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ITT V. PBCTIS EST QUOD, etC

pensée

«H n. f. Espèce de violariées, présentant des l urs excessivement variées.

Penedes.

— Encycl. Les pensées {viola tricolor) sont des herbes rameuses à feuilles ovales, à grandes Heurs irrégulières, formées de cinq pétales : les deux supérieurs souvent d'une même coul ur, les trois autres variables, du jaune au violet foncé. On en connaît de nombreuses variétés, cultivées dans les jardins et multipliées par semis. La pensée sauvage {vivla tricolor arvensts est employée en médecine comme légèrement dépurative.

Pensées de Marc-Aurèle, recueil, écrit en grec, de maximes et de pensées que les circonstances faisaient naitre et que l'illustre auteur mettait par écrit sans choix et sans plan. C'est un livre admirable, résumant les doctrines morales de l'école stoïcienne. Son véritable titre est : A soi-mrme.

Pensées (tes), de Pascal (1070;. Ces notes, rassemblée» pour la composition d'une grande Apologie pour la religion chrétienne, forment le livre le plus profond et le plus émouvant qui soit sorti du génie et du cceur humain. L'auteur essav**, dans un style niaur n Uique de poète et de logicien, d'y démontrer la vérité de la religion et la supériorité de la loi sur la nature. Du point de vue de la nature, en effet, le pessimisme est le vx'ai, car entre nos désirs et les réalités, il y a la même disproportion qu'entre le fini et l'infini ; de même, du poi.it de vue de la raison incapab e de connaître le principe et la tin des choses, le pyrrhoiùsme est le vrai. D'autre part, la religion est vraisemblable, car elle fournit une solution convenable à trois problèmes sans cela insolubles : elle explique la duplicité de la nature humaine, sa misère présente, ses aspirations au bien ; et, Pascal entreprend de prouver qu'elle est vraie .a l'aide des miracles, des prophéties, de la vie de Jésus et des apôtres.

Pensées de Joubert, parues en 1842 sous le titre de Pensées, Maximes et Corres}>ondanres. Les plus intéressantes de ces considérations très diverses portent sur le style et la critique, et leur justesse les a rendues classiques, malgré leur forme paradoxale et parfois précieuse.

pensemeilt [pan-se-man] n. m. Action de penser. (Vx.)

penser [pansé] v. n. (du lat. pensare, peser). Se former dans l'esprit des idées : penser, c'est v^vre en so . Réfléchir: ne parlez pas sans penser. Raisonner : penser justr-. Avoir des idées d'une certaine sorte : penser finement. Se souvenir : penser à un ahsent. Avoir une chose en vue : pens°r à s'établir. Prendre garde: vous avez des ennemis, pensez d vous. Etre sur le point de : j'ai pensé mourir. V. a. Avoir dans l'esprit : il ne faut pas dire tout ce qu'on pense. Croire, juger : qu'en pensez-vous ? N'en penser pas moins, avoir son opinion, quoique l'on ne parle pas. Allus. hist. V. noNNiR, et jarretière.

ALLUS. LITIÉR. V. COGITO, ERGO SUM.

penser [pan-sé] n. m. Poét. Pensée : suivre do doux pensers.

penseur, eUSe []>an-seur. e«-ze]n.et adj. Qi i a des idées philosophiques profondes : Auguste Comte fut un grand penseur. Libre penseur, euse, partisan du libre examen, hostile à toute autorité enseignante Adj. Méditatif :

l'homme penseur. Pensif.

Qui indique des idées profondes : un regard penseur.

Penseur (le), statue de Rodin, devant les degrés du Panthéon (190H). L'artiste a symbolisé le rêve intellectuel dans une sorte de lutteur au repos, la tête inclinée et comme accablée sous le poids du travail intérieur.

PenSÎeroSO { il ) OU le Le Penseur, d'&près Rodin.

Penseur , surnom donné

àla célèbre statue exécutée par Michel-Ange, pour le tombeau de Laurent de Médicis, dans la chapelle des Médicis, à Florence; le prince est représenté en costume militaire, accoudé sur son genou, la main s'appuyant au menton et un doigt allongé sur les lèvres.

pensif [pan -si/"], ive adj.

Profondément occupé d'une pensée : rester pensif. Qui indique ce état : air pensif.

pension [pan-si-on] n. f. (du lat. pensio, payement). Ce que l'on paye pour être logé, nourri : réclamer la pension d'un locataire.

Lieu où l'on est logé et nourri : inviter un ami d sa pension. Etablissement où des enfants sont logés, nourris et instruits moyennant une somme convenue: la pension X. Les élèves quelle renferme -.pension en promenade. Ce qu'on paye pour ces élèves. Revenu annuel accordé aux services, aux talents, etc. : pension civile, militaire.

— Encycl. Dr. Les pensions alimentaires sont des moyens de subsistance réciproques (nourriture, logement, vêtements) dus entre certains parents ou alliés. Les enfants doivent des aliments à leurs ascendants dans le besoin. Les gendres et bellesfilles en doivent à leurs b< au-père et belle-mère non remariés ; les aïeuls , à leurs petits-enfants. Ces obligations cessent ou sont réduites, si le parent assisté fait retour à meilleure, fortune.

— Adm. Les pensions de retraite sont des allocations périodiques et viagères attribuées aux fonctionnaires et employés civils, ou aux militaires, lorsqu'ils ont cessé de faire partie des cadres de l'activité. La loi fondamentale en matière de pensions civiles est la loi du 9 juin 1853, complétée par un règlement du 9 novembre suivant.

Les conditions du droit à pension sont au nombre de quatre :

1° Qualité d'agent rétribué par l'Etat ;

2° Versement de retenues (1° retenue de 5 p. 100 sur le traitement fixe ou éventuel ; 2n retenue du premier douzième lors de la nomination ou de toute augmentation ultérieure ; 3° retenues pour cause

Le Penseur, d'après Michel Ange.

PEN

de congés et d'absences ou par mesure disciplinaire). Les indemnités qui ne constituent pas des suppléments de traitement échappent à la retenue.

3* Soixante ans d'âge avec trente ans de serv.ces (il suffit de cinquante-cinq ans d'à;e et de vingtcinq ans de services pour les fonctionnaires qui ont passé quinze ans dans l'ailministration active, par exemple, capit iine des douanes).

Le titulaire reconnu hors d'état de continuer ses fonctions peut être dispensé de la condition d'âge.

Pour la liquidation, on prend la moyenne des traitements des six dernières années, et la pension est réglée pour chaque année de services civils à un soixantième du traitement moyen.

4° Décision admettant le fonctionnaire à faire valoir ses droits à la retraite et rendue par le ministre du département duquel il ressortit.

La veuve du fom tionnaire retraité a droit au tiers de la pension de son m >ri ; elle a également droit à p nsion lorsque son mari meurt en exercice après vingt-cinq ans de services. Le mariage doit avoir étc contracte six ans avant la cessation des fonctions. Il n'y a pas de condition de durée de mariage, et la quotité augm nte quand le mari est mort viclime de son dévouement ou d'un accident de service.

La veuve n'a pas droit à pension lorsqu'elle est séparée de corps sur la demande du mari. Le divorce, dissolvant le mariage, fait perdre tous les droits.

Si la mère est décédée ou inhabile, les orphelins mineurs ont droit à un secours annuel égal à la pension de la mère jusqu'à ce que le plus jeune ait atteint l'âge de viny;t et un ans accomplis.

Le cumul de deux pensions civiles est autorisé pour les hommes jusqu'à concurrence de 6.000 l'r., pourvu qu'il n'y ait pas double emploi dans les années de services présentées pour la liquidation.

La veuve ne peut cumuler, au delà de 1 ôUO francs, sa pension avec un traitement d'activité. Le cumul de deux pensions n'est autorisé que dans la limite de 6.000 francs.

Le droit aune pension militaire pour ancienneté de service est ouvert à l'homme de troupe à vingtcinq ans de service et à l'officier à trente ans ou à vingt-cinq ans s'il est en non-activité depuis trois ans, et nVst pas reconnu susceptible d'être rappelé a l'activité. Les années de service se comptent de l'âge où la loi permet de contracter un en' agement volontaire. L'officier qui a droit à la retraite peut y être mis d'office par le ministre, et il y est mit forcément lorsqu'il a atteint sa limite d'âge.

Le tarif de la pension est calculé d'après un minimum fixé pour chaque grade et auquel s'ajoutent autant d'annuités que l'intéressé a fait de campagnes ou d'années de service en s s des trente années obligatoires, les campagnes pouvant être comptées différemment suivant les conditions où elles ont été accomplies. Le montant de ces annuités varie également suivant le grade, et il n'**n pi-ut jamais être compté plus de vingt. Chaque année de service au delà de trente ans et chaque année de campagnes ajoutent à la pension un vingtième de la différence du minimum au maximum.

Les pensions pour blessures ou infirmités sont indépendantes de la durée du service accompli.

La loi du 21 mars 1905 (loi de deux ans) assure aux engagés et rengagés divers avantages parmi lesqueU des pensions proportionnelles aux militaires de toutes armes qui quittent les drapeaux après quinze ans de service effectif.

Les pensions de réforme sont accordées aux officiers réformés après au moins vingt années de service.

Les pensions de veuves sont attribuées aux veuves de militaires tués sur le clmmp de bataille ou en service commandé, ou morts de blessures ou maladies contractées à l'armée par suite des obligations du service, etc.. ou bien morts en jouissance d'une pension de retraite ou en possession de droits à cette pension, et enfin aux veuves d'officiers morts en activité ou en non-activité après vingtcinq ans de service.

Les pensions des veuves d'officiers sont fixées au tiers du maximum de la pension d'ancienneté du mari, et à la moitié si la mort de celui-ci a été causée par la guerre. Pour les hommes de troupe, les veuves ont droit à la moitié du maximum dans le premier cas et aux trois quarts dans le second.

La pension d'une veuve décédée est reportée à titre de secours sur le> orphelins qu'elle laisse, jusqu'à ce que le plus jeune d'emre eux ait atteint sa majorité.

Le cumul de plusieurs pensions militaires ou de pensions militaires avec des pensions civiles est autorisé. La veuve d'un militaire (armée de terre) peut donc cumuler plusieurs pensions qu'elle tiendrait à titre de réversibilité de plusieurs maris ; la veuve d'un marin doit opter pour la plus forte.

Les pensions militaires ne peuvent en principe être cumulées avec une soldj d'activité, de disponibilité ou de non-activité.

Certificats dévie. La première justification à produire par tout pensionnaire est, un certificat de vie dont la date doit être au jour de l'expiration du trimestre exigible, ou postérieure à ce jour.

Les arrérages sont payahles par trimestre (les I" mars. 1er juin, I« septembre et 1er décembre). Tous les notaires indistincteme. t sont autorisés à délivrer des certificats de vie.

pensionnaire [j>an-si-o-nè-re] n. Personne qui paye pension pour qu'on lui fournisse la nourriture et le logement : rançonner ses pensionnaires. Interne dans une maison d'éducation : faire sortir un ji'iisionnaire. Fig. et fam. (surtout au féminin). Personne qui a conservé la candeur de l'èleve encore en pension : la naïveté d'une pensionnaire. Personne logée et nourrie dans un établissement public spécial : les pensionnaires d'un hospice Celui qui reçoit une pension de l'Etat : tes pensionnaires de Louis XIV. Or. can. Celui qui jouissait d'une pension sur un bénéfice. Théât. Comédien, comédienne qui, dans une associat'on théâtrale, reçoit un traitement t\xe et ne participe pas aux bénéfices de l'exploitation. Grand pensionnant' de Hollande, titre du chef du pouvoir exécutif en Hollande, lorsqu'il n'existait pas de stathouder.

pensionnat [pan-si-o-na] n. m. Maison d'éducation qui reçoit des internes. Ensemble des élèves de cette maison.

pensionner {van-si-n-né] v. a. Faire une pension à quelqu'un : Louis XIV pensionna les poètes.

. (du gr. penta, cinq).

lan-

PEN

pensivement [pan, man) adv. D'une manière pensive.

pensivité [pan] n. f. Etat d'une personne pensive.

penSOtter [pan-soft*] v. n. Penser pauvrement.

pensum hib>tom'] n. m. (mot lat. signif. chose petit, tâche) Suroroft de travail imposé à un écolier pour le punir. PI. des pentumt.

Pensylvanie [pin], un des Klats de l'Union américaine, sur l'Atlantique ; 6.930.000 h. Ch.-l. Earritburg; v. pr. Philadelphie et Pitttburg. Houille, anthracite, pétrole.

Pensylvanien, enne [pin, ni-in, ê-ne], habitant ou originaire de Pensylvanie : les Pensylvaniens. Adj. . les pétroles pentylvaniens.

pent, penta, pente ou pente préfixe signifiant cinq.

pentacle [pin] a. m.

à cinq branches, (v. la pla che lignes.)

— Encycl. Le pentacle a été considéré par les anciens comme le symbole de la perfection ; on le trouve tracé, entre autres, sur certaines monnaies grecques ; c'est un pentagone étoile. Après avoir partagé la circonférence en dix parties égales, on l'obtient en joignant les points de division de quatre en quatre.

pentacontaèdre [pin] n. m. (du gr. pentekonta, cinquante, et edra, base) adj. Qui a cinquante facettes.

pentacorde [pin] n. m. (du préf. penta, et du gr. khordè, corde ). Lyre des anciens, à cinq cordes.

pentacosiomédimne [zi-o] n. m. (du gr.

pentahosioi, cinq cents, et niedimnos, médimne). Antiq. gr. Athénien qui possédait un revenu équivalant à 500 médimnes de blé.

pentacrine [pin\ ou pentacrinus [pin,

nuss] n. m. Genre d échinodermes crinoïdes, propres aux "profondeurs abyssales. (V. la planche océanographie.)

pentacrinidéS [pin] n. m. pi. Famille d'échinodermes crinoïdes, dont le genre pentacrine est le type. S. un pentacrinidé.

pentadactyle [pin] adj. (du préf. penta, et du gr. daktulos, doigt). Qui a cinq doigts.

pentadécagone [pin] adj. v. pentédéca-

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