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PAS-DE-CALAIS

lhn.de départemt

d'arrondiss*-.

Chemin de fer Canal

pas \pa] adv. de négation (S'emploie en généra] avec ir je ne veux pas. Pas un, pas nul, aucun. I-'um. /'uirai? n'est-ce pas vrai? Pas, n'est-ce pas : vous m'éi

pas? V. NÉOATION.

Pas, ch.-l. de c. (Pas-de- Calais), arr. et à 24 kil. d'Arras — Le cant. a 23 comm. et 10.210 h.

Pas (Le), comm. de la Mayenne, arr. et à 18 kil. de Mayenne, sur l'Avc-rsale ; 1.410 h.

PasageS (Los), v. d'F.spa:rne 'prov. Basques ; port actif, non loin de la frontière française; 2.:,oo h.

720 h. (h. de f. N.

fragments ont été publiés sous le titre de Pensées. Y. Pensées, Provinciales.

Suivant les dires de l'abbé Boileau (qui ne sont d'ailleurs confirmés par aucun autre témoignage), Pascal aurait eu des hallucinations qui lui faisaient souvent apercevoir un abime ouvert près de lui pour l'engloutir. On rappelle l'abîme de Pascal pour caractériser certains problèmes sociaux ou moraux

Saint-Omer, Saint-Pol ; 6 arr., 46 cant., 90> comm., 1.012.470 h. l«r corps d'armée; cour d'appel de Douai et évêché d'Arras. Ce départ, doit son nom au dé troit qui unit la Manche à la mer du Nord. A côté de grandes ressources agricoles (céréales, betteraves, lin, etc.), il contient de nombreux ci houillers et est le siège d'industries très actives (dentelles, tulles, filatures, sucreries, etc.).

PAS

Pasdeloup [pa-de-Zou] (Jules), chef d'orchestre finançais, né 6 Paris, m. a Fontainebleau (1819-1887); créateur des concerts populaires de musique classique.

pas-de-souris n.m. Petil escalier en pierre, servant de communication entre diverses parties des ouvrages et des corps de place.

pasigraphe [va-zf] n. Personne qui écrit en caractères posigraphiques.

pasigraphie [si-gra-f(] n. f. (du gr. pas, tout, i graphe, écriture). Ecriture universelle. [Peu us.)

— Encycl. Le mot pasigraphie a désigne d'abord une langue écrite intelligible a ions les hommes, quel que fût leur idiome maternel. Une telle écriture est nécessairement idéographique. On peut concevoir une pasigraphie naturelle (ex. : une flèche pour 1rs idées de direction) et une pasigraphie conventionnelle (notation chimique, signes algébriques). Certains penseurs, Leibniz entre autres, ont cru à la possibilité d'une pasigraphie conventionnelle, exprimant la plupart des idées importantes. On désigne aussi sous le nom de pasigraphie un système de transcription valable pour toutes les langues parlées sur le globe. La plupart des alphabets pasigraphiques prennent pour base l'alphabet latin en l'enrichissant de divers signes et en employant diverses sortes de caractères.

pasigraphier [zi-gra-fi-é] v. n. (Se conj. comme prier.) Ecrire en pasigraphie.

pasigraphique [ai] adj. Qui appartient à la pasigraphie.

Pasiphaé, femme de Minos, mère d'Androgée, d'Ariane, de Phèdre et du Minotaure, Aphrodite lui avait, par vengeance, inspiré un monstrueux amour pour un taureau blanc, et Dédale fabriqua pour elle une vache d'airain, destinée à faire illusion au taureau. C'est alors qu'elle devint mère du Minotaure. (Myth.),

pasipb.ee [xi-fi] n. f. Genre de crustacés décapodes macroures, renfermant des crevettes des mers chaudes.

Pasitigris [gri], anc. nom du Chatt-el-Arab.

Paskévitch(Ivan-Fedorovitch), général russe, né à Pultava, m. à Varsovie (1782-I85G). Il lit la campagne de France, puis fut vainqueur des Persans, prit Erivan, signa la paix de Tourkmantchaï (1826- 1821), et, ayant battu les Turcs (1829), s'empara de Kars, étouffa l'insurrection polonaise de 1831 et la révolution magyare de 1849, au cours de laquelle il imposa à Gœrgey la capitulation de Villagos.

Paslières, comm. du Puy-de-Dôme, arr. et a Il kil. de Thiers; 1.720 h.

pasnage [pas-ryi-je] n. m. Féod. Droit de faire paitre dans le bois. Droit payé au seigneur d'une forêt pour avoir la liberté d'y faire paître des porcs.

paSO n. m. (m. esp.). Sorte de parade, d'intermède dramatique et populaire.

Paso-del-Norte ou Ciu-

dad-JuareZ, v. du Mexique (Etat de Chihuahua), sur le rio Grande del Norte ; 8.200 h.

paspale [pas-pa-le] n. m. Genre de graminées, comprenant des plantes herbacées des régions chaudes et tempérées : le paspale dactyle, qui croit dans les prés, est consommé volontiers par les bestiaux.

Pasquariel, dans la comédie italienne, type du valet gourmand, ivrogne et casseur.

pasquedille [pas-ke-di, il

mil., e) n. f. Ane.ienne espèce de broderie d'or et d'argent, très à la mode au xvne siècle.

pasquier [pas-ki-é] n. m. Pâtis (dialect.).

Pasquier [pa-ki-é] (Etienne), jurisconsulte et magistrat français, né et m. à Paris (1 129 1615); auteur de nombreux ouvragcsjuridiques (Interprétation des Institutes, etc.) et surtout des Recherches sur la France, sorte d'encyclopédie méthodique d'une grande valeur. Etienne Pasquier, un des esprits les plus ouverts de son temps, fut un excellent patriote et lutta énergiquement contrela Ligue sous les régnes de Henri III et de Henri IV. Ses Lettres (en 22 livres) offrent un grand intérêt pour l'histoire du temps.

Pasquier (Etienne-Denis, duc), homme d'Etat français, né et m. à Paris (1767- 1862), président de la Chambre des pairs sous Louis-Philippe. Auteur d'intéressants Mémoires. Homme du monde, causeur spirituel, il se montra administrateur expert et servit les divers gouvernements avec habileté et modération.

pasquille [pa-ki, Il mil., e] n. f. Plaisanterie grossière, insultante.

pasquin [pas-kin] n. m. (ital. pasquino). Méchant diseur de bons mots : faire le pasquin. Bouffon de comédie : le pasquin de la troupe. Epigratiimc malicieuse.

Pasquin [pas-hin], nom d'un savetier de Rome, connu par les brocards qu'il lançait à tout propos, et qui fut donné par extension, par le peuple de Rome, à une statue antique d'Hercule ou d'Ajax sur le piédestal de laquelle on a longtemps plaenrdé des épigrammes manuscrites. Les répliques s'affichaient siir une autre statue, baptisée du nom de Marforio. Les brocards échangés pendant plus de trois siècles entre Pasquin et Marforio fournissent presque toute l'histoire anecdotique et bouffonne de Rome durant ce laps de temps. Voici un exemple de ces célèbres pasquinades : Sixte-Quint, qui était d'une origine très modeste, avait lait venir à Rome et installé dans un palais sa sœur, auparavant simple blanchisseuse. Quelques jours après, la statue de Pasquin est couverte d'une chemise sale; Marforio demande à son compère le motif d'une pareille négligence, et Pasquin répond le lendemain : C'est que ma blanchisseuse est devenue princesse.

I'asquaiiel.

Etienne Pasquier.

Pasquin, type de valet dans la comédie italienne. effronté, glouton, menteur et bavard.

pasquinade [pas-ki] n. f. Placard satirique qn on attachait autrefois, a Rome, a la statue de Pasquin. Raillerie bouffonne, triviale.

pasquiner [pas-ki-né] v. a. Mettre en pasquin, tourner en ridicule. (Vx.j

passable [pa-sa-ble\ adj. Supportable : des vins, de* vers passables.

passablement [pa-sa-ble-man] adv. Dune manière passable; assez : une plaisanterie passablement risquée.

passacaille [pa-sa-ka. Il mil., e] n f. (espagn. pusat aile). Musiq. Sorte de chaconne très lente. Air sur lequel on la dansait.

passade [pa-sa-tle] n. f. [dépasser). Court passade : ne faire qu'une passade éi Paris. Caprice passager. Commerce de galanterie qui ne dure que fort peu de temps. Manèg. Course d un cheval exécutant une dcmi-volte â chaque bout de la pi-ste. Natal. Action d'un nageur qui, par jeu, en enfonce un autre dans l'eau et le fait passer sous lui.

passage [pa-sa-je] n. m. (de passer). Action de passer : le passage dm .\ijies par Napoléon 1". Lieu par où l'on passe : olez-vous de mon passage. Le moment où l'on passe : attendre ijuelquun au passage. Traversée : passage de Toulon à Alger. Ce qui sertà passer : arbre formant un passage au-dessus d'un torrent. Droit qu'on paye pour faire une traversée, pour passer une rivière, un pont : payer un passage élevé. Droit de passer sur la propriété d'autrui. Àstron. Moment où un astre passe entre l'œil de l'observateur et un autre corps : observer le passage de Vénus sur le disquedusoteil.Ch.de f. Passage à niveau, endroit où une voie ferrée est croisée par un chemin ordinaire au même niveau. Géogr. Passage de la ligne, action de franchir l'équateur. Dans les grandes villes, galerie couverte où ne passent que les piétons '.passage de l'Opéra, à Paris. Fig. Chose de peu de durée : la vie n'est qu'un passage. Transition : le passage de l'opulence à la misère. Endroit d'un ouvrage que l'on cite ou que l'on indique : un beau passage de Bossuet. Oiseaux de passage, qui passent d'un pays dans un autre, comme l'alouette, le canard sauvage, etc. Manèg. Allure artificielle du cheval se mouvant de côté. (Syn. passege.) Musiq. Ornement ajouté à un trait de chant : faire des pussages. Allus. hist. Passage de la mer Rouge. Lorsque les Hébreux, sous la direction de Moïse, abandonnèrent l'Egypte, un miracle leur permit de franchir à pied sec le lit de la mer Rouge, tandis que les eaux, se refermant derrière eux, engloutissaient l'armée égyptienne envoyée par le pharaon pour arrêter les Hébreux, dont il regrettait d'avoir permis l'exode.

— Encycl. Dr. Droit de passage. Le propriétaire dont les fonds sont sans issue sur la voie publique ou n'ont qu'une issue insuffisante pour l'exploitation industrielle ou agricole peut réclamer un passage sur le fonds voisin, à charge d'indemnité. Le passage est pris du côté le moins dommageable et le plus court

Si l'enclave résulte de la division d'un fonds, on ne peut demander passage que sur les terrains objet du partage.

La servitude de passage ne s'établit jamais par prescription, comme toutes les servitudes discontinues ; mais on peut par trente ans devenir propriétaire du terrain où l'on a passé, à la condition d'avoir en outre fait des actes de propriétaire en l'empierrant, en le clôturant, etc.

La servitude de passage peut aussi résulter de la convention.

Le passage sur le terrain d'autrui, mais seulement si ce terrain est préparé, ensemencé, ou chargé de récoltes, constitue une contravention.

— Aslron. Les planètes inférieures, Mercure et Vénus, passant dans certaines conditions entre la terre et le soleil, peuvent éclipser le soleil, comme le fait la lune, et alors on voit une petite tache noire qui, en quelques heures, traverse le disque du soleil. Les passages de Vénus sur le disque solaire sont des plus importants et étudiés avec le plus grand soin ; ils servent à la détermination de la parallaxe solaire.

Passage du Rhin (le), célèbre morceau de poésie de Boileau, dans son Epître IV. où le poète célèbre le passage du Rhin par Louis XIV en 1072; c'est là que se trouvent ces deux vers :

Louis, les animant .lu feu île 'on COurape,

Si- plaint de sa pranileur (pu l'attache au rivage,

dont le dernier se cite toujours ironiquement et en parlant de quelqu'un qui craint ou qui feint de craindre tle compromettre sa dignité par des scrupules plus ou moins justifiés.

Passage du Rhin (le), tableau de Van der Meulcn ; musée du Louvre. Le roi Louis XIV contemple ses escadrons qui traversent le fleuve.

Passage (Le), comm. de Lot-et-Garonne, arr. et a 2 kil. d'Agen, sur la Garonne; 2.190 h.

passager [pa-sa-jél ère adj. Qui ne fait que passer ; hôte passager. De peu de durée : ta beauté est passagère. V. passant- N. Voyageur sur mer : les passagers d'un paquebot. Fani. Personne qui vient accidentellement en un lieu : le dimanche, amène de nombreux passagers aux environs de Paris. Ant. Permanent, éternel.

passager [pa-sa-jé] v. a. (Prend un e après le g devant a et o : ilpassagea.) Conduire et tenir un cheval dans l'action du passage. V. n. Exécuter des passages : cheval qui passage bien. (On dit mieux passéger.)

passagèrement [pa-sa-jè-re-man] adv. Pour peu de temps. (Peu us.)

passageur [pa-sa] n. m. Propriétaire ou fermier d'un bac.

Passais fpa-sé], ch.-l. de c. (Orne), arr. et à 13 kil. de Domfront ; 1.600 h. Mégisseries. — Le cant. a 8 comm. et 9.690 h.

Passamaquoddy (baie de), golfe de l'océan Atlantique, séparant, dans l'Amérique du Nord, le littoral de l'Etat du Maine (Etats-Unisj du Nouveau- Brunswick (Canada).

passandre [pa-san-dre] n. m. Genre de coléoptères, comprenant de grands insectes noirs ou roux, répandus dans les régions chaudes du globe.

passant [pa-san], 6 adj. Où l'on peut passer : chemin passant. Où il passe beaucoup de monde : rue très passante. (Ne pas dire une rue passugkre.) Blas. Attribut des quadrupèdes représentés dans

PAS

l'attitude de la marche. N. Personne qui passe : arrêter tes passants. N. m. Scie de bûcheron sans monture. Anneau de cuir ou de métal placé sur une courroie de harnachement ou de ceinture pour recevoir le bout libre de la courroie qui a pa la boucle.

Passant [le), comédie en un acte, en vers, de Fr. Coppce, petit drame intime, noté en une poésie délicieuse de fraîcheur et de grâce, et qui comment i la réputation de l'auteur. Le poète Zanetto, passant près du balcon de Sylvia, inspire un tendre h à la belle courtisane; mais, craignant de faire souffrir l'adolescent, elle le laisse partir (1809).

passarille [pa-su-ri. Il mil., e] n. f. i blanc, cultivé dans la Drôriie. l'Hérault, surtout pour faire des raisins secs. (On dit aussi passerii i E.)

PassarO, cap a la pointe S.-E. de la Sicile. Victoire de l'amiral Byng sur les Espagnols ITlXj.

Passarowitz ou Pojareva:z, v. de Serbie, au conll. du Danube et de la Morawa; 12.500 h. Traités de 1718 entre la Turquie. l'Autriche et Venise. La Turquie y cédait notamment à l'empereur la •Serbie septentrionale, le Banat avec Temesvar et une partie de la Valachie. Grand commerce de maïs, blé, vins, bestiaux.

passation [pa-sa-si-on] n. f. Action de passer un acte : ta passation d'un contrat.

passato il pericolo, gabbato il santo, prov. itai. sigtiif. : Quand le péril est passé, on se moque du saint. Une fois le danger passé, on oublie toutes les promesses qu'on avait faites au saint (ou à un protecteur quelconque) pour obtenir d'être tiré d'affaire, et aussi la reconnaissance qu'on lui doit.

Passau [pu-sù], v. forte de Bavière, sur le Danube, citadelle sur la rive g. ; 18.000 h. Evéché. Métallurgie. Centre du commerce du sel, sur le Danube.

passavant [pa-savan] n. m. (de passer, et avant), Mar. Partie du pont supérieur, servant de passage entre l'avant et l'arriére. Admin. Permis de circulation, titre d'expédition ou de mouvement, qui, en matière de douanes ou de contributions indirectes, autorise le transport d'un lieu à un autre de marchandises ou de boissons.

Passavant- la -Rocnère, comm. de la

Haute-Saône, arr. et à 47 kil. de Vesoul; 1.350 h. Carrières, verrerie.

PaSSChendaele, comm. de Belgique (Flandre- Occidentale, arr. d'Vpres) ; 3.710 h. Dentelles, tissus, cordages.

passe [pa-se] n. f. Chass. Action de passer : la saison de la passe des railles. Permis de passage : en temps de blocus, il fuut une passe pour s'embarquer. Petite somme donnée à un pauvre pour l'aider à se rendre à destination. Arg. Guillotine. Gerber à la passe, condamner à mort. C'A. de f. Permis de circulation gratuite. Comm. Petite somme qu'il faut ajouter à des pièces de monnaie pourachever un compte. Petite somme qui ramène à leur valeur primitive les pièces de monnaie que le gouvernement a réduites à leur valeur intrinsèque. Escr.

Passe d'armes, enchaînement d'attaques, de parades, de ripostes.

Action d'avancer sur l'adversaire :

la passe se fait en portant le pied gauche devant le pied droit. Impr.

Feuilles de papier sacrifiées pour la mise en train. Volumes de jiusse, imprimés en sus du chiffre officiel "œ"d de p*"eedu tirage. Jeux. Mise que les joueurs doivent faire à chaque nouveau coup. Magné t. Mouvement de la main que font, les magnétiseurs pour endormir leur sujet. Mar. Passage navigable entre deux terres : passe très difficile. Tour fait par un cordage sur une poulie ou sur un corps quelconque ; les passes d'un câble sur le cabestan. Nœud de passe, nœud fait à l'extrémité d'un cordage en entrelaçant les torons. Donne passe, circonstances favorables, bonne occasion de réussir. Etre en passe de, être en état, en situation ; il est en passe de réussir. Mot de passe, mot conventionnel grâce auquel on se fait reconnaître, admettre. Passe d'armes, dans les tournois, rencontre et passage des jouteurs. Maison de passe, lieu de rendez-vous galants. Modes. Partie d'un chapeau ou d'un bonnet de femme qui couvre le devant de la tétc. Tour de faux cheveux. Pusse de sacs, prélèvement fait par le débiteur en remboursement de l'avance faite par lui des sacs contenant les espèces qu'il donne en payement. Contr. ind. Passe-debout. V. à son ordre aîphab.

passé [posé], e adj. Qui se rapporte à un temps déjà écoulé : les événements passés ; il est dix heures passées. Passé moitié, qui a obtenu une maîtrise. Qui a obtenu le grade de maître es arts. Au fig , qui est fort habile en son genre. N. m. Temps écoulé : songer avec regret au passé. Ce qui a été fait, dit autrefois, torts passés, dissensions passées, etc. : que le passé nous instruise. Sorte de broderie, dans laquelle la soie embrasse autant d'étoffe en dessus qu'en dessous. Ant. Avenir, futur. Grimim. Temps du verbe représentant l'action comme faite dans un temps écoulé.

— Encycl. Il y a cinq temps dans le verbe français pour exprimer le passe ; l'imparfait (v. ce mot), le passé défini (v. défini), le passé indéfini (v. indéfini), le passé antérieur (qui exprime qu'une chose a eu lieu immédiatement avant une autre : hier, quand j'eus diné, je sortis), et le plus-que-parfait (v. ce mot).

Passé (le), comédie en quatre actes, de G. de Porto-Riche (1897). Une femme aimante se laisse prendre au charme d'un séducteur professionnel. Trahie par lui, elle en garde une blessure toujours saignante. Au bout de huit ans, elle le revoit et finirait par succomber une seconde fois, si un nouveau mensonge de l'homme à bonnes fortunes ne la libérait définitivement. Cette pièce est une belle et émouvante étude de psychologie.

passé [pa-sé] prép. Apres : passé dix heures. V. excepté.

paSSe-appareil n. m. Petit cordage qui sert à passer les garants des grosses poulies dans les réas. PI. des passe-appareils.

passe-balle n. m. Planche percée de trous, qui sert à vérifier le calibre des balles. PI. des passeballes.

PAS

PAS

passe-billot n. ta. Sorte de poinçon droil ou cintre muni d'un manehe, et dont t'ont usage les bourreliers pour leur ouvrage. PI. des pusse-billots.

passe-bombe n. m. Lunette à deux poignées, servant à vérifier le calibre des bombes. PI. des passe-bombes.

passe-bouillon n. m. Passoire au moyen de laquelle on enlevé du bouillon la graisse et les débris.

passe-boule ou passe-boules n. m.

Jouet représentant la ligure d'un personnage plus ou

qu

Passe-boules.

moins grotesque, dont la bouche est démesurément ouverte pour recevoir les boules qu'y lance le joueur.

paSSe-bOUlet n. m. Lunette servant à vérifier le calibre des boulets. PI. des passe-boulets.

passe-canal n. m. Bateau sur lequel on peut traverser un canal. PI. des passe-canaux.

passe-carreau n. m. Planche à bouts arrondis, sur laquelle les tailleurs passent les coutures au fer. PI. des passe-carreaux. Syn. cifran.

passe-cheval n. m. Petit bac pour passer un cheval. PI. des passe-chevaux.

passe-collet n. m. Techn. Instrument servant à passer les collets dans le métier à la Jacquard. PI. des passe-collets.

paSSe-COlmar n. m. Variété de poire à peau jaune rougeàtre , à chair ferme, sucrée et très juteuse, qui mûrit en décembre-janvier. PI. des passe-eolmars.

passe-Corde n. m. Grosse aiguille en forme de poinçon et munie d'un manche, dont le bonnetier se sert pour coudre avec de la ficelle. PI. des passe-cordes.

paSSe-COrdon n. m. Syn. de passe-lacet.

PI. des passe-cordons.

paSSe-COUde n. m. Gant long, qui monte jus-

fau-dessus du coude. PI. des passe-coudes.

paSSe-COlipe n. m. Action du tricheur qui fausse la coupe en faisant passer subrepticement le paquet de cartes inférieur sur le paquet supérieur. PI. des jjasse-counes.

passe-crassans n. f. Variété de poire d'hiver. PI. des passe-crassanes.

passe-debout n. m. invar. Permis délivré au conducteur de boissons à l'entrée d'une ville soumise à l'octroi, quand le chargement doit seulement traverser la ville sans s'y arrêter ou y séjourner moins de vingt-quatre-heures.

paSSe-dix n. m. invar. Jeu à trois dés où, pour gagner, on doit amener plus de dix.

passe-droit n. m. Faveur accordée contre le droit; injustice qui en résulte : è(re victime d'un passe-droit. PI. des passe-droits.

passée [pa-se] n. f. Action de passer. Moment du soir où les bécasses, etc , vont du bois dans la campagne. Trace du pied de la béte sur le sol. Trait de cheveux que l'on passe dans le tissu de soie de la perruque pour tresser. Chacun des fils que les tailleurs passent des deux côtés d'une boutonnière pour la former. Ensemble des peaux que l'on met en pâté en même temps.

passefilage [pa-se] n. m. Action ou manière de passefiler.

passefiler parse-/i-lé] v. a. Raccommoder avec du fil à repriser : passefiler des bas.

passe-flllon (en) loc. adv. Cheveux en passe-filbn , cheveux crêpés au fer et retombant sur le devant et "Su

, - . j .- , i r. .1 -n. .- en passe-ullon.

les cotes du front. (Cette coiffure tire

son nom de la Passe- Fil Ion, dame lyonnaise, qui fut

maîtresse de Louis XI.)

passefllure [pa-se] n. f. Reprise, ouvrage passefilé : passefilure bien faite.

paSSe-fleur n. f.Anémone. PI. des pusse-fleurs.

passe-garde n. f. Parlie de l'épaulière dans les armures du rvi« siècle, destinée à arrêter les coups arrivant latéralement à hauteur du cou. PI. des passe-'jardes-

OaSSe— Pas8e"Sai'des''1. ,ve siècle: 2. xviB siècle.

gargOt n. m. invar. Passoire allongée, pour passer certaines viandes pilées.

passège n. m. (ital. patstggio). V. passage.

paSSéger >•'] v. a. et n. Syn. de PASSAGER.

passe-grand n. m. Techn. Peau assez grande pour qu'on puisse y tailler trois gants. PI. de pa se-grauds.

passe-lacet n m. Grosso aiguille à Ion- .lias et à pointe olilusc. dont on se sert pour passer un lacet. PI. d<-s i>"ss<-lacets.

passe-lait n. m. invar. Ustensile qui sert à passer le lait.

paSSe-lit n m. Sorte d'écluse, qu'on élevait autrefois pour franchir les passes de certains cours d'eau. PI. des pusse-lits.

Passementerie : î. Galon; 2. Lézarde ; 3. Nervure; \. Ganse perlée : 5. Gland il 'embrasse ; 6. Crête; 7. Application brodée soie ; 8- Galon pailielo et jais ; 9. Cache-point pailleté et jais ; 10. Frange ; 11. Epauletle ; 12. Dragonne ; 13. Capiton ; 11. Houton brodé

à l'aiguille.

Passement.

passement [pa-se-man] n. m. (dépasser). Tissu plat et étroit de lil d'or, de soie, etc., dont on orne des meubles, des habits, etc. Cuve pleine d'une liqueur acide, dans laquelle le tanneur fait gonfler les p aux.

passementer [pa-

se-man-té] v. a. Orner de passements : passementer un habit.

passementerie

[pa-se man te-ri] n. f. (de

passement). Art, industrie, commerce, marchandises

du passementier.

— Encycl. La passementerie fabrique quantité d'objets très différents et utilise du coton, dé la soie, des fils de métal (urgent, or, laiton, acier), des verroteries, du jais, qu'elle arrange et combine de mille manières. Ces objets de passementerie, suivant leur destination, rentrent dans l'une des catégories suivantes : passementerie pour vêtements de dames (lilets, ganses, résilles, cordons, tresses, franges, cache-points, boutons, p.impilles, etc., dans l'ornementation desquels entrent souvent le jais, les paillettes métalliques, etc.) ; passementerie pour ameublement (lézardes, girolincs, galons, crêtes, effilés, franges, giselles, ganses, capitons, embrasses, glands, etc.) ; passementerie métallique (épaulettes, dragonnes, torsades, galons, etc.. destinés il l'armée, et galons paillettes, etc., destinés à orner les habits d'église et les costumes de théâtre); enfin, passementerie pour voitures (galons, bandes, etc.). Paris, Lyon, Saint Chamond, Saint-Etienne, Beauveais, Amiens, Nimes. sont les principaux centres de fabrication de la passementerie.

passementier [pu-se-man-ti-é], ère n. et

alj. Qui fabrique et vend de la passementerie.

passe-méteil [te. I mil.] n. in. Mélange de grains où il entre 2/3 de froment et 1/3 de seigle. PI. des passe-méteils.

passe-montagne n. m. sorte

de bonnet dont la partie inférieure est fourrée et peut se rabattre sur la nuque et les oreilles. Sorte de capuchon en tricot de laine, ne laissant libres que la nez et les yeux. PI. des passe-montagnes.

passe-parole n. m. invar \rt milit. Commandement donné à la tête

Passe -montagne.

d'une troupe et qu'on l'ait passer de bouche en bouche.

Passe-partjut : 1. Scie; 2. Clef; 3 et 4. Brosses.

paSSe-partOUt n. m. invar. Clef qui sert à ouvrir plusieurs serrures. Chacune des clefs pareilles qui servent à plusieurs personnes pour ouvrir une même porte. Fam. Moyen général d'introduction. Cadre dont le fond se soulève pour recevoir des dessins, etc. Typogr. Encadrement d'une lettre ornée. Nom de différentes seies. Brosse de boulanger pour faire tomber la farine recouvrant le pain. Adjectiv. : scie passe-partout.

passe-passe [pa-se-pa-se] n. m. invar. Tour de passe-passe, tour d'adresse des joueurs de gobelets. Fiq. Tromperie, fourberie adroite.

paSSe-peintUre n. m. Bot. Nom vulgaire de la saxifrage ombreuse. PI- des passe-peintures.

passe-perle n. m. Fil de fer très tin, qui sert à faire des cardes. PI. des passe-perle ou passeperles.

passe-pied n. m invar. Danse bretonne, vive et légère, qui lit fortune a Paris au XVIIe siècle.

passe-pierre n. f. Nom vulgaire d'une om-

brllifere marine, qui croit sur les rivages. (On dit aussi perce pierre.) PI. des passe pierres.

passepoil \pa se] n. m. (de passer, et poil . Liseré qui borde la couture de certains vêtements.

passepoiler [pa-se-poi-lé] v. a. Garnir d'un passepoil passepoUer un pantalon.

passeport \pa-se-j>or] n. m. Certificat délivré par l'autorité pour la libre circulation des personnes, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur. Demander, rece-

voir ses passeports, se disent d'un ambassadeur accrédité auprès d'une puissance qui sollicite ou se voit imposer son départ, en cas de difficultés diplomatiques. Permis de voyager, donné par l'Etat à un navire de commerce. Sauf-conduit. Fiq. Tout ce qui aide, facilite, fait supporter, etc. : l'or est un passeport universel. Par plaisant. Extrême-onction.

— Encvci.. Dr. Nul ne peut quitter le canton de son domicile sans être muni d'un passeport. Tombée en désuétude, l'obligation du passeport existe toujours légalement.

Les passeports sont délivrés, pour un an, par le préfet de police dans le département de la Seine, et en province par le maire ou lé sous-préfet, selon qu'il s'agit d'un voyage à l'intérieur ou d'un voyage à l'étranger. Ils doivent être visés par le représentant du pays étranger dans lequel on se propose de voyager.

Les passeports à l'étranger sont actuellement supprimés, par traité réciproque, entre la France et de nombreux Etats ; mais, en principe, tout Etal, étant maître sur son territoire, peut en subordonner l'entrée à certaines conditions.

Les passeports sont délivrés gratuitement aux personnes indigentes.

passe-purée n. m. invar. Ustensile de cuisine, passoire pour passer les purôcs de pommes de terre, de pois cassés, etc.

passer [pa-sij v. n. (lat. pop. passarc; de passus, pas. ]Prend l'auxil. avoir ou être, selon qu'on veut exprimer l'action ou l'état.]) Aller d'un lieu à un autre : passer de France en Angleterre. Traverser : passer par la ruelle. Fig. Changer de manière, de travail, etc. ; passer du plaisant au sévère. Se présenter, se rendre : passer au tableau. Pénétrer, s'introduire dans : mot gui a passé. Disparaître : la branlé passe. Se flétrir, se corrompre : en été, le gibier passe vite. Mourir : il vient de passer. Arriver par changement, devenir : passer capitaine ; passer maître. Circuler : passer de bouche en bouche. Digérer : mets qui pusse difficilement. Etre transmis : la couronne passa des Valois aux Bourbons. Ne pas jouer un coup à certains jeux : je passe. Etre admis, reçu: monnaie qui ne passe pas. Etre joué: pièce qui passera bientôt. Pouvoir passer, être passable. Y passer, être entièrement dépensé ou employé ; subir comme les antres une fâcheuse nécessité. Passer à la postérité, survivre. Passer par, avoir à subir. Passer par les mains de, cire manié, administré par ; avoir affaire il. Passer par la tête, venir soudain à l'esprit. Passer chez quelqu'un, aller le voir. Passer du côté de, se mettre du parti de Passer à l'ennemi, aller grossir ses rangs. Passer pour, être réputé pour. En passer par, se résigner, accepter. Passer outre, continuer sans tenir compte. Passer du blanc au noir, d'un extrême à l'autre ; changer brusquement. Passer sur. ne pas tenir compte : passer sur une ètourderie. Passer de mode, cesser d'être à la mode. Laisser passer, permettre de passer; ne pas s'opposer à ; ne pas corriger. Faire passer, introduire, transmettre. Cela peut passer, cela est supportable, ou bien : sera accepté. Cela se passera, durera peu. Passe! soit, je l'accorde. Passe pour, je veux bien consentir à. Eu passant, par occasion ; incidemment. Pop. Ne pouvoir passer ..ois la porte Saint-Denis, être un mari très trompé. Loc. prov. : H faut passer par là ou par la porte, il faut se soumettre à ces conditions ou s'en aller. Ali. us. iiist. : Laissez passer la justice du roi, inscription que portaient les sacs dans lesquels on enfermait chaque nuit un certain nombre de révoltés pour les jeter à la Seine, pendant les guerres civiles, sous la minorité de Charles VI, V. a. Traverser : passer une rivière. Transporter : bac qui passe les voyageurs. Transmettre : passer un objet à son voisin. Faire entrer ou recevoir : passer de la contrebande ; passer une pièce fausse. Mettre; passer un habit. Introduire : passer une corde sur une poulie. Rédiger en forme légale : passer un contrat, un marché. Tamiser, filtrer : passer un bouillon. Inscrire : passer un article en compte. Dépasser: passer le but. Devancer: passer quelqu'un à la course. Etre supérieur: passer quelqu'un eu mérite. Employer: passer le temps u lire. Subir : passer un e. rumen. Omettre : passer un fui. Pardonner : passer une faute. Excéder : Cela }>asse mes fnrees. Passer la nuit, veiller toute la nuit ; être, durant la nuit, dans un certain état : passer une bonne, une mauvaise nuit. Passer la porte, s'en aller, être congédié. Passer son envie, satisfaire son désir. Passer son chemin, continuer son chemin sans s'arrêter. Passer sous silence, ne point parler de. Passer condamnation, avouer qu'on a eu tort. Passer 0: temps, se distraire. Passe) in soldat par

PAS

PAS

les armes, le fusiller. Cela me passe, je ne le comrends pas. Pop. Se la passer douce, vivre agréa ilemeot. Techn. Préparer, apprêter: panser une peau à l'apprit. Ai us i.itték. ; J'en passe et des meilleurs, hémistiche i'Hernani, drame de Victor Hugo. Il se trouve dans l'énumération de ses aïeux que Huy Gomez l'ait au roi don Carlos impatienté. L'hémistiche, devenu proverbial, est comme une formulé familière par laquelle on abrège une ênu mération. Se passer v. pr. S'écouler : le tempi se passe. Avoir lieu: /« sttur se pasxe

en Italie. S'abstenir : se passer de i >u Perdre son éclat : les étoffes claires se passent vite. Impersonnellem. Arriver, avoir lieu: il se passe d'étranges t hoses.

P&SS&T [pa-Str n. m. Nom scientifique des moineaux et formes voi-

sl lies

passerage [pa-se] n. f. (de passer, et rage). Genre de crucifères, appelé aussi lépidiei' el creston de* près, que r<>n croyait autrefois propre à guérir la rage. (La passerage cultivée est plus connue sous les noms de nasitor ou de cresson alénois.)

PaSSerat[pa-se-)vij.fean\ poêle français, né a Troves, m. à Paris (1534-1602), professeur d'éloquence »»»•"«•■ au Collège de France, alors Collège royal, un des auteurs de la Satire ÂJénippéc. Il a également écrit de solides Commentaires sur Catulle. Dans ses poésies, il mêle aux formes érudites chères à la Pléiade l'esprit gaulois, que Ronsard avait essayé de chasser de la poésie.

passereau [pa-se-rô] n. m. (du lat. passer, moineau). Oiseau de l'ordre des passereaux. PI, Ordre d'oiseaux, comprenant un grand nombre de petites espèces : les alouettes, les merles sont des passereaux.

— Encycl. Les passereaux sont en général des oiseaux chanteurs, et ils déploient beaucoup d'industrie et d'ingéniosité dans la construction de leurs nids. A part les calaos, les corbeaux, ils sont en général de taille médiocre, et, si certains sont pillards et dévorent les graines, les légumes et les fruits, beaucoup se rendent très utiles en détruisant des insectes plus redoutables encore qu'euxmêmes par les dégâts qu'ils peuvent causer. On les chasse soit pour leur chair (alouettes, grives, ortolans, becligues), soit pour leur dépouille, dont la mode a fait souvent un usage immodéré (paradisiers, merles métalliques, tangaras, etc.). Ils sont divisés en cinq groupes, fondés sur la conformation du bec : léviroslres (calaos, martins-pêcheurs, guêpiers),' ténuiroslres (huppes, colibris, grimpereaux), fissirostres' (engoulevents, hirondelles), dentirostres (paradisiers, corbeaux, étourneaux, mésanges, fauvettes, grives), conirostres (alouettes, moineaux, etc.).

passerelle [pa-se-rè-le] n. f. (de passer v. n.).

Pont étroit, ré-

serve aux piétons. Passage étroit, établi entre un -bateau accosté et le point d'accostage. Petit pont transversal, placé devant la cheminée des navires à vapeur, et réservé, en géné-

Passerelle.

rai, au commandant, à l'homme de barre et à l'officier de quart.

— Encyci.. Mar. La passerelle est établie sur l'avant de la cheminée, et rehaussée du pont de 2 mètres à 2«i,50. C'est là que se tiennent les hommes de veille et souvent l'officier et le timo- .nier de quart. La passerelle supporte la roue de la barre du gouvernail, les transmetteurs d'ordres et les compas.

Sur tes navires de guerre, elle porte le kiosque des cartes et le blockhaus du commandant. Aux extrémités se trouvent des canons à tir rapide, les projecteurs électriques, etc. Sur les navires de commerce, le commandant y installe une chambre de veille.

passeresse [pa-se-ré-se] n. f. Lacet. Cordage supplémentaire. Petit cordage servant à faire passer un cordage plus gros dans ses poulies.

passerat [pa-se-rt n. m. Nom vulgaire de l'émerillon.

passerie [pa-se-rt] n. f. Liquide avec lequel i n fait gonfler les peaux avant de les travailler.

passerine [pa-se] n. f. Genre d'oiseaux passereaux conirostres, renfermant une quarnn taine d'espèces du nouveau monde.

passerinette

[pa-se-ri-né-te] n, f Non provençal d. la fauvette.

passe-rivière

n- m. Longue corde, simple ou double. fixée à un portique ou à un arbre et à laquelle on se suspend pour franchir des obstacles en largeur. PI. des passe-riviéres. (V. la planche gymnastique.)

paSSemiquer-pa-sèr-ni-Ae] n. f. Sorte de pierre a aiguiser.

passe-rose n. f. Nom vulgaire de la rose trémière. PI. des passe-roses.

passe-Sauce n. m. invar. Passoire allongée pour passer U-s sauce

passe-Soie n. f. invar. Lame de fer percée de

Irons par lesquels on fait passer la soie à mesure qu'elle s'étend sur les aiguilles du métier à bas.

passe-taille n. f. invar. Musiq.anc. Composition a trois temps, dont les membres de phrase étaient de quatre mesures.

passe-temps n. m. invar. Distraction ou

Passerine.

occupation légère et agréable : les échecs sont un agréable passe-temps.

passe-thé n. m, invar. Petite passoire à thé. V. l'A-soiia;.

passe-tout-grain ou passe-tousgrains n. m. Nom donne, en Bourgogne, au vin provenant en partie de planta lins et en partie de gamay, par opposition aux vins dits « de cuvée ", provenant uniquement de plauls lins.

passette [pa-sé-te] a. f. Petite passoire. Instrument de tisseur pour passer les fils de la chaîne.

passeur, euse [pa-seur, ru-zc] n. Personne qui conduit un bac. un bateau pour passer l'eau

passe-velours n. m. invar. Nom vulgaire de Vamarante,

paSSe-Vin n. m. invar. Instrument qui sert h faire passer une liqueur à travers une autre plus lourde, sans les mêler l'une à l'autre.

paSS3-violet n. m. Couleur que le fer ou l'acier acquiert, sous l'influence d'un certain degré de chaleur.

passe-vogue n. f. invar. Mar.anc. Commandement aux rameurs des galères de faire force de rames.

passe-VOlant n. m. Faux soldat, que l'on faisait figurer dans une revue pour grossir l'effectif de la compagnie et justifier les états de solde majorés : Louvois réprima l'abus îles pusse-volants. Homme que l'on fait figurer par fraude sur un rôle d'équipage. Parasite, intrus de passage. PI. iespassevolants.

passi [pa-si], 6 adj. Se dit des vers à soie faibles ou lents à s'accroître.

passibilité [pa-si] a. f. Qualité des êtres passibles. (Peu us.) Ant. Impassibilité.

passible [pa-si-ble] adj. (lat. passibilis). Capable d'éprouver des sensations physiques : tout animal est passible. Qui doit subir, qui a mérité : tow( coupable est passible d'une peine. Axt. Impassible.

passière [pa-si] n. f. Nom vulgaire de la femelle du moineau.

passif [pa-sif], ive adj. (lat. passivus ; depati, souffrir). Qui subit l'action, sans anir : nous sommes à la fois actifs et passifs. Obéissance passive, aveugle. Dette passive, ce que nous devons, par opposition à Jette active, ce que l'on nous doit. Giainiu. Verbe passif, verbe qui exprime une action reçue, soufferte par le sujet : le verbe passif n'est autre chose que te verbe être, suivi du participe passé d'un verbe actif: être aimé, être averti. Mettre un verbe au passif, à la forme, à la voix passive Pathol. Se dit des phénomènes morbidesquisont déterminés en un point du corps par une affection siégeant en un autre point. N. m.

Total des dettes d'une personne, par opposition au total des créances de toute sorte qu'elle possède et qui constituent son actif: rechercher le passif d'une succession. (V. bilan). La forme passive d'un verbe. Ant. Actif.

passifloracées [pa-si,

se] n. f. pi. Bot. Famille de dicotylédones dialypétales, dont la passiflore est le type. S. une passifloracée.

passiflore [pa-si] n. f. (du lat passio, passion, et flos, oris, fleur:.

Genre de passifloracées, dites aussi grenadilles ou fleurs de la Passion.

— Encyci.. Le genre passiflore renferme des herbes ou des arbrisseaux grimpant à l'aide de vrilles. Leur nom de fleur de la Passion leur vient de ce que l'imagination populaire a voulu retrouver dans les organes de ces plantes les instruments de la passion du Christ (couronne d'épines.

lance, fouet, croix, marteau, clous). La plupart des passiflores croissent au Brésil et aux Antilles et donnent des fruits comestibles.

passim, mot lat. signif. : Çà et là. Formule dont on fait suivre le titre d'un ouvrage cité, pour indiquer qu'on y trouvera de nombreuses références en divers endroits : voir sur ce sujet Commentaires de César, passim.

passion [pa-si-on] n. f. (lat. passio; de pati, supin passum, souffrir). Souffrance, série de tourments. Sermon sur ce sujet : prêcher la Passion. Mouvement, agitation que l'âme éprouve, comme l'amour, la haine, etc. : dominez vos passions. Spé cialem., amour, penchant d'un sexe pour l'autre : la passion, chez un vieillard, est terrible. Désir très vif, qu'on ressent d'une chose : avoir la passion des tableaux. Objet de cette affection : que l'étude soit votre passion. Faire une passion, inspirer un grand amour. Emportement : n'agissez pas dans la passion. Chaleur, vie, en littérature et en art : les ceuvres de Musset sont pleines de passion. Prévention : ne jugez personne avec passion. Passion dominante, celle qui exerce le plus d'empire. Passion malheureuse, amour non partagé; goût pour une chose où l'on ne peut réussir. Fleur ou arbre de la Passion, nom vulgaire des passiflores. Depassion, à la passion, passionnément. La passion de Jésus-Christ ou absolum. (avec une majuscule), la Passion, souffrance et humiliations qui précédèrent et accompagnèrent la mort de Jésus ; récit qui en est fait dans l'Evangile : lire la Passion selon saint Matthieu. Sermon sur ces souffrances : les Passions de fîourdaloue. Oratorio sur la passion de Jésus-Christ Semaine de

la Passion, celle qui précède la semaine sainte, et dans laquelle l'Eglise commence a faire l'office delà Passion, hunum ne de lu Pus. ion, celui qui précède le dimanche des Rameaux.

Passion tlu Grande), suite de douze gravures sur bois, et la Petite Passion, suite de trente-sept gravures sur bois, par Albert Durer. Ces diverses compositions, justement célèbres, se distinguent parle r simplicité grandiose et leur caractère saisissant.

Passions de l'àme (les), par Descartes (1619 esquisse de la morale cartésienne, que le philosophe n'eut pas le temps d'édifier d'une façon définitive. Sa méthode consiste à ramener les passions a des idées claires et distinctes.

Passions sur le bonheur des individus (De l'influence des), par M»" de Staël (1796); livre inspiré de J.-J. Rousseau, où l'auteur veut démontrer qu'on peut l'aire servir les passions, en les dirigeant, à l'amélioration de l'individu et de la société.

passioniste ou passionniste 'pa-ù-o-nis-

te] n. m. Membre d'une congrégation d'hommes, fondée en f 737 par saint Paul de la Croix, et qui travaille surtout à la conversion de l'Angleterre protestante. N. f. Membre d'une congrégation de femmes, fondée par le même.

(On dit aussi PASSIONTSTINE.)

passionnaire [pa-si-o-ne-ré]

n. m. Livre qui contient la passion de Jésus. Ancien livre relatant les souffrances des martyrs.

passionnant [pa-si-o-nan], e

adj. Propre à passionner : roman

passionnant.

passionné rpa-si-o-né], e adj.

Qui a des passions ardentes : un homme passionné. Inspiré par la passion: une affection passionnée, Substantiv. : un passionné émeut toujours. «fjp-^»6"

passionnel, elle [p<z-si'-o-ne7, punoniata.

è-le] adj. Qui concerne lès passions,

et particulièrement l'amour, ou qui en dépend :

drame passionnel.

passionnément [pa-si-o-ni-man] adv. Avec passion : aimer passionnément.

passionner [pa-si-o-né] v. a. Inspirer une ardeur passionnée à : Pierre l'Ermite passionna les foules. Donner un caractère d'emportement: la politique passionne tout. Intéresser vivement : les romans de Dumas père passionnent les lecteurs. Se

Passoires : 1. De

Passiflore : a. coupe de la fleur; b, fru l.

A tisane; 3, \. A légumes : 5. A thé (ou passe- thé); 6. A pure» (ou passe-puiée) ; 7. A lait ; S. A sauce.

passionner v. pr. Concevoir un sentiment ardent: se passionner pour la lecture. Se mettre en colère.

passionnette [pa-si-o-nè-te] n. f. Amour vif, mais qui ne dure pas longtemps.

passivement [pa-si-ve-man] adv. D'une manière passive. Gram. Dans la forme de la voix passive.

passiver [pa-si-vé] v. a. Rendre passif.

passiveté ou passivité [pa-si] n. f. Nature, état de celui, de ce qui est passif : la passiveté est le contraire de l'activité.

passoire [pa-soi-re] n. f. (de passer), Ustensile de cuisine a fond percé de petits trous, dans lequel on écrase des légumes pour les réduire en purée, et où l'on filtre sommairement le lait, le bouillon, le thé. etc.

pasSOt [jiu-stt] n. m. Epée large et courte, à deux tranchants, que portaient les gens de pied, aux xive et xvc siècles. (On dit mieux épëe de passot.)

PaSSOW (François), philologue allemand, né à Ludwigslust, m. à Hreslau (1786-1833); auteur d'un Dictionnaire manuel de la langue grecque, très estimé.

paSSUlat 'pa-su-la] n. m. (du lat. passula, raisin desséché.) Pâte de miel et de raisin sec.

passure [pa-su-re] n. f. En T. de relieur, action de passer (pour préparer) : passure en colle. Action, de fixer les plats d'un livre, en passant les nerfs dans les trous ménagés à cet effet.

Passy, comm. de l'ancienne banlieue de Paris, annexée en 18110 (XVIe an-.). Beaux parcs (Trocadéro, Ranelagb, la Muette'.

Passy, comm. de la Haute-Savoie, arr. et à 33 lui.

de Bonneville; 2.650 h. Ch. de f. P.-L.-M. Jaspe.

Passy (Hippolyte-Pbilibert). économiste français, né a Garches, m à Paris (1703- 1880), un des promoteurs du libre-échange. Il fut ministre des finances en 18V8. Citons de lui : Des systèmes de cultures et de leur influence sur l'économie sociale. — Son neveu, Frédéric, économiste, né à Paris en 1822, défenseur ardent des idées pacifistes. Il a, en 1901, mérité le prix Nobel.

Il faut citer de lui des études excellentes : XHistoire du travail, la Solidarité du travail e' du capital, etc.

PaSSy (Louis -Paulin), économiste français, membre de l'Institut, cousin du précédent, né à Paris en 1830.

PAS

Pasta [pas-ta] (Giuditta Nkuri, dame), cantatrice italienne, née à Corne, morte sur les bords du lac de Cônie (1798-1805). Elle se lit acclamer a Paris et à Londres, notamment dans le répertoire de Bellini.

pastel [pas- tel] n. m. (mot prov.; de pasta, pâte). Crayon t'ait de couleurs pulvérisées: dessiner au pastel. Dessin au pastel :

les pastels de Latour. Adjectiv. :

crayons pastels.

— Encycl. Les premiers artistes qui aient laissé une réputation incontestable en ce genre appartiennent tous au xvme siècle. Ce sont, pour la France :

Maurice-Quentin de La Tour,

Joseph Vivien, Perronnrau.Bou- m» Pa»u,

cher, Russel-Nattier, Vigée, etc.

Parmi les artistes contemporains les plus renommés en ce genre, on remarque : Fiers, Riesener. Steuucn, Perrogis, La Gandara, etc. Le pastel convient à tous les genres : le portrait, le paysage, les natures mortes ; il est surtout précieux pour le portrait et la représentation des fruits et des Heurs. Le pastel s'exécute avec des crayons de couleur plus ou moins tendres sur du papier d'un certain grain, souvent gris ou bleu. Le pastel n'a besoin que d'être préservé du soleil, de la poussière et de l'humidité pour conserver indéfiniment son intégrité.

pastel [pas-tèl] n. m. (dérivé du précéd.). Genre de crucifères, dont la feuille fournit une couleur bleue.

— Encycl Les pastels [isatis), dont on connaît une trentaine d'espèces, originaires de l'Europe, de l'Asie moyenne et de l'Afrique septentrionale, ont pour fruit une silique renfermant une seule graine. L'espèce la plus importante est le pastel des teinturiers (isatis tinetoria), qui fait en France l'objet d'une culture spéciale. Les feuilles de la plante contiennent une matière colorante bleue, qui est un indigo de qualité inférieure. On sème le pastel au printemps, rarement en automne, dans des terres calcaires, meubles et profondes. On retire la matière colorante en plongeant les feuilles dans l'eau chaude pour recueillir, après battage du liquide, la partie tinctoriale, ou bien en les laissant Pastel, sécher avant de les passer sous

la meule qui les réduit en pâte (d'où le nom de la plante); cette pâte est mise en fermentation et pétrie ensuite en boulettes (coques*.

pastelier [pas-te-li-é] n. m. Moulin à pastel.

pastellage [pas-tè-la-je] n. m. 'de paste, pour pâte). Pâte de sucre, dont on garnit les assiettes montées, dans les desserts.

pastelier [pas-tè-lé] v. a. Dessiner au pastel.

pastellisè [pas-tè-li-zé], e adj. Qui imite le dessin au pastel.

pastelliste [pas-te-lis-te] n. Artiste qui fait du pastel : une adroite pastelliste.

pastenade [pas-le] a. f. (prov. pastenaga). Vieux nom du panais.

pastenague[pas-Ée-n«-oAe] ou pastinague

fpas-ti-na-ghe] n. f. Ichtyol, Genre de poissons des iners et des cours d'eau de l'Amérique du Sud. Bot. Nom vulgaire du panais, dans le Midi.

— Encycl. Ichtyol. Les pastenagues sont des raies dont le corps en forme de losange est terminé par une queue en fouet, munie d'aiguillons acérés. Vivant dans les fonds sablonneux, ces poissonslorsqu'ils sont irrités, penvent faire avec les aiguillons de leur queue des blessures toujours dangereuses. Une espèce se rencontre parfois dans la Méditerranée.

pastèque [j)as-te-ke] n.f. (arabe haticha). Genre de cucurbitacées a fruits comestibles : la pastèque est commune en Italie.

— Encycl. Les pastèques (citrulhts) plantes annuelles, dont le fruit, appelé communémentmeion d'eau, ren-=4£ ferme une '-*' pulpe aqueuse , très rafraîchissante, particulièrement appréciée des Italiens et des Espagnols. La pastèque peut se cultiver en pleine terre, dans le Midi. Sous le climat de Paris, il lui faut la serre chaude, encore n'y donne-telle que des fruits de médiocre qualité.

paster [pas-té] v. n. Se dit du lièvre qui emporte de la terre après ses pattes, en passant dans les lieux humides.

pasteur [pas-leur] n. m. liât, pastor ; de pascere, paitre). Homme qui paît les troup-aux :des moutons et leurs pasteurs. Fig, Celui qui exerce une autorité : Homère appelle les rois les pasteurs des peuples. Belig. Ministre du culte; spécialem., ministre titularisé du culte protestant. Le bon Pasteur, Jésus- Christ. Adjectiv. : les peuples pasteurs.

Pasteurs ou Hyksôs. Les anciens Egyptiens donnaient le nom de Shous ou Fhasou (pillards, voleurs) aux nomades de la Syrie. Lors de l'invasion des Israélites en Egypte, ils employèrent, pour désigner les rois d'origine chananéenne, l'expression de Bf/ksis. qui signifie, non pas pasteur, mais roi des pillards, et ils donnèrent au peuple les noms de Mentiou (pasteurs) ou Sitiou (archers). La domination des Pasteurs ne dura pas moins de cinq cents ans. sous les 15«, 10e et 11" dynasties. Ils furent expulsés d'Egypte par Amosis I«*.

Pasteur [ pas-leur 1 (Louis), savant chimiste français, né à Dfile, m. à Villcneuvc-l'Etang [Seinect-Oise] fl822-1895). Il effectua de remarquables travaux sur la cristallisation, sur les fermentations

sont des

Pastèque : a, coupe.

produites par le développement de germes spécifiques, sur les maladies des vers à soie, sur la prophylaxie de la rage, et en gênerai les maladies contagieuses, etc. Les recherches de Pasteur, membre de l'Académie française et de l'Académie des sciences, ont accompli une véritable révolution dans l'art de guérir, en précisant les modes de contagion et la prophylaxie correspondante. L'antisepsie, l'asepsie en sont sorties. Pasteur, dont le jubilé, en 1895, fut l'occasion a la Sorbonne d'une importante manifestation scientifique, est un grand bienfaiteur de l'humanité. Ses restes reposent dans la crypte de l'institut qui porte son Pasteur,

nom. V. Institut Pasteur.

Pasteur (monument de), oeuvre en marbre blanc d'Alex. Falguière, inauguré place de Breteuil, à Paris, le 10 juillet 1904, à la place où se trouvait le puits artésien de Grenelle. Ch. Girault est l'auteur de l'architecture du piédestal.

pastsurella [pas-tcu-rèl-la] n. f. Genre de bacténacées, comprenant le bacille du choléra des poules et celui du rouget des pures.

pasteurellose [paJi-teu-rèf-M-ze] n.f. Nom d< s maladies dont l'agent pathogène est une pjsteurelli .

pasteurien [pas-teu] ou pastorien, enne

[pus-to-ri-in, è-ne] adj- Quia rapport à Pasteur, à ses procédés : les méthodes pasteuriennes.

pasteurisatsur [ pas-teu-ri-za] n. m. Appareil à l'aide duquel on stérilise les vins et autres boissons. Partie de cet appareil où le vin arrive à la température de stérilisation.

pasteurisation [pas-teu-ri-za-si-ori] n. f. Action de pasteuriser. Son résulta'.

— Encycl. Les travaux de Pasteur ont montré que les maladies des vins sont dues à des ferments organisés, ou à des végétations cryptogamiques. Le chauffage (à une température qui varie de 55 à 70 degrés suivant la richesse en alcool, tanin, etc.) détruit ces germes et stérilise le liquide, qu'il faut ensuite conserver à l'abri de l'air.

pasteuriser [pas-teu-ri-zé] v. a. Chauffer la bière, le vin, le lait, etc., selon les procédés de Pasteur, pour tuer les ferments.

pastichage [pas-ti] n. m. Imitation ayant le caractère d'un pastiche. (Peu us.)

pastiche [pas-ti-ehe] n. m. (de l'ital. pasticcio, pâte). Œuvre littéraire ou artistique, où l'on a imité la manière d'autres peintres, d'autres écrivains, etc. Œuvre musicale, composée de morceaux de différents maîtres.

pasticher []>as-ti-ché] v. a. (de pastiche). Imiter le style, la manière de : pasticher Hugo.

pasticheur, euse (pas-ti, eu-ze)n. Personne qui l'ait des pastiches . Macpherson fut un adroit pasticheur.

paStillage [pas-ti. II mil.] n. m. Imitation d'un objet faite par les confiseurs, en pâte de sucre. Ouvrage d'argile pétrie à la main et cuite.

pastille [pas-ti. Il mil., e] n. f. (du lat. pastillas. petit gâteau). Bonbon de sucre aromatisé, de chocolat, etc., en forme de petit disque. Préparation analogue, additionnée d'un médicament. Pâte odorante, coulée en petits pains coniques et qu'on brûle pour parfumer l'air.

pastilleur [pas-ti. Il mil., eur] n. m. Emportepièce pour fabriquer despastilles. Ouvrier qui s'en sert.

pastilleuse [pas-ti, Il mil., eu-ze] n. f. Machine servant à fabriquer les pastilles.

pastiuaca [pas-ti] n. m. Nom scientifique du panais,

pastinague n. f. v. pastenague.

Pasto, v. de Colombie, dép. de Cauca. au pied du volcan de la Calera; 20.000 h. Mines d'or, d'argent, de cuivre.

paston [pas-ton] n. m. Morreau de pâte que l'ouvrier potier place sur la tète du tour et qui sert à l'ébauchage des petites pièces.

Pastor (Louis), historien catholique allemand, né à Aix-la-Chapelle en 1854, auteur d'une excellente Histoire des papes depuis la fin du moyen âge (trad. fr. par Fursy Rainaud).

Pastor fido (il) ou le Berger fiilèle, drame pastoral sous la forme de tragi-comédie, par Guarini. Remarquable par la fraîcheur et la richesse de la poésie, il peut soutenir le parallèle avec VAminta du Tasse. C'est la peinture de l'amour champêtre, tel qu'on le concevait au xvie siècle (1590).

pastoral, e, aux [pas-to] adj. (de pasteur). Propre aux bergers : chant pastoral. Champêtre : vie pastorale. Qui peint les moeurs champêtres : poésie pastorale. Fig. Propre aux pasteurs spirituels, et particulièrem. aux évêques : tournée, croix ]>astorale. N. m. Pontifical des évêques. Le genre de la poésie pastorale : le pastoral est souvent fade.

pastorale [pas-to] n. f. Pièce de théâtre dont les personnages sont des bergers, des bergères : les pastorales de d'Urfé. Poésie pastorale.

— Encycl. Liltér. On peut donner le nom général de pastorale à toute sorte d'ouvrages où est représentée la vie champêtre, en particulier celle des bergers et des bergères. Mais on le réserve plutôt â certaines compositions de longue haleine, développées sous la forme dramatique, épique ou romanesque. h'Astrée de d'Urfé, les Bergeries de Racan sont des pastorales. Après Florian et Berquin, qui écrivirent des pastorales un peu fades et apprêtées, la vie champêtre a inspiré au xixe siècle des chefsd'œuvre. Citons les poèmes de Mistral, Laprade, Jean Aicard. certains romans de George Sand, etc.

pastoralement [pas-to, man) ady. A la façon des bergers : vivre pastoralement. En bon pasteur : prêcher pastoralement.

pastoraliser [pas-to, zé] v. n. Fam. Faire le pasteur. Se livrer à la vie pastorale.

pastorat [/)as-(o-ra] n. m. Fonction de pasteur spirituel ; sa durée. Circonscription contenant les habitants d'une paroisse.

pastorelle [pas-to-rè-le] n. f. Air italien dans le genre pastoral.

Paatoret, Petit berger.

PAT

PaStOret [ pas to-rè] (Cil udr Kninianucl-Josepli- Pierre, comte), homme politique et érudit français, né à Marseille, ni. a Paris (1750-1840), pair et chancelier de France. On lui doit une excellente Histoire de la législation.

pastoricide [ pas-to] n. m

(du lat. pastor, oris, pasteur, et cxdere, tuer). En Angleterre, au xvi« siècle, anabaptiste fanatique, qui égorgeait les ministres de l'Evangile.

pastorien, enne adj.i

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