V. OSSIFICATION
OStéogénie [os-té. nt] n. f. (de ostéogene). Partie de l'embryogénie qui s'occupe de la formation du tissu osseux.
OStéogénique [os-té] adj. Qui a rapport à 1 ostéogénie.
OStéographe [os-té] n. Qui se livre à l'ostéographie.
OStéographie [os-té, fi] n. f. (du préf. ostéo, et du gr. graphein, écrire). Description des os.
OStéographique [os-té] adj. Qui a rapport à l' ostéographîe.
OStéoïde [os-té] adj. (du préf. osféo, et du gr. eidos. forme). Qui ressemble à l'os, au tissu osseux. Chir. Productions ostéoldes, végétations osseuses qui se développent chez certains malades. Syn.
EXOSTOSE.
OStéolithe [os-té] n. m. (du préf. ostéo, et du gr. li/hos, pierre). Os pétrifié.
OStéolOgie [os-té-o-lo-Ji] n. f. (du préf. ostéo, et du gr. logos, discours). Partie de l'anatomie qui traite des os.
Ostréiculture : 1. Plancher tollecteui
OStéolOgique [os-lé, adj. Qui a rapport h l'ostéologie.
OStéolOgue [os-té-o-lo-ijhe] n. Qui s'occupe d'ostéologie.
OSteolyse [os-té-o-li-se] n. m. 'du préf. ostéo, et du ^r. lusis, dissolution). Destruction du tissu osseux. Usure du tissu osseux par les tumeurs néoplasiques ou les anévrismes.
OStéomalacie (os-té. si] n. f. (du préf. ostéo. et dugr. malakia, mollesse). Affection caractérisée par un ramollissement des os.
OStéome [os-té] n. m. (du gr. osteon, os). Tumeur constituée par du tissu osseux.
ostéomyélite [os-té ; n. f. (du préf. ostéo, et de myélite). Inflammation de la moelle des os. Çhir. Maladie infectieuse, qui frappe surtout les extrémités des os longs des membres.
— Encycl. Pathol. V 'ostéomyélite des adolescents est due généralement au staphylocoque; elle est caractérisée par une fièvre élevée, un état typhoïde s'accompagnant de douleurs atroces. Il faut chercher à localiser l'ostéomyélite, trépaner l'os et évacuer le foyer infectieux.
OStéonécrose [os-té, krS-ze] n. f. (du préf. ostéo, et de 7iécrose). Nécrose, mortification des os.
ostéopathie [os-té, ti] n. f. (du préf. ostéo, et du gr. pathos, affection). Affection des os.
OSteopériostite [os-té, os-ti-te] n. f. (du préf. ostéo, et de périostite). Inflammation de la partie superficielle de l'os et du périoste correspondant. (C'est une affection relativement rare et qui nécessite, outre l'incision du périoste, la trépanation de l'os.)
OStéophage adj. et n. (du préf. ostéo, et du gr. phaqcai, manger). Qui mange les os.
OStéophyte [os-ié] n. f. (du préf. ostéo. et du gr. phuton, plante). Production osseuse irrégulière, qui se développe à la surface des os dans l'ostéomyélite et l'arthrite sèche.
OStéoplaste [os-té-o-plas-te] n. m. (du préf. osiéo, et du gr. plastis, qui façonne). Cavité de la substance fondamentale de l'os qui renferme la cellule osseuse dérivée de l'ostéoblaste.
ostéoplastie [os-tè-o-plas-tî] n. f. (de osiVoplaste). Restauration d'un os à l'aide de fragments osseux.
OStéoplastique [os-té-o-plas-ti-ke] adj. Qui a rapport à l'ostéoplastie.
OStéoporose [os-fé, rô-ze] n. f. (du préf. osteo, et de pore). Raréfaction, sans décalcification du tissu osseux, par l'agrandissement des cavités et des espaces médullaires.
ostéopsathyrose [os -té, rô-ze] n. f. (du préf. ostéo, et du gr. psalhuros, friable). Friabilité des os.
OStéOSarcome n. m. (du préf. osféo. et de sarcome). Tumeur néoplasique, d'origine conjonctive, qui se développe sur les os.
— Encycl. Tous les os peuvent être atteints par l'ostéosarcome, mais ceux le plus souvent envahis sont : l'os iliaque, les maxillaires, les extrémités des os longs. Le pronostic de ces tumeurs est grave, l'ablation seule peut donner un résultat; il faut qu'elle soit très étendue et très précoce.
ostèosclérose [os-té-os-klé-rô-ze] n. f. (du
préf. ostéo, et du gr. sklêrôsis, induration). Condensation du tissu osseux. V. ostéiie.
OStéOSe [os-té-ô-ze] n. f. (du gr. osteon, os). Ensemble des processus histogénétiques qui aboutissent à la formation des os.
OStéoStéatOme [os-té-os-té] n. m. (du préf. ostéo, et de stéatome). Dégénérescence du tissu osseux en tissu d'apparence adipeuse.
OStéotome [os-té\ n. m. (du préf. ostéo. et du gr. tome, section). Scie à os, qui a la forme d'une chaîne.
Ostéotomie [os-li-o-to-mi] n. f. (de ostéotome). Résection partielle d'un os pour remédier à une difformité persistante.
— Encycl. L'ostéotomie s'emploie surtout dans les incurvations diverses du membre inférieur, qui rendent la marche impossible ou très pénible. L'opération consiste à réséquer une partie de l'os et, suivant les cas, on enlève un fragment en cône, en trapèze, ou on fait une section oblique, etc.
Osterman (André Ivanovitch), homme d'Etat russe, né à Bochum, m. à Berezov (1086-17+7); il fut mêlé aux négociations des règnes de Pierre le Grand, Catherine Ire et Anne.
Ostermundigen, comm. de Suisse (cant. de Berne); 1.770 h. Fonderies.
Osterode, ville de Prusse (présid. de Kcenigsbera), sur la Drewenz; H. 000 h. Forges.
Osthoff (Herniann), linguiste allemand, né à Bellmerich en 1847. Il prit une part active à la réforme de la phonétique.
OStiaire hos-ti-è-re] n. m. (lat. ostiarius). Antiq. rom. Portier. Officier du palais des anciens rois de France.
Ostiaks ou Ostiaques, peuple finnois de la Sibérie occidentale. Ce sont des individus de pe-
!. Cueillette de» huître:, |à Arcachoii).
tite taille, chétifs, les pommettes saillantes; ils habitent des cabanes ou iourtes en bouleau, parfois souterraines, et sont d'une malpropreté remarquable.
S. un , une Ostiak, Adjectiv. ; race ostiake, O stie,
port des anciens Etats de l'Eglise, près de l'embouchure du Tibre; a uj o u r d ' h u i comblé par lesalluvions; 500 h.
ostiole
[os-ti] n. nt.
11 ist . il a t .
Petit orifice.
Ostiak».
OStracé [os-tra-lé], e adj. (du gr. ostrakon. coquille . Qui a la forme ou la nature d'une coquille. N. m. pi. Sous-ordre de mollusques lamellibranches, ayant pour type l'huître. S. un ostracé.
OStraciser [os-tra-si-zé] v. a. Frapper d'ostracisme; bannir, exiler : Aristide fut ostracisé.
Ostracisme [os-tra-sis-me] n. m. (du gr. ostrakon, coquille, parce que les Athéniens écrivaient leurs suffrages sur une coquille). Jugement du peuple d'Athènes, par lequel il bannissait pour dix ans un citoyen suspect : l'ostracisme n'entraînait pour celui qui en était l'objet aucune déconsidération. Fig. Exclusion, proscription.
— Encycl. L'ostracisme était une mesure de précaution prise exceptionnellement contre un citoyen dont on redoutait l'excessive popularité. La mesure n avait rien d'infamant, et le banni conservait la propriété de ses biens. A Athènes, où il fut introduit par Clisthènes, l'ostracisme fut appliqué notamment à Thémistocle, à Aristide, h Cimon. à Mégaclès, enfin au démagogue Hvperbolos Ce dernier verdict déconsidéra l'ostracisme, qui ne fut plus appliqué depuis.
OStraCite [os-tra] n. f. Huître fossile.
OStraCodeS [os-trd] n. m. pi. (du gr. ostrakon, coquille). Ordre de crustacés entomostracés, comprenant ceux qui sont recouverts par une carapace bivalve, et qui possèdent seulement sept paires d'appendices. S. un ostracode.
OStraCOlogie [os-tra, jî] n. f. (du gr. ostrakon, coquille, et logos, discours;. Histoire, description des coquilles.
OStraCOlogique [os-tra] adj. Qui a rapporta l'ostracologie.
Ostrau, nom de plusieurs villes d'Austro-Hongrie : Màhrisch-Ostrau, en Moravie, sur l'Ostravitza; 20.000 h. Houille; — Polnisch-Ostf.au, en Silésie ; 15.000 h. ; — Ungahiscii-Ostrau ou Ostra. en Hongrie; 5.000 h.
OStreen? enne [os-tré-in, t-ne] adj. Qui concerne les huîtres.
ostréicole [os-tri-î] adj. Qui a rapport tréiculture : industrie ostréicole.
Ostréiculteur [os-tré-î] n. m. Celui livre à l'ostréiculture : les ostréiculteurs chon.
ostréiculture [os-tré-ï\ n. f. (du lat. ostrea, huître, et de culture). Industrie ayant pour but la production et l'amélioration des huîtres : l'ostréiculture fleurit sur les côtes françaises de l'Atlantiqice.
— Encycl. L'ostréiculture a été pratiquée par les Grecs et les Romains; mais, abandonnée pendant le moyen âge et une partie des temps modernes, cette industrie n'a repris une réelle extension que depuis le milieu du xixe siècle. L'élevage des huîtres consiste à recueillir le naissain des bancs naturels au moyen de collecteurs divers (faits de tuiles, de fascinages et de branches d'arbres, etc.), et à l'élever dans des parcs spéciaux ; ou bien à draguer les huîtres en pleine mer pour les apporter dans les parcs et recueillir là le naissain, quand elles le laissent échapper. Ce naissain, qui serait dispersé par les courants ou deviendrait la proie des poissons ou autres animaux marins, est donc recueilli, puis placé dans des parcs ou claires, vastes espaces peu profonds, recouverts par l'eau de mer et divisés en compartiments par des bancs d'argile ou des murs de pierre ; le fond est un plancher. Lorsqu'elles ontpassé plusieurs années dans les claires, les jeunes huîtres ont acquis la qualité marchande ; mais on les expédie parfois dans des parcs aménagés soécialement pour l'engraissement, qui sont situés en mer, mais à l'embouchure des rivières, ou bien dans les claires de Marennes, où elles acquièrent la teinte verte caractéristique due à la présence dans ce bassin d'une diatomée [navicula ostrearia) dont l'huître consomme des quantités considérables. Il existe en France des parcs d'élevage sur la Méditerranée, l'Océan et la Manche. V. huître.
à l'os-
qm se d'Arca-
OST
OStréidèS [os-tré] n. m. pi. Famille de mollusques ostracés, renfermant les huîtres et génies voisins. S. un ostréidé.
OStréiforrue [os-tri] adj. Qui a la forme de l'huître.
OStréine [os-fré] n. f. Chim: Matière particulière, extraite de la chair de l'huître.
OStréophage \os-tré] n. Mangeur d'huîtres.
OStréophile [os-tré] adj. Qui favorise l'éclosion ou le développement des huîtres.
OStrOg, v. de Russie (Vulh; nie ), sur la Vilia ; 17.000 h. Tanneries, brasseries, draps.
OstrOgOJk ou OstrOgOSChsk, v. de Russie (gouv. de Voroneje), sur le Don; 13.000 h.
ostrogoth ou ostrogot [os-tro-gho], e a.ij
et n. De la Golhie orientale. Parext. Barbare;
qui ignore les bienséances : des vers ostrogol/ts ; quel ostrogoth !
ostrogothique ou ostrogotique [os-tro]
adj. Sauvage, barbare.
Ostrogoths Ips-lro-gko] on Goths de l'Est, peuple germanique qui, établi sur le Danube à la solde de l'empire romain, envahit l'Italie et y fonda, sous Théodoric, à la lin du v* siècle, un royaume détruit par Justinien en 552. S. un Ostrogoth, une Ostro- (jothe. Adjectiv- : rot ostrogoth. V. Goths.
Ostrbleilka [lin], v. de Russie (Pologne), sur laNarev; 8.000 h. Victoire des Français sur les Russes, le 10 février 1807. Les Polonais y vainquirent les Russes le 20 mai 1831.
Ostrovski (Alexàndre-Nicolaievitch), auteur dramatique russe, né à Moscou, m. à Kostroma (1823-1886). Le meilleur de ses drames, d'un admirable réalisme, est l'Orage.
Osuiia ou Ossuna, v. d'Espagne (prov. de Séville); 10.900 h. Spartene. Huiles. On y a découvert des tables de bronze importantes pour la connaissance du droit municipal romain.
Osuna ou Ossuna (D. Pedro Tellez Giron. duc d'), né àValladolid, m. au château d'Almcida (1579-1024), homme d'Etat espagnol, vice-roi de Sicile, puis de Naples, esprit élevé et généreux. Il plaida en vain la cause des Morisques auprès de Philippe II.
Oswald ou Osuuald (saint), roi de Northumbrie, né vers 005, m. en 042. Il lutta contre les Gallois et évangélisa son royaume. Fête le 5 août.
Osymandias [di-ass], roi légendaire de l'Egypte ancienne, qui ne serait autre que Ramsès II. Il aurait porté ses armes victorieuses jusque dans la Bactrianc. Suivant la tradition classique, il aurait fait bâtir la première bibliothèque dont l'histoire fait mention, et dont la porte présentait cette inscription remarquable: Trésor des remèdes de Pâme. Les anciens donnaient au Hainesseion le nom de tombeau d'Osymandias.
OSyris [zi-riss] n. m. Genre de santalacées, comprenant des arbrisseaux dont lf type est l'osyris blanc, à fruits rouges, qui croit sur le littoral méditerranéen.
Otacoustique [kous-ti-ke] adj. (du gr. ous, ôtos, oreille, et de acoustique). Qui est propre â perfectionner le sens de l'ouïe.
Otage n. m. (lat. pop. obsidaticum; âeobses, idis, otage). Personne, ville, place qu'un prince, une autorité quelconque remet comme garantie de ses promesses ou d'un traité : prendre, échanger des otages. Personne qu'on arrêteetqu'on détient comme une espèce de gage. Fig. Sûreté, garantie.
— Encycl. Massacre des otages. On désigne ainsi l'exécution, par la Commune de Paris, en mai 1871, de Mgr Darboy. archevêque de Paris, du président Bonjean, etc.. que le comité central avait arrêtés à cause de leurs intelligences avec le gouvernement de Versailles.
Otaïti. Géogr. V. Taïti.
Otalgie 'ji] n. f. (dn gr. oi's, ôtos. oreille, et algos, douleur;. Douleur d'oreilles.
Otalgique adj Relalil' à l'otalgie. (Peu us.)
Otarie [rt] n. f. Genre de mammifères pinnipèdes, propres au Pacifique et aux mers du Sud : tes otaries ont les mœurs des phoques.
— Encycl. Les otaries [otaria), appelées vulgairement lions marins.
sont de grands animaux différant des phoques par la forme de la tête, la longueur du cou et les membres plus dégagés du corps.
On en fait des hécatombes excessives pour tirer parti de la graisse, des intestins et surtout de la peau (que l'on vend sous le nom de « loutre de mer » ).
Otchakof ou Otschakov v.
de Russie (gouv. de
Kherson). sur le Dnieper, à son embouchure dans
la mer Noire; 11.000 h. I'ort de cabotage.
ôté part. pass. pris prépositivement. En ôtant. si l'on ôtc, excepté : ouvrage en '-lient, ôté deux ou trois chapitres.
Otelle [ti-le] n. f. Bios. Petit meuble de l'écu, représentant des fers d'épieu ou de lance.
Otello, opéra italien, livret italien du comte Berio, tiré de i'Othello de Shakspeare traduction française d'Alph. Royer et Gusi Waëz . musique de Rossini (1810); œuvre inégale, mais puissante et d'une superbe instrumentation ; — drame lyrique en quatre actes, poème italien d'Arrigo Boïto, tirée également d'Othello (traduction française de t'amille du Locle), musique de Verdi (1887); belle partition. V. Othello.
o temporal o mores! mots lat. signif. : O temps f 6 meeurs! Exclamation par laquelle Cicéron s'élève énergiquement contre la perversité des hommes de son temps. [Verrines; De tignis, 25, 56.)
Ôter [te] v. a. Tirer une chose de la place où elle est : ôter des meubles d'une maison. Se dépouiller de : ri(er son habit. Ravir, enlever : ôter un emploi. Faire cesser : ôter la fièvre. Retrancher : de neuf ôtez
LAR. P. TOUS. — II
Otai
deux, reste sept. Fig. Faire perdre, dissiper : ôter mu' niée de la tète. Délivrer, taire sortir : Oter quelqu'un de peine. Oter le pain à quelqu'un, lui enlever le moyen de subsister. Oter à quelqu'un le pain de la bouclie, lui prendre pour soi-même les choses les plus nécessaires. S'ôter v. pr. Se retirer : ôtezvous de là. Loc. prov. Fam. Ole-loi de là que je m'y mette, devise de ceux qui veulent déposséder quelqu'un de son bien, de sa place, à leur profit
o terque quaterque beati ! mots lat. signif. : O trois et quatre fois heureux ! Expression que Virgile {Enéide, I, 94) met dans la bouche d'Enée enviant le sort des Troyens morts en défendant leur ville. Imité d'Homère [Odyssée, v. 300).
Otfried ou mieux Otfried de Wissem-
bourg, poète religieux, né en Alsace vers 810, m. à Wissembourg vers 880; auteur du célèbre poème en idiome francique : Livre des Evangiles.
Ottie, pays de l'ancienne France (Champagne), entre Troycs et Joigny. Grande forêt. V. pr. Aixen-Othe.
Othée, comm. de Belgique (prov. et arr. de Liège); 1.510 h.
Othello, tragédie de Shakspeare et l'un de ses chefs-d'œuvre (1604). Othello, général maure au service de Venise, inspire une passion profonde à la belle et vertueuse Desdémone. Le traître Iago, un des officiers d'Othello, essaye de séduire Desdémone. Repoussé, il fait croire à son général que Desdémone a pour amant Cassio, un autre de ses officiers. Il excite dans son cœur une jalousie furieuse, et Othello étouffe dans son lit l'innocente Desdémone. Le nom d'Othello est devenu proverbial pour caractériser un mari jaloux, féroce, dont les défiances ne reposent que sur des motifs innocents, qu'il interprète au gré de sa passion. La tragédie de Shakspeare a été imitée par Ducis et traduite en vers par Alfred de Vigny. V. Otello.
Othello et Desdémone, tableau de Delacroix (1849), où l'on retrouve les grandes qualités du maître coloriste, mais dont l'exécution est bâclée.
Othello, racontant ses batailles, d'après Cabanel.
— Othello racontant ses batailles, tableau de Cabanel (1857); le Maure raconte ses exploits en présence de Desdémone et de son père ; lego est derrière l'escalier ; belle œuvre.
OthéoSCOpe [os-ko-pe] n. m. (du gr. othein, mouvoir, et sh'opein, voir). Appareil imaginé par Crookes, et qui est analogue à son radiomètre.
OthiUS[7/-uss]n. m. Genre d'insectes coléoptères brachélytres, de taille médiocre, répandus dans l'hémisphère boréal (othius fulvipennis de France).
Othnian, né à La Mecque, m. à Médine, 3e calife, de 044 à 656, assassiné par Mohammed, fils d'Abou-Bekr. Il fut le premier calife qui envoya des expéditions contre les îles de la Méditerranée.
Othmail ou Osman 1er, fondateur de l'empire des Turcs Ottomans; il s'empara de la Bithynie et de Nicée (1259-1326); — Othman II, sultan des Turcs de 1618 a 1022; il fut plusieurs fois défait par les Polonais et périt assassiné par les janissaires ;
— Othman III, sultan de 1754 à 1757.
Othniel ou Othoniel, fils de Kénaz, juge d'Israël après Josué. (Bible.)
Othon (Marcus Sylvius). empereur romain en l'an 69, né en 32 ap. J.-C, m. en 69. Il avait épousé Poppée, par ordre de Néron. Proclamé par les prétoriens gagnés à prix d'or, il fut vaincu à Bédriac par les légions de Vitellius, et se tua, poussé, affirme Suétone, par l'horreur que lui inspirait la guerre civile. C'était un esprit médiocre et paresseux.
Othon 1er, ie Grand, roi de Germanie, né en 912, m. à Mtmleben en 973. Elu en 936 empereur d'Allemagne, il gouverna avec habileté, réduisit le pouvoir des grands vassaux, contint les Slaves, arrêta l'invasion magyare. En France, il intervint auprès du roi Louis II d'Outremer contre le duc Hugues le Grand: — Othon II, fils du précédent, empereur d'Allemagne de 973 à 983. Les Sarrasins lui infligèrent en Italie une terrible défaite; — Othon III, fils d'Othon II, empereur de 983 à 1002. Souverain ambitieux et instruit, il fit nommer pape son maître, le Français Gcrbert (Sylvestre II). Ses sujets s'étant révoltés, il mourut de chagrin, laissant l'empire désorganisé. — Othon IV, empereur d'Allemagne de 1209 â 1218, vaincu à Bouvines par Philippe Auguste en 1214. Il fut détrôné par Frédéric Il de Hohenstauffen.
Othon 1er, roi de Bavière, né en 1848, monté sur le trône en 1886. Atteint d'aliénation mentale, il dut laisser son oncle, Luitpold, gouverner à sa place.
Othon 1er, roi de Grèce, fils du roi Louis 1er d.- Bavière, né à Salzbourg, m. à Bamberg (1815- 1867! Il monta qur le trône en 1832. organisa le gouvernement hellénique, mais mécontenta son peuple par son esprit d'économie et par la reserve de sa politique extérieure. Il fut. dépos.- en 1802.
otididés \dé]n. m. pi. Famille d'oiseaux échassiers, renfermant les outardes (otis) et genres voisins. S. un otididé.
Oliorhynque.
otite aiguë.
être externe,
Otiorhynque [ti-o-rin-ke] n. m. Genre d'insectes coléoptères rhvnchophores, comprenant plus de quatre cents espèces d'Europe et des régions voisines.
— Encycl. Les otiorhynques (oliorliynchus) sont des charançons robustes, dont certaines espèces sont très nuisibles : l'otiorhynque sillonné (otiorhync/ius sulcatus) attaque la vigne, l'otiorhynque commun attaque les trèfles et les luzernes. On les détruit à l'aide du sulfure de carbone.
Otique adj. (du gr. oi'is, ôtos, oreille]. Qui appartient à l'oreille.
Otite n. f. (du gr. OÛS, ôtos, oreille). Inflammation de l'oreille
— Encycl. iVéd. L'otite peut moyenne ou interne, selon que l'inflammation occupé l'oreille externe, la caisse (oreille moyenne), ou le labyrinthe (oreille interne).
Les otites externes sont le plus souvent des inflammations circonscrites des glandes sébacées, quelquefois ce sont des furoncles. On observe aussi des otites diffuses aiguës, ayant pour origine des blessures ou des maladies de la peau (fièvres éruptives, eczéma). Il y a de la douleur, des bourdonnements, de la lièvre, du délire, etc. On appliquera des cataplasmes et on fera des irrigations antiseptiques et astringentes.
Les otites moyennes sont très fréquentes et souvent très graves. L'otite aiguë, très fréquente dans l'enfance, survient à la suite d'une maladie des voies respiratoires supérieures; la perforation du tympan est la règle. Devenue chronique, elle est catarrhale ou sèche et s'accompagne de bourdonnements, puis de surdité.
ÏSotite interne est généralement consécutive à une méningite ou aux maladies infectieuses.
— Art vetér. Le chien, le chat et le lapin peuvent être affectés ô'otites généralement dues à la pullu lation dans le conduit auditif d'un acarien particulier. On les traite par des solutions lièdes de bisulfure de potassium à 50 p. 100.
Otite n. f. Genre d'insectes diptères brachycères, renfermant de petites mouclies de l'hémisphère boréal, communes au printemps sur les aubépines.
otium cum dignitate, mots lat. signif. : Repos honoré. Expression de Cicéron (De oratore, I, 1, 1), exprimant l'idéal d'un Romain retiré de la vie publique.
OtOCOris iriss] n. m. Genre d'oiseaux passereaux conirostres, répandus surtout sur l'hémisphère nord, et comprenant des alouettes qui habitent soit les montagnes du Sud, soit les déserts.
OtOCyon n. m. Genre de mammifères carnassiers de l'Afrique, dits aussi chiens oreillards.
(L'otocyon ressemble à un chacal , avec de vastes oreilles et une queue de renard. C'est un animal nocturne, fauve grisâtre, avec les pattes, la queue et les oreilles brunes.)
otocyste [sis-/e]
n. m. (du gr. ous, ôtos, oreille, et kustis, vésicule). Vésicule auditive, contenant des concrétions spéciales dites ofolithes.
Otographe n. m. Auteur d'une otographie.
Otographie [fi] n. f. (du gr. ous, dtos, oreille, et graphein, écrire). Description de l'oreille, traité sur l'oreille.
Otographique adj. Qui appartient à l'otographie.
otolithe n. f. tdu gr. ous, ôtos. oreille, et lithos. pierre). Concrétion existant dans l'appareil auditif de divers animaux.
OtOlithe n. m. Genre de poissons acanthoptères des mors chaudes, à chair estimée. (Les otolithes sont de grands poissons â mâchoire inférieure saillante, munie de grosses dents préheusibles. Ils ont une livrée assez brillante, rouge ou verdâtre bronzé.)
Otologie n. f. (du gr. ous, ôtos, oreille, et logos, discours). Traité sur l'oreille.
Otologique adj. Qui concerne l'otologie.
OtOmiS, population sauvage du Mexique, qui était établie, avant l'arrivée des Toltèques. sur le plateau de Mexico. S. : un Olomi; une Otomile. Adjectiv. : dialecte olomi-
OtomyCOSe \kô-ze] n. f. (du gr. oms, ôtos, oreille, et miiliès. champignon). Maladie de l'oreille, due à la présence d'un aspergillus dans le conduit auditif externe.
Oton on auton [<J] n. m. Blé dont le battage n'a pas séparé les baies.
O'TOOle (saint Laurent), archevêque et patron de Dublin, né en Irlande, m. à Eu (Normandie). Fête le 14 novembre.
Otoplastie [plas-tt] n. f. (du gr. oti,«, ôtos, oreille, et plassein , façonner). Restauration de l'oreille externe, aux dépens des tissus voisins.
OtOrrhagie [tn-raji] n. f. (du gr. ous, ôtos, oreille, et rhagé , rupture). Hémorragie de l'oreille.
Otorrhée [to-ré] n. f. (du gr oms, ôtos, oreille, et rhetn, couler). Ecoulement par le conduit auditif.
Otorrhéique [to-ré-i-ke] adj. Qui appartient à l'otorrhée.
OtOSCOpe [tos-ko-pe] n. m. (du gr. oûs, ôtos, oreille, et sîcopein, examiner). Instrument au moyen duquel on examine le canal auditif.
— Encycl. L'otoscope consiste en un miroir convergent, percé en son centre, et qui peul être tenu à la main ou mis sur le front comme dis i. lumière artificielle venant frapper le miroir, rateur envoie les rayons dans le conduit auditif externe et peut ainsi examiner ce conduit et la membrane du tympan.
Otoscopie rlos-ko-pt] n. f. Examen de l'oreille avec 1 otoscope.
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