CROTTE
paracyanogène n. m. Poudre brune constituant un polymère du cyanogène, et qui reste comme résidu lorsqu'on prépare le cyanogène par la calcination du cyanure de mercure bien sec.
paraeyesie [zi] n. f. (du préf para, et du gr. kuêsis, grossesse). Grossesse intra-utérine. (Peu us.)
paracynaucie [si] n. f [du préf. para, et du gr. kunagkliê, angine). Angine légère.
paracyste [iMe] n ni. (du préf. para, et du gr. kustis, vessie;. Nom qui désigne l'organe mâle de la formation du périthère elle/, certains ascomj cètes.
paradactyle n. m. (du préf. para, et du gr. daktulos, doigt). Partie latérale des doigts des oiseaux.
parade n. f. (espagn. parada). Arrêt brusque d'un cheval au manège, dans un tournoi, etc. Cheval sur à la parait", qu'on arrête, manie facilement. Réunion de troupes qui vont monter la garde, qui doivent être passées en revue, etc. Carrousel. Montre, étalage, ostentation : faire parade de son talent. Action, manière de parer un coup : un escrimeur prompt à la parade. (V. la planche escrime.) burlesque, jouée a la porte d'un théâtre forain pour attirer le monde : les clowns sont les acteurs uels de la parade. De parade, pour l'ornement ou l'ostentation, plus que pour l'utilité : cheval de parade; vertu de parade. Lit de parade, sur lequel on expose, après leur mort, les hauts personnages. Pop. Défiler ta parade, mourir.
parader [dé] v. n. (de parade). Manœuvrer : faire parader un cheval, des troupes. Se montrer, se pavaner pour se faire valoir : parader au théâtre. M tir. Croiser, aller et venir, comme pour un combat.
paradérive n. m. Aviat. Syn. de déviateur.
paradière n. f. Enceinte de filets employés pour la pêche en nier, dans la Méditerranée.
paradigalle n. f. Genre d'oiseaux passereaux dentirostres. comprenant de beaux paradisiers de la Nouvelle-Guinée : les paradigallcs sont appelées mtssi poules de paradis.
paradigme [digh-me] n. m. (gr. paradeigma). Exemple, modèle : les verbes aimer, finir, recevoir, rendre sont les quatre paradigme* des conjugaisons françaises. Archétype dans la philosophie platonicienne.
paradis [di] n. m. (du *i r paradeisos. jardin . Dans l'Ancien T estniiicnl, lieu de délices où Dieu plaça Adam et Eve {paradis terrestre). Dans le Nouveau Testament, séjour des bienheureux après leur mort. Chemin du paradis, chemin où il faut beaucoup monter. Portier du paradis, saint Pierre, qu'on représente avec les clefs du paradis. Prov. : Paris est le paradis des femmes, le purgatoire des hommes et l'enfer des chevaux. A Paris, les femmes sont adulées et s'amusent,les hommes travaillent péniblement, les chevaux sont écrasés de fatigue. Fam. Se recommander A tous les saints du paradis, chercher partout de l'assis tance, de la protection. Faire son paradis en ce monde ou de ec nu nde. y goûter toute sorte de plaisirs. Vous ne l'emporterez pas en paradis, je me vengerai tôt ou tard. Paradis de Mahomet, lieu ou les bons musulmans jouissent après leur mort de tous les plaisir- des sens. Fig. Pays enchanteur : la Côte d'Azur es! un erai paradis. Etat bienheureux dont on puisse jouir : un bon un >uige est un paradis. Tliéâtr. Ualerie supérieure .l'une aile de théâtre. Oiseau de paradis, v. PARADISIER.
— Encyci.. la- paradis terrestre, lieu de délices, dans lequel, suivant la Bible, Dieu avait placé Adam et Eve. n'est, suivant Origène et le cardinal Cajelan. qu'une allégorie; mais renseignement universel des théologiens catholiques prend le texte biblique dans son sens littéral. L'idée île paradis terrestre est commune à beaucoup de peuples anciens. Celui que Mahomet promet aux musulmans fait une large part aux satisfactions de la volupté terrestre. — La religion catholique enseigne que <es âmes des justes, après la mort, jouissent, par la vue et la possession de Dieu, d'un bonheur éternel, et que leurs corps, ressuscites après le dernier jugement, auront part à leur gloire et à leur félicité. Le séjour mystérieux des bienheureux est appelé ordinairement le ciel, mais il est aussi désigné s,, us le nom de paradis céleste ou simplement paradi ■
Paradis perdu [le), célèbre épopée chrétienne, en douze chants, écrite en vers blancs, par Milton, et dont le sujet est la chute de l'homme. C est un de, monuments de la poésie anglaise et l'un des plus beaux chefs-d'œuvre di l'esprit humain. Les personnage, y sont dignes du cadre : d'un côté les génies infi rnaux et un caractère sublime dans son horreur même, celui de Satan, être presque divin, ange dé chu; de l'autre c'.ié. Dieu, les génies célestes, le humain, toul entier représenté par Adam et Eve, deux créatures innocentes chez lesquelles 1 amour et la volupté ont les charmes les plus touchants de la vertu lo'.T n, 7'.:. V. Milton.
Paradis terrestre or, chefs-d'œuvre de Rubens et de Breughel de Velours La Haye ; les figures d'Adam et d'Eve, par Rubens, sont traitées avec une délicatesse exquise ; les fleurs, les animaux et le paysage sont d'une finesse prodigieuse.
paradiséidés z'-i-dé) n. m pi. Pamille d'oi seaux passereaux dentirostres, comprenant les ger. rcs paradisier et voisins S un parndiséidé
paradiser [zé] v. a. Rendre semblable au paradis, aux jo es du paradis.
paradisia [si al n. m. Genre de liliacées. dont l'unique espèce, lis de Saint- Bruno, croit sur les montagnes calcaires de l'Europe méridionale
paradisiaque [zi] adj. Qui appartient ou semble appartenir au paradis : bonheur paradisiaque.
paradisier [si-i] n. m. Genre d'oiseaux passereaux de la Nouvelle Guinée, très recherchés en plumasserie :
les paradisiers (ou oiseaux de paradis ) portent de grands panaches de plumes. N. m.
pi. Terme général, sous lequel' on désigne tous les paradiséidés.
— Encyi i..
Le paradisier [paradisea] est un oiseau de la taille d'une pie; le plumage est très brillant che/.le mâle; la tète est ornée souvent de houppes latérales, les flancs de .-.™.,i«r.
grands panaches de plumes décomposées, la queue de deux filaments plus ou moins développés; les panaches blancs ou jaunes tranchent sur le roux du plumage. Les paradisiers se tiennent sur les arbres élevés et poussent des cris discordants en faisant la roue devant les femelles. On leur a fait une chasse sans merci pour satisfaire aux exigences de la mode. Il existe d'assez nombreuses espèces de paradisiers: paradisier papou ou petite èmeraude, paradisier rouge, manucode, diphyllode, lophorine, etc. (V. les planches oiseaux.)
paradiste [dis-te] n. m. Paillasse qui joue des parades.
parados [do] n. m. (de parer, et dos). Fortification qui arrête les projectiles venant à revers.
paradoxal [dok-sal\, e, aux adj. Porté au
paradoxe : esprit paradoxal- Qui tient du paradoxe : opiuien paradoxale.
paradoxalement [dok-sa-le-man] adv. Dune
manière paradoxale. (Peu us.)
paradoxe [dok-..é] n. m- igr. paradoxos; de para, contre, et dura, opinion). Opinion contraire à l'opinion commune : la théorie du mouvement de la terre fut longtemps considérée comme un paradoxe. Par ext. Fait incroyable. Adjectiv. Paradoxal. (Vx.)
— Encyci.. Paradoxe hydrostatique. La pression exercée p r un liquide sur le fond d'un vase ne dépend pas de la forme du vase, mais s?ulement de la section au fond et de la distance verticale de cifond à la surface libre du liquide; au contraire, le poids du liquide contenu dans le vase dépend essentiellement de la forme du vase. Cette contradiction apparente constitue le paradoxe hydrostatique ; on l'explique aisément en remarquant que le poids du liquide est la résultante des pressions exercées tant sur le fond que sur les parois latérales.
paradoxer doft-stfj v. n. Paire des paradoxes.
paradoxique [dok-si lit] adj. Qui contient des paradoxes.
paradoxisme [doh-sis-me] n. m. Figure de rhétorique consistant à unir deux idées qui paraissent inconciliables : une sage folie.
paradoxologie [dok-SO-lo-ji] n. f. Traité sur les paradoxes.
paradoxura [dok su-re] n. m. Genre de mammifères carnassiers, voisins des civettes, et qui habitent la région indo-malaise.
paradrome n. ni. (du gr. para, à coté, et dromos, course). Antiq. gr. Lieu couvert où s'avançaient les lutteurs. Promenoir ou lieu d'exercices a couvert. Intervalle laissé libre entre les filets de chasse.
pa«.^te ou paraphe n. m. (du gr. paragraphes, paragraphe!. Traits accompagnant une signature. Signature abrégée qui, en certains cas, tient lieu de la signature complète :
parafe.
parafer [fé] ou parapher /.
de son parafe '.parafer un renvoi.
paraieu n. ni. de parer, cl feu . Petit mur que l'on élevé devant les ouvreaux. dans les verreries.
parafflnage [ra-fi] n. m. Action d'enduire de paraffine. Son résultat.
paraffine [ra-fi-ne] n. f. (du lat.paroin uf/inis, qui a peu d'affinité). Substance solide, blanche, tirée des schistes bit uni à la fabrication de ùt.
éclairant.
— Encycl. La paraffine est retirée des huiles lourdes provenant de la distillation lente a haute température des pétroles américains. C'est un solide incolore, insipide; elle est insoluble dans l'eau, soluble dans l'alcool, l'éther. les huiles. Sa densité est 0,8" { elle fond entre tû" et b;l». bout vers 300», en donnant, même avant son point de fusion, des fumées blanches combustibles, avec une flamme très éclairante. Elle sert surtout a la fabrication des bougies à grand pouvoir éclairant ; elle est aussi employée pour graisser les cuirs, imperméabiliser les étoffes, le, bacs de bois pour la galvanoplastie; on l u t i lise pour la préservation des bois, des explosifs, etc. ; dans ces dernière applications, elle forme vernis et constitue une enveloppe protectrice contre l'humidité et les agents chimiques
paraffiné, e ra-fi adj Qui est de la nature de la paraffine.
paraffiner [ra fi-né v. a. Enduire de paraffine.
parafoudre n. m, de parer, et foudre). Instrument destiné a protéger les .appareils électriques contre le, effi is de ['électricité atmosphérique.
apposer son v. a. Marquer
uniiiieux : la paraffine sert bannies d\un grand pouvoir
Parafoudre :
A, électro-aimant:
C , C , pliique* d« charbon .1 ni.l...
en communication avf-c la lorre : B, levier commandé par l'électro-aimant.
PAR
— Encyci.. Les parafoudres se placent aux raccordements des lignes aériennes avec les appareils de façon à protéger ceux-ci, en même temps que le personnel, contre les coups de foudre pouvant se produire par l'action de l'électricité atmosphérique sur les conducteurs aériens (lignes télégraphiques, conducteurs de canalisation, etc.). Un parafoudre comprend généralement deux plaques métalliques parallèles, voisines et isolées l'une de l'autre ; l'une communique avec la terre, l'autre avec le fil de ligne. Si une décharge siproduit sur la ligne, elle franchit la faible dislance des plaques et se rend h la terre. La forme des parafoudres est d'ailleurs très variable (modèles à pointes, en papier, etc.).
parage n. m. (de pair). Extraction, race, naissance : dame de haut parage. Féod. Mode de tenure qui consistait dans l'administration commune d'un fief par les enfants du seigneur décédé, le fils aine jouissant des deux tiers des fruits.
parage n. m. (de l'espagn. paraje. station; Mai: Voisinage d'un pays, d'un cap : les parages que fréquentent les pirates. Pur ext. Endroit, contrée quelconque : que faites-vous en ces parages?
parage n. m (de parer) Mai: Poli donné à la membrure par les charpentiers. Action de dresser et de polir les surfaces métalliques. Façon donnée aux peaux mégissées. I Hic. Labour donné aux vignes avant l'hiver.
parageau [jo] n. m. Puîné qui tient en parage. Adject. Qui est tenu en parage.
paragénésie [zt] n. f. (du préf. para, et du gr. gencsis, génération]. Croisement dans lequel les métis sont stériles entre eux. mais féconds avec l'un ou l'autre des types qui leur ont donné naissance
paragénésique [zi-ke] adj. Qui a rapport à la paragénésie.
paraglace n. m. (de parer, et glace). Garniture de planches protégeant un bâtiment contre le choc des glaces, dans les mers polaires.
paraglosse [glo-se] n. f. (du préf. para, et du gr. glâssa, langue). Nom de deux petits appendices palpiformes de la bouche des insectes. Pat/toi. Tuméfaction de la langue, qui parait revenir dans le larynx.
paragnathide n. f. (gr. paragnathis; dépara. à côté, et gnalhos, mâchoire). Antiq. gr. Partie latérale du casque, articulée, protégeant les côtés de la face.
paragoge [gho-je] n. f. (gr. paragôgê). Gram. Addition d'une lettre ou d'une syllabe à la fin d'un mot : que forme paragoge dans avecque pour