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V. BONNET

phryne n. m. Genre d'arachnides pédipalpes d'assez grande taille, vivipares, propres aux régions tropicales, et qui passent pour venimeux.

Phryné, courtisane grecque, type d'orgueil et d'avidité. Les Athéniens, dit-on, l'avaient surnommée « le Crible » en raison de son habileté à dissiper les plus grosses fortunes. Praxitèle la prit comme modèle pour ses statues de Vénus. Accusée d'impiété, elle fut défendue devant les héliastes par Hypéride Ils allaient la condamner, quand l'orateur eut l'idée d'enlever les voiles qui couvraient sa cliente : la beauté de la femme désarma les juges.

Phryné devant l'Aréopage, beau tableau de Gérome (1801); attitudes variées et spirituellement peintes.

Phryné, charmant opéra-comique en deux actes, paroles d'Auge de Lassus, musique de Saint-Saèns 1893 . Episode de la vie de la célèbre courtisane.

PhryniCOS [koss], poète tragique d'Athènes (vie s. av. J.-C). En 'i9i, sa Prise de Milet remua si fort le public que le poète fut condamné à une amende pour avoir rappelé la catastrophe. C'est lui, dit-on, qui imagina le masque et introduisit le premier les femmes sur la scène.

PhryniCOS, poète comique athénien, rival d'Aristophane (fin du Ve s. av J.-C). On admirait chez lui la hardiesse de la satire et la vigueur du style.

Phtah, dieu de l'ancienne Egypte, adoré a Memphis, identifié à Osiris et à Sokari sous Le nom de Phtah-Sokur-Osiris et de Phlah-Sokaris. Les Egyptiens le plaçaient comme le premier roi de Memphis dans la liste des dynasties divines.

phtaléines n. f. pi. Nom donné à des substances colorantes, dérivées du triphénylméthanc. S. une phtaléine.

— Encycl. Il existe un certain nombre de phtaléines, employées dans l'industrie Phtah. des couleurs ; de nature acide, elles teignent mal le coton, mais donnent à la soie de belles nuances brillantes, douées, pour quelquesunes, de dichroïsme. On les prépare par l'action de l'anhydride phtalique sur les phénols ou amidophénols. "Citons, parmi les phtaléines: la phinolphtaléine ou phtaléine du phénol, non colorante, dont la solution alcaline est violette, et qui est utilisée comme indicateur alcalimétrique, la fluorescèine, Véusine, Vérythosine, la galliine, les rhodamines, les viola-mines, etc.

phtalique alj.Se dit d'un acide que l'on obtient en oxydant certains dérivés du benzène.

phtailite n. f. Minée. Syn. de LYDITE.

phtartique adj. (gr. phthartilws). Délétère: qui amené la destruction.

Phthie, ville de Thessalie, capitale de la Phthiotide; patrie d'Achille.

Phthiots, habitant ou originaire de Phthie : lu Phthiotes. Adj. : antiquités phthiotes.

Phthiotidî, contrée de la Grèce ancienne. entre les golfes Pélasgique et Maliaquc, el les Thermopyles. Les principales villes étaient Larisse, Béraclée et Phthie.

phtiriase u ;. „. f. ou phtiriasis [ziss

n. m. [gr, jthteiviasis ; de phtheir, pou . Maladie de la peau, produite par les poux. (On dit aussi mai.mii: h'.iuculaire.)

— Encycl. La phtiriase se rencontre toujours chez les gens malpropres. Le meilleur moyen prophylactique est la stricte attention pour les soins du corps et de la chevelure. Pour le pou de la tète, il faut couper les cheveux, faire des savonnages au savon noir, des frictions avec de la vaseline ou de

l'alcool camphré. Pour le pou du corps, bain sulfureux, lavage au savon noir, désinfection des vêtements. Pour le pou du pubis, lavages au sublime à 1 pour 100,

— Art vêtir. Les pédiculidés peuvent pulluler dans le poil des animaux domestiques [cheval, boeuf, mouton, chèvre, chien, chat). Des lotions laites avec une infusion huileuse de tabac en feuilles (30 grammes de tabac pour un litre d'huile) ont raison de ces invasions.

phtiriasique [si fre] adj. Qui a rapport ii la phtiriase.

phtisie [si] n. f. (du gr. phthisis, destruction). Syn. de tuberculose PULMONAIRE.

phtisiologie [zi-o-lo-jt] n. f. Traité sur la phlisie. (Peu us.)

phtisiothérapie [zi-o, pi] n. f. Ensemble des moyens thérapeutiques opposés a la phtisie.

phtisique [zi-ke] adj et n. Atteint de phtisie.

p'ûtisurie [zu-ri] n. f. (de phtisie, et du grouron, urine). Maigreur causée par le diabète.

phycis [siss] n. m. Genre de poissons gadidés propres aux mers tempérées, et communs dans la Méditerranée.

phycochrome [Aro-me] n. m. (du gr. phukos, alge, et khroma, couleur). Ensemble des substances colorantes bleuâtres, brunes ou rouges, que l'on trouve dans les algues-

phycoïdées [ko-i-de*] n. f. pi. Nom employé pour désigner tantôt l'ensemble des algues, tantôt seulement les algues brunes (phéophyvées). S. une phycoîdèe.

phycologie [ji] n. f. (du gr. phukos, algue, et logos, disconrs). Science des algues ; partie de la botanique qui contient l'étude des algues.

phycologique adj. Qui ressemble aux algues, on qui se rapporte aux algues.

phycologiste [jis-te] n. m. Botaniste qui étudie les algues.

phycomycètes n. m. pi. Groupe de champignons, ainsi nommés parce que leur mode de reproduction rappelle celui de certaines algues : le groupe des phycomycètes se divise en deux ordres : zygomyeètes et oomycètes. S. un phycomycète.

phycOStème [kos-ti-me] n. m. Nom donné à des organes floraux voisins des nectaires.

phylactère [lak] n. m (du gr. phulaktéeion, antidote). A ntiq. Amulette, talisman. Petit morceau de parchemin portant un passage de l'Ecriture, que les Juifs s'attachaient au bras ou sur le front.

Banderole à inscription, que l'on rencontre sur les monuments du moyen âge et de la Renaissance.

phylarchiefcAî]

n. f. (gr. phularkhia).

Fonction de phylarque.

phylarque [lar-

ke] n. m. (gr. phularkhos). A ntiq. gr. Chef de tribu.

Phylarque, historien grec, né à Athènes ou à Naucratis d'Egypte (me s. av.

J.-C). Ses Histoires ont été mises à contribution par Trogue- Pompée et Flutarque.

Phylé, ancienne citadelle en ruine de l'Atlique. Thrasybule et ses amis s'en emparèrent en SOi- av. J.-C.

et de là purent braver les Trente tyrans.

phylétique adj.

( gr. phuktikos ; de phulè , tribu ). Iiiol.

Qui appartient, qui se apporte à la lignée

diterraneenno, et dont plusieurs espèces vivent dans le midi de la France.

phylloïde adj. (du gr. phullon. feuille, et eidos, ressemblance). Qui a l'apparence d'une feuille.

phyllomorphe n. f. Genre d'insectes hémiptères de taille médiocre, qui vivent sur les feuilles et sont propres aux régions tempérées do l'ancien monde.

phyllophore n. m. Pot. Genre de floridées, comprenant des algues a thalle massif, caçtilagi neux. Entom. Genre d'insectes orthoptères sauteurs, comprenant de grandes sauterelles vertes de l'Inde et de l'Australie.

phyllopode adj. (du gr. phullon, feuille, et lions. )iodos, pied). Bist. nul. 8e dit des crustacés qui ont les pattes aplaties en forme de lame. N. m. pi. Ordre de crustacés entomostracés, comprenant les apus, les daphnies et genres voisins. (Ils vivent surtout dans les eaux douces et possèdent une carapace peu coriace et des pattes lauielleuses. Les phyllopodes se divisent en deux sous-ordres, les branchiopodes et les cladocires.) S. un phyllopode.

phyllosome [fi-lo-zo-me] n. m. (du gr. phu'lon, feuille, et sôma, corps). Forme larvaire de certains crustacés.

phy llostome [los-to-me] n. m. Genre de mammifères chiroptères, renfermant des vampires de grande taille, ayant l'appendice nasal dressé en fer de lance, et qui sont propres à l'Amérique tropicale.

phyllotaxie [tak-st] n. f. (du gr. phullon, feuille, et taxis, ordre). Partie de la botanique, qui étudie la disposition des feuilles sur la tige.

— Encycl. Les feuilles sont disposées sur la tige dans un ordre donné pour chaque espèce : cette disposition détermine l'aspect extérieur des plantes. Les feuilles sont isolées quand il n'en existe qu'une a chaque nœud ; i erticillées quand elles sont réunies plusieurs côte à côte. Si elles occupent, dans ce cas, les extrémités du même diamètre, elles sont dites ojiposées, et si, au contraire, elles se croisent, elles sont dites opposées décussées.

phyllotaxis [tak-siss n. f. Disposition des feuilles autour de la tige. (V. phyllotaxie.)

phylloxéra ou, d'après l'Acad., phylloxéra l/i-lo-ksé-ra] n. m. (du gr. phullon, feuille, et xeros, sec). Genre d'insectes hémiptères très petits, voisins des pucerons, dont une espèce, originaire d'Amérique, s'attaque à la vigne : te phylloxéra, en détruisant les vignes françaises, a causé au com-

-les) : 1

Phylloxéra (fig. très

gallicole n laul de l'œuf il'hr

d'une vigne attaquées, montrant les

ses psiinluva, dont quelques-uns so

nccstrale d'une espèce, aux procédés de la formation des espèces. V. phylogénése.

phyllade {/il la-do) n. m. Roche dure, que l'on peut diviser facilement en feuillets, comme les ardoises.

phyllanthe [/il-lan-le] n. m. Genre d'euphorbiacées, dont on connaîtde nombreuses espèces, des régions tropicales : on emploie, au Brésil, les rameaux d'un phyllanthe pour engourdir les poissons.

phylle [/î-/e] n. m. (du gr. phullon, feuille). Bot. Chacune des petites feuilles qui constituent le calice.

phyllie [li] n. f. Genre d'insectes orthoptères, de la famille des l'hasmidés, propres aux régions tropicales de l'ancien monde.

— Encycl. Les phyllies sont de curieux insectes aplatis, dont les élytres chargés de nervures imitent à s'y méprendre les feuilles des arbres sur lesquels ils vivent.

Ils abondent aux Indes.

phyllithe [fH-ii-te] n. f.

Feuille pétrifiée, ou pierre qui

porte des empreintes de feuilles

phyllocacte ou phyllocactus [luss] n. m. Genre de cactacées des régions tropicales, renfermant des arbrisseaux à tiges charnues, à rameaux foliacés et aplatis, qui portent lis fleurs de différentes couleurs : les fruits du phyllocacte, un peu acidulés, sont comestibles.

phyllOClade n. m. Génie de conifères.

comprenant des arbres et des arbrisseaux cultivés pour ornement, à la manière de l'if.

phyllode n. f. Bot. Pétiole qui, par suite de l'avortement du limbe foliaire s'aplatit et forme une lune qui remplace la feuille.

phyllognathe n. m. Genre de coléoptères lamellicornes, comprenant de gros scarabées roux luisants, oui sont communs dans la région circamé-

l'hyllic

. Ailé : 2. tVm lie des-échée, apiès la poule «t.- l'oeuf d'hiver : s. Jeune , 5. Gallicole adulte (vu en dessus et en dessous) ; 6. Parties aériennes galles. 7. Une galle 1res grossie, ouverte et mont r an l un aplèie avec nt éclos ; 8. Radicelles d'une vigne attaquées par des phylloxéras ; adicicole piquant une jeune radicelle.

merce viticole un préjudice qui s'est chiffré par plusieurs milliards.

— Encycl. Le phylloxéra de la vigne {phylloxéra vastatrtx) a été étudié en France en 1868 par Planchon, mais on avait constaté ses dégâts avant cette date. On suppose qu'il fut importé sur l'ancien continent avec des cépages d'Amérique. Il a envahi depuis toutes les régions où la vigne est cultivée.

Le phylloxéra existe sur la vigne sous deux formes : les asexués ou agames (qui se reproduisent par parthénogenèse) et les sexués.

Les asexués ailés sont apportés par le vent et pondent des pseutluva, d'où sortent des sexués qui s'accouplent dès leur naissance et meurent : le mâle aussitôt après l'accouplement, la femelle dès qu'elle a pondu son eeuf (oeuf d'hiver); ce sont ces œufs d'hiver, qui éclosent au printemps, et donnent naissance â des aptères asexués (gallicoles) qui pondent chacun i00 ou 000 œufs (pseudova), d'où sortent de nouvelles formes, pondant à leur tour; beaucoup des nouveaux individus émigrent à l'automne vers les racines, sur lesquelles ils provoquent, la formation de nodosités, qui en amènent la pourriture et l'anéantissement, et pondent des œufs d'où sortiront des radicicoles ; ceux-ci passent l'hiver engourdis dans le sol, se réveillent au printemps pour continuer leur vie souterraine et donner naissance à d'autres radicicoles aptères où à des formes qui, subissant deux mues, deviennent des ailés asexués ; CCB ailés gagnent la surface du sol et sont emportés par le vent

On a employé pour détruire le phylloxéra différents moyens ; submersion des vignes attaquées quand la chose est praticable; emploi des insecticides (injections dans le soi de sulfure de carbone badigeonnage des souches a la chaux vive pour détruire l'œuf d'hiver), plantation des vignes dans les sables et greffage des variétés indigènes sur plants américains. La plupart des vignobles français onl

été i (institués de cette dernière manièn et, -i

l'invasion phylloxérienne n'a pas été arrêtée, les nouvelles vignes ont sur les anciennes la supériorité de ne pas trop souffrir des attaques 'lu puceron Malheureusement leurs fruits ne pusse. lent pas tou-

PIIY

jours 1rs qualités des raisins que donnaient les anciennes vignes.

— Dr. Phylloxéra et doryphora. Des syndical w toriséa "ut . i, créés pour la défense des vignes, et drs mesures ont été édictées pour arrêter les progrès «lu phylloxéra et du doryphora.

Un décret peut interdire L'entrée, soi' dans toute l'étendue, soit dans une partie du territoire Français, dis plants, sarments, feuilles e( débris de vigne , des échalas ou tuteurs déjii employés, des composts ou des terreaux provenant d'un pays étranger, ainsi

2 ne le transport des mêmes objets hors des parties u territoire français envahie, par le phylloxéra.

lies arrêtés spéciaux du ministre de l'agriculture, pris sur l'avis de la commission supérieure du phylloxéra, règlent les conditions sons lesquelles peuvent entrer et circuler en France les plants, sarments, feuilles et débris de vignes, échalas ou tuteurs déjà employés, composts OU terreaux provenant des pays étrangers OU des parties du territoire français déjà envahies par le phylloxéra, auxquels ne sappliquent pas les décrets d'interdiction.

Un décret peut de nie me interdire l'importation en

France des pommes de terre, feuilles et débris de cette

plante, des sacs et autres objets d'emballage servant

ou ayant servi a les transporter et provenant des

où l'existence du doryphora aura été signalée.

Il est alloué une indemnité pour la perte des récoltes détruites par mesure de précaution ; mais aucune indemnité n'est due pour la destruction des récoltes sur lesquelles l'existence du phylloxéra ou du doryphora aura été constatée.

phyllOXéré \/i-lok-sé-ré], 6 adj. Qui est atteint du phylloxéra : les vignes phylloxérées ne traitent, par submersion ou par le sulfure île carbone.

phylloxérien, enne [fi-lolt-sé-ri-in, ê-ne]

adj. Propre au phylloxéra ou causé par lui : ravages phyllosériens.

phylloxérique adj. s>n. de phylloxérien.

phyllule n. f. (du gr. pAuilon, feuille, et onlé. cicatrice). Bot. Cicatrice que laisse chaque feuille après sa chute.

phylogénèse [ni-ze] ou phylogénie [ni]

n. f. (du gr. phulè, tribu, et ijennàn, engendrer). Recherche et établissement de l'arbre généalogique des organismes ou développement paléontologique de l'espèce, par opposition à Yontogénie ou développement embryogénique de l'individu.

— Encycl. Une classification vraiment naturelle des organismes n'est autre chose que la restitution de leur filiation, de l'arbre généalogique des espèces. Elle utilise les données fournies par l'anatomie comparer, l'embryogénie et la paléontologie. Beaucoup de formes intermédiaires, parmi les plus importantes, manquent, et l'établissement d'une classification absolue est impossible.

phylogénétique ou phylogénique adj.

Qui a rapport à la phylogénie.

phylogéniste [nis-tc] n. m. Savant qui s'occupe de la phylogénèse.

phylum [Ion,'] n. m. BUt. nat. Se dit parfois de la souche d'où est issue une série d'êtres.

ph.yma.te n. m. Genre d'insectes hémiptères, renfermant des punaises de bois, répandues en Amérique et en Europe : le phymate à pattes épaisses (phymata crassipes), commun aux environs de Paris, est une curieuse punaise à tête épineuse, et dont la couleur imite le bois sur lequel vit l'insecte.

phy Salie [za-lt\ n. f. Genre de siphonophores, renfermant de curieux organismes marins vulgairement nommés galères. (Us présentent un renflement muni d'une expansion, qu'ils déploient pour prendre le vent et flotter sur l'eau, et de longs pseudopodes de couleur violette. Ce sont de véritables colonies animales, que l'on rencontre dans toutes les mers.

physalis [za-liss] n. m. Nom scientifique de Yatkékenge ou coqueret et de son fruit : les physalis sont des fruits rafraîchissants.

physalite n. f. Miner. Syn. de topaze.

physalOSpore [los-po-re] n. m. Genre de champignons pyrénomycètes, du groupe des sphériacées, appelés aussi guignardia et dont une forme guignardia Bidovellii. occasionne le black-rot.

physe [fi-ze] n. f. Genre de mollusques gastéropodes de taille médiocre, qui vivent dans les marais, les ruisseaux du monde entier. (On en rencontre à l'état fossile dès le jurassique.)

physicien, enne [zi-si-in, è-ne] n. Qui s'occupe de physique : Galilée fut un physicien de génie. Pop. Prestidigitateur.

physicisme [zi-sis-me] n. m. Doctrine qui tente d'expliquer tous les phénomènes de la vie par les lois de la physique.

physiCO-Chimie n. f. Science qui comprend la physique et la chimie.

physico-chimique adj. Qui tient à la fois de la physique et de la chimie.

physico-mathématique [zi] adj. Qui a

rapport en même temps a la physique et aux 'mathématiques : les sciences physico-mathématiques.

physico-mécailiqué adj. Qui tient à la fois de la physique et de la mécanique.

physicothérapie [pi] n. f. (gr. phusikos; de phusis, nature, et therapeia, traitement). Emploi des agents physiques (électricité, lumière, rayons X.etc), pour le traitement des maladies.

physiCOthérapique adj. Qui concerne la physicothérapie.

physignate n. m. Genre de rejdiles sauriens, de taille assez grande, qui sont répandus de l'Indo- Chine a l'Australie.

physiocrate[:i'-o] n. m. (du gr. phusis, nature, etkratos, force). Philosophe de l'école de Quesnay: les physiocrates défendirent la doctrine du « laissezfaire » et du « laissez-passer ».

physiOCratie [zi-o-kra-si] n. f. Doctrine des économistes, dits physiocrates. qui considéraient la terre comme la seule source de richesse.

— Encycl. La physiocratie est une théorie génélale de la société. La terre crée seule la richesse. La circulation des biens doit être libre. L'impôt doit frapper uniquement la propriété foncière. La physiocratie fut formulée vers 1 7."i0 par Quesnay et fut défendue par le marquis de Mirabeau, Turgot. Malesherbes. Certaines des doctrines des physiocrates sont manifestement erronées, mais cette

a fait naitre l'économie politique. Elle a inspiri les rêformi • de Turgot et uue partie de I le de la Constituai

physiocratique [zi-o] adj. (.mi a rapport aux physiocrates, à la physiocratie : les doctrines physioeratujuu.

physiogénèse [zi-o-jè-ne-ze] n. f. (du gr. phusis, natnre, et genesis, génération!. Production des variations spécifiques sous l'influence des agents physiques extérieurs. (On dit aussi wiysiooi'.nik.j

physiogénique a.ij. Qui se rapporte a la

physiogénie ou physiogénèse.

physiognomonie {zi-ogh-no-mo-nî] n. f. (du

gr. phusis, nature, et gnomon, qui cannait). Art de connaître les hommes d'après leur physionomie.

— Encycl. Le maître moderne de la physiognomonie est Lavater. Ses adeptes étudient d'abord les « signes » de chaque partie de la face considérée isolement- C'est ainsi que le « front bombé » signifie haute pensée, imagination; « front bas ... animalité: « menton en galoche », volonté. D'empirique avec Lavater, la physiognomonie est devenue avec Darwin et Duchenne de Boulogne plus scientifique (étude des muscles de la face, etc.). Mais le livre de Lavater est toujours très curieux, avec les figures suggestives et les analogies frappantes qu'il renferme.

physiognomonique [zi-oghw] adj. Qui a

rapport à la physiognomonie.

physiognomoniste [zi-ogh^no-mo-nU-te] n.

Qui s'occupe de physiognomonie.

phySiOgnosie [zi-ogh-no-zi] n. f. (du gr. phusis, nature, et quôsis, connaissance^ Science de la nature.

physiographe [zi] n. m. Celui qui s'occupe de physiographic.

physiographie zi-n-gra-fi] n. f. du gr. phusis, nature, et graphein, décrire). Description de la terre et des phénomènes qui s'y produisent.

physiographique [zi-o] adj. Qui a rapport à la physiographie.

physiologie [zi-o-lo-jl] n.f. (du gr. phusis, nature, et logos, discours). Science qui traite de la vie et des fonctions organiques par lesquelles la vie se manifeste : Claude Bernard a renouvelé la physiologie. Physiologie pathologique, étude du fonctionnement de l'organisme pendant la maladie. Science des fonctions de la vie. Physiologie cellulaire, physiologie de la cellule, étude des phénomènes vitaux de la cellule.

— Encvcl. Etymologiquement, le mot physiologie signifie histoire île la nature, mais il est employé actuellement dans un sens plus restreint, pour désigner la science des phénomènes de la vie. La vie est l'attribut d'un ensemble d'êtres qui ont des propriétés différentes de celles des corps bruts. C'est

cet ensemble de propriétés qui forme l'objet de la physiologie générale. On peut donc dire de la physiologie qu'elle est l'étude des organismes considérés dans leur activité, comme l'anatomie est l'étude des organismes considérés « au repos ».

On sait que les sciences sont caractérisées par leur objet et par leur méthode. L'objet de la physiologie, c'est la physique et la chimie des êtres vivants, la méthode est la méthode expérimentale. Les règles s'appuient sur le principe du déterminisme physiologique et sur la méthode comparative. Le déterminisme exclut la cause finale, la force vitale, le caprice de la nature vivante et leur substitue la fatalité physico-chimique, en vertu de laquelle un phénomène doit apparaître quand les conditions matérielles de sa production sont réalisées.

Le premier physiologiste a été Galien ; puis viennent, bien longtemps après, Michel Servet, qui découvre la petite circulation ; William Harvey, qui découvre le mécanisme de la grande circulation. Citons ensuite : Spallanzini, Haller, Lavoisier, Claude Bernard, Pasteur, Du Bois-Reymond, Heydenhain, C. Ludwig. etc.

On distingue dans la physiologie diverses branches.

La physiologie générale, est l'élude des phénomènes généraux de la vie commune à tous les êtres vivants, animaux ou plantes. Il y a ensuite un certain nombre de physiologies spéciales des diverses fonctions : physiologie de la digestion, de la circulation, de la respiration. Il y a la physiologie végétale et la physiologie animale; puis la physiologie des différents animaux ou physiologie comparée ; puis la physiologie humaine.

Physiologie du goût, simple traité de gastronomie, étincelant de verve et d'esprit, par Brillât- Savarin ; il contient beaucoup d'anecdotes et des aphorismes, dont quelques-uns sont restés classiques: Dis moi ce que tu manges, je te dirai ce que tu es. On devient cuisinier, mais on naît rôtisseur, etc. (1825).

Physiologie du mariage, par H. de Balzac (1828); méditations plaisantes sur le bonheur et le malheur conjugal. C'est, a dit Sainte-Beuve, une macédoine de saveur mordante et graveleuse.

physiologique [zi-o] adj. Qui a rapport à la physiologie: troubles physiologiques.

physiologiquement [zi-o, ke-man] adv.

D'une manière physiologique.

physiologisme [zi-o-lo-jU-me] n. m. Doctrine médicale deBroussais, qui considérait la maladie comme un trouble des propriétés vitales sous l'influence de modifications internes ou xternes.

physiologiste [zi-o-lo-jis-té] n. m. Qui s'occupe de physiologie : lin Bois-Reymond fut un distingué physiologiste. (On dit aussi quelquef. phy-

SIOI.OGUE.)

physionomie's/n-îîo-mi] n. f. (du gr. phusis, nature, et nomos, loi). Ensemble des traits du visage ; expression qui résulte de cet ensemble : physionomie ouverte, sournoise. Expression de la figure sons l'empire d'une émotion éprouvée: une physionomie joyeuse. Absol. Caractère spécial des traits d'une personne : manquer de physionomie. Au fia. Caractère qui distingue une chose: chaque peuple a sa physionomie.

physionomique [zi-o] adj. Qui a rapport à la physionomie : répression physionomique.

physionomiquement [zi-o, ke-man] adv.

Au point de vue de la physionomie.

physionomiste [zi-o-no-mis-te] n. et adj. Habile à juger d'après la physionomie.

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