V. LAÇAGE
Lacépède (Etienne de Laville, comte de), naturaliste français, né à Agen, m. à Epinay (1750-1825). Buffon lui confia le soin d'achever son Histoire naturelle. Il fut un moment, sous la Révolution, président f-i de l'Assemblée législative. Na- ' poléon le fit comte et le nomma \>'l grand maître de l'Université.
lacer [se] v. a. (lat. laqueare. Lacépède.
— Prend une cédille sous le c
devant a et o : il laça, nous laçons.) Serrer avec un lacet : lacer mie bottine. Serrer avec un lacet le corset, les bottines, etc., de : lacer une dame. Couvrir la femelle, en parlant du chien. Mar. Réunir une voile à une autre voile au moyen d'une corde passant dans des anneaux et des œils-de-pie.
lacérable adj. Qui peut ou doit être lacéré.
lacération \si-on] n. f. Action de lacérer un écrit : la lacération des affiches de l'autorité publique est punie par la loi.
La Cerda, famille royale de Castille, dont plusieurs membres servirent en France. Issue de don Fernando, fils aîné d'Alphonse X, roi de Castille. qui épousa Blanche, fille de saint Louis, elle s'éteignit au xv« siècle.
lacérer [ri] v. a. (lat. lacerare. — Se conj. comme accélérer.) Déchirer, mettre en pièces : lacérer des livres.
laceret ou lasseret [la-se-rê] n. m. Tarière que les charpentiers emploient pour faire des trous dans les assemblages. Piton à vis. Pièce qui fixe l'espagnolette sur le battant d'une croisée.
lacerie ou lasserie [la-se-ri] n. f. Tissu souple et fin, que fait le vannier avec des pailles.
laceme [sir-ne] n. f. (lat. lacerna). Archéol. Manteau retenu sur l'épaule par une agrafe : la lacerne, portée d'abord uniquement par les soldats romains, devint d'un usage général.
laceron n. m. V. laiteron.
lacertiens [sèr-tUn] ou lacertiliens [sèr-
ti-li-in] n. m. pi. Grande division des reptiles sauriens, comprenant les lézards, les geckos, les scinques, etc. S. un lacertien ou lacertilien.
lacertiforme [sèr] adj. (du lat. lacertus, lézard). Qui a la forme d'un lézard.
lacet [se] n. m. (de lacs). Cordon de fil, de soie ou de coton, qu'on passe dans des œillets pour serrer les corsets, les bottines, etc. Série de zigzags imitant la disposition d'un lacet de corset : route en lacet. Lacs ou filet avec lequel on prend des perdrix, des alouettes, des lièvres, etc. : poser des lacets. Mouvement d'oscillation des locomotives en marche. En Turquie, cordon pour étrangler un condamné : envoyer le lacet à un grand vizir disgracié. Broche mobile unissant les deux parties d'une charnière. Piton sur lequel vient s'adapter un anneau.
— Encyl. Chass. Le lacet est un engin interdit par la loi, sauf en ce qui concerne le menu gibier ; alouettes, merles, grives. Pour le gibier a poil, le lacet consiste en un nœud coulant de laiton recuit suspendu à une branche à hauteur de la
Lacets.
tète de l'animal. Ce nœud coulant se place verticalement près de terre, dans les coulées, s'il s'agit des lièvres ou lapins.
Dans ce cas, le lacet est attaché à un piquet fiché en terre. L'engin, pour le menu gibier, est un nœud coulant en crin de cheval , dont l'autre extrémité est attachée à une corde tendue et fixée sur le sol par des piquets. Les alouettes se prennent par le cou ou les pattes; le chevreuil, les lièvres et les lapins par le cou.
— Ch. de f. Le mouvement de lacet qui consiste en un mouvement latéral de va-et-vient, toujours très incommode pour les voyageurs, nait lorsque la locomotive et les wagons passent sur un point de la voie où la distance des rails augmente ou diminue. Sur les locomotives, il est dû soit à un fonctionnement inégal des pistons , soit à l'alternance des efforts qu'ils transmettent.
laceur, euse [eu-ze] n. Personne qui fait des filets pour la chasse, pour la pêche.
lâchage n. m. Action de lâcher. Fam. Action d'abandonner quelqu'un.
La Chaise [chè-ze] ou La Chaize fié Père
François de, jésuite, confesseur de Louis XIV, né au château d'Aix (Forez), m. à Paris (1024-1709). Son nom a été donné au principal cimetière de Paris, créé sur l'emplacement des jardins qu'il possédait. La Chalotais [tè] (Louis-René de Caradi ua de), procureur général au parlement de Bretagne, né et m. à Rennes (1701-1785). Il défendit contre le duc d'Aiguillon les privilèges de la noblesse bretonne. Ses conclusions contre les jésuites amenèrent la suppression de l'ordre.
Lachambeaudie [chan-bô-di] (Pierre), fabuliste français, né à Sarlat, m. à Brunoy (1807-1872); écrivain agréable et élégant, auteur des Fables populaires.
Lachambre (Marin Cureau de), médecin français, né au Mans, m. à Paris (1594-1009); en grande faveur auprès de Richelieu et de Mazarin, il fut le médecin ordinaire de Louis XIII et de Louis XIV.
La Chapelle (Jean de), littérateur et auteur dramatique français, né à Bourges, m. à Paris (1055- 1723); disciple médiocre de Racine.
Lachapelle-Graillouse, comm. de l'Ar-
dèche, arr. et à 70 kil. de Largentière , près de la Loire; 1.220 h.
La Châteigneraie
\tè-gne-rè] (François de Vivonne seigneur de), favori de Henri II (1520-1547), oncle de Brantôme, mort à la suite du célèbre duel dans lequel il fut blessé par Jarnac d'un coup imprévu qui lui trancha le jarret.
Lachâtré (Maurice), écrivain français, né à Issoudun, m. à Paris (1814- 1900); auteur d'un Dictionnaire universel (1850).
Lachaud [chd] (Charles-Alexandre), avocat français, né à Treignac (Corrèze), m. à Paris (1818-1882). Il fut un admirable et émouvant avocat de cour d'assises. Il fut, après la chute de l'Empire, un des chefs du parti bonapartiste.
La Chaussée [chô-sé] (Pierre-Claude Nivelle de-, auteur dramatique français, né et m. à Paris 1092-1734); créateur de la comédie larmoyante ou drame bourgeois; auteur du Préjugé à la mode, de Mélanide, de l'Ecole des mères, etc.
lâche adj. (de lâcher). Qui n'est pas tendu, pas serré : corde, nœud lâche. Dont les fils sont peu serrés : éto/fe lâche. Fig. Qui manque de vigueur, d'activité : ouvrier lâche au travail. Poltron, couard, qui manque de courage : soldat lâche. Vil et méprisable : action lâche. Languissant, sans nerf : style lâche. Qui retient peu les aliments : le raisin rend te ventre lâche. N. m. Homme sans courage, sans honneur. Adverbialem. D'une manière peu serrée ; coudre lâche. Ant. Brave, courageux, vaillant.
lâché, e adj. Fait avec négligence ou abandon : dessin taché. Turf. Se dit d'un cheval auquel le handicapeur a attribué un poids trop faible.
Lachelier [li-é] (Jules), philosophe français, né à Fontainebleau en 1832; auteur d'une remarquable étude sur le Fondement de f induction.
lâchement [man] n, m. Action de lâcher.
lâchement [man] adv. Mollement, sans vigueur : travailler lâchement. Sans cœur, sans honneur, avec poltronnerie : abandonner lâchement un ami dans le péril. Ant. Bravement, courageusement.
Lachen, comm. de Suisse (cant. de Schwyz), sur les bords du lac de Zurich; 1.970 h. Industrie de la soie; menuiseries mécaniques; broderies.
lâcher [ché] v. a. (lat. laxare). Détendre, desserrer : lâcher un corset. Laisser échapper : lâcher sa proie. Lancer, exciter à aller : lâcher ses chien*. Faire partir : lâcher un coup de fusil. Fam. Quitter, abandonner : lâcher ses alliés. Dire, émettre : lâcher une sottise. Lâchez tout ! commandement de larguer les cordes qui retiennent un aérostat. Fig. Lâcher jiied, s'enfuir. Lâcher prise, laisser aller ce qu'on tient. Lâcher de l'eau, uriner. Po/i. Lâcher la rampe, la perche, mourir. V. n. Se détendre ; partir : corde, fusil qui lâche.
lâcher [ché] n. m. Action de laisser aller, partir : un lâcher de pigeons.
LachéSiS [M-sst'ssJ, une des trois Parques; elle tournait le fuseau et distribuait les destinées (Myth.).
lachéSiS [ké-ziss] n. m. Genre de reptiles ophidiens solénoglyphes, comprenant les botrops, trigonocéphales et une partie des crotales. L'espèce type
LÀC
est le surucucu, orangé ou rougcâtre, des forêts de l'Amérique tropicale.
La Chétardie (Jacques-Joachim Trotti, mat qui» de), officier et diplomate français, né en 1708 ,!, a Hanau en 1758, ambassadeur de France en Kussie et favori de la tsarine Elisabeth
lâcheté n. f. (de lâche). Poltronnerie, défau de courage : s'enfuir avec lâcheté. Négligence s va manque d'énergie : élève dunel&hetéy aibie (Peu us. en ce sens. Action basse, Indigne Vommittriunt lâcheté. An. Bravoure, courage, va.l
"Tâcheur, euse [eu-»] n. Fam. Personne qui abandonne brusquement ceux avec lesquels elle est engagée. .
Lachmann (Conrad), philologue allemand, n à Brunswick, m. à Berlin («93-1?»!) i auteur de remarquables Considérations sur «/'»«*?. d une édi «on deiucrèce, d'une étude sur les Nibeluv
lachne \lak-ne] n. m. Genre "'insectes hémiptAres comprenant de grands pucerons à vastes ail. s qui !vh!entP.ur dîvers arbustes de l'hémisphère bo-
^lachnolème [lak-no] n. m. Genre de poissons acanthoptères, robustes et courts comprenant cinq ou six espèces des mers des Antilles.
lâchure n. f. Syn. de éclusée.
lacier [si-é] n. m. ou lacière n. t. Filet de
pêche, en usage dans la Méditerranée.
lacilliation [si-on] n. f. Etat de ce qui est 1 2l c i n i c
lacinie [ni]n. f. Bot. Découpure étroite et profonde à sommet aigu.
lacinié, e adj. (lat. laciniatus). Dot. Se dit d un organe ^ui offre "des incisions profondes a sommet
a'lacinifolié adj. Bot. Qui a des feuilles laci-
ïàciniure adj. Bot. Syn. de lacinie.
lacinule n. f. Pointe infléchie ues pétales des oinbelliferes. . .
laCinulé, e adj. Se dit d'un corps qui présente despointes, des divisions irrégulieres.
lacis [si] n. m. (de lacer). Réseau de fils entrelacés : un facis de /ils de fer.
laCk. \lak] n. m. Mot qui, en Perse, dans 1 Inde, signifie cent' mille, et s'emploie dans l'expression : un lack de roupies. «,„t„ m
LaclOS [Mo] (Pierre Choderlos de), oftic.e. et littérateur français, né a Amiens, ni. a larente fiSS 1R031- auteur des /.misons dangereuses, ouvrage immoral' maïs plein d'observations pénétrantes et d'un style sobre et net. , .
Lacombe [kon-be] (Jacques), écrivain , et jurisconsulte français, né et m. à. £aMjlJ2* -181i
l,i Coadamine.
a°u?eur d'un^anï nombre de dictionnaires
Lacombe (Louis Trouillon), compositeur français né à Bourges, m. à S ,int-Vaast-la-liougue(1818- \m) auteur de pièces de piano très répandues.
T.àeombe (Paul), historien français, ne a Ca-
h ™ Isn auteur de De l'histoire considérée
ÏÏÙiïdSk Induction à Chisloire littéraire. .
Laeome d'Estalenx (Paul) compositeur
•L"*VU"7 „„ H„np.a (Gers) en 1838. On lui doit de
Sa musique est pleine de finesse et de gaieté.
laconn m Genre d'insectes coléoptères son , corfe° comprenant des taupins de taille moyenne, volant en plein jour dans les lieux découverts.
laçon n. m. Lacs de laiton, dont les braconniers se servent pour prendre les lièvres.
£à Condamlne (Charles-Marie de), mathématicien et littérateur français, né et m. a Paris (■1701-1774); un de ceux qui mesurèrent les degrés du méridien sous l'équateur. Malade et sourd, il chansonnait ses douleurs en de petites pièces de vers faciles.
laconicum [fco»r] n. m.
(m. lat.). Antiq. Partie du bain romain; servant aux bains de vapeur.
Laconie, ancienne contrée du sud-est du Péloponese, comprenant essentiellement la vallée de l'Eurotas ; ch.-l. Sparte. Aujourd'hui, prov. du Péloloponèse ; 135.500 h. (Laconiens).
, ^SSShJS^SS^ Laconie : !.. Lace menl Adjectiv Relatif à la Laconie : la rudesse taronienne. „ , , .. ,
laconique adj. Concis, bref, a la manière du style des halitants^de la Laconie : style, réponse taie ne. Ant. Prolixe, long.
laconiquement [ke-man', adv. En peu de mots : répondre laconiquement à une sommation. Ant.
Longuement, prolixement.
laconiser [ni-zé] v. n.
Parler d'une façon laconique.
laconisme [nis-me] n.
Façon de parler laconique, concise, brève. Dans la Grèce ancienne, prédilection pour le système de gouvernement Spartiate. Ant. Prolixité.
Lacordaire [dê-re]
( Jean - Baptiste -Henri ), dominicain français, né a Recey-sur-Ource (Cote-dur), m. à Sorèze (1802-1861), un des plus brillants orateurs du xixe siècle. 11 rompit avec Lamennais , lorsque celui-ci
se "épara de l'Eglise. Il développa l'ordre dominicain en France. Ses principaux sermons figurent dans les Conférences de Notre-Dame.
T ac-OU-VillerS, comm. du Doubs, arr. et a 37kil. de Pontarlier.près-du lac desBrenets ; 3.100h. Cli de : f. P.-L.-M. Sources ferrugineuses; fromageries.
L&cortla.re.
Lacretelle (Pierre -Louis dei, dit Lacretelte aine littérateur français, né a Metz, m. a Paris lini-ttÏÏ). Esprit libéral, caractère indépendant il aé cri entre autres ouvrage, '^TiLîli
connaissances humaines et de l instruction ' ,,„,. Son frère, LACRïTBIXï .Iix.nk, historien bancals, né à Mets. m. à Mâcon (1768-1855,; auteur d'une Histoire de France pendant lu «Eg»* «^ ion; Histoire du Consulat et de Ifmmre. ÀBU-Enil, fils du précédent littérateur et homme politique, né et m. a Pans (18la-189J).
La Croix du Maine (François), savant bibliographe français, né au Mans, m. à Paris, assassiné par des fanatiques qui le soupçonnaient délie protestant (1652-1592).
Lacroix [/froi] (Jean-Paul de), homme politique français, né à' Pont-Audemer (165 4-1 794 ; président de la Convention, décapité avec les dantomstes.
Lacroix (Sylvestre-François), mathématicien français, né et m. à Paris (1765-1843).
Lacroix (Paul), dit le Bibliophile Jacob , polygraphe français, né et m. à Paris [1806-1884). Ilsest acquis un renom durable par ses travaux dei million, surtout en bibliographie, ses éditions annotées. Citons de lui : Enigmes et découvertes bibliogiaphii/ues, le Moyen Age et la Renaissance, ainsi que d intéressants romans historiques : les Deux fous, l'Homme au masque de fer.
Lacroix (Jules), poète et littérateur français, frère du précédent, néet m. à Paris (1809-1887), connu surtout par ses adaptations dramatiques : Macbeth, Œdipe roi. ...
Lacroix (Siqismond Krzyzanewmu, dit), publiciste et homme politique français, né à Varsovie en
Lacroix - Saint - Ouen, çomm. *e l'Oise,
arr. et a 8 Kil. de Compiègne, sur 1 Oise ; 1.730 h.
lacryma-christi [kris-ti] n. m. (m. lat.
signif. larme du Christ). Vin muscat dun . gou exquis, provenant des vignes, cultivées au pied du Vésuve. Cépage qui produit ce vin.
lacrymal, e, aux adj. (du lat. lacryma, larme). Anat. Qui appartient, qui a rapport aux larmes. Qui produit les larmes : glande lacrymale.
lacrymatoire n.m.(lat. tacrimatorium). Nom donné a des vases de verre ou déterre, dans lesquels on a cru à torique les Romains conservaient les larmes répandues aux funérailles : les lacryniatoires étaient en réalité des vases a parfums. Adjectiv. : um: lacrymatoire.
lacrymule n. f. Pharm. Petite larme.
laCS \lâ] n. m. (lat. iaqueus). Cordon délié : lacs de soie. Nœud coulant pour prendre des oiseaux des lièvres, etc. Fia. Piège : tomber dans les lacs d'une coauette. Corde pour accoupler les chevaux ue l'on mène au marché. Ruban de 81 solide dont se servent les chirurgiens pour faire l'extension dans les fractures et les luxations. Cordes disposées pour supporter des Ms forts dans la fabrication des étoffes façonnées. Lacs d'amour, cordons d'ornement repliés sur eux-mêmes, de manière à former un huit couché.
lactaire [lak-tè-re] n. m.
Champignon de la famille des agaricinées, qui laisse échapper de ses tissus un lait blanc, rouge ou jaune, doux ou piquant. Certains lactaires sont
comestibles notamment le lactaire délicieux, qui pousse sous les pins (ceux dont le suc est piquant sont en général vénéneux).
lactaire [lak-tè-re] adj. (lat. lactaris). Qui a rapport au lait, à l'allaitement.
Lactance (Firmianus Lactantius), apologiste chrétien, surnommé, en raison de la pureté de son stvle le Cicéron chrétien ; né vers 225, m. probablement à Trêves vers 325. Son principal ouvrage est De la formation de l'homme.
lactase [lak-ta-ze] n. f. Diastase ou ferment soluble sécrétée par quelques levures, et qui convertit le lactose en glucose et galactose.
lactate [lak] n. m. Chim. Sel de l'acide lactique avec une base.
lactation [lak-ta-si-on] n. f. (du lat. lac lattis, lait). Formation, sécrétion et excrétion du lait. Action d'allaiter un enfant.
lacté, e Uak] adj. (du lat. lac, lactis, lait). Qui ressemble au lait : suc lacté. Qui consiste en lait: le réaime lacté convient aux dyspeptiques. Anat.Veines lactées, vaisseaux qui pompent le chyle à la surface
C— 'encycl ' Astr. Voie lactée. On nomme ainsi une bande blanchâtre qu'on remarque dans le ciel pendant les nuits sereines, et qui est formée par une multitude innombrable d'étoiles. Cet amas d étoiles est tel qu'Herschel a estimé à cinquante mille celles qui avaient passé sous ses yeux pendant une heure. La Fable attribue l'origine de la \ oie lactée a quelques gouttes de lait tombées du sein de Junon, pendant qu'elle allaitait Hercule. V. Junon.
lactéiforme adj. Qui a l'apparence du lait. Syn. de lactiforme.
lactèine, lactoline ou lacteoline [/«/.]
n f Lait épaissi lentement au feu.
lactescence [lak-tès-san-se] n. f. (de lactescent). Qualité d'un liquide qui ressemble au lait.
lactescent [lak-tès-san], e adj. (du lat lactcstere, devenir laiteux). Qui contient un suc laiteux. (Se dit d'un liquide qui ressemble a du lait.)
lacticémie [mi] n. f. (de lactique, et du gr. haima sang). Autointoxication due a 1 accumulation de Facide lactique dans le sang. (On la traite par les alcalins.)
lactide n. f. Anhydride de l'acide lactiquelactifère [lak] adj. (du lat. lac, lactis, .lait, et ferre, porter). Anat. Qui porte, conduit le lait : vaisseaux lactifères.
lactifuee adj. (du lat. lac, lactis, lait, et fugare mettre en fuite). Se dit des substances qui font passer le lait.
lactigène adj. (du lat. lac, lactis, lait, et du gr jennfn, engendrer). Qui augmente la sécrétion du lait.
LAC
lactique [lak-ti-ke] adj. Chim. Se dit dur acide organique qui se trouve toujours dans le pétillait : l'acide lactique agit avec efficacité contre la diarrhée verte infantile.
lactique [lak-ti-lie] ou lactica n. f. Genre d'insectes coléoptères phytophages, comprenant une cinquantaine d'espèces de la région indo-malaise el de TAmérique du Sud.
lactivore adj. (du lat. lac. lactis, lait, et yorare, dévorerj. Qui se nourrit exclusivement de lait.
lacto-butyromètre n. m. (du lat. lac lactis-,
lait, butyrum, beurre, et du gr. metron, mesurej. Appareil destiné à mesurer la quantité de beurreque contient un lait.
— Encycl. Cet appareil est constitué par un tube de verre fermé à sa partie inférieure, et subdivisé* en trois sections égales. Pour essayer du lait, on remplit le tube jusqu'à la limite de la première section. On ajoute une goutte d'une solution de soude caustique, destinée à maintenir la caséine dissoute. On verse ensuite de l'éther jusqu'au trait marquant la deuxième section et l'on agite le tout. Enfin, on remplit la troisième section du tube avec de 1 alcool, et l'on maintient le mélange à une température d'environ 40» C. dans un bain-marie, jusqu'à ce que tout le beurre soit monté à la surface et qu'une graduation pratiquée à la partie supérieure du tube permette d'en mesurer la quantité.
lacto-densimètre ou lactomètre n. m.
(du lat. lac, lactis, lait, et de densimèlre). Appareil destiné à mesurer ladensité du lait. (Le lait etantsensiblement plus lourd que l'eau, à volume égal, on peut se rendre compte approximativement de la quantité d'eau qu'on a pu lui ajouter, par la mesure de sa densité.)
lactoline n. f. v. lactèine.
lactomètre n. m. (du lat. lac, lactis, lait.et du igr. nutron, mesure). Nom donné à divers appareils a essayer ie lait. (Les lactomètres sont appelés laclobutyrométres, crémométres, lacto-densimetres, lactoviscosimetres, etc., suivant qu'ils sont destines a mesurer plus spécialement la quantité de beurre ou de crème que contient un lait, sa densité, etc.)— un
dit aUSSi GALACTOMLTRE.
lactoneS n. f. pi. Composés organiques qui dérivent des corps acides-alcools par perte dune molécule d'eau. , ,
— Encycl. Les lactones ont généralement une odeur agréable et sont employées souvent en parfumerie. Ainsi, la coumarine, qui est la première deslactones connues, possède le parfum du foin coupé:
lactoproteine n. f. Composé albumineux, que l'on retire du petit-lait en le traitant par l'azotate acide de mercure.
lactOSCOpe n. m. Syn. de lactomètre.
lactose [lak-tô-zé] n. f. Sucre du lait. .
— Encycl. Pharm. La lactose a été préconisée comme diurétique à la dose de 30 grammes par litre de lait. On l'emploie depuis quelques anneesdans le traitement de l'entérite pour confectionner les boissons (60 gr. par litre).
lactOViSCOSimètre [lak-to-vtss-ko-zi] n. m. (du lat. lac, lactis, lait, viscosus, gluant, et du gr. metron, mesure). Instrument permettant de déceler certaines fraudes du lait et, en particulier le mouillage : le lactoi iscosimétre est basé sur la durée Uécuulernent du lait par un tube capillaire à une température déterminée.
lactUCarium [lak-tu, om"] n. m. (du lat. lactuca, laitue). Suc extrait par incision de la tige de diverses espèces de laitue, et qui constitue un faible et inconstant succédané de l'opium.
Lacuée (Jean-Girard), général et homme politique français, né à La Massas (Lot-et-Garonne) m. à Paris (1752-1841).
lacunaire [nè-re] adj. Qui offre des interstices, des lacunes : tissu lacunaire.
lacune n. f. (lat. lacuna). Espace vide dans l'intérieur d'un corps : minéral plein de lacunes. Interruption dans le texte d'un ouvrage : combler par conjecture les lacunes d'un vers. Ce qui manque pour compléter une chose quelconque : instruction qui a des lacunes. Partie du dessous du sabot du cheval.
lacunette [nè-te] n. f. Petite lacune.
lacuneux, euse [neû, eu-ze] adj. Qui contient des lacunes : calcaire lacuneux.
lacunosité [no-zi] n. f. Etat lacuneux.
laçure n. f. Action de lacer. Partie d'un corsage fermée par un lacet passant dans des œillets.
lacustre [kus-tre] adj. (lat. lacustris ; de lacus, lac). Qui vit sur les bords ou dans les eaux d un lac : plante lacustre. Cités lacustres, anciens villages-
Cité lacustre.
préhistoriques bâtis sur pilotis dans les lacs, et dont les restes se retrouvent encore, particulièrement au bord des lacs de Suisse.
— Encycl. Les cités lacustres étaient bâties sur pilotis tpalafitti), d'où le nom de palaftttes qu'on leur donne souvent ; elles appartiennnent a lage de la pierre polie ou à l'âge du bronze et du ter Les lacs de Suisse, de Savoie, d'Italie, du Wurtemberg et de la Bavière, ont fourni de nombreux vestiges d habitations lacustres, des outils de toute sorte qui constituent pour l'archéologie des documents de la plus haute importance pour l'histoire des peuplade», primitives. Aujourd'hui encore, on trouve des habitations lacustres en Océanie, à Malacca, etc.
LAC
Lacy (Pierre, comte), feld-maréchal russe, né à Killedy (Irlande), m. à Riga (1678-1751), 11 se distingua dans les luttes contre la Suède.
lad n. m. (m. anglA Jeune garçon d'écurie, chargé de garder les chevaux de course.
ladanifère adj. Se dit des plantes qui fournissent le ladanum.
ladanum [nom'] n. m. (gr. ladanon). Gommerésine, fournie principalement par le ciste de Crète.
— Encycl. Le ladanum de Crète exsude spontanément des feuilles et des branches du ciste. On le récolte en promenant sur l'arbrisseau des lanières de cuir, que Ton racle ensuite avec un couteau.
On connaît diverses sortes de ladanum: ladanum de Crète, ladanum d'Espagne et ladanum in turtis, ce dernier le plus répandu.
Le ladanum est un stimulant ; il s'emploie en parfumerie pour remplacer L'ambre gris.
Ladapeyre, comm. de la Creuse, arr. et à 20 kil. de Guéret ; 1.290 h.
ladères n. m, pi. Grés lustrés, que l'on trouve dans le terrain sparnacien des forêts de Chàteauneuf ■et de Senonches.
ladies n. f. pi. v. lady.
Ladignac, comm. de la Haute-Vienne, arr. et à 12 kil. de Saint- Yrieix; 3.480 h. Kaolin.
ladin n. m. Nom donné à un groupe de dialectes appartenant a la famille des langues romanes parlés dans les régions rhétiques.
ladillique adj. Qui se rapporte au ladin.
Ladîslas [/ass], noms de plusieurs rois de Hongrie et de Pologne. — Le plus illustre, saint Ladisxas 1er, né vers 1145, m. à Neutraen 1205, avait été désigné d'abord comme chef de la première croisade.
Ladislas ou Lancelot, roi de Naples de 1380 à 1414; mort empoisonné. Ses Etats lui furent disputes par Louis II d'Anjou.
Ladmirault (Louis de), général français, né à Montmorillon, m. à LaFouchardière(1808-18U8). Il se distingua aux batailles sous Metz (1870-1871), notamment à Rezonville, enleva Montmartre aux insurgés de la Commune (1871) et fut gouverneur militaire de Paris.
Ladoga, grand lac du nord-ouest de la Russie, que la Neva fait communiquer avec le golfe de Finlande.
ladre adj. (du lat. Lazarus, n., dans la parabole de l'Evangile, du pauvre couvert d'ulcères, assis a la porte du mauvais riche). Qui est atteint de la lèpre : tine femme ladre. Qui est atteint de ladrerie (en parlant du porc). Insensible, au physique et au moral. Substantiv. (il fait alors ladresse au fém.), .personne affectée de la ladrerie. Personne extrêmement avare: une vieille Indresse. N. m. Taches de ladre, parties de la peau du cheval dépourvues de coloration et recouvertes de poils très fins, le plus souvent autour des yeux et du nez.
ladrerie [rt\ n. f. (de ladre). Ancien nom de la lèpre. Hôpital pour les lépreux. (On dit plus communém. maladrerie.) Maladie du porc, produite par la présence de cysticerques dans les muscles : la ladrerie se transmet à l'homme. Fig. et fam. Avarice sordide : la ladrerie d'Harpagon.
— Encycl. Art vétér. La ladrerie est causée par la présence dans les tissus cellulaires et les muscles de vésicules d'un cysticerque. Les porcs et parfois aussi les chiens absorbant des détritus de toute sorte ingèrent des œufs de ver solitaire (taenia soliutn), expulsés avec les excréments humains. Dans leur estomac, ces œufs se transforment en embryons, qui passent dans l'intestin, puis, par les vaisseaux sanguins, sont conduits dans toutes les parties du corps de l'animal. Dans les tissus, ils s'enkystent et deviennent des cysticerques. Ingérés par l'homme avec de la chair insuffisamment cuite, les cysticerques donneront naissance à de nouveaux vers solitaires.
La ladrerie est incurable et constitue un vice rédhibitoire (loi du 2 août 1884). Ordinairement, les animaux qui en sont atteints présentent entre autres symptômes une langue chargée en dessous d'amas de vésicules dues aux cysticerques ; les experts chargés de visiter les porcs que Ton soupçonne atteints de cette maladie examinent avant tout la langue (d'où leur nom de langueyeurs).
Pour éviter cette maladie, dont la fréquence a beaucoup diminué devant les progrès de l'élevage, il faut tenir les animaux en stabulation complète, pour les empêcher d'absorber des ordures.
Ladvocat [ta] (Jean-Baptiste), savant français, né à Vaucouleurs, m. à Paris (1709-1765).
lady [le-dé] n. f. (m. angl.j. Femme de lord, de baronnet en Angleterre. PI. des ladies [lè-déz],
Ladysmith, v. du Natal, sur la Klip; 7.500 h. Assiégéesanssuccès par les armées boers en 1899-1900.
Laeken, v. de la Belgique (Brabant, arr. de Bruxelles), dans la banlieue de Bruxelles, près de la Senne; 31.7*0 h. Draps, fonderie, produits chimiques. Beau château du xvm« siècle, résidence royale. Eglise Notre-Dame, où se trouve le tombeau deLéopold I".
LaslillS [lé-li-uss] (Caïus), consul romain (235ïers 165 av. J.-C), qui fut L'ami de Scipion l'Africain et de Polybe.
La Encina (Juan del, auteur dramatique et poète espagnol, né à La Encina. m. à Salamanque (1468- 1534), auteur d'un Caneionero.
laendler [lèn'-diér] n.
m. Danse populaire, en Allemagne et en Autriche, et qui est une sorte de valse lente- Laënnec [la-è-nèk] (René), médecin français, né à Quimper. m. à Kerlouanec (1781-1826). Il a découvert et vulgarisé la méthode d'auscultation. Un hôpital de F'aris. rue de Sèvres, porte son nom.
Laensbergou Lansbert (Matthieu), chanoine de Liège, qui vivait vers 1600 ; passe pour l'auteur du premier Almanach de Liège.
Laërce (Diogène). V. Diogéne.
de La Tavelle.
LaéQnec.
La Fa ette.
Laeme, comm. de Belgique (Flandre-Occidentale, arr. de Termonde); 4.390 h. Huile.
Laërte, roi d'Ithaque, père d'Ulysse (Myth.
lsetare [të-fa-r/jn. m. (en lat. réjouis-toi). Nom donné au quatrième dimanche de carême, parce que l'introït de ce jour commence par les mots : Lxtare, Jérusalem.
Laethem-Saint-Martin , comm. de Belgique (Flandre-Orientale, arr. de Gand), près de la Lys; 1.41)0 h. Dentelles.
La Fare (Charles-Auguste, marquis , poète élégant, ami de Chaulieu, né à Valgorge (Ardèche), m. à Paris (1644-1712) ; auteur d'agréables chansons et d'intéressants Mémoires.
La Fargue (Fernand), romancier français, né à Bordeaux en 1856; auteur des Ouailles du curé lùirgeas.
Lafargue [Paul), socialiste-collectiviste, né à
Santiago-de-Cuba en 1842; gendre de K. Marx.
La Fayette [fa-ié-te] (Gilbert deV maréchal de P'rance sous Charles VII, un des compagnons d'armes de Jeanne d'Arc (1380-1462),
La Fayetts (Louise de), née vers IGI5 de la famille du précédent, fille d'honneur de la reine Anne d'Autriche. Elle futaimée «le Louis XIII. Elle mourut au couvent de la Visitation, en 1665.
La Fayette (Marie- Madeleine Pioche de La Vérone, comtesse de), femme de lettres française, née et m. à Paris (1634-1692); auteur de la Princesse de Clèves, chef-d'œuvre du roman d'analyse et de Mémoires intéressants; c'est un écrivain distingué et délicat. Elle fut dame d'honneur de Henriette d'Angleterre, et étroitement liée avec La Rochefoucauld.
La Fayette (Marie-Joseph Motier, marquis dei général et. homme politique français, né au château de Cbavagnac (Haute-Loire), m.
à Paris (1757-1834). Il prit une part active à la Révolution d'Amérique, puis en P'rance, à celle de 1789. dans les rangs du parti royaliste libéral, et dut quitter la France ; il fut retenu pendant cinq ans prisonnier par les Autrichiens à Olmutz 11 eut également une grande part à la révolution de juillet 1830. On a publié ses Mémoires
Lafenestre (Georges), littérateur français, né à Or léans en 1837, membre de l'Académie des beaux-arts. On lui doit des travaux sur la peinture italienne, sur les primitifs français, etc., et de jolis recueils de vers.
Laferrière (Julien), jurisconsulte français, né à Jonzac, m. à Paris (1798-1861). — Son fils. Euoiard- Jui.ien, né à Angouléme, m. à Bourbonne-les-Bains (1814-1901) jurisconsulte et homme politique, fut vice-président du conseil d'Etat, gouverneur général de l'Algérie ; auteur d'un traité classique des Juridictions adm inistratives.
La Ferronnay S (Auguste Ferron. comte de i. diplomate français, né à Saint-Malo, m. à Rome (1777-1842). Il prit part aux congrès de Troppau, de Laybach et de Vérone.
La Ferté- Saint-Nectaire [sin-nek-tè-re]
ou Senneterre (Henri dei, maréchal de France (1600-1680). Il se distingua à Rocroi et, pendant la Fronde, combattit pour la royauté.
Laferté-sur-Amance, ch.-l. de c. Haute
Marne), arr. et à 37 kil. de Langres; 460 h. [Ferlois,. Chaux. — Le cant. a 13 comm., et 4.500 h.
La Feuillade (Georges d'Aubusson de), diplomate français, m. à Metz (1612-1697). Ambassadeur à Madrid et à Venise. — Son frère, François, maréchal de France sous Louis XIV, m. à Paris (1625- 1091). — Louis, fils du précédent, maréchal de France, m. à Paris 1673-1725). se signala par la bassesse de ses flatteries à l'égard du roi, auquel il fit élever une statue sur la place des Victoires. Bon courtisan, brave soldat, mais général médiocre, il fut battu devant Turin, pendant la guerre de succession d'Espagne (1706J.
Laffémas [mass] (Barthélemi de), contrôleur général du commerce sous Henri IV, né a Beausemblant en Dauphiné , vers 1545, m. vers 1612. — Son fils Isaac, né à Beausemblant (1589-1650), lieutenant civil sous le ministère de Richelieu et instrument des plus basses vengeances de ce ministre.
Laf fitte (Jacques) , financier français, né à Bayonne, m. à Paris (1767-1844). Il joua un rôle actif dans la révolution de 1830, et fut ministre des finances et président du conseil sous Louis-Philippe. Il sortit pauvre du ministère.
Laf fitte (Pierre), philosophe et savant français, né à Beguey (Gironde), m. à Paris (1823-1903). Il fut, après Comte, le chef de l'école positiviste.
Lafleur, type des valets de Regnard, adroit, délié, mais honnête. Il reparait fréquemment dans les comédies du xvm« siècle.
Lafon (Pierre RAPENOUILLE , dit), tragédien français, né à Lalinde (Périgord), m. à Bordeaux 177.1-1846).
Lafont ( Pierre rhéri) , acteur français, né à Bordeaux, m. à Paris (1797-187:1).
La Fontaine [(è-ne] (Jean de), né à Château- Thierry, m. à Paris (1621-1695). Fils d'un maître des eaux et forêts, il mena une vie libre et insouciante, fut un mari négligent, et passa chez les autres, notamment chez Fouquet, chez Hervart, chez M">c de
J. LalGtte.
La Fontaine.