‹ Le Larousse pour tousChapitre 378 sur 979 · OUE · texte numérisé non relu

OUE

Ottavio.

(r. g.) ; cours

Otrante, v. maritime de l'Italie méridionale, dans la terre de ce nom, qui forme le talon de la botte Italienne; auj. prov. de Lscce; 2'*'M h. F.vêché.

Otrante (canal d'), détroit entre la Turquie et l'Italie, dont la largeur varie de 78 à 140 Itllom.

Il joint l'Adriatique a la mer Ionienne.

Otrante (dm-, d'j. V. Poochê.

Ottava n. f. Mot italien lignifiant octave, et que l'on cmploie dans les locutions ottava alla, ottava bassa, pour signifier qu'il faut exécuter le passage indique ;i l'octave supérieure ou

intérieure.

Ottavio, type d'amoureux de la comédie italienne, variante de Lélio. Ottavio s'oecupe beaucoup plus de chansons et de danses que de duels et de chevaux.

Ottawa [o-ta-oua], riv. du Canada, tributaire du Saint-Laurent 908 kil.

Ottawa ou OutaouaiS, capitale fédérale du Canada [prov. d'Ontario), sur l'Ottawa. Scieries, bois. Siège du parlement et résidence du gouverneur; 60.000 h. Commerce de bois; fonderies.

Ottenbourg, comm. de Belgique (Brabant, arr. de Louvain); 1.300 h. Tissus.

Otter [o-tir] n. m. Engin constitué par un cadre de bois aux angles duquel sont fixées des avancées de lignes munies d'appâts, et que les pécheurs emploient pour capturer les truites des lacs.

OttetO n. m. Musiq. V. octuor.

Ottignies, comm. de Belgique (Brabant, arr. de Nivelles), prés de la Dylc ; 2.510 h.

Ottin (Auguste-Louis-Marie), sculpteur français, né et m. à Paris (1811-1890). Citons de lui : l'Amour et Psyché, Leucosis, Acis et Galathée surpris par Polypkème (v. Acis), etc.

OttO ( Louis -Guillaume), comte de Mosloy, diplomate français, d'origine allemande, né à Cork, m. a Paris (1754-1817). 11 participa à la négociation du mariage de Marie -Louise avec Napoléon I".

OttO de Freisingen , historien allemand , m. en 1138, auteur d'une précieuse histoire générale. Il était fils du margrave Léopold IV d'Autriche.

Ottokar Ier, duc (1192), puis roi (1198) de Bohême; — Ottokar II, duc de Bohême de 1233 à 1278 II combattit les Lithuaniens et fonda chez eux la ville de Kœnigsberg. Il enleva la Styrie à la Hongrie et fut tué à la bataille de Marehegg en luttant contre l'empereur d'Allemagne, Rodolphe de Habsbourg.

Ottoman (empire). V. Turquie.

Ottoman, e n. (du turc otsmâniyy, descendant d'Othman). Turc ; membre de la dynastie fondée par Othman ou Osman I": les conquêtes des Ottomans. Adjectiv. Se dit de tout ce qui se rapporte aux Turcs. Porte ottomane, la cour de Turquie. Empire ottoman, ensemble des possessions sur lesquelles le sultan de Constantinople exerce sa souveraineté. N. m. Etoffe de soie à grosses côtes, tramée coton, que l'on emploie dans la confection des vêtements de dames.

Ottomane [o-to] n. f. Grand siège, sorte de canapé à l'orientale. &<

Otway [ou-è] (Thomas), poète dramatique anglais, né à Trotton, m. à Londres (1651- 1685). Ses nombreuses productions contiennent, à côté de réelles beautés, de regrettables négligences de langage et de ottomane,

style. Citons de lui : le Soldat de fortune, Venise sauvée, etc.

OU conj. (lat. aul). Sert à marquer l'alternative : vaincre ou mourir. Autrement, en d'autres termes : Byzance ou Constantinople.

OÙ adv. (lat. ubi). En quel endroit : ou allezvous! A quelle chose: où cela vous mènera-t-il? Auquel, sur lequel : le rang où je suis parvenu- Là OU, au heu dans lequel : là où finit le droit, commenoe la violence. Où que, en quelque lieu que. D'où que, de quelque part que. D'où, de quel endroit, de quelle origine. Par où, par quel endroit. — Ne dites pas : c'est là où je veux aller, c'est à Paris ou l on voit de beaux monuments; mais dites : c'est là que..., cest a Paris que... V. dont. Où s'emploie quelquefois comme pronom relatif, il signifie alors auquel, duquel, etc. :

Chacun a son défaut, où toujours il revient.

Ouadaï, vaste contrée de l'Afrique (Soudan central), al E. du lac Tchad ; Nègres et Arabes fanatiques. Population évaluée à 2.300.000 h.

ouadl n. m. pi. V. oued.

le NiYaSafirt„dV;lftLyaP^e(IIaUte-ESyPfe)' ""

OUaille [ou-a, Il mil., e] n. f. (du lat. ovicula, petite brebis). Aulref. Brebis. Ne se dit plus qu'au fig. des chrétiens par rapport à leur pasteur : un bon pasteur a soin de ses ouailles.

OUaiS [ou-è] Interj. qui marque la surprise : ouais ! vous le prenez de bien haut.

Oualega ou Ouallega, région de l'Ethiopie, au N.-O. du Kaffa. Mines d'or.

OUanderoU n. m. Nom vulgaire d'une espèce de macaque de l'Inde méridionale : l'ouanderou est un beau singe brun, à face noire, entourée d'une épaisse auréole de poils blancs.

Ouargla, v. et oasis du Sahara algérien, à 800 kil. d'Alger; 3.000 h. Palmeraies.

ouate (L'Acad. veut qu'on aspire la première syllabe de ce mot quand il est précédé de l'article : de la ouate [quelques-uns cependant écrive! t de l'ouate], mais non dans les autres cas : robe doublée

d'ouate) n. f. (allem. walte). Laine, soie, filasse ou coton préparés soit pour être placés sous la doublure des objets de literie ou de vêtements que l'on veut rendre plus chauds, soit pour servir a des pansements : couverture doublée d'Ouate. Par anal. Objet qui a la consistance ou l'aspect de la ouate.

— Encyci.. Filât. Les ouates se divisent en trois sortes : 1» la ouate commune "ii ouate elntfonniere, fabriquée avec des déchets issus de l'effilochage de vieux tissus de coton ; 2» la ouate fine, fabriquée avec de beaux déchets de coton; 3» la ouate pour pansements, fabriquée avec des cotons neufs cardés. La ouate cartonnée imperméable se compose d'une pièce d'ouate étendue sur une toile de crin de la même dimension et recouverte d'une autre toile de crin. Il existe aussi de la ouate de soie de fantaisie, fabriquée avec des soies dites de fantaisie, de la ouate laine fabriquée avec des chiffons en laine lavés, effilés et cardés, de la ouate filasse, faite de filasses grossièrement cardées, gommées et tonnant une sorte de carton flexible; cette ouate sert à donner de la raideur aux vêtements.

— Pharm. C'est au chirurgien français Alphonse Guérin qu'est due l'invention du pansement ouaté. On se sert aujourd'hui beaucoup d'ouate hydrophile obtenue en purifiant le colon par des lavages dans des eaux alcalines et acides, de manière à lui permettre, après dessiccation, d'absorber facilement les liquides.

La ouate hydrophile sert au lavage des plaies et à recouvrir les pansements pour les protéger contre l'air extérieur. Elle doit toujours être soigneusement stérilisée.

Ouater [té] v. a. Garnir, doubler d'ouate : ouater un manteau- Fig. Entourer : ouater de soins un vieillard.

OUateUX, euse [teu, eu-ze] adj. Qui tient de la ouate. Qui est garni d'ouate.

OUatier [ti-é] n. m. Appareil employé à la fabrication de diverses sortes d'ouates.

OUatine n. f. Etoffe ouateuse, employée dans la doublure de certains vêtements.

Ouatiner [né] v. a. Garnir d'ouatine.

Oubangui ou Oubanghi, riv. d'Afrique, affl. dr. du Congo; cours 1.300 kil. Il servit longtemps de frontière entre le Congo français et le Congo belge, passe à Zongo, Setema, etc., et reçoit, entre autres affluents, le Kouango et le M'bomou.

Oubangui-Chari-Tchad, une des colonies composant le gouvernement général du Congo français; capit. Bangui. Elle comprend le territoire de l'Oubangui-Chari (régions de Bangui, de Mobaye et du Uaut-Chari) et le territoire militaire du Tchad.

o ubi campi ! mots lat. signif. : 0! où sont les champs. Exclamation de Virgile (Géorgiques, II. 483) regrettant la tranquillité des champs. Horace (Satires, II, 6, 60) a dit dans le même sens : O rus! quando ego te aspiciam ! O campagne ! quand te reverrai-j e !

OUbier [bi-é] n. m. Une des variétés de faucons employés à la chasse.

OUbli n. m. (de oublier). Etat d'une personne ou d'une chose oubliée : l'oubli d'un détail important.

Egarement passager : un moment d'oubli. Oubli de soi, abnégation de ses droits, de ses intérêts.

Fleuve d'oubli, le Léthé.

OUbliable adj. Susceptible d'être oublié.

OUbliance n. f. Tendance à oublier. (Vx.)

Oublie [Wi]n.f. (du lat. Oublies.

oblata, chose offerte). Sorte de pâtisserie très mince, roulée en forme de cornet. (On dit aussi plaisir.) Main d'oubliés, sept ou huit oublies vendues ensemble. Faire l'oublie, se dit du linge mal apprêté, dont les coins se roulent.

Oublié, e adj. et n. Dont on ne se souvient plus : il y a des oubliés de grand mérite.

Oublier [bli-é] v. a. (du lat. pop. oblitare, de oblivisci.

— Se conj. comme prier.) Per dre le souvenir d'une chose :

oublier une date; oublier d'écrire. (On disait autref. oublier à.) Ne pas garder le ressentiment de : oublier les injures.

Laisser par inadvertance ; oublier ses gants. Laisser passer :

oublier l'heure. Omettre : oublier un nom sur une liste.

Manquer à : oublier son devoir.

Négliger, ne plus donner de ,

■ ° 9 ' , , ■ r -xi Marchande d oublies.

soins a : oublier ses anus . Ne pas

se prévaloir de : oublier sagrandeur. Manquerdereconnaissance : oublier un bienfait. N'avoir aucun égard à ; oublier les conseils dunpère. Oublier qui l'on est, se méconnaître. Se faire oublier, effacer son propre souvenir de la mémoire de quelqu'un. Prov. et loc. prov. : Qui bien aime, tard oublie, ceux qui oublient vite n'ont cas aimé véritablement. Qui songe à oublier se souvient, rien ne grave une chose dans l'esprit comme l'effort que l'on fait pour l'en chasser. Avoir oublié d'être béte, avoir l'esprit vif, ouvert. Il n'oublie pas ses mains, il est rapace, enclin au vol. S'oublier v. pr. Manquer aux convenances, à ce que l'on se doit à soi-même : s'oublier au point de... Faire abnégation de soi-même, négliger ses intérêts : il ne s'oublie pas. Allus. iiist.V. apprendre. Prov. : Est bien fou qui s'oublie, il ne faut pas négliger ses intérêts en s'occupant de ceux des autres. Ant. Se souvenir, se rappeler.

OUblierie [blt-rï] n. f. Fabrication et commerce des oublies. Lieu oU on les fabrique, où on les serre.

Oubliettes [bli-è-te] n. f. pi. Puits profonds creusés dans le sous-sol des châteaux, où l'on enfermait autrefois les prisonniers condamnés à une prison perpétuelle. Fosses couvertes d'une trappe à bascule ou d'une fausse trappe, où l'on faisait tomber ceux dont on voulait se débarrasser. (On a pris

Coupe d'oubliette. : A. cachot ; B, jour de souffrance ; C, porte d'entrée ; 1-1. latrines; E, ori6ce d'entrée des oubliettes : F, oubliettes ; G. latrines; H, I, puits des oubliettes ; J, tuyau de descente des latrines ; K, fossé du château ; L, fosse d'aisances.

souvent pour des oubliettes des fosses d'aisance ou de6 glacières.; Fam. Mettre, jeter aux oubliettes, mettre pour toujours de côté, ne plus s occuper de.

oublieur n. m.

Marchand d'oubliés.

(Vx).

oublieur, euse

f eu-ze] n. Personne sujette à oublier.

oublieusement [te-man] adv.

D'une manière oublieuse.

oublieux, euse

[bli-eu, eu-ze' adj. Qui oublie facilement ; écolier oublieux.

ouehe n. f. (lat.

pop. olca). Terrain voisin de la maison et planté d'arbres fruitiers. Bonne terre qui peut fournir les produits les plus variés.

ouchnîchan.m.

Protubérance arron die, sorte de bosse qui couronne le sommet du crâne des bouddhas.

Ouchy , localité de Suisse i cant . de Vaud), sur le Léman ; sert de port à Lausanne, dont c'est un faubourg; 1.760 h.

Ouckene, comm.

de Belgique (Flandre- Occidentale, arr. de Roulers); 1.670 h. Tissus.

Oucques,comm.de Loir-et-Cher, arr. et à 27 kil. de Blois ; 1.560 h. Toiles, vinaigrerie

Oude. Géogr. V. Aoudh.

Oudenarde. Géogr. V. Audenap.de.

Oudenbourg, comm. de Belgique (Flandre- Occidentale, arr. d'Ostende); 2.990 h. Sucrerie.

Oudendorp (François Van), philologue hollandais, né et m. â Leyde (1090-1761) ; éditeur de Lucain, César, Suétone, Apulée.

Oudiné (Eugène-André), sculpteur et graveur en médailles français, né et m. à Paris (1810-1887).

Oudinot [no] (Nicolas-Charles), duc de Reggio, maréchal de France, né à Bar-le-Duc, m. à Paris (1767-1847), que Napoléon présenta à l'empereur de Russie, comme le liayard de l'armée française. Il se couvrit de gloire à Landshut.à Wagram et à Bautzen. Il était à sa mort grand chancelier de la Légion d'honneur et gouverneur des Invalides. — Son fils, Nicolas-Charles-Victor (1791-1863), général français, prit Rome en 1819. — Son autre fils, Auguste, colonel de cavalerie, fut mortellement blessé en luttant contre Abd-el- Kader dans les gorges de la Macta, en Algérie (1799-1835).

OUdja n. m. Symbole que l'on trouve figuré sur un grand nombre de monuments égyptiens et qui représente l'œil solaire d'oU découle tout ce qui est agréable.

oudjalk ou adjak n. m. Terme qui désigne, en Tunisie, les pelotons de cavaliers indigènes chargés d'escorter dans les cérémonies les fonctionnaires du protectorat.

Oudjda, v. du Maroc, près de la frontière algérienne, sur l'Isly ; 8.000 h. Occupée par les F'rançais en 1900.

Oudjeïn, v. de l'Inde (Malva); 33.000 h. C'est l'une des sept villes saintes de l'Inde.

Oudon, comm. de la Loire-Inférieure, arr. et à 9 kil. d'Ancenis, sur la Loire ; 1.660 h. Ch. de f. Orl.

Ou-Dong on Oudong, v. de l'Indo-Chine française (Cambodge), ch.-l. de province, près du Mékong; 10.000 h.

Oudot (Charles-François) , homme politique français, né à Nuits, m. à Paris (1755-1841).

OUdrir v. a. Rider, flétrir. Linge oudri (ou ourdri), linge qui a des taches de rousseur. S'oudrir v. pr. Se rider, en parlant des bourgeons.

Oudry (Jean-Baptiste), peintre animalier et graveur français, né à Paris, m. à Beauvais (1686-1733). Il a excellé dans la reproduction des chasses, des animaux, des natures mortes.

OUed [ou-èd] n. m- Mot arabe signifiant cours d'eau, et qui désigne plus particulièrement les cours d'eau temporaires du Sahara. PI.

des ouadi ( mais on écrit aussi des oueds).

Oueï-Haï-Oueï ou Weï-Haï-Weï , v. de

Chine (Chan-Toung), à l'entrée du golfe de Petchili; cédée à bail â l'Angleterre en 1898.

Ouellé, fleuve de l'Afrique centrale (bassin du Congo); cours 13.000 kil.

Ouen [in] (saint), évêque de Rouen, né à Sancy (Aisne), m. en 686; chancelier de Dagobert 1" et ami de saint Eloi, dont il a écrit la vie- Fête le 24 août.

Ouessant [san], île de France, la plus avancée vers l'O., ch.-l. de c. (Finistère), arr. et à 43 kil. de Brest; 2.760 h. (Ouessantins ou Ouessantais). Le 27 juillet 1778, bataille navale indécise entre les

Oudinot.

Oudry.

«/■Jinterj. qui marque un soulagement après je, une oppression, etc. : ouf! les voilà partis!

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