‹ Le Larousse pour tousChapitre 489 sur 979 · I - ' n. Personne qui chasse à la pipée. Fig · texte numérisé non relu

I - ' n. Personne qui chasse à la pipée. Fig

Personne qui pipe, au jeu ou autrement.

Fourbe.

pipi n. m. Urine, action d'uriner, dans le langage des enfants : faire pipi.

pipi ou pipit [pi] n. m. Genre d'oiseaux passereaux vivant dans les prairies et qu'on appelle aussi farlouses.

pipiement [man] n. m. Autre forme de pépie ment.

pipier [pi-é] v. n. (Se conj. comme prier.) Autre forme de pépier.

pipier [pi-é], ère adj. Qui a rapport à la -abrication des pipes.

pipistrelle [pis-trè-le] n. f. Espèce de chauvesouris, très commune e n France.

pipo n.m.

Arg. des écoles. Ecole polytechnique :

entrer à pipo.

Elève de cette école.

pipoir ., :

n. m. Pipeau P.putrelle.

servant h .contrefaire le cri de la chouette. pipois [poi] n. m. Nom donné au silex par les carriers qui exploitent la meulière.

Pipriac [ah], ch.-l. de c. [IlIe-et-Vilaine . arr. et à 23 kil. de Redon; 3.900 h. — Le cant a 0 comm. et 16.100 h.

piquade [ka-dé] n. f. Entaille que l'on fait à la tranche sur une banc de fer ou d'acier, afin de la casser net et plus facilement.

piquage [ka-je] n. m. Action de coudre à la machine. Couture obtenue par ce moyen. Arg. Action de ° piquer ,, des reconnaissances. (V. piquer.) Conslr. Taille spéciale, donnée â certaines pierres.

piquamment [l,a-man] adv. D'une manière piquante. (Peu us.)

piquant [kan], e adj. Qui pique : dard piquant. Qui fait une impression vive sur les organes : sauce piquante, froid piquant. Fig. Mordant, satirique : mot piquant. Fin, spirituel : conversation piquante. Vif, excitant : beauté piquante- X. m. Aiguillon, épine : les piquants des roses. Fig. Ce qu'il y a de curieux, d'intéressant : le piquant de l'aventure.

pique [pi-ké] n. f. (de piquer. Arme de main,

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Pique (xvi* s.).

composée d'une hampe que termine un fer aigu : les soldats de la phalange macédonienne étaient armés de longues piques. Par ext. Soldat armé d'une pique. Ancienne mesure de longueur, équivalant à celle d'une pique ordinaire. Fig. A cent piques au-dessous de, très inférieur à. Brouillerie. aigreur : l'amour-propre produit souvent "des piques. Fer pointu employé par les pa- piqu veurs pour faire glisser le sable entre les joints du pavéTN. m. Une des couleurs noires du jeu de cartes.

piqué [hé n. m. Etoffe de coton, formée de deux tissus appliqués l'un sur l'autre et unis par des points dont les lignes forment des dessins. Etoffe de coton épaisse ornée de dessins, qui imitent le travail du piqué proprement dit.

piqué [ké], e adj. Attaqué par les insectes. Marqué de taches de moisissure. Se dit d'une boisson (vin, cidre, bière, etc.), qui a contracté une saveur aigre sous l'influence d'un mycoderme. Musiq. Note piquée, note rendue par un cbup sec et détaché, et que l'on marque par un point allongé. Fig. et fam. S'être pas piqué des vers, des hannetons, avoir une grande valeur; être parfait, excellent. Etre piqué, un peu fou, bizarre.

pique-assiette [pi-ka-si-è-te] n. m. invar.

Parasite, personne qui court les diners en ville. (On disait autref. piqueur d'assiette, piqueur de table.)

pique-bœuf n. m. Charretier qui conduit les bœufs. Nom vulgaire des oiseaux qui se perchent sur le dos des bœufs pour v chasser les insectes parasites. PI. des pique-bœufs.

pique-Chasse n. m. invar. Poinçon qui sert a percer les sacs à poudre.

pique-feu n. m. invar. Ringard. Tisonnier.

pi qu e madrille -gj> ■ ---.-.-...- [ke, Il mil., el

n. m. Jeu. Jeu P.que-feu

de cartes qui se rapporte au jeu de piquet.

pique-mine n. m. invar. Ouvrier qui bocarde le minera'.

PIQ

pique-nique n. m. Repas, partie de plaisir où chacun paye son êcot en argent ou en nature : organiser un pique-inique, PI. dos piqueniques.

pique-niquer [ke-ni-hé] n. m. Faire un piquenique.

pique-niqueur, euse \knir, euse] n. Personne qui prend part & un pique-nique. PI. des pigue-mqueurs, ■

pique-notes n. m. invar. Crochet courbe auquel on eniile les feuilles votantes sur lesquelles un a pris des notes.

piqué-ouaté n. m. Etoffe brochée ou lainée, portant avec elle sa doublure ouatée et peluchee.

piquer [ki] v. a. (de nie). Percer avec une pointe : épingle qui pique te brus. Faire sur plusieurs étoffes mises l'une sur l'autre des points qui les traversent et qui les unissent. Piquer un collet it habit, y faire, pour l'ornement, des points et arrière -points symétriques. Tracer un dessin par de petits trous. Parsemer çà et là : /es étoiles piquent le ciel de points il'or. Larder de la viande : piquer un fricandeau. Mordre, en parlant des serpents et de quelques insectes. Attaquer, ronger, en parlant des insectes : les vers piquent le bois, les étoffes. Produire une sensation qui rappelle celle d'une piqûre : le vent froid pique tu peau ; le vin vert pique lu langue. Fig. Produire une impression vive, cuisante : piquer l'amour-propre, la curiosité. Fâcher, irriter : souvent la venté nous pique. Piquer une t'"le. se précipiter dans l'eau ou tomber la tète la première. Arg. et pop. Piquer des reconnaissances du mont-de-piétê, les engager chez un prêteur. Piquer un laius, prononcer un discours. Piquer un soleil, un fard, rougir. Piquer son chien, dormir (expression tirée d'une pièce ou un aveugle, pour ne pas s'endormir, met une pointe au bout de son bâton; quand le sommeil l'emporte, il fait un mouvement involontaire, pique le chien, etc. . Musiq, Piquer une note,\& rendre par un coup sec et détaché. Mur. Piquer l'heure, frapper avec le bai tant sur la cloche pour indiquer l'heure. Techn. Piquer un moellon, le tailler de manière que chacun des coups de l'outil y laisse sa trace. Jeu. Piquer une bille, au billard, la toucher presque perpendiculairement avec la queue. Loc. prov. : Quelle mouche le pique ? se dit d'un homme qui s'exalte ou se fâche sans qu'on sache pourquoi. V. n. Se dit d'une boisson et, en particulier, du vin qui commence à aigrir. Se dit d'un cheval qui semble galoper sur place. Piquer des deux, donner vivement de l'éperon à un cheval. Se piquer, v. pr. Se faire une piqûre. Se gâter par l'humidité. Prendre une saveur aigre. Se glorifier, avoir des prétentions à : se piguer d'esprit. Se fâcher, se sentir offensé. Se piquer d'honneur, faire plus d'efforts que de coutume. Sepiquerau jeu, s'opiniàtrer malgré l'insuccès. Pop. Se piquer le nez, s'enivrer.

piquerie [ke-rt] a. f. Action de piquer par des railleries. ;Vx.

piqueron [Are] n. m. Cylindre en bois, aux extrémités amincies, pour battre et préparer la terre de pipe.

piquet [ké] n. m. (de pique). Petit pieu propre à être fiché en terre : les piquets d'une tente. Faut. Droit comme un piquet, droit etraide. Punition consistant à obliger un écolier à se tenir debout et immobile pendant la récréation. Petit nombre de sol-

Au piquet (clairon).

Jats prêts à marcher au premier ordre : piquet d'incendie. Au piquet! Xom de la sonnerie ou de la batterie employée pour donner l'alerte au piquet. Réunion de plusieurs feuilles ou de plusieurs fleurs artificielles, ayant un pétiole commun. Jeu qui se joue à 2. a 3 ou à 4 joueurs et avec 32 cartes. Fam. Compter au piquet, être fort, considérable, extraordinaire ou intolérable.

— Encycl. Le jeu de piquet se joue à deux 'piquet ordinaire . à trois piquet normand ou voleur), et piquet a quatre.

— Piquet ordinaire. Ce jeu se joue à deux, en 150 points et avec un jeu de trente-deux cartes, dont les valeurs vont de l'as, qui compte pour onze, en passant par les roi, dame, valet, dix, qui valent dix. Les autres cartes ont les valeurs qu'indiquent leurs points : neuf, huit, sept.

Chacun des joueurs reçoit douze cartes, distribuées par deux ou par trois. Il reste au talon huit cartes que le donneur divise en deux paquets, «l'un de cinq et l'autre de trois. Le premier peut écarter cinq cartes et les remplacer par celles du paquet de cinq ; le donneur à son tour écarte trois de ses cartes et met à leur place les trois cartes du second paquet. Si le premier joueur estime que son jeu suffit, il peut ne [.rendre, après écart d'un nombre égal de cartes, qu'une, deux, trois, ou quatre de celles du paquet de cinq, et il a le droit de regarder les cartes qu'il laisse. Dans ce cas, le second écarte autant de cartes qu'il en reste au talon, a moins qu'une partie seule lui suffise. Mais il doit commencer par celles qui ont été laissées par le premier.

Le joueur cherche à faire le point en réunissant le plus grand nombre de caries de la même couleur. de plus, il cherche à réunir dans son jeu un quatorze représenté par les q uatre as, rois, dames, valcti on dix. Trois as. rois, dames, valets ou dix, valent trois points. Il doit aussi chercher à avoir des tierces, qua- . quintes, seizièmes, dix-septièmes et dix-

huitièmes. Si la plus forte carte est l'as, ces tierces, quintes, etc., sont dites majeures. S'il y a égalité de points dans les jeux des adversaires, on dit que le point est page.

On compte trois sortes de hasards : pic, repic et capot ou capote. Le pic a lieu si le premier en cartes arrive à trente points avant que l'adversaire ait compté ; il annonce alors soixante et ajoute à ce chiffre les points qu'il fait ensuite. Le repic se produit si le premier a dans son jeu, avant de jouer, trente, tandis que l'adversaire n'a rien à compter ; le joueur annonce quatre-vingt-dix. Si l'un desjoueurs avant d'écarter, n'a pas de figures dans son jeu, il compte dix de blanc.

Avant déjouer, le premier annonce son point ; il détaille les quatorzes, tierces, quintes, trois as, etc., qu'il a. Lé second repond à chaque énuméralion : bon, payé ou mauvais, suivant qu'il a moins, autant ou plus que son adversaire. Le premier joue alors, et, en plaçant sa carte sur le tapis, il compte un et montre à l'adversaire les points reconnus bons ; le second montre attssi ses points et annonce les quatorzes, tierces, etc., si elles sont bonnes ; il doit fournir la couleur jouée par le premier et chercher a l'aire la levée. Quand les douze cartes sont jouées, chacun compte toutes ses levées, et celui qui en a plus que l'autre ajoute di.e aux points qu'il a. La dernière levée est comptée pour deux points, si l'un des joueurs ne l'ait aucune levée, il est, capot, et son adversaire compte quarante de capote.

— Piquet d trois (normand ou voleur]. Se joue comme le piquet ordinaire, mais en 120 et 130 points. Chacun des trois joueurs reçoit dix cartes ; il en reste deux au talon qui sont prises comme écart par celui qui donne. Le joueur qui a vingt en mains fait quatre-vingt-dix. Si, pour arriver à vingt, il est forcé de jouer une ou deux cartes, il ne compte que soixante. Lorsque deux des joueurs ont fait quatre levées, le premier qui les a faites compte dix points. Quand l'un des joueurs ne l'ait pas de levées, il est capot, et les deux autres comptent 20 points chacun. Le premier ayant atteint le chiffre 120 se retire; les deux autres vont jusqu'à 130.

— Piquet à quatre. Ce jeu est encore le piquet ordinaire, joué à quatre, deux contre deux. On distribue huit cartes, deux par deux, et il n'y a ni écart ni talon. Les points se comptent comme au piquet or-' dinaire. Les associes additionnent les points de leurs jeux et ceux faits ensuite. Les deux associés qui font le plus de levées ajoutent à leurs points dix de cartes, et, s'ils font toutes les levées, quarante de capote.

piquetage [ke] n- m. Action ou manière de planter des piquets. Tracé, au moyen de piquets, d'une route, d'une voie ferrée, d'un canal, etc.

piqueter [ke-té] v. a. (Prend deux * devant une syllabe muette : je piquette.) Marquer un alignement avec des piquets. Tacheter de points isolés.

piqueton [ke] n. m. Pop. Petit vin ; piquette. Employé de manège qui dresse les chevaux.

piquetonner [ke-to-ni] n. m. Pop. Boire du piqueton. (On écrit aussi pictonner).

piquette [kè-te] n. f. (de piquer). Boisson obtenue en arrosant d'eau le marc de raisin ou d'autres fruits. Par ext. Mauvais vin.

— Encycl. Econ- rur. Dans la petite exploitation viticole, le vigneron prépare pour son usage personnel une boisson légère, agréable et saine, en disposant, dans un tonneau défoncé d'un côté, une cottebe épaisse de marc pressuré sur lequel il verse chaque jour une certaine quantité d'eau suivant ses besoins; il recueille la piquette au moyen d'un robinet fixé à la partie inférieure du fût.

Lorsqu'on traite de grandes quantités de marc, on le dispose dans des cuves qu'un arroseur automatique asperge constamment d'eau, ou bien on épuise le marc par diffusion en constituant une batterie de cuves dont la partie supérieure de l'une est mise en communication avec la partie inférieure de la suivante. L'eau, arrivant à la partie la plus basse de la cuve, déplace peu a peu le vin, plus léger, et se charge de principes vineux : à la dernière cuve de la batterie, on recueille d'abord du vin pur, puis du vin léger et enfin de la piquette.

— Pin, La circulation des piquettes en vue de la vente est interdite. Cette probibition est absolue : elle s'applique à tous les cas où les piquettes mises en mouvement sont destinées à une personne autre que l'expéditeur lui-même. Lorsqu'il s'agit de piquettes qu'un récoltant s'expédie à lui-même en debors du rayon de franchise (étendue du canton de récolte et des communes limitrophes), le droit de circulation exigible est le même que pour les vins.

piqueur [heur] (En vénerie, on ne prononce jamais la lettre r qui termine le mot piqueur. On dit ; un piqueu.) n. m. Véner. Valet de chiens à cheval. Domestique à cheval, qui précède la voiture du maître pour préparer les relais, etc.

Employé de manège qui dresse les chevaux. Surveillant des maçons, manœuvres, etc. Employédesponts et chaussées, auxiliaire des (■'inducteurs.

Piqueur de vin, employé qui déguste les vinspouren indiquer la qualité et le cru.

Courtier -gourmet piqueur de rin, \ coi i: -

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