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LES

m. a Saint-Pétersbourg (1692-1 7G7). Il servit Pierre le Grand, puis Catherine l", et décida Elisabeth à renverser Ivan VI pour s'emparer du trône (1741;.

LestonaC (Jeanne de), fondatrice d'une communauté de jeunes filles, dites jésuttines. ayant pour la plupart abjuré le protestantisme (1556-1640). Nièce de Montaigne, veuve de Gaston de Montferrand.

Béatifiée en 1300.

Lestrem, comm. du Pas-de-Calais, ai'r. et à

10 kil, de Béthune, sur la Lawe; 2.7*0 h. Ch. de f. N.

Bucrsrie.

Lestrygons [lès-tri],

peuple anthropophage delà ■Sicile, voisin des Cyclopes.

ttyth.) Le Sueur (Eustache),

peintre français, né et m. à Paris (1616-1655). Son oeuvre principale est une suite •de compositions sur la Vie de saint Bruno, au Louvre.

Citons encore : la Salutation angêlique, In Messe de saint Martin, etc. Ses tableaux valent par une sensibilité délicate et profonde, un dessin juste et ferme-

LeSUeur (Jean-François), compositeur de musique religieuse et dramatique, né a Plessiel, prés d'Abbeville, m. à Paris (1763-1837). Ses oratorios (la Passion, liuth et Booz, etc.) sont des œuvres imposantes, riches d'ailleurs de couleur et d'inspiration.

Lesueur (Jean-Baptiste- Cicéron), architecte français, né a Claire Fontaine, m. à Paris (1794-1883). Il contribua vers 1840 aux travaux d'agrandissement de l'Hôtel de Ville.

Lesurques (Jean), né a Douai (1763-1796). Accusé d'avoir assassiné le courrier de Lyon sur la route de Melun, il fut condamné et exécuté a Paris. Son innocence a été, depuis, à peu près démontrée.

LeSVe, comm. de Belgique prov. et arr. de Namur); 1.430 h. Fer; fabriques de bas.

Le Tellier [îè-,i'-e"l (Michel), homme d'Etat français, né et m. à Paris (1603-1685), ministre de Louis XIV, père de Louvois- Il fut longtemps secrétaire d'Etat à la guerre, travailla avec assiduité et succès à la réorganisation de l'armée monarchique, fut nommé en 1677 chancelier et garde des sceaux ; à ce titre, il contresigna la révocation de l'édit de Nantes.

Le Tellier Michel), jésuite, né à Vire, m. à La ■Flèche (1648-1719), dernier confesseur de Louis XIV.

11 fut l'un des premiers rédacteurs des Mémoires, de Trévoux.

léthalité n. f. (du lat. lethalis, mortel). Caractère de ce qui est mortel.

léthargie [/f] n. f. (gr. lethargia ; de Uthè, oubli et argos, inactif). Etat dans lequel les fonctions de la vie sont atténuées au point qu'elles semblent ■suspendues : tomber en léthargie. Fig. Nonchalance extrême : tirer quelqu'un de sa léthargie.

— Encycl. La léthargie ne s'observe guère que chez les hystériques ; c'est un sommeil invincible, naturel ou anesthésique, comparable à la mort -apparente. Le sujet a les membres inertes, les muscles en état de résolution complète ; si on le secoue, il ouvre les yeux, mais ne reprend pas connaissance. Le sommeil léthargique ne doit pas être confondu avec le coma; sa durée est fort variable. Comme traitement, il faut soutenir les forces et faire des gavages à la sonde œsophagienne.

léthargique, adj. Qui tient de la léthargie : la durée du sommeil léthargique peut varier de quelques heures à plusieurs semaines et parfois plusieurs années. Fiq. Nonchalant : âme léthargique.

Léthé, un des fleuves des Enfers, dont le nom signifie uubli. Les ombres buvaient de ses eaux pour oublier complètement le passé (Myth.).

Lethière ou Letiers (Guillaume Guillon,

dit . peintre français, né à Sainte-Anne (Guade- . m. à Paris (1760-1832). On lui doit de remarquables tableaux d'histoire, dont les plus célèbres sont : la Mort de Virginie, Brulus condamnant ses ■ils '' mort-

lêthifère adj. (du lat. lethum, mort, et ferre, porter). Qui donne la mort.

léthisimulation [si-ort n. f. (du lat. lethum, mort, et de simulation). Simulation de la mort par certains animaux.

— Encycl. Cette curieuse propriété se rencontre chez les mammifères, les oiseaux, mollusques, myriapodes, crustacés ; mais elle est surtout habituelle à certains insectes, qui gardent, lorsqu'ils sont menacés d'un danger quelconque, une immobilité parfaite, durant un temps qui peut aller jusqu'à plusieurs heures.

Letourneau (Charles), anthropologiste français, né à Auray, m. à Paris (1831-1902).

Letourneur (Pierre), littérateur français, né a Val og nés, m. à Paris (1736-1 788), traducteur de Young, de Shakspeare, qu'il fit connaître aux Français.

LetOUrneUT (Charles;, homme politique français, né à Granville, m. à Laeken, membre du Directoire en 1795 (1751-1817).

Letronne (Jean-Antoine), géographe, archéologue et érudit français, né et m. à Paris (1787- 1848). On lui doit d'excellents travaux d'archéologie égyptienne.

lette [lè-te], letton [lè-ton] ou lettique [it-

H-fte] n. m. Langue indo-européenne, de la famille slave, parlée dans une partie de la Courlande, de la Livonie et de la province de Vitebsk.

Letterhautem, comm. de Belgique (Flandre- •Orientale, arr. d'Alost); 1.200 h.

Lettons [lè-ton] ou LetteS [li-te], peuple du nord-est de la Russie, sur la Baltique, branche de la la famille lithuanienne.

lettrage [lè-tra-je] n. m. Action de marquer -avec des lettres. Résultat de cette action.

LAR. P. TOUS. — II

lettraille [le-tra, «mil., e] a. f. Fam. Littérature de rebut.

lettre [lè-tre] n. f. (lat. littera). Chacun des caractères de l'alphabet: l'alphabet français a oinglsix lettres. Caractère typographique représentant une de ces lettres: lettre italique; lettre capitale. Lettre double, caractère unique qui vaut deux lettres il']; lettre répétée dans un même mot (bb, pp, ((). Sens étroit et littéral : préférer l'esprit <: la lettre. Epître, missive, dépêche : lettre de . ommerce. Lettre de change, v. change. Lettre d'avis, pour informer d'une expédition. Lettre fie marque, commission dont un capitaine de navire armé en course doit être pourvu. Lettre de mer. permis de départ d'un port. Lettre de voiture, lettre ouverte et timbrée qui contient l'indication des objets dont un voituricr est chargé. Lettre de cachet, v. cachet. Lettres jiatentes, lettres du roi, d'une forme moins solennelle que les diplômes. En toutes lettres, sans abréviation, avec des mots et non avec des chiffres. Fig. Sans rien dissimuler. Exécuter des ordres à la, lettre, au pied de la lettre, ponctuellement. Traduire à la lettre, littéralement. Aider à la lettre, suppléer à ce qui manque dans un écrit, et, au /(';/.. entrer dans 1 intention de celui qui parle ou qui écrit. Lettre close ou lettres closes, quelque chose qui reste inconnu, incompréhensible. PI. Les belles-lettres ou absol. les lettres, la littérature, l'histoire, la grammaire, l'éloquence et la poésie. Homme de lettres, femme de lettres, gens de lettres, personnes adonnées à la littérature. Loc. div. Eu lettres d'or, d'une manière impérissable. En lettres de feu, d'une manière énergique. En lettres de sang, par une longue suite de meurtres. Avant la lettre, se dit de l'épreuve d'une estampe, d'une gravure tirée avant qu'on ait placé au bas l'inscription qui en indique le sujet (et par conséquent lorsque la planche est encore neuve). Fig. Se dit de ce qui précède l'état complet et normal : l'enfant, c'est l'homme avant la lettre. Fam. Passer comme une lettre à la poste, se dit : lo de ce qui s'avale et se digère très facilement ; 2» de ce qui est cru, admis sans difficulté. Ali.us. litt. : La lettre tue, mais l'esprit vivifie. (Saint Paul, Epitres, c. II , 3, 6.) Cette maxime signifie qu'il ne faut pas, dans l'interprétation d'une loi, d'un précepte, d'un texte, s'attacher au sens littéral, mais chercher à saisir l'intention véritable cachée sous les expressions.

— Encycl. Admin. Les lettres, cachetées ou non, ne peuvent être transportées en France que par le service des postes. Toutefois, les lettres échangées par exprès, entre particuliers, ne sont pas comprises dans ce monopole. Diverses lois assurent le secret et l'inviolabilité des lettres confiées à la poste. Le Code pénal (art. 187) punit d'une amende de 16 à. 500 francs et d'un emprisonnement de trois mois à cinq ans tout fonctionnaire ou agent du gouvernement ou de l'administration des postes, qui supprime ou ouvre des lettres confiées à la poste.

La taxe d'affranchissement est fixée à 0 fr. 10 par 15 grammes ou fraction de 15 grammes pour les lettres à destination de la France ou de ses colonies, à 0 fr. 25 pour les pays étrangers. Les lettres recommandées, à part la taxe ordinaire, sont soumises à un droit fixe de 0 fr. 25. Les lettres avec valeur déclarée payent la taxe ordinaire, augmentée du droit fixe de recommandation (0 fr. 25) et d'un droit proportionnel d'assurance de 0 fr. 10 par

500 fr. V. AFFRANCHISSEMENT, CARTE POSTALE.

— Dr. comm. Lettre de change. V. change, traite,

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