‹ Le Larousse pour tousChapitre 437 sur 979 · PRINCIPALES COULEURS EMPLOYÉES DANS LA TEINTURE DES TISSUS · texte numérisé non relu

PRINCIPALES COULEURS EMPLOYÉES DANS LA TEINTURE DES TISSUS

Fuchsine

Violet de Pans

Rosolane

Chrysoidine

Nigrisine

Coccéine

Eosine

Extrait d'orseille

Citronine

Vert brillant

Vert malachite

Vert sulfo

Roccelline

Larousse pour tous.

PÉK

pékan n. m. Nom vulgaire de la martre du Canada.

Pé-Kiang (le), riv. de la Chine, se réunissant

au Si-Kiaug, puis s'en séparant et contribuant a former avec d'autres rivières le vaste delta de Canton ; ;180 kil. Voie de communication importante entre la Chine du Nord et la Chine du Sud.

pekin n. m. Etoffe de soie peinte, fabriquée d'aDord en Chine, puis en Europe. A Vff. util il. Civil, bourgeois. (En ce sens, on écrit aussi péquin.)

Pékin (Résidence du Nord , capit. de la Chine,

siège du gouvernement et résidence de l'empereur, reliée par chemin de fer à Tien-Tsin. Fabrication de faïence, verrerie coloriée, sériciculture, etc. La capitale chinoise est formée de trois villes distinctes: la v. impériale, la v. tartare (extérieure) et la v. chinoise (intérieure); hautes cours de justice, observatoire, bibliothèques, beaux monuments, innombrables pagodes ; de 600.000 a "00.00(1 h. Prise en 181(0 par les Français et les Anglais. Une nouvelle intervention internationale y fut rendue nécessaire à la suite du siège des légations par les Boxers, en 1900.

pékinade n. f. Etoffe chinoise pour ameublement.

pékiné, e adj. (de pékiri). Se dit d'une étoffe de soie ou de laine offrant des bandes plus ou moins larges, alternativement claires et foncées, ou brillantes et mates.

pékoë n. m. Variété de thé noir, dite aussi péleo.

pelache n. f. Tissu de fil et de coton, sorte de peluche grossière, en usage aux xvji» et xvin» siècles.

Péladail (Joséphin), littérateur français, né à Lyon en 1858. 11 se tourna d'abord vers les sciences occultes, prit le titre de Sâr et fonda le salon de la Rose-Croix. Ses œuvres nombreuses, en particulier la série de la Décadence latine, offrent tin mélange original de rêves ésotériques, de croyances chrétiennes, de sensualisme. Son drame, Sémiramis, fut joué avec succès aux arènes de Nimes.

pelade n. f. (de peler). Maladie qui fait tomber par places les poils et les cheveux.

— Encycl. On a cru longtemps que la pelade était parasitaire, et par suite contagieuse. 11 semble aujourd'hui que c'est un trouble trophique (dermatoneurose). Les jilaques qu'elle détermine peuvent s'agrandir, se rejoindre et déterminer la chute totale des cheveux et des poils. Le traitement est reconstituant, et local. Ce dernier, qui semble le plus important, consiste en lavages excitants, â l'acide acétique, au chloroforme, et à la teinture de cantharide, en pommades soufrées, résorcine, etc. Le rayons X semblent le traitement le plus rapide, si l'on a soin de provoquer une radiodermite légère.

péladon n. m. Crochet de fer, fixé à un long manche de bois.

pelage n. m. (de poil). Ensemble des poils d'un animal : le lion a le pelage faute.

pelage n. m. (de jjeZe?'). Tcrhn. Action de peler les peaux.

Pelage, hérésiarque breton, né vers 300, m. en Palestine vers 140. Il fut en relations avec saint Augustin, et devint le créateur du pélagianisme. (V. ce mot.)

Pelage I", pape de 555 à 560. Il s'appliqua, de concert avec le patriarche Narsès, à détruire les schismatiques en Italie; — Pelage II, né à Rome, pape de 578 à 590. Il s'efforça de susciter des ennemis aux Lombards, et provoqua contre eux l'expédition de Childebert, roi des Francs.

Pelage, roi des Asturies, fondateur de la monarchie espagnole ; il se défendit vaillamment contre l'invasion arabe, et, battit notamment l'émir Alkhamah, à la journée légendaire de Covadonga (719-737).

pélagianiser [zé] v. n. Partager les opinions de Pelage.

pélagianisme [nis-me] n. m. Doctrine du moine Pelage, qui faisait, dans la question de la grâce, une part trop large à la liberté humaine.

— Encycl. La doctrine de Pelage peut se résumer dans les deux assertions suivantes: 1« le péché d'Adam n'a exercé aucune influence sur ses descendants ; 2» l'homme peut parvenir par ses seules forces à éviter tout péché. La doctrine pélagienne fut combattue par saint Augustin. Pelage fut condamné par les conciles de Carthage, de Jérusalem, d'Antioche et de Milève en Numidie. — Le semipélagianisme, propagé par Cassien, de Marseille, Gennadius et Faustus, évêque de Riez, enseignait que la grâce, absolument nécessaire au salut, était méritée par l'homme. Saint Augustin et saint Prosper d'Aquitaine furent les principaux adversaires de cette nouvelle doctrine.

Pélagie [j{] n. f. Genre de méduses acaléphes, à ombrelle hémisphérique avec huit longs tentacules.

Pélagie (Sainte-), célèbre prison parisienne, située jadis à Paris, rue du Puits-de-1'Ermite; établie en 1792 dans les bâtiments d'un couvent de filles repenties, elle fut démolie en 1899. Elle abrita surtout des détenus politiques, notamment des écrivains condamnés pour délits de presse.

pélagien, enne [ji-in, è-ne] n. et adj. Qui se rapporte à Pelage, ou à sa doctrine : un pélagien: hérésie pélagienne.

pélagien, enne [/;-,„, è-ne] adj. (du gr. pc-

lagos, mer). Qui a rapport à la haute mer.

pélagique adj. (du gr. pelagos, mer). Qui a rapport a la mer : la faune pélagique. Géol. Se dit des terrains formés par la mer.

pélagisme [jis-mé] n.m. (du gr. pelagos, mer). Ensemble des conditions d'existence des organismes de haute mer.

pélagophyte n. m. Végétal qui vit dans l'eau de mer.

pélagOSCOpe [ghos-ko-pe] n. m. (du gr. pelagos. mer, et skopein, examiner). Physiq. Instrument pour voir au fond de l'eau.

pélagOSCopie [ghos-ko-pî] n. f. (de pélagosr.ope). Art d'examiner le fond des eaux.

pélagOSCOpique [ghos-ko] adj. Qui concerne la pélagoscopie.

pélagOSite [zi-te] n.f. Incrustation de calcite, formée dans la mer.

— mt —

pélamide ou pèlamyde n. f. Jehtyol. Genre

1' poit ons i< iiithoptcres de la famille des scom-

bérldés , ré -

pandus dans

1 e R mers

d' Europe et

1 o céa n I n-

dien. fi.es pe-

lanudes sont

assez sembla- Ptlarnide.

blés au thon.

La pélamide commune ou sarde est appelée vulgairement bonite, boniton, boussicou, licite, leiche, sur les côtes de Franc e . ) Erpét. Genre de reptiles ophidiens p ro t éroglyphes, comprenant des serpents de mer venimeux, qui vivent dans l'océan Indien et le Pacifique.

Pélami- ,,.,

dière n.f. Filet dont on se sert pour pêcher la pélamide. (On dit aussi fautivement palamidiérk.)

pelan n. m. (de peler). Ecorce d'arbre enlevée par larges fragments en vue d'usages industriels.

pelard [lar] adj. m. Bois pelard, dont on a ôté l'écorce pour faire du tan.

pelardeau [dô] n. m. Morceau de plomb ou planche garnie d'étoupesuiffôe et servant â boucher, dans un navire, les trous de projectiles à la flottaison. (On dit aussi palaroeau.)

pélargonium [ni-om'] n. m. Genre de géraniacées ornementales, très voisin des géraniums.

— Encycl. Les pélargoniums sont des herbes, des sous-arbrisseaux ou des arbrisseaux ne différant des géraniums que par un détail de la fleur. On en connaît plus de cent cinquante espèces, originaires de l'Afrique australe, mais très cultivées comme ornementales dans les régions tempérées. On les multiplie par bouturage à la fin de l'été. Certaines espèces contiennent dans leurs feuilles une huile essentiell e, utilisée en parfumerie ; tel le pélargonium rosat.

Pélasges

[la- je], peuple très ancien, qui occupa dans les temps préhistoriques la Grèce, l'Archipel, le littoral de l'Asie Mineureetl'Italie. Cette population primitive ne constitua sans doute jamais un corps de nation; elle fut chassée ou réduite en es- r.Lrg„n,..m.

clavage par les Hellènes. Avant la conquête de leurs territoires par les Grecs, les Pélasges, agriculteurs et pacifiques, avaient élevé autour de leurs cités des murailles cyclopéennes, formées d'énormes blocs de pierre et restées indestructibles, bien qu'elles fussent construites sans ciment. On s'accorde généralement à considérer les anciens Thraces, Phrygiens, Lydiens, Cariens, Etrusques, Epirotes, Illyriens, Italiotes (Samnites, Osques, etc.) et les Albanais actuels comme des rameaux, plus ou moins mélangés, des Pélasges.

pélasgien, enne [las-ji-in, è-ne] ou pélas-

gique [las-ji-ke] adj. Qui se rapporte aux Pélasges.

Pélasgique [las-ji-ke] (golfe), auj. golfe de

Volo, au S.-E. delaThessalie, formé par la mer Egée.

pélate n. f. Genre de poissons acanthoptères, des mers océaniennes.

pelattage [la-ta-je] n. m. Opération pour faire tomber le poil des peaux.

pèle n. m. Techn. Ane. forme du mot pêne.

pelé, e adj. Dont les poils, les cheveux sont tombés : peau pelée. Fig. Sans culture, sans verdure: campagne pelée. N. Personne chauve: un vieux pelé. Il y avait quatre pelés et un tondu, se dit d'une assemblée composée de peu de personnes ou de gens jouissant de peu de considération.

pelé, e adj. Dont on a enlevé la peau : des fruits pelés.

Pelé (mont) ou montagne Pelée, sommet

volcanique de la Martinique (1.330 m.), dans la partie septentrionale de la colonie; il détruisit, dans une éruption terrible, en mai 1902, la ville de Saint Pierre.

pélécanidéS [dé] n. m. pi. Famille d'oiseaux palmipèdes, créée pour le seul genre pélican (pelecanus). S. un pélécanidé.

pélécoïde adj. (du gr. pelekus; hache, eteidos, aspect). Qui est en forme do hache : courbe pélécoïde.

pelecUS [pé-lé-kuss] n. m. Genre de poissons physostomes, de la famille des cyprinidés, comprenant de petites formes voisines des brèmes et qui sont propres aux eaux douces de l'hémisphère boréal.

pélécypodes n. m. pi. Zool. Syn. de lamellibranches.

Pelée, fils d'Eaque, roi légendaire d'Iolchos, époux de Thétis et père d'Achille. Il eut une vieillesse misérable, survécut à son fils, et fut détrôné pendant la guerre de Troie. (Myth.)

péléen, enne [lé-in, è-ne] adj. Qui descend de Pelée : race pèléenne.

péle-mele n. m. Mélange confus de personnes ou de choses : le pêle-mêle de la foule. Adv. Confusément, en désordre : entrer pêle-mêle.

pêle-méler v. a. Mettre pêle-mêle.

PÉL

pèle-OSier n. m. invar. Instrument a l'aide duquel on enlève l'écorce de l'osier. (On dit aussi

KÂCLE-V1ME.)

peler [U] v. a. (lat. pilare; de pilas, poil. — ' mu, i,ii è ouvert devant une syllabe mueite : il pèlera.} Oter du poil : peter des peaux. Pop. Peter quelqu'un, le voler.

peler [lé] v. a. (du lat. pellis, peau . Oter la peau d'un fruit, l'écorce d'un arbre : * peler une niche. V. n. Se dit du corps de l'homme ou des animaux dont la peau s'enlève : si rpe.nl qui pelé. Se peler v. pr.

Etre, devenir pelé.

pèlerin, e n. (du lat. pere-

grinus, étranger). Personne qui va en pèlerinage : de nombreux pèlerins viasulnitins se rendent chaque année à La Mecque, l'uni.

Voyageur, Individu : si tu ■••!!naissais le pèlerin. Ivhtyol. (jenre de squales propres aux mers arctiques. Ornith. Nom spécifique du faucon commun (falco peregrinus). Prov. : Vent du soir et pluie du matin n'étonnent pas le pèlerin, souvent, quand il vente le soir, il pleut le lendemain matin. La pluie du matin réjouit (ou n'arrête pas le pèlerin, il est commode de marcher quand il a plu le matin.

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