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PAR
parer v. a. (de l'Haï, parure, faire obstacle a ce qui menace). Empêcher, éviter, dêtournei :parei un coup d'épée. Fig. Parer un coup, détourner un accident fâcheux dont on était menacé. Mar. Parer un grain, un abordage, les éviter. Parer lu bulle, La renvoyer avec la raquette avant qu'elle touche terre. V. n. Parer à, remédier a, se préserver de : parera un duiiari .
parer v, a, (de l'esp. punir, arrêter Vankg. Retenir : parer un cheval. V n. Sarréter. Parer sur le» hanches, se soutenir btir le derrière en galopant.
parère n. m. {du lat. parère, paraître . Dr. Acte de notoriété délivre par des autorités étrangère», par des jurisconsultes ou par des commerçants noi ibles, soit sur un point de droit étranger, soit sur un usage commercial.
— Encyci.. Dans l'ancien droit, où les usages a. aient une grande importance, les arrêts ordonnaient souvent de les prouver. Pour cela, on recourait à des parères, dont la forme était réglée par les tribunaux. Aujourd'hui, il peut encore y avoir lieu à parères : en ce cas, les personnes compétentes délivrent des certificats écrits, qui constatent l'usage.
parésie [zi] n. f. (du gr. paresis, relâchement). Paralysie incomplète.
paresse [rè-se] n. f. (lat. pigrltia). Vice qui éloigne du travail, de l'effort : la paresse est un de* sept péchés capitaux. Paresse d'esprit, lourdeur qui empêche de concevoir vite et de s appliquer. Poétiq. Lenteur : rivière qui coule avec paresse. Relever quelqu'un du péché de paresse, l'obliger à travailler. Syn. de fainéantise. Pikiv. : La paresse est la mère de tous les vices, celui qui vit dans l'oisiveté se laisse entraîner aux tentations les plus funestes. Ant. Travail, activité.
Paresse (la) Mytkol. anc. Divinité allégorique, tille du Sommeil et de la Nuit.
paresser [rt-sé] v. n. Fam. Se laisser aller à la paresse.
paresseusement [re-seu-ze-man] adv. D'une manière paresseuse : s'étendre paresseusement au soleil. Poél. Avec lente îr. Ant. Activement.
paresseux, euse [rè-seu, eu-zejadj. et n. Qui a du penchant à la paresse : écolier paresseux. Lent à concevoir : une intelligence paresseuse Poél. Qui se meut lentement : des ondes paresseuses. Fig. Qui fonctionne mal : estomac paresseux. Balance paresseuse, balance peu sensible. Paresseux comme un loir, comme une couleuvre, extrêmement paresseux. N. f. Coiffure postiche tout apprêtée. Corset sans lacet, qui se noue ou s'agrafe par devant. Ant. Laborieux. N. m. Hist. nat- V. aï.
paresthesie \r'es-ti-zt] n. f. (du préf. para, el du gr. aisthésis, sensation). Aberration de la sensibilité.
paretique adj. Qui se rapporte à la parésie.
pareur, euse [eu-zc] n. Ouvrier, ouvrière qui finit, perfectionne un ouvrage.
pareuse [reu-ze] n. f. Sorte d'encolleuse. employée pour parer mécaniquement les draps, les fils de chaîne.
Parfaict [fi] (François), historien du théâtre français, né et m. à Paris (1698-1753); auteur d'ouvrages importants sur la littérature dramatique, en collaboration avec son frère Claude, né et m. à Paris (1703-1777). Le plus important est une précieuse Histoire du Théâtre Français, qui va jusqu'en 1721.
parfaire [fè-re] v. a. (Se eonj. comme faire.) Achever : parfaire son ouvrage. Compléter : parfaire une somme.
parfaiseiir [fe-zeur] n. m. Fabricant de peignes pour les étoffes.
parfait [/"é], e adj. (lat. perfectus). Qui réunil toutes les qualités, sans mélange de défauts : le bonheur parfait n'existe pas. Par exagér. Excellent : homme parfait, vin parfait. Accompli dans son genre: beauté parfaite. Complet : tranquillité parfaite. Parfait amour, amour pur, sans mélange d'egolsme, qui a atteint son plus haut degré d'organisation, de développement. N. Dans le langage ecclésiastique, personne accomplie : l'assemblée des parlaits. N. m. La perfection : le parfait est rare. Crème glacée (ordinairement parfumée au café). Grain. Temps qui marque une action présentement accomplie, une époque écoulée: te parfait prend généralement le nom de passé défini. Hist. relig. Nom donne par les cathares à celui qui avait reçu l'absolution. Ant. Imparfait.
Parfait [fi] (Noël), littérateur et homme politique français, né à Chartres, in. i Paris 1813-189 I). 11 fut député a l'Assemblée législative (18i9). puis à l'Assemblée nationale, en 1871. On lui doit des poésies politiques, des drames, etc. — Son fils Pai L, n el m. à Paris (18U-18811, a compose des romans qui ne manquent pas de verve.
parfaitement [fè-te-man] adv. D'une manière parfaite ou complète : ouvrage parfaitement réussi, ont. certainement. Ant. Imparfaitement.
parfllage n. m. Action de parfiler. Fils d'or ou d'argent parfilés.
parfiler [lé] v. a. Défaire lil à lil un morceau a étoile riche pour en retirer l'or, l'argent, la soie, etc Fig. Décomposer, analyser, détailler: parfiler des riens urée art,
parfileur, euse [ea-ze] n. Personne qui parfile
parfilure n. f. Produit du parfllage des fils
d'oi Fils provenant du itofie parfilée.
parfln n. f. Fin dernière. (Vx., .1 la parfin, enfinalement. ( Vx.i
parfois [foi] adv. Quelquefois
parfond [fon], e adj. Forme ancienne de pR0
fo.Nii N ne Pile! chargé de plomb ; hameçon plombé
qui tombe au fond de l'eau.
parfondre v. a. (du lat. perfundere. mélan
- "i Incorporer les couleurs a !.. plaque de verre ou d'émail et les faire fondre également
parfournir v a. Fournir en entier, achever de fournir. Or. Contribuer subsidiairement.
parfum [fini] n. m. (du préf. par, et du lai. famus, vapeuri. odeur agréable -.parfum de la rose
' "e position industrielle avant eell leur : inlirtre
■ i parfums. Iron. Mauvaise odeur Fig. C qui
éveille un doux souvenir, une idée agréable : un parfum de bonheur, d'antiquité.
— Bmcycl. Le premier emploi des parfums re-
i te à l'origine des civilisations et parait avoir
été primitivement réservé au culte des morts (résines el baumes), puis aux cérémonies réligieu es L'emploi de certaines substances odorantes dans la toilette dut procéder de certaines pratiques du culte.
Quoi qu il en BOit, au temps des Ptolemers, l'industrie dé parfums était florissante : l'antiquité grecque fit aussi grand usage des cosmétiques et parfums de toute sorte. Durant le moyen âge, les parfume furent réservés aux cérémonies du culte, et c'est seulement après les croisades que l'habitude s'établit d'user de parfums dans les soins de toilette. On se servit de peaux odoriférantes rapportées d'Orient pour la confection de pièces d'habillement et surtout des gants. Le titre et le métier de parfumeur étaient le monopole des gantiers. Aujourdhui, grâce aux découvertes des chimistes, la parfumerie est une branche importante du commerce.
On utilise pour la parfumerie des produits animaux (civette, musc), les essences (huiles volatiles) fournies par toutes sortes de plantes, et aussi les essences artificielles obtenues chimiquement (aldéhydes, éthers, phénols, etc.).
Toutes ces essences, associées, combinées, servent à la préparation d'extraits, de vinaigres de toilette, lotions, teintures, savons, poudres, pâtes, pommades, cosmétiques, crèmes, fards, sachets, etc.
parfumer [mé] v. a. Remplir, imprégner d'une bonne odeur, d'un parfum : parfumer son mouchoir. Fiq. Remplir comme d'un parfum : vertus qui parfument une existence.
parfumerie [rfl n. f. Etat, commerce, boutique, marchandises du parfumeur.
parfumeur, euse [eM-sse] n. Qui fabrique ou vend des parfums. Adjectiv. : ouvrier parfumeur.
parfumier [mi-é] n. in. Parfumeur. (Vx.)
parfumoir n. m. Petite grille sur laquelle on pose un objet que l'on parfume en brûlant des pastilles de parfum au-dessous. Brûle-parfum.
pargUé [qhé] interj. (corrupt. de pardieu). Jurement de l'ancienne comédie. (On dit aussi par-
OUIÉ, PAROUENNE, PARGUIENNE.)
parhélie ou parélie [H] n. m.fdusrr. para, à côté, et hèlios, soleil). Iuiaiie du soleil réfléchie dans
un nuage. (V. la planche météores.)
— Encyci.. Les réflexion et réfraction de la lumière sur les faces latérales des cristaux de glace donnent lieu à une série d'images, qui sont disposées sur un cercle horizontal passant, par le soleil, et que l'on appelait autrefois Vaimicuutarat solaire : c'est le cercle parhélique ordinaire. En certains points de ce cercle, il se produit des concentrations de lumière ou faux soleils : intersections de halos, parhélies, anthélies. paranthélies.
parhélique adj. Qui a rapport au parhélie.
pari n. m. (de parier). Contrat aléatoire que font deux ou plusieurs personnes soutenant des choses contraires, de payer une somme ou un objet à celle qui se trouvera avoir dit vrai : engager, faire un pari. La somme convenue : toucher un pari. Tenir un pari, parier contre la personne qui propose. Les paris sont ouverts, chacun est admis à parier. Pari mutait, pari légal sur les champs de courses. (V. encyci.)
— Encycl. Sport. Il existe, dans presque tous les pays, deux sortes de paris de courses : le pari mutuel et le pari h la cote.
Pari mutuel. En France, les sociétés de courses, et elles seules, peuvent organiser le pari mutuel, sous trois conditions : 1» obtenir préalablement une autorisation spéciale du ministre de l'agriculture : 2° limiter exclusivement aux champs de courses le pari mutuel ; 3" effectuer sur les mises reçues un prélèvement fixe en faveur de l'élevage et des œuvres de bienfaisance.
Pari à la cote. Il s'effectue entre les joueurs ou preneurs et les bookmakers ou donneurs. On dit qu'un cheval est à 3, à f>, à 10, à In contre 1, lorsque le pari est fait de telle sorte que le joueur exposant une unité recevra du donneur, si le cheval désigné gagne, d'abord cette mise, plus 3 fois, 5 fois, 10 fois la mise. etc. Par exemple, ayant joué 3 francs sur un cheval à 2 contre l, il recevra 13 francs; à 4 contre 1, il recevra 23 francs, etc.
Un cheval est à égalité lorsque la somme que recevra le preneur, en cas de gain, est égale à celle qu'il a risquée. 11 peut se faire aussi que le pari se fasse au-dessous de l'égalité : un cheval est à 1 contre 3 lorsque, gagnant, il ne rapporte que 1 franc au joueur qui a risque ., francs.
La loi du 1 ,uin 1891, qui a réglementé l'ouverture et le fonctionnement des champs de courses, a soumis le pan a .les dispositions spéciales.
Les sociétés régulièrement autorisées doivent, pour pouvoir installer le pari mutuel, adresser annuellement au ministre de l'agriculture, par l'intermédiaire des préfets, une demande accompagnée d'un état certifié des comptes en recette et dépense de l'exercice précédent, du budget de l'exercice suivant et, pour le même exercice, d'un relevé des journées de courses prévues et du nombre de courses par journée, (.'elle autorisation n'est donnée que pour un an, et peut être retirée, soit pour inexécution des prescriptions de la loi, soit pour raisons d'ordre publie.
II est prélevé sur la masse des sommes versées au pari mutuel de chaque hippodrome, et avant tout autre prélèvement: 1" 2 p. 100 en faveur des œuvres locales de bienfaisance ; 2" 1 p. 100 en faveur de l'élevage ; 3» 1 p. 100 pour les travaux communaux d'adduction dV.au potable.
— Philos. Démonstration pur le pari. Cet argument célèbre, employé par Pascal en faveur de la loi chrétienne, peut, se résumer ainsi : Dieu est, ou il n'est pas. La raison est par elle même incapable de se prononcer entre ces deux thèses. Pourtant, il faut nécessairement choisir; il faut parier, " car vous «tes embarqué... Pesons le gain et la perte en prenant croix [le coté de la monnaie opposé à pile .aujourd'hui, on dirait face] que Dieu est. Estimons ces deux cas : si vous gagnez, vous gagnez tout (la vie éternelle), si vous perde/., vous ne perdez rien. Gagez donc qu'il est sans hésiter •
paria n. ni. (lamoul parai/an). Nom donné, dans l'IIindoii-lan. a tous les hors-castes, c'esl-a-dire aux individus pri' i droits religieux ou sociaux.
soit par leur origine, soit par exclusion de la soeiele brahmanique. Pareil. Homme dédaigné, repoussé par les autres hommes : les lépreux étaient jadis de véritables parias.
— Encyci.. Les anciens codes répartissaient les hors-castes en trois catégories : les abhfasthas, ayant commis des péchés graves : 2» les vrâtyas, exclus de la société brahmanique pour avoir I des rits; 3» les apusadas , nés d'unions illicites. Les parias des deux premières catégories peuvent parfois rentrer dans le giron de leur caste au moyen de pénitences rigoureuses ; les autres en sont irremissiblemeiit banni,.
Les parias sont réputés infâmes par toutes les castes. Leur contact est regardé comme uni" souillure ; ils ne peuvent habiter l'intérieur des ville,, ni exercer une profession un peu relevée.
pariade n. f. fdc parier). Action des oiseaux qui se réunissent par paires pour s'accoupler. Saison où les oiseaux s'accouplent. Couple d'oiseaux
pariage ou paréage n. rn. Féod. Association, notamment aux xw« et xiv siècles, entre un sei- neur. souvent ecclésiastique, et un autre seigneur plus puissant.
pariambique n. m. Uétr. anc. Syn. de pyr-
RIIIQUE.
parian n. m. (m. angl. signif. de Par os). Porcelaine imitant le marbre de Paros.
Parien, enne [n-m, è-ne), originaire ou habitant de Paros : les Parient. Adjectiv. Qui se rapporte à Paros ou à ses habitants : marbre parien.
parier [W-é' v. a. [lat. pariare. — Se conj. comme prier.) Faire un pari : parier cent francs ; parier que tel cheval gagnera. Par cxt. Parier une chose, affirmer qu'elle sera telle qu'on le dit. Je parie, je parierais, je suis comme sûr. Il y a gros, beaucoup, cent, mille n parier que, il est presque certain. Se parier v. pr. Faire l'objet d'un pari, éire parié : il se parie des millions sur les hippodrome; parisiens.
pariétaire [lr-re] n. f. (du lat. paries, etie, muraille). Genre d'urticacées communes en France, et qui poussent sur les murailles : ta pariétaire of/ii inale a des propriétés faiblement astringentes et émollientes.
pariétal, e, aux adj.
(lat. jianetalis ; de pari ■.*, muraille). Se dit des différents organes qui ont trait a la paroi d'une cavité : pliure pariétale. Pot. Se dit d'une partie qui s'insère dans la paroi d'une autre. Insertion pariétale, insertion des étamines sur la paroi du calice tubulé. N. m. Anat. Se dit des os qui forment les côtés et une partie de la voûte crânienne. N. f. pi. Classe de plantes dicotylédones comprenant les plantes à placentation pariétale {cistinées, violunées, passillorées, etc.).
S. une pariétale.
— Encyci. .4»a(. Les pariétaux sont situés de chaque coté de la ligne médiane du crâne, réunis par leurs bords internes placés entre le frontal en avant et l'occipital er. arrière. Chacun d'eux a la forme d'un segment de sphère quadrilatère. La face externe présente un relief accusé, dit bosse pariétale. Y. crâne.
Parieu (Marie EsquiRor de), homme politique et économiste français, né à Aurillac, ni. a Paris (1813-1803), ministre de L'instruction publique en 1849-1851, et président du conseil d'Etat eu 1870.
parieur, euse [eu-ïej n. Personne qui parie . les Anglais sont de grands parieurs.
pacification [si-un* n. f. Action de pacifier.
parifier [fi-é\ v. a. (Se conj. comme prier. Rendre égal ou pareil.
Parigné-l'Evèque, comm. de la Sarthe, arr. et à 15 kil. du Mans: 3.120 h. Source ferrugineuse ; chapelle sépulcrale et lanterne funéraire du xne siècle-
ParigOt [qlio], 6 n. Pop. Parisien, Parisienne.
parinervé, e [ni-' \ adj [du lat. pur, paru.
égal, et nervus, nervure). Qui porte deux nervures égales.
Parini (Joseph), poète italien, né a Bosizio. m. à Milan (1729-1799); auteur d'odes cl du poème satirique le Jour, remarquable par l'éclat des images et la perfection du style.
paripenné [pèn'-né], e ou paripinné
[pin'-né], 6 adj. Se dit des feuilles pennées qui se terminent par deux folioles.
Paris [ri], capit. delà France, sur la Seine, un peu en aval de son confl. avec la Marne: ch.-l. du dép. de la Seine ; gouvernement militaire : archevêché. Cour de cassation ; Institut. Sicj
Pariétaire : a. fleur mâle :
b, Ile ur femelle.
du goti
vernement et des grandes administrations de l'Etat. Centre des réseaux des chemins de fer et des lignes télégraphiques rayonnant sur tout le territoire français. Enceinte bastionnée, en avant de laquelle deux lignes de forts détachés constituent le camp retranché le plus vaste qui soit au monde. Grands musées d'art, de science et d'industrie; facultés et écoles supérieures, riches bibliothèques et archives publiques. Banque de France. Crédit foncier, etc. Industrie florissante dans les branches les plus variées et remarquable par son cachet d'originalité et d'élégance bijouterie, bimbelo terie, confections, modes, fourrures, articles dit-, « de Paris ". etc. Paris e-l le centre des lumières et des arts, l'une des plus vastes, dc~ plus riches cl
ouïes de la ville de Paria
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des plus belles villes du monde, la plus peuplée de l'Europe après Londres, la première après Rome pour le nombre et la beauté de ses monuments : Louvre, Palais-Royal, Invalides. Bourse, Notre- Dame, Panthéon, Madeleine, colonne Vendôme, Irocadéro, Hôtel de ville, ares de triomphe du Carrousel et de l'Etoile, portes Saint Denis et Saint- Martin, etc.; 2.763.300 h. {Parisiens . V. carte de la Seine.
Au temps de César, l'îlot où s'éleva plus tard Notre-Dame portait le nom de Lutèce et avait pour habitants les Parisii, dont le nom devint celui de la capitale de la France. Les Parisii participèrent activement à la résistance contre César et ses lieutenants ; puis Lutèce se développa sur les rives de la Seine; en 451, sainte Geneviève la préserva de la fureur des Huns. Paris, dont Clovls avait t'ait sa capitale, fut dévasté par les Normands et soutint contre eux. en 885, un siège de treize mois. De notablesamcliorations, notamment la construction d'une enceinte fortifiée, signalèrent le règne de Philippe Auguste. Au xiv» siècle d'abord, et sous Louis XIII ensuite, cette enceinte dut être agrandie. Parmi les rois de France, saint Louis, Charles V, François pr, Louis XII furent ceux dont la protection éclairée et le goût pour les arts contribuèrent le plus à embellir la capitale. Louis XIV enrichit la ville de nombreux monuments; Louis- Philippe et Napoléon III étendirent encore son enceinte.
— Adm. Le régime administratif de la ville de Paris est, en raison du rôle politique de la capitale, entièrement exceptionnel. Les pouvoirs ordinaires d'administration et de police, que la loi du 5 avril 188» attribue aux maires élus, sont ici partagés entre deux préfets : le préfet de la Seine (service de l'enieignement, approvisionnement, assistance publique, état civil, services de voirie, architecture, comptabilité municipale, etc.), et le préfet de police (sûreté publique, police de la rue, circulation, étran-, gers, etc.;.
La ville est divisée en vingt arrondissements, subdnisés chacun en quatre quartiers. A la tète de
chaque arrondissement est placé un maire, nommé par le gouvernement et assisté d'adjoints nommés par décret. Les maires et les adjoints parisiens (il y a trois adjoints par arrondissement] ne font pas partie du conseil municipal.
Le conseil municipal compte quatre-vingts membres, a raison de un par quartier, nommés pour quatre ans ; les délibérations du conseil sont exécutoires après approbation du préfet de la Seine ; elles sont susceptibles d'être annulées par décret.
Le préfet de police exerce dans toutes les communes du département de la Seine les pouvoirs qui lui sont dévolus par l'arrêté du I! messidor an VIII. Toutefois, les maires de ces communes sont chargés, sous la surveillance du préfet, de ce qui concerne la petite voirie, la sûreté de la voie publique, l'établissement et l'entretien des édifices communaux, cimetières, promenades.
Paris (sièucs de). Paris fut assiégé lieutenant de Jules César (52 ans av.
Normands (885-880); par Henri IV Allemands en 1870-1871. En lSli et 1815, Paris se rendit aux Alliés.
Paris ( Tableau de), ouvrage de Mercier, composition où Ton trouve de précieux renseignements sur les mœurs de la société parisienne à la tin du xvin» siècle (1781-1788).
Paris (traités de). Plusieurs traités importants furent si-, gnés à Paris Le traité de 1229. j négocié à Meaux, mit fin à la croisade albigeoise ; le traité de 1239 rétablit une paix précaire entre la France et l'Angleterre; le traité de 17G3 (France, Angleterre, Espagne) consacra la ruine de notre empire colonial; le traité du 30 mai 1814 ramena la France à ses limites
par Labicnus, J.-t'.t : par les (1590) ; par les
C* île Paris.
Paulin l'.uis
anciennes; le traité du 20 novembre 1815, qui suivit la seconde capitulation de Paris, aggrava les dispositions du traité de 1 s 1 v ; le traité du 30 mars 1855 mit fin à la guerre de Crimée.
Paris (Louis-Philippe-Albert d'Orléans, comte de), petit-fils dur oi Louis-Philippe, né à Paris, m. a Stowe-House (1838-1894). 11 prit part à la guerre de Sécession, rentra en France en 1871, reconnut en 1873 le comte de Chambord comme chef de la maison de France, et, après la mort de ce dernier, s'occupa de réorganiser en France le parti monarchiste. Il fut expulsé de France en 1880.
Paris [riss] (Paulin), érudit français, né à Avenay, m.
à Paris (1800-1881), célèbre par ses études sur la littérature française du moyen âge. Il publia plusieurs chansons de geste, adapta les Aventures de maître. Renard, les Romans de la Table ronde, et donna d'importantes notices à l'Histoire littéraire de la France. — Son fils, Gaston, philologue do grande valeur, membre "de l'Académie française, né à Avenay, m.
à Cannes (1839-1903), a publié aussi d'importants travaux sur la littérature du moyen âge.
Citons de lui : Histoire poétiquede Charlemagne, la Poésie du moyen âge, Légendes et histoires du moyen âge.
Paris [riss] ou Alexandre, second fils de
Gaston Paris.
Plan i>r. Paris [Principaux monuments et grandes artères) : 1. Eglise du Sacré-Cœur — 2. Cimetière Montmartre. — 3. Hôpital Lariboisière. — 4. Eglise Saint-Vincent-de-Paul. — 5. Gare du Nord. — 6. Gare de l'Est. — 7. Parc des Buttes-Chaumont. — 8. Eglise Saint-Augustin. — 9. Gare Saint-Lazare. — 10. Monument Moncey. — 11. Eglise de la Trinité.— 12. Eglise Notre-Dame-de-Lorette. — 13. Eglise russe. — 14. Parc Monceau. — 15. Arc de triomphe de l'Etoile. 16 Eglise Saint-Philippe-du-Roulc. — 17. Eglise de la Madeleine. — 18. Opéra. — 19. Opéra-Comique.— 20. Bourse. — 21. Bibliothèque nationale. — 22. Eglise Notre-Dame-des-Victoires. — 23. Porte Saint-Denis. — 24 Porte Saint-Martin. — 25. Conservatoire des arts et métiers. — 25. Eglise Sainte-Elisabeth. — 27. Statue et place de la République. — 28. Cimetière du Pere-Lachaise. — 29. Palais de l'Elysée. - 30. Colonne ei place Vendôme. — 31. Palais-Royal. — 32. Banque de France- — 33. Eïlise Saint-Eustache. — 3'». Bourse de commerce. — 35. Halles centrales. - 35. Palais du Trocadero. — 37. Musée Guimet. — 38. Musée Galliéra. 39. Grand Palais. — 40. Petit Palais. — 41. Place de la Concorde. — 42. Jardin des Tuileries. — 43. Palais du Louvre. — 44. Eglise Saint-Gcrmain-l'Auxerrois. 45. Théâtre du Cliâtelet. — 46. Théâtre Sarah Bernhardt. — '.7. Tour Saint-Jacques. — 48. Eglise Saint-Merri. — 49. Hôtel de Ville. - 50. Archives.— 51. Musée Carnavalet. — 52. Temple des Billcttes. — 53. Place des Vosges. — 54. Notre-Dame de Paris. 5., Eglise Saint-Gervais. — 50. Place de la Bastille et colonne de Juillet. — 57. Place d>- la Nation et monument du Triomphe de la République. — 58. Gare de Lyon. — 59 Chambre des députes. — 60. Palais de la Légion d'honneur. 61. Eglise Sainte-Clotilde. - 52. Gare d'Orsay (Orléans) — 63. Ministère ae la guerre. — 6t. Ecole des beaux-arts. — 53. Eglise Saint-Thomas-d'Aquin.' 55. Palais de l'Institut. — «7. Eglise Saint-Gcrmain-des-Pres. — 68. Palais de justice. — 69. Tribunal de commerce. — 70. Pont de Grenelle et statue de la Liberté. — 71. Tour Eiffel. 72. Ecole militaire. —73. Hôtel des Invalides. — 74. Eglise Saint-Sulpice. — 75. Ecole de médecine. — 76. Fontaine et place Saint-Michel. - 77. Théâtre de 1 Odeon. 18. Eglise Saint-Séverin. — 79. Musée de Clunv. — 80. Palais du Luxembourg (Sénat). — 81. Jardins du Luxembourg. 82. Soibonne. — 83. Eglise Saint-Etienne-du- Mont. — S4. Panihéon. — 85. Ecole polytechnique. — 86. Jardin des plantes tMuséum). — 87. Institut Pasteur. — 88. Gare Montparnasse. — 89. F:glise Notre Dame-des- Champs. — 90. Cimetière Montparnasse. — 91. Place Denfcrt-Rochereau (Lion de Belfort). — 92. Observatoire de Paris. — 93 Hôpital du Val-de-Grâce. — 94. Manufacture des Gobc.'ins. — 95. Hospice de la Salpètriere. — 90. Gare d'Austerlitz (Orléans1. — 97. Eglise Saint-Pierre de Montrouge. — 08. Eglise Saint-Médard.
PAR
François de Pans.
Priain et d'IIécube,mari d'Œnonc et ravisseur d'Hélène, femme de Mcnclas. C'est lui qui décerna a Vénus la pomme de discorde, choix qui suscita contre Troie la haine de Junon et de Minerve. (Myth.)
Paris. Les Amours de Paris tt d'Hélène ont été peintes par David en 1788 (Louvre). Le Jugement de Paris a été représenté par Raphaël, J, Romain, Jordaéns, Ruoens (musée de Dresde et National Gallery).
Paris (Mathieu), bénédictin anglais , auteur d'une- Grande chronique a'A ngleterre; m- en 1269.
Paris (François de , dil
séniste, n6 et m. à Paris 1*690-1727).
célèbre par l'op position qu'il fit à la huile Vnigenitus, et surtout par les extravagances, les prétendus miracles que les convulsionnaires firent sur son tombeau dans le cimetière de Saint- Médard
Paris (François- Edmond ), amiral et savant français ,
né à Brest, m. à Paris (I806-I8U3). Il accompagna Dumont d'Urville pendant son voyage autour du monde, et fut plus tard conservateur du musée de la marine, au Louvre, et membre de l'Académie des sciences.
PariS-Duvemey [ri, vèr-ne] (Joseph), financier français, né à Moirans (Isère)[1684-1770J, le plus connu des quatre frères Paris. Il combattit, le système de Law, dont il dut liq uider la politique financière, et organisa à plusieurs reprises, avec beaucoup d'habileté et non sans profit, le ravitaillement des armées de Louis XV.— Ses frères étaient :
Antoine (1668-1733); Claude, dit la Montagne (1670-1743) et Jean, dit Montmartel, qui devint marquis de Brunoy (1600- 1766).
Pariset [ze] (Etienne), médecin français, né à Gand (Vosges), m. à Paris (1770- 1847). Il fut longtemps secrétaire perpétuel de l'Académie de médecine.
parisette[sè-<e]n.f. Genre de liliacées.
— Encycl. Les parisettes (parisie) sont des plantes herbacées vivaces, dont on connaît quelques espèces des pays tempérés et froids. La parisette à quatre feuilles, dite vulgairement raisin de renard, étrangle-loup, est commune en
Europe, dans les bois et les prairies. Ses feuilles sont purgatives et sudorifiques, sa racine vomitive.
parisianiserfii-a »i ré
v. a. Rendre parisien : parisia
niser un provincial, une plage.
parisianisme [xi-a-nis-
me] n. m. Usage, habitude, manière d'être ou particularité de langage propre aux diverses catégories de la population parisienne.
Parisien, enne [zi-in,
ê-ne], originaire ou habitant de Paris : les Parisiens. Adject. : l'esprit parisien. Bien parisien, spécial à l'une des classes de la population parisienne : mariage, crime bien parisien. N. m. Mar. Matelot espiègle et paresseux. N. f.
Autref., sorte de voiture-omnibus.
— Encycl- Bassin parisien.
C'est l'un des ensembles géologiques les plus nettement caractérisés du sol français. Limité par une ceinture d'affleurements jurassiques, il forme une série de cuvettes emboîtées les unes dans les autres, et dont Paris occupe le centre. Les couches géologiques secondaires et tertiaires s'y succèdent régulièrement de la périphérie au ce»tre, où se trouvent les plus récentes.
Parisienne (lu), chanson nationale, composée après la révolution de 1830 ; paroles de C. Delavigne, musique d'Auber.
Parisienne (la), comédie en trois ac'es et en prose, de Henry Becque (Renaissance, 1885). succession de scènes vécues, détaillées avec une ironie froide et douloureuse.
parisine [zi-ne] n. f. Mot créé par Nestor Roqueplan pour désigner la quintessence, l'arôme concentré de Paris, de l'esprit parisien.
parisis [jsiss]adj. invar. Se disait autrefois de la monnaie qui se frappait à Paris, et qui était d'un quart plus forte que celle qui se frappait à Tours : sou, livre parisis.
PariSIS [zi], petit pays de l'Ile-de-France ;ch.-l. Saint-Denis.
PariS-Plage, station balnéaire du département du Pas-de-Calais, dépendant de la connu, de Cucq.
parisyllabe ou parisyllabique [ri-sii]
adj. Se dit des mots qui ont le même nombre de syllabes aux différentes formes qu'ils peuvent revêtir: noms parisyllabes ou parisyllabiques.
parité n. f. (lat. parilas; de par, égal). Egalité parfaite : parité entre deui faits. Comparaison prouvant une chose par une autre semblable : établir une parité. Etat de ce qui est pair, divisible par deux.
lence des cours du change sur deux places.
parjure n. m flat. perjurium). Faux serment ou violation de serment : commettre un parjure N. et adj. Qui est coupable de parjure : punir un parjure ; un ami parjure.
parjurer [ri] v. a. (de parjure). Violer son ■■ ,.
Paris et Hélène, d'après David.
ment : parjurer sa foi. (Vx.) Se parjurer v. pr. Commettre un parjure.
Park (Mungo), voyageur, né en Ecosse (1771-
Parisetle : a, coupe de la fleur.
Jurement de Paris, d'après Kubens.
1805). Il fit deux grands voyages d'exploration en Afrique et trouva la mort dans le Niger.
Parker [kir] (Mathew), prélat anglais, né à Norwich 1,1504-1575). Il fut chapelain de Henri VIII, archevêque de Cantorbéry et le principal conseiller de la reine Elisabeth dans la réforme du clergé anglican.
Parker [k'er] (sir William), amiral anglais, né à Almington Hall Stafford (1781-1866). Il se signala en 1841 pendant l'expédition de Chine.
parkie [kt] n. f. Genre de mimosées, renfermant des arbres des régions chaudes. (Les graines de certaines espèces fournissent, une fois torréfiées, une liqueur analogue au café. La pulpe des gousses fraîches est riche en saccharose.)
parkinsonie [ni] n. f. Genre de légumineuses césalpiniées, renfermant plusieurs espèces d'arbres des régions chaudes du globe, dont certaines fournissent une fibre utilisée pour la fabrication du papier.
parlage n. m. Paroles inutiles ou dépourvues de sens. Discours trompeurs. (Peu us.)
parlant [lan], e adj. Doué de la parole : l'homme est naturellement parlant. Fam. Bavard : nombre de femmes sont très parlantes. Fig. Fort ressemblant, très expressif: portrait parlant; regards parlants. Qui a une signification très claire : témoignages parlants. Bios. Armes parlantes, dont la pièce principale rappelle le nom de la famille. Substantiv. Qui jouit du don de la parole : les premiers parlants.
parlé, 6 adj. Qui est exprimé par la parole : l'anglais parlé diffère beaucoup de l'anglais écrit. N. m. Ce qui est exprimé en parlant : dans l'opéracomique, il y a du parlé et du chanté.
parlement [man] n. m. (de parler). Cour souveraine de justice sous l'ancien régime : le parlement enregistrait les ordonnances royales. Ressort d'un parlement : Lyon était du parlement de Paris. Session d'un parlement : tenir le parlement. Nom collectif sous lequel on désigne les assemblées qui exercent le pouvoir législatif (en ce sens, prend une majuscule) : le Parlement français se compose d'un Sénat et d'une Chambre des députés.
— Encycl. 'Dr. On donne le nom de Parlement au Sénat et à la Chambre, considérés'collectivement comme exerçant le pouvoir législatif.
Le Sénat et la Chambre des députés votent les lois, et en particulier la plus importante de toutes, le budget. Ils ont aussi la mission de contrôler les actes du gouvernement.
Une loi n'est exécutoire que lorsqu'elle a 'été adoptée dans des termes identiques par le Sénat et la Chambre des députés, puis promulguée par le président de la République au moyen de sa publication au Journal officiel ou au Bulletin des Lois.
— Eist. Au-dessus des prévôts et des baillis, chargés de juger les causes des bourgeois et des roturiers, les premiers rois capétiens avaient auprès d'eux une cour (curis régis), qu'ils présidaient, et qui
les assistait dans l'exercice de la justice, la délibération des grandes affaires, etc. Le nombre des alfairci augmentant en proportion de l'acct
ment du domaine, et surtout de l'autorité d< verains qui, de féodale, devenait île plus en plus monarchique, le conseil fut divisé en sections, qui donnèrent naissance au Grand conseil, au parlement et a la Chambre des comptes.
i parlement comprenait trois chambres : 1« la grand chambre ; '2° l&chambre det reçut : 3o la chambre dis enquêtes. 11 envoyait quand il était néaire dans les provinces, sous les noms de Grandi Juins Echiquier, etc., des délégations munies de pleins pouvoirs. Ses attributions prirent uni extension qu'il intervenait, en dehors des affaires judiciaires dans les différends entre les corporations, dans les questions d'enseignement, et même dans les questions politiques, se considérant dans les périodes de troubles, et notamment pendant la guerre de Cent Ans, comme une sorte de délégation permanente des éfats généraux Charles VII le reconstitua d'ailleurs et étendit encore en même temps qu'il précisa ses pouvoirs, Comme il avait mission d'enregistrer les édils, il en conclut qu'il avait le droit de remontrante et il usa fréquemment de ce privilège. Il est vrai que le roi, dans des lits de justice, ordonnait l'enregistrement, mais la nation prenait généralement parti contre la royauté pour le parlement, seul contrepoids a l'omnipotence royale en l'absence de garanties constitutionnelles.
C'est ainsi que le parlement, après avoir en général, pendant les guerres de religion, soutenu la royauté contre les factieux, eut à lutter au siècle suivant contre la politique financière de Mazarin, et plus tard contre les excès de l'arbitaire royal sous Louis XV.
La haute cour de justice parisienne, telle qu'elle se développa près de la royauté, grâce à une organisation puissante et à une sévère discipline, grâce aussi à l'application du principe de l'hérédité des charges, fut portée avec ses forces et ses prérogatives dans les diverses parties du royaume. En 1770 une tentative faite par le chancelier Maupeou pour recruter sur de nouvelles bases la magistrature royale (parlement Meaupeou) n'eut qu'un surcèfl très éphémère. En 1789, les parlements du royaume étaient au nombre de 13, y compris celui de Nancy, créé en 1775. Les ressorts de ces cours qui se montrèrent bien plus réservées sur les questions politiques que le parlement de Paris, différaient en éti ndue; la juridiction de celle de Paris s'étendait sur le tiers du royaume.
Parlement (Long), nom du dernier parlement anglais convoqué par Charles I" en 1640, dissous par Cromwell en 1653, et rappelé à deux reprises après la mort du Protecteur. Après une épuration par Cromwell en 1648, il fut appelé Parlement croupion. V. Rami* Parliament.
parlementage [man] n. m. Action de parlementer.
parlementaire [man-tc-ré] adj. Qui appartient au parlement : les traditions parlementaires. Où il y a un parlement : constitution parlementaire. Gouvernement parlementaire, où les ministres sont responsables devant les Chambres. Conforme aux convenances observées devant un parlement et, par ext., aux convenances en général : expression peu parlementaire. Qui est propre à un parlementaire : drapeau, pavillon, canot parlemeiilaire. N. m. Officier, etc., délégué à l'ennemi pour faire ou écouter des propositions : les parlementaires sont inviolables. Partisan du parlementarisme. Membre du Parlement.
— Encycl. Milit. Le parlementaire est généralement un officier. Il est accompagné d'un tambourou d'un trompette, d'un soldat porteur d'un drapeau blanc, et au besoin d'un guide ou d'un interprète. Les parlementaires sont inviolables, sauf quand ils usent de leur mission pour faire de l'espionnage.
parlementairement [man-tè-re-man] adv.
D'une manière parlementaire : s'exprimer peu parlementairement.
parlementarisme [man-la-ris^mé] n. m. Régime parlementaire.
— Encycl. Le parlementarisme est une des modalités du régime représentatif: il corrige la séparation des pouvoirs exécutif et législatif par l'admission des ministres aux Chambres et leur responsabilité devant elles. Le gouvernement, investi du droit d'initiative et du droit de parole, contribue à l'œuvre législative, tandis que le Parlement, grâce au droit de question, d'interpellation, et de renversement des cabinets, indue sur la politique gouvernementale. Le parlementarisme s'est développé en Angleterre dès le xvin' siècle, en France de 1830 à 1848 et surtout depuis 1871.
parlementer [man-té] v. a. Faire ou écouler des propositions pour la reddition d'une place, la conclusion d'un armistice, etc. : parlementer arec l'ennemi. Fig. Entrer en voie d'accommodement. Prov. : Ville ou fille qui parlemente est a demi rendue, quand on écoute les propositions qui doivent vous amener à composition, on est à peu près décidé h les accepter.
parler [lé] v. n. (lat. pop paraulare, pour parabolare). Exprimer sa pensée par la parole : La Fontaine fait parler les animaux. Articuler des mots comme l'homme: le pen-oguet parle. Discourir:, parler avec éloquence. Exprimer d'une façon quelconque : parler par gestes. Traiter, causer : parler de tout sans rien savoir. Prononcer : parler du nez. Fig. Commander : il faut obéir, quand l'honneur parle. Avoir un sens : cela parle tout seul. Résonner : cette note ne parle pas. Parlant (avec un adverbe), au point de vue de (l'action que marque l'adverbe) : humainement parlant. S'adresser a : parler au cœur, parler aux sens. Parler à son bonnet, se parler h soi-même. Parler en l'air, légèrement. Parler d'or, très bien. Parler d'abondance, sans préparation. Parler bien, mal de quelqu'un, le louer, le critiquer ou le calomnier. Parler en maître, avec autorité. Parler haut, sans ménagement. Parler des grosses dents, avec menace. Trouver à qui parler, rencontrer quelqu'un capable de répondre ; rencontrer de la résistance. En parler bien à son aise, donner quelque conseil difficile à pratiquer, n'étant pas soi-même obligé de le suivre. Cela ne vaut pas la peine d'en parler, c'est une chose sans importance. Ne min parlez pas, n'agitez pas cette question. Faire parler de soi, se faire une bonne ou mauvaise réputation. Parler français,
PAR
varier i hrétien, pai'ler clairement. V. a. Faire usage d'une langue : parler français, grec. Traiter: parler affaires, musique. Parler raison, en invoquant la raison. Sans parler de, loc. prép. Indépendamment de. Se parler v. pr. Etre parlé : le français se parle partout. S'adresser la parole : des amis brouilles rjni ne se parlent plus. Prov. : Les murailles parlent, il se trouve souvent des témoins des choses les plus cachées. Il faut laisser parler, ne vous mettez pas en peine de ce que le inonde peut dire. Il y a un temps de parler et un temps de se taire, il faut savon- parler et se (aire à propos. Il est aisé de parler, mais malaisé de se taire, la discrétion est rare. La bouche parle de l'abondance du cœur, la parole trahit le sentiment que l'on éprouve. Prov. LITT. : Puisqu'il faut parler net, hémistiche de la fable de La Fontaine ■ tes Animaux malades de la peste. parler [lé] n. m. Action, manière de parler : le des créoles est tirs doux. Dialeete : le parler pro- '•ençal. A voir son frai, c parler, pouvoir dire sa pensée mu s ménagement. Prov.: Jamais beau parler n'écorche la langue, il est toujours bon de parler honnêtement. parlerie [rf] n. f. Babillage. (Peu us.) parleur, euse [eu-sel n. et adj. Qui a l'habitude de parler beaucoup. Beau parieur, celui qui S'exprime d'une manière séduisante. N. ni. Electr Appareil qu'on met en communication avec un fil électrique pour vérifier s'il n'existe pas d'interruption dans les communications. Appareil qui reçoit les dépêches télégraphiques à l'aide de signaux sonores. parlier [li-é], ère adj. Eloquent, verbeux, bavard. iVx.) N. m. Avocat. (Vx.)
parloir n. m. Salle où. dans certains établissements, on reçoit la visite des personnes du dehors : le parloir d' un lycée, d'uncoucen'.
Parloir aux bourgeois, nom donné primitivement à l'endroit où les échevins de Paris se réunissaient pour délibérer sur les affaires de la ville. Le parloir aux bourgeois fut situé d'abord sur la Montagne - Sainte - Geneviève, puis sur les bords de la Seine, dans la Maison-aux-Piliers, qui devint plus tard l'Hôtel de ville.
parlote ou parlotte n. f. Fam. Lieu où l'on se réunit pour bavarder. Conférence
ou les jeunes avocats s'exercent à la parole.
parma n. f. (m.
lat. . Antiq. rom. Bouclier rond, petit et léger, a l'usage des cavaliers et des fantassins armés à la légère.
parmacel le
'sè-/e]n.f. Genre demollusques gastéropodes, comprenant des limaces des pays tempérés.
Parme, grande et belle v. d'Italie, de fondation étrusque, capit. jusqu'en 1859 du duché de Parme-et-Plaisance, auj. cn.-l. de la prov. du même nom, sur la Parma ; 45.220 h. (Parmesans). Faïenceries, soieries, papiers, vins.
Parme-et-Plaisance (duché pe), ancien
Etat souverain de l'Italie du Nord, créé par le pape Paul III en faveur de son fils, Pierre LuigiFarnèse, qui subsista de loto à 1847, après être passé, en 1731. dans la famille des Bourbons d'Espagne, puis sous la domination française (1802). enfin, sous le gouvernement de l'ex-impératrice Marie-Louise, après la mort de laquelle il fut réuni au duché de Lucques. Capit. Parme.
parmélie [H] n. f. Genre de lichens de la classe des ascomycètes, qui croissent particulièrement dans les régions froides, sur les tissus des végétaux en voie de décomposition.
Parménide, philosophe
grec, né à Elée vers 430 av. J.-C.
Ses théories, qui s'opposent à celles d'Heraclite, professent l'immobilité et la continuité de l'être. 11 eut pour continuateur Zenon.
Parménide ou Sur les idées, dialogue de Platon versJ'JOav. J.-C). r'™""!' Les philosophes n'ont pu se mettre d'accord sur la pensée véritable de l'auteur.
parménie [nt] n. f. Nom vulgaire de l'ellébore fét ide.
Parménion, général macédonien . assassiné en Médie. par ordre d'Alexandre. Il avait négocié, en 346, la paix avec Athènes V. Alexandre.
Parmentier [man-ti-é] Jean,, marin français né à Dieppe :ii'J4-IJ30). Il fut, dit-on, le premier Français qui aurait abordé au Brésil ; en tout cas, il conduisit deux bâtiments dieppois jusqu'à Sumatra.
Parmentier /Jacques), peintre d'histoire français, né à Paris, m. a Londres (M58-1730). Il passa en Angleterre la plus grande partie de sa vie Moïse reeecanl la loi, Diane et Endymion).
Parmentier (Antoine-Augustin), agronome et économiste français, né à Montdidier, m. à Paris f 1737-181:1). Il développa en France, grâce à la protection de Louis XVI, la culture de la pomme de terre.
parmentière [man] n. f. Premier nom de la pomme de terre.
PAR
parmentieria ïmin-ti-i] n. r. Genre de i>igno-
niacées, renfermant des arbres de L'Amérique, dont certains produisent de la cire.
Parmesan [sa»], e, habitant ou originaire de Parme : les Parmi sans. Adj. :
antiquité parmesans. N. m.
Fromage fabriqué aux environs de Parme, avec du lait écrémé et du safran : acheter du parmesan.
Parmesan (Francesco Mazzuoli ou Mazzola, dit le), peintre religieux italien, né à l'arme, ni. a C.isal Maggiore (1504-1540). Ses œuvres, avec un peu d'afféterie, valent par des qualités d'aisance et de grâce.
Citons, parmi les principales :
le Mariage mystique de sainte l'Histoire de
Le l>
arniesan
dormir parmi les
Catherine,
Diane, etc.
parmi prép. (de par, et mi, pour moitié). Au milieu de
/leurs. Parmi nous, dans notre pays, notre société. Parmi se met en général devant un pluriel ou un nom collectif; mais il s'est employé devant un singulier : parmi ce plaisir (Rac). S'est employé aussi comme adverbe :
Je voudrais bien trouver parmi Quelque doux et discret ami.
La, Fontaine.
Parnasse, mont de l'ancienne Grèce, dans le S.-E. de la Doride et de la Phocide, haut de 2.459 m ..
Antoine Parmentier.
Le Parnasse, d'après Mantegna.
consacré à Apollon et aux Muses. Auj. Liakoura. N. m. Fit]. La poésie. Nourrisson du Parnasse, poète. Le dieu du Parnasse, Apollon. Les filles du Parnasse, les Muses. (V. Muse.) Recueil de vers, en général. Spécialem., recueil de vers publié parles parnassiens. Parnasse (le), tableau de Nicolas Poussin, musée de Madrid ; — de Raphaël, au Vatican (Chambres) ; — de Mantegna, au Louvre. (Sur un rocher Mars et Vénus ; a coté d'eux, un Amour lance le trait empoisonné de la Jalousie contre Vulcain dans sa forge. Les Mus»s dansent au son de la lyre d'Apollon. A droite. Mercure s'appuie sur Pégase, devant lequel coule la fontaine d'Hippocrène.)
parnasside [na-si-de] n. f. Nom donné aux Muses qui fréquentaient le Parnasse.
pamassie [na-sî] n. f. Genre de plantes rattaché soit aux renonculacées, soit aux droséracées ou aux saxifragacées, et comprenant des herbes élégantes qui croissent dans les lieux marécageux et élevés de l'hémisphère nord : la pamassie des marais ou gazon du Parnasse croit en France.
parnassien, enne [na-si-in, é-ne] adj. Qui appartient au Parnasse, qui l'habite : cimes, tiymphes parnassiennes. N. m. Lit ter. Nom donné à des poètes qui se rattachent aux romantiques, et qui ont publié le Parnasse contemporain.
— Encyil. Les poètes de cette école avaient pour maîtres Théophile Gautier, Baudelaire, Lecontc de Lisle et Théodore de Banville. L'école parnassienne réagit contre le lyrisme romantique. Elle se constitua la gardienne des règles et fit ce que Th. Gautier avait déjà appelé de « l'art pour l'art ». Les parnassiens ont préservé la littérature du relâchement et de la négligence, mais il faut reconnaître que leur culte de la forme a quelque chose de superstitieux.
La poésie du Parnasse est surtout pittoresque, ou, mieux encore, analytique et représentative.
A cette poésie s'oppose directement le symbolisme, qui est surtout musical, suggestif et évocatoire.
parnassien [>ia-
si-in] n. m. Genre d'insectes lépidoptères rhopalocèrcs, comprenant de beaux papillons vulgairement appelés apollons, qui vivent dans les régions montagneuses de l'Europe et de l'Asie.
parnassin [na-sin] n. m. Chez les Israélites, directeur d'une synagogue. Diacre qui recueille et distribue les aumônes.
pâme n. m. Genre d'insectes coléoptères clavicornes, dont une espèce est commune en France.
Parnell.
Parnell (Charles Slewart), homme politique irlandais, né à Avondale, m. à Brighton (1846-1891), chef de la résistance contre les excès des laudlords anglais, un des fondateurs de la Ligue agraire, et l'un des défenseurs les plus énergiques de la politique du Home rule. C'était un orateur plein de véhémence et de logique.
pàrnel'.iste [nè-lis-te]
n. m. Partisan de la politique de Parnell.
ParnèS, montagne de la Grèce ancienne, sur la frontière de l'Attique et de la Béotie ; auj. le mont Ozia.
Pamy (Evariste-Désiré de Forues de), poète français, né à l'île Bourbon, m. à Paris (1753-1814); auteur de Poésies erotiques remarquables par l'élégance de la forme et la sincérité relative du sentiment. Voltaire lui écrivait : « Mon cher Tibulle. » Sa Guerre des dieux, parodie licencieuse de la Bible, ajoute peu à son mérite littéraire.
paroare n. m. Genre de passereaux conirostres, renfermant de jolis oiseaux brésiliens, gris et blancs, à gorge rouge, à dos taché de noir, que les oiseleurs appellent dominicains.
parochial, e, aux adj. Syn. de paroissial.
Parodi ( Dominique- Alexandre), littérateur français, né â La Canée (Candie), m. à Paris (1842- 1!)01). Il s'est fait connaître comme auteur dramatique par des œuvres aux situations fortes et aux vers cornéliens. La principale est la Reine Juana.
parodie [di] n. f. (du gr. parodia, chant à côté). Travestissement burlesque d'un ouvrage de littérature sérieux: Scarron fit une parodie de /'Enéide. Par ext. Imitation burlesque d'un objet quelconque : toute grande chose a sa parodie.
^ parodier [di-è] v. a. (Se conj. comme prier.) Faire de la parodie : parodier une tragédie. Fig. Imiter, contrefaire : parodier un acteur.
parodique adj. Qui a rapport à la parodie.
parodiSte [dis-tc] a. m. Auteur de parodies.
parodontis [tiss] n. f. (du prof, para, et du gr. odous, ontos, dent). Tumeur douloureuse des gencives.
paroi n. f. (lat. paries). Muraille ou cloison de maçonnerie, qui sépare une pièce d'une autre : les parois d'une chambre. Surface intérieure d'un vase, d'un tube, etc. : les parois d'un tuyau. Anat. Se dit de parties qui circonscrivent certaines cavités : les parois du crâne, de l'estomac, etc. Art vétér. Partie extérieure de la boite cornée du sabot du cheval.
paroir n. m. (de parer). Instrument de corroyeur, de tonnelier, de
parOiSSe [roi-Se] n. Paroir de sabotier.
f. (lat. parochia). Territoire sur lequel s'étend la juridiction spirituelle d'un curé : appartenir à la paroisse de Saint-Paul. Les habitants de ce territoire : convoquer la pai'oisse. Eglise de la paroisse : le clocher de la paroisse. En Angleterre, division administrative correspondant à la commune en France. Fam. N'être pas de la paroisse, être étranger. N'être pas de la même paroisse, différer d'avis, etc. Porter habit de deux paroisses, louvoyer entre deux partis. Coq de paroisse, homme le plus important, etc., d'un village. De toutes les pay'oisses. de toute espèce ou provenance.
paroissial [roi-si-at], e, aux adj. De la paroisse : église paroissiale ; clergé paroissial.
paroissien, enne [roi-si-in, e-ne] adj. Qui appartient à une paroisse : registres paroissie7}s. N. Habitant d'une paroisse. Fam. Individu en général: quel dràle de paroissien! N. m. Livre de prières dont on se sert pour suivre l'office qui se dit à l'église : paroissien romain.
parole n. f. [du lat. parahola. parabole). Faculté naturelle de parler : l'homme seul a la parole. Ton de la voix : avoir la parole douce. Mot prononcé : expliquez-vous en peu de paroles. Sentence : parole mémorable. Assurance, promesse verbale formelle : donner sa parole. Propositions : porter une parole de paix. Promesse vaine : payer quelqu'un de paroles. Fig. Parole d'honneur, assurance donnée sur l'honneur. Homme de parole, qui tient ses engagements. Bonnes paroles, discours qui annoncent des intentions favorables. Belles paroles, promesses qu'on n'a pas l'intention de tenir. Le don de la parole, l'éloquence. Paroles de vie, prédication, enseignement religieux. La parole de Dieu, l'Ecriture sainte. Avoir la parole, le droit de parler. Demander la parole, demander à être entendu. Prendre la parole, commencer à parler. Porter la parole, parler au nom de plusieurs. Perdre la parole, devenir muet. Couper la parole, interrompre. Adresser la parole à quelqu'un, lui parler directement. Payer de paroles, faire des promesses que l'on ne tient pas. Se payer de paroles, croire légèrement ce qu'on dit. Avoir deux paroles, être sujet à violer ses engagements. Jouer, perdre sur parole, sur la garantie de sa loyauté. Croir; sur parole, croire sur l'affirmation de celui qui parle. Ma parole, ma parole d'honneur, formules d'affirmation énergique. Jeux. Avoir la parole, avoir le droit d'exprimer ce qu'on veut faire sur le coup qui se présente. Passer parole. transmettre à un autre son droit de relancer. Il ne lui manque, il n'y manque que la parole, se dit d'uu animal très intelligent, d'un portrait plein de vie, etc. Sa parole vaut de l'or, il tient très fidèlement ses engagements. Sur parole, loc. adv. En vertu d'une promesse verbale, mais formelle : prisonnier sur parole. Croire quelqu'un sur parole, sans chercher à se renseigner. PI. Promesses vaines : amuser quelqu'un avec des paroles. Discours piquants : se prendre de paroles ; avoir des paroles arec quelqu un. Mots d'une chanson : faire à la fois la musique et les paroles. Prov. : Les belles paroles n'écorchent pas la langue, il n'en coûte rien de faire des promesses. Les paroles du matin ne ressemblent pas à celles du soir, les hommes sont sujets à changer d'avis. On prend les bétes par les cornes et les hommes parles paroles, on dompte les animaux par la force, les hommes par la persuasion. La pa-
PAR
rôle fait le jeu, vaut le jeu, vaut jeu, un est obligé d'exécuter ce qu'on a promis en se mettant au jeu, en Jouant. Ai. i.us. iiisr. : La parole a été donnée à l'homme pour déguiser sa pensée, mot Célèbre attribué à Talleyrand, mai* qui se trouve déjà dans un conte de Voltaire:/' Chapon et la Poularde.
AlLUN. LITT. V. VELIÏA VOLANT
Paroles d'un croyant, livre de Lamennais, écrit en versets pastichés du style biblique, et qui ne manquent ni de force ni de poésie ; c'est une sort • d'Apocalypse démocratique, ou il propose trois remèdes aux souffrances du peuple : la foi au Christ, ami et libérateur des humbles, le travail et la concorde 11834).
paroli n. m. 'm. ital.). Au jeu, action de doubler sa mise quand on vient de gagner faire paroli.
parolier |i(-r'| n. m. Auteur des paroles, dans
une œuvre qui comporte de la musique (opéra-comique, chanson, etc.).
paromologie [jt\ n. f. (du gr. paromoios, presque semblable, et logos, discours). Figure de rhétorique, par laquelle on feint de taire une concession dont on tire aussitôt avantage, (l'eu us.)
paromologique adj. Qui a rapport à la paromologie : concession paromologique,
paronomase [ma-ze] n. f. (gr. paronomasia).
Figure de rhétorique, qui consiste à rapprocher des mots dont le son est à peu prés semblable, mais dont le sens est différent: ex. : gui vivra verra, Qui se ressemble s'assemble.
paronomasie [si] n. f. (de paronomase).
Ressemblance entre des mots de différentes langues, comme entre le français balle, ballon, et le grec ballcin, lancer.
parons n. m. pi. Fauconn. Père et mère des oiseaux de proie.
paronychie [kl] n. f. nui. Syn. de paronyque.
paronyme n. m. (du gr. para, à côté, et onoma, nom). Mot qui a du rapport avec un autre par sa forme ou sou étymologie, comme abstraire et distraire.
paronymie [»if] n. f. Ressemblance des paronymes.
paronymique adj. Qui a rapport aux paronymes, à la paronymie.
paronyque [ni-ke] n. f. Genre de plantes dicotylédones des régions tempérées, qui passaient pour guérir les panaris : il existe en France cinq ou six espèces de paronijgues.
Paropamisus [aussi, nom ancien de l'Indou- Koh, souvent étendu aux plateaux au N. de Caboul et de Kandabar, c'est-à-dire au Pamir lui-même.
paropsie [psi] n. f. (du préf. para, et du gr. opsis, vue). Pathol. Trouble de la vision.
paropsie [psi] n. f. Genre de passilloracécs, originaires de Madagascar et comprenant des arbrisseaux dont les fruits renferment des graines entourées d'une arille comestible.
paroptique adj. (du préf. para, et du gr. Ojitikos, relatif à la vue). Se dit d'une couleur produite par la lumière qui a subi une diffraction.
parorchidie [ki-dt] n. f. (du préf. para, et du gr. orchis, idos, testicule). Situation anormale d'un ou des deux testicules.
Paros [ross], une des iles Cyclades, au S. de Délos, célèbre autrefois par ses beaux marbres blancs (V. Arundei.) ; 9.000 h. Patrie d'Archiloque. — La ville de Paros a S. 500 li.
parotide n. et adj. f. fer. parôtis, idos; de para, à coté, et oûs, ôtos, oreille). Nom de chacune des deux grosses glandes salivaires, situées de chaque cûté de la tète, derrière les oreilles, près du maxillaire inférieur.
— Encyci.. La glande parotide aune forme triangulaire, c'est le type des glandes en grappes. Son canal excréteur est le canal de S.'éno», qui s'ouvre dans la bouche par un étroit orifice, près du collet de la deuxième grosse molaire supérieure. La parotide est traversée parla carotide externe, la veine jugulaire, etc. Elle sécrète la salive parotidienne {v. sauve); ses inflammations sont la parotidite et les oreillons.
parotidien, enne [di-in, t-ne] adj. Qui appartient, quia rapport aux parotides.
parotidite n. f. Inflammation des parotides.
— Encycl. Il faut distinguer dans les parotidites, la maladie spécifique dite parotidite ourlienne, plus connue sous le nom à'oreillons (v. ce mot) et l'inflammation phlegmoneuse qui succède à la propagation d'une infection voisine (furoncle, anthrax, ostéite, etc.) ou qui apparaît au cours d'une maladie générale infectieuse. Le début coïncide avec des frissons, des malaises, une tuméfaction de la glande atteinte; la suppuration s'établit vers le troisième jour et souvent aboutit à la gangrené. Le pronostic est grave. Quand la guérison se fait, elle demande dix à quinze jours.
Le traitement doit être prophylactique d'abord (lavages fréquents de la bouche), puis curatif (sangsues, ouverture des abcès, et, s'il y a menace de gangrène, incision profonde parallèle à la branche montante du maxillaire inférieur).
parotie [tt] n. f. Genre de passereaux dentirostres, appartenant à la famille des paradiséides et renfermant de magnifiques paradisiers de la Nouvelle-Guinée. (Les mâles ont la tête ornée de six plumes longues, terminées chacune par une palette, d'où le nom de sifilets [six filets] qu'on leur donne souvent.) [V. les planches oiseaux.]
parotique adj. (du préf. para, et du gr. oûs, ôtos, oreille). Qui avoisine l'oreille.
parou n. m. ( e parer). Apprêt que l'on donne aux toiles avant de les livrer au commerce.
parousie [si] n. f. (du gr. parousia, présence). Thiol. Second avènement du Christ, lorsque, selon les Evangiles, il paraîtra dans toute sa gloire.
paroxyntiqus [rok-sin] adj. Pathol. Se dit des jours où se produisent des paroxysmes.
paroxysme [rok-sis-me] n. m. (gr. paroxusmos). Extrême intensité d'une maladie, et, par cxt., d'une passion, de la douleur: être au paroxysme de la colère.
paroxysmique [rok-sis-mi-ke] adj. Pathol.
Qui tient du paroxysme.
paroxyste [rok-sis-te] n. m. Partisan des choses outrées.
paroxystique [rok-sis-ti-ke] adj. Qui préente des paroxj smes.
paroxyton [rok-»C\ adj. et n. m. (gr. paroxu tonoi). Se dit dis mots qui ont l'accent aigu sur la pénultième.
parpaigne [pé-gne] adj. f. (de parpaing), se
dit d'une pierre qui occupe toute l'épaisseur du mur, et qui a deux faces extérieures.
Parpaillon, massif des liasses-Alpes et des Hautes Alpes, au N. de Barcelonnettc. 11 atteint, au Grand-Bérard, :).007 mètres d'altitude.
parpaillot [pa. Il mil., o], e n. (m. provenç. gignif. papillon). Sobriquet donné jadis aux calvinistes, lutin- Impie.
parpaing
[pin] n. m. (du lat.
per, ;t travers, ci
pangere, enfoncer). Pierre de taille, qui traverse toute l'épaisseur
d'un mur.
c Parpainir.
par pari refertur, mots lai. signif. : On rend la pareille. Répond à peu près à la loi mosaïque ; Œil pour œil, dent pour dent, etc.
parpine n. f. (de parpaing). Bout de planche que l'on place en travers dans l'épaisseur d un mur en pisé, afin d'empêcher les lézardes et les déversements.
parquement [ke-man] n. m. Action de parquer. (Peu us.)
parquer [jiar-ké] v. a. (de parc). Mettre dans un parc, une enceinte : parquer des bœufs. Etablir un parc sur : parquer une terre. Disposer régulièrement pour former parc : parquer l'artillerie. Fiq. Enfermer : parquer les hommes par castes. V. n. Etre au parc : les )iiouttms parquent.
Parques, ainsi appelées, par antiphrase, d'un mot latin qui signifie épargner (pareere), parée qu'elles n'épargnaient personne. Les Parques étaient,
t. es Parques.
suivant la Fable, trois divinités des Enfers, maîtresses de la vie des hommes, dont elles filaient la trame. Clotho, qui présidait à la naissance, tenait la quenouille ; Lacltésis tournait le fuseau, et Atropos coupait le fil. — Le mot Parques joue un grand rôle dans notre langue poélique; on dit par périphrase: les filles de la Nuit, tes filles du Destin, tes filles de l'Erèbe, les filles de l'Achéron, etc. La Fontaine, les nomme les sœurs filandières.
Parques [les), tableau célèbre de Michel-Ange (galerie de Florence); tableau de Rubens (Louvre); — groupe antique, malheureusement mutilé, mais dont les draperies sont admirables ; — groupe de Germain Pilon (musée de ClunyJ.
parquet [par-kè] n. m. (de parc). Espace d'une salle de justice qui est enfermé entre les sièges des juges et la barre où sont les avocats : traverser le parquet. Ensemble des magistrats du ministère public : les membres du parquet. Local qui leur est affecté : le parquet du procureur général. Partie de l'enceinte d une Bourse où se tiennent les agents de change pendant le marché. Réunion des agents de
l'arque ts : 1. \ l'anglaise ; 2. D'onglet; 3. A points de Hongrie ; 4. A bâtons rompus ; 5. A assemblage ; 6 et 7. Mosaïque-
change. Autref., partie d'une salle de théâtre, comprise entre l'orchestre des musiciens et le parterre ; ensemble des spectateurs qui s'y trouvaient. Constr. Assemblage de lames de bois à rainures et lanj> uettes, clouées sur des lambourdes, qui forment le plancher d'une chambre : parquet cire. Panneau en bois, assemblé derrière une glace pour préserver le tain. Mar. Parquet de chargement, compartiment d'une cale où l'on charge des grains en grenier. Parquet (Je chauffe, tôles du compartiment de la chaufferie.
PAR
— Encycl. Petit parquet. On désigne sous ce nom, a Paris, un service de permanence annexé un dépôt de la Préfecture de police et à la tête duquel sont placés des substituts délégués par le procureur de la République. Là, chaque jour, défilent tou
individus mis en état d'arrestation par la polie i
la gendarmerie, et le substitut de service opère entre eux un tri : suivant les cas, il prononce renvoi devant un juge d'instruction, défère immédiatement au tribunal correctionnel, ou bien remet en liberté», sans ou sous réserves de poursuites ultérieur service analogue fonctionne a Lyon, à Marseille. '
parquetage [ke] n. m. Action de parqueter. Ouvrage de parquet.
parqueter [ke-té] v. a. (Prend deux t devant une syllabe muette : je parquetterai.) Couvrir d'un parquet le sol de: parqueter une chambre.
parqueterie [ke-te-rt] n. f. Art de faire du parquet: trarailde parqueterie.
parqueteur [ke-teur] n. et adj. m. Qui fait du parquet : ouvrier parqueteur.
parqueur, euse [keur, eu-ze] n. Personne qui soigne les animaux dans un parc. Personne qui cupe des huîtres dans un parc. (On dit aussi l'A ko. lier.)
parquier [Ai é] n. m. Syn. de pakqueui;. Homme commis pour garder les bestiaux saisis. Pécheur employé à prendre du poisson dans un parc.
parr n. m. Saumon tout jcuue.
Parr (Catherine). V. Catherine.
parrain [pa-rin] n.m. (bas lat. palrinus). Celui qui tient un enfant sur les fonts du baptême, qui donne son nom a un navire ou à une cloche quand on les bénit, qui présente quelqu'un dans un cercle, une société, un ordre de chevalerie, etc., et fam., qui donne un sobriquet à une personne, aune chose. Nom donné aux deux académiciens qui assistent le récipiendaire le jour de sa réception.
— Encycl. Le parrain d'un enfant a pour fonction de le présenter au baptême, conjointement avec la marraine, et de s'engager à veiller sur son éducation religieuse. D'après la discipline actuelle de l'Eglise, le parrain contracte une affinité spirituelle qui constitue un empêchement prohibitif du mariage.
parrainage [pa-rè] n m. Qualité, fonctions de parrain ou de marraine.
ParrhaSiOS, peintre de l'ancienne Grèce, rival de Zeuxis, né à Ephèse (ive siècle av. J.-C). Ses compositions se distinguaient par un soin scrupuleux de la vérité. D'une proverbiale vanité, d'a:lleurs, il se disait de la race d'Apollon.
parricide [pa-ri] n. m. (lat. parricidium). Crime que commet le parricide.
parricide [pa-ri] n. (lat. parricida). Personne qui tue son père, sa mère légitime, naturel ou adoptif, ou tout autre ascendant légitime. Personne qui attente à la vie du souverain, à la sûreté de la patrie, etc. Adjectiv. : main parricide.
— Encycl. A Rome, les parricides étaient fouettés jusqu'au sang et jetés ensuite à l'eau, dans un sac de cuir plein de vipères. Les Egyptiens enfonçaient des roseaux pointus dans toutes les parties du corps d'un parricide, puis le jetaient, dans cet état, sur un monceau d'épines auquel on mettait le feu. Quand on demanda au législateur d'Athènes pourquoi il n'avait pas fait de loi contre le parricide, il répondit qu'il ne croyait pas ce crime possible. Jadis, en France, les parricides subissaient la question extraordinaire et étaient condamnés à avoir le poing droit coupé et à être rompus vifs sur la roue. On brûlait ensuite leur corps et l'on en jetait la cendre au vent. Dans la législation actuelle, le condamné pour crime de parricide est conduit à l'écliafaud en chemise, nu-pieds, et la tête couverte d'un voile noir; il est exposé sur l'échafaud, pendant qu'un huissier fait au peuple lecture de l'arrêt de condamnation. Le parricide n'est jamais excusable. (C. pén., art. 323.)
Parrocel (Joseph), dit des Batailles ou d'Aviqnon, peintre de batailles et graveur français, né à Brignoles, m. à Paris (1646- 1701); auteur des Conquêtes de Louis XIV, dont une partie figure aux Invalides.
Il travailla encore à Marly et à Versailles. 11 s'essaya aussi dans la peinture religieuse. — Son neveu Pierre, peintre, né à Avignon, m. à Paris (1070-1739).— Son fils Charles, peintre, né et m. à Paris 1088-1752), a laissé plusieurs esquisses superbes de la bataille de Fontenoy.
parrotie[pa-ro-<i]n.f.
Genre d'hamamélidées , comprenant des arbustes asiatiques, qui sont rustiques sous les climats tempérés.
Parry (îles), archipel polaire arctique, faisant partie du Dominion canadien (territoire de Franklin). Terres stériles et inhabitées.
Parry (William-Edward), navigateur anglais, né à Bath, m. à Greenvich (1790-1855) ; auteur de nombreuses explorations dans les régions arctiques, où il découvrit notamment l'île de Mclville et le détroit de Willington. Les relations de ses voyages ont été publiées et partiellement traduites en français.
Parsac, comm. de la Creuse, air. et à 20 kil. de Boussac ; 1.610 h. Ch. de f. Orl.
parse n. et adj. V. parsi.
parseinte [sin-te] n. f. Mar. Bande de toile, souvent recouverte de plomb, trempée dans un brai et destinée à boucher les coutures d'où sort l'étoupe.
parsemer [mé] v.a. (de par, et semer.— Prend un è ouvert devant une syllabe muette : je parsème, nous parsèmerons.) Répandre çà et là : parsemer un chemin de fleurs. Etre répandu sur: les étoiles qui parsèment le ciel. Ant. Grouper, réunir, rassembler.
Parseval - Deschênes (Alexandre-Ferdinand), amiral français, né et m. à Paris 11790-1861). Il commanda pendant la guerre d'Orient l'escadre de la Baltique et prit Bomarsund.
Parseval - Grandmaison (François-Auguste), poète français, né et m. à Paris (1759-1834). Il fit partie de la mission d'Egypte ; auteur d'une médiocre et froide épopée sur Philippe Auguste.
Parrocel.
PAR
parsi, e ou parse n. et adj. De la secte de
Zoroastre N. m. Langue indo-européenne du groupe iranien, usitée en Perse sous les derniers rois sas- .-anides : le parsi ou pars*".
— Encycl. Les parsi s sont les zoroastrien-s descendants des anciens Perses, qui émigrèrent dans l'Inde pour se soustraire aux persécutions des musulmans, tandis que leurs coreligionnaires, connus sous le nom de guèbres, restaient en Perse. Le nombre des parsis dans l'Inde anglaise S élève à 90 000 environ, qui résident surtout dans la présidence de Bombay, les Etats natifs et Aden. Ils sont surtout adonnés au commerce et ont tiré un grand parti de la civilisation européenne.
Parsifal, drame musical en trois actes, poème et musique de R Wagner (1882). Parsifal est le type de l'élu de Dieu, qui, grâce à sa pureté, bravant tous les obstacles, s'empare du Saint-Urnal enferme dans le tabernacle de Monsalvat. La partition, alourdie par quelques longueurs, contient des pages superbes. C'est la dernière œuvre de Wagner qui avait emprunté le sujet au Purzival de \V. Eschenbach.
parsisme [sis-me] n. m. Religion des parsis.
parsonsie [s(] n. t. Genre d'apocynacêes, renfermant des lianes de l'Asie et de la Polynésie, dont une espèce, la parsoiisie capsulaire est parfois cultivée en Europe.
part [par] n. m. (Lit. partus). Dr. Enfant nouveau-né. Supposition de part, action défaire passer un enfant pour être d'une femme à qui il est étranger. Substitution </'■ part, substitution d'un nouveau-né à un autre. Suppression de part, infanticide. Mise bas des animaux : un part laborieux.
part [par] n. f. (lat. pars, partis). Portion d'un tout qui est divisé entre, plusieurs personnes ; faire quatre parts. Partage, communication : avoir part aux faveurs du roi. Collaboration : prendre part a une entreprise. Intérêt, mise de fond dans une entreprise, dans une association. Mar. Part de prise, portion déterminée revenant à chaque homme de l'équipage par suite d'une prise. Naviguer a la part, à la la condition de participer aux bénélices. La part du lion, la plus grosse part. Avoir part au gâteau, participer aux profits d'une affaire. Faire part d'une chose à quelqu'un, l'en informer. Prendre en bonne, en mauvaise part, trouver bon, mauvais. Faire la part d'une chose, en tenir compte, faire sa part à, régler les limites de. Billet ou lettre de faire part, billet ou lettre par lesquels on fait connaître à quelqu'un un mariage, un décès, etc. (On dit aussi quelque!'. Une LETTRE I>E PART OU 11)1 FAIRE PART, Ce
dernier écrit plus souvent faire-part. V. ce mot.) Quelque part, en quelque lieu : je l'ai vu quelque part; fam.. water-closet. Nulle part, en aucun endroit. Loc. adv. Départ en part, d'un côté au côté opposé. De toute part, de toutes parts, de tous côtés. De part et d'autre, des deux côtés. A part, de côté, excepté. .4 part moi, à part lui, en moi-même, en lui-même. Pour ma part, quant à moi. Loc. prépos. : De la part de, au nom de. Allus. litt. : La part du lion, la plus grosse part. v. quia nominor leo-
Part du Diable [ta), charmant opéra-comique en trois actes, paroles de Scribe, musique d'Auber (1843). C'est un épisode de la vie du célèbre chanteur Karinelli, qui obtient la faveur du roi d'Espagne et en profite pour faire le bonheur d'un .jeune étudiant avec lequel il a conclu un pacte eu lui apparaissant sous la figure du diable.
partage n. m. (de part). Action de diviser en portions : faire le partage d'une succession. Portion de la chose partagée : avoir une /'mur en part, me. Acte qui règle les parts d'une succession. Eu dite d'opinions, de votes : dix voix d'un coté, dix voix de l'autre, il y a partage. Sans partage, entièrement, sans restriction. Ligne de partage des eaux, crête qui sépare deux bassins fluviaux et marque l'origine des eaux qui les alimentent l'un et l'autre.
— Encycl. Arith. Les partages proportionnels ont pour but de partager une somme ou une quantité donnée proportionnellement a des nombres déterminés. Si A est la quantité à répartir proportionnellement aux nombres a, b, c, les parts seront
__Ao__ A 6 Ac
est le coefficient de réparti-
le nombre a+b + ,
tion; on le nomme aussi marc le franc.
— Dr. Le partage met fin à l'état de communauté ou d'indivision entre copropriétaires ou cohéritiers. Nul ne peut être contraint de rester dans l'indivision, et chaque copropriétaire ou cohéritier peut demander le partage, qui est amiable ou judiciaire et a un effet rétroactif.
Partage d'ascendants. C'est l'acte par lequel les père, mère ou autres ascendants font entre leurs enfants ou descendants la distribution et le partage de leurs biens.
Le partage d'ascendants offre un double avantage : éviter les frais d'un partage judiciaire, lorsqu'il y a des cohéritiers mineurs ou interdits et de permettre l'attribution à chaque cohéritier du lot qui lui convient le mieux. Ces partages peuvent être faits par actes entre vifs ou testamentaires.
L'ascendant a la faculté de comprendre dans le partage non seulement ses biens présents, mais encore ceux qu'il possédera le jour de son décès, ceux qu'il a donnés à titre d'avancement d'hoirie; seulement, les partages faits par actes entre vifs ne peuvent avoir pour objet que les biens présents. Au jour du décès, les biens non compris dans le partage sont dévolus aux héritiers selon le droit commun.
E>t nul le partage qui laisse de côte un ou plusieurs descendants.
Il y a deux causes de rescision ou annulation du partage d'ascendants : 1« la rescision pour cause de lésion de plus du quart (c'est-à-dire que tout copartageant dont la part est inférieure de plus du quart ri celle qui lui revenait est fondé à faire annuler ou rescinder le partage) ; 2» la violation des règles relatives à la réserve en faveur de l'un des descendants déjà avantagé par préciput. V. ce mot.
partageable j«-Me] adj. Qui peut être partagé: bien aisément partageable.
partageant [jan] n. m. Celui qui prend part à un partage.
partager [}£\ v. a. (de partage. — Prend un e muet après le g devant a et o : il partagea, nous
partageons., Diviser en plusieurs parts : partager un gâteau, une terre. Posséder avec d'autres : partager le pouvoir. Fia, Prendre part à, éprouver avec : partager la joie d'un ami. Participer à : partager tes périls. Douer : la nature l'a mal partagé. Etre de : partager l'opinion de quelqu'un. Séparer en partis opposés : celle question a partagé la Chambre. Amour partagé, amour que deux personnes éprouvent également l'une pour l'autre. V. n. Avoir part : 'partager dans une succession. Partager en frères, faire un partage égal. Ant. Réunir.
partageur ou partageux, euse [jeu, eU-
ze] n. et adj. Se dit ironiq. d'une personne qui réclame le partage et la communauté de tous les biens. Qui aime le partage : un partageux ; être partageux (fam.).
partance n. f. (de partir). Mar. Dernier instant qui précède le départ : navire eu partance. Point de partance, point de départ.
Partanna, v. d'Italie (Sicile, prov. de Trapani) ; 13.260 b. Vins.
partant [tan] conj. Par conséquent : reçu tant, payé tant et partant quitte.
partant [tan] n. m. Celui qui part: les partants. Ant. Arrivant.
Partant pour la Syrie, marche militaire (paroles du comte Alex, de Laborde, musique attribuée à la reine Hortense, mais due probablement au flûtiste Philippe Drouet), qui devint la marche favorite des troupes du second Empire (1810).
partement [man] n. m. Départ. (Vx.)
partenaire [nè-re] n. (angl. partner). Personne avec qui l'on est associé au jeu, et. par ext., dans un amusement, un exercice. Ant. Adversaire.
parterre [tè-re] n. m. (de par, et terre). Partie d'un jardin spécialement consacrée à la culture des fleurs : parterre divisé en corbeilles. Partie d'une salle de spectacle située au rez-de-chaussée, derrière les fauteuils et les stalles d'orchestre. Spectateurs qui y sont placés ; les applaudissements du parterre. Fam. Prendre un parterre ou un billet de parterre, tomber.
Paithenay [ne], ch.-l. d'arr. (Deux-Sèvres), sur le Thouet : ch. de f. Et.; à 56 lui. de Niort; 7.160 h. (Pnrthenais ou Parthenaisiens) . Bœufs, étoffes. — L'arr. a 8 cant. , 80 comm., 80.85-0 h. Le cant. a lt comm.
et 14.120 h.
parthénie [ni] n. f. (du
gr parthenion ; de parthenos, jeune fille). Litt. gr. Chœur de jeunes filles dans les fêtes publiques ou les processions.
parthénogenèse [nc-ze]
n. f. (du gr. parthenos, vierge, et genesis, génération). Bîst. nat.
Reproduction dans les espèces sexuées par des œufs non fécondés, comme chez les rotiferes, les abeilles, etc.
parthénogénésique [ni-zi-ke] adj. Qui a
rapport à la parthénogenèse. (On dit aussi parthénogénétique.)
parthénogénésiquementUi-Ac-mauiadv.
D'une façon parthénogénésique ou au moyen de la parthénogenèse. (On dit aussi partiienogénétiquement.)
Parthénon, célèbre temple d'Athènes, dédié à Minerve ou Athéna Parthenos, construit au temps de Périclès.de 454 à. 438 et décoré par Phidias. C'est une magnifique construction d'ordre dorique périptère, en marbre pentélique. D'admirables frises y représentent la procession des panathénées. Le Par-
es de Parthenay.
Ruines du Parttu-non.
thénon, profané par Demetrios Poliorcète, fut transformé en église (vis s.), puis en mosquée (H60). Utilisé comme poudrière, pendant le siège d'Athènes par Morosini (1687), il fut à cette dernière date presque détruit par une explosion. Enfin, une partie de ses sculptures fut emportée à Londres par lord Elgin, en 1816. La partie antérieure du temple est celle qui s'est le mieux conservée jusqu'à nos jours.
Parthénopéen, enne [pé-in, e\né] (de Par-
thénope, premier nom de Naples), habitant ou originaire de Naples. Adj. : les mœurs parthénopéennrs
Parthénopéenne (république), nom donné à la république l'ondée par les Français dans l'ancien royaume de Naples en 1799, et qui n'eut qu'une durée éphémère.
Parthes, anc. peuple Scythe, qui s'établit au S. de l'Hyrcanie et. au IIIe s., se souleva contre les Séleucides. Arsace, un de leurs chefs, fonda, en 255 av. J.-C, un royaume puissant, qui dura jusqu'en 226 apr. J.-C., contre lequel Antoine et Crassus luttèrent, et ne put être soumis que par les efforts persévé rants de Trajan. Apres 226, leur territoire fut incorporé au nouvel empire perse d'Artaxerxês, qui tua le dernier des Arsacides, Artaban IV, et fonda la dynastie des Sassanides. Les Parthes, dont on peut retrouver les débris dans les Turcomans, peut-être aussi dans les Kurdes, très renommés comme cavaliers, vivaient toujours à cheval. Jamais ils n'étaient plus redoutables que lorsque, feignant de prendre la fuite, ils décochaient par-dessus l'épaule une flèche à l'ennemi qui les poursuivait; aussi leur retraite était-elle plus meurtrière qu'une attaque. Cette fuite, qu'ils simulaient toujours après leur charge, était une ruse de guerre qui a donné lieu aux prov fuir en Parthe, c'est-à dire en portant à son ennemi
PAR
de cruelles atteintes : dérocher une flèche de Parthe c'est-à-dire lancer en se retirant un trait, un mot qui va droit au cœur.
Parthie [t{] ou Parthyène? nom anc du
Khorassan, berceau de l'empire parthe, qui s'étendit de la mer Caspienne à L'Indua et a l'Euphrate et eul pour métropoles : Eebatane, Sileucie et Vtésiphon,
parthlque adj. Qui appartient aux Parthes.
parti n. m. (de partir, partager). Salaire -Je parti d'un employé. [(Vx.) Par ext. Traitement : faire tin mauvais parti à quelqu'un, le malmener, le mal traiter. Union de plusieurs personnes contre œautrrs qui ont un intérêt opposé : favoriser les intérêts de Sun parti. Corps de troupes ennemies ; les deux partis furent également maltraités. Troupes qui battent la campagne -.imparti de Cosaques. Profession /e parti des armes. (Vx.) Détermination : prendre un parti. Profit : tirer un bon parti. Homme de parti, nomme passionné en tout ce qui concerne son parti. Esprit <le parti, disposition favorable envers tout ce qui regarde son parti. Parti pris, opinion quelconque dont on ne veut pas revenir. De parti pris, de des. sein arrêté d'avance. Prendre le parti de quelqu'un. se tourner de son côté. Prendre son parti d'une chose . s'y résigner. Se ranger du parti de quelqu'un, le favoriser ouvertement. Personne à marier considérée au point de vue des avantages que ce mariage présente : excellent parti. Règle des partis, ancien nom du calcul des probabilités. Loc. prov. : A parti pris, point de conseil, il est inutile de donner des avis aux personnes qui ont un parti pris.
parti, 6 ou ite adj. (de partir, partager). Blas. Divisé en deux parties égales par un trait vertical : un écu parti. N. m. : le parti est une des quatre partitions principales de Vécu. (V. la planche blason.
partiaire [si-'e-re] adj. (lat. partiarius). Colon partiaire, fermier qui partage les récoltes avec le propriétaire. Colonage partiaire, v. colonage.
partial [si-al], e, aux adj. (rad. parti). Qui favorise une personne, une opinion, au préjudice d'une autre : juge partial. Ant. Impartial.
partialement [si-a-le-man] adv. Avec partia lité : agir partialement. Ant. Impartialement.
partialiser [si-a-li-zé] v. a. Rendre partial.
partialité [si-al n. f. (de partial). Préférence injuste : montrer de la partialité. Ant. Impartialité
partibilité n. f. Facilité de se diviser en plusieurs parties.
partible adj. (de partir, partager). Qui peut se diviser en plusieurs parties.
Particelli. Biogr. v. euery.
partichoir ou partissoir [ti-soir] n. m.
Petites ensouples, employées dans la fabrication du (il à coudre de lin.
participable adj. A quoi l'on peut participer.
participant [si-pan], e n. et adj. Qui participe : les participants à une répartition. Protonotaires, camériers participants, protonotaires, camériers en charge à la cour de Rome.
participatif, ive adj. Qui a la vertu ou la faculté de participer.
participation [si-on] n. f. (de participer). Action de prendre part à, coopération : participation a un crime. Participation aux bénéfices, clause par laquelle un patron accorde à un employé un prélèvement sur les bénéfices d'une entreprise.
— Encycl. Dans la participation aux bénéfices, deux systèmes peuvent se présenter : le patron fait acte de libéralité, et l'entreprise n'a pas à être contrôlée par des participants ; ou bien la participation est reconnue comme un droit, et le participant, véritable associé, doit contribuer aux pertes.
participativement [man] adv. D'une manière participative. (Peu us.)
participe n. m. (lat. participium), Gramm. Mol qui tient à la fois de la nature du verbe et de celle de l'adjectif.
— Encycl. Il y a deux sortes de participes : le participe présent et le participe passé.
Le participe présent exprime une action présente, et est toujours terminé en ant : dormant, travaillant. Le participe présent tient du verbe quand il marque l'action; alors il est invariable, et on peut le remplacer par un autre temps du verbe, précédé de qui, comme, lorsque, etc. : on aime les enfants obéissant (qui obéissent) aux volontés de leurs parents. Le participe présent tient de l'adjectif quand il marque l'état ; on peut le remplacer par un qualificatif quelconque. Alors, il est variable et s'accorde avec le nom dont il exprime la manière d'être : on aime les enfants obéissants (soumis, appliqués, etc.).
Le participe passé employé sans auxiliaire s'accorde avec le nom ou le pronom auquel il se rapporte : des fleurs parfumées, une maison brûlée. Le participe passé, conjugué avec l'auxiliaire être, s'accorde avec le sujet du verbe : l'Amérique a été découverte par Christophe Colomb.
Le participe passé, conjugué avec l'auxiliaire avoir. s'accorde avec son complément direct, quand ce complément le précède: je me rappelle l'histoire que j'ai lue. Il reste invariable : 1° si le complément direct le suit : nous avons lu une histoire; 2» s'il n'a pas de complément direct : j'ai lu.
Les verbes neutres n'ayant pas de complément direct, le participe passé de ces verbes conjugués avec avoir est invariable : ces histoires nous ont plu.
Le participe passé, suivi d'un infinitif, est variable s'il a pour complément direct le pronom qui précède ; ce pronom fait alors l'action marquée par l'infinitif : les fruits que j'ai vus mûrir. (Les fruits que fui vus mûrissant. C'étaient les fruits qui mûrissaient.) Le participe passé est invariable s'il a pour complément direct l'infinitif ; alors le pronom ne fait pas l'action exprimée par l'infinitif: (es fruits gue j'ai vu cueillir. (On ne peut pas dire : les fruits que j'ai vus cueillant. Ce n'étaient pas les fruits qui cueillaient.)
Le participe passé d'un verbe pronominal s'accoi de avec son complément direct, si ce cemplément le
précède : les Irttres que Pierre et Paul se sont
tes sont aimables.
Il reste invariable si le complément direct le suil
on s'il n'a pas de complément dli t : Paul et
Pierre se sont écrit des lettres. Pierre et Paul se sont ÉCRIT.
Les participes passés des verbes neutres employés
PAR
PAS
pronominalement restent invariables : ils se sont ri de mes efforts ; ils se sont plu à me tourmenter.
Le participe passé des verbes Impersonnel) est toujours invariable: les chateurs qu'il y a bi étaient intolérables.
Le participe passé précédé de le peu est variable ,i le peu signifie une petite quantité, une quantité, suffisante : le peu d'attention que vous avez apportée à cette leçon vous a suffi pour la comprendre tl peste Invariable bI le peu Bignifle le manque, l'insuffisante : tr peu d'attention que vous urez Arroi; i i a cette leçon vous u empêché Je la comprendre.
Le participe passé placé entre deux que est invariable s'il a pour complément direct la proposition qui le suit immédiatement : les embarras yi>>: fanais prévu qui mus miriez. Il est variable si le complément direct le précède : votre sœur, que /avais prévenue qui-: vous viendriez, est venue
Le participe passé précédé de le (l), mis pour une proposition, a ce pronom pour complément direct, et, par conséquent, reste invariable : la chose est plus sérieuse que nous ne l'avions pensé (^esta-dire que nous n'avions pensé cela : qu'elle était sérieuse).
Le participe passé précédé de en reste invariable: tout le momie m'a offert îles services, mais personne ne m'en a rendu. Cependant, le participe varie si le pronom en est précède d'un adverbe de quantité : plus, combien, autant, etc. : autant d'ennemis il a attaqués, autant il en a vaincus. Mais le participe passé reste invariable si l'adverbe suit le pronom en au lieu de le précéder : quant aux belles cille*, j'en ai tant visité.
participe adj. et n. m. (lat. particeps). Qui prend part : les fauteurs et participes du crime. (Vx.)
participer [pé] V. n. (du lat. pars, partis, par tie, etcapere, prendre). Avoir part : participer » une conjuration. Coopérer : participer a la disgrâce de juelqtt'un. Tenir de la nature de : le mulet partit ipe le l'âne et du cheval. V. a. Posséder par participation. (Vx.)
participial, e, aux adj. Qui appartient au participe ; qui vient du participe : forme participiale.
partiCipialement [man] adv. A la manière des participes ; mot employé participialement.
Partick, v. d'Ecosse (comté de Lanarck). sur la Clyde ; 30.000 h. Industrie active. Constructions navales. Filatures.
particulaire [lê-re] adj. Qui appartient à la particule.
particularisation [aa-si-on] n. f. Action de particulariser. Son résultat.
particulariser [zé] v. a. (du lat. particularis, particulier). Spécifier de façon précise : particulariser les moindres délaits. Restreindre à un seul cas. Se particulariser v. pr. Se singulariser.
particularisme [ris-me] n. m. Théo!. Doctrine d'après laquelle Jésus est mort uniquement pour les élus, et non pour tous les hommes. Polit. Système de ceux qui désirent que les divers Etats composant l'empire germanique conservent leurs lois particulières : Bismarck fut l'adversaire du particularisme.
particulariste [ris-te] adj. Qui a rapport au particularisme. N. m. Partisan de cette doctrine.
particularité n. f. Circonstance particulière: les particularités d'un événement. Nature de ce qui est particulier.
particule n. f. (lat. particula). PetUe partie : les particules d'un corps- Préposition ou syllabe (de, du, des, le, la) qui précède certains noms de famille et où l'on a voulu, à tort, voir un signe de noblesse. Gramm. Petit mot qui ne peut être employé seul et qui s'unit à un autre pour le modifier, comme dif, dé, ci, da, dans difficile, déplaire, celui-ci, oui-da.. et, abusivement, tous les mots invariables d'une seule syllabe, comme et, ou, ni, mats, oui, non, etc.: particule négative, affirmative, séparât ice.
particule, e adj. Accompagné d'une particule. N. et adj. Se dit d'une personne dont le nom est accompagné d'une particule.
particulier [li-é], ère adj. (lat. particularis). Qui appartient proprement à certaines personnes, à certaines choses : plante particulière a un climat. Opposé à général : l'intérêt particulier doit s'effacer 'levant l'intérêt général. Spécial, extraordinaire : avoir un talent particulier pour la musique. Non public : audience particulière. Séparé, distinct : chambre particulière. Qui ne se communique pas aux autres : assez particulière sans être farouche. (Vx.) Bizarre, fantasque : c'est un homme, un caractère particulier. Egoïste. N. m. Personne privée : c'est un simple particulier. Fam. et péjor. Individu quelconque : que nous veut ce particulier? En son particulier, chez soi ou en son for intérieur. Dans le particulier, en société particulière, dans l'intimité. En particulier loc. adv. A part.
particulièrement [man] adv. Spécialement : il réussit particulièrement en poésie. Singulièrement : il cous honore particulièrement.
partie [ti] n. f. (subst. partie, de partir, partager). Portion d'un tout : les cinq parties du minute. Spécialité, profession particulière : être 1res fort dans sa partie. Projet concerté entre plusieurs personnes : faire la partie daller à Paris. Divertissement que l'on se donne : partie de plaisir, de chasse. Partie fine, partie de plaisir où l'on met quelque mystère. Partie carrée, partie de plaisir faite entre deux hommes et deux femmes. Partie remise, projet manqué pour le moment, mais que l'on reprendra plus tard. Prendre u partie, s'attaquer a. Musiq. Chacune des mélodies séparées dont la réunion forme l'harmonie: morceau ai, à 3 parties. Papier sur lequel est irrite chacune de ces mélodies : uoict votre partie. Gramm. Chacune des espèces de mots dont le discours est composé : les tlix parties du discours, t'omm. Manière de tenir les livres d'une maison : tenue des livres en partie simple, en partie double. Article d'un mémoire de fournisseur. (Vx.) Parties d'apothicaire, compte exagéré. Jeu. Totalité des coups qu'il faut jouer ou des points qu'il faut faire pour qu'un des joueurs ait gagné ou perdu : jouer une partie de billard en cent points. Mus. Ce qu exé cutent une voix, un instrument, plusieurs voix ou plusieurs instruments : chanter sa partie. Quitter la partie, se désister d'une chose, y renoncer. La partie n'est pas égale, il y a inégalité de forces.
Procêd. Personne qui plaide contre quelqu'un, soit comme demandeur, soit comme défendeur : les parties sont en présence, Personne qui est en contestation avec une autre. Personne qui contracte avec une autre. Partie adrerse, celle contre laquelle 'm plaide. Partie civile, celle qui, en matière criminelle, agit en son nom contre un ai eu ■
iiour revendiquer dis intérêts et des droits civils. 'unir pre, m, ite, celle qui reçoit un payement en qualité de créancier de l'Etat, du département, de
la commune, d'un établissement publie. Parties belligérantes, puissances en guerre. Anal. Parties nolilcs, viscères indispensables à la vie, comme le cœur, le foie, le poumon, le cerveau. Parties naturelles, se ruelles, nobles, honteuses, ou absol. parties, les organes génito-urinaires. Loc. adv. en partie, non entièrement. Prov. : Qui quitte la partie la perd, celui qui néglige une affaire ne manque pas d'y échouer II ne faut pas remettre la partie au lendemain, il ne faut point différer ce qu'on peut faire tout de suite. Syn. part, PORTION.
— Encycl. Dr. Partie civile, partie publique. Pierre a tué mon père en maniant maladroitement un revolver; il est poursuivi par le procureur de la République pour homicide par imprudence et condamné de ce fait; mais je puis me porter partie civile, c'est-à-dire demander réparation du préjudice que j'ai subi, et Pierre est condamné par le tribunal à me payer des dommages-intérêts.
Par opposition à la partie publique, qui agit au nom de la société en requérant application de la peine encourue, on nomme, en procédure pénale. parue cirile toute personne qui, ayant éprouvé quelque dommage d'une infraction, agit en son nom particulier contre le délinquant, réclamant de lui la réparation pécuniaire de l'infraction.
Le plaignant qui s'est porté partie civile peut se désister dans les vingt-quatre heures. En ce cas. il n'est pas tenu des frais, à partir du moment où il a signifié son désistement. Le désistement n'est plus valable après le jugement rendu.
partie [tt] n. f. (de partir). Manèg. Action ou manière de partir. Faire une partie de la main, rendre la main au cheval pour le mettre au galop.
partiel, elle [si-èl, è-le] adj. Qui fait partie d'un tout : payement partiel ; produit partiel. Qui n'a lieu qu'en partie : éclipse partielle de lune.
partiellement [si-e-le-man] adv. Par parties. En partie.
partil, e adj. Astrol. Se dit de la position relative de deux planètes.
partimento [min'] n. m. Mus. Nom donné, en Italie, à des exercices d'harmonie et de contrepoint. PI. des partiinenti.
PartiniCO, v. de Sicile (prov. de Palerme), près de la mer; 21.450 h. Draps, soieries, vins.
partinium [ni-om'J n. m. Alliage d'aluminium, de tungstène et de magnésium, employé dans l'industrie des automobiles, à cause de sa légèreté et de sa résistance.
partir v. n. (du lat. partiri, partager. — Se conj. comme mentir.) S'en aller d'un lieu, se mettre en chemin ; partir de Toulouse ; partir pour Paris. Prendre sa course, son vol : cyclistes qui partent au signal. Sortir avec impétuosité : la foudre part de la nue. Faire explosion ou se détendre brusquement : fusil qui part tout à coup. Mourir : le sage est toujours prêt à partir. Avoir son commencement : tous les nerfs partent du cerveau. Fig. Emaner ; cela part d'un bon cœur. Appuyer son raisonnement sur : partir d'un principe faux. Partir d'un éclat de rire, rire tout à coup aux éclats. Manèg. Partir de la main, prendre le galop. A partir de loc. prép. A dater de : à partir d'aujourd'hui. En commençant à : ù partir de telle page. Ant. Arriver.
partir v. a. (lat. partiri. — Se conj. comme mentir.) Diviser en plusieurs parts. (Vx.) Avoir maille il partir avec quelqu'un, avoir avec lui quelque démêlé.
partisan [zan] n. m. (ital. partigiano). Personne dévouée à quelqu'un, à une institution, etc. : les partisans de la République. Adepte d'une doctrine, d'un système : les partisans de l'homéopathie. Officier, soldat de troupes irrégulières qui font une guerre d'embuscades : guerre, corps de partisans.
partite adj. f. v. parti, e.
partiteur n. m. (du lat partiri, partager). Arit/tm. Diviseur. (Vx.) Appareil destiné à partager entre divers usagers et en proportion définie l'eau d'un canal d'irrigation. (On distingue les partileurs simples, établis sans barrage ni réservoirs ; les partiteurs à bec mobile; les partileurs à aiguilles; enfin, les partiteurs à régulateurs ou modules, qui donnent le partage le plus exact.)
partitif, ive adj. (lat. partitus-j de partiri, partager). Gramm. Se dit d'un mot qui désigne une partie d'un tout : article partitif. (V. nu.) Collectif partitif, v. collectif. N. m. : un partitif.
partition [si-on] n. f. (lat. partilio). Action de diviser; divisions: les partitions oratoires. Jllas. Division d'un écu par des lignes droites. Mas, Toutes les parties d'une composition musicale mises les unes au-dessous des autres, de façon à se correspondre exactement. Règle usitée pour accorder l'orgue et le piano par tempérament.
— Encycl. Mus. Voici, de haut en bas, la disposition des parties instrumentales et vocales dans une partition d'orchestre la plus complète possible, c'est-à-dire avec orgue, soli et chœurs : petites flûtes, grandes flûtes, hautbois, clarinettes, bassons, cors, trompettes , trombones , timbales, triangle, grosse caisse et cymbales, premiers violons, seconds violons, alti, soli (1° soprano solo, 2" contralto solo, 3° ténor solo, V° baryton solo, 5° basse solo , chœur (i» soprani, 2» alti, 3» ténors, 4» basses), violoncelles, contrebasses, orgue. — Quel que soit le nombre des instruments et des voix, leur place relative dans une partition reste toujours la même. Dans les partitions gravées, les noms des instruments sont généralement indiquées en italien et aisément reconnaissables, sauf fagotto (basson), oboe, oboi (hautbois) et viola (alto).
— Blas. Les partitions de l'écu d'armes sont déterminées par le sens des grands coups guerriers, c'est-à-dire des coups que l'homme de guerre pouvait porter avec les lourdes épées à deux mains, loi qu'il ne se sert que de leur tranchant. (Les quatre partitions principales sont : le parti, le coupé, le
taillé, le tranché. Leur combinaison a donné lieu à
lccarlele et au gironné. [V. la planche ulaso
partner n. m. v. partenaire.
partout tun\ adv. En tout lieu. Dans toutes les situations. Avi. Nulle part.
part-prenant, e adj. et n. Se disait d'une personne ayant part dans un héritage.
partroubler [blé] v. a. Jeter dans un grand trouble. | Vx.)
parturiente [ri-an-te n. f. (lat. parturiens).
Femme dans le travail de l'accouchement : la parturinile.
parturition [si-on] n. f. [lat. parturitio). Accouchement. Mise bas des animaux.
— Encycl. Art vêtir. La parturition s'opère en général sans intervention ; on n'a pas besoin de s'occuper de la ligature du cordon, qui, en général, est vide et sec des la naissance.
Elle peut, cependant, chez la jument, la vache et la chienne, nécessiter l'intervention du vétérinaire, pour distocie ou conformation vicieuse. Il peut y avoir relard dans l'expulsion du délivre, et la délivrance doit alors être pratiquée artificiellement.
parturiunt montes : nascetur ridiculus mus, mots lat. signif. : Les montagnes sont en travail : il en naîtra un rat ridicule- Pensée d'Horace (Art poétique, 139), que La Fontaine a commentée dans sa fable la Montagne qui accouche, et qui s'applique aux grands préparatifs suivis d'un événement ridicule, aux grandes promesses non suivies d'effet.
parulie [U] n. f. (du préf. para, et du pr. oulon, gencive). Inflammation des gencives dont il est résulté un abcès.
— Encycl. La parulie est annoncée par une douleur intense, pongilive; parfois, la maladie s'étend à la joue. Après deux ou trois jours, l'abcès se forme ; on doit l'ouvrir.
De simples gargarismes suffisent ensuite s'il n'y a pas eu propagation vers le maxillaire et, par suite, formation d'une ostéite. (V. ce mot.)
parure n. f. (de parer). Ce qui sert à parer : aimer la parure. Garniture de perles ou de pierres, comprenant collier, pendants, bracelets, etc. : une parure île diamants. Col de lingerie et manches pareilles. Fig, La parure du printemps, les fleurs. Rognure : les parures d'une peau.
Pdrvatî, déesse indienne, l'une des épouses de Civâ. personnification des énergies actives de ce dieu.
parvenir v. n. (du lat. pervenire, arriver. — Se conj. comme venir [Prend l'auxil. être.]) Arriver après effort : parvenir au sommet, à la vieillesse. Arriver, en parlant des choses : ma lettre lui est parvenue. Absotum. S'élever, faire fortune.
parvenu, e n. Par dénigr. Personne qui s'est élevée à une fortune bien supérieure à sa condition première.
parviflore adj. (du lat. varvus, petit, et flos, floris, fleur). Qui a de petites Heurs.
parvifolié, e adj. (du lat. parvus, petit, et folium, feuille). Qui a de petites feuilles.
parvis 'ri] n. m. (du lat. paradisus, paradis). Espace qui était autour du tabernacle, dans le temple de Jérusalem. Place devant la grande porte d'une église. Poéliq. Parvis célestes, paradis, Olympe.
— Encycl. Les parvis étaient les trois grandes cours qui précédaient le sanctuaire du temple de Jérusalem. Le parvis extérieur ou parvis des Gentils était ouvert aux infidèles ; le second, ou parvis d'Israël, était réservé aux Juifs ; le troisième parvis, le parvis des prêtres, était occupé par les prêtres et les lévites. En souvenir des enceintes sacrées qui précédaient les temples grecs et romains, les anciennes basiliques chrétiennes s'ouvraient sur un espace clos nommé paradisus, d'où le mot français parvis. En France, la plupart des cathédrales et des églises abbatiales étaient précédées d'un parvis. L'évêque y exerçait sa juridiction ; les écoles épiscopales y étaient souvent installées, et on y tenait également des foires.
parvité n. f. Petitesse. (Vx.)
parVOline n. f. Produit de certains schistes.
parvulo n. m. (du lat. parvulus, petit). Nom donné, sous Louis XIV. à de petites réunions intimes qui se tenaient à Meudon. et dans lesquelles le grand Dauphin voyait sa maîtresse, Mlle Choin, que Louis XIV avait chassée de la cour.
paryphephore n. m. (du gr. paruphê, frange, et phorein, porter). Genre de passereaux de la Nouvelle-Guinée, appartenant à la famille des paradi-
seides.
ParysatiS, femme de Darius Ochus. mère d'Artaxerxès Mnémon et de Cyrus le Jeune, née vers 450 av. J.-C.
Parzival. V. Parsifal.
pas [pa] n. m. (lat. passus). Mouvement de l'homme, de l'animal qui déplace ses pieds pour se déplacer lui-même : pas en arrière, de côté. Fig. Progrès : a/faire qui ne fait pas un pas. Porter ses pas, se diriger. Trace du pied sur le sol : relever des pas sur le sable. Manière de marcher : pas lourd. L'allure la plus lente du cheval : passer du trot au pus. (V. la planche cheval.) Pus relevé, allure ressemblant au pas ou à la marche, niais dans laquelle les mouvements sont précipités et irréguliers. Longueur d'une enjambée : tirer à trente pas. Seuil : le pas de la porte. Marche d'escalier : attention, il y a un ]ias. Fig. Conduite, démarche : observer tous les pas de quelqu'un. Pus à ]ias, lentement. Pas de clerc, imprudence, bévue. Courte distance : de l'Dule à la Chine il n'y a qu'un pas. Faible différence : de la force à l'injustice il n'y a qu'un pas. A deux pas, très près. Préséance : avoir te pas. Passage étroit et difficile, détroit : le pas des Thermopylcs ; le pas de Calais. A pas comptés, gravement, solennellement : s'avancer " pas comptés. A pas de loup, sans bruit. Mauvais jias, passage dangereux, et, au fig., situation critique. Faire un faux pas, manquer de tomber, et, fig., commettre une faute. Salle des pas perdus, grande salle qui précède l'ensemble des chambres d'un tribunal, d'une gare, etc. Milit. Pas cadence, pas qui est le même pour toute une troupe en marche. Pas accé- Irré. pas cadencé dont la longueur est de 75 centimètres et la cadence en vitesse de 120 à 128 par minute- Pas de charge, pas très rapide qu'on fait prendre à une troupe immédiatement avant l'attaque. Pas gymnastique, pas d'allure rapide et de 80 à 90 centimètres de longueur, avec une vitesse de
PAS
170 à ISO par minute, Pas de course, celui que l'on exécute en courant. Pas de route, pas non cadencé
que les troupes peuvent prendre d'une étape à l'autre.
l'a- acolco (sonnerie de clairon).
Pas gymnastique (sonnerie >\? clairon).
Presto
Au pa:
Pas de course (sonnerie de clairon).
Doubler le pas, s'avancer une fois plus vite qu'on n'avait fait jusqu'alors. Marquer le pas, frapper le sol en cadence, de chaque pied alternativement, sans avancer, et, an (ïg., ne faire aucun progrès. Au pas! Dans la cavalerie et dans l'artillerie, sonnerie de trompette pour inviter les cavaliers à aller au pas. devenir sur ses pas , refaire en sens inverse le chemin parcouru. Marc/ter à pas de néant, faire des progrès rapides. Marcher sur tes pas de quelqu'un, suivre de près sa trace, et, au fig., l'imiter. Mettre quelqu'un au pas, à la raison, taire (es premiers pas, les avances. Franchir le pas. se décider enfin à faire une chose. Cela ne se trouve pas dans le pas d'un cheval, cela est difficile à trouver.
Chorégr. Chacun des mouvements que le danseur exécute avec ses pieds. Pas de deuj-, de trois, danse exécutée par deux, trois personnes. Pas de quatre, danse de caractère qui se dans.* par couples, sur un rythme a quatre temps (douze-huit). Pas d'armes, passage qu'un chevalier s'engageait à défendre eontre tout venant. Exercice de tournoi consistant dans la défense d'un poste. Connu. Pas de parte, droit à l'enseigne et au nom- 31 us. Morceau arrangé pour la danse. Pas n doublé, marche militaire écrite a 2 \ ou 6/8 sur le mouvement allégro du pas accéién
ALLEGRO MILITAIRE). Ta flll .
Distance comprise entre deux dents consécutives d'un engrenage, entre deux filets dune vis. Ouverture de la chaîne dans un métier à tisser. Tir.
Dans un stand, alignement de plusieurs stations de tir consécutives. Endroit réservé à chaque tireur pour tirer sur une cible. Loc. adv. De ce pas, à l'instant même. Prov. : Il n'y a que le premier pas qui coûte, le plus difficile est de commencer. Pas à pas, on va bien loin, un progrès lent, mais continu, amène de grands résultats. La peur a bon pas, quand on a peur, on marche 1res vite.
pasanie [so-nf] n. f. Genre de castanéacées, renfermant une centaine d'espèces d'arbres a feuilles persistantes de la région indo-malaise : tes fruits de certaines posantes sont comestibles,
PasargadeS, première capitale de la Perse, que l'on disait avoir été fondée par Cyrus, au N.-E. de Pcrsépolis; auj. Mourghub,
pascal [pas-Ual]. e, alS ou aux adj. flat. paschulis). Qui concerne la pâque des Juifs ou la fête de Pâques des chrétiens : le temps pascal. Agneau pascal, agneau que la loi de Moïse prescrivait d'immoler et de manger pour célébrer la pâque. Temps pascal, temps pendant lequel on célèbre la résurrection de Jésus-Christ, et qui, commençant le jour de Pâques, finit la veille de la fête de la Trinité.
Pascal [pas-hal] Pr, pape de 817 à 82V. Il accueillit â Rome les Grecs qui fuyaient la persécution de l'empereur iconoclaste Léon l'Arménien : — Pascal II [Bainieri), né à Bleda, m. â Rome, pape de 1009 â 1118. Tout son règne est rempli par sa lutte contre l'empereur Henri V, qu'il ne put empêcher, en 1110. d'envahir l'Italie; — Pascal III [Gui de Crème), né à Crème (Lombardie), antipape de 1164 â llf»8. Il fut opposé par l'empereur Frédéric 1er au pape Alexandre III.
Pascal (Blaisej, illustre mathématicien, physicien et philosophe français, né à Clcrmont Ferrand, m. â Paris (1623-1G62). Sa famille appartenait à la noblesse de robe. D'après sa sœur Gilberte, il aurait retrouvé, à l'âge de douze ans, sans le secours d'aucun livre, les premières propositions de géométrie d'Euclide; à seize ans, il écrivit un Traité des section» coniques qui étonna Descartes; à dix-huit ans, il inventa une machine à calculer. On lui doit les lois de la pesanteur de l'air, qu'il eut l'occasion de vérifier dans une expérience célèbre au Puy de Dôme, les lois de l'équilibre des liquides, le triangle arithmétique, le calcul des probabilités, la presse hydraulique, la théorie de la roulette, l'invention de la brouette (sorte de chaise roulante) et du haquet. Un accident dont il fut victime au pont de Neuilly, sa santé chancelante et surtout l'influence de sa sœur Jacqueline tournèrent son esprit vers la religion. Il avait déjà embrassé la doctrine de Jansénius. Il se retira à Port- Royal, où il vécut dans l'ascétisme, écrivant d'ailleurs différents traites philosophiques : De l'esprit géométrique ; dans la célèbre querelle sur la grâce, il prit parti pour les jansénistes, et, dans dix-huit admirables lettres anonymes, les Provinciales, accabla leurs adversaires, lesjésuites, des traits les plus mordants. Ecrivain et penseur incomparable, il concentra dans l'unité de son génie les exigences de l'esprit scientifique et celles de la foi la plus ardente ; il mourut â trente-neuf ans, avant d'avoir achevé une apologie de la religion chrétienne, dont les
PAS
qui effrayent par leur profondeur ceux qui cherchent à les sonder. — On fait également allusion à ce passage des Pensées : « Cromwell allait ravager toute la chrétienté; la famille royale était perdue el la sienne à jamais puissante, sans un petit grain de sable qui se mit dans son urètre. Rome même allait trembler sous lui; mais cv petit gravier, qui n'était rien ailleurs, mis en cet endroit, le voilà mort, sa famille abaissée et le roi rétabli. .. On sait en effet que Cromwell mourut de la gravelle. Le grain de sable de Pascal est devenu une locution originale pour exprimer que les petites causes peuvent engendrer de grands effets. — Autre allusion à ce passage des Pensées : « On ne voit presque rien de juste ou d'injuste qui ne change de qualité en changeant de climat. Trois degrés d'élévation du pôle renversent toute la jurisprudence. Un méridien décide de la vérité. Plaisante justice, qu'une rivière ou une montagne borne ! Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au delà ! » Ces mots servent à expliquer la différence que les hommes ou les peuples attachent aux idées opposées de bien et de mal, d'erreur et de vérité. Enfin on rappelle la phrase célèbre sur l'homme ; h L'homme est un roseau, le plus faible de la nature, mais c'est un roseau pensant. »
Pascal (.Jacqueline), sœur de Biaise Pascal, née à Clermout-I''errand, m, à Paris (1G25-1U61), religieuse janséniste. On retrouve en elle la foi indomptable. le mysticisme ardent et impérieux de son frère. Elle mou'-ut de douleur d'avoir été obligée de signer le formulaire imposé aux jansénistes par les jésuites. — Sa sœur Françoise-Gji.berte. femme de Florin Périer, conseiller à la Cour des aides de Clcrmont, née à Clerniont-Ferrand, m. àParis(lG20- 1G87), a donné une Vie de Biaise Pascal.
Pascal (/<■ Docteur), roman de Zola (1893). C'est le dernier volume et la conclusion de la série des Rougon-Macquart. On y trouve des pages pleines d'idéalisme et de foi dans la vie et dans le progrès.
Pascal (.lean-Louis), architecte français, né à Paris en 1837, membre de l'Institut.
pascaline n. f ou pascalin [pas-lea] n. m.
Machine à calculer, inventée par Pascal.
PaSChase (Radbert), dit Paschase Uadbert, abbé de Corbie, m. vers 8Go ; auteur d'une Vie dWdalard et d'œuvres théologiques.
Pascoli (Giovanni), poète et critique italien, né à San-Mauro-di-Romagna en 1853. Sa poésie, d'abord purement descriptive, s'est faite l'interprète de hautes pensées philosophiques et de rêves sociaux (Poemetti. Poe7ni tonviviali, etc.).
paS-d'àne n. m. invar. Nom vulgaire du tussilage. (V. ce mot.) Garde d'épée qui couvre entièrement ou en partie la main. Instrument dont se sert le vétérinaire pour tenir ouverte la bouche du cheval, du chien.
Pas de Calais [pa, lé), détroit entre la France et l'Angleterre, large de 31 kil. ; peu profond, avec de nombreux bancs de sable, il unit la Manche à la mer du Nord. Navigation extrêmement active entre les ports de Calais, Boulogne, Douvres et Folkestone.
Pas-de-Calais (dép. du), départ, formé de l'Artois, du Boulonnais, du Calaisis et du Ponthieu : préf. Arras; s.-préf. Iiétliune, Boulogne, Montreuil,