soleil : le sud est donné par la direction du minimum d'ombre, ou midi vrai : enfin, l'observation de la polaire, pendant la nuit, fournit le nord avec plus de précision. On arrive à s'orienter suffisamment avec la boussole ; celle-ci indiquant l'angle que fait une droite déterminée avec le méridien magnétique et ce méridien magnétique faisant en chaque lieu un angle connu avec le méridien astronomique, on peut ainsi déterminer assez exactement la direction nord-sud.
orientement [an- te -nian] n. m. Action d'orienter un bâtiment, des voiles.
Orienter [an -té] v. a. Disposer une chose suivant la position qu'elle doit avoir par rapport à l'orient et aux trois autres points cardinaux : orienter une serre. Mar. Brasser les vergues de manière que le vent frappe bien les voiles. Fig. Guider, diriger : orienter tin enfant vers les sciences. V. n. Mar. Etre gréé pour permettre de bien ouvrir les vergues : navire qui oriente bien. S'orienter v. pr. Reconnaître l'orient, les points cardinaux du lieu où l'on est. Fig. Etudier les circonstances : il est difficile de bien s'orienter au milieu d'une révolution. Ant. Désorienter.
Orienteur [ri-an] n. m. Appareil destiné à faire connaître le midi vrai, par conséquent l'orient vrai d'un lieu quelconque.
orière n. f. (du lat. ora, bord). Bord d'un champ entouré de haies.
Orifice n. m. (lat. orificium ; de os, oris, bouche, et facere, faire). Ouverture qui sert d'entrée ou d'issue à tin objet quelconque, comme un tuyau, un organe, etc.
oriflamme [fia-me] n.
f. (du lat. aurea flamma, flamme d'or). Ancienne bannière des rois de France, qu'ils faisaient porter devant eux à la guerre.
— Encycl. Cette célèbre bannière de France, ainsi appelée parce qu'elle était formée d'un étendard rouge semé de flammes d'or, n'était originairement que la bannière de l'abbaye de Saint-Denis. Louis VI, le
premier, la fit porter offi--, .„ , -, . . „ .
ciellement à la tête de far- °""^^' 'd°:tsa«;^-.D— = mée française en 1121, en
marchant contre l'empereur d'Allemagne, Henri V. On ne la voit plus reparaître après la bataille d'Azincourt (1415).
Oriforme adj. (du lat. os, oris, bouche, et de forme). Qui a la forme d'une bouche : ouverture oriforme. Origan n. m. Genre de labiées.
— Encycl. Assez voisins des menthes, les origans (origanum) sont appelés vulgairement marjolaines.
Ori-'-m.
Ce sont des herbes velues, aromatiques. Lorigan vulgaire ou marjolaine sauvage fournit une essence qui entre dam
la composition de l'alcoolature vulnéraire. La véritable marjolaine, originairede l'AIrique, est cultivée dans les jardins ; l'ortgauum diclamnus ou dictamt de Crète avait, dans l'antiquité, la réputation de fermer les plaies et de guérir les morsures de serpents.
Origène, exégète et théologien, né à Alexandrie, m. à l'yr (185-254). Il mourut des suites des blessures qu'il reçut pendant la persécution de Dèce. Apologiste de grande valeur et d'une rare fécondité, mais d'une hardiesse souvent jugée excessive, il a abusé, dans l'interprétation de la Bible, de la méthode allégorique et tenté une fusion entre le christianisme et le platonisme. Les Scolies sur l'Ecriture sont son meilleur ouvrage. Son traité Des principes contient l'exposé de sa doctrine.
ongénisme[m's-»ve]n.m. Doctrine et influence d'Origene.
origéniste [nis-te] adj. et n. Partisan des doctrines d'Origene.
Originaire [né-re] adj. (du lat. originarius). Qui tire son origine d un lieu donné : plante originaire d'Amérique. Qui résulte, qui provient: corcnaissances originaires des sens. Inné, que l'on tient de son origine : tare originaire. Qui existait à l'origine : l'état originaire des langues, des mœurs.
Originairement [nè-re-man] adv. Primitivement, dans l'origine.
original, e, aux adj. (lat. originalis). Qui
sert de modèle et n'en a point eu : tableau original. Copie originale, copie faite directement sur le modèle et non sur une autre copie. Qui semble se produire pour la première fois : pensée originale. Qui écrit, qui compose d'une manière neuve, qui lui est propre : écrivain, peintre original. Singulier, bizarre : caractère original. N. m. Manuscrit primitif, première rédaction d'un acte ou dessin, tableau exécuté par l'artiste lui-même, par opposition à copie : l'original d'un traité. Texte, par opposition à la traduction. N. Personne dont on reproduit les traits : portrait qui ne ressemble }>as à l'original. Personne singulière, excentrique : beaucoup d'Anglais sont des originaux. En original loc. adv. En texte ori ginal. D'original, de source directe et non pas par ouï-dire. Ant. Banal, vulgaire, copié, reproduit.
orignal, orignal ou orignac n. m. Nom
vulgaire de l'élan d'Amérique, répandu de l'Alaska aux Etats-Unis. (Les Américains l'appellent MOOSEDEER.)
originalement [man] adv.
D'une manière originale : sujet originalement traité.
originaliser
[zé] v. a. Rendre original.
originalité n.f.
Caractère de ce qui est original : l'originalité d'un projet. Caractère bizarre, singulier, chose bizarre :
des originalités de caractère. Ant. Banalité.
origine n. f. (lat.
origo, mis). Principe, commencement : l'origine du monde ; l'origine d'une maladie. Etymologie : l'origine d'un mot. Extraction d'une personne, d'une nation : être de noble origine. Provenance : mode d'origine anglaise. Marchandises d'origine, celles dont l'origine est établie par une pièce officielle. Anat. Point d'attache d'un organe. Dans l'origine, à l'origine loc. adv. Au début. Dès l'origine, dès le principe. Ant. Fin.
Origine des espèces (Sur I') par voie de sélection naturelle (1859; ; un des livres essentiels de Ch. Darwin, ouest exposé le mécanisme du transformisme, au moyen des facteurs divers de la concurrence vitale, de la sélection naturelle, de la divergence des caractères, etc. C'est surtout en s'appuyant sur les variations observées chez les animaux domestiques que Darwin a établi sa théorie- Origines {les), ouvrage historique de Caton l'Ancien, dont il ne subsiste que des fragments. C'était le récit de l'histoire primitive de Rome.
Origines de tous les cultes ou la Religion universelle, ouvrage de Dupuis (1795), dans lequel l'auteur ramène tous les cultes à la primitive adoration du soleil. Le succès en fut considérable.
originel, elle [n'el, è-le] adj. Qui remonte jusqu'à l'origine : il y a entre les hommes une inégalité originelle. Péché originel, celui que tous les hommes, dans la croyance chrétienne, auraient contracté en la personne d'Adam.
originellement [ne-le-man] adv. Dès l'origine -.contrat originellement vicié.
OrignaC n. m. V. original.
Orignal n. m. V. original.
Origny, comm. de l'Aisne, arr. et à 13 kil. de Vervins ; 2.400 h. Ch. de f. N. Vannerie.
Origny-Sainte-Benoîte,comm. de l'Aisne,
arr. et à 15 kil. de Saint-Quentin, sur l'Oise ; 2.230 h. Carrières, fabrication de batistes.
orillard, e adj. v. oreillard.
orillette n. f. Bot. Syn. de oreillette.
orillon [Il mll.l n. m. Petite saillie en forme d'oreille : les orillons d'une écuelle. Massif de maçonnerie arrondie à l'angle d'épaule d'un bastion. (On écrit aussi orrillon.) Syn. de oreillon.
Orin n. m. Câble auquel est attaché la bouée d'une ancre.
Original.
OftL
oringuer [ghé] v. a. Soulever au moyen de l'orin : oringuer une ancre. V. n. Faire effort sur un orin, soit pour déraper une ancre, soit pour la taire mordre.
oriolidés [dé] n. m. pi. Famille d'oiseaux passereaux dentirostres, dont le genre oriolus (loriot) est le type. S. un oriolidé.
oriolus [luss] n. m. Nom scientifique du genre loriot.
Orion, chasseur que Diane changea en constellation. Vytli.i
Orion, constellation de l'hémisphère méridional, qui se trouve sur l'équateur. dans le voisinage du Taureau. Cette constellation, qui compte d'après le catalogue britannique soixante-dix-huit étoiles, présente un groupe de sept belles étoiles, dont quatre sont aux sommets d'un quadrilatère et les trois autres placées à l'intérieur en ligne droite ; ces trois dern.ères sont connues sous le nom de Ceinture ou Baudrier d'Orion, ou encore le flilteau, les Jiois Bois, les Trois Mages, la C'et'nture, le Bâton de Jacob.
oripeau [pS] n. m. (de l'anc. fr. orie, d'or, et de peau). Lame de cuivre mince et polie, qui de loin a l'éclat de l'or. Etoffe, broderie de faux or ou de faux argent : comédien couvert d'oripeaux Pop. Guenilles. Fig. Tout ce qui n'a qu'un faux brillant : l'ovpeau du sentiment.
Orissa, région de l'empire anglais de l'Inde, sur le golfe du Bengale. Climat torride. Riz, coton, bétel, poivre.
Orithye, fille d'F'rechthée. Elle inspira une vive passion à Borée, qui l'enleva et la rendit mère de Calais et Zéthès.
OritLiye, reine des Amazones, sœur d'Antiope.
Orizaba, v. du Mexique, dominée par le beau volcan d Orizaba (5.450 m.) ; 2;>.000 h. Filatures. Ville prise par les Français en 1862.
Orkhan-Ghazi, sultan des Ottomans de 1326 à 1360, organisateur de la milice des janissaires. Il commença l'invasion de J'Europe.
Orle n. m. fital. orlo). Archit. Rebord ou filet sous love d'un chapiteau. Blas. Pièce honorable qui est une bordure réduite de largeur et ne touchant pas les bords de l'écu. (V. la planche blason.)
Orléanais [né], anc. prov. de France, qui, à plusieurs reprises, forma un duché apanage de la famille d'Orléans et fut définitivement réuni à la couronne en 1495 ; ch.-l. Orléans; a formé trois départements : Loiret , Loir-et-Cher et Eure-et-Loir.
C'est une région de hautes plaines d'une rare fertilité,
orléanisme [nis-me] n.
m. Parti de ceux qui voudraient rétablir sur le trône de F'rance un prince de la maison d'Orléans.
orléaniste [nis-te] n. Partisan de l'orléanisme. Adj. : le parti orléaniste.
Orléans [ lé-anss] n. f.
Etoffe légère, lisse et unie, de laine et de coton.
Orléans [lé-an], anc. capit. de l'Orléanais ; ch.-l. du dép du Loiret, sur la Loire ; ch. de f. Orl., à 121 kil. de Paris; 68.010 h. (Orléanais). Evêché, cour d'appel. Vmaigreries. chocolaterie, confiserie, constructions mécaniques. Grandes pépinières. Très belle cathédrale.
Patrie de Pothier. Dolet, Marie Touchet, Cailly, Foncemagne, S. Julien, Loiseleur, Amelot de La Houssaye, etc. Le siège de cette ville par les Anglais, en 1428 et 1429, est demeuré célèbre. C'est en délivrant la ville que Jeanne d'Arc inaugura cette mission merveilleuse qui devait sauver la France de la domination anglaise. En 1870,
importantes opérations militaires entre Français et Prussiens. Occupée par ces derniers, la ville fut un moment reprise par les Français, après la victoire de Coulmiers. — L'arr. a 14 cant., 107 comm., 171.800 h.; le cant. Ouest a 1 comm. et 13.610 h. ; le cant. Est 1 comm. et 18.320 h.; le cant. Nord-Ouest 9 comm. et 30.530 h. ; le cant. Nord-Est. 10 comm. et 17.630 h. ; le cant. Sud 7 comm. et 15.610 h.
Orléans (canal d'), annexe des canaux de Briare et du Loing, qu'il relie à la Loire.
Orléans, nom des 4 familles princières de France : 1» Philippe, cinquième fils de Philippe de Valois, obtint en apanage (134V) le duché d'Orléans, mais mourut sans postérité, et son apanage fit retour a la couronne. 2° Une seconde maison d'Orléans eut pour chef Louis I" (1372-1407), frère de Charles VI, assassiné à Paris par les partisans de Jean sans Peur.
C'était un prince léger, dissipé et prodigue, mais d'esprit ouvert, aimant les arts et les lettres ; — Charles (1391-1465), fils aîné du précédent et de Valentine de Milan, poète délicat, chef du parti des Armagnacs sous Charles VI, père de Louis XII. né à Paris, m. à Amboise. Il fut pris à Azincourt et resta pendant vingtcinq ans prisonnier en Angleterre. Ses œuvres se composent de rondeaux, ballades, etc., d'idée parfois banale, mais de forme gracieuse; — Louis II, fils du précédent, roi de France sous le nom de Louis XII (1162-1515). — 3» La troisième maison d'Orléans commence et finit avec J.-B. Gaston, frère de Louis XIII, né à Fontainebleau, m. à Blois (1608-1660), esprit médiocre et pusillanime, qui prit part à tous les complots contre Richelieu, s'empressant d'abandonner ses alliés, notamment Montmorency et Cinq-Mars, aussitôt la partie perdue. Il fut nommé lieutenant général du royaume à la mort de son frère ; mais, après les intrigues de la
Armes de l'Orléanais.
Armes d'Orléans.
Philippe d'Orléans, régent.