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V. SKI, RAQUETTE

Patin (Gui), médecin français, né à llodcne-en- Bray (Oise), m. à Paris (1602-1672); praticien médiocre, mais célèbre par son esprit et sa verve; auteur de lettres fort intéressantes et d'un tour très satirique, fêtait, a dit Ménage, le plus gaillard des médecins.

Patin ( Senri- Joseph - Guillaume), savant professeur français, secrétaire perpétuel de l'Académie française, né et m. à Paris (17113- 1870). Il employa le premier la méthode historique dans l'étude de la poésie antique. Auteur de travaux remarquables par l'érudition et la finesse du goût : Etudes sur les tragiques grecs, Etudes sur la poésie latine.

patinable adj. Susceptible d'être patiné.

patinage n. m. Action de patiner : le. patinage est un sport très agréable. Action d'une locomotive qui patine.

— Encycl. Si le patinage est considéré en France comme un sport élégant et 1res en vogue, il est une nécessité dans les pays septentrionaux (Suéde, Norvège, Hussie, Angleterre, Hollande, etc.), où les longs hivers rendent impraticables les routes de terre. On utilise soit les patins pour glisser sur les canaux et rivières gelés, soit les skis pour glisser sur la neige. Le patinage sportif s'est développé par l'institution de sociétés et la création dans les grandes villes d'établissements qui possèdent des pistes où l'on amène de l'eau qu'une série d'appareils permet de congeler immédiatement. Le patinage comprend la translation sur la glace, translation tn-s rapide (certains patineurs font facilement 30 et 40 kilomètres à l'heure) et le tracé de figures et d'arabesques à l'aide d'un seul pied ou des deux.

patine n. f. (de patiner, manier). Sorte de vert-de- gris qui se forme sur le bronze antique. Sorte de croûte dont se chargent certains objets : la patine îles tableaux anciens. Concrétion terreuse sur une pierre, un marbre.

patiner [né] v. n. (de patin). Glisser avec des patins : apprendre à patiner. Se dit d'un véhicule à traction mécanique dont les roues tournent sans

Su'il avance: les locomotives patinent par les temps e verglas. Se patiner y. pr. Mai: et pop. Agir avec diligence : mousse, patine-toi.

patiner [né] v. a. (de patte). Fam. Manier indiscrètement : patiner des fruits.

patiner [né] v. a. Produire artificiellement la patine sur un objet : patiner une statue.

patinerie [ri] n. f. Fabrication, commerce des patins.

patineur n. m. Celui qui a l'habitude de manier indiscrètement : un patineur insupportable.

patinsur, euse [eu-se] n. Personne qui glisse avec des patins : un hardi patineur.

patineuse [neu-z-c] n. f. Valse avec deux temps glissés et un troisième de voltc.

PatinhO ou Patifio (don José), homme d'Etat espagnol, né a Milan, m. à Madrid (llio7-1736). Il reconstitua la marine et les finances, essaya de relever l'Espagne de sa décadence et mourut si pauvre que le roi dut payer ses funérailles. — Son frère Bai.tiiazar, né à Milan, m. à Paris (lfifi7-17:!o), fut ambassadeur à Paris en 1730 et ruina l'influence de Fleury.

patinier [ni-é] n. m. Ouvrier qui fait des patins, des semelles de patins.

Patinier ou Patenter (Joachim de), peintre

flamand, né à Dinant avant 15(10, m. en 1524. Il donna le premier au paysage une existence indépendante.

patinot [no] n. ni. Nom des poteries que les maçons intercalent dans l'épaisseur d'un mur pour servir de conduits aux cheminées.

patio [ti-o] n. m. (mot espagn.). Cour dallée d'une maison, servant de promenoir.

pâtir v. n. (lat. pâli). Souffrir : les bons pâlissent souvent pour les marnais. Etre dans la misère, les privations: l'avare pâtit au milieu de ses richesses. Languir : les affaires pâlissent. Pâtir de, être puni de. N. m. L'état passif : le pâlir et le souffrir.

pâtira n. m. Sorte de petit cochon d'Amérique.

pâtiras [ra] ou pâtira n. m. (de pâtir). Fam. Souffre-douleur : toute agglomération a ses pâliras. Petit tapis de lisière, sur lequel les tailleurs font porter les boutonnières de l'habit qu'ils repassent, afin qu'elles ne soient point aplaties par le carreau.

pâtis [ti] n. m. (lat. pastus; de paseere, paître). Lande ou friche, où l'on met paître les besti&ux.

pâtiSSage [ti-sa-je] n. m. Action de pâtisser.

pâtissant [ti-sun], e adj. Qui pâtit.

pâtisser [ti-sé] v. a. Travailler pour la pâtis série : pâtisser de la farine. V. n. Faire de la pâtis série : femme qui pâtisse bien.

pâtisserie [ti-se-rf] n. f. Pâte cuite au four sous des formes variées, et à laquelle on ajoute gé néralement du sucre, des fruits, de la crème, etc. : les enfants sont friands de pâtisserie. Profession. marchandise, boutique du pâtissier : connaître lu pâtisserie.

pâtissier ïti-si-é), ère n. Qui fait ou vend de la pâtisserie. Adjectiv. : garçon pâtissier. N. m. Ouvrage où l'on enseigne a faire de la pâtisserie (en ce sens, prend une majuscule) : le Pâtissier français,

pâtissoie [ti-soi] n. f. Etoffe de Chine, qui ressemble au gros de Tours.

pâtissoire [ti n. f. T.a eu

laquelle on pàti

PAT

PAT

patlSSOIl [tison] n. m. (de pâté). Espèce de courge.

— Encycl. Le pâtisson, Dommé aussi bonnet de prêtre, couronne impériale, aelii'huut d'Espagne ou de Jérusalem, est presque demisphériq uc et marqué de cotes peu saillantes, il renferme une chair jaune pâle ou blanche, ferme et sèche, que l'on consomme à la manière du potiron ordi-

":,i,'e- Piti«on.

patlto n. m. (mot ital, :

du lat. pati, Bouffrlr). Slgisbée [parce qu'il endure les caprices de sa dame). PI. des patiti.

Patkul Johan Reinhold , homme de guerre et h >mme politique llvonien, m. a Kazmierz, lieutenant de Pierre le Grand (1660-1707). Livré a Charles XII, il subit le supplice de la roue.

Patmore (Coventry Kersey Dighton), poète anglais, né àWoodfurd, m. à Lyinington (1823-1896), d'une inspiration catholique et mystique; auteur de tfie Ain/el in the house et de la belle idylle Auielia.

Patmos Pathmos ou Patimo (auj. Palmosa). Ile de 'la Turquie d'Asie (Anatolie), dans la mer Egée ; 'M kil. carr. ; 8.000 h. Sol accidenté, volcanique. Célèbre par le séjour qu'y lit l'apôtre saint l'ail, exilé par Domitien.

Patlia, v. de l'Inde, sur le Gange, dans la présidence de Calcutta- 135.000 h. opium, tapis.

patoch.6 n. m. (de patte). Fam. Grosse main. Coup de férule : recevoir une patoche.

patois [loi] n. m. (du bas lat. patriensis. du pays paternel). Idiome populaire, propre à une province : Jasmin a écrit ses vers en patois gascon. Façon particulière de s'énoncer, et surtout langage bizarre ou incorrect : le patois des Précieuses.

— Encycl. On donne généralement le nom de jialuis à tout dialecte qui ne possède pas ou ne possède plus de littérature écrite. Les patois français sont divisés en deux grands groupes : les patois de langue d'oïl et ceux de langue d'oc. Le français fut, à l'origine, le patois parisien, variété du francien ou dialecte de l'Ile-de-France. Les patois sont en voie d'extinction lente, mais sûre. L'enseignement primaire obligatoire, le service militaire, la disparition de la vie provinciale font reculer leur domaine. De nos jours, le wallon est le seul dialecte de langue d'oïl qui essaye de redevenir une langue littéraire, et le provençal ne conserve une littérature que grâce aux efforts de quelques poètes isolés. L'étude des patois est d'un grand intérêt pour le linguiste. En effet, dans ces idiomes très peu artificiels, on peut surprendre les lois du langage dans leur libre jeu.

patois, e [toi, oi-;e]adj. Qui appartient au patois : locution patoise.

patoiser [se] v. n. Parler patois. Employer des provincîalismes ; parler avec un accent provincial.

patoiserie [ze-rî] n. f. Langage qui imite un patois : les patoiseries ne sont ]ias rares dans Molière.

patole n. f. Etoffe de soie imprimée, fabriquée dans l'Inde et qui est exportée surtout aux iles de la Sonde.

patOIl n. m. Morceau de ruir qu'on met au dedans du soulier, au bout de l'empeigne.

p xton n. m. (de pâte). Morceau de pâte dont on engraisse la volaille. Morceau de pâte que le boulanger agite dans le pétrin. Défaut du papier, consistant dans un petit amas de matière.

PatOH (sir Joseph-Noél), peintre écossais, né à Dumferline (1S21-1'.I02), s'est distingué dans les sujets historiques et légendaires [Obéron et Titania, etc.)-

pàtonnage [ta-na-je] n. m. Action du gindre qui soulève la pâte dans la fabrication du pain.

patOUillard [tou, tt mil., or] n. m. Fam. Navire lourd, marchant mal.

patOUille [Il mil., e] n. f. Mur. Suite d'échelle de corde. Pop. Boue.

patouiller [// mil., é] v. n. Syn. de patrouiller.

patOllillet [// mil., e] n. m. Appareil pour le lavage des minerais. Malaxeur pour pétrir la pâte à céramique.

PatOUillet [Il mil., è] (Louis), jésuite et controversiste français, né à Dijon, m. à Avignon (1699- Î770), criblé par Voltaire de sarcasmes plus spirituels que justes. On lui doit une bonne Histoire du pélagianisme.

patOUilleur (//mil.] n. m. Ouvrier qui opère le lavage du minerai. Ouvrier céramiste qui malaxe la terre.

patouilleur, euse [il mil., eu-se] n. Pop.

Personne qui aime à patouiller.

patouilleux, euse [// mil., eu, eu-ze] adj. Gàcheux, boueux. mar. Se dit d'une mer aux lames courtes et agitées.

patraque [tra-ke] n. f. Machine qui fonctionne mal, parce qu'elle est mal faite ou usée : beaucoup de montres ^mt des patraques, Fig. etfam. Personne faible, maladive. Adjectiv. : se sentir patraque.

PatraS [trâss], v. de Grèce (Morée); 38.000 h., sur le golfe de Palras, formé par la mer Ionienne. Commerce actif de vins, raisins secs, etc.

patrat[(ra] n. m. (lat. putratus) adj. Antiq. rom. /'ère patrat, membre du collège des féeiaux.élu par ses collègues, placé à la tête d'une délégation d'entre eux, chargé d'exposer les griefs du peuple romain, et muni de pleins pouvoirs pour traiter.

pâtre n. m. (lat. pastor). Celui qui fait paître des troupeaux.

patres (ad), v An patres.

patriarcal, e, aux adj. Propre au- patriarches bibliques : Les troupeaux patriarcav Qui rappelle les moeurs des anciens patriarches : simplicité patriarcale. Propre au dignitaire ecclésiastique appelé « patriarche ■• : siège patriarcal.

patriarcalement [man] adv. Dune manière patriarcale : vivre patriarcalement.

patriarcat [lia] n. m. Dignité de patriarche : être élevé au patriarcat. Exercice des fonctions de patriarche : durant le patriarcat de X. Territoire soumis au patriarche : le patriarcat d'Antioche.

Ordre de Saint-Patrice.

patriarche n. m. lat. patriacha Non

aux premiers chefs de famille, dans l'Ancien Te ta ment. Fig. Vieillard respectable. Vieillard qui a de nombreux descendants. Titre- donné autrefois aux évéques des premiers sièges épiscop&ux et encore aujourd'hui à quelques évéques : le patriarche de Lisbonne. Titre des chefs de l'Eglise grecque et de

Quelques communautés schismatiques. Le palriarcfte e Ferney, Voltaire.

— Encycl. D'après la Genèse, il y eut. entre la création du monde et le déluge, dix patriarches, qui vécurent au moins neuf cents ans, et dont les principaux sont : Adam, Seth, Enos, Mathusalem et Noé. Ils croyaient à l'unité de Dieu, à la création du monde, â la chute de l'homme, a la venue d'un Bédempteur, et observaient les principaux commandements du Déeulogue.

Il y a aujourd'hui dans l'Eglise catholique treize patriarches, dont voici les titres : Constantinople, Alexandrie, Jérusalem. Cilieie, Babylone, Antioche quatre patriarches pour les quatre rites), Indes orientales a Goa), Venise, Lisbonne, Indes occidentale (à Tolède).

patriarchie [cht] n. f. Gouvernement des patriarches. Titre des cinq églises principales de Home, tjui représentent les juridictions des cinq patriarches de Rome, Constantinople, Alexandrie, Antioche, Jérusalem.

patrice n. m. (lat. patricius). Titre d'une dignité instituée par Constantin : l'huis reçut île l'empereur de Constantinople le titre de patrice.

— Encycl. Les patrices étaient les conseillers intimes des empereurs romains. Cette dignité viagère fut instituée par Constantin. Plus tard, elle fut donnée à Aetius, à Clovis, aux rois burgundes.

Patrice ou Patrick (saintt, premier archevêque d'Armagh et patron de l'Irlande, né près de Dumbarton, ni. en Irlande (vers 377-vers MO). On a de lui, en latin, une autobiographie : la Confession de Patrice.

Patrice ou Patrick (ordre de Saint-), ordre de chevalerie, institué en 1783 pat- Georges III, roi d'Angleterre, pour récompenser les services rendus à l'Etat par la haute noblesse irlandaise. Il comprend une seule classe de vingt-deux membres, dont le roi d'Angleterre est le grand maître. La décoration, un médaillon ovale enguirlandé de trèfle, avec la croix de saint Patrice, est suspendue à un ruban azur, porté en écharpe.

patricial, e, aux adj. Qui

appartient, qui a rapport aux patrices -. dignité patriciale,

patriciat \$i-a\ n. m. Dignité de patrice ; de patricien. Ensemble des patriciens romains : le patricial fut finalement vaincu par la plèbe.

patricien, enne [si-in, ê-ne] n. et adj. (lat. patricius). Se disait des citoyens romains faisant partie du patriciat et de ce qui avait rapport à eux : les patriciens ; un consul patricien. Auj., noble, privilégié; qui appartient aux nobles, aux privilégiés : plébéiens contre patriciens; mœurs patriciennes.

— Encycl. Hist. rom. Dès les premiers temps de la civilisation romaine, la population se trouva divisée en deux classes : une classe dominante, ayant ses rites, son droit privilégié, le monopole des fonctions sacerdotales et politiques : la classe patricienne, formée par les familles primitives de Rome; — une classe inférieure, ne pouvant s'allier par mariage à la précédente, ayant des rites et un droit différents, et probablement issue des vaincus transportés dans la cité après leur défaite : la classe plébéienne. Celle-ci ayant besoin de protection, les plébéiens se mirent sous la dépendance, dans la clientèle des patriciens, et il s'établit fréquemment entre les deux classes un lien social, le lien de client à patron, que l'on peut rapprocher de celui qui unit, au moyen âge, le vassal à son suzerain.

De l'inégalité dès deux classes naquirent des luttes qui ensanglantèrent Rome jusqu'au jour où la plèbe eut arraché au patriciat les droits civils et surtout politiques. Les principaux épisodes de cette lutte furent : la retraite du peuple sur le mont Sacré en 493 av. J.-C, suivie de l'établissement des tribuns du peuple ; — la loi agraire de Spurius Cassius (186) ; — le mariage entre patriciens et plébéiens, admis par les premiers sur la demande de Canuléius (445) ; — l'arrivée de la plèbe aux magistratures et au sénat (409-400). Mais, jusqu'à la fin de la république, le patriciat subsista comme une noblesse héréditaire par la naissance ou bien encore par l'adoption, et donnant accès à certaines fonctions sacerdotales. Sous l'empire, le droit de conférer le patriciat fut attribué à l'empereur par une loi spéciale.

Patrick 'saint). V. Patrice.

Patricot (Jean), peintre et graveur français, né à Lyon en 1803. Il a donné des gravures .remarquables et, comme peintre, d'excellents portraits.

patricotage n. m. Fam. Tripotage, intrigues.

patriCOter [té] v. n. Fam. Faire des patricotages.

patrie [trt] n. f. (lat. patria; de pater, père). Pays oU l'on est né, dont on est citoyen : la France est notre patrie. Ville, localité m l'on est né : Paris est la patrie de Voltaire. Ville, endroit où l'on compte un grand nombre d'hommes, d'animaux, de plantes, d'un genre déterminé ; Florence était la patrie des artistes. Mère patrie, Etat dont dépend une colonie. Syn. métropole. Céleste patrie, le ciel des chrétiens. Allos. i.itt. :

A tous les cœurs bien nés, que la patrie e9t chère I

vers de Voltaire (Tancrède, III, 1). On le rappelle pour exprimer l'amour que nous inspire l'endroit où nous avons reçu le jour. La patrie est partout où l'on est bien, pensée que l'on exprime souvent sous la forme latine : Ubi bene, ibi patria. On doit préférer à tous les autres le pays où l'on vit protégé, heureux.

Patrie (la) distribuant des récompenses aux grands hommes, fronton du Panthéon (Paris), pat- David d'Angers.

Patrie en danger (la), célèbre proclamation de l'Assemblée législative, du 11 juillet 1792, à la suite

des premiers échecs, sur la frontière, des armées françaises. Elle souleva un immense enthou et provoqua le enraiements de 1792.

Patrie! beau drame de V. Sardou, ayant pour sujet un épisode du soulèvement des Pavs-Uas contre l'Espagne. Un des conjurés, le eoii Rysoor, découvre que sa tin, me Dolorès amant, mais il igni m. Dnlorès, poursauver

eel amant, Karloo Van der Moot, dénouée son moi ; m ii elle perd en même temps Karloo, qui est aussi un îles conjurés. Au moment où l'époux ou pardonne à Karloo, â condition qu'il sauvera les Flandres, les conjurés sont surpris et mis a mort (1869). I n poignant drame d'adultère s'y mêle a des tableaux politiques fort habilement peints; —opéra en cinq actes et dix tableaux, livret tin du drame de Sardou, par Louis Gallet, musique de Paladilhe. son o>uvre principale (1886); partition d'une belle et mâle inspiralion

patrimoine n. m. (lat patrimonium; de pater, père). Bien qui vient du père ou de la i un riche patrimoine, l'or ■ et., bien de famille, bien que ion possède par héritage. Ce qui revient naturellement à certaines personnes ; le patrimoiti oauvres. Fui. Revenu ordinaire et naturel d'un online ou d'une classe d'hommes : lu science est le patrimoine des ho m mes <r, tude. Patrimoine de Saint- /'o Me, bien-fonds d'une enlise. Séparation des patrimoines, distinction établie et maintenue entre les biens personnels de l'héritier et les biens composant la succession qui lui est dévolue. V. PARTAGE.

Patrimoine de Saint-Pierre, pari,, des

aneieiis Etats de l'Eglise, donnée autrefois au saintiège par la comtesse Mathilde, et dont le ch.-l. était Viteroe. File correspond au circondario de Civita- Vecchiaet à une partie de la province de Rome.

patrimonial, e, aux adj. Qui est du patrimoine : terre patrimoniale. Qui se transmet par héritage.

patrimonialement \man] adv. a titre de

patrimoine : biens dont on hérite patrimonialement.

patrimonialiser :e v a Rendre patrimonial.

patrimonialité n. f. Caractère de ce qui est patrimonial.

patriotard [tar], e n. et adj. Fam. Pue iron., qui affecte des sentiments exagères, bruyants, de patriotisme.

patriote n. et adj. (du gr. patriotes, compatriote). Qui aime sa patrie, qui cherche à lui eue utile : les soldats patriotes. Nom donné, au début de la Révolution, aux partisans des idées nouvelles.

patriOterie [ri] n. f. Affectation outrée de patriotisme.

patriotique adj. Qui appartient au patriote, qui exprime le patriotisme : poésie patriotique.

patriotiquement [ke-man] adv. En patriote.

patriotisme [tis-mé] n. m. Amour de la patrie.

patripas&ien ou pàtropassien [pa-si-in

n. m. (du lat. pater, père, et passas, qui a souffert). Nom donné, dans les premiers siècles de l'Eglise, à divers groupes d'hérétiques qui niaient toute distinction réelle entre les personnes de la Trinité. Syn. passioniste.

patriStique [tris-ti-ke] adj. (du gr. palèr, père). Relatif aux Pères de l'Eglise : la tradition patriotique. N. f. Science qui a pour objet la connaissance de la doctrine des Pères de l'Eglise, de leur vie, etc.

Patrizzi l Francesco), philosophe, savant et poète italien, né dans l'île de Cherso 'Dalmatiei, m. à Rome (1529-1597). 11 combattit avec éclat la philosophie d'Aristote, défendue parle cardinal Bellarmin.

patrobe n. m. Genre d'insectes coléoptères carnassiers, comprenant des carabes répandus sur l'hémisphère boréal.

patrociner [né v. n. (lat. patrocinari). Parler longuement jusqu'à 1 importunité. (Vx.)

PatrOCle, héros grec, ami d'Achille, qu'il suivit au siège de Troie. Quand Achille, irrité contre Agamemnon, refusa de combattre et se retira sous sa tente, Patrocle, revêtu des armes du héros, marcha contre les Troyens et fut tué par Hector. C'est pour le venger qu'Achille consentit à reprendre sa place dans les rangs des Grecs. (Mylh.) Dans l'application, les armes d'Achille symbolisent, au propre et au figuré, des armes trop pesantes pour ceux qui en font usage.

patrologie [ji] n. f. (du gr. pafr, tros, père, et lo'jos, discours). Connaissance de la vie et des oeuvres des Pères de l'Eglise : la patrologie latine. Traité sut- eux. Collection de leurs écrits (en ce sens, prend une majuscule) : la Patrologie de Aligne-

— Encycl. Les auteurs dont s'occupe la patrologie sont répartis en trois classes : les docteurs de l'Eglise, les Pères et les écrivains ecclésiastiques. Le plus ancien ouvrage de patrologie est le traité latin de saint Jérôme, intitulé: Des hommes illustres de l'Eglise. Au txB siècle, Pbotius composa en grec sa fameuse Bibliothèque, remplie de renseignements précieux. Au xix* siècle, on doit citer la Patrologie de Migne ou Bibliothèque universelle du clergé (1840- 1808) et le Corpus scriptorum ecclesiasticorum, commencé par l'Académie de Vienne en 1808.

patron, onne ;i<-)ie]n. flat. patronus). Antiq. rom. Citoyen, patricien, auquel des personnes libres de condition inférieure (clients) étaient attachées. Personne puissante, dont on a la protection. Saint, sainte dont on porte le nom, à qui une église est dédiée, ou qui protège une ville, une communauté. Chef d'une entreprise industrielle, commerciale, "d'une maison par rapport à ses ouvriers, ses employés, etc. Mar. Capitaine au cabotage. Gradé de la manœuvre, commandant à une embarcation ou tenant la barre. Celui qui commande une embarcation : le patron d'une barque de pèche.

patron n. m. Modèle en bois mince, zinc' carton, papier, mousseline, etc., d'après lequel on taille un objet, on confectionne un vêtement : patron de corsage. Cartons à jours pour le coloriage.

patronage n. m. Protection accordée par un homme puissant à un inférieur. Association de bienfaisance ou société amicale de protection, etc. : les patronages scolaires. Lieu ou elle a son siège : aller au patronage. Techn. Peinture faite avec des patrons découpés. Dr. Protection exercée sur les condamnés en vue de prévenir la récidive. V. récidive.

PAT

PAU

patronal, e, aux adj. Qui concerne le patron, les patrons: fête patronale ; syndicat patronat.

patronat [mi] n. m. (lat. patronatus). Antiq. rom. Qualité de patron; droit du patron sur ses clients. Auj., qualité de patron, autorité du patron; ensemble des patrons : le patronat et le salariat.

patronner [tro-né] v. a. (de patron). Recommander, appuyer : patronner une candidature. Introduire en protégeant: patronner un nouveau venu.

patronner [lro-né] v. a. Imprimer a l'aide d'un patron à jours: patronner des cartes. Découper sur un patron : patronner une chemisette.

patronnasse [tro-nèse] n. et adj. f. Dame qui dirige une fête, un bal. etc., de bienfaisance : les paironnesses : les dames palronnesses. Dame qui dirige un patronage.

patronnet tro-nè]n. m. Jeune garçon pâtissier.

patronneur [tro-neur] n. m. Ouvrier qui colorie au patron.

patronnier [tro-ni-é] n. m. Ouvrier qui taille les patrons de chaussures.

patronymique adj. (gr. patronumos; de pat'r. iros, père, et onuma, nom). Anaq. Se dit d'un substantif dérivant du nom propre, commun à tous les descendants d'un personnage :

les descendants d'Hercule avaient pour nom patronymique les Héraclides. Auj. Xom patronymique, nom de famille, par opposition au prénom.

patrouillage [trou, u mil.]

n. ni. Saleté qu'on fait en patrouillant. Kagoùt malpropre, dégoûtant.

patrouille [trou. Il mil.] n.

f. (de patrouiller). Milit. Petitdétachement chargé de faire un parcours de surveillance : rencontrer la patrouille. L'action même de ce détachement: des patrouilles nocturnes.

Patrouille turque {la) ou Ronde du cadjibey de Smyrne, tableau de Decamps (1831). Toile d'uneturbulcnce singulière, peinte du premier oup avec touche nerveuse et rapide.

patrouiller [trou, iimil.,ë]

v. n. (de patte . Patauger dans la boue; agiter de l'eau bourbeuse : patrouiller dans une mare. Aller en patrouille. V. a. Manier d'une façon indiscrète, maladroite ou malpropre : patrouiller des viandes, des gâteaux.

patrOUilliS [trou. Il mil., i] n. m. Barbier, endroit où l'on patrouille.

Patru (Olivier), avocat français, né et m. à Paris (1604-1081), ami de Boileau. Avocat plein de talent et de probité (il vécut pauvre et dut même vendre sa bibliothèque que Boileau lui acheta tout en lui en laissant la jouissance), il ramena à une plus grande simplicité l'éloquence boursouflée du barreau de l'époque. Son discours de remerciement à l'Académie fut à ce point goûté par elle qu'une semblable harangue fut exigée désormais de tous les nouveaux membres admis.

patruisage;(ru-!-;a-7'ejn.m.Droitque payaient autrefois les marchands qui fréquentaient les foires.

pattale [pa-ta-le] n. m. Véner. Bois du jeune cerf, quand il n'est pas encore ramifié.

patte [pa-te] n.f. Pied et jambe des quadrupèdes et des oiseaux autres que les oiseaux de proie (serresi ; de certains reptiles, comme le lézard et le crocodile ; de certains animaux aquatiques, comme récrevisse et le homard ; de certains insectes, comme le hanneton, la mouche, etc. : les pattes des hérons sont très hautes. Fam. Main ou pied de l'homme: se laver les pattes. Fatn. et fin. Habileté demain:peï)itre '/ni n de la patte. Pied de certains objets: verre

chet de fer qui sert à suspendre la viande, à enlever les futailles. Bot. Patte d'araignée, nom vulgaire de la nigelle. Mar. Petits cordages sur lesquels se frappent les branches de bouline. Fig. Coup de patte, trait malin, critique. Patte de velours, patte d'un chat dont les griffes sont rentrées pour jouer ou caresser. Fig. Douceur, modération dans les procédés : faire patte de velours.

Pattes de mouches, écriture maigre et peu lisible. Pattes de lajiin, favoris très courts. Marchera quatre pattes, sur les mains et les genoux. A'e remuer nipied ni patte, rester complètement immobile. Tambcr sous la patte de quelqu'un, se trouver à sa merci. A bas 1rs pattes ! Se dit aux chiens qui, dressés sur les pattes de derrière, menacent la propreté ou l'équilibre de quelqu'un ; elparext., aux gens qui lont des gestes indiscrets. Patte blanclie, signe de reconnaissance (par allusion à la fable de La Fontaine : le Loup, la Chèvre et le Chevreau). — Encyci.. Zool. Les pattes servent aux animaux de soutien ou d'organe de locomotion ; aussi désignet-on sous ce nom des appendices fort divers. Chez

Pattes «l'épaule :

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