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PEU

pétrifiant [fi-an], e adj. Qui a la faculté de pétrifier : la fontaine ■pétrifiante de Saint-Allyre. Fig et fam. Qui stupéfie : nouvelle pétrifiante.

pétrification [si-on] n. f. (de pétrifier). Phénomène par lequel la substance d'un corps organique est remplacée par une substance pierreuse: /« pétrification des bois. Incrustation, phénomène par lequel les rps plongés dans certaines eaux s'y couvrent d'une couche pierreuse.

pétrifier [fi-é] v. a. (dulat. petra, pierre, et facere, faire. — Se conj. comme prier.) Changer en pierre. Incruster, couvrir d'une couche pierreuse. Fig. Rendre immobile de stupéfaction, de peur, etc. : apparition qui pétrifie un voleur.

pétrin n. m. (du lat. pistrinum, lieu où l'on fait le pain). Coffre dans lequel on pétrit la pâte destinée à l'aire le pain ■ maie : les pétrins mécaniques suppriment le travail fatigant au pétrissage à liras, (v. maie.] Fig et fam Etre, mettre dans le pétrin, dans l'embarras.

pétrinal n. m (esp pedernal, pierre à feu). Arquebuse courte, en usage dans la cavalerie vers la fin du xvi» siècle.

pétrir v a. (lat pop ptsturire) Malaxer de la farine avec de l'eau et en faire de la pâte. Presser l'argile avec les mains Fig Former, façonner : on pétrit aisément 1rs jeunes esprits Prov. : Dieu nous a tous pétris du même limon, nous sommes tous soumis aux mêmes lois naturelles

pétriSSable [tri-sa-ble] adj. Qui peut être pétri : yàte pétrissable.

pétrissage tn-sa-je] ou pétrissement

[tri-se-man] n. m. Action de pétrir pétrissage mécanique.

petrisseur, eUSe [(W-seur, e!/-se]n etadj.Qui pétrit la pâte . ouvrier petrisseur N. f Machine à pétrir.

pétrogale n. m. Genre de mammifères marsupiaux d'Australie, comprenant des kangourous de la taille d'un lièvre

pétroglypne n. f (du gr petros, pierre, et gluphr, gravure). Rocher grossièrement sculpté, comme on en rencontre en Afrique ou en Amérique.

pétrograph© n. m. Savant qui s'occupe de pétrographie.

pétrographie [fi]n f. (du gr. petros, pierre, et graphein. décrire). Science qui a pour but l'étude des roches de l'écorce terrestre, au point de vue de leur composition minéralogique et chimique et de leur genèse.

— Encycl. Ce sont les travaux de Cordier, puis de Sorby, Michel Lévy, Rosenbach. qui ont fait faire à là pétrographie ses plus grands progrès, et permis d'établir une classification rationnelle des roches : roches ayant pris naissance par solidification d'une masse en fusion (roches éruptives) ; roches formées par les débris des précédentes ou déposées par précipitation chimique (roches sédimentaires). Les premières sont surtout intéressantes pour les pétrographes. qui en étudient la structure et la composition au moyen du microscope, et même en tentent dans les laboratoires la reproduction artificielle.

pétrographiqu© adj. Qui a rapport à la pétrographie.

pétrographiquement [ke-man] adv. Conformément à la pétrographie.

pétrole n. m. (du lat. petra, pierre, et oleum, huile». Huile minérale, provenant de sources situées notamment en Asie et en Amérique : le pétrole est abondant dans le Caucase.

— Encycl. Le pétrole ou naphte est un mélange d'hydrocarbures, connu déjà de l'antiquité, mais dont l'importance commerciale date seulement de la seconde moitié du xixe siècle ; c'est à ce moment que l'on découvrit les gisements immenses de la Pensylvanie. Le pétrole existe dans diverses régions du glooe;mais il est particulièrement abondantaux Etats-Unis et dans le Caucase ; on exploite encore desgisements en Galicio, Roumanie , Aile magne et, en France, le gisement de G a bian (Hérault). On extrait le pétrole en forantdes puits qui atteignent parfois SOO mètres de profondeur.

< On appelle derrick l'assemblage de charpentes élevé pour le

travail dU P*,r°l» (Puits en exploitation aux environ- le Sondage., Sut Bakou, en Rusei.).

vant le point de la poche pétrolière où pénètre la sonde perforatrice, le pétrole peut jaillir par l'orifice 4u puits [quelquefois à une hauteur considérable) sous la force des gaz accumulés dans le réservoir naturel, et il est alors difficile de maîtriser le débit, ou bien couler paisiblement comme une source dont la captation devient facile, ou bien encore ne pas jaillir du tout, auquel cas il faut installer des pompes pour l'aller puiser au sein de la terre.

Quelle que soit la façon dont il est extrait, il doit être rectifié, c'est-à-dire subir une distillation qui en isole les différents éléments : chauffé à 70" dnns de vastes cornues, il abandonne Véther de pétrole; entre 70» et 120» passe l'essence minérale ou gazoline ; entre 120» et 150», la benzine ; entre 150» et 280», les huiles propres à l'éclairage (pétroles lampants) ; entre 280» et 400» les huiles lourdes (oléo-

naphtes) employées pour le graissage ; enfin, la paraffine et la vaseline. Le résidu restant au fond de la chaudière est utilisé parfois pour le chauffage des locomotives ou l'alimentation des foyers de distillation. Chacune de ces substances subit encore une épuration avant d'être livrée au commerce.

Le pétrole est employé pour l'éclairage, soit à l'état liquide (pétroles lampants, essence minérale), soit à l'état de gaz (obtenu par décomposition sous 1'intlucnee de la chaleur), soit à l'état solide (bougies de paraffine). Il joue un rôle prépondérant dans l'alimentation des moteurs de toutes sortes ; pour le chauffage, il esl utilisé dans les chaudières et dans quelques appareils domestiques (fourneaux à pétrole) ; enfin, employé au graissage des machines, il a l'avantage de ne pas s'altérer à l'air. La fabrication, l'emmagasinage, la vente en gros et en détail du pétrole sont réglementés par les décrets du 19 mai 1873 et du 20 mars 1885.

— Econ. dom. L'éclairage à l'essence de pétrole (ou essence minérale) présente des dangers en raison de l'inflammabilité de ce produit. En cas d'incendie il faut étouffer la flamme sous des linges humides, des tapis, torchons, etc., plutôt que de jeter de l'eau dessus.

Lorsque le pétrole d'une lampe prend feu à l'intérieur du récipient, verser sur l'huile enflammée, à l'aide d'un verre ou d'un bol, un peu de lait. Le pétrole s'éteint instantanément.

Nettoyage des récipients à pétrole. Pour faire disparaître toute trace d'odeur dans un récipient ayant contenu du pétrole, il faut le laver deux ou trois fois avec un mélange de dix parties de lait de chaux léger et d'une partie de chlorure de chaux; employer ce mélange un peu chaud et laver ensuite à l'eau pure puis essuyer avec soin.

pétroléen, enne [lé-in. è-ne] adj. Qui a rapport au pétrole : industrie pétroléenne.

pétroléine n. f. Syn. de vaseline.

pétroler [lé] v. a. Incendier à l'aide du pétrole.

pétrolerie [ri] n. f. Usine à pétrole.

pétrolette [le- te] n. f. Fam. Petite voiture automobile à pétrole.

pétroleur ou pétroleux, euse [leu. eu-ze]

n. Personne qui se sert de pétrole pour Incendier.

pétrolier [li-é], ère adj. Qui a rapport au pétrole : industrie pétrolière ; navire pétrolier. Substantiv. : un pétrolier, une pétrolière.

pétrolifère adj. Qui contient, produit du pétrole : les districts pétrolifères du Caucase.

pétrologie n. f. Syn de pétrographie.

Pétrone (Caius) ou Titus Petronius Ar-

biter, écrivain latin, d'origine gauloise. Il mena à la cour de Néron une vie élégante et voluptueuse. Il est probablement l'auteur du Salyricon. roman extrêmement licencieux, mais document précieux sur les moeurs romaines du ier siècle. Compromis dans une conspiration, il s'ouvrit les veines en 66.

Pétrone (saint), évêque de Bologne, né à Constantinople, m. à Bologne vers 450. — Fête le 4 octobre.

Pétronille [Il mlh.e] (sainte), appelée aussi Penne, Perrondle ou Femelle, vierge et martyre du Ier siècle, fille de saint Pierre, d'après la légende. Fête le 31 mai.

PetropavlOSk, v. de la Russie (Sibérie), prov. d'Akmolinsk. sur l'Ichim et le ch. de f. transsibérien; 25.000 h. Foire très importante (26 juin).

pétroselinum [sé-li-nom'] n. m. Nom scientifique du persil.

pétrosilex [lèks] n. m. Silicate naturel, voisin du feldspath orthose, mais à texture amorphe.

pétrosiliceUX, euse [seu, eu-ze] adj. Qui a les caractères du pétrosilex.

pétrOUSquin [trous kin], © n. Badaud ; paysan : dévaliser un pétrousquin.N.m. Pop. Derrière : tomber sur son pétrousquin.

Pettankofer [fer] (Max de), chimiste et hygiéniste allemand, né à Liehtenheim, m. à Munich (1818-1901).

pétulamment [la-man~\ adv. Avec pétulance.

pétulance n. f. (de pétulant). Vivacité impétueuse.

pétulant [lan], e adj. (lat. petulans). Vif, impétueux ; qui a peine à se contenir : écolier pétulant.

petun n. m. (mot brésil.). Tabac. (Vx.)

pétuner [né] v. n. User du tabac. (Vx.)

pétunia n. m. (de petun). Genre de solanacées, originaires de l'Amérique du Sud. qui ont donné par hybridation un grand nombre de variétés cultivées comme ornement pour leurs fleurs blanches, violettes ou bleutées.

pétunière n. f. Arg.

Tabatière.

pétunsé ou pé-

tunzé n. m. (m. chinois).

Variété de feldspath, dont on se sert en Chine pour faire la porcelaine.

peu (lat. paucum) adv. de quantité. Pas beaucoup : manger peu. Pas longtemps : vivre peu. Pas cher : mets qui coûte peu.

c'est peu d<3, c'est peu que de, il ne suffit pas de. Peu de chose, chose, personne peu importante. Peu ou point, presque point. N. m. Petite quantité : le peu quenous savons. Choses peu nombreuses, peu riches: vivre de peu. Un petit nombre de personnes : peu savent agir à propos. Homme de peu, de basse condition. Loc. adv. Un )<cu, médiocrement, pas beaucoup. Un petit pen, légèrement. Quelque peu, un peu. Tant soit peu, très peu. Si peu que rien, une petite quantité. Un tant suit peu. très peu. Dans peu, sous peu, bientôt lie puis peu, récemment. Un peu fort, un peu loin, qui étonne ou vexe beaucoup, qui dépasse les bornes. Peu à peu, lentement, insensiblement. A peu près, à peu de chose près, presque, environ. Loc. conj. : Pour peu que, si peu que, quelque faiblement que. Loc. prépos. : Un peu de, une petite quantité de.

Pétunia.

Prov. : A grands seigneurs peu de paroles, devant, les grands, il faut s'expliquer brièvement. Qui peu endure, bien peu dure, il faut avoir de la patience pour vivre. Paix et peu, vivre tranquille dan* une modeste aisance, c'est ce que doit souhaiter l'homme sage. Trois beaucoup et trois peu sont pernicieux à l'homme : beaucoup parler et peu savoir, beaucoup dépenser et peu avoir, beaucoup présumer et peu valoir, proverbe espagnol suffisamment clair. Ant. Beaucoup.

peUCédatl n. m. (du gr. prukê, pin). Genre d'ombellifci-es. comprenant des herbes vivaees à Ileurs blanches ou jaunes en ombelles, et dont plusieurs espèces sont utilisées en médecine : la ratine du peucedanum officinal est diurétique et stomachique.

peucédané, 6 adj. Qui ressemble ou se rapporte au peucédan.

peun ! interj. Sert à exprimer l'indifférence, le doute.

peule n. f. Mai: Vide réservé sous les bouts des pièces à eau.

Peuls, Peuhls, Pouls, Foulbé. v. Fel-

LATAS.

peulven ou peulvan n. m. Préhist. Nom

donné à des pierres posées debout.

peuplade n. t. Société humaine incomplètement organisée : les peuplades nègres de l'Afrique. Action de peupler. (Vx.) Colonie envoyée pour peupler. (Vx.)

peuple n. m. ( lat. populus ). Multitude d'hommes ; 1° formant une nation : le peuple français; 2» appartenante plusieurs nationalités, mais groupés sous une môme autorité : les peuples de l'A utriche-Hongrie. Ensemble des sujets par rapport au souverain : tyranniser son peuple. Partie la plus nombreuse et la moins riche, la moins cultivée des habitants d'une ville, d'un pays, etc. : la noblesse et le peuple. Bouline, femme, enfant du peuple, personne appartenant à cette classe. Le petit peuple, le menu peuple, le lias peuple, les derniers de cette classe. La lie du peuple, la populace. Le peuple île Dieu, les Juifs. Le peuple roi, les Romains. Adject. Qui a la nature, le caractère, les habitudes du peuple : une famille peuple. Commun, grossier : dire brutalement ce qu'on pense, cela est peuple! Prov. : La voix du peuple est la voix de Dieu, le sentiment général est l'expression de la vérité. (Se cite souvent sous la forme latine : vo.r populi, vox Dei.)

Peuple {le Livre du), étude philosophique, par Lamennais (1837), où l'auteur cherche à fonder la souveraineté du peuple sur les doctrines du christianisme, religion d'amour, de fraternité etd'égalité.

Peuple ((e). par Miehelet (1846). livre vibrant de ferveur démocratique et humanitaire et d'admira tion pour la Révolution française.

Peuple anglais ( Histoire littéraire du), par J.-J. Jusserand (1894), ouvrage érudit, d'une méthode élégante, qui embrasse toute la vie intellectuelle du peuple anglais.

peuple n. m. (lat. populus). Ancien nom du peuplier : bois de peuple.

peuplement [man] n. m. Action de peupler : le peuplement de l'Ouest américain a été très rapide. Etat de ce qui est peuplé : le peuplement d'une colonie, d'une garenne. Ant. Dépeuplement.

peupler [plé] v. a. Etablir des hommes, des animaux, des végétaux, dans un endroit où ils n'étaient pas auparavant; Romulus peupla Rome; peupler un étang d'alevins. Former la population de ; les gens qui peuplent une contrée. Fig Exister en nombre dans : les grands hommes qui peuplent le passé. V. n. Se multiplier par la génération : les rats peuplent beaucoup. Ant. Dépeupler.

peupleraie [re] n. f. Lieu planté de peupliers.

peuplier [pli-é] n. m. (de peuple [bot.]). Genre de salicinèes de l'hémisphère boréal.

— Encycl. Les peupliers (populus) sont de grands arbres dont ou connaît une vingtaine d'espèces, qui

iram—iiM-3..ii;;sj

Peupliers.

croissent dans les régions tempérées et humides. Recherchés pour la rapidité de leur croissance, ils donnent un bois léger et tendre (bois blanc), utilisé en menuiserie, ébénisterie et dans la fabrication des caisses d'emballage. On distingue: le peuplier blanc "il i préau, qui croit en France ; le peuplier tremble, haut de 15 à 20 mètres, dont les feuilles, rondes et glabres sur les deux faces, sont agitées d'un mouvement continu, comme si l'arbre tout entier tremblait : le peuplier noir ou franc, qui atteint 33 mètres de haut, qui fournit un bois dur et dont lesjeunes branches sont utilisées en vannerie ; le peuplier argenté, le peuplier du Canada, le peuplier d'Italie ou pyramidal, qui atteint 40 mètres de hauteur et est très cultivé en France; etc.

peur n. f. (lat. pavor). Sentiment d'inquiétude, en présence ou à la pensée du danger : ne causes pas de peur aux enfants. Crainte, appréhension : la peur de mal parler. Avoir peur, craindre : j'ai peur

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