‹ Le Larousse pour tousChapitre 467 sur 979 · IM1L · texte numérisé non relu

IM1L

PIIO

phlébologique a Ij. Qui appartient a la i^ii 1^'-

boîogie.

phlébomalacie;./ n.f du gr.plileps, phlebos, veine, timalakos, mou). H; dlissement des veines.

phléborragie [bo ra-jt] n. t. (du gr. phleps, phlebos, veine, et rhagê, éruption). Rupture d'une veine, écoulement de sang provenant d'une veine.

phléborragique [ho-ra] adj. Qui concern • la phléborragie.

phlébosclérose [bos-klé rô-xe] n f. (du er. phleps, phlebos, veine, ci Miras, dur). Scléro e di parois des i eue-: par hypcrl rophie du tissu conjonctif qui entre dans leur structure.

phlébotome n. m. Lancette dont on se sert pour la phlébotomie.

phlébotomie [mi n. f [du gr. phleps, phlebos, veine, et tome, section Chir. Saignée.

phlébotomique adj. Qui a rapport a la phlébotomie.

phlébotomiser [:i.'j v. a. Pratiquer la phlébotomie, ( l*cti us.)

phlébotomiste [mis-te] n. th. (de phlébotomie). Celui qui pratique la saignée des veines.

Phlégéthon (le), lleuve des Enfers, qui roulait, non de l'eau, mais des lluinines.

phlegmasie \Jlhjh -mu-zl] n. t. (dugr. phlegviasis, écoulement). Inflammation interne : phlegmasie intestinale. (Quelques-uns écrivent flegmasie

phlegmasique [flegh^ma-zi-ké] adj. Qui tient de ta phlegmasie, de l'inflammation.

phlegmatie [flég-ma-si] n. f. (du gr. phlegma, atos, inflammation). Accumulation de sérosité sous la peau. (Syn. anasarque et œdème.) Phlegmatia allia dolens, variété de phlébite qui survient chez les accouchées et les cancéreux ou tuberculeux à la dernière période.

phlegmatique adj. et phlegme [flégh-me]

n. m. V. FLEGMATIQUE et FLEUME.

phlegmon ou flegmon [fiègh-mon] n. m.

(gr. phlegmoné). Inflammation du tissu cellulaire ou conjonctif : phlegmon généralisé.

— Encyci.. Pathol. Le mot phlegmon s'applique soit à l'inflammation du tissu cellulaire sous-cutané (phlegmon superliciel), soit à l'inflammation du tissu cellulaire sous-aponévrotique ou profond. Les phlegmons des doigts sont appelés panaris. Tous sont dus à la pénélration dans l'organisme d'un micro-organisme virulent. Le phlegmon peut être circonscrit et présente alors les quatre caractères de l'inflammation : rougeur, tuméfaction, chaleur et douleur. Il peut se terminer par la résolution ou former une collection purulente.

Le phlegmon peut être au contraire diffus, et il s'accompagne souvent de mortification.

Le traitement consiste en bains chauds locaux, antiseptiques, et à l'incision quand on craint le pus.

— Art vétér. Le phlegmon apparaît surtout chez les animaux de travail, dans la région où portent et appuient des pièces de harnachement; on l'appelle mal de taupe, mal de garrot, etc. On le traite par des

;es antiseptiques et par débridemeut de la collection purulente.

phlegmoneux ou flegmoneux, euse

[flegh-mo-neu, eu-ze] adj. De la nature du phlegmon : affection phlegmoneuse.

Phlegréens [gré-in] (champs), région volcanique, située à l'O. de Naples ; c'est là que se trouve la fameuse ijrottc du Chien.

Phlégyas, roi légendaire des Lapithes, lequel pour se venger d'Apollon, qui avait séduit sa tille Coron is, mit le feu au temple de Delphes. Il fut précipité dans le Tartare, où Tisiphone empoisonnait tout ce qu'il touchait, et où il était sans cesse menacé de la chute d'un rocher.

phléole n. f v. fléole.

phléoplastie [plas-tt] n. f. (du gr. phloios, écorce, et plastvs, qui forme). Réparation de récoi ce des arbres. Art de la faire renaître aux endroits où elle a été détruite.

phléoptynx n. m. Genre d'oiseaux rapaecs de la famille des bubonidés, vulgairement hiboux des lapiin:, hiboux des prairies, chouettes îles eul ernes, et qui sont propres au continent américain.

Phlionte, v. de l'anc. Grèce (Péloponèse), auj. Santa Phlica.

phlobaphène n. f. Nom donné aux matières colorantes des écorces : la matiire colorante du quercitron, l'hématoxiline du bois de campèche, sont des phlobaphènes.

phlogistication [jis-ti-ka-si-on] n. f. Chim. (Mi . Absorption du phlogistique.

phlogisticien [jis-ti-si-in] n. m. Partisan de la théorie du phlogistique.

phlogistique [jis-ti-ké] n. m. (du gr. phlogis-

tikos, qui bnile) Fluide imaginé par les anciens chimistes pour expliquer la combustion.

phlogistiquer [jis-ti-ki] v. a.

Combiner avec le phlogistique, rendre couibusl Mile

phlogogène adj .(du gr. phiox,

phlogos, flamme, et gennân, engendrer). Se dit de certaines substances irritantes et des actions irritatives qui déterminent l'inflammation.

phlogose [nho-ze] n. f. (gr.

phlogosisj. Inflammation peu intense, produite par une brûlure ou une substance caustique.

pblogOSer .7/,o-r.(;]v.a. Enflammer, irriter superficiellement. (Vx.)

phloroglucine n. f. Phénol triatomique C'IPO1, isomère de l'acide pyrogallique.

phlOX [floks] n. m. Genre de polémoniacées, à fleurs variées et disposées en panicule : les phlox, originaires de l'Amérique et de l'Asie, sont cultives dans tous les ;ai dins d'Europe.

phlyetène yiik] n. f. (du gr. phluktaina,

bouillonnement . Ampoule vésiculaire transparente. formée par de la sérosité sous-épidermique.

ridoj

*^ài^

Phocion.

— EnCycl. Les phlj i ni sur la

pi au i la : Liiti de contusions, de I ri de brûlures, etc. fl faut éviter de les ouvrir ; mais 01 le ponctionner avec des instruments stérilisés.

phlycténulaire [lé re] adj. Qui offre de petites phlyetènes.

phlycténule n. f. Petite phlyetène.

phlyetide n. .m. Lichen poussant sur les troncs d'arbres.

phobie [ht] n. f. (du gr. phobos, crainte). Peur irraisonnée, obsédante et angoissante, que de malades éprouvent dans certaines circonstances.

Phocas 7ms*], empereur grec en 602. Porté au trône par une sédition militaire, il lit tuer l'empereur Maurice. Il lui a son tour détrôné et mis à mort par lier iclius, en G10.

PhoCée [si], v. grecque, une des douze grandes cités d'Ionie (Asie Mineure). Les Phocéens, qui explorèrent l'Adriatique, l'Italie centrale et l'Espagne, fondèrent en Gaule Massilia (Marseille).

Phocéen, enne [si-in, ê-rae

habitant ou originaire de Phocée :

les Phocéens. Adjectiv. : des colons phocéens fondirent Marseille.

Phocide, pays de l'anc. Grèce, entre la Thessalie et la Béotie, au S. de la Locride et au N. du golfe de Corinthe ; le Parnasse, le temple de Delphes, l'oracle d'Apollon faisaient de la Phocide un territoire sacré. (Hab. Phocldiens.) Elle fut ravagée par Xerxès.

phOCidéS [dé] n. rn. pi. Famille de mammifères pinnipèdes, renfermant les phoques et genres voisins. S. un phocide.

Phocidien, enne [di-in,

é-ne], habitant ou originaire de la Phocide : les l'hoi idiens. Adj. : coûta nies phocidiennes.

PlîOCion. général et orateur athénien, célèbre par son désintéressement, et injustement condamné à boire la ciguë (vers 400-317 av. J.-C). Démosthène l'appelait la hache de ses discours. Apôtre de la paix, niais vaillant soldat, il rappelait, à la tribune comme sur le champ de bataille, le grand Aristide. Il se distingua pendant la guerre Sociale, combattit ensuite, avec succès, les Macédoniens devant Byzance et Périnthe , puis en Chersonèse, et enfin pendant la guerre Lamiaque- Les Athéniens se montrèrent ingrats pourle grand homme. Accusé de trahison, il dut s'enfuir, mais il fut livr •■ aux Athéniens par P olysperchon, et bit la ciguë. Jamais orateur ne fut plus inflexible dans ses conseils. Supérieur à l'approbation comme aux cl ameurs de la multitude, il dédaignait ces artifices oratoires qui plaisent à la foule et font éclater les bravos. Etant un jour à la tribune et se voyant bruyamment applaudi par tout le peuple, il se tourna étonné vers ses amis, en leur disant : " Me serait-il échappé quelque sottise ?» — Dans l'application , celte interrogation, à la fois fine, satirique

et naïve, se fait entendre lorsqu'on reçoit des applaudissements qui étonnent d'autant plus qu'on les attendait moins de ceux qui les manifestent.

Phocion (Funérailles de), tableau de Poussin (16b0) qui a pour pendant les Cendres de Phocion, du même peintre. Dans ces deux tableaux, l'épisode historique n'est qu'un prétexte à d'harmonieuses architectures et à d'admirables paysages.

PhOCylide, poète gnomique grec, né à Milet ( vi« s. av. J.-C. ). .

Phœbidas

[dass], général Spartiate, m. en 377 av. J.-C.

En382, il s'empara par trahison de la citadelle de Thèbes.

pheenix [finîtes] n. m. Genre de palmiers à stipe inerme, portant à leur sommet un bouquet de grandes feuilles pin n a tis équé es : le phœni.r dactylifera est le dattier. (On cultive le pheenix des Canaries comme plante d'appartement.)

Phœnix [féniks] ou Phénix (îles), petit groupe d'îles de l'< 'céanic .

entre les Marquises et l'archipel Marshall ; Cocotcraies.

pholade n. f. Genre de mollusques lamellibranches, qui vivent enfoncés dans les roches : les pholades peuvent {mettre une forte phosphorescence. (V. la planche mollusques.)

pholiote n. m. Genre de champignons, de la famille des agaricinées, caractérisés par la couleur brune de leurs spores. (Quelques-uns sont comestibles.)

pholis [lits] n. m. Ichtyol. Espèce de blcnnic, une dans le golfe de Gascogne.

pholque [fol-ke n. m. Genre d'arachnides, comprenant des araignées à pattes extraordinaircment longues, communes en Europe.

phoma n. m. Genre de champignons, groupe îles sphœropsidées, dont les péritbècee ont la forme de [. tites pustules noires et poussent sur les feuilles, les petites branches sèches, les fruits, etc. [Le phom I uvicola ou phoma des raisins n'est qu'une des formes de la maladie dite bluik-rot.)

phonalité n. f. (du gr. phôni, voix). Caractère des sons.

phonateur, trice adj. Qui concourt à la production des sons vocaux.

phonation [si-on] n. f. (du gr. phAnt, voix Ensemble des phénomènes qui concourent à la production de la voix.

phonautographe [ni] n. m. (du gr. pMné

voix, autos, soi-même, et graphein, inscrire). Appareil acoustique pour enregistrer les vibrations.

phonéid o s cope

r , , ^ 1 honauti. graphe.

[dos-ko-pe] n. B '

m. (du gr. phôné, voix, eidOB, forme, et skopein, examiner). Physiq. Appareil destiné à représenter optiquement les vibrations sonores.

phonème n. m. (gr. vhûnéma). Elément sonore du langage (son ou articulation).

phonendoscope [nan-dos-ko-pe] n. rc. (du gr. plionê, voix, en, dans, et skopein, examiner). Instrument d'auscultation , consistant en une caisse de résonance, munie d'une tige métallique, que l'on applique sur l'organe à examiner, et d'un ou deux tubes de caooutchouc, dont on place l'extrémité libre dans le conduit auditif externe.

phonéticien wt -in ou phonétiste [tis-te]

n. m. Grammairien qui étudie la phonétique.

phonétique adj. (gr. phônèlikos; de phôn", voix). Qui exprime le son. Ecriture phonétique, celle qui représente les sons dont les mots se composent, comme notre écriture alphabétique. N. f. Ensemble des sons et des articulations d'une langue : la pho-

ailles de Phocion, d'après Poussii

nétiquede V italien. Partie de la grammaire qui traite des sons et des articulations.

phonétiquement [ke-man] adv. Au point de vue phonétique.

phonétisme [tis-mê] n. m. Représentation par l'écriture des sons vocaux. (Peu us.)

phonique adj. (du gr. phûnè, voix). Qui a rapport aux sons. Signe phonique, destiné à représenter les sons de la voix. N. f. Acoustique. (Vx.)

phonocamptique [kanp] adj. (du gr. phSnè,

voix, et kamptem, courber). Qui se rapporte à la réflexion du son. (Peu us.)

phono- cinématographe n. m. Techn,

Instrument dans lequel les mouvements du cinéma-

Phoenix.

Etats-Unis.

Guano.

Phonocioématographe.

lographe et les sons du phonographe sont synchroniquement combinés.

— Encycl. Le phono-cinématographe est constitué par la réunion des mécanismes synchrones d'un cinématographe et d'un phonographe. Cette combinaison permet avix mécanismes des deux instruments de reproduire avec une précision absolue, l'un les

Coupe Ir ans ver su le el schématique d'un phonographe.

PHO

gestes et mouvements, l'autre la voix et les bruits enregistres sm- chacun d'eux, le tout simultanément-.

phonographe n. m. fgr. ph<<nè. voix, et gravitent, inscrire). Appareil qui enregistre et reproduit les sons.

— Encycl. Le phonographe imagine en 18/7 par Edison, permet aujourd'hui, grâce à de nombreux perfectionnements (graphophone, gramophone, etc.), de reproduire parfaitement la parole, le chant, le timbre même des instruments.

Tout phonographe se compose de trois partics : un récepteur, un enregistreur et un reproducteur. Le récepteur E est un cornet acoustique renversé, dont le fond est fermé par un diaphragme métallique T, muni en son centre d'une fine aiguille d'ivoire P, retenue par un ressort R.

L'enregistreur est consume par un cylindre C, de cire durcie (ou d'un disque en ébonite) de nt la surface, F, se déplace par un mouvement mécanique de rotation, sous la pointe d'ivoire. Celle-ci, quand une série de sons se produisent à l'entrée du récepteur, trace dans la cire ou l'ébonite un sillon de profondeur variable. Pour reproduire les sons enregistrés , il suffira désormais de placer dans ce sillon, en faisant tourner le cylindre ou le disque à la même allure que pendant la première opération, l'aiguille du reproducteur, petite lame vibrante ou feuille de papier rigide, dont les vibrations renouvelleront exactement celles du diaphragme du récepteur.

phonographie [ ft ]

n. f. Gramm. Manière de figurer les sons des mots. Pltysiq. Manière graphique de représenter les vibrations des corps sonores.

phonographique adj. Qui a rapport à la phonographie.

phonolithe ou phonolite n. f. (du gr.

phôn', voix, et lilhos, pierre). Roche volcanique, qui sonne quand on la frappe avec un marteau : la plionoliihe est commune dans te Velay.

phonolithique ou phonolitique adj. Se

dit de certaines roches qui rendent un son agréable quand on les frappe avec un corps dur.

phonologie n. f, v. phonétique.

phonomètre n. m. (du gr. phonè, voix, et metron, mesure). Instrument propre à mesurer l'intensité des sons de la voix.

phonométrie [tri] n. f. (de phonomètre). Art de mesurer l'intensité des sons de la voix.

phonométrique adj. Relatif à la phonométrie.

phonométriquement [ke-man] adv. D'une manière phonométrique.

phonomimie [mi] n. f. (du gr. phàné, voix, et meisthai, imiter). Système dans lequel on figure directement les sons de la voix par des gestes qui représentent ou ont la prétention de représenter ces sons.

phonomimique adj. Qui a rapport à la phonomimie.

phonophore n. m. (du gr. piton', voix, et phoros, qui porte). Microphone particulier.

phonoplex [pl'eks] n- m. (du gr. phonè, voix, et de duplex). Système télégraphique inventé par Edison pour permettre d'appliquer, sur les lignes télégraphiques de chemin de fer, la transmission en duplex, sans donner aux tronçons successifs les mêmes qualités électriques (résistance, capacité et isolement) qui sont indispensables pour ce genre de transmissions.

phOnOSCOpe [nos-ko-pe] n. m. fdu gr. jihonê. voix, et skopein, examiner . Tout appareil destiné à l'étude de la voix et de ses organes.

phono-Signal n. m. Dispositif imaginé par Ader et permettant de percevoir à l'oreille les signaux que transmet un câble sous-marin de longueur considérable.

phoque \fo-ke] n. m. (lat. phoca). Genre de mammifères pinnipèdes, des mers froides et tempérées.

— Encyci.. Sous le nom de phoques, on désigne aussi bien les phoques proprement dits que les genres voisins. Ce sont des mammifères amphibies, ayant tous les membres an ter ieurs courts, ùpeine dégagés du corps, 1 ' oreille peu ou pas développée. Ils sont US d'une fourrure épaisse, courte et lustrée, enduite d'une

incrassata, commune en France, se développent dans le couvain d'abeilles.

phoridés n. m. pi. Famille d'insectes diptères brachycères, renfermant les phures et genres voisins. S. un phoride.

phorminx [minks] n. f. (m. gr.). Antiq. gr. Petite harpe primitive, variété de la cithare.

l'hoqu

matière hydrofuge. On les chasse pour leur graisse et leur fourrure ; mais cette chasse a été réglementée afin d'éviter des massacres irraisonnés. Abondants surtout dans les mers boréales, les phoques descendent parfois dans les mers tempérées, comme le veau marin 'phoca vitulina), qu'on a rencontré dans le golfe de (ïasengne.

phorbeia [be-Ua] a. f. (m, gr. Antiq. gr. Bandage de cuir, dont les joueurs de flûte s'entouraient les joues et les lèvres.

phore n. f. Genre d'insectes diptères, comprenant de petites mouches noires ou fauves, des régions chaudes et tempérées : les larves de la phora

Phonographe : 1 . A c; lindres ; 2. A disqu

Phormion (le), comédie de Térence(lf>2 av.J.-C). L'intrigue de cette pièce a fourni à Molière la donnée des Fourberies de Scapin. Le titre est le nom d'un parasite, qui est le personnage principal. La pièce est d'une grâce soutenue et les personnages très finement observés.

phormium [om1] ou phormion n. m. Genre de liliacées, comprenant de grandes et belles plantes vivaces , à racine charnue, à grandes fleurs jaunes et à feuilles longues parfois d'un mètre ou deux :

te phormium tenav ou lin de la Nuuvelle-Zé- 1 a nde fournit des fibres textiles, tlont on fait des cables, des tissus, etc.

phormosome ou phormosoma n.

m. Genre d'oursins échinothurides, vivant dans les grands fonds marins .

(V. la planche oci':an.)

phospha-

tage [fos-fa-ta-je] n. m. Agric. Action de répandre des phosphates sur les terrains de culture. Œnol. Action d'ajouter du phosphate de chaux à la vendange pour activer la fermentation et acidifier un peu le moût. (On fait usage de phosphate de chaux bicalcique à la dose de 2b0 à 300 grammes par hectolitre de vendange.)

— Encycl. Agric. V. phosphate.

phosphate [fos-fa-te] n. m. Sel de l'acide

phosphorique : les phosphates sont de précieux engrais.

— Encyci.. Agric. Les phosphates, et plus spécialement les phosphates de chaux, employés comme engrais augmentent le rendement de certaines terres. On les divise en phosphates d'origine minérale (apatites, phosphorites, coprolithes, nodules, sables phosphatés); phosphates d'origine animale (guanos, os verts, os bouillis, os calcinés, noir animal) et phosphates industriels (phosphates précipités, qui sont des produits accessoires de la fabrication de la gélatine, superphosphates résultant de l'action de l'acide sulfurique ou de l'acide phosphorique sur un phosphate quelconque, et scories de déphosphnration, provenant des appareils Bessemer et des fours Martin-Siemens, dans lesquels on déphosphore la fonte). V. phosphorique.

On emploie ces divers phosphates comme engrais complémentaires du fumier etdes nitrates de soude. Ils réussissent dans tous les sols renfermantmoins de 1 p. 100 d'acide phosphorique, et d'autant mieux qu'ils sont dans un étal de division plus grand. Dans les terres de défrichement, riches en matières organiques et généralement acides, on emploie lesphosphates naturels (300 à 600 kilogrammes à l'hectare); dans les terrains légers, perméables, silico-calcaires, on fait plutôt usage des scories et des phosphates précipités. Les meilleurs résultats seront toujours obtenus par les superphosphates, sauf dans les terres acides (bourbiers, landes, etc.).

— Mcd. Les phosphates sont utilisés surtout sous forme de phospha'e de chaux, chez les rachi tiques et les déprimés nerveux.

phosphaté \fos-fa-tè~\, e adj. Qui contient du phosphate : craie ]>hosphatée.

phOSphaterie [fos-fa-le-ri] n. f. Exploitation des phosphates.

phosphatique [fos-fa] adj. Qui contient des c lunaisons pho-phoriques.

phosphaturie [fos-fa-tu-rt] n. f. (de phosphale . et du gr. ouron, urine). Elimination par i urines d'une quantité de phosphates supérieure à la normale.

— Encyci.. La phosphaturie peut être souvent déterminée par l'alimentation carnée ou par une désassimilation exagéré,' des tissus. Le traitement consiste en un régime riche en corps gras et en pho phates.

phOSphatUl'ique [fos-fa] adj. Qui concerne la phosphaturie.

phosphène [fos-fi^ne] n. m. (du gr. pAos, lumière, et phainein, apparaître). Sensation lumineuse résultant de la compression de l'oeil quand les paupières sont fermées.

PHO

phosphène [fos-fi-né] n. m. fleure d'insectes coléoptères, comprenant de petits lampyres île l'hémisphère boréal, ( L'espèce type est commune en France*)

phosphines [fos-flrne] n. f. pi. Classe de com

posés organiques, dérivant de l'hydrogène phosphore. S. une phosphine.

phosphite [fos-fi-ie] a. m. Sel de l'acide phosphoreux.

phosphoglycérate n. m. Syn. desGLvcÉRo- PHOSPHÀTE.

phosphoglycérique adj. v. qlycérophos-

PHOK1QUE.

phosphore [fos-fo-rr] a. m. 'gr. phôsphoros ; de phôs, lumière, et phoros, qui porte1. Corps simple, transparent, incolore ou légèrement ambré, très inflammable, lumineux dans l'obscurité, et dont l'odeur rappelle un peu celle de l'ail.

— Encycl. Découvert en 1GU9 par Brandt et Kunckel qui, chacun de son côté, le retirèrent de l'urine, le phosphore (P) fut reconnu par Galm, en 17159 dans les os calcinés, d'où, six ans plus tard, Scheele parvint à l'extraire. Son procédé, encore utilisé aujourd'hui, consiste h traiter les os par l'acide chlorhydrique, de façon à dissoudre l'osséine et le carbonate de calcium et à transformer le phosphate tricalcique insoluble obtenu en phosphate monocalcique soluble. Un lait de chaux précipite, de la solution résultant du premier traitement, un phosphate bicalcique insoluble. Ce phosphate bicalcique, traité par l'acide sulfurique est transformé en acide phosphorique avec un peu de phosphate monocalcique ; la solution de ces produits est mélangée de charbon de bois pulvérisé de façon h former une masse pâteuse, que l'on sèche au four : l'acide orthophosphorique se transforme en acide mélaphosphorique. On introduit alors le tout dans des cornues en terre chauffées au rouge, et les vapeurs de phosphore qui se dégagent vont se condenser dans des récipients remplis d'eau. Le phosphore ainsi obtenu est impur ; on le purifie par une seconde distillation. Le phosphore fond à i4o,2 et bout à 200°; il a pour densité 1,84; son poids atomique est 31, et son poids moléculaire 12t. Il est insoluble dans l'eau, peu soluble dans la benzine, l'éther; il se dissout facilement dans le chlorure de soufre et le sulfure d > carbone.

Le phosphore prend feu à l'air libre à une température qui dépasse à peine son point de fusion; un simple frottement est suffisant pour l'enflammer; ses brûlures sont extrêmement dangereuses. Il brûle avec une flamme très éclairante, eh donnant de l'anhydride phosphorique P = Os. Il s'oxyde lentementà la température ordinaire en donnant des lueurs caractéristiques (phosphorescence). Lorsqu'on chauffe le pliosphore dans le vide ou dans un atmosphère d'azote à 240", il se transforme, et la modification allotropique que l'on obtient (phosphore rouge) a des propriétés toutes différentes : entre autres le phosphore rouge est insoluble dans le sulfure de carbone et il n'est pas vénéneux. La facilité avec laquelle le phosphore s'enflamme le fait utiliser pour la fabrication des allumettes chimiques.

Le phosphore forme de nombreuses combinaisons avec l'oxygène, qui sont des anhydrides ou des acides ; citons :

L'acide ht/pophosjihoreux PO H - (O H), que l'on obtient par l'action du phosphore sur une solution bouillante de potasse ou de chaux ; on obtient un hypophosphite, qui permet d'obtenir une dissolution d'acide hypophosphoreux;

Vanhydride phosphoreux P ' O 6, qui se produit par combustion lente ou incomplète du posphore. Il se transforme en acide phosphoreux au contact de l'eau ;

L'acide hypophasphorique P'O'H*, qui se forme aussi dans l'oxydation lente du phosphore a l'air humide :

L'acide phosphorique. V. phosphorique.

— Thérup. fort employé jadis en thérapeutique, le phosphore blanc l'est peu aujourd hui. C'est un toxique violent. On s'en sert sous forme d'huile phosphorée (au centième ou au millième) comme excitant et aphrodisiaque. On utilise aussi les phosphiires dans le même but. Comme modificateur de la nutrition, on emploie de préférence, les phosphites, les hypophosphiles et les phosphates.

— Hgg'. Le phosphore cause des accidents graves chez les ouvriers employés à la fabrication des allumettes. Il y a une nécrose phosphorique des os très grave, qui se guérit difficilement. V. phosphorisme.

— Dr. La fabrication, la circulation, la vente et l'emploi du pliosphore sont soumis h la surveillance de l'administration des contributions indirectes.

Les contraventions sont passibles des mêmes pénalités que les contraventions en matière d'allumettes.

phosphore [fos-fo-ré], e adj. Qui contient du phosphore : allumettes phosphorées.

phOSphorer [fos-fo-ré] v. a. Mettre du phosphore dans ou sur : jlhosphorer des allumettes.

phosphorescence [fos-fo-rès-san-se] n. f.

Propriété qu'ont certains corps de devenir lumineux dans l'obscurité, sans chaleur sensible et sans combustion, comme le ver luisant, certains bois vermoulus, etc.: la phosphorescence de la mer est due a !•! présence de divers protozoaires et noctiluques.

— Encycl. La phosphorescence peut se reproduire de plusieurs façons : elle peut résulter d'un phénomène d'oxydation et alors les corps paraisse nt émettre constamment de la lumière, ou bien elle n.' se produit que lorsque les corps ont été soumis pendant plus ou moins longtemps à l'action des rayons lumineux; enfin, d'autres corps deviennent lumineux quand on les chauffe brusquement ou qu'on les soumet à une action électrique. Certains végétaux et animaux sont également phosphorescents; la poussière des coquilles calcinées, le sucre, le papier, les sulfures alcalins, etc., sont phosphorescents lorsqu'ils ont subi une vive insolation.

phosphorescent['os-/L)-7Y.s-N</ii'. e adj. Doué

de phosphorescence : animal phosphorescent.

phosphoreux [fos-fo-reu] adj. m. Acide vhos ■phoreux, acide l'< 'H(()I1)S, formé par la coml u ition lente du phosphore.

phosphoride [fos-fo] adj. et n. m. Qui contient du phosphore.

phosphorique yos-H ;1l|.i- Acide phi rique, combinaison de phosphore et d'oxygène.

— Encycl. Anhydride phosphorique. un i

ce composé P*0T, sous l'on, poudre blanche

PHO

[u'on fait brûler du phosphore, C'est un corps

très avide d'eau, h laquelle il s'unii i ■ doi

froid L'acide métnphosphorique, s l'ébullition l'acfde orthophosphorique. On l'emploie pour dessécher les gaz et pour préparer l'anhydride azotique.

Acides phosphoriques. L'anhydride phosphorique forme avec l'eau trois acides distincts : Vacide >>"taphosphorique PO'(OH): ['acide pyrophosphorique l" h 0 il:', et l'acide orthophosphoi ique PO OH

L'acide orthophosphorique ou simplement acide phosphorique s'obtient le plus généralement en traii ml a chaud par l'acide sulfurique étendu, li phosphate tricalcique naturel de calcium d'O'j'Ca3, qui n'est autre d'ailleurs qu'un orthopbosphate. La solution i centrée donne des cristaux d'acide orthophosphorique.

Cet acide produit trois sels différents, suivant que

un, deux, trois al s d'hydrogène sont remplacées

par un, deux, trois atomes métalliques. Ainsi, avec le odium el le calcium on obtient les phosphates suivants :

PO'II'Na monosodique . (PO'H'I' fa monotsalcique, PO«HJîa» disodlque, 'PO'H)'Ca> dicalcique, PO'Na' trisodique, (PO'j'Cs1 tricàlciquc. Le phosphate tricalcique est le plus répandu dans la nature; il constitue la partie principale des cendres il os ; on le trouve aussi dans le sol uni au carbonate et au Quorum de calcium. On l'utilise en agriculture, ainsi que pour la préparation du phosphore et de l'acide phosphorique. Lorsque, dans la préparation de l'acide phosphorique, on se sert d'acide étendu, de l'acide sulfurique tel qu'il sort des chambres de plomb, on obtient un mélange de sulfate de calcium et de phosphate acide. C'est le superphosphate de chaux employé comme engraisen agriculture. V. phosphate.

Acide pyrophosjihorique. On l'obtient en faisant

Fasser un courant d'hydrogène phosphore dans de eau tenant en suspension du pyrophosphate (te plomb. Ce dernier s'obtient en partant du pyrophosphàte de soude provenant de la calcination de l'orthopliosphate de soude du commerce.

Acide métaphosphorique. On l'obtient en calcinant au rouge le phosphate d'ammonium ordinaire du commerce.

phosphorisation [fos-fo-vi-za-si-on] n. f. Formation du phosphate calcaire dans l'économie animale.

phosphoriser [fos-fo-ri-zé] v. a. Faire passer à l'état de phosphate.

phOSphorisme [fos-fo-ris-me] n. m. Intoxication par le phosphore.

— ENCYCL. Pat/iu/. L'imprégnation phosphorique de l'organisme ne produit guère que l'odeur alliacée de l'haleine et des urines. La nécrose des maxillaires, qui entraine presque inévitablement la mutilation ou la mort des malades, serait due à l'action des vapeurs de phosphore blanc. En France, la suppression du phosphore blanc et son remplacement par le sesquisulfure de phosphore dans la fabrication des allumettes, ont fait disparaître la possibilité de ces cas de nécrose.

phOSphorite Wos-fo] n. f. Phosphate naturel de chaux : les phosphorites abondent dans le Querey.

phosphoritique [fos-fu] adj. Qui contient de la phosphorite.

phosphorogénique [fos-fu] adj. (de phos-

?hore, et du gr. gennân, produire). Qui détermine a phosphorescence.

phosphoroscope [fos-fo-ros-ko-pe] n. m. (de

phosphore, et du gr. skopein, examiner). Appareil destiné à vérifier si un corps est phosphorescent.

phOSphure [fos-fu-re] n. m. Corps résultant de la combinaison du phosphore avec certains éléments minéraux ou organiques.

— Encvcl. On obtient des phosphures de calcium, baryum, strontium, en chauffent de la chaux, de la baryte, de la slrontiane dans un courant de vapeur de phosphore ; ces composés décomposent l'eau et donnent des phosphures d'hydrogène. Il existe trois phosphures d'hydrogène: le phosphure gazeux PIP, d'une odeur alliacée désagréable; le phosphure liquide PMI', qui se décompose au contact d'une solution d'acide chlorhydrique en phosphure gazeux et en phosphure solide Pl 11*. Lorsque le phosphure gazeux renferme quelques vapeurs de phosphure liquide, il devient spontanément inflammable à l'air : c'est le gaz de gingembre.

phosphure, e [fos-fu] adj'. Qui contient du phosphure,

phot [fof] n. m. (du gr. p/iiis, photos, lumière). Unité d'éclairage en photographie.

photauxisme [tôk-sis-me] n. m. (du gr. phûs, photos, lumière, et auxein, croître). Ensemble ries phénomènes dus à l'action des rayons solaires et qui retardent la croissance des plantes.

Photin, hérésiarque grec, né et m. en Galatie (ive s.). Evêque de Sirmium, il entreprit de réfuter les ariens, mais émit à son tour des opinions hétérodoxes. Il fut déposé à Sardique (347).

PhOtinieil [tv-ni-in]n.m. Partisan de l'hérésie de Photin.

photisme [tis-me] n. m. (du gr. phôs, photos, lumière. Apparences visuelles coïncidant avec l'audition de certains sons.

— Encïcl. L'audition d'un mot, d'un bruit, détermine, chez 12 0/0 des individus, une sensation de couleur, variable avec le son et l'individu lui-même Le son aigu provoque en général la sensation d'une couleur clan,, le son grave d'une couleur foncée. On appelle aussi ce phénomène audition colo

Photius [si-uss], patriarche de Constantinople et écrivain byzantin, né en 820, m. exilé en 891 Politique ambitieux et sans scrupules, il suscita le grand schisme qui sépara l'Eglise grecque de l'Eglise romaine, en 858. Il a écrit de nombreux ouvrages de littérature et de polémique; entre autres, les Myriobibhon ou Bibliothèque de Vhotius.U Lexique ■ sa Correspondance est précieuse

photo (du gr. phôs, photos, lumière). Mot qui entre dans la composition de vocables scientifiques ou il indique l'idée de lumière, Abrévi; familière du mot photographie : faire de la photo • envoyer sa photo.

photocalque [/,„/./,(.;„. m. image photographique, obtenue en exposant une surlace sensible à 1 action de la lumière, sous un dessin transparent non photographique.

photocéramique n i i i

celaine jiar des procédés photographiques, photochimie [mi a. f. Branche de la science,

étudia ni II effets cliimi q lies dus à la lumière,

photochimique adj. Qui concerne les effet! chïmiqui , de la I i pi

photochromatique 7, r-, adj. Qui sera a la reproduction des couleurs par la phot, .graphie,

photochromatiquement [kro, /.,„„„

a<lv Ii'une manière photochromatique.

photochromie [Aro-nzf] n. r (du gr photos, lumière, ,t hhrôma, couleur;. Procède de photographie, qui donne des épreuves coloriées.

— Encvcl. V. photographie des couieurs.

photOChrOmique [ktv] adj. Qui se rapporte à la photochri unie.

photochromographie [kro, fi] n. f. (du

gr. ji/iiis, phôtOB, lumière, hhrôma, couleur, et graphem, écrire). Nom donne aux procédés indirects de photographie des couleurs, tels que celui de Cros et Ducos du Ilauron.

— Encycl. V. photookapiiie des couleurs. photochromographique [kro] adj. Qui

appartient à la photochromographie : reprodt photochromographique.

photochromotypographie [kro, ft\ n. f.

(du gr. phûs, photos, lumière, hhrôma, couleur, et de typographie). Procédé photomécanique de reproduction des couleurs pour l'illustration des ouvrages imprimés. (On dit aussi photocdromo-

TYPIE et PROCÉIlÉ TRICHROME.)

— Encycl. La photographie des couleurs (v. photographie) a fait un pas immense en ces dernières années, mais les procédés dont elle fait usage ne permettent pas encore de produire des épreuves multiples; d'ailleurs, eût-on la possibilité d'obtenir des photogrammes en couleurs, que l'utilisation de ces épreuves pour l'illustration serait trop onéreuse pour être d'un usage courant.

Toutes les couleurs du spectre solaire peuvent se ramener à trois (couleurs fondamentales), qui sont le rouge orangé, le violet et le vert, dont la superposition donne le blanc ; mais pour obtenir ce résultat, il faudrait employer les couleurs à l'état radiant, c'est-à-dire telles qu'elles sont dans un rayon de soleil; comme on ne peut emmagasiner ces couleurs en rayons lumineux et qu'on doit se servir de pigments, c'est-à-dire d'éléments colorés plus ou moins terreux, ces trois couleurs fondamentales ne donnent plus dans la pratique les couleurs franches du spectre. On les remplace par leurs complémentaires (jaune, rouge et bleu), dont la superposition donne sensiblement les mêmes résultats que si l'on employait les couleurs fondamentales, avec cette différence que, superposées en couches d'égale intensité, elles fourniraient du noir. C'est sur l'emploi de ces trois couleurs : jaune, bleu et rouge, qu'est basée la photochromotypographie (d'où les noms de trichromie ou ])rocédé trichrome qu'on lui donne aussi).

On prend du modèle à reproduire trois clichés photographiques en se servant d'écrans teintés : en violet pour obtenir le Jaune, en orangé pour obtenir le bleu, en vert pour obtenir le rouge. De plus, comme il faut préparer des planches de similigravure, on fait usage d'un réseau pour obtenir des épreuves tramées. (V. photogravure.) Les trois phototypes transformés par les procédés ordinaires de simili-gravure en clichés typographiques servent à trois tirages successifs, qu'un repérage soigneux permet de superposer exactement. Après le troisième tirage, on possède des épreuves qui reproduisent assez fidèlement les couleurs de l'original.

photochromotypogiaphique [kro] adj.

Qui appartient à la photochromotypographie : cliché phuluchromotypographique.

photocollographie [fi] n. f. (du gr. phôs,

photos, lumière, holla, colle, et graphein, écrire). Procédé de reproduction photomécanique aux encres d'imprimerie, dans lequel on fait usage de substances colloïdes (gélatine, albumine, bitume de Judée), étendues sur des supports variés (verre, cuivre, pierre, zinc) et rendues aptes à recevoir l'encrage.

— Encycl. La photocollographie comprend : la photocollographie à la gélatine bichromatée sur glace dépolie (procédé Albert), appelée avant 1900 albertypie, autotypie, héliotypie, gélatinographie, gélatinotgpie ; la photocollographie à la gélatine bichromatée sur cuivre (procédé Tessié du Motay) ou phototypie ; la photocollographie au bitume de Judée sur pierre (procédé Niepce), dite aussi photolithographie, lithophotographie, ou sur zinc (procédé Waterhouse) dite aussi zincophotographie ou photozincographie.

La photocollographie à la gélatine bichromatée, le plus employé de ces procédés, se pratique de la manière suivante : on étend sur une dalle de verre préalablement enduite d'une solution de silicate de soude dans de la bière, une couche de gélatine bichromatée, que l'on sèche à l'abri de la lumière. Le phototype du dessin à reproduire est place en contact, avec la surface gélatinée et exposé à la lumière dans un châssis -presse ; au sortir du châssis, la glace est lavée à l'eau pure pour éliminer l'excès de bichromate, et la planche est prête pour l'impression. En passant à sa surface un rouleau imprégné d'encre grasse, l'encre n'adhère que sur les parties correspondant aux régions transparentes du phototype: une feuille de papier appliquée sur cette planche encrée s'y charge d'encre et reproduit le phototype original. On peut ainsi tirer des épreuves en nombre indéfini.

photOCOllOgraphique adj. Qui appartient à la photocollographie : procédé* phutocollographiques.

photocopie n. f. Syn. de piiotooramme.

photodoSCOpe n. m. Syn. de photoscope. photo-électrique adj. Qui fournit de la lumière électrique : apiiareil photo-électrique. photogalvanographie [ft] n. f. Procédé

de gravure héliographique à l'aide duquel on obtient soit sur verre, soit sur un autre support couvert d'un mélange de glu et de substances sensibles à la lumière, un dessin en relief on en creux, qui peut être transformé en un cliché électrotypique propre à l'impression.

photogène adj. 'du gr. phôs, photos, lumière, et gennân, engendrer). Qui engendre la lumière.

PHO

photogénèse n. f. (do gr. phôs, photos, lu-

, action d' Production

de lumière physiologique, chez les animaux et les végétaux pbosphi i • < • ni

photogénie [ni] n. f. [de photogène]. Production de la lumière

photogénique adj. (de photogénie). Qui a rapport aux effets chimiques de la lumière sur cercorpg. Qui impressionne Met) la plaque photographique : le bleu est peu photogénique.

photogéniquement kt-man adv. Par l'influence chimique des rayons lumineux.

photoglyptie [glip-û n. f, [du gr. phi tos, lumière, et gluptos, gravé . An de graver à l'aide de la lumière. Syn. de PHOTOOLYPTOOEAPHtE.

photoglyptique ad Qui appartient à la photoglyptie.

photoglyptographie 7; n.f. (du gr. phôs, photos, lumière, gluptos, gravé, et graphein, écrire,. Procédé photomécanique de reproduction, donnant des planches en creux et plus couramment appelé

PUOTOGRAVUl'.E EN CREUX OU HÉLIOGRAVURE. V. PHO- TOGRAVURE.

photogramme n. m. du gr. phôs, photos, lumière, et gramma, dessin). Reproduction d'un phototype par application de celui-ci sur une surface sensibilisée. (Ce nom de photogramme ou photocopie s'applique plus particulièrement aux épreuves sur papier ; les photogrammes sur verre sont dits positifs sur verre, diapositifs ou diapositives.)

photogrammetrie [gram'-mé-trf] n. t. (du gr. phôs, photos, lumière, gramma, lettre, et ?;ietron, mesure). Etude des méthodes permettant de mesurer sur une perspective photographique les dimensions des objets qui y figurent.

photogrammétrique [gram'-tné] adj. Qui a rapport à la photogrammetrie.

photographe n. m. Qui fait de la photographie.

photographie ;/r n. f. (du gr. phôs, photos,

lumière, et graphein, écrire). Art de reproduire au moyen d'une substance impressionnable à la lumière les images obtenues dansla chambre noire. Reproduction de cette image : encadrer une photographie.

— Encycl. La photographie est basée sur deux faits fondamentaux: la formation des images dans la chambre noire (v. chambre) et le noircissement des sels d'argent à la lumière. A Niepce et Daguerre revient la gloire d'avoir découvert ce qu'on appelle l'image latente : une plaque d'argent soumise aux vapeurs d'iode et exposée dans la chambre noire ne présente aucune image, mais celle-ci apparaît lorsqu'on fait agir sur la plaque des vapeurs de mercure. Ce procédé lilaguerréotypie) devait être le point de départ de multiples découvertes. D'abord perfectionné par Foucault et par Fizeau, il fut lomtemps en usage; puis l'Anglais Talbot, au lieu de se servir de feuilles d'argent, employa un papier qui donnait un dessin sur lequel les ombres et les lumières étaient renversées i un négatif i. et qui pouvait servir de type pour obtenir des images positives. Successivement on remplaça ce papier (qui présentait l'inconvénient de reproduire aussi son grain sur les épreuves positives) par un papier albuminé (procédé Niepce de Saint-Victori, puis par du collodion (procédé Archer et Fry) et enfin, par un mélange de gélatine et de bromure d'argent (gélatinobromure) que l'on étend sur une plaque de verre (plaques), sur une feuille de cellulose ou de gélatine (pellicules) ou même sur du papier (papiers à image latente).

Cette découverte des émulsions au gélatinobromure d'argent devait donner à la photographie le caractère pratique qu'elle a atteint de nos jours. Aux premières plaques, lentes, et qui nécessitaient une exposition à la chambre noire de plusieurs secondes, ont succédé des plaques et des pellicules pour lesquelles le temps de pose peut être réduit (dans des conditions de lumière favorables) à l/1000e de seconde. Les appareils (chambre, objectifs, etc.) ont subi eux aussi des modifications qui les ont rendus moins lourds et d'un maniement plus facile ; si bien que le nombre des photographes amateurs s'est considérablement accru.

La substance sensible exposée dans l'appareil photographique reçoit les rayons lumineux que lui envoie le sujet à reproduire ; les parties les plus éclairées de celui-ci lui en envoient plus que les parties sombres, et ainsi s'établit l'échelle des teintes : ombre, pénombre et lumière étant fidèlement reproduites. Mais cette action de la lumière n'est pas complète ; dans la couche sensible, l'image n'est qu'à l'état latent, et il faut, pour la révéler, soumettre l'émulsion à des réactions chimiques (développement).

En présence du gélatinobromure impressionné, l'eau du bain révélateur est décomposée : l'oxygène oxyde le corps réducteur, l'hydrogène décompose le sel d'argent, mettant en liberté le métal qui constitue les noirs de l'image. Ce phototype présente donc des noirs, qui correspondent aux parties lumineuses du sujet, et des transparences, qui coïncident avec les ombres de celui-ci.

Abandonné à lui-même, il continuerait à subir des modifications profondes, et il est nécessaire, pour que l'image obtenue au développement soit durable, de plonger le négatif dans une solution d'hyposulfite de soude (fixage). Lavé, puis séché, lé phototype peut désormais servir au tirage de multiples épreuves positives (photogrammes).

Exposée à la lumière sous le phototype, une nouvelle couche sensible noircit aux endroits qui correspondent aux transparences de celui-là [papier a image apparente ou à noircissement direct) ou bien donne encore mie image latente qu'il faut révéler à la lumière inactinique du laboratoire, comme on l'a fait pour le négatif (papiers à image latente, plaques ou pellicules diapositives destinées à être examinées en transparence ou projetées sur un écran): dans l'un el l'autre cas, il est indispensable, pour rendre durable l'image obtenue, de la passer au bain d'hyposulfite ; les papiers à noircissement direct sont virés, c'est-à-dire passés dans des bains de composition diverse, qui en modifient la couleur (virage et fixage étant souvent effectués en un bain unique).

Outre les nombreux services qu'elle rend à l'artiste, la photographie est devenue une aide précieuse pour le savant (ses avantages sont appréciables en astronomie, en météorologie, en physique) ; elle est

PHO

Photographie . 1. Chambre noire d'atelier (A, verre dépoli; C, chariot; N. niveau d'eau ; O, objectif; P, pied ; S, soufflet ; V, viseur); 2. Diaphragme iris ; 3. Lanterne de laboratoire ; 4, Cuve à laver les plaques : S. Cuvette ; 6. Egoultoir pliant ; 7. Panier à laver les plaques ; 8. Châssis -presse ; 9. Dégradateur ; 10- Châssis à plaques en bois; 11. Pupitre à retouche; 12. [tac latte en caoutchouc ; 13. Pied d'atelier ; 1*. Pied à coulisse en métal ; 15. Objectif ana3ligmat [coupe) ; 16. Obturateur à rideau ; 17. Appareil rigide dit « détective u ; 18. Appareil pliant à pellicules en bobines; 19. Lanterne d'agrandissement ; 20. AmpliGcateur ; 21-Lampe

à magnésium.

aussi d'un grand secours pour le naturaliste et le médecin (la microphotographie a permis de rîxer l'image des bacilles les plus petits) ; enfin les applications de la photographie aux arts industriels se développent chaque jour ; citons les vitraux et émaux photographiques, la décoration des porcelaines, des métaux, des étoffes, les procédés mécaniques de reproduction de dessins ou gravures pour l'illustration du livre. C'est d'elle enfin qu'est né le cinématographe.

Photographie des couleurs. La photographie des couleurs a été obtenue par divers procédés :

lo Procédés directs, comprenant ceux dans lesquels on produit des couleurs réelles, matérielles, dues aux phénomènes d'absorption (procédés Poitevin, perfectionnés par Vallot, consistant à employer des couches sensibles qui prennent précisément la couleur qui les a frappées, mais n'ont pas pu entrer dans le domaine de la pratique parce que l'image obtenue n'a pu être fixée) ; et ceux dans lesquels l'image obtenue ne renferme aucune couleur réelle ; les couleurs, dépendant de la structure de l'image, sont dues à des phénomènes d'interférence (procédés Becquerel. Lippmann) ; celui-ci consistant à produire à l'intérieur de la couche sensible un dépôt d'argent ayant une structure analogue à celle des nacresl. Aux procédés directs appartient aussi le procédé de Rheinberg, fondé sur la dispersion prismatique.

2» Procédés indirects. Le premier en date est le procédé dû à Charles Cros et Ducos duHauron. Il est basé sur la décomposition de la lumière en trois couleurs fondamentales (rouge orangé, vert et bieu violet) et exige la prise de trois négatifs au moyen d'écrans laissant passer telles radiations seulement. Ln autre procédé, dû à l'Ecossais John Joly, donne des résultats identiques. Enfin, les procédés les plus récents sont celui des frères Lumière et celui de R. de Bercegol. Dans la méthode Lumière, chaque plaque dite autochrome) porte son écran polychrome (constitué par des grains microscopiques de fécule de pomme de terre transparents, colorés respectivement en rouge orangé, vert et violet, répartis théoriquement en nombre égal, et que la lumière doit traverser avant d'impressionner le gélatinobromure ; le négatif obtenu est transformé en positif). Dans le procédé de Bercegol (Société Jongla), le réseau triclu'ome de la plaque (dite omnicotore; est obtenu en utilisant l'antipathie qui existe entre les couleurs grasses et les couleurs à l'eau (au moyen d'un outillage approprié, on imprime sur un verre gélatine à l'aide d'encres grasses spéciales deux lignes de couleurs différentes se croisant à angle droit ; le réseau obtenu ainsi laisse subsister de minuscules rectangles, seuls perméables à l'eau et qu'on imbibe effectivement d'une couleur aqueuse). Ces procédés, dont il existe d'ailleurs plusieurs modifications, ont permis à la photographie des couleurs d'entrer dans le domaine de la pratique.

photographier [fl-é] v. a. (Se conj. comme prier.] Obtenir une image par la photographie : photographier U7i site. Fig. Décrire, dépeindre avec une exactitude rigoureuse : écrivain qui photographie la rie.

photographique adj. Qui appartient à la photographie : papier photographique. Obtenu par la photographie : épreuve photographique.

photographiquement [ke-man] adv. A

i'aide de la photographie;

photograveur n. et adj. m. Ouvrier en photogravure.

photogravure n. t. [du a. pkis, photos, lumière, et de gravure). Procédé photographique à l'aide duquel on produit des planches gravées permettant le tirage a la preise mécanique.

— Excycl. On distingue deux sortes de photogravures : la pfti togravure en creux ou héliogravure etlaphotogi relief ou photottjpographie.

La photogravure en creux correspond à la taille douce et, comme elle, donne des planches sur lesquelles les traits et hachures du dessin original sont en creux, mais, au lieu d'être exécuté à la main, le travail est fait par la lumière. Dans le procédé le plus simple et le plus employé, dû à Nicéphore Niepce, on fait usage d'une plaque de zinc ou de cuivre, bien planée et polie, et recouverte à la tournette d'une couche mince de bitume de Judée, dissous dans la benzine. Séchée, cette plaque est exposée à la lumière sous un phototype positif du dessin à reproduire : les parties influencées par la lumière deviennent insolubles, et, lorsqu'on plonge la plaque dans l'essence de térébenthine, ce sont seulement les parties protégées par les traits noirs du phototype positif qui se découvrent et se dénudent. Il ne reste plus qu'à graver ensuite à l'eau-forte ou au perchlorure de fer.

La photogravure en relief porte le nom de pholotypograpliie et ne diffère de la photogravure en creux que par l'emploi d'un phototype négatif au lieu d'un positif ; mais les procédés opératoires qu'elle met en usage sont analogues. Elle comporte d'ailleurs de nombreuses variantes, aussi bien dans la reproduction d'images au trait que dans celle d'images à teintes. Le procédé de reproduction des dessins au trait porte le nom de gillotage, zincographie, photozineographie, etc.

Si, au lieu d'un dessin au trait, il s'agit de reproduire un dessin à teintes, il est indispensable d'obtenir à la surface de la planche un relief de nature à retenir l'encre d'imprimerie. Ce relief est obtenu soit parlasse d'un grain, soit en se servant de trames ou réseaux. On pose le grain en exposant la planche dans une boite où de la résine tombe en fine poussière, et en chauffant ensuite cette planche poudrée, de façon à coller les parcelles de résine au support. A la gravure, le mordant rongera les espaces laissés nus entre les grains et déterminera un pointillé plus ou moins fin. Mais on utilise plus généralement les réseaux, c'est-à-dire que l'on reproduit l'original à travers un quadrillage gravé ou photographié sur verre. Dans l'image obtenue, les diverses teintes sont représentées par de petits points, qui sont d'autant plus gros et partant plus rapprochés que la teinte reproduite est plus foncée. Le phototype ainsi obtenu est pellicule, afin de pouvoir être retourné, et c'est sous cette pellicule que l'on iusole la planche sensibilisée (cuivre ou zinc) pour la faire ensuite mordre à l'acide ou au perchlorure de fer suivant le cas. Cette méthode de reproduction des images à teintes prend le nom de similigravure (par abrév. simili) ou autotypie.

photohéliographe n. m. Mil gr. phns. photos, lumière, héhos, soleil, et, graphein, écrire). Appareil destiné à fournir des images photographiques du disque solaire.

photohéliographie n. f. (de photoMlio-

grajthe). Procédé d'impression dans lequel le cliché destiné au tirage est obtenu par des méthodes photographiques.

photolithographie [fi] n. f. (du gr. phôs, j>h'tos, lumière, et de lithographie). Impression lithographique, dans laquelle le dessin est reporté sur la pierre par des méthodes photographiques.

photolithographier [fi-é] v. a. (Se conj.

comme prier.) Opérer par la photolithographie.

photolithographique adj. Qui se rapporte à la phololithographie.

phOtOlithophanie [ni] n. f. Lithophanie obtenue par des procédés photographiques.

photolOgie [ji] n. f. (du gr. phns, photos. lumière, et logos, discours). Traité ou histoire de la lumière.

photologique adj. Qui concerne la photologie.

photomagnétique adj se dit des phéno-

ménea magnétiques, dus à l'action de la lumière.

holomètre de Ilumford.

PHO

photomécanique adj. (de photo, pour photographie, et mécanique). Se dit des procédés cfini-

pression dans lesquels on (ait usage d'un cliché obtenu avec l'intervention de la lumière.

— Encycl. Les procédés photomécaniques ont pour but d'obtenir d'un dessin ou d'une photographie un cliché apte à l'impression typographique. Ces procédés sont fort nombreux; parmi les plus usuels, figurent la photogravure, la similigravure, la photocollographie avec ses dérivés, la photolithographie, etc.

photomètre n. m. (du gr. jihôs, photos, lumière, et metron, mesure). Instrument qui mesure l'intensité de la lumière. V. piiotomltrie.

photométrer [tré] v. a. (ra/d. photomètre. — Change é en é devant une syllabe muette : je photomètre, ils photometreront .) -Mesurer l'intensité d'une source lumineuse : photométrer un chalumeau oxyacéty Unique.

photométrie [tri] n. f. Partie de la physique qui s'occupe de la mesure des intensités lumineuses.

— Excycl. La composition d'une lumière varie avec son origine même, de sorte que, pour comparer -deux lumières, il faudrait les décomposer de façon à pouvoir comparer les diverses régions de leur* spectres. On y parvient à l'aide d'instruments appelés spectro-phutom' très. Si l'on ne s'occupe que de la quantité de lumière envoyée normalement sur une surface, on utilise les photomètres. Pour comparer les intensités des deux lumières, on se fonde sur ce que : le rapport des intensités de lumière envoyée par une même source sur une même surface est inversement proportionnel aux carrés des distances; et l'on admet que, lorsque deux sources lumineuses produisent sur une même surface le même éclair entent, leurs intensités sont inversement proportionnelles aux carrés de leurs distances à la surface éclairée. L'étalon de comparaison était autrefois le carcel, lumière donnée par la lampe type Dumas et Regnault brûlant 42 grammes d'huile de colza à l'heure ; depuis 188o, on a adopté pour unité la violle, lumière émise par un centimètre carré de surface de platine fondu à la température de solidification (la bougie décimale vaut un vingtième de violle).

La mesure de l'intensité d'une lumière s'effectue à l'aide de photomètres. La méthode consiste à disposer la lumière à étudier et celle qui sert de comparaison de telle façon qu'elles produisent le même éclairement sur une même s u r face : les intensités des deux lumières sont alors proportionnelles aux carrés de leurs distances à la surface éclairée. Dans le photomètre de Bouguet , le plus ancien , les deux lumières sont placées dans une caisse et séparées par une cloison éclairant respectivement chacune des moitiés d'une paroi faite de verre dépoli. Le photomètre de Foucault est une simple modification du précédent. Dans celui de Rumford, l'objet éclairé est une tige B verticale portant ombre sur un écran :

on dispose les lumières de façon que les deux oui bres produites soient d'égale intensité. Le photomètre de Bunsen repose sur ce principe que, si l'on éclaire également des deux côtés une feuille de papier sur lequel on a fait une tache d'huile, celle-ci disparaît complètement. Dans celui de Wheatstone, une perle d'acier formant miroir donne des images des deux lumières; la bille est entraînée dans un mouvement curviligne et on aperçoit grâce à la persistance des impressions lumineuses deux courbes lumineuses voisines ; on s'arrange de façon que les deux courbes paraissent également lumineuses.

photométrique adj. Qui concerne la photométrie : procédés photométriques.

phOtométriquement [ke-man] adv. En utilisant les procédés photométriques.

photométrographie n. f. v. pno-roGRAMMÉ-

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