V. II. AMANT
phènicoptèridés n. m. pi. Famille d'oiseaux échassiers, dont le genre flamant est le type. S. un phénicoptéridé.
phéniCOpyre adj. (du gr. phoinix, rouge, et du lat. pyru», poirier). Qui porte des fruits rouges et piril'ormes.
phénigme n. m. (du gr. phoinigma, couleur rouge). Rubéfaction de la peau à l'aide de sinapismes ou de l'urtication.
phénique ad}. Acide phénique. syn.de phénol.
phéniquè [fcé], e adj. Se dit d'une substance qui contient de l'acide phénique : eau phéniquèe.
phénisseau [nï-sd] n. m. Mot forgé pour désigner les petits imaginaires du phénix.
phénix [ni'/Vs] n. m. (gr. phoinix). Oiseau fabuleux, qui, suivant d'antiques légendes, vivait plusieurs siècles au milieu des déserts de l'Arabie, se faisait périr sur un bûcher, et renaissait de sa cendre. Personne supérieure, unique dans son genre : le phénix des beaux esprits. Blas Oiseau fabuleux, figuré dans quelques armoiries et toujours représenté les ailes étendues sur un bûcher allumé (appelé immortalité). Ornith. Nom ancien des paradisiers, oiseaux que l'on croyait dépourvus de pieds et nichant dans le soleil. Variété de coq domestique, propre au Japon et remarquable par la longueur extraordinaire des plumes de sa queue. (V. planche coq). Bol. Variété du genre palmier. V. phcenix.
phénol n. m. (du gr. phainein, briller). Substance extraite des huiles fournies par la houille et les goudrons, et appelée aussi acide phénique.
— Encvcl. Le phénol pur est solide, incolore, fusible à 41», bouillant à 182»; il absorbe la vapeur d'eau de l'atmosphère en se liquéfiant. Il est soluble dans l'eau, l'alcool, les alcalis, les acides sulfurique et acétique. C'est un toxique, dont le contrepoison est le sucrate de chaux.
Le phénol est un désinfectant de premier ordre; on l'emploie en solution dans l'eau à la dose de 2 à 10 p. 100 {eau j/héniquée) ; on l'utilise aussi en pansements à 1 p. i.000 à l'intérieur, en gargarisme et même en boisson. L'industrie l'emploie pour la conservation des cuirs verts, pour préparer certains colorants 'phlaléine.aci le rosolique).et il sert aussi à la préparation de plusieurs médicaments (acide salicylique. aseptol, phénacétine, salol), etc.
phénolique adj. Se dit des composés dérivés du phénol.
phénologie [ji] n. f. (du gr. phainein, paraître, et logos, traité). Branche de la météorologie qui étudie les variations que les divers climats font subir à la floraison et à la feuillaison des végétaux, au point de vue de leur durée, de l'époque où elles se produisent, etc.
phénolphtaléine n. f. v. phtai.éine.
pllénolS n. m. pi. Nom générique de composés analogues au phénol et dérivant des hydrocarbures, comme le phénol dérive du benzène. S. un phénol.
phénoménal, e, aUX adj. Qui tient du phénomène : le monde phénoménal. Fam. Très étonnant, prodigieux : une grosseur phénoménale.
phénoménalement [man] adv. D'une manière prodigieuse.
phénoménalisme [lis-mé] n. m. Doctrine dins laquelle on ne s'attache qu'au phénomène, à ce qui peut tomber sous les sens.
phénoménalité n. f. Philo». Caractère du phénomène.
phénomène n. m. (du gr. phainomenon, ce qui apparaît). Tout ce qui est perçu par les sens ou par la conscience : les phénomènes externes et les phénomènes internes. Fait naturel qui frappe la vue, l'imagination : les niétéoi'es sont des phénomènes. (V. mi iéores.) Etre ou objet qui offre quelque chose d'anormal, de surprenant : montrer des phénomènes à la foire Fam. Personne qui se fait remarquer par ses talents, ses actions- Ce qui est rare : c'est un phénomène de vous voir.
Phénomènes [les), poème astronomique d'Aratus (me s. av. J.-C), traduit du grec en latin par Cicoron, où l'auteur expose non sans élégance les connaissances astronomiques de son temps. Virgile s'en est inspiré.
phénoménique adj. Qui a rapport aux phénomènes.
phénoménisation [sa-si-onl n. f. Mode de manifestation d'un phénomène; action de donner le caractère d'un phénomène.
phénomènisme [nis-me]n. m. Doctrine philosophique qui limite la connaissance aux phénomènes.
— Encycl. L'étude critique de nos sensations, en faisant ressortir le caractère purement subjectif des qualités des corps (odeur, saveur, couleur, dureté, etc.). conduit à un premier phénomènisme qui s'oppose au réalisme grossier d'après lequel les choses sont réellement telles qu'elles apparaissent. Un pas de plus est l'ait en niant l'existence de la manière, simple association de sensations- Enfin, le phétoménisme absolu rejette la notion de substance, qui n'est qu'un produit de l'association des idées ; la substance n'est qu'une collection de rapports constants Que reste-t-il en dernière analyse? Rien, en dehors de l'esprit pensant, pour les idéalistes
absolus (Hegel); ia eln.se en soi, ou le noumène, inconnu et inconnaissable, mais ayant une existence di tincte de l'esprit pensant, pour les partisan de l'idéalisme transccndantal (Kant).
phenoméniste [nts-tc] n. m. l'artisan du phénomènisme.
phénoménologie [ji] n. (.{de phénomène, et
du gr. logo», discours). Traité, dissertation sur les lèni la phénoménologie de Kant, de Hegel.
phénoménologique adj. Qui appartient à la phénoménologie.
phénylacétique adj. Se dit d'un acide C« il' . CH», CO" 11, fusible a 71",», distillant à 20B«, peu soluble dans l'eau froide, très soluble dans l'alcool, que l'on prépare en oxydant le cyanure de benzyle.
phénylamide n. f. Nom donné aux ami.les qui d.'iivent de l'aniline, au lieu de dériver de l'ammoniaque.
phènylamine n. f. Base organique dérivant de l'ammoniaque ; la phènylamine proprement dite n'est autre que l'aniline. Nom générique de diverses bases dérivées de l'ammoniaque par substitution de radicaux phényliques à. l'hydrogène de la molécule.
phényle n. m. Radical monovalent C" H8, dont l'hydrure C«H6 constitue le benzène, et qui n'a jamais pu être isolé, les tentatives faites dans ce but conduisant a l'hydrocarbure (C'H5)1, qui constitue le diphfnyle.
phénylène n. m. Groupe hydrocarboné C«H', fonctionnant comme radical diatomique dans un certain nombre de composés organiques : la mètaphènylène-diamine est une substance très employée dans l'industrie comme base première de nombreuses matières colorantes.
phényléthylène n. m. Nom de divers hydrocarbures dérivés de l'éthylène par substitution du radical phényle.
phénylique adj. Se dit des éthers contenant le radical phényle.
phénylsulfite n. m. Sel dérivant de l'acide phénylsulfureux.
phénylsulfureux, euse [reu, eu-ze] adj.
Se dit des acides dérivés du benzène par sulfonation (en traitant le carbure par l'acide sulfurique fumant).
phénylsulfurique adj. Se dit des acides dérivés du phénol par sulfonation (en traitant le carbure par l'acide sulfurique concentré).
phénylurée [ré] n. f. Dérivé phényle de l'urée.
phéophycéeS [fé-o-fi-sé] n. f. pi. Ordre d'algues dites « brunes ». parce que la couleur verte de la chlorophylle est voilée par un pigment accessoire de couleur brune : les varechs, les laminaires sont des phéophycèes. S une phéophycée. (On écrit aussi
PHÉOPHYCÉES.)
phéosporées [os-po ré] n. f. pi. Famille d'algues marines brunes, de l'ordre des phéophycèes. S. une phèosporèe.
Phérécrate, poète grec de l'ancienne comédie, né à Athènes (seconde moitié du v« s. av J.-C). Il écarta de ses pièces-la satire directe et injurieuse, et inclina vers la comédie de moeurs.
phérécratien [si-in] ou phérécratéen
rtê-inj adj. et n. m. (de Phérécrate). Se dit d'un vers logaédique, employé en particulier par Horace et composé d'une base, qui peut être formée de différents pieds, d'un dactyle et d'un spondée.
Phérécy de de Syros, philosophe grec, m. en Ionie vers 543 av. J.-C, contemporain d'Anaximandre, le premier philosophe grec qui enseigna l'immortalité de l'âme ; il compta Py thagore parmi ses disciples.
Phères, v. de l'anc. Grèce (Thessalie), auj. l'elestino. Jason y aurait résidé. Ce fut, au ive siècle, sous le gouvernement du tyran Alexandre, la ville la plus puissante de la Thessalie.
phi n. m. Vingt et unième lettre de l'alphabet grec, correspondant dans l'antiquité à un p aspiré et dans le grec moderne à un /'.
phiale n. f. (gr. phialê). Antiq. gr. Coupe sans pied ni anse. Urne cinéraire. Sorte de bouclier.
Phidias [ass], le plus grand sculpteur de l'ancienne Grèce, né à Athènes entre 496 et ',88, m à Olympie vers 431 av. J.-C. Il fut le protégé de Périclès, pour lequel il accomplit à Athènes de nombreux travaux. Il s'affilia de bonne heure au groupe des sculpteurs grecs qui cherchaient, non sans bonheur, à fondre le mouvement, la souplesse et la vigueur, Ses œuvres les plus célèbres sont les métopes et la frise des Panathénées (Parthénon), le Zeus d'Olympie, les sculptures et 1 Alhèna chryséléphantine du Parthénon. C'est à propos de cette œuvre qu'il fut accusé devant le peuple d'avoir détourné une partie de l'or destiné à la statue ; il s'éloigna probablement d'Athènes à la suite du procès.
phil préfixe. V. piin.o.
philadelphe [dèl-fé] n. m. (du gr. philos, ami, et adelphos, frère). Adhérent d'une société secrète du premi-r empire.
Philadelphie [dël-ft] v. des Etats-Unis, (Pensylvanie), sur le Delaware; beau et vaste port; 1.368 000 h. (Philadelphiens) Université renommée, arsenal. Industrie très variée, métallurgie, machines, filatures, raffineries et grand commerce extérieur. Création de William Penn, Philadelphie fut, de 1790 à 1800, le siège du gouvernement fédéral.
Philœ [lé], île du Nil, dans la haute Egypte, près de la première cataracte, anciennement consa-
l'hilanthe apivore.
Le kiosque de Trajan, à Philœ.
crée à Isis et àOsiris ; ruines célèbres, dont les plus remarquables sont celles du temple d'Isis, du temple d'Esculape, du kiosque de Trajan, etc.
PHI
Philaminte, personnage des Femmes savantes, de Molière. Bile forme avec sa fille Armande et sa belle-soeur Bélise ce trio de pédantes grotesques, qui se pâment aux sonnets de Trissotin et qui embrassent Vadius pour l'amour du grec.
philander [dèr] n. m. Espèce du genre sarigue, renfermant de petits animaux de l'An.. iriflj lie du Sud : la femelle du philander pnrte ses petits sur son dos, leurs queues enlacées à la sienne. V. saiuoue.
philanthe n. m, Genre d'insectes hyménopt en-.,, comprenant des guêpes élancées, a Lie large, brunes ou noin marquées de roux ou de fauve, et qui habitent l'hémisphère boréal. (Le philanthe apivore [philunthus .
triangulum], commun en France, creuse dans les terrains sablonneux des terriers qui ont jusqu'à 0m,o0 de profondeur, ou il nourrit ses larves avec des abeilles domestiques, auxquelles il fait une chasse impitoyable.)
ph.lanthTOpen.etadj. m. (du gr.pkilo», ami, et anthrôpos, homme). Celui qui aime les hommes, qui s'occupe d'améliorer leur sort : Monlyon [ut un philanthrope. Ant. Misanthrope.
philanthropie [vt] n. f. (de philanthrope). Amour de l'humanité. Ant. Misanthropie.
philanthropique adj. Qui a rapport à la philanthropie. Inspiré par la philanthropie : création philanthropique.
philanthropisme [pis-me] n. m. Système des philanthropes.
philatélisme [lis-me] n. m. (du gr. philos, ami, et uteleia, affranchissement). Science, étude des timbres-poste. (On dit aussi philatélie n. f.)
philatéliste [lis te] n. Collectionneur de timbres-poste.
philautie [lô-tt] n. f. (dugr. philos, ami, et autos, lui-même). Amour exagéré de soi-même. (Vx.)
Philbert ou Philibert (saint i, en latin Philibertus, premier abbé de Jumièges, né près d'Eauze (Gers), m. dans l'île de lier en 684. Fête le 20 août.
Philèbe (/e), dialogue de Platon, dans lequel Socrate s'efforce de déterminer, entre l'intelligence et le plaisir, de quel côté se trouve le souverain bien. Il faut, selon le philosophe, mélanger à doses inégales le plaisir et la raison,
Philelphe (Francesco Filelfo, ou), humaniste italien de la Renaissance, né à Tolentino, m. à Florence (1398-1481). Il fut à Milan le protégé des Sforza. On lui doit de nombreuses traductions des auteurs grecs. — Son fils Mario, né àConstantinople, m. à Mantoue (1426-1480), fut un érudit distingué.
Philémon, époux de Baucis. (Myth.) Tous deux habitaient un bourg de Phrygie, lorsque Jupiter et Mercure, en visitant cette contrée, furent repoussés de tous les habitants, mais accueillis avec hospitalité par Philémon et Baucis, quoiqu'ils n'eussent pas fait connaître leur divinité. Jupiter, ayant inondé tout ce pays, changea la cabane des deux époux en un temple. Ceux-ci demandèrent à en être les ministres et à ne point mourir l'un sans l'autre. Parvenus à la plus grande vieillesse,
Baucis devint tilleul. Philémon devint chêne.
Le nom des deux époux a passé dans la langue comme symbole de l'amour conjugal. Leur histoire, contée par Ovide {Métam. 1. VIII) a été imitée dans un poème mythologique, plein de grâce et d'imagination, par La Fontaine (1085).
Philémon et Baucis, opéra-comique en trois actes, paroles de Michel Carré et Jules Barbier, musique de Gounod (186O1; partition contenant de jolis motifs pleins de fraîcheur et de poésie.
Philémon, poète comique grec, né en Cilicie, m. en Attique, créateur de la comédie de mœurs ou comédie nouvelle. La tradition veut qu'il soit mort en plein théâtre, au moment où il venait d'être couronné (361-262). — Son fils, Philémon le Jeune, rival de Ménandrc, composa aussi un grand nombre de pièces, souvent imitées par Plaute ou Térenee.
Philènes (les), nom de deux frères Carlhaginois, dont la légende symbolise les luttes de Cartilage contre les colonies grecques. Pour terminer de longues contestations, Carthage et Cyrène convinrent d'envoyer chacune deux hommes qui partiraient à la même heure, et de planter la borne de séparation où ils se rencontreraient. La rencontre eut lieu près de Cyrène. Accusés d'être partis avant l'heure fixée, les Philènes se laissèrent enterrer vifs, plutôt que de reculer.
Philès (Manuel), poète byzantin du xiv» siècle, qui vécut à la cour des premiers Paléologues ; auteur de pièces de circonstance et de curieuses épigrammes descriptives.
PhilétaS de Cos [(ass, Aoss], critique et poète alexandrin (340-290 av. J.-C). Il avait composé des poésies légères, des commentaires sur les poèmes homériques, etc., mais la plus grande partie de son œuvre est perdue.
philharmonie [ni] n. f. (du gr. philos, ami, et de harmonie). Amour passionné de la musique.
philharmonique adj. (de philharmonie). Qui aime la musique, les concerts. Se dit de certaines sociétés d'amateurs de musique : société philharmonique. (Dans ce sens s'emploie aussi substantiv.)
philhellène [fi-lc-lé-ne] n. m. (du gr. philos, ami, et Bell'n, Grec)- Ami des Hellènes ou Grecs modernes. Adjeotiv. : écrivain philhellène.
philhellénisme [fi-li-lé-nis^ne] n. m. Amour des Grecs modernes. Intérêt qu'ils inspirent ; le philhellénisme fut très à la mode vers 1830.
philibeg ou fllibeg [bkgh"[ n. m. Jupon court, que portent les montagnards ou highlanders écossais.
Philibert (saint). V. Philbert.
Philibert [bèr] I", dit le Chasseur, duc de Savoie de 1472 à 1482, né à Chambéry, m. à Lyon (1464-1482). Il régna longtemps sous la tutelle de sa mère Yolande de France, sœur de Louis XI. qui dut accepter l'alliance bourguignonne ; — Philibert II, le Beau, duc de Savoie de 1497 à 1504, né à Pontd'Ain (1480-1504). Il mourut d'un accident de chasse, et sa veuve, Marguerite, fille de Maximilien d'Au-
PHI
1MII
Phili.lor.
triche, fit élever à sa mémoire la célèbre église de Brou; — Philibert-Emmanuel. V. Emmanuel-Philibert.
Philibert de Chalon, prince d'Orange [1802- 1830), dont In principauté, annexée par François I", lui fut restituée par l'intervention de Charles-Quint, au traité de Madrid.
Philidor (François-André Danican-), compositeur français et célèbre joueur d'échecs, né à Dreux, ni. a Londres (1726-1795), issu d'une famille de compositeurs renommés. Il fut un dés premiers créateurs de l'opéra-comiquc en France. Biaise le Savetier et surtout Ernelinde sont les meilleurs spécimens de sa nia ni ère élégante et s pi rituel le.
philinè n. f. Genre de
mollusques gastéropodes, type d'une famille dite des philinidt!s, et répandue dans toules les mers.
Philinte , personnage du Misanthrope, de Molière, dont le caractère conciliant, indulgent pour les faiblesses d'autrui, forme antithèse avec celui d'AIccstc, inflexible pour les travers de ses semblables.
Philipon (Charles), caricaturiste et journaliste français, né à Lyon, m. à Paris (1800-1862). Il fonda la Caricature, puis créa, avec Daumier, le Hubert Macaire.
Philipon de La Madelaine (Louis), chansonnier et vaudevilliste français, né à Lyon, m. à Paris (1734-1818), auteur de spirituelles comédies.
Philippe n. m. Monnaie d'or ou d'argent frappée au nom de Philippe II, roi de Macédoine. Ancienne monnaie d'Espagne.
Philippe Ier, roi de Macédoine (vers le ix« s. av. J.-C ). Suivant Hérodote, il était fils d'Argée et petit-fils de Perdiccas.
Philippe II, roi de Macédoine, père d'Alexandre le Grand, né en 382 av. J.-C. m. en 330. Monté sur le trône en 359, il réorganisa les finances et l'armée macédoniennes, créa la phalange, agrandit ses Etats du côté de la Thrace, puis commença par s'emparer des villes grecques de la cote de la mer Egée. En même temps, il essayait d'intervenir comme délégué de la Grèce dans la guerre Sacrée contre les Loeriens. Les Athéniens, malgré les avertissements de Démosthène, ne s'inquiétèrent de lui qu'en 338, mais ils furent défaits à Chéronée, et cette défaite marqua la fin de l'indépendance de la Grèce. Philippe, après s'être fait donner le titre de généralissime des armées helléniques, se préparait à marcher contre les Perses, lorsqu'il fut assassiné par un jeune noble nommé Pausanias, peut-être à l'instigation de sa femme Olympias. Il laissait à son fils Alexandre une armée formidable et d'immenses trésors.
Philippe V, ava il dernier roi de Macédoine de 221 à 178 av. J.-C. Allié d'Aratus et de la ligue Achéenne contre les F.toliens, puis d'Annibal contre Rome, il fut battu par le consul romain Flaminius à Cynocéphales (197) et mourut avant d'avoir pu prendre sa revanche. Son fils Persée lui succéda.
Philippe, médecin d'Alexandre le Grand ive s. av. J.-C.j. Il guérit le roi de Macédoine d'une fièvre que celui-ci avait contractée en se baignant dans le Cydnos. On l'accusa sans raisou d'avoir voulu empoisonner son maitre, qui lui donna une preuve touchante de sa confiance. Au moment où le médecin lui présentait un breuvage, le roi lui montra la lettre qui l'accusait et but sans hésiter.
Philippe (Marcus Julius), dit l'Arabe, empereur romain de 244 à 249. Il était Arabe de naissance, et fils d'un brigand. Il s'éleva au trône en faisant massacrer Gordien et célébra le millième anniversaire de Rome. 11 fut battu et tué à Vérone par les troupes de Dèce.
Philippe (saint), l'un des douze apôtres, né à Bethsaïde en Galilée, martyrise à Hierapolis vers l'an 87. Il évangélisa la Scythie et la Phrygie. Fête le 1er mai.
Philippe (saint), un des sept premiers diacres, né probablement à Césarée, m. à Tralles en 80. Fête chez les Latins le 6 juin ; chez les Grecs, le 11 oet.
Philippe de Néri (saint). V. Njsri.
Philipps de Souabe, empereur d'Allemagne, dernier fils de Frédéric Harberousse, né en 1170, assassiné par Olhon de Wiltelsbaeh en 1208, au moment où il s'apprêtait à écraser son rival Othon de Brunswick.
Philippe le Hardi, duc de Bourgogne, fils du roi de France Jean le Bon (1342-1404). Il reçut en apanage, en souvenir de son courage à la journée de Poitiers où, presque enfant, il combattit aux côtés de son père, le duché de Bourgogne, et devint ainsi le chef de la 2e maison de ce nom. Il fut régent de France, à l'avènement de Charles VI, puis en 1 492. C était un lettré et un artiste. Il eut pour successeur son fils Jean sans Peur,
Philippe le Bon, fils et sueur de Jean sans Peur, petitfils du précédent, due de Bourgogne, né à Dijon, m. à Bruges (1396-1 467). Après avoir reconnu Henri V comme roi de France, il [.ara des Anglais, et mit fin à la rivalité des maisons de Bourgogne et d'Orléans en se réconciliant au traite d'Arras avec Charles VII. Il tuf père de Charles le Téméraire. On lui doit la création de l'ordre de la Toison d'or, la fondation de l'université de Dôl>-, la rédaction des Coutumes de Bourgogne, clc.
Philippe I", le Beau, archiduc d'Autriche, né à Bruges, «"BU,PP" i« u<">m. à Burgos 1478-1506), roi de Castille et des Pays-Bas. Il était fils de Maximilien I" d'Autriche et de Marie de Bourgogne. De son mariage avec Jeanne la Folle naquit Charles-Quint. 11 signa
LAR. P. TOUS. — II
Philippe 11.
Phil,,
en I ,02, le traité de Lyon avec Louis XII. Charles- Quint, son fils, lui succéda. — Philippe II, fils de Charles Quint et d'Isabelle de Portugal, roi d'Espagne, des Pays-Bas, etc., né à Valladolid, m. à l'Escurial 1 1527-1598). Passionnément attaché au catholicisme, il s'employa constamment à le faire triompher au moyen des armées espagnoles. Il gouverna brutalement l'Espagne, chassant les Morisques d'Andalousie. Sa première entreprise, favorisée par l'alliance anglaise (il avait épousé Marie Tudor), fut dirigée contre la France, mais, malgré la prise de Saint-Quentin, il dut signer avec Henri II le traite de Cateau- Cambrésis en 1559. 11 s'allia ensuite, et inutilement, aveclesL/^uewrs.dans l'espoir de voir un Espagnol régner sur le tronc de France ; mais les sucées de Henri IV l'obligèrent à signer la paix de Vervins (139H). Il ne fut pas plus heureux contre la révolution des Pays-lias. Sa flotte, l'invincible Armada, qu'il avait envoyée contre l'Angleterre, fut dispersée par la tempête. Souverain très appliqué, fin diplomate, il laissait pourtant à sa mort l'Espagne épuisée et diminuée, malgré l'annexion du Portugal. 11 eut pour successeur son fils Philippe III. — Philippe III, né à Madrid en 1578, roi d'Espagne de 1598 à 1621, m. à Madrid. Il était fils de Philippe II et de sa quatrième femme, Ana d'Autriche. 11 acheva l'expulsion des Morisques, gaspilla les finances et précipita la ruine économique de l'Espagne.— Philippe IV, roi d'Espagne, de 1621 à 1605, fils et successeur du précédent. Il se laissa longtemps dominer par un favori incapable, Olivarès, et se laissa entraîner dans la guerre de Trente ans, au cours de laquelle il perdit l'Artois et le Roussillon. 11 mourut de lassitude, d'ennui et de chagrin, laissant pour lui succéder un enfant de quatre ans (Charles II). — Philippe V, petit -fils de Louis XIV, d'abord duc d'Anjou, né à Versailles en 1083, m. à Madrid, roi d'Espagne de 1700 à 1740. Il fut appelé au trône d'Espagne par testament de Charles II, et c'est à cette occasion que Louis XIV prononça le mot célèbre :
» Il n'y a plus de Pyrénées. ■> Philippe V tenta un louable effort pour relever l'Espagne de sa décadence, après que la paix d'Utrecht lui eut enlevé ses domaines des Pays-Bas et de l'Italie. Apres l'échec des tentatives d'Alberoni pour reprendre les positions perdues, il abdiqua quelques mois, mais fut rappelé aux affaires. Il profita de la guerre de succession de Pologne pour établir à Nnples un prince de sa maison, mais il fut entraîné, à la fin de son règne, dans une guerre désastreuse avec l'Angleterre. Son fils Ferdinand VI lui succéda.
Philippe II {portrait en pied de), tableau du Titien, musée des Etudes (Naples) ; — du même, musée de Madrid ; admirable coloris.
Philippe IV, roi d'Espagne {portrait de), tableau de Velasquez (Madrid).
Philippe I", fils de Henri I" et d'Anne de Russie, roi de France, né en 1052, m. à Melun en 1108, monté sur le trône en 1060. Il régna d'abord sous la tutelle de Baudouin V, comte de Flandre. Devenu roi, il se fit détester, par ses brigandages, du peuple et de l'Eglise. En 1071, il intervint dans les affaires de Flandre, mais il fut défait près de Cassel. En 1087, il prit le parti de Robert Courle- Heuse contre son père Guillaume le Conquérant; cette fois encore, la fortune fut défavorable au roi de France, bien qu'à la prise de Mantes le duc de Normandie fût mort d'une chute de cheval. Excommunié pour avoir répudié sa femme Berthe. fille de Florent 1", comte de Hollande, et enlevé Bertrade de Montfort, la femme de Foulques, comte d'Anjou, il n'en continua pas moins une vie de plaisirs jusqu'à sa mort- En 1099, il avait associé son fils Louis à la couronne. C'est sous son règne qu'eut lieu la première croisade, à laquelle il ne prit aucune part. Il eut pour successeur son fils Louis VI, le Gros.
Philippe II ou Philippe Auguste, fils de
L mus VII et d'Adèle de Champagne, roi de France, né à Gonesse, m. à Mantes (1165-1223), monté sur le tn',ne en 1180. Le règne important de ce monarque énergique cl habile plus encore que scrupuleux comprend deux phases bien tranchées. De 1180 à 1199, il s'employa à triompher de Henri II, contre lequel il arma ses deux fils, puis de Richard Coeur de Lion, avec lequel pourtant il fit la troisième croisade. Mais, après la prise de Saint-Jean d'Acre, les deux souverains se brouillèrent, et Philippe se hâta de retourner en France, tandis qu'à son instigation Richard Cœur de Lion était arrêté en Allemagne par l'empereur Henri VI. Cette rivalité marquée par les défaites de Philippe à Gisors et à Fréterai se termina par la mort de Richard devant le château de Chalus (1199) et le triomphe des Capétiens sur les Plantagenets. De 1199 à 1223, la lutte continua entre le roi de France et Jean sans Peur, successeur de Richard. Jean ayant fait tuer son neveu. Arthur le Brc| (1203), les Bretons se soulevèrent, et Philippe convoqua l'assassin devant sa cour, pour y être jugé. La cour prononça la confiscation de la Normandie, du Maïae, de l'Anjou, de la Touraine, du Poitou (1205). Sur ces entrefaites, le pape Innocent III prononça la déchéance du roi d'Angleterre et chargea Philippe d'exécuter cette décision; mais, au moment où le roi de France s'y disposait, Jean se soumit au pape, qui ordonna à Philippe de s'ar-
Sceau de Philippe AupuUe.
réter dans ses préparatifs, Philippe se jefa alors sur la Flandre, dont le comte Ferrand s'était déclaré pour Jean sans Peur, et avec l'aide des milices des Communes, il remporta sur ce dernier, soutenu par les Anglais et l'empereur Othon, la victoire de Bouvines (1214). On doit à Philippe Auguste d'importantes mesures d'ordre administratif, judiciaire et financier, la quarantaine le, roy. la fondation de l'Université et des embellissements a Paris, qu'il entoura d'une forte enceinte et où il édifia le premier Louvre et activa la construction de Notre-Dame. Il consolida le pouvoir royal en b les baillis et les prévôts chargés au nom du roi de l'administration locale. C'est sous son règne qu'eut lieu la croisade contre les albigeois (1209-1214) à laqu Ile il ne prit pas de part active, non plus qu'à la quatrième croisade. Philippe Auguste avait épousé en premières noces Isabelle, fille de Baudouin V, comte du Hainaut ; veuf, il épousa Ingeburge, fille de Waldemar le Franc, roi de Danemark, qu'il répudia pour épouser Agnès, fille de Berthold de Méranie dans le Tyrol. D'Isabelle il eut un fils qui lui succéda sous le nom de Louis VIII.
Philippe Auguste à Bouvines, tableau d'Horace Vernet, au musée de Versailles.
Philippe III, le Hardi, fils de saint Louis et de Marguerite de Provence, roi de France, né à Poissy en 1245, m. à Perpignan en 1285, monté sur le trône en 1270. Pieux et peu lettré, il ss laissa longtemps gouverner par son favori Pierre de La Brosse. Il réunit à la couronne le comté de Toulouse et le Poitou (1271) et déclara la guerre à Pierre d'Aragon, l'un des instigateurs des Vêpres siciliennes. Le pape avait excommunié le roi d'Aragon et donné son royaume à Charles de Valois, fils de Philippe le Hardi ; celui-ci, après avoir vu sa flotte battue par Roger de Loria, échoua en Catalogne et mourut, au retour, à Perpignan. C'est sous Philippe III qu'eut lieu peut-être le premier anoblissement. Veuf d'Isabelle, fille de Jacques 1er, roi d'Aragon, Philippe épousa Marie, fille de Henri III, duc de Brabant. Philippe IV, son fils, lui succéda.
Philippe IV, le Bel, flls de Philippe III. et d'Isabelle d'Aragon, roi de France, né à Fontainebleau en 1208, m. en 1314, roi en 1285. Son règne fut agité et troublé ; il commença par réunir au domaine de la couronne la Champagne et la Navarre, héritage de sa femme, Jeanne de Navarre, et donna tous ses soins à l'organisation du parlement. Une querelle entre matelots anglais et normands faillit entraîner la guerre entre Edouard 1er s'appuyant sur les Flandres, et le roi de France, s'appuyant sur l'Ecosse; mais l'intervention du pape arrêta le conflit, Philippe ayant fait arrêter l'évêque de Pamiers, le pape voulut faire juger le prélat par une cour spéciale, et adressa des remontrances au roi (bulle Ausculta, fili). Celui- . ci convoqua les états généraux, (institution qui remontait à des précédents anciens) pour appuyer sa politique religieuse sur les représentants de la nation .'1302). Les envoyés du roi de France, Nogaret et Sciarra Colonna, vinrent insulter à Anagni li- pape Boniface VIII (1303). La réconciliation du saint-siège et de la France n'eut lieu qu'après l'avènement de Clément V (1305). Dans l'intervalle, les seigneurs avaient été vaincus à Courtrai par les bourgeois flamands.
qui avaient massacre les Français (matines de Bruges, 1302); mais, en 1304, les Flamands furent à leur tour défaits à Mons-en-Pévelle. bataille suivie de la paix. A l'Est, Philippe le Bel signa, à Vaucouleurs, une alliance avec Albert d'Autriche, obtint l'hommage du comte Henri de Bar, et imposa sa suzeraineté à Lyon et à Viviers. Sous son règne, le domaine royal se trouva finalement accru de la Navarre, de la Champagne, de la Brie, de la Marche, de l'Angoumois et île la Franche-Comté. Il fut mieux fortifié encore par l'établissement d'une doctrine de gouvernement absolu, tirée par les légistes de la tradition romaine. Par malheur, l'œuvre de Philippe le Bel fut entravée par de sérieuses difficultés financières. L'altération des monnaies, l'établissement de nouvelles taxes, les expédients de toute sorte provoquèrent le mécontentement et même des révoltes. Philippe, désireux de combler le déficit, fit aux templiers un procès dans l'espoir de s'emparer de leurs richesses : il fut soutenu par les états généraux de 1308. (V. TEMPLIERS.) Philippe le Bel est une figure à la vérité peu sympathique, mais capitale de notre histoire. C'e.st le premier des souverains modernes ; il tint tête au pouvoir temporel de l'Eglise et à la féodalité.
Avec lui s'achève l'évolution, commencée sous Philippe Auguste, par laquelle la monarchie cessait d'être la plus considérable des agglomérations féodales pour devenir un Etat centralisé. Il eut trois filles et quatre fils, dont trois (Louis X, Philippe V et Charles IV) régnèrent successivement après lui.
Philippe V, le Long, fils de Philippe le Bel et de Jeanne de Navarre, roi de France, né en 1294, m. à Longehamp en 1322. A la mort de son frère Louis X (1310), il devint régent du royaume ; mais Jean Ier,' son neveu, n'ayant vécu que quelques jours, il monta lui-même sur le trône (1316). C'est en sa faveur et au détriment de Jeanne,' fille de Louis le Hutin, que les états généraux déclarèrent les femmes incapables de succéder à la couronne de France. C'était un souverain prodigue, énergique et habile. Sous son règne, on persécuta les vaudois, lesjuifs et les lépreux ; mais, dans l'ordre administratif, de sages mesures furent prises et d'utiles règlements édictés, no tan mie ut sur les monnaies, les poids et mesures, etc On lui doit la première organisation delà Chambre des comptes. Philippe V avaitépous Jeanne, fille d'Othon IV, comte de Bourgogne. 11 eut pour successeur son frère Charles IV.
Philippe VI, de Valois, dit le Hardi, fils .1 • Charles de Valois et de Marguerite de Sicile et neveu de Philippe le Bel, né en 1293, m. à Nogent-le- Roi en 1350. 11 fut nommé régent du roy noue a le mort de son cousin germain, Cha les IV, dont la femme. Jeanne d'Evreux, - tait enceinte. Celle-ci accoucha d'une fille, et Philippe loi proclamé roi de France en 1328, à l'exclusion d'Edouard III d'An-
Sceau <Je Phdippe le Bel.
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Sceau de Phi] ppe VI,
glctcrrc, qui réclamait la couronne comme descendant de Philippe le Bel par sa mère, Isai. France, mais écarté comme tenant son droitf d'une femme. Brave mais léger et manquant de sens pratique, il intci vint, au débul de son règne, en Flandre en fa veur de Louis de Retheletil vainquit les Flamands à 1328). Fort de ee succès, il somma Edouard III di I euir lui rendre dommage pour la Guyenne etlaGascognc Bdouard se soumettant à la loi féodale, vint prêter serment dans la cathédrale d'Amiens (1323), mais il promit de tirer vengeance de cet affront. 11 gagna a si cause le comte 3e Hainaut, reroperenr Louis de Bavière, le duc de Brabant, Jacques Arteveld et les commîmes flamandes .
Philippe VI se réserva l'avantage de porter les premiers coups et donna le signal de la guerre de Cent ans en faisant occuper quelques points en Guyenne, en Flandre, etc. La fortune fut contraire aux Français, qui perdirent en 13>0 la bataille navale de l'Ecluse. Deux ans plus tard, Français et Anglais se retrouvèrent en présence dans la guerre de la succession de Bretagne, Philippe soutenant Charles de Blois, Edouard appuyant Jean de Uontforl. En 1346, le roi d'Angleterre, conduit par Geoffroy d'Harcourt, envahit la France. Philippe l'attaqua à Crécy, mais fut défait (1346) par son ennemi, qui prit ensuite Calais (1347 j. Pour comble de malheur, une épidémie de peste noire vint désoler la France. Grâce à la médiation du pape, une trêve fut alors conclue. Avant sa mort, Philippe lit l'acquisition du Dauphiné et de la seigneurie de Montpellier. Devenu veuf de Jeanne, fille de Robert II, duc de Bourgogne, Philippe épousa Blanche, fille de Philippe d'Evreux, roi de Navarre. Il eut pour successeur son fils Jean le Bo.i.
Philippe le Magnanime, landgrave de liesse, néàMarbourg,m.àCassel("J50t-1567) Il essaya d'organiser les princes réformés en une puissante confédération et il fut le chef le plus remarquable de la ligue protestante de Smalkalde. Bien que marié et père de sept enfants, il n'hésita pas à contracter, avec l'assentiment de Luther une seconde union, et le scandale de cette bigamie nuisit Îuelque peu au succès de la téforme.
Philippe le Magnanime (ordre de), ordre hessois, fondé par le grand-duc Louis II en 1840. Comprend cinq classes;rubanrouge,lisérédebleu. Ordre de Philippe
Philippe de Dreux, évê- lo "as"»"»8
que de Beauvais, né à Dreux, m. à Beauvais (vers 1150-1217). Il se distingua à la journée de Bouvines, frappant avec une masse d'armes , sous prétexte qu'un évêque ne doit pas verser le sang.
Philippe ( Mathieu Branciet, en religion le Frère), né à Epinac, m. à Paris (1192-1874), supérieur généi-al de l'institut des Frères des écoles chrétiennes, auteur d'un grand nombre d'ouvrages classiques.
Philippes, v. de Macédoine, sur les confins de la Thrace, non loin de la mer, où Antoine et Octave vainquirent Brutus et Cassius.l'an 42 av. J.-C. Quelques historiens ont raconté que, la veille de la bataille d: Philippes, Brutus avait été visité par un fantôme qui lui avait annoncé sa fin prochaine.
Philippeville, v. forte de Belgique (prov. de Namur), ch.-l. d'arr. ; 1.440 h.
Philippeville, eh.-l. d'arr. (Constantine) ; port actif sur la rade de Stora, à l'embouchure de l'oued el Kébir, à 80 kil. N.-E. de Constantine ; 24.800 h. Cultures maraîchères, tanneries, vignobles; exportation de minerais de fer et de phosphates. — L'arr. a 145.000 h.
philippin [li-pin] adj. et n. m. Se dit du tabac récolté aux iles Philippines.
philippine [li-pi-ne] n. f Jeu dans lequel deux personnes, après s'être partagé deux amandes jumelles, conviennent que celle des deux qui, lorsqu'elles se reverront pour la première fois, dira la première à l'autre : bonjour Philippine ou bonjour Philippe, recevra de l'autre un présent : faire philippine avec quelqu'un.
Philippine de Hainaut. reine d'Angleterre, femme d Edouard III (1314-1369). C'est à sa prière que leroi fit grâce aux six bourgeois de Calais.
Philippines [li-pi-ne], archipel de la Malaisie, dans la mer de Chine; appartient aux Etats-Unis, depuis la guerre hispano-américaine de 1S!'8 : 7 à 8 raillions d'hab. (Philippins.) Climat humide et chaud. Culture de café, éptees, canne à sucre, tabac, chanvre, etc. Importantes ressources minérales. Volcans, tremblements de terre fréquents. Iles principales : Luçon, Mindanao, Mindora, Lente, Cébu; chA. Manille.
philippique [li-pi-ké] n. f. Discours violent et personnel.
Philippiqnes (/es), harangues politiques de Démosthène, contre Philippe de Macédoine. Ces discours, au nombre de quatre, sont remarquables par une éloquence sobre et vigoureuse. La plus belle est certainement la troisième (341), dans laquelle l'orateur s'efforce d'amener les Athéniens à soulever toute la Grèce contre la Macédoine (351-341 av. J.-C). Dans un sens plus large, on englobe souvent sous les mêmes titres non seulement les quatre Philippiques proprement dites, mais encore les trois Olyn- Lhiennes, les discours Sur la paix. Sur la < hersanèse, etc. ; en tout, une douzaine de harangues.
Philippiques ou Discours accusateurs de Cicéron contre Antoine (au nombre de quatorze), intitulés Philippiques. à l'imitation des harangues de Démosthène; réquisitoire d'une extraordinaire virulence. Cjcéron, pour empêcher Antoine de prendre la place de César, lui oppose Octave, dont il ne soupçonnait pas encore l'ambition. Le style de l'orateur y apparaît plus concis et plus vigoureux que dans ses autres discours. Lorsque Cicéron eut été assassiné, la femme d'Antoine, Fulvie, voulut percer
d'une épingle la langue qui avait prononcé contre son mari de si violentes diatribes '43-42 av. .1 I pllilippisme [li-jns -n«] n. m. Parti des phi-
lippistes.
philippiste [li piste] n. m. Partisan du roi Louis-Philippe et de sa dynastie.
Philippopoli, v. de Turquie, capit. de la Roumélie orientale, sur la Maritza; 37.000 h. Fabrication d'essences de roses, commerce de peaux de Chèvre*, agneaux, moutons.
Philippoteaux [/î-K-po-Jd] (Henri-Emmanuel- Féliz), peintre d'histoire, né et m. à Paris (I81.">- 1884 Citons de lui : Louis XV visitant le champ de bataille de Fonttnoy; la Betraite de Moscou, cl de nombreuses scènes de la conquête de l'Algérie, des campagnes d'Italie et de Crimée.
Philippsbourg [bour], v. de l'empire d'Allemagne (gr. -duché de ___„„
- Ulfi'
pro fessa a Tlebes en Béotie; il ne reste de lui que
de courts fragments lies discutes.
philolimne n. f. Genre d'oiseaux échassiers, de la famille des scolopacidés, renfermant uni espèce d'Europe, vulgairement appelé*
muette, petite bécassine, etc., qui fréquente les marais et les tourbières.
philologie \jt\ n. f. (du gr. philos, ami. et logos, discours). Science d'une ou plusieurs langues au point de vue de la grammaire empirique, de la critique textuelle et de l'histoire littéraire. Science de la vie intellectuelle, sociale, artistique d'un ou plusieurs peuples : la , que.
— E.ncycl. Le mot philologie désigne de nos jours l'ensemble des études nécessaires pour acquérir la connaissance littéraire d une langue : grammaire, prosodie, paléographie, etc. En ce sens,
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1 lade | . pies du Ilhin 2.700 h. Plusieurs fois prise et reprise par les Français, notamment en 168« et en 1734.
Philippson (Martin ), historien allemand, né à Magdebourg en 1846; auteur d'une remarquable Histoire d n ré q ne de Marie Sluart, écrite en français.
Philiste, historien grec, né a Syracuse, m.
en 356 av. J.-C. ; ami, puis rival de Denys l'Ancien. Il fut tué dans un combat naval contre Dion. Il avait écrit une Histoire de la Sicile.
philistin [lis-tin], e n. Nom donné, parmi les étudiants allemands, à toutes les personnes étrangères aux universités et particulière ment aux marchands , aux fournisseurs. (A été appliqué en France, particulièrement par les romantiques, à tout bourgeois d'esprit vulgaire et d'idées étroites.)
philistinisme
[lis-ti-?iis-me] n.m. Fain.
Caractère du philistin.
Philistins [fts-
tin] ancien peuple de l'Asie, peut-être de la même race que les Pélasges et venu de Crète.
Soumis par Ramsès III, les Philistins étaient établis entre la Syrie, la Méditerranée et la région de Joppé ; ils avaient pour villes principales Gaza, Ascalon, Ashdod, Ekron et Gad.
Ils réussirent à opprimer Israël, mais ils devinrent à leur tour tributaires des Juifs, après avoir été vaincus par Saûl et par David. Ils eurent des démêlés avec les Assyriens , notamment avec Sargon, et.
dès le milieu du vil l'histoire.
phillyréa n. f. Genre d'oléacées, de la région orientale du bassin méditerranéen.
philo préf. qui veut dire ami; du gr. philos, de philein. aimer.
philOCOme adj. (du gr. philos, ami, et home, chevelure). Se dit de certaines préparations employées aux soins de la chevelure. N. m. : un philocome.
Philocrate, Athénien du iv« siècle. Envoyé en ambassade auprès de Philippe, il se laissa séduire par les présents du roi, et signa une paix désastreuse pour Athènes, qui perdit Amphipolis et Potidée.
philocratie [sf] n. f. (du préf. philo, et du gr. kratos, pouvoir). Amour du pouvoir.
PhilOCtète, fils de Paï as, un des plus illustres guerriers grecs du siège de Troie, à qui Hercule en mourant légua ses flèches empoisonnées. En allant à Troie, il se blessa avec une de ces flèches, et la blessure produisit une odeur si insupportable que ses gens l'abandonnèrent dans l'ile de Lemnos. Il y resta dix ans. Ulysse et Diomède vinrent l'y chercher, un oracle ayant déclaré que Troie ne serait prise qu'avec les flèches d'Hercule. Il fut guéri par Machaon, prit part aux derniers combats devant la ville, et tua Paris. (Myth.)
Philoctéte, tragédie de Sophocle (409 av. J.-C), œuvre remarquable par la simplicité de l'exécution et la vérité des sentiments. Elle a été imitée par Fénelon au livre XV du Tèlémaque.
philodendron [din] n. m. Genre d'aroïdées, comprenant des arbustes à racines rhizomateuses, dont on connaît une centaine d'espèces de l'Amérique tropicale , quelques-unes cultivées dans les serres pour la beauté de leur feuillage.
philodrome n. m. Genre d'arachnides aranéides, comprenant des araignées d'allures très vives, répandues surtout dans les régions tempérées.
philogéniture n. f. (du préf. philo, et de génilure). Amour de ses enfants ; désir d'avoir des enfants.
philogyne adj. (du préf. philo, et du gr. guné, femme). Qui aime les femmes. Ant. Misogyne.
philOgynie r»f] n. f. (de philogyne). Amour des femmes. Ant. Misogynie.
PhilolaÙS [uss], philosophe pythagoricien du vc siècle av. J.-C, né à Crotone ou à Tarente. Il
iCalajari <= ÇBojesdoç.^ J,soâg fip^gso.