En pierre; 2. En bois
Limoges \mo-je], ch.-l. du dép. de la Haute- Vienne, sur la Vienne; ch. de f.
OH., h 400 kil. de Paris ; 88.000 h.
(Limousins ou Limougeauds).
Brèche. Porcelaines, faïences, distilleries. Commerce actif de bestiaux. Patrie de Vergniaud, La Reynie, d'Agucsseau, Jourdan, Bugeaud, Michel Chevalier, Sadi Carnot. — L'arr. a 12 cant., 82 comm., 196.320 h.; le cant.
Est a 2 comm. et 21.900 h.; le cant. Nord, 1 comm. et 37.000 h. ; lccant.Ouest,3comm.et24.670h.; le cant. Sud, 8 comm. et 19.000 h.
Limogne, ch.-l. de c. (Lot), arr. et à 27 kil. de Cahors, près du causse de Limogne; 1.010 h. Truffes. — Le cant. a 12 comm., et 6.800 h-
limoine n. f. Nom vulgaire de la poire sauvage.
limon n. m. (lat. limus). Boue, terre détrempée. Alluvion : le limon du Nil fertilise l'Egypte. Fig. Origine, vile origine, par allusion à la boue dont Dieu suivant la Bible, a tiré l'homme. Ce qui trouble la pureté d'un objet ; fange des passions.
— Encycl. Agric. Toutes les eaux courantes charrient des matières qu'elles entraînent dans leur cours, mais qu'elles déposent dès que leur vitesse se ralentit. Les eaux pluviales apportent dans les étangs et les mares des parcelles de terre en abondance; les débordements des rivières recouvrent le sol d'une couche plus ou moins épaisse de terre et de sable fin. C'est ce dépôt qui constitue le limon.
limon n. m. (ar. leimoun). Sorte de citron qui a beaucoup dejus \sirop de limon.
limon
n. m. Chacune des deux branches de la limonière :
les limons d'une charrette. Archit.
Pièce de bois ou de pierre, taillée en biais, qui supporte les marches et la balustrade d'un escalier.
limonade n. f. Boisson acide, composée de suc de citron ou de limon, d'eau et de sucre. Limonade gazeuse, eau saturée d'acide carbonique, et parfumée avec du sirop ou de l'essence de citron Limonade purgative, celle où entre, outre les ingrédients cidessus indiqués, un sel purgatif. Commerce de tous les marchands qui vendent au détail des boissons quelconques : la limonade rapporte beaucoup. Arg. Eau : piquer une tête dans la limonade. Pop. Misère : tomber dans la limonade.
— Encycl. La manière la plus simple de préparer la limonade consiste à exprimer le jus d'un citron dans de l'eau sucrée ; on peut également verser de l'eau chaude sur des tranches de citron et ajouter ensuite du sucre. La médecine utilise parfois les limonades comme excipients de produits purgatifs et prescrit comme purgatif doux un breuvage obtenu par dissolution aqueuse de carbonate de magnésie, sirop simple, alcoolature de citron et acide citrique.
limonadier [cK-fl, ère n. Nom générique des commerçants qui tiennent les cafés, tavernes, etc.
limonage n. m. Action de couvrir de limon des terres incultes pour les engraisser et les rendre productives. (On dit aussi limonement.)
— Encycl. Agric. Le pouvoir fertilisant des limons est variable avec la composition même de ceux-ci, qui tient à la nature des terrains traversés par les eaux, et aussi avec la nature du sol sur lequel ils se déposent ; par exemple, un limon calcaire ou argileux constitue un excellent amendement pour les terrains pauvres en chaux ou en argile. Si les crues périodiques de certaines rivières (limonage naturel) apportent la fécondité à leurs rives, si, dans bien des cas, il est possible par des irrigations et des colmatages, de pratiquer le limonage artificiel, dans d'autres au contraire cette ressource fait défaut à l'agriculteur ; mais il est à la portée de tous de curer mares et fossés et d'utiliser le limon qui en est extrait.
limonène ou Citrène n. m. Carbure d'hydrogène, de la famille des terpines.
limoner [né] v. a. Débarrasser un poisson, etc., du limon, de ses écailles, etc. : limoner une anguille.
limoner [né] v. n. Forest. Devenir assez gros pour servir à faire des limons de voiture.
Limonest [ne], ch.-l. de c. (Rhône), arr. et à 10 kil. de Lyon, non loin de la Saône ; 1.040 h. Carrières. — Le cant. a 13 comm., et 10.860h.
limoneux, euse [neû, eu-ze] adj. Plein de boue, de limon : les eaux limoneuses du Pô.
limonie [ni] n. f. But. Genre d'aurantiacées, dont on connaît plusieurs espèces des régions chaudes de l'ancien monde.
limonier [ni-é] n. m. Arbre qui porte le limon. Syn. de citronnier.
limonier [ni-é] n. m. Cheval qu'on met aux limons. Adjectiv. : cheval limonier.
— Encycl. Dans les attelages à plusieurs chevaux de file, le limonier supporte la charge des brancards, déplace seul la résistance dansles tournants et se trouve par conséquent exposé à un travail plus considérable; c'est pourquoi il faut toujours choisir comme limoniers des chevaux robustes , à musculature puissante.
En France, les boulonnais et percherons fournissent les plus puissants limoniers.
limonière
n. f. Brancard d'une voiture, formé de deux longues pièces de bois. Sorte de voiture à quatre roues, qui a un brancard à deux limons.
LIN
limonite n. f. Minerai de fer, qui est un oxyde hydraté de fer naturel.
limoniteUX, euse [/eu, eu-ze] adj. Qui appartient à la limonite.
limoselle [zé-le] n. f. Genre de scrofulariacées, comprenant de plantes aquatiques des pays tem.pérés et chauds.
LimOSin, famille d'émailleurs français, originaires de Limoges. Les plus connus sont: François» •Iean, Joseph. Map-tin. Léonard I''r et Léonaf.dII; le plus marquant est Léonard Ier (vers 1505 — vers 1577).
limosinage [zi\ n. m. (de Limousin, n. pr). Maçonnerie faite avec des moellons et du mortier. [On dit quelquef. limousinage.)
Limours [mour], ch.-l. de c. (Seine-et-Oisc)r arr. et à 21 kil., de Rambouillet, dans la vallée de la Prédecelle ; 1.330 h. {Ltmuuriensj. Ch. de f. Orl. Poteries , faïence, pépinières. — Le cant. a 14 comm. et 8.61-0 h.
Limousin, e [zin, v-ne], originaire ou habitant de Limoges ou du Limousin : les Limousins. N. m. Ouvrier maçon. Adjectiv. : population limousine. Race limousine, s'est dit autrefois d'une variété chevaline de la race arabe qui fournissait d'élégants chevaux de selle, et se dit aujourd'hui d'unepopulation de bovidés et d'une variété de porcs.
— Encycl- Les boeufs de race limousine sont des animaux trapus, volumineux et qui possèdent une remarquable aptitude à l'engraissement. On les élève dans les départements de la Haute-Vienne et de la Corrèze.
Les porcs limousins peuplent non seulement les départements formés par l'ancien Limousin, mais à peu près tout le centre de la France ;leur chair est très estimée.
T jw.Aim4w r • î Armes au Limousin-.
.Limousin [zin], anc.prov.
de France; ch.-l. Limoges. Annexée définitivement au domaine de la couronne sous Henri IV, elle> forme les départ, de la Corrèze et de la Haute-Vienne. (Ilab.
Limousins. ) Le Limousin est un pays de hauts plateaux ondulés, granitiques.
limousinage [zi-na-je],
n. m. Maçonnerie faite avec des moellons et du mortier. Syn. limousinerie n. f.
limousinant[zi-nan]n.m.
Ouvrier maçon qui fait le gros œuvre.
limousine [zi-ne] n. f.
Manteau fait en laine commune, et que portent les bergers limousins. Voiture automobile fermée, dans le genre du coupé, mais ayant des glaces latérales.
limousiner [zi-né] v. a.
Construire en limousinage : limousiner un mur.
LimOUX [mou], ch.-l.
d'arr. (Aude), sur l'Aude, à 21 kil. de Carcassonne;
Limousine.
Limonières : 1. Simple; 2. Double.
Armes de Limoux
7.220 h. {Limouxins). Ch. de f. M. Vignobles donnant des vins blancs mousseux estimés, appelésblanquettes. Pâtisseries fabriquant des gâteaux en forme de couronnes, garnis de cédrat et d'angêlique, dits gâteaux de Limoux. Aux environs, mines de manganèse. Pâtisseries. — L'arr.
a 8 cant-, 152 comm., 61.000 h. ; le cant- a 23 comm. et 13.730 h.
Limouzinière (La),
comm. de la Loire-Inférieure, arr. et à 27 kil. de Nantes, audessus de la Logne; 1.590 h.
Ch. de f. de Nantes à Legé.
limpide [lin] adj. (lat. limpidus). Clair, transparent : la traversée du lac Léman rend le Rhône limpide. Fig. Simple et clair r. style limpide.
limpidité [lin] n. f. Qualité de ce qui est limpide, au prop. et au fig. : limpidité de l'eau, du style.
limule n. m.
Oenre de crustacés.
— Encycl. Les limules ou crabes des Moluques ont la carapace dorsale en forme de .vaste bouclier, avec une portion postérieure mobile terminée par un long aiguillon. Ils atteignent parfois près d'un mètre de long. Le limulus Molu'ecanus, co-
meslible, est commun à Batavia. Les embryons de lunules ressemblent aux trilobites.
limure n. f Action de limer. Etat de ce qui a; été limé : tabatière d'une limure parfaite.
lin n. m. (lat. linum). Genre de linacées textiles : le lin est cultivé surtout dans le nord de la France. Toile qui en résulte : être vêtu de lin. Lin minéral, lin fossile, ancien nom de l'amiante.
— Encycl. Bot. et agric. Les lins (linum) habitent les régions chaudes et tempérées, mais extratropi-
Limule
Lin a
LIN
cales, des deux hémisphères. Connus depuis l'antiquité comme plantes textiles, ils recherchent de préférence les terrains calcaires. L'espèce la plus Importante est le lin cultivé, originaire d'Asie, plante annuelle de O^.SO de haut environ, et qui donne des fleurs bleues à cinq pétales. Il est cultivé en grand dans le nord de l'Europe et affectionne particulièrement les terres légères, niais profondes et fraîches. On sème au commencement du printemps et l'on arrache, à la fin de juin ou en juillet, les tiges, que l'on réunit en bottillons, et que l'on met sécher. On recueille les graines, puis les tiges sont rouies (soit par exposition sur pré pendant un mois, soit par immersion dans l'eau courante ; onproeèdeensuiteaubroyage et au teillage. Enfin, le pei- , gnage qui débarrasse les Lm : «■ OOUP° de la "eutfibres des brindilles d'écorce, laisse une filasse, qu'il faut transformer en SI, et dont on fait de fines toiles.
Les graines du lin sont employées en médecine et constituent un laxatif efficace ; broyées, elles ■donnent la farine de lin, dont on fait des cataplasmes. L'industrie en extrait une huile siccative, très employée dans la préparation des couleurs et vernis, ainsi que dans la fabrication du linoléum.
Lin (saint!, né en Etrurie, pape probablement de 66 à 78.
lina n. f. Genre d'insectes coléoptères phytophages, comprenant de nombreuses espèces, bronzées, bleues ou cuivrées, aux élytres rougeàtres, répandues dans l'hémisphère boréal : les larves des linas dévorent les feuilles des bouleaux, des peupliers et des saules.
liliacé, 6 adj. Qui ressemble au lin.
linacées [se] n. f. pi. Famille de dicotylédones dialypétales superovariées diplostémones, dont le lin est le genre type. S. une linacée.
Image n. m. Féod. Impôt sur le lin.
linaigrette [nè-grè-te\ n. f. Genre de cypéracées.
— Encycl. Les linaigrettes (eriophoruni) sont des plantes vivaces, à port de graminées, qui croissent dans les prairies marécageuses des pays tempérés, et que l'on utilise pour orner les bords des pièces d'eau.
linairo [nè-re] n. f. Genre de scrofulariacées ressemblant au lin, et dont on connaît plus de cent espèces des régions tempérées de l'hémisphère nord. (Plusieurs sont communes en France.)
Llliaut de BellefondS [nan, fon] (Maurice- Adolphe), explorateur de la région du haut Nil et de la Syrie, né a Lorient, m. au Caire (1800-1883). Il fit lès premiers travaux d'exploration relatifs au percement du canal de Suez.
Linards, comm. de la Haute-Vienne, arr. et à 25 kil. de Limoges ; 2.110 h.
Linarès, v. d'Espagne (Andalousie), près du ■Guadalimar ; 27.000 h.
linarine n. f. Glueoside qui existe dans les feuilles de la linaire.
Linas, comm. de Seine-et-Oise, arr. et à 19 kil. de Corbeil, sur la Saillemouille ; 1.230 h.
liliatier [ti-é] n. m. Ouvrier tisseur de lin.
lince n. m. Espèce de satin de la Chine.
Liïieent, comm. de Belgique (Liège, arr. de Waremme); 1.530 h.
linceul [seul] n. m. (du lat. linteolum, morceau de ioilei. Toile dans laquelle on ensevelit les morts. Par ext. Ce qui couvre ou enveloppe : terre portant un linceul de neige. Prov. : Le plus riche n'emporte que son linceul, après la mort, il n'y a plus ni riche ni pauvre-
linckia n. f. Genre d'échinodermes, comprenant des étoiles de mer, à bras allongés. (Souvent. un de ces bras se développe extraordinairement, ce qui leur a fait donner le nom de « comètes ».)
linçoir ou linsoir n. m. Pièce de charpente d'un plancher fixée parallèlement au mur, pour supporter les solives dans le voisinage d'une porte, d'une -cheminée, etc. Pièce de bois qui relie un chevêtre au mur.
Pièce de bois qui reçoit les abouts des chevrons d'une •charpente en face d'une lucarne ou d'une cheminée.
Lincoln, v. des Etats- Unis, capitale de l'Etat de Nébraska, sur le Sait Creek, ■créée en 1886 ; 55.000 h. Commerce de produits agricoles.
Lincoln, v. d'Angleterre.
ch.-l. du comté homonyme ; 52.000 h. Brasseries, tanneries, commerce de laines. — Le comté a 480.000 h.
Lincoln (Abrahr.n0, président des Etats-Unis , né à Kentucky, m. à Washington (1809-1865). Son élection à la présidence par les aholitionnistes (1859) fut le signal de la guerre de Sécession, au cours de laquelle il déploya une énergie inébranlable. Tous les partis rendirent hommage à la noblesse et au désintéressement de son caractère. Réélu contre Mac-Clellan en 1864, il fut assassiné après la victoire du Nord par un fanatique esclavagiste, J. Wilkes.
Lind (Jenny , dame GoLDschmidt, cantatrice suédoise, née h Stockholm, m. à Malvern (Angleterre) [1820-1887].
Lindau (Paul), romancier .' / , f)
et auteur dramatique allemand. / l
néàMagdebourgen 1839.Grand Je Lind
admirateur de la littérature
française, il a publié de remarquables études sur Volière. Citons parmi ses pièces : ilarion, Tante Thérèse, etc.
Lincoln.
Linden, v. d'Allemagne (Prusse, Hanovre), sur rihme; 58.000 h. Machinés, filatures, produits chimiques.
Lindenau (Bernard-Auguste de), homme politique et astronome allemand, né et m. à Alteubourg (1780-1854).
LindeSllâS [dè&nèss] (cap), cap formé par la Côte sud de la Norvège, à l'entrée de Skager-Hak.
Lindet [tlé] (Robert), conventionnel, né a Bernay, m. à Paris (1746-1826). Son Rapport fut la base de l'acte d'accusation contre le roi. Il fut ministre des finances sous le Directoire. — Son frère aîné, RonEKT-TnoMAS, né et m. a Bernay (1743-1823), èvéque constitutionnel, conventionnel et régicide.
Lindley (John), botaniste anglais, né à Catton (1799-1865), connu par ses travaux sur les roses et les orchidées,
lindorn. m. Sept de carreau, au jeu de nain jaune. Quelquefois, ce jeu lui-même.
Lindor personnage de la littérature espagnole, popularisé par la romance du Barbier de Séville, de Beaumarchais. C'est le type de l'amoureux qui, une guitare à la main, va soupirer sous les tenêtres d'une beauté quelconque.
Lindsey (Théophile), théologien protestant, fondateur de la secte des unitaires anglais, né à Middfvach, m. à Londres (1723-1808).
Linea (La), v. d'Espagne (prov. de Cadix), sur la Méditerranée; 30.000 h. Pâtes alimentaires; fabrique de sparterie, de liqueurs, de bouchons.
linéaire [né-e-re] adj. (du lat. linea. ligne). Qui a rapport aux lignes. Dessin linéaire, représentation par des lignes des élévations, plans et coupes des machines, constructions, etc. Mesures linéaires, mesures de longueur. Feuilles linéaires, feuilles étroites et allongées.
linéal, e, aux adj. Qui a rapport aux lignes d'un dessin. Dr. Qui est dans l'ordre d'une ligne directe de parenté. (Peu us.)
linéalement [man] adv. Relativement aux lignes.
linéament [man] n. m. (lat. lineamentiim ; de linea. ligne). Trait, ligne délicate qu'on observe sur le visage. Premier rudiment d'un être; première trace d'une chose : les linéa?nents d'un dessin.
linéole n. f. Nom vulgaire du bouvreuil.
liner [pr. angl. la-i-nèr'] n. m. (m. angl. ; de Une, ligne). Bateau qui fait le service sur une ligne de navigation à vapeur.
linette [ni-le] n. f. Graine de lin.
lilieux, euse [neâ, eu-ze] adj. Qui ressemble au lin.
LinevitCh [ni-é] (Nicolas-Pétrovitch), général russe, né en 1839, m. à Saint-Pétersbourg en 1908. Il succéda à Kouropatkine comme chef de l'armée russe, après la défaite de Moukden.
Ling (Per Henrik), poète suédois, fondateur de la gymnastique suédoise, né à Ijunga, m. à Stockholm (1776-1839).
linga ou lingam n. m.
Symbole phallique de Çiva sous lequel, dans l'Inde, on L'adore le plus fréquemment.
lingard [ghar; n. m. Fil de chaîne empesé dont on se sert pour raccommoder les fils qui viennent à se briser.
Morue salée sans être ou- ' verte.
Lingard [qhar] (John), historien anglais catholique, né à Winchester, m. à Hornby (1771-1831), auteur d'une Histoire d'Angleterre, impartiale et estimée.
linge n. m. ilat. lineum). Toile mise en oeuvre pour servir à divers usages de toilette, d'hygiène, de ménage, etc. : linge brodé, damassé, etc. Linge de corps, celui dont on se vêt. Linge de table, celui qui sert aux repas. Linge de lit, draps, taies d'oreiller. Morceau de toile : essuyer avec un linge. Pop. Avoir du linge, avoir de jolies toilettes. Arg. Joueur de bonneteau. Prostituée élégante. Avoir son linge lavé, être arrêté- Prov. : Il faut laver son linge sale en famille, les dissensions, les scandales même qui éclatent au sein d'une famille, d'un corps, d'une nation, doivent être liquidés en secret.
— Encycl. Taches de rouille. Dans un récipient quelconque, chauffer du jus de citron jusqu'à ébullition. Plonger dans ce liquide bouillant le linge taché et l'y laisser jusqu'à disparition de la tache. Rincer ensuite et sécher à l'air.
Marque indélébile. Chauffer un cachet portant en relief les marques à appliquer sur le linge. D'autre part, recouvrir d'une très faible épaisseur de sucre en poudre l'endroit destiné à recevoir l'empreinte. Appliquer le cachet chaud en l'appuyant fortement ; il se produit à la surface de la toile une sorte de brûlure superficielle, qui reste indélébile, sans que le linge subisse aucune détérioration.
linge, e adj. Fourni de linge.
LingendeS (Jean de), poète français, né et m. à Moulins (1580-1616). Il a laissé des sonnets, épîtres, poésies légères. — Son cousin Claude, né à Moulins, m. à Paris (1591-1660), jésuite, fut un prédicateur de mérite. — Leur parent Jean, évêque de Maçon, prédicateur distingué, né à Moulins, m. à Mâeon (1595-1665), prononça de remarquables oraisons funèbres, notamment celle de Victor-Am duc de Savoie, et celle de Louis XIII, et on le considère comme le premier orateur qui parla dans le grand goût.
linger [je], ère n. et adj. Qui vend du linge, qui travaille le linge. N. f. Qui a soin du linge, dans une maison importante.
lingerie 'je-rî] n. f. Commerce de linge. Lieu où l'on serre le linge. Linge en général.
lingette [jè-te] n. f. Petite serge qui se fabriquait en Normandie. Flanelle de qualité inférieure.
Lingons [ghon], anc. peuple de la Gaule, dans le pays de Langres.
lingot [gho] n. m. (angl. ingot). Morceau de métal fondu : lingot d'or, de plomb. Projectile cylindrique. Typogr. Chacune des pièces de métal servant à remplir les blancs d'une forme.
Ling.
LIN
lingotier [gho-ti-é] n. m. Casier dans lequel on classe les lingots.
lingotière [gho-ti] n. f. Moule où se forment en lingots les métaux en fusi
Lingreville, comm. do La m . et à
15 kil. de Coutances ; 1.240 h. Bains do mer.
LinguaglOSSa, v. de Sicile, au versant méridional de l'Etna; 11.000 h.
lingual [ghou-al], e, aux adj. (du lat. lin
langue). Qui a rapport à la langue: muscli guaux. Consonnes linguales ou suostantiv. linguales,
celles qu'on articule avec la langue : d. t. I, n, r.
linguard [gou-ar] n. m. Icktyol. Syn. de lingue.
linguatule [gkou-a] n. f. Genre d'arachnides, qui vivent en parasites dans les voies respiratoires de divers vertébrés.
lingue [ghe] n. f. lchtyol. Nom vulgaire d'une lotte des mers françaises,
lingue [ghe] n. m. Arg. Couteau.
linguet [ghè] n. m. Arc-boutant en fer, destiné à arrêter le cabestan, s'il venait à dériver.
— Encycl. Mar. Le linguet est une forte pièce de fer mobile autour d'un axe, qui, dan. le mouvement du cabestan, se déplace dans une couronne ou saucier portant de place en place des ressauts de métal. Si le cabestan venait a dévirer, les lingucts forceraient par leur extrémité sur les ressauts de l'arête de la couronne et l'arrêteraient aussitôt.
Linguet [ghè] (Simon-Nicolas-Henri), avocat et publiciste français, né à Reims, décapité à Paris (1736- 1791), fondateur des Annales. Auteur de célèbres .Mémoires sur la Bastille, d'un style vif et pittoresque.
lingueter v. a. v. langueter.
linguiforme [ghu-ï] adj. Qui a la forme d'une langue ou d'une languette.
linguiste [ghu-is-te] n. m. (du lat. lingua, langue). Qui écrit sur les langues, ou qui en fait une étude spéciale : Bopp fut un éminent linguiste.
linguistique [ghu-is-ti-ke] a. f. (de linguiste). Etude historique et comparative des langues. Adjectiv. : travaux linguistiques.
— Encycl. La linguistique date de la découverte du sanscrit, c'est-à-dire de la fin du xvme siècle. On peut distinguer dans son histoire trois périodes: la première est représentée par le nom de Bopp, l'auteur de la première grammaire comparée des langues indo-européennes ; c'est la période de création. On chercha ensuite à introduire plus de rigueur dans les comparaisons; on constata une analogie remarquable entre la méthode linguistique et celle des sciences naturelles : c'est la période de Schleicher, qui, dans son Compendium, essaya de reconstruire la langue mère aryenne ou indo-européenne. Dans la troisième période, la curiosité devint plus exigeante ; on voulut expliquer les différences après la constatation des ressemblances. Les néo-grammairiens (Brugmann, Osthoff, de Saussure, Bergaigne, Louis Havet, Sayce) ont posé les principes suivants, acceptés maintenant de tous : 1» les lois phonétiques sont absolues pour les consonnes comme pour les voyelles; 2» les cas où les lois phonétiques semblent en défaut s'expliquent toujours par l'action de l'analogie ; 3» l'analogie renouvelle et enrichit les langues ; 4° le sanscrit n'est pas le représentant le plus pur de la langue mère indoeuropéenne.
linguistiquement [ghu-is-ti-ke-man] adv.
Au point de vue linguistique.
lingule n. f. Genre de molluscoïdes brachiopodes, comprenant des coquilles oblongues très répandues dans l'océan Indien et l'Atlantique américain.
linier [ni-é], ère adj. Qui a rapport au lin: industrie linière. N. f. Terre semée en lin.
Linière ou LignièreS (François Payot de), poète satirique français, né à Senlis, m. à Paris (1628-1704), un des ennemis de Boileau.
Uniment [man] n. m. (lat. linimentum ; de linire, oindre). Médicament onctueux avec lequel on fait des frictions.
Encycl. Les liniments ont pour excipient une
matière grasse ou onctueuse, comme les huiles, la vaseline, la glycérine, et comme matière active une substance calmante ou irritante : opium, chloroforme, ammoniaque, iode, etc. Les liniments les plus connus sont : le Uniment ammoniacal, révulsif, le Uniment camphré et opiacé, calmant, le Uniment oléo-calcaire, employé contre les brûlures.
linition [sl-ojt] n. f. (lat. linitio ; de linire, oindre). Action d'oindre, d'enduire.
Link.ebeek« comm. de Belgique (Brabant, arr. de Bruxelles); 2.050 h.
Linkjœping, v. de la Suède méridionale, sur la Stangau , 15.000 h., l'une des plus anciennes villeg de la Suède.
linkS n. m. pi. (mot angl.). Terrain préparé pour le jeu de golf.
LinlithgOW [gha-OU], comté d'Ecosse ; 45.000h. Ch.-l. Linlithgow ; 3.000 h. Patrie de Marie Stuart.
Linné (Charles de), illustre naturaliste suédois, né à Rashult, m. à L'psal (1707-1778), connu surtout par ses travaux de botanique.
Il a donné une classification des plantes en vingt-quatre classes, fondée sur les caractères tirés du nombre et de la disposition des étamines ; il y établissait les subdivisions des classes d'après des caractères tirés du nombre et de la disposition des carpelles formant le pistil. Ce système, où Linné avait encadré d'innombrables plantes, dont un grand nombre étudiées par lui. excita un enthousiasme universel et il en reste de nombreuses traces dans la science. Bien que moins connue, sa classification du règne animal était fort rcmarquabi Il a résumé ses travaux dans sa Ph nica. — Son llls, Charles, les a continués avec zèle et talent (1741-1783).
Linnée: a, coupe de la fleur.
è-ne] adj. Qui a rap-
LIN
linnée [li-né] n. f. Genre de caprifoliacées, comprenantdepetites plantes des régions boréales de l'ancien monde,àtige rampante.portant des feuilles arrondies et desfleurspenchées, blanches veinées de rouge en dedans, et qui répandent une odeur agréable.
linnéen, enne ;/; né i
port a Linné, à ses théories.
HnnéiSte [li-ni-is-te] adj. Qui suit la méthode de Linné.
linographie [fi] n. f. (du gr. linon, toile, et graphein, écrire). Ecriture sur toile, impression sur étoile.
LinoiS [noij (Charles-Alexandre-Léon, comte de), intrépide marin français, né à Brest, m. à Versailles (1761-1858). Il se distingua contre les Anglais et battit en 1801 lord Cochrane dans la rade d'AIgésiras.
linoléum [om'J n. m. (de lin, et du Int. oleum, huile). Sorte de tapis imperméable, fait d'une toile de jute, enduite d'huile de lin et de liège en poudre: le linoléum a été inventé vers 1860 par l'Anglais Walton.
linon n. m. (de lin). Batiste très fine. Tissu en fil de lin, qui est à jours et qui ressemble à la gaze. On disait anciennement linomple.
Linos [>ioss], poète légendaire, fils d'Apollon et d'une Muse, que la mythologie fait vivre au temps d'Orphée. N. m. Chant composé par ou sur Linos. Chant funèbre.
linot [710] n. m. ou linotte [no-te] n.f. (de lin). Genre de passereaux conirostres d'Europe. Fig. et fam. Ti'te de linotte, personne très étourdie ou dépourvue de jugement.
— Encycl. Zool. La linotte commune est répandue dans toute l'Europe. C'est un joli oiseau, gris et brun, avec la tète et la poitrine marquées, chez le mâle, de rouge vif.
Son chant est agréable. Les linottes sont essentiellement granivores.
linotype n. f. (du lat.
linea, ligne, et du gr. tupos, caractère). Machine à composer et à fondre les caractères d'imprimerie par lignes.
— Encycl. Typogr. La linotype a un clavier analogue à celui d'une machine à écrire. Avec cette machine, on compose et on fond des caractères par lignes complètes. Lorsque la ligne est entière, un jet de matière en fusion est lancé dans le moule que forme l'assemblage des matrices et donne une ligne complète servant à l'impression ; les matrices reprennent leur place automatiquement. La linotype sert de préférence pour composer les journaux.
Les linotypes ont l'avantage de la rapidité, mais en général elles n'offrent qu'une variété limitée de caractères.