PEG
pédale n. f. (ital. pédale). Pièce qu'on meut avec le pied pour actionner une meule, un tour, etc. Gros tuyau d'orgue ou basse d'un autre instrument, que l'on fait sonner à l'aide d'une touche qu'on baisse avec le pied. Note de basse, que l'on tient très longtemps. Levier qu'on manoeuvre avec le pied, pour
Pédales : 1 et *. De b.cyclelle ; 2. De piano ; 3. De grand orgue ; 5. Do haipo. 6. D'harmonium.
élever les cordes d'une harpe, modifier les sons d'un piano, etc. Touches du piano qu'on baisse de même : «ii c'avier de pédales. Partie de la fugue, qui prépare la cadence finale. Partie d'un cycle, à laide de laquelle les pieds font avancer l'instrument : les pédales d'une bicyclette. Par ext. Cyclisme: les fervents de la pédale.
pédalé, 6 ailj. Qui a la forme ou l'aspect d'une pédale.
pédaler [lé] v. n. Actionner une pédale. Fam. Se promener à bicyclette.
pédaleur, euse [eu-ze] n. et aJj. Qui pédale une vaillante pëdaleuse.
pédalier [li-é] n. m. Musiq. Clavier de pédales. Véloc- Ensemble du mouvement constitué par les pédales, les leviers coudés et les billes.
pédaliforme adj. Qui a la forme d'une pédale.
pédané adj. m. (lat. pedaneus). Juge pédané, juge subalterne qui jugeait debout.
pédant [dan], e n. (ital. pédante). Professeur, celui qui enseigne. (Vx.) Celui qui affecte de paraître savant ou de censurer les autres : les pédants sont ennuyeux. Adjectiv. : ton pédant.
Pédant joué {le), comédie en prose, en cinq actes, de Cyrano de Bergerac (1645) ; imbroglio à l'italienne, mêlé de gauloiseries, et qui eut un grand succès. II a été mis h contribution par Molière, dans les Fourberies de Scapiu.
pedantaille [ta, Il mil., e] n. f. Par dénigr. et fam. Ramassis de pédants.
pédautasse [tu-se] n. et adj. m. Gros, lourd pédant. Adjectiv. : air pédantasse.
pédanter v. n. v. péuantiser.
pédanterie [ri] n. f. Etat de professeur : embrasser la pédanterie. (Vx ) Manière, caractère du pédant. Erudition fatigante.
pédantesque [fès-fte] adj. Qui sent le pédant : inumération pédantesque.
pédantesquement [tès-ke-man] adv. D'une manière pédantesque. (Peu us.)
pédantiser [se] v. n. Faire le pédant. (Vx.) V. a. Rendre pédant : enfant que son précepteur a pédantisé.
pédantisme [tis-me] n. m. Ton, caractère, manières de pédant. Les péd.ints: fustiger le pédantisme.
pédantocratie [si] n. f. (de pédant, et du gr. kratus, puissance). Gouvernement, domination des pédants.
pédard [dar] n. m. (de pédaler). Pop. Cycliste grossier, maladroit, dangereux pour les autres.
pédatifide adj. Se dit des feuilles pédalées dont les bords présentent des fissures ou lobes aigus, atteignant le milieu du limbe.
pëdatilobé, 6adj. Sedit des feuilles pédalées dont les bords présentent des lobes arrondis qui vont jusqu'à une certaine profondeur.
pédatipartite adj. f. Se dit des feuilles pédaliformes divisées, mais dont les divisions sont soudées près de la nervure médiane.
pédatiséqué [ké], e adj. Se dit des feuilles à nervures pédalées et à plusieurs lobes distincts les uns des autres.
Pédauque (la Reine), personnage sculpté au portail de certaines églises. C'est une reine dont les pieds sont palmés comme ceux des oies (languedocien péd'auco, ital. pede d'occa). On y a vu une allusion à la reine de Saba, à qui Salomon aurait dit: » Votre visage a la beauté des plus belles, mais vos pieds ne répondent guère à cette beauté! »
Pédauque | ta Rôtisserie de la Reine).\. Rôtisserie.
pede paena claudo, mots lat. signif. : Le châtiment au pied boiteux. Pensée d'Horace (Odes, III, 2, 32) qui signifie que, si le châtiment ne suit pas toujours immédiatement le crime, il ne manque cependant jamais d'arriver.
pede presto, mots lat. signif. : D'im pied rapide, loc. ital. exprimant l'empressement, la rapidité que l'on mettra à venir, à exécuter un ordre, etc.
pédéraste [ras-te] n. m. ( gr. paiderastés; de pais, paidus. garçon, et erasiês, amoureux). Celui qui est adonné à la pédérastie.
pédérastie [ras-tî] n. f. (de pédéraste). Acte contre nature, qui consiste en l'assouvissement de l'instinct sexuel de l'homme avec un autre homme.
— Encycx. La pédérastie était très répandue dans la Grèce ancinnne. où elle n'était pas considérée comme un vice. En fait, les Romains dépassèrent les Grecs, mais punirent la pédérastie de peines sévères. Les anciennes lois françaises les imitèrent, et l'un fit de même en Allemagne, en Angleterre, en Autriche-Hongrie, etc. Eu France, la pédérastie est tenue pour un vice infâme, mais elle ne tombe sous l'application de l'art. 330 du Code pénal que lorsqu'elle a le caractère de publicité constituant l'outrage public à la pudeur.
Pédernec, comm. des Côtes-du-Nord, arr. et à 9 kil. de Guingamp; 2.710 h. Menhirs.
pédèse [dè-ze] n. f. (du gr. pèdosis, action de bondir). Agitation des particules microscopiques en suspension dans un liquide. (On dit aussi mouvements BROWNIENS.)
pédesouille [zou, Il mil, e] n. m. Pop- Paysan, manant, malotru.
pediculus
Pédiculaire.
pédestre [dés-Ire] adj. (lat. pedestris). Qui se fait à pied : voyage pédestre. Statue pédestre, qui représente un homme â pied.
pédestrement [des-tre-man] adv. A pied : regagner pédestrement sa demeure.
pédestrian [des-trï] n. m. (m. aagl., tiré du lat. pedestris, pédestre). Marcheur ; coureur ; individu quiluiteavec un autre à la marche ou à la course.
pédestrianisme [etës-Jri-a-m's-me] n. m. (de
pédestrian). Sport de la marche. Lutte entre marcheurs, entre coureurs.
pédète n. f. Genre de mammifères rongeurs, type unique d'une famille dite des pédëlidés, renfermant de curieux animaux tenant à la fois de la gerboise et de l'écureuil, et qui vivent dans les terrains arides de l'Afrique australe.
pédiaque[a-Ae] n.m. Genre d'insectes coléoptères clavicornes, vivant dans l'hémisphère nord, sous les écorces des arbres.
pédiastre [as-tre] n.m. Petite algue verte, très commune dans les eaux douces.
pédiatre n. m. Celui qui s'occupe de pédiatrie-
pédiatrie [tri] n. f. (du gr. pais, paidos, enfant, et iatreia, médecine;. Médecine des enfants.
pedibus cum jambis, mots lat. signif.: Avec ses pieds et ses jambes, locution facétieuse du latin macaronique, qui signifie A pied : voyager pedibus cum jambis.
pédicellaire [sèl-lè-re] n. m. Appendice microscopique du test, chez les échinodermes.
pédicelle [sè-le] n.m. (lat. pedicellus). Petit pédoncule.
pedicellé [sèl-lé] 6 adj. Rot. Muni d'un pédicelle : fleur pédicellée.
pédicellule \sél] n. m. Support de l'ovaire, dans certaines Heurs de composées.
pédicellule, e [sel] adj. Qui est porté sur un pédicellule.
pédiculaire [lê-re] adj.
pou). Qui concerne les poux.
Maladie pédiculaire, v. phtiriase. N. f. Genre de plantes de la famille des scrot'uliariacées, renfermant une centaine d'espèces des régions tempérées et froides. (La pédiculaire des marais est appelée aussi herbe aux poux, parce qu'elle a passé pour donner des poux au bétail. La pédiculaire est nuisible au fourrage.)
pédicule n. m. (lat. pediculus ; de pes, pedis, pied) Rot.
Support ou pied d'un organe qu 'Iconque- Zool. Toute pièce étroite plus ou moins allongée, reliant deux organes.
pédicule, e adj. Qui a un pédicule : chanqiignonpédiculé.
pédiCUlidéS n. m. pi. Famille d'insectes hémiptères, renfermant les poux (pediculusi et genres voisins. S. un pédiculidé.
pédiculisation [za-si-on] n. f. Formation d'un pédicule.
pédicure n. m. (du lat. pes, pedis, pied, et curare, soigner). Celui qui extirpe les cors, les oignons, les durillons des pieds.
pédien, enne [di-in, è-ne] n. (gr. pedieus). Antiq.gr. Habitantde la plaine d'Athènes ou Pédion.
pédieUX, euse [di-eu, eu-ze] adj. Qui appartient au pied : artère pédieuse ; muscle pédieux.
pédiforme adj. (du lat. pes, pedis, pied, et de forme). Qui a la forme d'un piedpedigree [pé-di-grî] n. m. (m. angl.). Turf. Généalogie d'un chien de race , d'un cheval de course.
pedilanthe n. m. Genre d'euphorbiacées, comprenant des arbrisseaux rameux à fleurs rouges, qui croissent aux Antilles et dans l'Amérique du Sud. (De la tige et des rameaux du pedilanthe tithymalotde, il découle un suc laiteux, caustique, produisant des pustules sur la peau.)
pédile n. m. Rot. Sorte de support, placé audessous de l'aigrette des synanthérées.
pédilé, e adj. Qui est supporté par un pédile.
pédilophore n. m. Genre d'insectes coléoptères, comprenant de petits insectes globuleux, métalliques, de l'hémisphère boréal.
pédiluve n. m. (du lat. pes, pedis, pied, et luere. laver). Bain de pieds.
pédimane n. et adj. (du lat pes, pedis, pied, et manus, main). Nom donné à certains animaux qui ont le pouce du pied de derrière séparé, comme dans une main : la sarigue est pédimane.
pédine n. m. Genre d'insectes coléoptères hétéromères, comprenant de petits insectes noir lustré, de l'hémisphère nord.
Pédion. Antiq.gr. Nom sous lequel on désignait la plaine d'Athènes.
pédionalgie [ji] n. f. (du gr. pédion, plante des pieds, et algos, douleur). Douleur vive de la plante des pieds.
pédipalpeSn. m. pi. Ordre d'arachnides, propres aux régions tropicales et comprenant ceux dont les pattes de la première paire sont allongées, filiformes, comme des antennes, et dont les chélicères sont terminées par des griffes. S. un pèdipalpe.
pédogénèse [nè-ze] n. f. (du gr. pais, paidos, enfant, et genesis, génération). Mode de reproduction, dans lequel les larves produisent directement l'espèce.
pédomètre n. m. Teehn. V. podomètre.
pédon n. m. (ital. pedone). Dans le Midi, facteur rural.
pédonculaire [le-re] adj. Bot. Qui concerne le pédoncule.
pédoncule n. m. (lat. pedunculus). Bot. Organe allongé, supportant un autre organe. Anal. Nom donné à certaines protubérances du cerveau. Zool. Toute pièce ou tige reliant une partie à une autre, un organe h un autre. (Syn. de pédicule.)
pédonculé? e adj. Porté par un pédoncule. Chêne pédoncule, espèce de chêne dont le fruit est porté par un long pédoncule.
pédonculeux, euse [leu, eu-ze] adj. Qui a de longs pédoncules.
pédonome n. m. Antiq. gr. Magistrat chargé de surveiller l'éducation des enfants, à Sparte.
pédonne [do-ne] n. f. Nom donné à des petites chevilles coniques, qui. dans les métiers à tisser la façonné, adhèrent aux faces du cylindre et servent à maintenir les cartons.
pédotribe n. m. (gr. paidotrihès). Antiq. gr. Maître de gymnastique pour les enfants
pédotrophe n. m. (du gr. pats, paidos, enfant, et trophein, nourrir). Celui qui enseigne l'art de nourrir, de soigner les enfants.
pédotrophie [fi] n. f. (de
pédotrophe). Partie de l'hygiène, qui traite du régime alimentaire des enfants.
Pedro I" d'Alcantara, empereur du Brésil , roi de Portugal sous le nom de Pedro IV, né h Quéluz, m. â Lisbonne (1798-1834). Il octroya au Brésil une constitution libérale, et, en 1832, reconquit le Portugal sur dom Miguel ; — Pei'RO II, empereur du Brésil en 1831(1825-1891). Il ouvrit l'Amazone à la navigation, interdit la traite des noirs et donna une vive impulsion aux travaux publics ; mais un soulèvement républicain le détrôna en 1889. Savant distingué, il fut membre associé de l'Académie des sciences de Paris.
Pedrolino, valet de la comédie italienneet prototype duPierrot français.
pedum [pé-dom'\ n. m. (du lat.
lues, pedis, pied). Antiq. rom. Bâton en forme de crosse , attribut de plusieurs divinités champêtres. Zool.
Genre de mollusques lamellibranches, appelés vulgairement houlettes et qui vivent enfoncés dans les rochers madréporiques.
Peel [pil] (sir Robert), homme d'Etat anglais, né à Chamber-Hall, m. à Londres (1788-1800). D'abord chef du parti tory, il devint ensuite le champion du libre-échange et établit Yincome tax.
Peer, v. de Belgique (Limbourg, v^"v"">arr. de Maeseyck), sur le Dommel; 2.630 h. Tanneries; machines agricoles.
Peer Gynt, célèbre drame d'Ibsen, pour lequel le compositeur E. Grieg a composé huit morceaux symphoniques. Peer Gynt, après avoir couru le monde et gâché sa vie, revient mourir en Norvège, auprès de Solveig, qu'il a aimée dans sa jeunesse et qu'il retrouve vieille femme, mais toujours fidèle. Œuvre d'une inspiration originale et d'une poésie intense (1867).
Peerlkamp (Pierre-Hoffmann), philologue et critique hollandais, né à Groningue, m. à Hilversum (1786-1865); commentateur hardi d'Horace et de V Enéide.
pégamoïd n.m. Désignation commerciale créée par le premier inventeur qui imagina d'imperméabiliser des étoffes au moyen de la cellulose dissoute.
pégamoïdè, e adj. Composé, recouvert, etc., de pégamoïd.
pégane n. m. Genre de rutacées, renfermant des plantes de l'Asie, de la région méditerranéenne, et dont une espèce (peganumhermala ou armel) donne des graines amères, emménagogues et anthelminthiques.
pégase [gha-ze] n. m. (de Pégase n. myth.) Genre de poissons lophobranrhes. à nageoires pectorales très développées , en forme d'ailes (d'où leur nom), et qui vi ve nt dans l'océanlndien.
Pégase
[gha-ze ] cheval ailé , né du sang de Méduse, lorsque Persée lui eut
COUpé la tête. PeKa*e.
Ce héros, monté sur Pégase, alla délivrer Andromède, exposée à la fureur d'un monstre marin, et Bellérophon se servit de Pégase pour combattre la Chimère. D'un coup de pied, Pégase fit sortir de la montagne de l'Hélicon la fontaine d'Hippocrène, où les poètes, dit-on, allaient puiser l'inspiration. (Myth.) Pégase est lui-même le symbole de l'essor du génie poétique ; on suppose qu'il porte les poètes dans l'espace jusque sur l'Hélicon, et monter sur Pégase ou enfourcher Pégase signifie (aire des vers. De même, en parlant d'un mauvais poète, on dira que. pour lui, Pégase est rétif.
Pégase, constellation de l'hémisphère boréal.
pégasien, enne [zi-in, è-ne] adj. Qui a rapport à Pégase.
pègle n. f. Nom landais de la poix noire.
pegmatite [pègh] n. f. Rocbe cristalline, qui est un granit à gros grains et à mica blanc.
pégomancie [si] n. f. (du gr. pêgè, fontaine, et manteia, divination). Antiq. gr. Divination par l'examen des eaux des fontaines.
pégomyie [mi-t] n. f. Genre d'insectes diptères brachycères, répandus dans l'hémisphère nord et dont une espèce est nuisible aux oseilles.
pégot [■, Ao] n. m. Légère couche gluante sur le fromage de Roquefort. Nom vulgaire de la fauvette des Alpes.
PégOU ou PégU, anc. capitale, aujourd'hui en décadence, du royaume de ce nom, dans la Birmanie ; 10.000 h. (Pègouans).
Pégase.
PÈG
PÉJ
pègre n. f. Atq. Voleurs considérés comme formant une classe sociale : haute pègre; basse pègre,
pégriot [gri-o\ n. m. Arg, Voleur d'objets insignifiants.
pehlvï ou petllevi, e [pèl] adj. Se dit d'une lançu ■ iranienne dérivée le l'ancien perse : lalawjue pehivin. N. m. : le pe.hlvi ou pehlevi.
Peïchavêr ou Pesha«var, v. de l'Inde anglaise (Pendjab), place stratégique importante, à rentrée d'un des passages principaux qui mènent de l'Ind.- vers l'Afghanistan 0 i 000 h.
peignage [pe-gnaje] n. m. Action, manière de peigner les matières textiles ou les étoffes : le peignage des laines,
peigne [pe-gne] n. m. (lat. pecten). Instrument
Peignes : 1. Do poche; 2, 3, 5. De coiffure; 4. Fin; 6. Démêloir.
de buis, d'écaillé ou d'ivoire, taillé en forme de dents, qui sert à démêler ou retenir les cheveux et à nettoyer la tête: peigne à décrasser, à démêler. Fam. Un peigne dans un chausson, un mobilier très misérable. Sale comme un peigne, très sale. Donner un coupdr peigne à quelqu'un, le peigner rapidement, et, au fig., le battre ; à une chose, la Unir, l'arranger- Outil de même forme, avec lequel les décorateurs
fieignent les faux bois. Extrémité ibre, en haut ou en bas, des échalas d'un treillage. (Syn. herse.) Instrument à dents de 1er longues et acérées, dont on se sert pour apprêter la laine, le chanvre, etc. Zool. Genre de mollusques lamellibranches, dont certaines espèces, comme la coquille Saint-Jacques, sont comestibles.
peigné \pè-gné], 6 adj Nettové, arrangé avec le peigne: cheveux soigneusement peignes. Mal peigné, malpropre, mal vêtu. N. ni. Fig Ce qui esttrop soigné, léché. ferlai. Laine peignée ; tissu en laine peignée.
peignée [pè-gné] n. f. Toute la quantité de matière texile, que l'ouvrier met à la fois sur son peigne. Pop. Action de battre ou de se battre : recevoir une peignée.
peigner \pè-gné] v. a. (lat. pectere). Démêler, arranger les cheveux, etc., avec le peigne; la laine, les textiles avec les appareils spéciaux. Détordre et effiler l'extrémité d'un eàble. Fig. Travailler, soigner avec minulie : peigner son style. Pop. Peigner quelqu'un, lui donner des coups.
peigieran n. m. Syn. de peignier.
peignerie [pè-gne-ri] n. f. Industrie du peignage.
peigneur, euse [pè-gneur, eu-ze] n. et adj. Personne dont la profession est de peigner la laine, etc. : ouvrier peigneur. N. f. Machine à peigner les matières textiles.
— Encvci.. One peigneuse se compose ordinairement de règles en bois ou en métal, dans le squelles sont implan tées des dents ou aiguilles en acier. Ces règles ou peignes sont fixéessurune sorte de large lanière ou tablier sans fin, auquel des poulies commu n iquentun rapide mouvement de rotation. Audessus de ce tablier, se, trouve un chariot auq u e 1 est i xée une
Peigneuse.
presse. Entre les mâchoires de cette presse, le lin ou le chanvre, solidement maintenu, pend verticalement. Le chariot et la presse, en descendant, mettent le textile en contact avec le peigne.
peignier [pè-gnité] n. m. Qui fait, qui vend des peignes. Adjectiv. : marchand peignier.
peignoir [pè-gnoir] n. m. Espèce de manteau de toile, qu'on se met sur les épaules quand on se peigne, qu'on sort du bain, etc. Sorte de robe non ajustée, queles dames portent en déshabillé.
peignon
[pe-gnon] n. m.
Quantité de chanvre peigné, quelecordier met à sa ceinture quand il file une corde. N.m.pl. Filamentscourts de laine peignée.
Peignot
ljiè-ono]f Etienne-Gabriel), littérateur et bibliophile français, né à Arc-en-Barrois, m. à Dijon (1767-1849). On lui doit
Peignoirs ; 1. De femme (ajusté) ; 2. De femme (flottant); 3. D'appartement; 4. De
un grand nombre d'écrits fort intéressante, traitant de particularités peu connues de l'histoire littéraire et bibliographique,
pe:gnure [pè-gnu-re] n. f. Mnr. Opération consistant à peigner les cordages. Cordage qui a été peigne. N. f. pi. Cheveux qui tombent de la tête quand on se peigne.
Peï-lio [fleuve Dlanc](le), fl.de la Chine, qui se jette dans le golt'e du Petchill, en passant près de Pékin et à Tien-Tain ; 4".0 lui. Vallée très fertile.
Peillac, comm. du Morbihan, arr. et à 55 kil. de Vannes; 2.000 a.
peille [pe. Il mil., c] n. f. Chiflon à faire le papier. Ligne année d'hameçons.
Peille, comm. des Alpes-Maritimes, arr. et a 20 kil. de Nice; 1.710 li Huileries.
peiller ou peiliier [ pi, u mu , é ], ère n. Ra-
masseur de peilles.
peillereau [pè. Il mil., e--6) n. m. Chiffonnier rural. (Peu us.)
peinard [pc-nar] n. m. (de peine). Pop. Individu qui s'épuise à des besognes pénibles. Vieillard malheureux et débile. Aller, s'en aller en père peinard, aller, s'en aller tranquillement, sans rien dire.
peinchebec [pt»-c/te-6è/r]n. m. Alliage de zinc et de cuivre.
pe ndre [pin-dre] v. a. (lat. pingere. — Se conj. comme craindre.) Représenter un être, un objet, une scène, p;ir des couleurs: peindre un homme, un paysage. Exécuter en peinture : peindre de nombreux lubleaur. Avoir pour genre spécial en peinture : peindre le paysage. Couvrir de couleur : peindre un mur. Orner de figures : peindre un plafond. Fig. Représenter à l'esprit, exprimer, donner 1 idée, décrire : Balzac peint liien ses personnages. Etre fait à peindre, être très bien fait. Allus. littér. :
Si mes confrères savaient peindre,
dernier vers d'une fable de La Fontaine: (e Lion abattu ]iar l'homme (III, 10). Se cite pour rabattre le caquet des gens qui tirent vanité d'un avantage facilement accordé.
peine [pè-ne\ n. f. (lat. psena). Souffrance infligée comme punition, châtiment: la peine doit ,'tre proportionnée à la faute. Souffrance, tourment, chagrin : les peines du cœur. Inquiétude: être en peine d'un absent. Travail, fatigue. Difficulté, obstacle : on ne réussit ;ias sans peine. Embarras, misère : ne laissez pas votre prochain iluus la peine. Peine capitale, peine de mort. Peines éternelles, damnation. Homme d" peine, qui fait les ouvrages les plus pénibles d'une maison, d'un atelier, d'une gare. Pour la peine, pour récompense ou dédommagement. Perdre sa peine, travailler inutilement. Mourir à la peine, sans avoir mené abonne fin ce qu'on avait entrepris; s'épuiser à force de travail. ive pas plaindre sa peine, déployer une grande activité. Valoir ta peine, avoir assez d'importance pour qu'on y consacre ses soins, son travail. Faire peine, inspirer de la compassion. Faire de la peine, causer du chagrin. Donnez-vous la peine de..., veuillez. Sous peine de mort, sous peine de la vie, avec menace de mort. Loc. adv. : j4t>ec peine, difficilement, à regret. Sans peine, facilement. A jieine, depuis très peu de temps : lenomade, ù peine arrivé, repart. Presque pas: savoir à peine lire. A grand'peine, malaisément: le prolétaire joint à grand'peine les deu.r bouts. Prov. : Toute peine mérite salaire, il est juste de récompenser tout service rendu. Ali. os. litt. : Il avait été à la peine, c'était bien raison qu'il fût à l'honneur, réponse de Jeanne d'Arc à ses juges, qui lui demandaient pourquoi elle avait fait porter son étendard au sacre de Charles VIL Ant. Plaisir.
— Encvcl. Dr. pin. Il existe trois catégories de peines, correspondant aux trois natures d'infractions à la loi et aux trois ordres de juridictions répressives : les ; eines criminelles, dont sont frappés les crimes et qui sont prononcées par la cour d'assises; les peines correctionnelles, qui répriment les délits et sont appliquées par le tribunal corr ctionnel ; les peines de simple police, réservées aux contraventions et inlligées par le tribunal de simple police.
En matière criminelle, les peines sont afflictives et infamantes, ou simplement infamantes. (V. infamant.) En outre, elles se divisent en peines de droit commun, réservées aux crimes de droit commun, et en peines politiques, attachées aux crimes politiques.
A part les peines, dites principales, il existe, en matière criminelle et correctionnelle, des peines accesso ires, telles que la dégradation civique, l'interdiction légale, la relégation, l'interdiction de séjour, et, en toutes matières, des peines complémentaires, telles que la confiscation.
Certaines circonstances ont pour effet tantôt d'aggraver la peine Cil en est ainsi de la récidive), tantôt de la faire diminuer (excuses légales, circonstances atténuantes).
Aucune condamnation ne peut être exécutée les dimanches et jours f ries, fêtes nationales ou religieuses.
Les lois pénales n'ont d'effet rétroactif qu'en ce qui concerne la procédure, l'instruction et la compétence.
La condamnation aux peines établies par la loi est toujours prononcée sans préjudice des restitutions et dommages-intérêts qui peuvent être dus aux parties.
Lorsque le condamné est frappé de déchéances
(V. INTERDICTION LFGA1.E. MORT CIVILE, etc.), qui le
privent, de l'exercice de ses droits civils, il lui est nommé un tuteur et un subrogé tuteur pour administrer ses biens. Pendnnt la durée de sa peine, il ne peut lui être remis aucune somme, sauf une partie du pécule provenant de son travail.
Lorsque le même délinquant a commis plusieurs infractions, la peine la plus forte est seule prononcée. D'autre part, en certains cas et sous certaines conditions que détermine la loi du 26 mars 18m, dite loi Déranger, le juge peut ordonner qu'il sera sursis à l'exécution de la peine.
Les peines s'éteignent par le décès des condamnés (mais l'amende devient une dette civile à la cliarge de la succession), l'amnistie, la grâce, la libération conditionnelle, la réhabilitation, la prescription. V. ces mots et casier juniciAtRE.
Peines et des récompenses (Traité des), ouvrage célèbre de Bentham (1811). L'auteur établit
tout son système philosophique sur le principe d'utilité sociale, qu'il considère comme le régulateur le plus certain des rapports entre le , hommes.
Peine, v. de Prusse (Hanovre), sur la Tuse: iu.4.0 h. Forges.
peiné [pc-nè], e adj. Affligé, chagriné: je suis 1res peiné de celle résolution.
peiner (pè-ni) v. a. Affliger, causer du chagrin: lei enfants indociles pei7ietttUurgvarents, fatiguer : un mauvais fheral pebie U cntulier, Y. n Eprouver du déplaisir ou de la fatigue: pe ner sur vu ouvrage. Se peiner v. pr S'affliger. Se donner du mal: on n'aime guère à se peiner.
peineux, euse [pèneu, eu-ze] adj. Qui apporte de la peine. Semaine peineuse, ancien nom de la semaine sainte
peintelé, e \pm] adj. Qui a les couleurs variées de la pintade : faisan pehitelé,
peintre [pin- Ire] n. m. Uat. pictor) . Qui exerce l'art de peindre: peintre d'histoire. Celui dont la profession est d'enduire de peinture les murailles : peintre en bâtiment*. Fig. Ecrivain qui excelle à représenter ce dont il parle : Molière est un granit peintre.
Peintres de toutes les écoles (Dis oire des), par Charles Blanc, série d'éludés sur les p-intres célèbres depuis la Renaissance jusqu'à nos jours (18.8-1874).
peir)treaU|>i>i-(/ô]n. m. Fam. Mauvais peintre.
peintresse [pin-trt-se] n. f. Femme peintre.
pe'.n're-Vltrier n. m. Artisan qui est à la fois baligeonneur et vitrier. PI. des peintres-vitriers.
peinturage [pin n. m. Action de peinturer. Son résultat. (Peu us.)
psinture [pin] n. f. (lat. pictura). Art de peindre : apprendre 1 1 peinture ; peinture à l'huile, à la détrempe, à la gouache, à fresque, etc. Ouvrage de peintre : des peintures historiques. Revêtement des surfaces au moyen d'une matière colorante. Cette matière elle-même : porte dont la peinture s'écaille. Fig. Description : la peinture îles mœurs. En peinture, dans le portrait qu'on fait, en apparence. Ne pouvoir voir quelqu'un en peinture, le détester.
— Escycl. Ce n'est qu'au ve siècle avant notre ère que parut Polygnote. le véritable créateur de la peinture hellénique. Agatharque trouva les lois de la perspective, et Apollo loie celles du clairobscur. Puis deux écoles, l'école iouienne-attique, et l'école dorienne (le Sicyone, marquèrent les deux tendances principales de la peinture grecque. Les traditions de l'école de Sicyone l'emportent à Alexandrie. Rome a recours aux peintres grecs de l'Italie méridionale, puis, vers le temps d'Auguste, cultive un genre de peinture décorative, imité des Alexandrins (Pompéi). Les chrétiens des catacombes empruntent et ad iptent à leurs croyances les motifs et les types de l'art païen, et Byzance lire des Ecritures une iconographie complète. C'est à partir du xiv siècle que la peiiture occidcntaleconimence à se distinguer en écoles nationales modernes : florentine, ombrienne, vénitienne, milanaise, padonane, génoise, etc. De bonne heure, les peintres des Pays- Bas associent aux traditions byzantines un senti ment très vif de la vie réelle. Ce réalisme s'affirme au xv« siècle avec l'école de Van Evck et atteint la perfection au xvit» siècle, avec Rubens et Rembrandt. La peinture allemande compte les deux grandes écoles de Cologne et de Nuremberg (xv et xvi« s.). Les peintres de France, les uns originaux, les autres soumis aux influences flamandes au xve siècle, mais tous réalistes, se mettent complètement, au xv]», à l'école des Italiens, et imitent surtout, au xvii« siècle, leurs œuvres de décadence. L'académisme triomphe avee Le Brun. Au xvtn« siècle, une vive réaction se produit contre lui au nom de la liberté ; à la fin du même siècle, David essaye de rétablir une discipline «à l'antique ». Les romantique* de 1830 réagissent contre cette école classique. Vers 1848. le réalisme triomphe avec Courbet et, après 1870. l'impressionnisme est mis à la mode par Manet. D'abord imitatrice des grandes écoles étrangères. l'Espagne a eu, au xvne siècle, la grande école nationale de Séville. En Angleterre, ce n'est qu'au \vui" siècle qu'on vit poindre une école nationale de premier ordre dans le portrait, le paysage et les scènes de genre ; au xix» siècle, parait 1 école préraphaélite.
peintUT ?T [pin-tu-ré] v. a. Enduite de couleur: peinturer un lambris.
peintureur, euse [pin. eu-ze] n. Ouvrier, ouvrière qui peinture. Mauvais peintre. (Peu us.)
peinturlurage [/lin] n. m. Action de peinturlurer. Son produit.
peinturlure [pin] n. f. Fa»i. Peinture grossière et voyante.
peinturlurer [pin, ré] v. a. (de peinture). Peindre de couleurs criardes : peinturlurer une façade.
PèipoUS [pouss](i.\c), lac de la Russie d'Europe, qui se déverse par la Narva dans le golfe de Finlande (3.513 kil. c.) ; très poissonneux.
Peiresc \pr-rèsl<\ (Nicolas -Claude Fabri de), savant français, né a Beaugen^ier (Provence), m. à Aix (1580-1637). Il a le premier écrit l'histoire par l'aspect de la médaille. Il fut l'ami de Casaubon et des frères Dupuy. Sa correspondance est des plus précieuses.
PeiXOtO [pè-i-kso] (Floriano), homme d'Etat et maréchal brésilien, né dans la province d'Alagoas, m. dans sa ferme de Divisa (1849-1895); un des auteurs de la révolution républicaine de 1889, et plus tard un des chefs de l'opposition militaire.
péjoratif, ive adj. idu lat. pejor. pire). Qui augmente le mal : mesure péjorative. (Peu us) Qui ajoute une idée de mal : aire, ache, sont des terminaisons péjoratives (marâtre, bravache). N. m. Ce qui empire un mal.
péjoration [si-on] n. f. (de péjoratif). Action d'empirer. Etat de ce qui devient pire.
pejor avis aetas, mots lat. signif. : L'âge présent ne vaut ;ias celui des aïeux. Locution empruntée au début d'une ode d'Horace, qui a dit en réalité (Odes, 111,6, 46):
jEtas parentum pejor avis (L'âge de nos pères inférieur à celui de nos aïeux.)