LIGNES ET ASSEMBLAGE DE LIGNES
Droite
R. LCPLONO
magistrat établi dans un siège royal pour connaître de toutes les affaires criminelles.
— Enctcl- Le grade de lieutenant est vraiment le premier grade d'officier, celui de sous-lieutenant ne constituant plus qu'une sorte de stage pour l'obtenir, puisque tout sous-lieutenant passe lieutenant après deux ans d'ancienneté. Les lieutenants portent au képi et aux manches deux galons d'un métal, or ou argent, variable selon les armes, avec, quand la tenue le comporte, une épaulette à franges sur l'épaule gauche, et une contre-épaulette sur l'épaule droite.
lieutenant-colonel n. m. Officier supérieur, immédiatement au-dessous d'un colonel. PI. des lieutenants-colonels.
— Encycl. Le lieutenant-colonel est l'auxiliaire du colonel en tout ce qui regarde l'instruction et la discipline. Il porte, au képi et sur les manches, cinq galons, dont trois, du même métal que le bouton, alternent avec deux du métal opposé.
lieutenante n. f Autrefois, femme d'un magistrat qui avait le titre de lieutenant : Madame la lieutenante criminelle.
Lieu vin, anc. pays de France, compris auj. dans les départ, de l'Eure et du Calvados ; caïut. r. Riches prairies.
Liéven (Dorothée de Benkendorff, princesse de . femme du général de' Liéven, ambassadeur à Berlin età Londres, m. à Paris (1781-1857). Elle eut à Paris un salon des plus fréquentés. Elle a laissé quelques fragments de mémoires et une importante correspondance
Liévin, v. du Pas-de Calais, arr. et à 22 kil. de Béthunc, sur la Souchez ; 17.600 h. Ch.de f. N. Houille. Brasseries.
Lièvre.
lièvre n. m. (Iat. lejms, oris). Genre de mammifères rongeurs, très rapides à la course : la femelle du lièvre se nomme hase, et les petits lièvreteaux et levrauts.
Chair de cet animal :
le lièvre est une
viande noire. Fin. i« ,^ ^Srîï^v Mémoire de lièvre, courte, peu fidèle.
Poltron comme un lièvre, excessivement poltron. Lever le. lierre, agiter le premier une question difficile. Courir le mfime lièvre, poursuivre le même objet. Savoir où gît le lièvre, connaître le secret, le nœud d'une affaire. Gentilhomme à lièvre, gentilhomme campagnard et pauvre. Prov. : Il ne faut pas courir deux lièvres à fa fols, il est imprudent de [ r-
suivre en même temps deux projets. Ai.i.i .s. i.itt. V. OREILLE.
— Encyci.. Zool. Le genre lièvre, type de la famille des léporidés, comprend près de deux cet espèa dont le pelage est variable ;du gris fauve au i L'espèce d'Europe habite la montagne et la plaine et se creuse des terriers moins profonds que ceux du lapin ; on l'a subdivisée en de nombreuses varié-
ipres la taille (le lièvre de monta.
petit que le lièvre ige Le lièvre
est plus grand que le lapin; il a les oreille londe devant plus courtes que eelli B dederrière. Très rapide a la course sauts considérables; il est d'un nat m • 1 tri i craintif.
On le chasse au chien courant, au chien d'u courre ou en battue. C'est un gibier très estimé, et
qui se prête à de nombreuses préparations culinaires (pâtés froids et chauds, civet, rôti, etc.).
lièvreteau [(»] n. m. Tout jeune lièvre, qui tette encore.
Liffol-le-Grand, comm. des Vosges, arr. et à 10 kil. de Neufchâteau, sur la Saonnelle ; 1.980 h. Ch. de f. E. Carrières.
Liffré, ch.-l. de c | IUe-et- Vilaine) , arr. et à
17 kil. de Hennis . 2.9S0 h. Belle forêt.
lift n. m. (m. angl.). Ascenseur.
ligament [man] n. m. (Iat. ligamentum ; de ligare, Lier). Faisceau fibreux qui Berl n unir 1rs os , Titre eux. à retenir un viscère en place : le ligament </'■ Bertin fixe l'articulation il'- lu hanche. Partie élastique qui réunit les deux valves <f''s coqu
ligamenteux, euse hnan ira. eu se adj. De la nature du ligament: tissu ligamenteux.
LigariUS [ttss] (Quintu énateui i m. en M. Il combattit contre I t ar ef Fui sauvé par l'éloquence de Cicéron [Pro Ligario
ligature n. f. (du Iat, ligatus, lii qui consiste à serrer un lien, une bl autour d'une partie quelconque du corps. Ce lien. Mur. Mode d attache de corde, de fil de fi pour réunir deux pièce Bortic.
d'entourer d'un lien une plante Typogr. Réunion de ]> raphique, cou
— Encyci.. Chir. Quelquefois, on pratique la ligature d'une tumeur pédiculée mortification ; le ] quée sur les artères pour obi nient du sang. Comme 01 à ligature, on emploi*
LIG
\'X -==&*±^&sh^
surtout la soie tressée ou bien le catgut. La ligature immédiate des vaisseaux assure l'hémostase; elle a été introduite dans la pratique par Ambroise l'are.
— Hortic. On pratique des 1 turcs tantôt 1 fixer une plante à son tuteur, consolider une greffe ou palisser dis rejets, tantôt pour resserrer, à l'effet de les faire blanchir, les feuilles des salades ou d'autres plante:; .
Il est important surtout de ne pas user de lien* qui puis sent blesser le végétal don! ils assurent le main- Ligalures M et 2. Ed fer; 3 et 1. En corde, tien, et l'on fait
surtout usage de liens de paille tordue ou tressée; si la force de la branche réclame une ligature forte de fil de fer, on a soin d'interposer entre celui-ci etl'écorce un matelas protecteur de foin ou de paille. Les ligatures des greffes sont faites avec du raphia, parfois mé me avec de la laine filée.
Pour le palissage des rameaux, on fait usage de liens de jonc, d'osier, de feuilles de massette ou de spargaire.
On attache les salades ou autres légumes avec de la paille
de seigle bat-
Ligatures (hortic): 1 paille tressée
t 2. F.n 61 de fer ; 4. Eu corde.
tue et trempée; l'accolage des vignes se fait aussi avec de la paille de seigle. Enfin, on peut encore pratiquer des ligatures sur les rameaux trop vigoureux, dans le seul but d'arrêter en partie le cours de la sève, comme le ferait une incision ; dans ce cas, on ligature en spirale.
ligaturer [ré] v. a. Attacher, serrer avec une ligature: ligaturer une artère.
lige adj. (du bas lat. liticus, môme sens). Féod. Se disait du vassal qui, par la forme de l'hommage prêté, était plus étroitement obligé vis-à-vis du suzerain que par l'hommage ordinaire, notamment au point de vue du service d'ost. Se disait aussi de cette forme d'hommage : homme lige. Qui appartient à l'homme lige : fief lige. Fig. Absolument dévoué : être l'homme lige d'un personnage, d'un gouvernement.
ligeauté [jô-lé] n. f. Etat d'homme lige.
ligée [je] n. f . Serment de fidélité de l'homme lige.
ligement \man] adv. D'une manière lige: terre tenue ligement. (Vx.)
ligence [jan-se] n. f. Etat d'un homme lige.
ligérieil, enne [jé-ri-in, é-ne] adj. Qui appartient au bassin de la Loire ; qui a rapport à ce fleuve.
light weight [la-U'-ou-éf] n. m. (en angl. poids léger). Dans toute épreuve handicapée, concurrent le plus favorisé sous le rapport du poids.
llgie [ji] n. f. Genre de crustacés isopodes, comprenant de nombreuses espèces répandues dans toutes les mers. (Les ligies sont des cloportes de grande taille, qui courent vivement sur les rivages parmi les rochers et les galets.)
Liginiac, comm. de la Corrèze, arr. et à 18 lui. d'Ussel, non loin de la Dordogne; 1.530 h.
lignage n.
taille.
lignage n.
de haut lignage.
lignage n. m. (du lat. lignum, bois). Féod. Droit d'usage dans une forêt. Péch. Pièce de bois destinée à porter les lignes.
lignager [je] n. m. Celui qui est du même lignage. Adj. Retrait lignager, droits qu'avaient les parents d'un défunt de reprendre, dans un délai fixé, l'héritage vendu par lui, à la condition de rembourser le prix à l'acquéreur.
lignard [gnar"] a. m. Pop. Soldat d'infanterie de ligne.
f- (lat. linea). Etendu
Action de ligner une pierre de (de ligne). Race, famille : être
en longueur.
ligne n.
abstraction faite de la largeur et de la profondeur :
Ligne droite; ligne brisée.
Suite demots écrits ou imprimés sur une même dire cti on :
r êdac teu rs payés à la ligne. Tirer à la ligne, don- . .
ner un dé- LlSnes : '• Flottante; 2. A brochet ; 3. De fond.
veloppement exagéré à un travail payé à la ligne. Rangée. Mus. Ligne de portée, v. portée. Fil de crin ou de soie, avec hameçon au bout, pour pécher : ligne de fond ; ligne flottante- Cordeau pour aligner : ligne de charpentier; de maçon, etc. Tracé des contours: la pureté des lignes. Jadis douzième partie du pouce. Service de transport, de communication entre deux points : ligne de tramways; ligne télégraphique.
Disposition d'une armée prête à combattre : ligne de bataille. Formation de vaisseaux de guerre. Retrani !" ment; foreur les lignes. Ligne de mire, ligne idéale déterminée dans une arme à feu par le cran de mire et le guidon et passant par le but à atteindre. Ligne de tir, prolongement de l'axe du canon de l'arme à feu Éscr. Espace compris entre les corps des deux adversaires : en escrime il y a quatre lignes : quarte ri sixte (lignes hautes), septime et octave (lignes basses). Lignes de la main, v. chiromancie. Ligne d'horizon. intersection du plan d'un tableau par le plan horizontal qui contenait l'œil du peintre. Ligne de faîte, ligne qui marque la séparation de deux versants. Ligne de foi, trait indiquant l'axe du navire sur un compas de roule. Ligne sur laquelle est le 0 de la graduation d'un graphomètre, d'une alidade, etc. Fig. Règle : ligne de conduite. Ordre, rang : en première ligne. Descendants d'une famille : ligne collatérale, directe. Ligne de démarcation (au prop. et au fig.), qui distingue deux choses, qui sépare une propriété d'une autre. Hors ligne, supérieur, extraordinaire: génie hors ligne. Troupes de ligne, destinées à former un corps de bataille. Aller à la ligne, commencer un alinéa. La ligne, tous les régiments qui composent la troupe de ligne : il y a en France 163 régiments d'infanterie de ligne; les dragons sont dits cavalerie de ligne. Vaisseau de ligne, grand vaisseau de guerre. Ligne équinoxiale, ou simplement la ligne, l'équateur : passer la ligne. Ligne des pôles, ligne droite imaginaire joignant les deux pôles et autour de laquelle la terre accomplit sa rotation. Syn. axe terrestre. Gènéal. Filiation, succession de générations de la même famille : ligne masculine; ligne féminine; ligne paternelle ; ligne maternelle. Ligne ascendante, celle qui va du fils au père, au grand-père, et ainsi de suite, toujours en remontant. Ligne descendante, celle qui va du père au fils, au petit-fils, et ainsi de suite, toujours en descendant. Ligne directe, celle qui comprend les personnes issues directement les unes des autres par filiation, c'est-à-dire les ascendants et les descendants. Ligne collatérale, celle qui comprend les parents issus d'une souche commune, mais non les uns des autres par filiation. V. parenté.
— Encycl. PCch. La ligne est composée d'un fil plus ou moins fort, terminé par une avancée en crin, fiorence, laiton ou fil d'acier, à l'extrémité de laquelle on fixe le ou les hameçons et pourvu ou non d'un flotteur.
La solidité des matières employées est variable avec la force du poisson auquel on pense avoir affaire ; mais, en général, dans toutes les pêches, à part celles du brochet, on a avantage à faire usage de soie et de llorence ou de crins fins. Quant à la forme des lignes, elle est très variable, depuis la ligne à goujons faite d'un mince crin de cheval, jusqu'aux cordées, lignes de fond, etc.
Ligne (Charles-Joseph, princede), général b»lge, qui servit dans l'armée autrichienne, puis en Russie, né à Bruxelles, m. à Vienne (1735- 1814), célèbre par son esprit.
Ses écrits, d'un tour aisé et brillant, ont été réunis sous le titre de Mélanges militaires, littéraires et sentimentaux ; ils sont précieux pour la connaissance de son temps.
ligné, e adj. Marqué de lignes colorées parallèles :
feuilles lignées.
Ligné, ch.-l. de c. (Loire- Inférieure), arr. et à 18 kil.
d'Ancenis, entre le Donneau
,,*-> j « nnr. i ^., . Prince de Ligne.
et 1 Erdre ; 2.fi00 h. Ch. de
f. O. Houille. — Le cant. a 4 comm. et 8.410 h.
lignée [gné] n. f. Race, descendance : laisser une nombreuse lignée-
ligner [gné] v. a. Marquer d'une raie à l'aide d'une ficelle frottée de rouge ou de blanc : ligner des planches. Marquer de traits parallèles.
lignerolle [ro-le] n. f. Petite ligne un peu plus grosse que le fil à voile.
lignette [gnè-te] n. f. Ficelle qui sert à faire des filets.
ligneul n. m. (lat. pop. lineolum). Fil enduit de poix, à l'usage des cordonniers.
ligneur n. m. Matelot qui pêche la morue à la ligne. Bateau employé pour la pêche à la ligne.
ligneux, euse [gneù, eu-ze] adj. (du lat. lignum, bois). De la nature du bois : tige ligneuse. (Se dit des arbustes et arbrisseaux, par opposition aux plantes herljaeées.)ri. m. Substance qui donne au bois sa rigidité. (On dit mieux dans ce sens lignine.)
lignicole adj. (du lat. lignum, bois, et colère, habiter). Qui habite dans le bois : insectes lignicoles.
Lignières, ch.-l. de c. (Cher), arr. et à 26 kil. de Saint-Arnaud ; 2.780 h. — Le cant. a 9 comm. et 8.830 h.
Lignières-la-Doucelle, comm. de la
Mayenne, arr. et à 44 kil. de Mayenne ; 1.510 h. Fer.
lignifère adj (du lat. lignum. bois, et ferre, porter). Bot. Se dit des branches d'arbres qui ne donnent que du bois.
lignifiant [fi-an], e adj. Qui produit le bois. Syn. de xylogène.
lignification [si-on] n. f. Phénomène par lequel les membranes de certaines cellules végétales s'imprègnent de lignine, et prennent une apparence ligneuse.
lignifier [fi-é] v. a. (Se conj. comme prier.) Convertir en bois. Se lignifier v. pp. Se changer en bois.
ligniforme adj. Bist. nat. Qui a l'apparence du bois.
lignine n. f. Substance chimique qui imprègne les éléments du bois et lui donne sa consistance. (On dit aussi lignone ou lignose.)
lignite n. m. (du lat. lignum, bois). Charbon fossile, qui contient des traces visibles d'organisation végétale : le jais est une variété de lignite.
lignocellulose [sèl-iu-lô-ze] n. f. Cellulose du bois.
Lignol, comm. du Morbihan, arr. et à 28 kil. de Pontivy, au-dessus du Kerustan, affl. du Scorff ; 1.700 h.
lignolet [le] n. m. Ligne d'ardoises, placée sur le faite d'un toit.
LIG
lignomètre n. m. (de ligne, et du gr. metron, mesure). Règle divisée, à l'usage des compositeurs d'imprimerie. (C'est une règle à section carrée ou triangulaire, dont chaque arête porte une échelle correspondant à la grosseur des différents caractères d'imprimerie. j
Lignon du Forez (le), petite rivière du Forez, affl. de la Loire (r. dr.); cours 50 kil. Illustrée par les descriptions de VAstrée.
Lignon du Velay ou Lignon Vellave,
torrent de la France centrale, qui descend du versant oriental des monts du Forez et rejoint la Loire en aval de Fleurs; cours 59 kilom.
lignosité [o-zi] n.f. Qualité de ce qui est ligneux.
Ligny, comm. de Belgique fprov. et arr. de de Namurj, sur la Ligne ; 2.070 h. Napoléon I" y battit les Prussiens de Blûcher le 10 juin 1815.
Ligny-en-BarroiS, ch.-l.de c. (Meuse , arr. et à 14 kil. de Bai-le-Duc. sur l'Ornain et le canal de la Marne au Rhin; 5 490 h.(Linéens). Ch. def. E. Bonneterie. — Le cant. a 21 comm., et 12.380 h.
Ligny-en-Cambrésis, comm. du Nord,
arr. et à 10 kil. de Cambrai; 2.560 h. Tissus.
Ligny-le-Châtel, ch.-l. de c. (Yonne), arr. et à 18 kil. d'Auxerre, sur le Serein ; 1.100 h. (Linéens). Ch. de f. P.-L.-M. Tonnellerie. — Le cant. a 13 comm., et 5.570 h.
Ligny-le-Ribault, comm. du Loiret, arr.
et a 27 kil. d'Orléans, sur le Cosson ; 1.380 h. Tuilerie.
lignyode n. m. Genre d'insectes coléoptères rhynchophores, comprenant de petits charançons roux, dont une espèce vit en France, sur les lilas et les frênes.
Ligorio (Pirro), architecte italien, né à Naplcs, m. à Ferrare (1530-1580;. On lui doit la villa Pia à Rome, et la villa d'Esté, à Tivoli.
ligotage n. m. Action de ligoter.
ligoter [té] v. a. (du lat. ligare, lier,. Attacher solidement: ligoter un prisonnier récalcitrant.
ligroïne [gro-i-ne] n. f. Nom donné à l'éther de pétrole.
ligue [li-ghe] n. f. (ital. liga). Union formée entre plusieurs princes. Confédération entre plusieurs Etats: la ligue d'Augsbourg. Association fon- dée avec un but quelconque : ligue de propagande. Complot, coalition. Absot. La ligue fondée par Henri de Guise. (V. l'art, suiv.) Allus. littér. : Crier vive le roi, vive la Ligue, changer d'opinion selon les intérêts du moment. (La Fontaine, la Chauve-Souris et les Deux Belettes [n, 51.)
— Encycl. On connaît dans l'histoire un grand nombre de ligues, mais, pris absolument, les mots la Ligue désignent la plus célèbre, celle qui se forma en France au xvi« siècle. C'était une confédération du parti catholique, fondée par le duc de Guise, en 1576, dans le but apparent de défendre la religion catholique contre les calvinistes, mais en réalité pour renverser Henri III et placer les Guises, chefs des ligueurs, sur le trône de France. Elle recruta ses adhérents dans les milieux les plus divers, et, sous la direction de Henri de Guise le Balafré, puis de sa sœur, la duchesse de Montpensier, elle fut, après la journée des Barricades, à peu près complètement maîtresse de Paris. Après l'assassinat de Henri III, elle n'hésita pas à reconnaître comme roi le vieux et incapable cardinal Charles de Bourbon, et même à négocier avec l'Espagne. Mayenne fut à ce moment son meilleur chef militaire. Henri IV comprit qu'en abjurant le calvinisme, il mettrait fin à la Ligue, déjà perdue dans l'opinion par son alliance avec l'étranger et vivement combattue d'ailleurs par le parti des Politiques, qui inspira la Satire Ménippèe. Les derniers ligueurs furent battus à Fontaine-Française aux côtés des Espagnols. — Pour les autres ligues. V. Augsbourg, bien public, neutralité armée, Reiin, Cambrai, etc.
Ligue agraire, association politique irlandaise, fondée par Michell Davitt, destinée à soutenir l'action politique des partisans du hume rule. Parnell a été son chef le plus remarquable.
Ligue de l'Enseignement, fondée en 1866 par Jean Macé, pour favoriser la diffusion de l'instruction dans les classes populaires ; elle a beaucoup contribué, par son action, à l'organisation de l'enseignement laïque, obligatoire et gratuit- Ligue des patriotes, fondée par Paul Déroulède en 1882 pour organiser des sociétés de gymnastique, d'escrime, etc. Au moment du boulangisme, elle se divisa. Déroulède ayant pris parti, avec la majorité des ligueurs, pour le général Boulanger; elle fut dissoute en 1889. mais se reconstitua dans la suite, sous laprésidence de son fondateur.
Ligueil [gheu, l mil.], ch.-l. de c. (Indre-et- Loire), arr. et à 18 kil. de Loches, sur l'Esve; 2.190 h. Ch. def. — Le cant. a 13 comm., et 9.630 h.
liguer [ghé] v. a. Unir dans une même ligue. Se liguer v. pr. Former une ligue : l'Europe presque tout entière se ligua contre la Révolution.
ligueur, eilSe <ghe>'>; eu-ze] n. Qui fit partie
Ligueurs : 1. Insigne de la Ligue (croix de Lorraine); 2. Monnaie de la Ligue (à l'effigie du cardinal Charles de Bourbon j.
de la Ligue sous Henri III et Henri IV. Adjectiv. gentilhomme ligueur.
LIG
LigUgé, comm. de la Vienne, arv. et à 8 kil. de Poitiers, sur le Cl-un; 1.550 h. Ch. de f. Orl. Filature, papeterie ; autrefois, siège d'une abbaye do bénédictins (1890-1901).
ligule n. f. (lat. ligula). Lame saillante que porte la face supérieure de la feuille, chez les graminées.
ligule, é adj. Qui a la forme d'une ligule. Se dit aussi de certaines corolles de composées : pissenlit, chicorée.
ligulifère adj. Qui porte les ligules.
liguliflore adj. Qui a des fleurs ligulécs : co»iposées l i g \di flores.
ligulifolié, e adj. Dont les feuilles sont linéaires.
liguliforme adj. Qui est allongé en forme de ligule.
LigUOn [ghou] (saint /Upftonse-Marie de), religieux napolitain, né a Marianella, m. à Nocera (1696-1787). Il fonda l'ordre du Saint-Rédempteur, pour l'instruction des pauvres et des paysans ; auteur d'une célèbre Théologie morale- Fête le 2 août.
liguorien, enne [gho-ri-in, è-ne] ou liguo-
riSte [gho-ris-te] n. m. Membre d'une association fondée en Italie par saint Alphonse de Liguori pour la propagation de la foi.
Ligures, l'un des peuples qui habitèrent primitivement entre la Loire (Liger) et le golfe de Gênes ou Ligurie. Ils refoulèrent les Ibères dans le sud-ouest de la Gaule. Les Ligures sont encore représentés dans les départements méridionaux de la France.
Ligurie [rfl, prov. septentrionale de l'Italie, en bordure sur le golte de Gênes ; 990.000 h. (Liguriens).
Ligurien, euue [ri-in, è-ne], habitant ou originaire de la Ligurie : les Liguriens. Adjectiv. : coutumes liguriennes.
Ligurienne [n'-é-ne] (république), formée en 1797 de l'Etat de Gènes et administrée en 1804 par un doge assisté d'un sénat de trente membres ; elle fut incorporée en 1803 à l'Empire français et forma les départements de Gênes, Montenotte et Apennins.
Li Hsi, né en 1852, roi de Corée, puis empereur indépendant de la Chine en 1897, sous le nom de Yi-Hyeung. En 1905, à la suite des revers essuyés par la Russie, il dut accepter le protectorat des Japonais, qui finalement, en 1907, l'obligèrent à abdiquer.
Li-Hung-Tch.ang, homme d'Etat chinois, né à Sen-Fou,m.àPékinfl823- 1901). Il fut un des premiers à vouloir ouvrir la Chine à la civilisation occidentale.
likill n. m. Droit de douane intérieure en Chine.
lilas [la] n. m- (espagn.
lilac). Genre d'oléacées. Couleur qui tient du bleu ou du rose : choisir un lilas foncé.
Adjectiv. : des robes lilas.
— Encycl. Le lilas (syringa) possède des feuilles opposées et des fleurs groupées enthyrse terminal. Cette plante, originaire de la Perse, fut apportée à Vienne en 1560. Aujourd'hui, elle est commune partout et sert à l'ornementation des bosquets. On en connaît plusieurs variétés : l'une à fleurs blanches, les autres a fleurs lilas clair ou rouge vineux (lilas de Laval, lilas Charles X, etc.) ; le lilas de Perse a des fleurs plus petites et plus foncées que les autres variétés ; ses thyrses sontaussimoins serrés et moins droits que ceux du lilas commun.
Le lilas est une des plantes qui réussissent le mieux en forcerie et les forceurs en approvisionnent tout l'hiver les marchés des grandes villes comme Paris.
Lilas (Les), comm. de la Seine, arr. et à 8 kil. de Saint-Denis, dans la banlieue de Paris; 10.500 h. Cuirs vernis, produits chimiques, etc.
Lilbume (John), sectaire anglais, né à Greenwich vers 1614, rn. a Eltham en 1657. Il lutta d'abord contre la royauté, puis contre la domination militaire de Cromwell.
liliacées [se] n. f. pi. (du lat. Hlium, lis). Famille de plantes monocotylédones, qui aie lis pour type. S. une liliacée.
— Encycl. Les liliacées comprennent des arbrisseaux, des arbres et surtout des herbes vivaces bulbaires et rhizomateuses. Les fleurs, hermaphrodites ou rarement unisexuées, sont solitaires, terminales ou groupées en grappes, en épis, en corymbes. On en connaît plus de mille espèces, réparties en trois tribus et cent quatre-vingt-dix genres des régions tempérées et chaudes. On les cultive comme ornementales dans les jardins ou dans les serres (lis. tulipe, muguet, etc.); on les recherche comme alimentaires (asperge, ail), médicamentaires (colchique, aloès, vératre) ou textiles (phormium).
Liliencron JDetlev dej. littérateur allemand, né à Kiel en 1841 ; auteur de romans, de drames historiques et sociaux. Il doit surtout sa réputation à ses poésies lyriques.
llliforme adj. En forme de lis.
Lilitll, un des sept démons de la Cabale hébraïque, représenté sous les traits d'une femme nue, dont 1» corps finit en queue de poisson.
lilium [om'] n. m. Nom scientifique du genre lis.
Lilas : a, coupe de la fleur; b, fleur double.
A mi. . de Lille.
Lille, ch.-l. du départ, du Nord, sur la Deule ; ch. de f. N.; à 250 kil. de Paris: 206.000 h.[Lillois), Académie, université. Place forte et camp retranché ; industrie très active : filatures, métallui" gie, oonstruotion de machines.
grand commerce de blé. Lille fut défendue par Boufflers contre le prince Eugène en 1708 et par ses habitants contre les Autrichiens en 1792. — L'aiT.
a22cant., 129 comm., 821.210 h.; le cant. Centre a 1 comm. et 33.220 h. ; le cant. Est, 2 comm.
et 43.350 h. ; le cant. Nord , 2 comm. et 29. 000 h. ; le cant.
Nord-Est, 2 comm. et 33.000 h. ; le cant. Ouest, 5 comm. et 34.000 h.; le cant. Sud, 1 comm. et 43.220 h.; le cant. Sud-Est, 4 comm. et 26 500 h.; le cant. Sud- Ouest, 1 comm. et 36.254 h.
Lillebonne, ch.-l. do c. (Seine-Inférieure), arr. et à 40 kil. du Havre ; 6.180 h. Ch. de f. O. Cotonnades, amidonneries. —Le cant. a 14 comm., et 12.690 h.
Lillers [li-lèr], ch.-l. de c. (Pas-de-Calais), arr. et à 13 kil. de Béthune, sur la Nave ; 7.990 h. {Lillerois). Ch. de f. N. Houille, métallurgie, brasserie. — Le cant. a 9 comm. et 20.100 h.
Lilliput [put'], pays imaginaire, où aborde Gulliver, dans le roman de ce nom, et où les hommes n'ont pas plus de six pouces de haut. Ce mot et l'adjectif lilliputien, qui en a été formé, s'emploient surtout pour caractériser les choses d'une proportion exiguë : un Etat lilliputien.
lilliputien, enne [lirli-pu-si-in, è-ne] adj.
(de Lilliput). Par ext. Très petit.
Lillo, comm. de Belgique (prov. et arr. d'Anvers) ; 1.510 h.
Lilybée [6e], v. carthaginoise de l'ancienne Sicile, qui soutint un siège de huit ans contre les Romains pendant la première guerre punique; auj. Marsala.
Lima, capit. du Pérou, sur le Rimac ; 133.000 h. (Liméniens). Université; industries variées. Le Callao lui sert de port. Fondée par Pizarre en 1535.
limace n. f. ou limas [mass] n. m. (lat. Umax). Genre de mollusques gastéropodes, dont la petite coquille est cachée sous le manteau : la limace commune dévaste les jardins. Mécan. Nom vulgaire de la vis d'Archimède. Arg. Chemise.
-Encycl. Zool. Les limaces proprement dites (Umax) sont répandues dans les régions froides et tempérées, où elles vivent de substances végétales ou animales décomposées, de fruits, de plantes potagères , etc. Les limaces ont un corps allongé presque cylindrique ; leur petite coquille, dite limacelle, est cachée
sous un bouclier formé par le manteau. La limace cendrée (Umax cinereus) est commune dans les caves et les celliers, la limace agreste (vulgairement loche) fréquente les jardins. Les limaces noires et rouges, qui se montrent après les pluies en été, appartiennent au genre arion.
On peut détruire les limaces, qui font parfois de sérieux dégâts dans les plantations, en leur ménageant des abris de feuilles, branchages, etc., où elles viennent se réfugier et sous lesquels on les capture facilement.
limace ou limasse n. f. Art vêler. Dermatose de la région interdigitée du pied de bœuf.
— Encycl. Cette affection, qui est due au contact des boues ou de corps étrangers vulnérants, débute par la forme érithémateuse et arrive à la forme furonculeuse. Elle provoque de la boiterie et souvent même le décubitus persistant. On la guérit par des applications de cataplasmes émollients (farine de lin), opiacés, ouverture de l'abcès, débridement et pansements antiseptiques.
limacelle [sè-le] n. f. Coquille des limaces et autres mollusques gastéropodes.
limacidéS [si-dé] n. m. pi. Famille de mollusques gastéropodes pulmonés comprenant les limaces, arions et genres voisins. S. un limacidé.
limacien, enne [si-in, è-ne] adj. Relatif à la limace. Anat. Nerf limacien, nerf du limaçon de l'oreille.
limacine n. f. Genre de mollusques ptéropodes, comprenant de petits animaux à larges nageoires échancrées, qui habitent les mers froides et servent de nourriture aux baleines.
limaçon n. m. (de limace'). Zool. Nom vulgaire des mollusques terrestres , a coquille enroulée. (V. escargot.) Mécan. Nom vulgaire de la vis d'Archimède. Escalier en limaçon, escalier dont les marches tournent autour d'un noyau central comme le pas d'une vis. Anat. Partie de l'oreille qui a la forme d'une coquille de limaçon. Math. Limaçon de Pascal, nom donné à la podaire du cercle, c'est-à-dire lieu des pieds des perpendiculaires abaissées d'un point fixe sur les tangentes à ce cercle.
limaçonnage [so-na-je] n. m. Traînée que laisse parfois sur les étoffes le fer à repasser des tailleurs ou des dégraisseurs.
limaçonne [«o-ne] n. f- Chenille d'une variété de bombyx.
limaçonnière [so-nil n. f. Endos où l'on
parque des escargots destinés à la consommation.
limage [ma-je] n. m. Action ou manière de limer.
Limagne (la), anc. pays d'Auvergne, grande et fertile plaine du dép. du Puy-de-Dôme, arrosée par l'Allier. Céréales, vignobles, fruits. Ilib. I.iiiiinjniers.)
limaille 'ma. Il mil., e] n. f. Parcelles de métal que la lime fait tomber : l'aimant attire la limaille de fer.
limailleux, euse [ma, Il mil., eu, eu-se] adj. Su dit des foui tri - chargées de carbone, et qui fondent plus difficilement que les fontes grises.
Limai, comm. de Belgique (Brabant, arr. de Nivelles), sur la Dyle ; 2 390 h. Papeteries.
LimalongeS, comm. des Deux-Sèvres, arr. et à 27 kil. de Melle: 1.380 h. Tuilerie.
LIM
liman n. m. (du gr. leimôn, terrain humide). Lagune de la mer Noire.
limande n. f. Ichlyot. Genre uV poissons pieu-
ronectes. 7>o>). Personne plate, très maigre. Techn.
Pièce de bois
plate, fixée sur les
défauts des pièces
de construction.
Mar. Bande de
toile goudronnée,
dont on enveloppe un cordage poulie garantir du frottement.
Ichtyol. Laliman- Limwd..
de (Umanda vul-
gatis) est caractérisée par un corps ovale et plat, un museau pointu et les yeux qui sont placés tous les deux du même côi é. Très commune dans l'Océan, c'est un poisson dont la chair est légère et très digestible.
limander [dé] v. a. Garnir d'une limande en bois ou d'une limande en toile goudronnée.
limas n. m. v. limace.
Limay [me], ch.-l. de c. (Seine-et-Oise). arr. et à 1 kil. de Mantes, port sur la Seine; 1.630 h. — Le cant. a 17 comm., et 8.000 h.
Limbach, v. de Saxe (cercle de Zwickau); 13.800 h. Ganterie.
limbaire [lin-bc-re] adj. Bot. Qui a rapport au limbe d'une corolle.
limbe [Zi?i-6e] n. m. (du lat. limbus, bord). Matli. Bord extérieur et généralement gradué d'un cercle, ou de tout autre instrument de mathématiques. Bord d'un astre. Dot. Partie élargie de la feuille. Partie étalée d'un pétale ou d'un sépale. (V. feuille.) N. m. pi. Théol. Lieu où étaient les âmes des justes de l'Ancien Testament avant la venue de Jésus-Christ, qui alla les délivrer et les emmena au ciel, le jour de son ascension. Se dit parfois du lieu où vont les âmes des enfants morts sans baptême. Fig. Etat vague, incertain: les limbes de la pensée.
limber [lin-bèr'] n. m. Lot de quarante peaux.
limbifère [lin] adj. Bot. Qui porte un limbe.
limbiforme [lin] adj. Se dit du réseau d'artérioles et de capillaires çpi entoure un lobule adipeux.
limbique [lin-bi-ke] adj. Qui a rapport aux limbes.
Limbourg [lin-bour] (duché de), anc. prov. des Pays-Bas, partagée aujourd'hui entre la Belgique et la Hollande. — Prov.
de Belgique; 261.700 h. Ch.-l.
Hasselt. — Prov. des Pays-Bas; 256.000 h. Ch.-l. Maastricht.
Limbourg, v. de Belgique (Liège), au-dessus de la Vesdre ; 4.900 h. Draps, métallurgie. Cette ville fut prise par le grand Condé en 1670.
lime n. f. (lat. lima)- Outil d'acier trempé, généralement long et étroit, couvert d'entailles, pour polir à froid, dégrossir et couper les métaux , le bois. Lime sourde, lime qui ne quand on l'emploie.
— Encycl. Techn.L,es limes s'utilisent au polissage, dressage et ajustage à froid du bois, des métaux, de l'ivoire, etc. ; elles sont
Arrues du Limbourg belge.
ait pas de bruit
t ; 3. A ongles.
me qui a des saillies transversales et parallèles, comme on appelle râpe la lime à bois. Quand une seconde série d'entailles croise la première, la forme qu'a la lime détermine son appellation. Celle qui est carrée est le carrelet ; la lime à trois angles se nomme le tiers-point; si elle est plate d'un côté et ronde de l'autre, c'est la demi-ronde; la lime cylindro-conique s'appelle queue de rat; elle se nomme plate-à-main pointue ou large si elle est mi-plate à côtés convergents ou parallèles ; elle prend le nom de feuille-de-sauge, lorsqu'elle a ses faces convexes ; la lime en paille, d'Allemagne ou en paquet, a une section rectangulaire et une grosse taille; etc. Suivant la profondeur de la taille, on divise encore les limes en grosses, bâtardes, demidouces, douces.
Les limes usées se retaillent à la main à l'aide d'un ciseau à deux biseaux ou mécaniquement. Lime.
lime ou limette [me-te] n. f.
(ar. lima). Sorte de petit citron. Mollusque lamellibranche, répandu dans toutes les mers.
lime-bois n. m. Nom donné à divers insectes dont les larves attaquent le bois.
Limeil-Brévannes, comm. de Seine-et- Oise, arr. et a 21 kil. de Corbeil, au-dessus de la Seine; 2-6S0 li. Ch. de f. E.
liménarque [nar-ke] n. m. (du gr. lim'n, port, et arkhos, commandant), Aiilô/ gr. et rmn. Fonctionnaire municipal chargé, dans les provinces orientales de l'empire romain, de la surveillance d'un port.
limenitiS [tiss] n. m. Genre d'insectes lépidoptères rhopalocères, comprenant de jolis papillons, dont les ailes brunes, à reflets bleus ou violacés, sont tachées de blanc. (On en connaît 30 espèces répandues sur le globe. Les espèces françaises sont h- nymphale du peuplier, le tyl\ mn azuré et le petit Sylvain, communs dans les bois i :n été.) ' limer [mé] v. a. (lat. limare). Polir, <i sir, etc., avec la lime : limer un morceau île fer. User : la brosse Unie les étoffes. /■'<;/. Retoucher, polir : limer un poème.
Limerick, v. d'Irlande, ch.-l. de comté, <!ans une ile du Shannon ; 46.000 h. Port très actif; fabrication de toiles. — Le comté a 2uo.ni
Limerlé, comm. de Belgiqi >ourg,
arr. de Bastogne), près de l'Ourthi : i >80 h.
LIM
Limerzel, comm. du Morbihan, arr. et à 30 kil. de Vannes ; 1.690 h.
lime-SOUrd, e adj. Sournois, dissimulé. (Vx.)
limestre [mél-tré] n. m. Sorte de serge croisée qu'on fabriquait à Rouen.
limette n. f. Bot. Syn. de LIME.
limettier [mè-ti-é] n. m. Nom vulgaire de certains orangers et citronniers.
limeur, euse [eu-ze] n. et adj. Personne qui se sert de la lime. N. f. Machine-outil pour limer de grosses pièces.
Limfjord [fi-oruV], golfe et détroit de la partie nord du Jutland.
limiCOle adj. (lat. limicola). Qui habite les lieux marécageux, la vase.
limier [mi-é] n. m. (du lat. ligamen, laisse). Gros chien de chasse, avec lequel le veneur quête et détourne la bête. Fi{/. Agent de police: envoyer sur la piste d'un assassin les meilleurs limiers de la police. Espion.
liminaire [nè-re] adj. (du lat limen, inis, seuil). Se dit d'un prologue, d'une épitre que l'on place en tête d'un livre: épitre liminaire.
limitable adj. Qui est susceptible d'être limité: pouvoir limitable.
limitatif, ive adj. Qui limite : clause limitative.
limitation [si-oiiln. f. Fixation, restriction: obtenir un congé sans limitation de temps.
limitativement [man] adv. D'une manière limitative : conditions limitativement conçues.
limite n. f. (lat. limes, itis). Ligne commune à deux Etats ou à deux terrains contigus. Ligne qui marque la fin d'une étendue : limites de la mer. Fig. Borne d'une action, d'une influence : toute puissance a des limites. Math. Grandeur dont une autre peut approcher indéfiniment sans jamais pouvoir l'atteindre : la circonférence est la limite supérieure des périmètres des polygones inscrits. Limite d'âge, âge au delà duquel on ne peut plus exercer une fonction, se présenter à un concours, etc.
— Encycl. Milit. Limite d'âge. La limite d'âge est le moment où les officiers des différents grades doivent quitter le service actif quand ilsont droit à la retraite par ancienneté. La limite d'âge est de 52 ans pour le grade de lieutenant, 53 pour celui de capitaine, 56 pour celui de chef de bataillon, 58 pour celui de lieutenant-colonel, 60 pour celui de colonel, 62 pour les généraux de brigade, 65 pour les généraux de division.
Peuvent être maintenus sans limite d'âge dans la première section du cadre de l'élat-major général et pourvus d'emplois en temps de paix jusqu'à 70 ans, les généraux de division qui auront exercé avec distinction devant l'ennemi les fonctions de commandant en chef d'une armée ou d'un corps d'armée, ou encore celles de major général ou décommandant en chef de l'artillerie ou du génie dans une armée.
limité, e adj. Borné, circonscrit. Qui ne doit durer qu'un certain temps : congé limité.
limiter [té] v. a. Déterminer la limite : limiter un domaine. Former la limite: fleuve qui limite un Etat. Restreindre dans certaines limites : limiter l'initiative d'un subordonné.
limitrophe adj. (lat. limitrophus). Qui est sur les limites : le Portugal est limitrophe de l'Espagne.
Limmat (la), riv. de Suisse, affl. de l'Aar ; baigne Glaris, Zurich et traverse le lac de Zurich; cours 130 kil.
limnadie [lim'-na-dt] n. f. Genre de crustacés phyllopodes, comprenant de petits animaux d'eau douce, dont on connaît quelques espèces répandues sur tout le globe.
limnatis [lim'-na-tiss] n. f. Genre d'annélides hirudinées comprenant des sangsues dont on connaît plusieurs espèces des régions chaudes de l'Afrique et de l'Asie.
limnébie [Um'-né-bî] n. f. Genre de coléoptères palpicornes, dont on connaît quatre espèces européennes.
limnée [lim'-né] n. f. Genre de mollusques gastéropodes, des eaux douces ou salées, très répandus sur tout le globe. (V. la planche mollusques.) limnéphile [lim'] n. m. Genre d'insectes névroptères trichoptères, comprenant de grandes phryganes rousses ou grises, dont on connaît de nombreuses espèces des régions froides et tempérées.
limnimètreoulimnomètre [Um'] n. m.
(du gr. limnè, marais, et metron, mesure). Instrument destiné à mesurer les fluctuations de niveau des lacs.
limnimétrie [lim\ tri] n. f. Etude des variations périodiques de la hauteur du niveau des lacs.
limnimétrique [lim'] adj. Qui concerne la limnimétrie : échelle limnimétrique.
limniUS [lim'-ni-uss] n. m. Genre d'insectes coléoptères, comprenant de petites formes de couleur rougeâtre, qui vivent au bord des eaux-
limnivore [Uni] adj. (du gr. limnfi, marais, et du lat. vorare, dévorer). Qui se nourrit de vase : beaucoup de poissons sont limnivores.
limnobaris [lim',riss] n. m. Genre d'insectes coléoptères rhynchophores, comprenant des charançons qui vivent dans les marais, sur les joncs et les souches. (Ils sont communs en France.)
limnobie [lim'-no-bt] n. f. Genre d'insectes diptères némocéres, dont les larves vivent dans les eaux stagnantes. (On en connaît de nombreuses espèces dont 80 européennes.)
limnobios [lim', oss] n. m. Ensemble des organismes animaux et végétaux habitant les eaux douces, par opposition à halobios.
limnologie [lim'.jî] n. f. (du gr. limnê, marais, et logos, discours). Science qui traite des questions lacustres.
limnologue [lim'-no-lo-ghe] ou limnolo-
giste [lim'-no-lo-jis-te] n. m. Celui qui s'occupe de l'étude des lacs.
limnophile [lim'] n. m. Genre d'insectes diptères, comprenant des tipules de taille médiocre à grandes pattes fines, dont on connaît de nombreuses espèces de l'hémisphère boréal.
limnoplancton [lim'] n. m. Plancton des eaux doucespar opposition à haloplancton.
limnorie [lim'-no-rt] n. f. Genre de crustacés qui font de grands ravages dans les digues et lesboisages.
Armes de Limoges.