‹ Le Larousse pour tousChapitre 462 sur 979 · PEU · texte numérisé non relu

PEU

Peutinger.

et à 3 kil. de

Bel-

gue cela ne vous incommode ; je n'ai pat peur qu'il me trahisse. Peur bleue, si grande qu'elle rend lividf. Mourir de peur, éprouver une peur extrême. Avoir peur de son ombre, être extrêmement peureux. En être, ouille pour la peur, avoir plus de peur que de mat, échapper complètement ou presque complètement au danger. À faire peur, extrêmement, en mal : laid à faire peur ; d'une manière très défectueuse, avec un mauvais goût exce if habillé d faire peur. De, peur loc. adv, Par un sentiment de peur. De peur de loc. prép. ; de peur que loc. conj. Dans la crainte de, dans la crainte que, pour éviter que. Prov. : La peur grossit les obstacles, on exagère ce que l'un craint.

peureusement [se-màn] adv. D'une manière peur- use : xc sauver peureusement devant un donner.

peureux, eUSe [reu, cu-ze] adj. Qui a souvent peur : le lièvre est peureux, Qui manque de décision : être peureux en affaires. Qui témoigne de la peur : des regards peureux. Substantiv. Personne peureuse : les peureux sont malheureux. Ant. Brave, courageux, hardi.

peut-être [peu-tê-tre] loc. adv. qui marque la possibilité, le doute : il viendra peut-être. Substantiv. et invar. A'e BOUS reposez pus sur des peut-être. Peut-être que, il est à croire, a craindre ou à espérer que. Fum. Il n'y a paè de peut-être, vous avez tort de douter, la chose est certaine. Allcs. litt. : Peutêtre I expression de scepticisme sur la vie future attribuée à Rabelais. « .le vais quérir un grand peut-être », aurait il dit en mourant, m is le mot est fort douteux.

Peuthy, romm. de Belgique (Brabant, air. de Bruxelles); 1.310 h.

Peu'iûger \jèr] (Conrad), antiquaire allemand, né et m. à A ugsbourg (1465-1547). 11 possédait une carte itinéraire de l'empire romain, connue sous le nom de Table de Peutinger, et qui est un document de premier ordre pour la connaissance de la géographie de l'empire romain.

pévarones n. m. pi.

Grains de poivre confits dans du vinaigre.

Pévèle ou Pévelle

el par erreur Puelle LPahulensfs pjqus), pays de l'ancienne province de Flandre, aujourd'hui département du Nord. Champ de bataille de Bouvines et de Mons-en- Pévéle.

Peyrat - de-Bellac ,

comm. de la Haute- Vienne, arr.

lac ; 1.300 h. Ch. de r. Orl.

Peyrat-la-Nonière, comm. de la creuse,

arr. et à 20 kil. d'Aubusson, près de la Voueyze ; 1.510 li. Plâtre.

Peyrat-le-Château, comm. de la Hautc- Vicnne, arr. et a 45 kil. de Limoges ; 2.540 h. Papeterie.

Peyratte (La), comm. des Deux-Sèvres, arr. et à 10 kil. de Parthenay ; 1.370 h. Ch. de f. Etat, Fer.

Peyrebrune (Mathilde-Georgina-Elisabeth ns Peyrebrune, connue sous le nom île Georges de), romancière française, née en 1818 dans le Périgord, auteur de Marco, M11' de Trémbr, la Margoite, etc.

Peyrehorade, ch.-l. de c. (Landes)! arr. et à

22 kil. de Dax. sur le gave de Pau ; 2.020 h. Ch. de f. M. Corderie, tissus. — Le caut. a 13 comm. et 11.820 h.

Peyrelîau [pe-i-e-M], ch.-l. de c. (Aveyron), arr. et à 29 kil. de Millau ; 310 h., sur la Jonte. Bonneterie. — Le cant. a 7 comm. et 3.670 h.

Peyrelevade, comm. de la Corrèze, arr. et à 4-0 kil. d'Ussel, au-dessus de la Vienne ; 2.000 h. Tuileries.

PeyriaC-de-Mer, comm. de l'Aude, arr. et à 13 kil. de Narbonne, non loin de la Méditerranée; 1.210 h.

Peyriac-Minervois [pè-ri-ak, voî], ch.-i. de

e. Aude), arr. et a 20 kil. de Carcassonnc: 1.240 h. Vins. — Le cant. a 18 comm. et 18.020 h.

Peyrilhac, comm. de la Haute-Vienne, arr. et à 21 kil. de Limoges, sur la Motte ; 1.930 h. Ch. de

f. Orl. terme école.

Peyrins, comm. de la Drôme, arr. et à 22 kil. de Valence ; 1.400 h. Primeurs.

Peyrolles [pè-ro-le], ch.-l. de c. (Bouches-du- Rhone), arr. et à 20 kil. d'Aix ; 890 h. Ch. de f. PL. -M. — Le cant. a 5 comm. et 4.070 h.

Peyronet ou Peyronnet [pt-ro-hê] (comte

Charles-Ignace de), homme d'Etat, né à Bordeaux,

m. au château de Montferrand

(Gironde) Ll 77K-1H5 4]. Ministre

de l'intérieur en 1830, il signa

les ordonnances de Juillet et

fut condamné à la détention

perpétuelle, puis gracié en

Peyruis [pe-ru-i], ch.-l.

de e. (Basses-Alpes), arr. de Forcalquier; 7^0 h. Sur la Durance. Ch. de f. P.-L.-M. — Le cant. a 5 comm. et 2.450 h.

Pey tral [pï-tral] ( Paul- Louis), homme politique français, né à Marseille en 1842; ministre des finances en 1888, 1893, 1898-181*9.

pezat [za] n. m. Sorte de corset faii de tiges sèches de pois, dont on entoure les jeunes arbres pour les garantir de la gelée.

Pézenas \nass], ch. 1. de c. (Hérault), arr. et à

23 kil. de Béziers; 0 930 1.. (Piscénois) Ch. de f. M. Vins, carrières. — Le cant. a 5 comm. et 12.910 h.

Pézilla-de-la-Rivière, comm. des Pyré-

nées-Orien taies, arr. et à 9 kil.de Perpignan ; 1.810 h. Bons vins.

pézize n. t. Genre de champignons dyscomyectes, ayant la forme d'une coupe avec ou sans pied, qui croissent à terre ou sur les écorces d'arbres et les brindilles tombées et, quoique comestibles, sont peu estimés. (Il en existe plusieurs

Peyronet.

espèces : pézize visic uleuse, pézize cochenille, pézize en COUDS, oreille d'une, etc.)

Pfaefers \ferss], bourg de Suisse (cant. de Saint-Gall); 1.520 h. Sources thermales bicarbonatées caleiques. Gorge sauvage de la Tamina, qui compte parmi les plus grandioses de la Suisse.

Pfaefflkon, comm. de Suisse feant. de Zurich . sur le lac de Pfsefjikon', 3.000 h. Retordage de soie, teinture, ateliers mécaniques.

Pfeffel (Théophile-Conrad), fabuliste et littérateur allemand, ne et m. a Colmâr (1738 1809 . n a écrit des charmantes nouvelles, des fables et des poésies d'un réel mérite.

Pfeiffer [flr] 'Ida Ri.yer, dame), voyageuse autrichienne et écrivain distingué, née et m. à Vienne (1797-1858), Elle lit deux fois le tour du monde, visita la Palestine, Madagascar, etc.

Pfeiifer (bar i lie de), agent pathogène de la grippe on influença, découvert et étudié par le méde< " allemand Pfeiffer en 1892.

pfennig n. m. La plus petite monnaie de compte de l'empire allemand, représentant la centième partie du mark et pesant 2 grammes.

Pflster (Albert), imprimeur allemand, né vers 1120, m. vers 1470. Il fonda à Bamberg, en 1455, une imprimerie rivale de celle de Gutenberg.

Pflster (Christian), professeur et historien français, né h Beblenheim en 1857. On lui doit de remarquables études sur l'histoire de l'Alsace et une Histoire de. Nancy.

Pf ordten [ lin ] ( Louis-Charles-Ilenri , baron von der), homme d'Etat bavarois, né à Ried, m. à Munich (1811-1880', adversaire malheureux de Bismarck en 1860. Il dut quitter la présidence du conseil après la journée de Sadowa.

PfOTZhsim, v. du grand-duché de Bade, sur l'Enz; 59.310 h En 1092, victoire des Français sur les Wurtembergeois.

phacochère [cht-re] n. m. Genre de mammifères artiodactyles pachydermes, propres â l'Afrique et à Madagascar.

— Encyc l . Les phacochères (phacoçAsrusjapp a r t i e n nent A la famille des suides ; ce sont de grand* san-

gliersbauts Phacochère,

sur pattes,

et dont la tête énorme se termine par un large groin, armé de défenses larges, tranchantes et aiguës. Ils vivent par troupes dans les marécages et sont redoutes a cause de leur férocité.

phacomalacie [sî] n. f. (du gr. phakos, lentille, et malakos, mou). Ramollissement du cristallin.

phacosclé-

rOSe n. f. (dugr.

phahos, lentille, et lïcsclérose. Induration du cristallin

phaeophy-

céîS [fé-o-ft-sé] n. f. pi. Ilot. V.

P II É O PHYCÉES .

phaéton n .

m. (de Phaéton , n. mythol.). Cocher, charretier. Voiture haute, à quatre roues, légère et découverte, à deux sièges parallèles, pour quatre personnes. Voiture automobile découverte, comprenant des sièges parallèles aux essieux et tournés vers l'avant.

phaéton

n. m. Genre

d'oiseaux palmipèdes marins, propres aux mers chaudes de l'hémisphère sut : les phaétons sonl appelés aussi paille - en queue ou oiseaux des tropiques.

Phaéton, fils du Soleil et de C 1 y mè n c.

Ayant obtenu de son père la permission de conduire pen dant un jour

seulement Phaéton.

le char du Soleil, il faillit, par son inexpérience, embraser l'univers ; Jupiter, irrité, le foudroya et le précipita dans l'Eridan. En littérature, on compare à Phaéton les présomptueux qui veulent se charger d'une tâche au-dessus de leurs forces.

Phaéton, tragédie lyrique de Quinault, musique de Lulli, d'une magnifique mise en scène (1683).

phagédène n.f. (dugr. phagedaina, faim dévorante). Méd. anc. Appétit immodéré, boulimie. Ulcère qui ronge les chairs.

phagédenique adj. (de phagédène). Qui ronge les chairs : ulcère phagédenique.

phagédénisme [nis-mej n. m. (de phagédène). Extension indéfinie d'un ulcère qui semble ronger les chairs-

— Encycl. C'est surtout dans les affections vénériennes et principalement à la suite du chancre mou que le phagédénisme intervient chez les sujets affaiblis par l'anémie, l'alcoolisme, etc. Le traitement consiste en cautérisations à la teinture d'iode, au nitrate, au cautère.

Phaéton automobile.

ej

PHA

phagocyte n. rn. du a.phagein, manger, et ku-

Uule Cellule capable d'englober et de digérer

des particules organiques ou inorganiques voisines.

— Encyci.. Les phagocjtes sont niobili -> ou lixes; ils sont extrêmement sensibles aux variations de compositions chimiques de leur milieu, qui déier-

i chez eux des phénomènes d'attraction ou de répulsion (chimiolaxie). V. phagocytose.

phagocytose Uô-ze'. n. f. Ponction des phago-

,Tes, découverte par Mrtchnikof.

Encycl. La ph gocytojse intervient dans un grand nombre de phénomènes physiques et morbides. Les phagocytes détruisent les vieux globules rouges, résorbent les exsudais: ils affluent vers les points enflammés et constituent île la sorte une barrière protectrice. Ils ingèrent et détruisent les microbes pathogènes, et fixent en partie leurs toxines. Ils jouent un rôle important dans l'évolution individuelle, puisque ce sont eux qui, dans la métamorphose des insectes et des batracien! rent les tissus larvjires appelés à disparaître.

phagolyse ou phagocytoiyse [«-«] n. 1. (de phagocyte, et du gr luein, dissoudre). Destruction des phagocytes, par une modification du milieu liquide ou ils sont plongés.

phagothérapie (pi) n. f. (du gr. phagein, manger, et therapeia, traitement). Traitement de certaines maladies par le régime alimentaire.

phajUS tjuss] n. m. Genre d'orchidées, comprenant des herbes épiphytes ou terrestres, a belles et grandes fleura, propres à l'Asie et à l'Afrique tropicales.

phalacrose n. f. Syn. peu us. de alopécie.

phalangarque [ghar-ke] n. m. du gr. ptia-

luijx, aggos, phalange, et arkhos, chef;. Antiq. gr Commandant d'une phalange.

phalange n. f. (gr. phalagx). Antiq gr. Corps de piquiers pesamment armés ; la phalange macédonienne fut l'instrument des victoires d'Âlexa Ppétiq. Armée : les phalanges républicaines conquirent la llelgique. Anal. Chacun des petits os qui composent les doigts et les orteils. Pop. Main ■ serrer les phalanges à tin ami.

— Encycl. Chaque doigt est formé de trois phalanges successivement décroissantes et réunies entre elles par des articulations trochléennes. Le pouce et le gros orteil n'en ont que deux. On les distingue en première ou phalange métacarpienne, deuxième ou phalangiuc, troisième ou phalange unguéale ou phalangette.

phalanger [je] n. m. Genre de mammifères marsupiaux d'Oeéanie. dont certaines espèces sonl appelées couscous.

— Encycl. Lourds, épais, vêtus d'une fourrure drue et laineuse, les phalangers sont de la taille d'un gros chat. Ils vivent dans les forêts, sont nocturnes, frugivores et insectivores ; leur queue est préhensile.

phalangère n. f.

Genre de liliacées.

— Encycl. Les phalangères sont «les plantes vivaces à feuilles lancéolées, a fleurs blanches ou purpurines, disposées en grappes a l'extrémité d'une hampe. On en connaît de nombreuses espèces des régions tempérées : la phalangère faux lis, appelée aussi lis de Saint-Bruno ou des Àllobroges, croît dans les Alpes ; la phalangère simple croît dans les régions montagneuses et boisées de la France; la phalangère rameuse ou herbe à l'araignée est aussi indigène en France.

phàlangéridéS [de n. m. pi. Famille de mammifères marsupiaux, propres a l'Océanie, et dont le genre phalanger est le bpe. S. un phalnngéridé.

phalangette [jè-te] n. f. Dernière phalange des doigts, celle qui porte l'ongle.

phalangettien, enne [jè-ti-in, ê-nc]adj. Qui

a rapport aux phalangettes.

phalangides n. m. pi. Ordre d'arachnides, renfermant les formes vulgairement appelées faucheurs. S. un phalangide.

— Encycl. Les phalangides sont des arachnides munis de chélicères en pinces didactyles, de quatre paires de pattes, longues et grêles.

phalangien, enne (ji-in, t-ne] adj. Qui a rapport aux phalanges.

phalangiforme adj. Se dit des poils quand ils sont cloisonnés à l'intérieur et resserrés à l'endroit des cloisons, et qui font ressembler ces divisions aux phalanges des doigts.

phalangine n. f. Seconde phalange des os qui en onl trois.

phalangite n. m. (gr. phalaggités). Soldat de la phalange.

phalanstère [lans-tè-rë] n. m. (de phalange . Dans le système de Fourier, habitation de la commune sociétaire.

phalanstérien, enne [lans-té-ri-in, c-ne\

n. Habitant d'un phalanstère. Partisan de la doctrine sociale de Fourier. Adj. Qui se rapporte au phalanstère ou à ses habitants.

Phalanthe, héros laconien, chef des Parthéniens et fondateur de Tarente.

PhalariS [riss], tyran d'Agrigente de 565 à 549 av. J.-C, célèbre surtout par sa cruauté. Il faisait brûler ses victimes dans un taureau d'airain, construit par le sculpteur Périllos, et leurs gémissements étaient, dit-on, plus suaves aux oreilles du tyran que la plus ravissante harmonie. A la fin, les Agrigcntins révoltés firent, dit-on, périr le monstre par le même supplice. Le taureau de Phalaris est resté légendaire et sert à désigner un supplice raffiné.

PhalariS [riss] ou mieux Falari (duchesse de), née à Saint-Marcellin, fille du marquis d'Arancourt et mariée à un d'Entraigues, que Clément XII fit duc de Falari. Elle mena à lët ranger une vie d'aventures et mourut en Russie en 1740. Elle fut maîtresse du régent.

phalarope n. m. Genre d'oiseaux échassiers, des régions arctiques.

Phalempin, comm. du Nord. arr. et à 15 kilde Lille, sur la Navielle, affl. de la Deule ; 1 900 h. Ch. de f. N.

Phalanger.

Ptf A

phalène n. f. (gr. phalaina). Nom donné communément aux papillons du groupe des géomètres. V. GÉOMÈTRES.

phalénoïde adj. Qui ressemble A une phalène.

phalénopsis [çsissl n. m. Genre d'orchidées vandées, renfermant des plantes épiphytes de l'Inde, cultivées dans les serres d'Europe pour leurs jolies fleurs blanches et roses.

phalère n. f. (lai. phalera). Antiq. rom. Plaque ronde que les soldats romains recevaient à titre de décoration.

phalère n. f. Genre de lépidoptères bombyciens, comprenant de gros papillons nuancés de gris, de roux et de jaune, répandus sur l'hémisphère nord, et dont une espèce est commune en France.

Phalère, un des X?*^r§llVi£>

trois ports de l'ancienne Athènes.

phalérie [rf] n. f.

Genre d'insectes coléoptères, répandus de la Méditerranée jusqu'à l'Inde.

phaleuce, phaleuque ou phalécien

n. et adj. m. Métnq. ane. Vers de cinq pieds (1 spondée ou 1 iambe — 1 dactyle — 2 trochées — 1 spondée ou I trochée). Syn. hendécasyllabe.

phallique [fal-ti-ke] adj. Qui a rapport au phallus.

phalloïde [fal-lo-i-de] adj. Qui ressemble à un phallus.

phallOÏdées [ fal-lo-i-dé] n. f. pi. Famille de champignons gastéromycètes, dont le genre phallus est le type. S. une phallolilée.

phailophore ïfal-lo] n. m. Antiq. gr. (du gr. phallos, phallus, et phoros, qui porte). Celui qui portait un phallus, dans les phallophories.

phallophories [fal-lo-fo-rt] n. f. pi. Antiq. gr. Fêtes dans lesquelles on portait solennellement le phallus.

phallus [fal-luss] n. m. (gr. phallos). Anliq. Représentation du membre viril, que l'on portait solennellement dans certaines fêtes. Par ext. Membre viril. Bot. Genre de champignons de la famille des phalloïdées.

— Encycl. Bot. Le phallus à l'état de maturité a quelque ressemblance avec une morille dont la base serait entourée d'un étui charnu et épais. La partie supérieure, qui constitue le tissu sporifére, est verdàtre spongieuse et répand une odeur désagréable. Abondant sur l'hémisphère boréal, les phallus, bien que comestibles lorsqu'ils sont jeunes et qu'ils ont encore la forme d'un œuf de pigeon, sont cependant peu recherchés.

PhalsbOUrg :bour], jadis place forte et ch.-l. de c. (Meurthe), cédé à l'Allemagne : 3.720 h. (Phalsbourgeois). Patrie du maréchal Lobau, du romancier Erckmann. La place, sous les ordres du commandant Taillant, se défendit brillamment contre les Prussiens en 18~0.

Phanar ou Fanar, nom du quartier grec de Constantinople, habité par les Phauarioies, qui, favorisés par les sultans, séparèrent souvent leur sort de celui des autres Grecs de la péninsule.

Phanariote ou Fanariote, habitant ou originaire du Phanar : les Phanariotes. Adjectiv. : population phanariote.

phanère n. m. (du gr. phaneros, apparent). Zool. Tout organe qui fait saillie en dehors de la peau ou des muqueuses : poils, ongles, plumes, dents, etc. Bot. Nom donné souvent à la bacchinie grimpante.

phanérobranche adj. (du gr. phaneros,

visible, et bragkhia, branchies). Qui possède des branchies apparentes, en parlant des mollusques.

phanérogame adj. (du gr. phaneros. visible, et gamos, mariage). Bot Se dit des plantes dont les organes de reproduction sont apparents. N.f. pi. Division du règne végétal, comprenant les plantes qui possèdent ce caractère, par opposition aux cryptogames. S. une phanérogame. Ant. Cryptogame. N. m. pi. Zool. Division ancienne des mollusques. qui comprenait les céphalopodes, ptéropodes et les gastéropodes hermaphrodites et diolques.

phanérogamie [»if] n. f. Etat d'un animal ou d'une plante chez lesquels les organes sexuels sont apparents.

phanéroptère n. m. Genre d'insectes orthoptères sauteurs, comprenant des sauterelles allongées, répandues dans les régions tempérées et chaudes de l'ancien monde.

PhanèS, dieu créateur, dans la doctrine de l'orphisme.

phantasmagorie n f. phantasmago-

rique adj. V. fantasmagorie, etc.

phantasmasie [fan-tas-ma-zi] n. f. Apparence fantastique, visionnaire.

phantasmatique [tas-ma] adj. Qui dépend du phantasrn •.

phantasme [tas-me] n. m. (gr. phantasma). Palh. Images psychiques subjectives, fantômes imaginaires distincts des hallucinations et qui se produisent chez les malades atteints de névroses ou, passagèrement, à l'occasion de digestions laborieuses, menstrues difficiles, etc.

Pnaon, jeune Lesbien, aimé de Saphu, qui, d'après le poète Ménandre, se tua pour lui en se précipitant du rocher de Leucade.

pharamineux, euse \neu, eu-ze] adj. Pop.

Etonnant, prodigieux : succès pharamineux.

Pharamond [mon], personnage légendaire que l'on a longtemps considéré comme le premier roi mérovingien, mais dont le nom ne figure dans aucune des chroniques les plus dignes de foi.

pharaon n. m. (forme grécisée du titre égyptien paraouiâa lie double grand palais]). Titre des

Phallus |bol.|.

hare d'automobile

coloration de leurs feux.

Mai'. Ensemble des

anciens rois d'Egypte : beaucoup de pharaons furent enterrés dans les pyramides. Espèce de jeu de cartes. pharaonien, enne [ni-in, é-ne] adj. Qui appartient aux pharaons.

pharaonique adj.

Qui a rapport aux pharaons.

phare n. m. (du gr.

Pharos, île située près d'Alexandrie, où PtoléméePhiladelphe Ht élever une tour de marbre blanc d'où l'on découvrait les vaisseaux à 100 milles en mer). Tour surmontée d'un l'anal, qu'on établit le long des côtes pour éclairer les navigateurs pendant la nuit : les phares se distinguent par la Fig. Celui, ce qui éclaire, guide voile s d'un niât : le / harc d'artimon.

Carross . attloi». Lanterne à grande puissance éclairante, placée à l'avant d'un automobile et qui projette au loin sa lueur sur la route.

— Encycl.

L'usage de feux permanents allumés au sommet de toursspéciales ou de rochers, pourguiderles navigateurs, remonte aux premiers essais de grande navigation. La fameuse tour de l'île de Pharos, devant ■ Alexandri e , date du m» siècle; en Gaule,

['hare (élévation et coupe),

le phare de Boulogne, qui datait de l'époque d'occupation romaine, était encore debout à la fin du x v i e siècle.

Pendant longtemps, on utilisa pour les phares des feux de bois ou des torches de résine ; plus tard, ce furent des lampes munies de réflecteurs paraboliques et des lam pesa échelons . Aujourd'hui, les appareils producteurs de lumière varient suivant l'intensité lumineuse que l'on veut obtenir : ce sont des lampes à arc électrique ou à incandescence; on se sert aussi de lampes à huile ou

à acétylène. Chaque Coupe de lanterne d'un phare à éclipses.

phare donne un feu

caractéristique, c'est-à-dire que ses caractères variés (routeur, durée des éclats. coloration des éclats, éclipses, durée des éclipses, etc. ^permettent au navigateur de reconnaître le nom du phare et l'endroit où il est placé. Un volume publié chaque année par le ministère de la marine donne les caractéristiques de tous les feux du monde. La plupart des phares nécessitent la présence de gardiens qui assurent le fonctionnement des lampes; cependant, on construit aujourd'hui des appareils à feux permanents, qui restent allumés et, s'il y a lieu, tournent automatiquement pendant un mois ou même un mois et demi. Presque tous les phares importants sont munis d'appareils de signaux sonores, sirènes à air comprimé ou à vapeur, qui suppléent aux signaux optiques quand la brume ou la pluie empêchent ceux-ci d'être efficaces. L'intensité lumineuse des phares atteint jusqu'à 500.000 carcels.

pharillon [ri, Il m\\., on] n. m. Petit phare. Réchaud à feu pour attirer le poisson. Pêche ainsi faite.

pharisaïque [za-i-ke] adj. Qui tient du caractère des pharisiens.

pharisaïquement [za-i-ke-man] adv. A la manière des pharisiens.

pharisaïsme [za-is-me] n. m. Caractère des pharisiens. Fig. Hypocrisie.

pharisien [zi-in] n. m. (gr. pharisaios). Membre d'une secte de juifs qui affectaient de se distinguer par la sainteté extérieure de leur vie. Fig. Celui qui na que l'ostentation de la vertu.

— Encycl. Sous un rigorisme apparent, les pharisiens cachaient les mœurs les plus dissolues. Jésus-Christ ayant démasqué leur orgueilet leurhypocrisie, en les comparant à des sépulcres blanchis, ils se liguèrent contre lui avec les princes des prêtres, ameutèrent la populace et le firent condamner ausupplice de la croix.

Ce mot se dit figureraient des faux dévots, de ceux qui n'ont que le masque de la piété et l'ostentation de la vertu.

Au contraire des saducéens, qui se contentaient de l'observation de la loi, les pharisiens (ainsi nommés d'un mot hébreu qui signifie séparés des autres fidèles) observaient des pratiques minutieuses, mais * ubliaicnt souvent aussi l'esprit de la loi. Au temps d • Jésus, les pharisiens formaient deux groupes : les hittelliles , plus sages et plus libéraux, et les

PHA

srhamntaUes, étroits et formalistes. Ce sont les schammaïU's que combattit Jésus. Apres la destruction de Jérusalem, les pharisiens continuèrent à enseigner dans les synagogues, et le résumé de leurs leçons composa le Talmud.

pharmaceutique adj. Qui appartient, a rapport à la pharmacie : 'préparation pharmaceutique. N. f. Partie de la médecine qui traite de la composition et de l'emploi des médicaments.

pharmacie [si] n. f. (gr. pharmakeia^ de pharmakon, remède). Art de préparer les médicaments : étudier la pharmacie. Profession de phar-

Pharmacies : 1 . De poche : 2. De famille.

ti .^ en ; les célébrités de la pharmacie. Laboratoire, i itique du pharmacien : les bocaux d'une pharmat te. Collection portative de médicaments -.pharmacie de poche.

— Encycl. Dr. L'exercice de la pharmacie est su- 1 ordonné à l'obtention préalable d'un diplôme. Le diplôme de pharmacien de l" classe est valable pour toute la France ; celui de pharmacien de seconde classe est valable pour un seul département

Il est interdit aux pharmaciens de délivrer des médicaments composés sans ordonnance signée d'un médecin.

Comme les médecins, les pharmaciens sont tenus à l'observation du secret professionnel, et, en cas d'accident, soumis aux règles générales de laresponsabilité civile.

Les pharmaciens peuvent vendre librement les remèdes insérés au Codex ou mentionnés dans le Bulletin de l'Académie d? médecine.

— Econ. dont. Il est bon d'avoir constamment sous la main des médicaments usuels, et l'on peut réunir dans la pharmacie de famille les produits suivants; révulsifs : alcool camphré, sel de nitre, sinapismes Kigollot, alcali volatil, farine de moutarde, extrait de Saturne ; analgésiques : baume tranquille, laudanum de Sydenham, antipyrine ; vomitif : ipécacuana ; purgatifs : manne, magnésie calcinée, huile de ricin, sulfate de soude, rhubarbe ; constipants: bismuth (sous-nitrate), naphtol-? ; antifébrile : quinine ; somnifères : chloral, sulfonal ; antiseptiques: sublimé, acide phénique; divers: coton hydrophile, bandes de toile, sparadrap ou diachylon, taffetas gommé, taffetas d'Angleterre, nitrate d'argent, éther. alcool, farine de lin, bicarbonate de soude, vaseline, poudre d'amidon.

pharmacien, enne [si -in, è-ne] n. Personne qui exerce la pharmacie : les pharmaciens ne peuvent délivrer certains médicaments sans ordonnance. N. f. Femme d'un pharmacien ou femme exerçant la pharmacie. Adjectiv. : étudiant pharmacien.

— Encycl. V. pharmacie.

pharmaCOChimie [mi] n. f. Nom donné

quelquefois à la pharlmacie considérée comme science chimique

pharmacochimique adj. Qui a rapport, qui appartient à la pharinacochimie.

pharmacodynamique adj. (du gr. pharmakon, drogue, et de dynamique). Qui a rapport à la force active des médicaments. N. f. Force active des médicaments. Partie de la physiologie qui s'occupe de l'action des médicaments.

pharmaCOgnosie[:f]n. f.(dugr. pharmacon.

drogue, et yndsis, connaissance). Partie delà pharmacie qui s'occupe de l'étude des drogues.

pharmacologie [j{] n. f. (du gr. pharmakon, drogue, et logos, discours). Théorie des médicaments et de leur emploi.

pharmacologique adj. Qui a rapport à la pharmacologie: la science pharmacologique.

pharmacologiste [jis-te] ou pharmaco-

logue [lo-ghe] n. m. Celui qui s'occupe de pharmacologie, qui enseigne la pharmacologie.

pharmaconyme n. m. (du gr. pharmakon.

drogue, et onuma, nom). Nom pharmaceutique d'un médicament.

pharmacopée [pé] n. f . (du gr. pharmakon, remède, et poiein, taire). Recueil des recettes ou formules pour préparer les médicaments.

pharmacopole n. m. (gr. phannakoiiàl's ; de pharmakon, médicament, et poiein, vendre). Vendeur de drogues. Charlatan. (Peu us.)

pharmaCOthèque [tè-ke] n. f. (du gr. pharmakon, drogue, et thikf, boite). Boite propre à renfermer des médicaments.

pharmaCOthérapie fj<f] n. f. (du gr. pharmakon, drogue, et therapeia, traitement). Partie de la thérapeutique qui s'occupe du traitement des maladies à l'aide des médicaments, par opposition avec la diététique, qui s'occupe du régime alimentaire.

Phamabaze, satrape perse de la fin du v« s. av. notre ère, gouverneur de l'Hellespont et de la Phrygie, célèbre par sa puissance et son opulence. Il seconda Conon d'Athènes et contribua à la victoire de Cnide sur la flotte Spartiate. On l'accusa d'avoir fait périr Alcibiade en 404 av. J.-C.

Pharnace Ier, roi du Pont de 190 à 156 av. J.-C, grand-père de Mithridate ; — Pharnace II, roi du Pont, fils de Mithridate, qu'il n'hésita pas à trahir en faveur des Romains. Devenu trop puissant, il fut vaincu par César près de Zéla et tué la même année par un de ses généraux (47). C'est à propos de sa facile victoire sur Pharnace que César écrivit le célèbre bulletin de victoire : veni, vidi, vi<i.

PharoS [ross], petite île de l'ancienne Egypte, près d'Alexandrie, où fut érigé par Ptolémée Philadelphe le premier phare, une tour de marbre blanc, haute de 135 mètres (285 av. J.-C). Le phare s'écroula en 1302.

PHA

Pharsale, anc. ville grecque de la Thessalic [auj. Feriala). César y vainquit Pompée l'an '.8 av.

i dans une bataille déci Ive « Frappez au visage! n avait-Il «lit à srs soldats. Les patricii i l'armée de P pée, malgré leur bravoure ne pou-

tient supporter des blessuri iquili i défigureraient et ils ne songeaient plus qu'a parer 1rs coups.

Pharsale [la), poème épique de Lucaln, en 10 chants, compose vers 60 ai J.-C, retraçanl la lutte entri G Bar el l 'ompéc ; omvrc )j i- 1 1 1 ;■ j j i > ■ d'un stoïcisme élevé, mais trop souvent pompeu e et déclamatoire. Elle e I sévère <-t injuste pour et trop Batteuse pour Pompée. Caton en est le véritable héros.

pharyngé, e adj. Qui a rapport au pharynx, pharyngien, enne \ji m, è-ne] adj. Du pharynx: les muscles pharyngiens.

pharyngisme [jis-mé] n. m. Contraction des

muselés ilu pharynx a' la suit- de lésion du bulbe ou Je la présence d'un corps étranger.

pharyngite n. f. inflammation du pharynx.

pharyngobranches n. m. pi. (du gr. pharuijx , uggos, pharynx, et brangkhia, branchies). Groupe de poissons correspondant à la sous-classe actuelle des Ieptocardiens. S. un pharyngobranehe.

pharyngO-laryngite n. f. Inflammation du pharynx et du larynx.

pharyngorrhagie [oko-ra-jt] n. f. (du gr. pharugx, pharynx, et rhage, rupture). Hémorragie

du pharynx.

pharyngorrhagique [qho-ra] adj. Qui e<.

cerne la pharyngorrhagie.

pharyngOSCOpe [ghos-ko-pe] n. m. (du gr. pharuyx, uggos, pharynx, et Slcopein, examiner). Appareil permettant d'examiner le pharynx.

pharyngo-staphylin adj. (du gr. pharugx,

uggos, pharynx, et staphulê, luette). Qui intéresse à la t'ois le pharynx et la luette : muscle pharyngoitaphylin.

pharyngotomie [mt] n. f. (du gr. pharugx, uggos, pharynx, et tome, section). Cliir. Ouverture du pharynx.

— Encycl. La section du pharynx peut être nécessaire pour l'extraction d'un corps étranger ou pour l'ablation d'une tumeur. On pratique une incision latérale ou transversale sous-hyoïdienne.

pharyngotomique adj. Qui concerne la pharyngotomie.

pharynx [>;«/«] n.

partie supérieure de l'œsophage : le pharynx donne passage a l'air de la respiration.

— Encycl. Anat. Appenduà la base du crâne, situé en avant des cinq premières vertèbres cervicales, le pharynx est longé sur les côtés par les gros vaisseaux du cou (carotides, jugulaires) et par des nerfs très importants (glossopharyngien, pneumogastrique, spinal, grand hypoglosse, grand sympathique). On peut diviser le pharynx en trois parties : le pharynx supérieur ou naso- pharynx, le pharynx barrai ou arrière-bouche, et le pharynx inférieur ou œsophagien. Le pharynx donne passage à l'air de la respiration ; il joue son rôle dans la phonation en renforçant les harmoniques du songlot-

m. (gr. pharugx). Gosier,

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