PIO
pioche n. f. (dérivé de pic . Inet de ter-
rassier ej d'agriculteur, donl le fcresl formé tantôt
9 ; S a rlai A difi il h.-i
I g il oarrii 6. !'• mineur.
Piochai: 1. Uiilni rer ;
de deux pointes, tantôt d'une pointe et d'une partie plate, tantôt d'une seule partie plate houe), enfin de deux dents. Fig. et fam. Travail acharné. Adjec-tiv. Pop, Stupide,
piochement [man] n. m. Action de piocher.
piocher [cfteTjv.a. Creuser, remuer avec une i>"> clie : pioi fier la i erre. Fig. et fam. Maltraiter en fait ou en paroles : piocher son adversaire. S'appliquer avec ardeur à : piocher la chimie. V. n. Fig. et /am. Travailler avec ardeur. Jeu. Au domino, syn. de pêcher.
piocliet [ehè] n, m. Nom vulgaire du qrimpereau,
piOCheur, euse [eu-ze] n. et adj. Qui pioche. Fig. et fam. Qui travaille laborieusement.
piOCheuse [cheu-ze] n. f. Machine à piocher.
piochon n. m. Petite pioche bisaiguë de charpentier, servant à tailler les mortaises.
piolé, e adj. (de pie). Qui est moitié d'une couleur et moitié d'une autre : rubans piolès. (Vx.)
PiOlenc, comm. de Vaucluse, arr. et à 6 kil. d'Orange, près du Rhône; l.560h.Ch.def. I'.-L.-M.Ftr.
pioler v. n. v. piauler.
piolet [lé] n. m. (mot du patois des Alpes). Bâton
Piolet.
de montagne, ferré et muni d'une petite pioche : le piolet est indispensable dans If parcours des glaciers.
piolle ou piaule [ô-le] n. f. Arg. Logement, habitation.
PiombillO, petit port et ane. ch.-l. de la principauté de Piombino; 4.100 h. Pèche.
PiombillO (principauté de), anc. Etat d'Italie, vassal de la Toscane, et qui fut réuni au royaume d'Italie en 1859.
Piombo (Sébastien del). V. Sébastien.
pion n. m. (du lat. perfo, fantassin). Chacune des huit plus petites pièces du jeu d'échecs. Chacune des pièces rondes du jeu de daines. Fig. et fam. Damer le pion à quelqu'un, l'emporter nettement sur lui. Dans l'Inde, domestique a pied. Fam. Maitre d'études. V. DAME.
pioiiçage n. m. Arg. Sommeil.
pioncer [se] v. n. (Prend une cédille sous le c devant a et o : ilpionca, nous pionçons.) Arg. Dormir.
pionceiir, euse [eu-ze] n. Dormeur, dormeuse.
pione n. m. Genre d'oiseaux grimpeurs, renfermant des perroquets à livrée verte et bleue variée de rouge, propres à l'Amérique tropicale.
pionnage [o-na-je] n. m. Travail de pionnier.
Pionnat [o-na], comm. de la Creuse, arr. et à 13 kil. de Guéret; 2.010 h.
pionne [o-ne] n. f. Fam. Sous-maîtresse, surveillante dans un lycée de jeunes filles.
pionner [o-né] v. n. Chercher, en jouant, à prendre beaucoup de pions, plutôt qu'a faire un coup décisif. Faire un travail de pionnier.
pionnier [o-ni-é] n. m. (de pion). Soldat employé aux terrassements. (Vx.) Défricheur de contrées incultes : les pionniers américains. Fig. Qui prépare les voies, le succès : les pionniers du progrés.
Pionniers (les), roman de F. Cooper, retraçant les moeurs des premiers colonisateurs américains et où l'on trouve le type célèbre du vieux chasseur Basde-cuir (182:!).
Pionsat sa], ch.-l. de c. (Puy-de-Dôme), arr. et à 5 kil. de Riom, sur le Boron ; 2.150 h. Coutellerie. — Le cant. a 10 comm. et 8.660 h.
Piorry (Pierre-Adolphe), médecin français, né à Poitiers, m. à Paris(17;)4.-I87'.ii. Il a fait l'aire de grands progrès à la percussion médicale ou plessimétrie.
piOt [pi-o] n. m. Pop. Vin : humer le piot.
Piot (Eugène), antiquaire et collectionneur français, né et m. à Paris (1812-1890).
PÏOtrkoW [/.or] ou Pétrokov, v. de Russie (Pologne), ch.-l. du gouvernement de ce nom ■ 31.200 h. Tanneries. — Le gouv. a l.iOI.000 h.
piOtter [o-tél v. n. Se dit des petits oiseaux qui crient. ^
pioulaire [le-re] n. m. Nom vulgaire du canard stffleur.
pioupioUn.m.Pop.Fantassin.Pl. des pioupious.
pipa n. m. Genre de batraciens anoures, comprenant d'énormes crapauds de l'Amérique tropical.' a peau granuleuse et couverte de tubercules, qui donnent à cet animal pourtant inoffensif l'aspect le plus repoussant : le pipa habile les marais et vit ./ in (La femelle du pipa porte sur son dus les œufs de sa ponte; le mâle les y comprime fortement, et' c'est là qu'éclosent les jeunes qui y demeurent jusqu'à leur première mue.)
pipable adj. Facile à duper : Montaigne dit qu il est très pipable.
Pipaix, comm. de Belgique (Hainaut, arr. de Tournai ; 1.C70 h. Tuyaux de drainage.
Pi-pa-ki (/e) ou l'Histoire du luth, drame chinois (xiv' s.) par Kao-tong-Kia; un des chefs-d'œuvre du théâtre chinois.
pipe n. f. de piper). Am i élu, trêi variable suivant les régions, em] dans lr i ommerce des liquides. Grande futaille : une pipe de cognai Appareil essentiellement formé d'un fourneau et d'un tuyau, servant à fumer : fumer la pipe. Pop Tète de pipe, munie à pipe, individu i
figure grotesque. Casier sa pipe, mourir.
Enctcl. La pipe fut apportée en France par MiCOt, en même temps que le tabac (1560), sous la formi di long chalumeaux terminés par un petit réchaud d'argent La pipe de I' ire est
la plus répandue ;
mes sont ex-
1 r e ni ciu.nl
nombn
ses colora-
I ions aussi ;
elle est faite avec une argile blanche, corroyéeavec soin, et non lavée . Cette argile est conservée blanche ou colorée ultérieurement. La pipe en écume de mer est fabriquée avec une substance naturelle, composée de magnésie carbonatée et de silice et qu'aujourd'hui on est parvenu a constituer de toutes pièces en France- Les pipes en porcelaines se fabriquent avec un kaolin très pur, recouvert d'un émail brillant. La pipe de bois est faite de buis, de poirier, de palissandre, mais surtout avec de la racine de bruyère ou en merisier.
pipeau ' pu n. m. (de pipe). Flûte champêtre ; instrument pastoral; par ext., la poésie pastorale. Petit bâton
dont un bout , ^ms^mast, &^SNÉF\,2 .
a une fente dans laquelle on met une feuille de laurier, etc., et qui sert à imiter le cri des oiseaux. Appeaux pour
PIQ
Pipes: 1. En terre; 2. En écume; 3. En merisier ; \. En racine : S. En terre, éconrtée (dite brûle -gueule) ; 6- En terre (dite Jacob).
. Grive; 2. Alouette : i. Merle ; 5. Gros bec ; 6. Rouge-gorge.
attirer les oiseaux, baguettes enduites de glu poulies prendre. V. appeaux. PI. Fig. et fam. Petits artifices d'une personne rusée.
pipée [pé] n. f. Sorte de chasse dans laquelle on imite le cri de la chouette ou d'autres cris, pour attirer dans un arbre, muni de gluaux, ou d'autres pièges, les oiseaux que l'on veut capturer. Lieu préparé pour cette chasse. Fig- Piège, tromperie : les pipées des charlatans.
— Encvcl. La chasse à la pipée, généralement prohibée, est fondée sur la haine des oiseaux diurnes contre les rapaces nocturnes. Si un rapace nocturne s'est attardé le matin pour regagner son gite ou s'il est sorti le soir avant la nuit, il est assailli par la plupart des oiseaux de jour, qui cherchent à le tuer. La vue seule de la chouette attire les petits oiseaux de toutes sortes qui assaillent le nocturne. Une chasse analogue, mais sans imitation du cri de l'oiseau de proie, est la chasse à l'affût au grand duc (permise). Le chasseur dispose sur une branche ou un piquet en lieu découvert un grand duc (bubo maximus), vivant ou empaillé, mais articulé; puis il se dissimule soigneusement dans une hutte de branchages ou un gaoion enterré; les rapaces diurnes (corbeaux, pies, émouchets, buses, faucons, etc.), sont attirés, et l'on peut ainsi en détruire de notables quantités.
Pipelet (Monsieur), personnage des Mgstères de Paris, d'Eugène Sue, resté le type populaire dans lequel se résument les travers et les ridicules du portier parisien, surtout du portier des quartiers populeux. Pipelet a pour ennemi intime le rapin Cabrion, qui lui joue toutes sortes de mauvais tours.
Le nom de pipelet a passé dans la langue populaire pour désigner un portier, un concierge; on en a tiré le féminin pipelette.
pipe-line [pa-ip'-la-in'] n. m. (m. angl.; de pipe, tuyau, et Une, ligne). Nom donné, aux Etals-Unis, aux tuyaux et canaux souterrains par lesquels passent les pétroles au sortir des puits pour se rendre jusqu'aux réservoirs des entrepôts ou des usines de raffinage.
piper [pé] v. a. (du lat. pipare, glousser). Pratiquer la pipée : piper des oiseaux. Fig. Tromper, leurrer. (Vx.) Piper des dés, des cartes, les préparer frauduleusement afin de tromper au jeu. V. n. Pop. Ne pas piper, ne dire mot, garder le silence.
piper [pé] v. n. Fam. Fumer la pipe.
pipéracées [se] n. f. pi. Dot. Famille de dicotylédones apéiales, dont le poivrier est le type. S. une pipérucée.
pipérazine n. f. Diamine synthétique obtenue en chauffant l'étber broinhydrique avec l'éthy- Iène diamine. (On emploie en médecine le chlorhydrate de pipérazine dans le traitement de la goutte.) Syn. piper azidine, diéthy-
LÈNE-OIAM1NE.
piperie [rt] n. f. Tromperie au jeu. Fourberie en général. (Vx.
pipérin n. m. ou pipérine
n. f. Alcaloïde qui se trouve dans le poivre noir.
pipéronal n. m v. uélio-
TROPINE.
pipet [pè] n. m. Nom vulgaire de l'alouette des prés, dite aussi narlouse. Petit sifflet fait avec une paille de blé.
pipette [pè-te] n. f. (de pipe).
Petite pipe. Sorte de tube à décanter. Tube à transvaser les liquides.
— Encyci.. On utilise dans les laboratoires un certain nombre de pipettes; la plus simple se compose d'un tube en verre effilé à une de ses extré-
i'tpettes: 1. A cylindre, recourbée ; 2. De cave -, 's. A cylindre, graduée.
0 ; .'■ celte 'extrémité effilée da le que 1 on vent prendre et que l'un l'ail n au besoin, dans le corps de l'instrument en aspirant par l'extrémité supérieure. On bouche cette extréivec le doiçt et, lorsqu'on enlève la pipette, le liquide reste à 1 intérieur par suite de la pression atmosphérique qui s'exerce sur l'extrémité inféon le fait écouler en enlevant le doigt. Les pipettes affecti ni des forn fi n ntes suivant
1 usage auquel elles sont destinées ; certaines sont graduées.
pipette-filtre n. f. Pipette en verre dont le fourneau est muni de papier à filtrer, serré au moyen d'un anneau.
I ' 1 . des pipettesfiltres.
pipeur, euse [eu-ze' oupiperesse