‹ Le Larousse pour tousChapitre 441 sur 979 · V. LARES · texte numérisé non relu

V. LARES

— Encvcl. Les pénates étaient à l'origine les génies du garde-manger, mais on avait fini par les considérer comme les protecteurs de toute la maison et les auteurs du bien-être. On distinguait les pénates privés et les pénates publics. Avec les lares, dieux du foyer et gardiens des biens acquis, les pénates privés veillaient sur la prospérité de la famille. Les pénates publics étaient les protecteurs de l'Etat tout entier.

penaud [nô], e adj. (de peine). Embarrassé, honteux, interdit : rester tout penaud,

psn-bas [phi'-bass] n. m. (mots bref, signif. casse-tête). Gros bâton courbé en crosse, en usage chez les paysans bretons.

pence [pén'-se] n. m. pi. V. penny.

penchant [pnn-chan], e adj. Qui penche: tour

?>enchante. Fig. Porté à : l'homme est penchant à la égèreté. Qui est sur son déclin : empire penchant. N. m. Pente : le penchant dune montagne. Fig. Déclin : le penchant de la vie. Inclinaison : penchant à la colère.

penché, e [pan] adj. Qui penche. Fig. Airs penchés, airs d'une mélancolie étudiée.

penchement [pan-che-man] n. m. Action de pencher. Etat de ce qui penche. (Peu us.)

pencher [pan-ché] v. a. (bas lat. pendicare ; de pendere, être suspendu). Incliner : pencher la tfte. Mettre hors de son aplomb : pencher un vase. V. n. Etre hors de son aplomb : ce mur penche. Fig. Etre porté à une chose : pencher à l'indulgence. Incliner -, pencher vers sa ruine. Prov. : On tombe toujours du côté où l'on penche, on finit toujours par succomber à ses vices, par subir les conséquences de ses défauts. Se pencher v. pr. S'incliner.

Penck (Albrecht), géographe allemand, né à Leipzig en 1858. On lui doit une œuvre capitale de géographie physique : la Morphologie de la surface terrestre.

pendable [pan] adj. Qui mérite d'être pendu : bandit pendable. Passible de la pendaison: cas pendable, four pendable, très méchant tour.

tpendagé [pan] n. m. Inclinaison des filons. pendaille [pan-da. Il mll.,e] n. f. Ramassis de gens bons à pendre. (Vx.).

pendaison [pan-dl-zon] n. f. Supplice, mort de celui que l'on pend ou qui se pend : la ] endtrison est encore usitée comme mode de supplice en Angleterre.

pendant [pan-dan], e adj. Qui pend : oreilles pendantes. Dr. Fruits pendants par branches et par racines, récoltes, fruits non encore enlevés. Fig. Qui est en instance, non jugé : la cause est encore T

pendant [ pan-dan] n. m. (de pendre). Partie du ceinturon, du baudrier, qui supportait l'épée. (Vx.) Objet d'art destiné à figurer symétriquement avec un autre : un buste et son vendant. Fig. Semblable, égal : l'un est le pendant de l'autre, lilas. Pendants d oreilles, bijoux mobiles qu'on attache aux boucles d'oreilles; les boucles elles-mêmes.

pendant [pan-dan] prép. Durant :

voulant l'orage. Pendant que loc. conj.

Tandis que.

pendard [ jian-dar] , e n. Fam.

Vaurien, fripon.

pendardeau [pan-dar-dô] n. m.

Fam. Petit pendard.

pendarderie[pa;i,rf]n.f. Action,

conduite de pendard.

Pende, eomm. de la Somme, arr.

et à 22 lui. d'Abbeville ; 1.3 M) h.

pendeloque [ pan-de-lo-he ] n. f- , (de pendre). Pierre précieuse en forme de poire, que l'on suspend à des boucles d'oreilles. Objet de même forme, suspendu à un lustre : des pendeloques de cristal. Fam. Loque pendante.

pendement [pan-de-man] n. m. Pendaison.

PEN

d'h. Ch.-I. La/tore.

m. Langue néo-hindoue, Corde ou crochet à sus-

de g. de l'Indus ; 23 millions Grande production de céréales

pendjabi [pin] n

parlée dans le Pendjab.

pendoir [pan] n. m pendre la viande.

pendragon [pan] n. m. Titre suprême du chef des Bretons, au temps de leur indépendance.

pendre [pan-dre] v. a. (du lat. pender>, être suspendu). Fixer en haut, la partie inférieure restant libre : pendre des raisins au plafond. Faire mourir par la pendaison : pendre un assassin, lion d pendre, qui mériterait d'être pendu. Dire pis que pendre de quelqu'un, en dire le plus grand mal V. n. Etre suspendu : les fruits pendent aux arbres. Tomber trop bas : vos cheveux pendent. Etre flasque et tombant: des joues qui pendent. Fam. Cela lui pend au ne:, le menace. Prov.: Les grands voleurs pendent les petits, ceux qui condamnent ou font condamner sont souvent plus coupables que ceux qu'ils frappent. Allus.hist.: Que l'on me donne trois lignes de l'écriture de quelqu'un, et je me charge de le faire pendre, mot attribué à Lauhardemout. au P. Joseph, à Jeffries, etc., mais le plus souvent à Richelieu, et que

Pendule- , 1. A

paine : 2. De Boulle (Louis XIV) ; 3. A cadran mobile (Style Louis XVI) ; 4. A mouvement invisible : 5. Style Louis XV ; 6. De voyage ; 7. Moderne, à balancier compensateur.

l'emlent if.

pendentif [pan-dan-tif] n. m. Portion de voûte sphérique, placée entre les grands arcs qui supportent un dôme : pendentif sculpté ; pendentif en grisaille. Bijou suspendu par une chainette, et que l'on porte en sautoir.

pendent opéra interrupta, mots lat.

signif . : Les travaux interrompus restent en suspens . Mots de Virgile, dans l'Enéide ( IV,

88), à propos des travaux interrompus, à Carthage, depuis que la reine Didon est tout entière à sa passion pour Enée.

penderie [ pan-de-rî] n. f. Pendaison. Hangar où le mégissier tait sécher les peaux. Garde-robe où l'on pend les vêtements.

pendetque iterum narrantis ab ore, mots lat. signif. : De nouveau elle est suspendue aux lèvres de celui qui parle. Fin d'un vers de Virgile (En. IV, 19). Il s'agit de Didon, qui, éprise d'Enée, veut entendre encore de sa bouche le récit des malheurs d'Ilion.

pendeur, euse \pan, eu-ze] n. Celui, celle qui pend. (Peu us.) N. m. Mar. Cordage servant à suspendre une vergue, un palan, etc.

pendillant [pan-di. Il mil., an], 6 adj. Suspendu en l'air. Agité par le vent.

pendille [pan-di, Il mil., e; n. f. Petit objet pendillant.

pendiller [pan-di, Il mil., i] v. n. Etre suspendu en l'air et agité.

pendillon [pan-di, Il mil.) n. m. Verge rigide, reliée à l'échappement et qui communique le mouvement au pendule d'une horloge. Pctiie pendeloque.

Pendjab [pin ] (Pags des cinq rivières), Etat tributaire de l'empire des Indes, arrosé par les afll.

l'on cite pour montrer avec quelle facilité peuvent être incriminées les intentions les plus innocentes. V. Crillon. Ant. Dépendre, décrocher.

pendu, e [pan] adj. Qui a subi la pendaison. Etre pendu haut et court, être suspendu à une haute potence. Aussitôt pris, aussitôt pendu, se dit pour exprimer une décision très prompte. N. Personne qui s'est ou que l'on a pendue : décrocher unpendu. Être sec comme un pendu, être décharné. Prov. : Il ne faut pas parler de corde dans la maison d'un pendu, il ne faut pas parler devant les gens de choses semblables à celles qui peuvent leur être reprochées.

pendulaire [pan-du-lé-re] adj. Qui tient du pendule : mouvement pendulaire.

pendule [part] n. f. Horloge d'appartement à poids ou à ressort, dont un pendule règle le mouvement : pendule à répétition. Sujet de pendule, groupe qui orne la boite d'une pendule. Fam. Se dit d'une œuvre d'art dont le sujet est banal

pendule [pan] n. m. (du lat. pendulus, qui pend). Corps soumis à l'action de la pesanteur et mobile autour d'un point fixe : les oscillations d'un pendule sont théoriquement isochrones. Pendule balistique, instrument pour déterminer la vitesse d'un projectile. Pendule électrique, instrument formé d'une balle de sureau suspendue par un fil de soie. Pendule compensateur, pendule qui conserve une longueur fixe, malgré la variation de la température.

— Encycl. Physiq. Un pendule composé est constitué par tout corps mobile autour d'un axe fixe ; le pendule mathématique ou pendule simjde est un pendule idéal, composé d'un point matériel pesant, suspendu à l'extrémité d'une tige inextensible et sans masse, l'autre extrémité de cette tige étant fixe. Le pendule prend sa position d'équilibre stable quand la verticale du centre de gravite passe par le point de suspension, ce centre de gravité étant lui-même au-dessous du point de suspension. Si l'on déplace le pendule de sa position d'équi-

PEN

PEN

libre, il tend à y revenir par une série d'oscillations.

On démontre en mécanique qu'un pendule simple, abandonné sans vitesse initiale dans une position autre que sa position d'équilibre, oscille de part et d'autre de sa position d'équilibre, ses positions extrêmes étant symétriques par rapport â cette position. Si l'on désigne par ( la durée d'une oscillation (temps que met le pendule pour aller d'une position extrême à la position symétrique), par * la longueur du pendule (distance du point de suspension au centre «le gravité de la masse pesante), par g l'accélération de la pesanteur, para l'angle d'écart total, 1 est donné très approximativement par la formule :

Si l'on suppose l'angle d'oscillation très petit, on pourra supposer a =r o ; il reste :

ce qui permet de dire que les petites oscillations sont isochrones. (C'est Galilée qui n découvert cette loi de l'isochronisme en observant les oscillations d'une lampe suspendue à la voûte de la cathédrale de Pise.)

Pendule de Fuurault. Par suite de la rotation de la terre, les corps en mouvement dans un plan horizontal ont une tendance latérale ; c'est pourquoi Foucault après avoir montré qu'un pendule, sous l'influence de la force centrifuge composée, devait battre dans un plan anim*1 d'une rotation continue dans le sens E.-S.-O.-N., en fit ^expérience au Panthéon en I8B1.

Pendule balistique. C'est une masse plus ou moins considérable, mobile autour d'un axe de rotation et qui sert à mesurer la vilesse des proiectiles à la sortie des bouches à feu. La balle ou le boiiet frappe la masse mobile, la pénètre, et l'ensemble constitue un pendule dont les oscillations indiqueront la force vive imprimée au sjsième, d'où la vitesse du projectile.

Pendule compensateur. Les oscillations du pendule servant à régulariser le mouvement des horloges, il est indispensable de remédier à la cause d'erreur provenant du fait que la longueur du pendule (balancier) varie avec la température. On susfiend donc le pendule à l'aide de corps dont les diatations devront se détruire, et l'on a ainsi une longueur fixe, un pendule compensateur.

pendulet'e [pan-du-Ie-te] n. f. Petite pendule.

pendulier [pan-du-li-é] n. m. Horloger en pendules.

penduliflore [pan] adj. Dont les fleurs sont pendantes.

pendu 1 if Olié, 6 [pan] adj. Dont les feuilles sont pendantes.

pendu liste \pan-du-lis-te] n. m. Fabricant de boites pour montres et pendules.

pêne n. m. (lat. pessuius. gr. passâtes). Pièce d'une serrure que la clef l'ait aller et venir, et dont l'extrémiié extérieure s'engage dans la gâche, quand on ferme la porte. Pêne dormant, pêne qui ne se meut qu'avec la clef. V. serrure.

pêne n. f. Bouchon en étoffe de laine, servant de guipon aux calfats.

Pêne (Henri de), journaliste français, né et m. à Paris (1830-1888); chroniqueur brillant, fondateur du Gaulois.

pénéacées \s<<] n. f. pi. Famille de plantes dicotylédones apétales superovariées, dont le genre pénée est le type. S. une pènèacèe.

péneau [nà] n. m. ifar. Situation d'une ancre que l'on tient prête à mouiller sur la bosse debout.

pénée [né\ n. m. Zool. Genre de crustacés décapodes macroures, comprenant de grandes crevettes comestibles, répandues surtout dans les mers tropicales. Ilot. Heure de pénéacées, comprenant des sous-arbriss»aux de l'Afrique du Sud, qui fournissent le siircocolle.

Pénée (le), auj. Samlavria, fleuve de Thessalie, qui sort du Pinde et arrose la pittoresque vallée de Tempe, entre lOssa et l'Olympe.

pénélope n. f. Genre d'oiseaux gallinacés, voisins des hoccos, répandus dans l'Amérique tropicale. 'Ce sont de grands oiseaux à livrée bronzée ou ardoisée, variée de blanc.)

Pénélope, femme d'Ulysse et mère de Télémaque. Elle opposa un refus constant aux demandes de ceux qui prétendaient à sa main pendant l'absence d'Ulysse, laquelle dura vingt ans. Appelant la ruse à son secours, elle promit de faire un choix lorsqu'une toile qu'elle brodait serait terminée; mais elle défaisait la nuit tout le travail du jour. En littérature, on fait souvent allusion à la fidélité conjugale de Pénélope, à ses prétendants et surtout à sa toile toujours inachevée.

pénélopidés [dé] n. m. pi. Famille de gallinacés, dont le genre pénélope est le type. S. un pénélopidé.

pénéplaine [plè-ne] n. f. Nom donné aux régions montagneuses aplanies peu à peu par les érosions.

pénétrabilitè n. f. Qualité de ce qui est pénétrable. Ant. Impénétrabilité.

pénétrable adj. Où l'on peut pénétrer: le diamant est malaisément pénétrable. Fig. Que l'on peut comprendre, deviner : mystère peu pénétrable.. Ant. Impénétrable.

pénétrant Uran], e adj. Qui pénètre: projectile pénétrant. Plaie pénétrante, plaie qui pénètre jusque dans l'intérieur d'une cavité splanchnique. Qui affecte profondément : parfum pénétrant. Qui a de la vivacité, de la perspicacité : esprit pénétrant.

pénétratif, ive adj. Qui pénètre aisément.

pénétration [si-on] n. f. Action de pénétrer : la puissance de pénétration d'un obus. Fig. Haut degré d'intelligence, sagacité de l'esprit.

pénétrativement [man] adv. D'une manière pénétrante.

pénétré, e adj. Imprégné, convaincu : homme pénétré de son importance. Qui marque la conviction : parler d'un ton pénétré. Imbu. Touché. Rempli : pénétré de repentir, de reconnaissance.

pénétrer [tré] v. a. (lat. penetrare. — Se conj. comme accélérer.) Percef, passer au travers: l'huile pinetie le» étoffe». Entrer bien avant : le coup a pénétré tes i bairs. Fig. Découvrir, comprendre : pénétrer un sériel. Toucher profondeur nt : sa douleur me pénétre le rotur. V. n. S'enfoncer : pénétrer dans unf forêt vierge; pénétrer Jusqu'au centre de l'Afrique. Arriver, parvenir : pénétrer jusqu'au cabinet du ministre. Se pénétrer v. pr. Se mêler, se combiner. Bien se connaitre : le philosophe cherche n se pénétrer. Se deviner mutuellement : les diplomates cherchent à se pénétrer. Remplir son âuie ; son esprit : pém:lrez-vous de Vus devoirs.

Penfeld, rivière du Finistère, qui se jette dans la rade de Brest, après un parcours d'à peine 20 kil. L'embouchure de la Penfeld a été aménagée pour former le port militaire de Brest.

PenharS, cumin, du Finistère, arr. et à 2 kil. de Quimper ; 2.300 h. Houille.

pénible adj. (de peine). Qui se fait avec peine, qui fatigue : labeur pénible* Wui afflige : nouvelle pénible. Qui accuse 1 effort : des vers pénibles. Ant. Aisé, facile. Agréable.

péniblement [man] ndv. Avec peine : avancer péniblement. Ant. Aisément.

Pénicaud, famille de célèbres émailleurs limousins, dont le fondateur est Léonard, dit Surdon, né à Limoges vers 1470, m. âpre» 1539, et les principaux membres : Jean I", Jean II, Jean III et Purke.

péniche n. f. (de l'angl. pinnace. canot). Chaloupe légère, pontée et à voile. Canot de course. Em-

P.niche<: A, de la flottille de Boulogne | IS05) : B, péniche ou barque du lac Léman ; C, des canaux et rivières.

barcation de surveillance : les péniches de lu douane. Grand chaland : lespéniches circulent sur les fleuves. pènicillaire [sit-lè-re] n. f. Genre de graminées, renfermant des plantes annuelles, originaires de l'Inde et cultivées dans les régions chaules des deux continents pour la farine que fournissent ses grains. (La pènicillaire est nommée communément houlque ou sorgho à épi, couscou, millet à chandelle, etc.)

pénicille [si-ie] ou penicillum [pé-ni-sii-

lom'] n. m. Genre de champignons hyphomycetes qui forment sur le pain, la coile de pâte, etc., exposés à l'humidité, des taches verdâtres de moisissures, constituées par un tissu de filaments fructifères affectant la forme d'un pinceau.

pénicille \sil-le], e adj. (du lat. penicillum, pinceau). Hist. uat. Qui est en l'orme de pinceau.

pénicilliforme adj. Syn. de pénicille.

pénien, enne [ni-in, è-ne] adj. Qui appartient au pénis.

pénil [nil] n. m. (lat. pop. pectiniculum)'. Eminence arrondie, située au-devant du pubis.

péningue [nin-ghe] n. f. Pâte de guimauve en bâton.

péninsulaire [lè-re] adj. Qui a rapport à une péninsule ou à ses habitants : terre péninsulaire.

péninsule n. f. (du lat. pxne, presque, et insida, ile). Presqu'île, ou particulierem. presqu'ile de grandes dimensions : la péninsule des Balkans. Absolum. (avec une majuscule). l'Espagne avec le Portugal : voyager dans la Péninsule.

pénis [niss] n. m. (lat. pénis). Membre viril. V. VEROB.

PeniSCOla, bourg d'Espagne (prov. de Valence , au-dessus de la Méditerranée ; 2.000 h. An cienne colonie carthaginoise. C'est là qu'Amilcar Barca aurait fait jurer sur les autels, à son fils Annibal. une haine éternelle contre les Romains.

pénitence [tan-se] n. f. (lat. psenitentia). Regret d'avoir offensé Dieu. Vertu qui l'inspire : David a écrit les psaumes de la pénitence. Sacrement par lequel le confesseur remet les péchés : s'approcher du tribunal de ta pénitence. Peine qu'impose le confes- . seur : accomplir sa pénitence. Jeûnes, macérations que l'on s'impose à soi-même: faire pénitence. Punition : mettre un enfant en pénitence. Tribunal de la pénitence, le lieu où le prêtre administre le sacrement de la pénitence. Par e.rt. Peine que l'on souffre volontairement ou non. Privation quelconque. Légère punition infligée pour une faute. Petite peine imposée à certains jeux pour manquement aux règles.

— Eimcvcl. Relig. cathol. Le mot pénitence désigne à la fois une vertu, un sacrement et certaines pratiques expiatoires des péchés. La vertu de pénitence est une vertu qui inspire au pécheur le regret de ses fautes, avec la ferme volonté de les expier et de n'y plus retomber à l'avenir. Le sacrement de pénitence, dont les ministres sont les évêques et les prêtres, a pour matière les trois actes du pénitent : contrition, confession et satisfaction, et pour forme l'absolution sacerdotale. Les pénitences publiques et canoniques, instituées par l'Eglise dès les premiers jours de son existence, n'étaient imposées de droit que pour l'idolâtrie, l'apostasie, l'adultère et l'homicide. La coutume en disparut au xme siècle.

pénitencerie \tan-se-rf] n. f. Dignité, fonction de pénitencier. Tribunal ecelésiastiqueàRome, pour les cas réservés, les dispenses, etc.

pénitencier [tnn-si-£] n. m. Prêtre commis pour absoudre les cas réservés. Grand pénitencier cardinal qui préside la congrégation de la péniten cerie. Prison soumise au régime pénitentiaire : il y a des pénitenciers civils et militaires. Bagne : lès pénitenciers de la Guyane. Adjectiv. : navire péni-

tencier, bâtiment sur lequel on incarcère les condamnés.

— Encycl. Admin. On distingue : !• les pénitenciers où les condamnés nux travaux forcés et les ré cidivistes subissent leur peine, et 2» les péuitencien militaires.

En Guyane, les condamnés aux travaux forcés sont répartis entre les îles du Salu , le pénitencier de Cayenne, le \laron et le Kouroil. lui Nouvelle- Calédonie, l'administration a établi un pénilencierdépôt â l'île Non. A la Guyane, oc-s relégués collectifs sont isol s dans la panic méridionale du territoire pénitentiaire du Maroni ; en Nouvelle-Calédonie, à l 'ile des lins, à l'îlot Brun et à la baie de Prony.

Dans les pénitenciers militaires, le régime comporte l'emprisonnement en cellule pendant la nuit et le travail en commun pendant le jour, les détenus portent un uniforme de nuance gris neige. Ils sont groupés par sections de vuu i-cinq hommes. Chaque pénitencier est sous la direction a'un capitaine.

— Dr. can. Le cardinal grand pénitencier est le troisième des grands dignitaires de la cour de Ko e. Il a pour insigne une longue baguette de bois, dont il touche la tête des personnes qui viennent s agenouiller devant lui. Cet acte d'humilité leur vaut une indulgence de cent jours. On appelle également pénitenciers des prêtres attachés à trois basiliqui s romaines ci qui ont pour mission de donner aux fidèles qui se confessent à eux l'absolution des cas réservés. On a donné aussi ce nom au chanoine à qui l'évèque Confiait la mission d'absoudre des cas réservés. Les chapitres ont encore aujourd'hui un pénitencier, mais sans l'onction particulière.

pénitent [tan], e adj. (lat. psnitens). Qui se

repenl, qui fait pénitence : pécheur pénitent. Provoqué par le repentir : des pleurs pénitents. Voué n la pénitence : vie pénitente. N. Personne qui se présente au prêtre pour confesser ses péchés et recevoir le sacrement ie la pénitence : absoudre une pénitente. Personne qui fait pénitence.

Membre de certaines confréries religieuses : pénitent blanc. Ant. Impénitent.

— Encycl. Les confréries de pénitents remontent au xme siècle. Ce sont des associations d'hommes qui, dans l'intention de l'aire pénitence de leurs fautes, s'imposent cerlaines pratiques déterminées, comme d'ensevelir les morts, suivre les processions , chanter les offices dans des chapelles particulières.

Ils adoptèrent des l'origine la coutume de couvrir leur tète et leurs épaules d'un capuchon en forme de sac et doni la couleur variait selon les confréries (pénitents bleus du Languedoc et du Dauphiné; pénitents noirs de Picardie; pénitents blancs de Lyon et d'Avignon). H existe encore aujourd'hui des confréries de pénitents en Italie et dans le midi de la France. Plusieurs congrégations de femmes ont pris le nom de pénitentes.

pénitentiaire [tan-si-e-re] adj. Qui s'occupe des pénitenciers, qui concerne ces établissements : l'administration pénitentiaire; régime pénitentiaire.

Pénitentiaire (médaille de V administration). Instituée en 1896 et destinée aux agents des services pénitentiaires qui se sont distingués dans leurs fonctions La médaille est en argent; le ruban est vert, avec trois chevrons amarante.

Pénitentiaire (médaille d'honneur]. Instituée en 18fi8, et conférée par le ministre des colonies aux surveillants militaires des établissements pénitentiaires des colonies (et à litre Médaille de l'adexceptionnel aux fonctionnaires civils) qui ont rendu des services signalés.

Une seule classe, ruban bleu pale, à liséré tricolore.

pénitentiaux [tan-si-6] adj.

m. pi. Qui appartiennent à la pénitence : psaumes pénitentiaux.

pénitentiel, elle [tan-si-H. i-le]

adj. Relatif à la pénitence : œuvres pénitmtielles. N. m. Rituel de la pénitence.

Penmarch [pin-"iar], comm. du Finistère, arr. et à 28 kil. de Quimper ; 5.700 h. Pêche. La c^mm. de Penmarch comprend Penmarch proprement dit et plusieurs agglomérations (Saint- Guénolé, Kérity). Ce coin est l'un des plus curieux de la Bretagne, non seulement à cause de sa situation sur une côte sauvage et inhospitalière, constamment battue par les flots, mais encore parce que les coutumes bretonnes s'y sont conservées intactes. A Saint-Guénolé, se trouve le phare d'Eckmiihl.

Penmarch (pointe de) [signif. en breton tête de cheval], cap au S.-E. de la baie d'Audierne (Finistère), au milieu de dangereux récifs.

Penn 'William), quaker anglais, né à Londres, m. à Rushamb (1044-1718): fondateur, gouverneur et législateur de la Pensylvanie.

pennache n. m. Ane. forme de panache.

pennage [pèn-na-je] n.m. (de penne). Fauconn. Plumage d^s oiseaux de proie, se renouvelant à diverses époques : faucon du second pennage.

pennart [pèn-nar] n. m. Grand couteau à deux tranch .nts. (Vx.l

pennaticisé [pèn-na. zé], e adj. (du lat. pennatus, penné, et aes-us, coupé). Disposé latéralement comme les barbes d'une plume.

pennatiflde [pèn-na] adj. (du lat. pennatus, penné, et findere. couper1. Bot. Se dit d'une feuille pennée, dont chaque moitié est découpée en lobes aigus.

pennatifolié, e [pèn-na] adj. (du lat. peunatus, penné, et folium, feuille). Bot. Qui a des feuilles pennées.

pennatilobé, e [pèn-na] adj. (du lat. pennatus, penné, et /o6é). Bot. Se dit des feuilles pennées,

mim-lration pénitentiaire.

Médaille d'honneur péniten-

PEN

dont chaque moitié est découpée en lobes arrondis et peu nombreux.

pennatinervé, e [pèn-na-ti-nèr] adj. (du lat. pennatus, penne, et de lierre). Bot. Se dit d'une l'euille a nervation pennée.

penriatiparti, ite [pèn-na] adj. (du lat. pennalus. penné, et vartilus. divisé), bol. Se dit des feuilles fermées aont chaque moitié est divisée en lobes à sinus profond, atteignant presque la nervure moyenne.

pennatiséqué [pèn-na. ké], e adj. (du lat. pennatus. penné, et secare, couper). Bot. Se dit des feuilles pennées et divisées en lobes, dont le sinus atteint la nervure moyenne.

pennatistipulé, e [pèn-na-tisti] adj. (du lat. pennulus, p'-nné, et de stipule). Se dit des plantes qui portent .les feuilles pennées, munies de stipules.

pennatulaire [pèn-na-lu-lè-re] adj. Qui ressemble ou i|"i se rapporte au genre pennatule.

pennatule [pèn-na] n. f. Genre d anthozoaires phosphorescents, îles mers chaudes et tempérées.

pennatulidés [pèn-na, dé; n. m. pi. Famille d'anthuzuaires, dont le genre pennatule est le type. S. un pennatulidé.

penne [jiè-ne] n. f. (lat. penna). Plume longue des a'ies et de la queue des oiseaux.

penne [pè-nc\ n. f. (de l'armorie, penn, tête). Tète de la chaîne de tissaee. Houppe de laine, surmontant un manche pour nettoyer les glaces. Mar. Extrémité supérieure d'une an te n ne. Guipoa de calfa t.

Penne, ch.-l. de c. (Lot-et-Garonne), arr. et à 10 kil. de Villcneuve-sur-Lot, port sur le Lot ; 3.550 h. Ch. de f. Orl. — Le cant. a 10 comm. et 7.2f,0h.

Penne, comm. du Tarn, arr. et à 33 kil. de Gaillac. sur l'Aveyron ; 1.280 h. Ch. de f. Orl. Beau château ruiné.

penne [pén-né], 6 adj. (\&t. pennatus). Bot. Se dit des reuilles et des folioles disposées de l'un et de l'autre côté d'un pétiole commun, comme les barbes d'une plume.

Pennes-Mirabeau (Les), comm. des Bou-

ches-du-Khône, arr. et à 21 kil. d'Aix, près du canal de Marseille; 2.120 h. Lignite, marbre.

Penni (Giovanni Francesco), dit il Fattore, peintre italien de l'école de Raphaël, né à Florence, m. à Naples (1,88-15-28). Raphaël le chargea en mourant de terminer un certain nombre de ses tableaux.

penniforme [pen-n i\ adj. (du lat. penna, plume, «t de forme). Qui a la forme d'une plume : feuille penniforme.

pennillion [pèn-ni-li] n. m. Poésie lyrique, chantée sur la harpe au pays de Galles.

Pennines (Alpes), v. alpes.

pennisete [pèn-ni zè-te] n. m. Genre de graminées, comprenant des plantes à chaume simple ou rameux de l'Amérique du Sud.

pennon [jièn-non] n. m. (de penne).

Féod. Flamme triangulaire, que les chevaliers portaient au bout de leur lance : te pennon était aux couleurs principales de l'écu. Blas. Ecu chargé des diverses alliances d'où le propriétaire est descendu.

— Enctcl. Le pennon des chevaliers se distinguait de la bannière, en ce que celle-ci était quadrangulaire. Quand un simple chevalier était l'ait banneret, la cérémonie consistai ta couper l'extrémité de son pennon pour en taire une bannière; de là l'expression faire de son pennon bannière, pour dire Monter en dignité.

pennonage [pèn-no-na-je] n. m. Droit de porter pennon.

pennonceau [pèn-non-sô] n. m. Petit pennon.

pennule n. f. Bot. Syn. de pinnule.

penny [pèn-ne] n. m. Monnaie anglaise de bronze, valant le douzième d'un shilling, soit à peu près un décime de P'rance. Pi. des pence.

pennyboy [pèn-nè-bo-i] n. m. (angl. penny, et bon, garçon). Enfant qui tient les chevaux des gentlemen-riders, et qui reçoit un penny pour sa peine.

pénombre [non-brejn. f. (du lat. pxne, presque, et umbra, ombre). Physiq. Etat d'une surface incomplètement éclairée par un corps lumineux, dont un corps opique intercepte en partie les rayons. Demi-jour: le' timides aiment la pénombre. Bx-arts. Point où la lumière se fond avec l'ombre.

pénombre, e [non] adj. Qui est dans la pénombre.

penon n. m. (de penne). Mar. Girouette en plumes ou en étamine, qui sert à indiquer la direction du vent.

pensant [pan-san]. e adj. Qui pense, qui est capable de penser : l'homme, a dit Pascal, est un roseau pendant. Bien pensant, mal pensant, qui a de bons, de mauvais sentiments. Qui a (ou n'a pas) des opinions conformes à l'ordre établi, à l'orthodoxie.

pensée [pan-sé] n. f. Faculté de comparer, combiner et étudier les idées : la pensée est la vie intérieure. Acte de cette faculté, duquel résulte une idée : avoir une pensée juste, ingénieuse. Opinion, conviction : parler contre sa pensée. Esprit : il me vient dans la pensée que. Souvenir : la pensée d'vn absent. Dessein, projet: amir la pensée de partir. Ebauche, premier plan : la pensée d'un roman. Intention : saisir la pensée de l'auteur. Opinion : dire sa pensée. Rêverie: s'enfoncer dans ses pensées .

Maxime, sentence : les Pensées de Pascal.

Mauvaises pensées, idées déshonnêlesou criminelles. Ai, LUS.

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