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THÈQUE

— Encycl. Le pithécanthrope (pilhecanthropus erec- *us)aété trouvé a Trinil (Java) en 1891, parle Hollandais Dubois, dans les restes d'une faune antérieure au quaternaire. On l'a représenté comme un être intermédiaire entre le singe et l'homme, son crâne ayant une capacité supérieure à celle des anthropoïdes.

pithécie [sf] n. f. Genre de singes platyrrhiniens, propres à l'Amérique tropicale.

— Encycl. Les pithécies sont des cébidés de petite taille, à tête bombée, à incisives saillantes, à queue longue et fournie ; on les appelle communément sakis. Le saisi noir (pitliecia salanas) est répandu dans les forêts de l'Amérique du Sud.

pithècolobe n. m. Genre de légumineuses mimosées, comprenant des arbustes ou des arbres des pays tropicaux, dont quelques espèces fournissent des fruits comestibles-

Pithiviers [vi-é], ch.-l. d'arr. (Loiret), à 42 kil. d'Orléans, sur l'Œuf, branche de l'Essonne, affl. de la Seine. Ch. de f. Orl. ; 6.290 h. (Pithivériens). Pâtés d'alouettes, cire, miel. — L'arr.

a 5 eant., 98 comm., 57.000 h. Le cant. a 23 comm. et 18.250 h.

pithomètre n. m. (du gr.

piilios, tonneau, et metron, mesure). Instrument qui sert à jauger les tonneaux.

pithométrie [frfj n. f. (de

pithomêtre). Art de jauger les tonneaux.

pithométrique adj. Qui

eoncerne la pithométrie.

PithOU (Pierre), jurisconsulte et érudit français, né à Troyes, m. à Nogentsur-Seine (1539-1596). Un des collaborateurs de la Satire Ménippêe, et l'un des membres les plus actifs du parti des politiques ; auteur des Libertés de l'Eglise gallicane, qui servirent de base â la déclaration du clergé de France, en 1682.

pitié n. f. (lat. pietas). Compassion pour les souffrances d'autrui : la pitié est un des plus nobles sentiments qui honorent l'homme. Chose digne d'inspirer la commisération ou le mépris : quelle pitié ! A faire pitié, très mauvais, très mal. Prendre quelquun en pitié, lui pardonner en raison de la pitié qu'il inspire. Regarder quelqu'un en pitié, éprouver de la compassion pour lui. Prov. : Il vaut mieux faire envie que pitié, il vaut mieux être heureux et subir l'envie que le bonheur inspire qu'être malheureux et s'attirer des témoignages de compassion. C'est grand'pitié, c'est une étrange pitié que de nous, la condition humaine est sujette à beaucoup de misères. Guerre et pitié ne s'accordent pas ensemble, la guerre rend impitoyable- Allus. litt. V. pigeons (les Deux). Ant. Envie.

Pitié 'hôpital de la), hôpital de Paris, dans le quartier du Jardin des plantes, construit en 1612. 11 fut un asile d'enfants jusqu'en 1809, date à laquelle il fut transformé en hôpital proprement dit.

pitoit [toi] n. m. Pinceau gros et court.

piton n. m. Sorte de clou dont la tête est en forme d'anneau ou de crochet. Pointe d'une montagne élevée (particulièrement dans les Antilles françaises). Pop. Gros nez.

PltOU (Ange), chansonnier français, né près de Châteaudun.m.à Auteuil (1767-181 2 1. Dévoué à la cause royale, il attaquait la Révolution dans ses chansons. Il est le héros d'un des meilleurs romans de Dumas père.

pitoyable [toi-ia-blé] adj. Qui est na-

turellement enclin à la pitié : soyez pitoyables aux malheureux. Qui excite la pitié : santé pitoyable. Méprisable, mauvais : auteur, écrit pitoyable.

pitoyablement [toi-ia-ble-man] adv. D'une

manière pitoyable, piteuse.

pitpit n. m. Ornith. V. i>ipi.

Pitra (dom Jean-Baptiste), bénédictin et cardinal français, né à Champforgeuil, m. à Rouen (1812- 1889). Auteur de la Vie de saint Léger, d'une ïlymnographie de l'Église grecque.

pitre n. m. Paillasse, compère d'un escamoteur : faire le pitre. Fig. Homme versatile, bouffon, peu estimable: les pitres de la politique.

pitrerie [ri] n. f. Action de pitre.

PîtreS ou Pistes, comm. de l'Eure, arr. et à 20 kil. de Louviers, non loin du confluent de l'Andelle et de la Seine; 900 h. Ch. de f. Ouest. Localité ancienne, qui fut prospère à l'époque carolingienne. Charles le Chauve y signa un édit (l'édit de Pistes), en 86t.

es de Pithiviers.

idoya ^# Fran- ;W.

- Il 1 1><-

w. put.

Pitt (William), lord Cbatham, homme d'Etat

anglais, né a We I m. a liayes (1708-1778).

Il dirigea la politique anglal

m la guerre de Sepl an

et contribua a donner an coin

'ce britannique un essor

considérable.

Pitt (William), fils du précédent. In, mine d État •''

Haye s, m. à Put ne ..

I 159 1806). Il restaura, après la guerre d'Amérique, les finan- j ces et l'industrie anglaises, el organisa le gouvernement de <,-* l'Inde. Adversaire implacable de la Révolution, il soudoya trois coalitions contre la I Ce, mais sans pouvoir einpé

cher ni les victoires de Napo- w- i>iit|ior<icn«ih«m). 1. on, ni la ruine momentanée du commerce britannique.

Pitt et Cobourg [partisan!

de), nom donné sous la Révolution à tous ceux qu'on soupçonnait d'être contre-révolutionnaires. C'était l'épithetc habituelle donnée aux adversaires des idées libérales et en général aux royalistes.

pittacal n. m. Matière colorante bleue, découverte dans les produits de la distillation du goudron.

PittaCOS, un des Sept sages de la Grèce, né n Mylllen vers 650, m. en 569 av. j.-C. Il délivra son pays des tyrans et le gouverna pendant dix ans. On lui attribue la célèbre maxime : Rien de ti'njt.

Pitthem, comm. de Belgique (Flandre-Occidentale, arr. de Thielt ; 5.170 h. Tanneries, teintureries.

Pitti, célèbre famille florentine, rivale des Médicis, dont elle balança un moment l'influence, grâce à ses richesses acquises dans le commerce. Le magnifique palais Pitti, à Florence, commencé par Brunelleschi, continué par Fancelli, Ammanati, Parigi, en rappelle aujourd'hui le souvenir. Peintures de Philippo Lippi, Ghirlandajo, le Pérugin, Fra Bartolommeo, Raphaël, etc.

pittoresque [pi-to-rès-lce] adj. (ital. pittoresco)- Qui appartient, qui a rapport à la peinture : dessin, relief, couleur, voilà la trinité pittoresque. Propre à fournir un bon sujet de composition artistique : les sites pittoresques sont nombreux dans les Pyrénées. En peinture et en littérature, piquant, original : le style de Saint-Simon est pittoresque. N. m. : courir après le pittoresque.

pittoresquement [pi-to-ris-ke-man] adv.

D'une manière pittoresque.

pittospore [pi-tos-po-re] n. m. Genre de dicotylédones dialypétales inférovariées, comprenant des arbrisseaux à lleurs solitaires ou groupées en corymbes, dont on connaît une cinquantaine d'espèces des régions tropicales : le pittospore ondulé est cultivé dans les jardins d'Europe pour ses fleurs blanches à parfum de jasmin.

pittosporées [pi-tos-po-ri] n. f. pi. Famille .le plantes dicotylédones dialypétales, dont le genre pittospore est le type. S. une pittosporée-

PittSburg, ville de l'Union américaine, ch.-l. du comté d'Alleghany (Pensylvanie) ; 375.000 h. Canons, fer.

pituitaire [tè-rr] adj. Qui a rapport à la pituite. Membrane pituitaire, membrane muqueuse des fosses nasales. Fosse pituitaire, enfoncement de la partie médiane de la face cérébrale du sphénoïde. Corps ou glande pituitaire, organe sphérique, qui se trouve dans la fosse pituitaire, et qui est relié au cerveau.

pituite n. f. (lat. pituita). Vomissement glaireux, qui survient le matin chez les alcooliques ou les sujets atteints de gastrite. Mucosité des fosses nasales. Dans l'ancienne médecine, une des quatre humeurs fondamentales du corps.

pitUiteUX, euse [teu, cu-ze] adj. De la nature de la pituite. Qui abonde en pituite : tempérament pituiteux. Substantiv. Personne atteinte de la pituite.

pityogène n. m. Genre d'insectes coléoptères rhynchophores, de la famille des scolytidés, propres à l'Europe, et qui vivent sur les conifères.

pityriasique [zi-ke] adj. Qui se rapporte au pityriasis.

pityriasis [ziss] n. m. (gr. pituriasis; de piturion, son du blé). Dermatose caractérisée par une desquamation en lines écailles.

— En ycl. On distingue plusieurs sortes de pityriasis : 1° le pityriasis rubra, dermatose inflammatoire assez grave, qui peut entraîner la mort (les* arsenicaux donnent parfois de bons résultats); 2» le pityriasis rosé, bénin, d'une durée de un à deux mois, que les purgatifs et les bains d'amidon font disparaître; 3» le pityriasis versicolor, déterminant sur la peau des taches jaunes et que les bains sulfureux, les frictions au savon noir suffisent généralement à guérir.

— Art vêtir. Le pityriasis des animaux domestiques se traite par des lotions à base de chlorhydrate d'ammoniaque â 4 0/0.

piu [pi-ou; mot ital., signif. plus] adv. Se met sur les partitions devant piano, dolre, etc., pour indiquer qu'il faut encore accentuer, davantage le mouvement indiqué.

pivert [ver] n. m. (de pic, oiseau, et vert). Oiseau à plumage jaune et vert, du genre des pics. (On écrit aussi picvert.)

pivoine n. f. (lat. pxonia, gr. paiània). Bot. Genre de renonculacées, que l'on cultive dans les jardins. Rouge comme une pivoine, très rouge. Ornith- Nom vulgaire du bouvreuil.

— Encycl. Bot. Les pivoines sont des plantes herbacées ou ligneuses, à racines vivaces fusiformes, à fleurs solitaires, volumineuses, diversement colorées (rouges, roses, blanches ou jaunes) ; on en connaît une vingtaine d'espèces des régions tem-

, dont l'horticulture a obtenu de jolies variétés. Les plus cultivées sont : la pivoine de I lune Istpivoine of-

ticinale,\api- c- wvt>. a-.—., roinedeWtt- J &&&}> mann (pivoines herbacées) ; parmi les pivoines ligneuses, on ne connaît que deux espèces : la pi- ' 'n n e arbonte et la

aejaun

du Yunnnn

Pivoine! •

destinée elle-même à , agent principal : Vin-

pivois

[tjoil n. m.

.l/v/. Vin.

pivot

[voj n. m. Pièce arrondie qui s'enfonce dans une autre, soit pour tourner dans celle-ci, soit pour lui servir de soutien

lorsque cette dernière est tourner. Fig. Base, soutien,

térêt est le pivot de beaucoup d'actions Milit. Point autour duquel on exécute une conversion. Bot. Racine qui s'enfonce verticalement en terre.

— Encycl. Techn. Le pivot appuie contre le fond d'une crapaudine et supporte fréquemment une pression assez considérable ; il reçoit diverses formes. Tantôt il se termine par une surface plane, frottant sur une autre surface plane, tantôt on lui donne une forme convexe appuyant par un point sur une pièce convexe elle-même et placée au fond de la crapaudine; quelquefois, on l'amincit en forme conique ; d'autres fois, on évide le centre de l'arbre.

piVOtal, e, aux adj. Qui tient du pivot.

pivotant [tan\ e adj. Bot. Se dit des racines centrales qui s'enfoncent perpendiculairement dans la terre : lu carotte a une racine picolante.

piVOtation [si-on] n. f. Action de pivoter.

pivoter [té] v. n. Tourner sur un pivot ou comme sur un pivot. Bot. Se dit des racines qui s'enfoncent perpendiculairement en terre. Milit. Exécuter une conversion. Faire un à-droite, un à-gauche. Fig. Faire / iroter quelqu'un, lui donner des ordres nombreux et le forcer à obéir.

PixéréCOUrt (René-Charles Glilbert de), dramaturge français, né et m. à Nancy (1773-1844) ; auteur de drames bien charpentés, mais d'un pathétique très conventionnel : Victor ou l'Enfant de la Forêt, le Château des Apennitis ou les Mystères d'Udolphe, Cœlina ou l'Enfant du mystère, etc.

Pi y Margall (Francisco), publiciste et homme d'Etat espagnol, né à Barcelone, m. à Madrid (1821-1901), un des ministres de la République espagnole en 1873.

piz ou pis n. m. (ital. pizzo). Mamelon, colline.

Pizarre (François), aventurier espagnol, né à Truxillo, m. à Cuzco (1475-1541), qui, avec l'aide de ses frères Gonzalès (né à Truxillo, m.

à Cuzco (1502-1548) et Hernando, né à Truxillo, m. en Espagne en 1567, conquit le Pérou, tua le roi des Incas Atahualpa et fut tué à Cuzco par les partisans de son rival Almagro, qu'il avait lui-même fait assassiner. 11 avait de réelles qualités militaires, mais gâtées par l'orgueil et la cruauté.

pizzicato [pid-zî] n. m.

(m. ital.). Passage de musique exécuté en pinçant les cordes du violon ou de la contrebasse.

Adv. En pinçant, au lieu de jouer jouer pizzicato. PI. des pizzicati.

PiZZO, port d'Italie (prov. de Catanzaro), sur la Méditerranée; 7.930 h. Murât y fut fusillé (1815).

P. L. Abréviation de pleine lune.

pla n. m. (onomatopée). Coup fort, frappé sur le tambour avec la baguette gauche.

Plabennec, ch.-l. de c. (Finistère), arr. et à 14 kil. de Brest; 3.840 h. Monuments mégalithiques. — Le cant. a 11 comm. et 14.120 h.

placabilité n. f. Qualité de celui qui est placable. (Peu us.) Ant. Implacabilité.

placable adj. (lat. placabilis). Qui peut être apaisé. (Peu us.) Ant. Implacable.

placage n. m. (de plaquer). Action, manière, art de plaquer. Ouvrage de menuiserie, d'ébénisterie, de marqueterie, etc., consistant en l'application d'une mince feuille d'une matière précieuse sur une matière de moindre valeur : des placage* de thuya, d'or, de nacre- Action d'appliquer une couleur ou un mordant sur l'une des faces d'un tissu. Action de transporter des plaques de gazon sur une pelouse. Genre 'de greffe qui consiste à insérer dans une entaille une plaque d'éeorce munie d'un œil. Fig. Ouvrage de l'esprit composé de morceaux pris çà et là, ou partie d'ouvrage qui semble avoir été faite à part et non d'après un plan général.

— Encycl. Techn. Pour opérer le placage d'un meuble, on commence par en dresser toutes les surfaces avec le plus grand soin, puis on le couvre de stries qui s'entrecoupent de manière à faciliter la prise de la colle. Le meuble est alors fini en blanc. Ou applique ensuite les feuilles, sciées mécaniquement, à l'aide de la colle forte, que l'on emploie alors qu'elle est claire et chaude.

placage n. m. Action de placer. Distribution des places dans un marché, une place, etc.

placard [kar] n. m. (de plaque)-). Assemblage de menuiserie au-dessus d'une porte. Armoire pratiquée dans un mur. Avis écrit ou imprimé, affiché publiquement pour annoncer, injurier, diffamer : placard officiel, séditieux, hnpr. Epreuve d'impri-

Pizai-re.

avec l'archet :

PLA

incrie, en colonnes espacées, pour faciliter les corrections. Pop. Emplâtre, cataplasme.

placarder [di] v. a. (de plaçant). Afficher sous forme de placards -.placarder un arrêt. Railler dans des écrits satiriques : placarder ses adversaires. Jmpr. Imprimer eu placard.

placardeur n. m, Celui qui al'iiche des placards.

placart [kar] n. m. Archêol. Pièce de renfort de cuirasse qui, aux xv« et xvi" siècles, se fixait à la région pectorale gauche de la cuirasse.

place n. f. (du lat. plaira, place publique). Espace, endroit qu'occupe, ou peut, ou doit occuper une personne, une chose : une place pour chaque chose et chaque chose à sa place. Emploi : perdre sa place. Rang qu'obtient un écolier pour sa composition : les prix se donnent d'après les jdaces. Classement attribué au cheval arrivé second ou troisième dans une course : jouer la place. Lieu public découvert et généralement environné de bâtiments : la place de l'Opéra, de la Bastille. Sur la place, à terre, par terre. Rester sur la place, tomber mort ou grièvement blessé. Sur pUn e, ô l'endroit même- Prendre la place île quelqu'un, se substituer à lui. A sa place, si j'étais à sa place. Céder la place à quelqu'un, se retirer devant lui. Quitter la place, renoncer à ce qu'on faisait. Laisser place à, laisser de la latitude pour. Faire place à, se ranger pour laisser passer; donner une place auprès de soi ; céder sa place â, être remplacé par. Faire place nette, vider le logement qu'on occupait; congédier tout un personnel. Ke pas tenir, ne pas rester en place, aller et venir sans cesse. Se tenir à sa place, observer les bienséances qu'exige son état. Etre d sa place, être dans l'état, dans l'emploi qu'on mérite. Remettre quelqu'un à sa place, le rappeler au respect, aux égards qu'il doit. En son lieu et place, en sa place, en son nom. Place forte, ville de guerre. Place d'armes, endroit où ont lieu les revues, les exercices, etc. Place d armes, l'un des éléments de la fortification bastionnée, formée par un élargissement du chemin couvert : place d'armes rentrante; place d'armes saillante. (V. fortification.) Absol. Ville fortifiée où l'on rassemble des troupes ; la place de Lille. Bureaux du commandant de place,: faire viser un congé à la place. Comm. Lieu du change, de la banque. Se dit de tous les négociants, de tous les banquiers d'une ville : la place de Paris. Faire la place, aller de maison en maison offrir des marchandises. Place de voitures, endroit ou stationnent les voitures publiques. Voiture de place, voiture à louer qui stationne sur la place.

— Encycl. Milit. Les places de guerre sont classées, suivant leur importance, en trois catégories. De plus, celles qui, par leur situation, doivent concourir à la défense d'une même région, sont réunies en groupes, dont chacun porte le nom de la place prinpale. Chaque place est commandée par un officier dit gouverneur ou gouverneur désigné, suivant qu'il exerce le commandement dès le temps de paix ou qu'il ne doit l'exercer qu'en temps de guerre. En outre, chacun des groupes de places fortes est sous les ordres d'un officier général ou au moins d'un colonel, qui porte le titre de commandant supérieur de la défense des places du groupe. Une place peut être en état de paix, en état de guerre, ou en état de siège.

placé, e adj. Qui est dans une certaine position : avoir lapoitrine bien placée. Haut placé, qui a une position élevée. Avoir le cœur bien placé, avoir de la vertu. Turf. Jouer un cheval placé, parier que ce cheval arrivera second ou troisième.

placement [mon] n. m. Action de procurer une place, un emploi : bureau de placement. Action de vendre : placer du vin. Action de disposer d'un capital de manière qu'il rapporte des intérêts: faire un placement avantageux. Ast. Déplacement.

— Encycl. Dr. Bureau de placement. Les municipalités sont autorisées à supprimer les bureaux de plaeement payants, moyennant une indemnité.

Aucun hôtelier, logeur, restaurateur ou débitant de boissons ne peut joindre à son établissement un bureau de placement sans s'exposer aux pein»s prévues pour infraction aux arrêtés municipaux sur les bureaux de placement.

Les frais de placement touchés dans les bureaux maintenus à titre payant sont entièrement supportés par les employeurs, sans qu'aucune rétribution puisse être perçue sur les employés , sous peine d'amende et d'emprisonnement ou de l'une de ces deux peines.

Les bureaux de placement gratuits, créés par les municipalités, syndicats professionnels, bourses du travail, et toutes autres associations légalement constituées ne sont pas soumis à l'autorisation mais seulement à une déclaration à la mairie, déclaration renouvelable à chaque changement de local.

Les affiches concernant les offres et demandes de travail et d'emploi, apposées par les bureaux gratuits, sont exemptées du droit de timbre.

La loi organise le placement pour ainsi dire officiel des employés et ouvriers en prescrivant l'ouverture à la mairie de chaque commune d'un registre, mis gratuitement à la disposition du. public, sur lequel seront consignées les offres et demandes de travail et d'emploi. A ce registre est joint un répertoire où sont classées les notices individuelles que les demandeurs de travail pourront librement joindre à leur demande.

Les communes ayant plus de 10.000 hab. sont obligées I de créer un bureau municipal. 1

Les bureaux de nourrices sont soumis à des dispositions spéciales relatives à la protection des enfants du premier âge.

placenta sia-ta] n. m.

(m. lat. signif. gâteau; du gr plakous, gâteau,. Masse char- Pi«cenia.

nue et spongieuse en forme de gâteau, faisant partie des enveloppes.de l'œuf, chez les mammifères. Ilot. Partie de la surface d'un carpelle sur laquelle sont insérés les ovules. Partie qui atlache la graine.

placentaire [sin-tê-re] adj. Qui appartient au placenta: vaisseaux placentaires.

placentaires Uui/è-rej n. m. pi. Grande divîslon de mammifères, comprenant ceux qui possèdent un placenta. Y. mammifères.) S. uûp/âcenlatre.

placentairien, enne co placentérien,

enne [sin-lé-ri-in, c-ne] adj. Dot. Qui se rapporte

au placenta.

placentation [sin-ta-si-on] a. f. Bot. Disposition des placentas dans le pistil.

— Encycl. La placentation est dite axile, quand les placentas se soudent avec l'axe ou la colunielle; elle est due pariétale, quand les placentas se trouvent sur les parois du fruit; elle est centrale, quand les placentas sont réunis au centre et à la base de l'ovaire ; elle est diffuse, quand tous les points de l'ovaire donnent des ovules.

placentiforme [sin] adj. Qui a la forme d'un placenta.

placer [se] v. a. (de place. — Prend une cédille sous le c devant a et o : il plaça, nous plaçons ) Etablir, mettre dans un lieu : placer un meuble. Fig. Etablir dans une situation : placer un homme entre son honneur et son intérêt. Assigner un rang : placer un invité. Procurer un emploi : plarerun domestique. Vendre pour le compte d'autrui : placer des cafés. Prêter ou céder à intérêt : placer Je l'argent. Ant. Déplacer.

placer [scr] n. m. (mot. esp. signif. banc de sable). Gisement aurifère : les placées ont fait la fortune de ta Californie.

placet [s'e] n. m. Tabouret. (Vs.)

placet [sèf] (mot. lat. signif. il platt), formule d'adhésion en usage dans les assemblées du clergé et qui signifie : je suis de cet avis.

placet [se] n.m. (même étymol. qu'à l'art, préc.) Pétition, demande succinct'1 par écrit : présenter un placet. (Vx.) Consentement, adhésion: accorder son placet a une demande. (Vx.) Sorte de requête en vers: les placets de Voiture.

— Encycl. Proc. civ. Le placet est une copie des conclusions que l'avoué du demandeur dépose entre les mains du tribunal, afin de faire appeler une cause à l'audience. Il n'a pas de valeur légale et ne donne^droit à aucun payement d'émoluments.

placeur, euse [eu-ze] n. et adj. Qui place : une placeuse de domestiques ; commis placeur.

placide adj. (lat. placidus). Calme, paisible ; rester placide devant une injure. Qui exprime la tranquillité de l'âme '.physionomie placide. Ant. Emporté.

Placide (saint), moine bénédictin, né à Rome, massacré à Messine vers 541. Fête le 5 octobre.

placidement. [man] adv. Avec placidité.

Placidie (Gallia Placida Augusta), impératrice romaine, fille de Théodose, née à Constantinople, m. à Ravenne en 450. Femme d'Ataulphe. puis de Constance, général d'Honorius. Elle gouverna l'empire d'Occident pendant la minorité de son fils, Valentinien III. Son mausolée se voit encore à Ravenne.

placidité n. f. (de placide). Caractère calme.

placier [si-é], ère n. Personne chargée de faire le placement des articles de commerce en visitant ou en cherchant des clients. Adjudicataire des places d'un marché.

placité, e adj. Dr. anc. Jugé par un placitum.

placitum [tom'] n. m. Dr. anc. Assises judiciaires. Syn. de plaid. V. ce mot.

plaCOÏde adj. (du gr. plax , plakos, plaque, et eiilos, aspect). Se dit de corps durs qui incrustent la peau de certains poissons, comme la raie.

plafond [fon] n. m. (pour plat fond). Surface ordinairement plate, garnie de plâtre ou de menuiserie, qui forme la partie supérieure d'un lieu couvert : suspendre un lustre au plafond. Peinture ornant un plafond : Delacroix a exécutés de magnifiques plafonds. Mac. Plate-forme de la cale. Caillebotis recouvrant le fond de la chambre d'un canot. Pop. Cerveau, intelligence. Bas de plafond, inintelligent. Avoir une araignée dans le plafond, être un peu fou.

— Encycl. Archit. Les plafonds sont tantôt de simples surfaces planes sans moulures et sans ornementation, et tantôt des surfaces courbes avec des sculptures, des peintures, des arabesques. On établit d'ordinaire les plafonds sur hourdis pleins, sur lattis jointifs, etc. Le gobetuge consiste à jeter à la main du plâtre grossier un peu épaissi; on applique ensuite le crépi, qu'on égalise à la régie. Enfin, sur le crépi, on jette une troisième couche de plâtre fin égalisée, qui forme la partie apparente du plafond.

plafonnage [fo-na-jé] n. m. Action de plafonner. Travail de celui qui plafonne.

plafonnant [fo-nan], e adj. Qui plafonne.

plafonnement [fo-ne-man] n. m. Perspective des objets vus de dessous, des figures peintes dans un plafond. Travail du plafond.

plafonner [fo-nel v. a. Garnir d'un plafond : plafonner une pièce. Exécuter pour plafond : plafonner des figures. V. n. Produire l'effet voulu des figures exécutées dans les plafonds.

plafonneur [fo-neur] n. et adj. m. Ouvrier qui fait des plafonds.

plagal, e, aux adj. (du lat. plaga). Se dit d'un mode musical où la quinte est à l'aigu et la quarte au grave: ton]dagal. Modes plagaux, dan:, le chant grégorien, modes dérivés des modes authentiques, par renversement de la quarte supérieure au grave. N. m. Le mode plagal.

plage n. f. (ital. piuggia ; du lat. plaga, contrée). Rivage de mer plat et découvert : plage de subie, de galets. Poétiq. Contrée, climat : les plages lointaine*. Espace de terre qui correspond a une région déterminée du ciel : on compte quatre plages principales : le nord, le midi, l'est, l'ouest.

plagiaire [/i-è-re] n. m. (lat. plagiar ius; de plagium, détournement d'esclave). Auteur qui donne comme sien ce qu'il a pillé chezautrui. Adjcctiv. : auteur plagiaire.

plagiarisme [ris-mc] n. m. Plagiat érigé en procédé littéraire.

plagiat [ji-a] n. m. Acte de celui qui s'approprie la production d'autrui : accuser un auteur de plagiat .

plag.ièdre adj. (du gr. plagias, oblique, et edra, base;. Qui a des facettes obliques.

plagier [ji-é] v. a. (Se conj. comme prier.) Commettre un plagiat sur : plagier un auteur.

plagioclases [kla-ze] n. m. pi. (du gr. plagias, oblique, et klasis, cassure . Série de feldspaths, dont les clivages sont obliques l'un sur l'autre. S. un plagioclase.

Plaids : 1. Ecossais vêtu de sou plaid; dame ; 3. De voyage.

PLA

plagiodère n. f. Genre d'insectes coléoptères phytophages, de la famille des chrysomélidés de ['hémisphère boréal, dont une espèce vil en France

sur les saules.

plagiostomes [os-fo-me] n. m. pi. (du gr.

plagias, oblique, et stoma, bouche). Ordre de poissons sélaciens, coin prenant ceux qui, comme les raies, les squales, ont la bouche tranversalc, placée endessous avec les ouvertures des fosses nasales tics rapprochées it dans la même direction : les plagiat tomes sont les plus grands de tous les poissons. S. un plagiostome. ^

plagiotrèmes n. m. pi. (du gr.plagios, oblique, et tréma, trou). Sous-classe de reptiles, renfermant les formes à peau recouverte d'écaillés ou d'écussons, et dont l'anus s'ouvre par une fente transversale comme chez les ophidiens et les sauriens. S. un plagiotrème.

plagiotrlpte n. m. Genre d'insectes orthoptères acridiens, de l'Afrique australe, remarquables par leur corselet, qui rappelle l'encolure d'un cheval.

plagiotrope adj. (du gr. plagios, oblique, et tropos, direction) Rot. Se dit d'un organe auquel l'action de la pesanteur imprime une direction horizontale, comme cela a lieu pour le rhizome du sceau de Salomon.

plagiotropie [pi] n. f. Bot. Disposition des organes plagiotropes.

plagiotropisme [pis-me] n. m. Phénomène auquel est due la plagiotropie.

plaid [plè] n. m. (du lat. placitum, assemblée publique)) Plaidoyer. Audience : tenir les plaids. (Vx.) Assemblée judiciaire ou politique sousles Mérovingiens et les Carolingiens. (Vx.)

plaid [piè]

n. m. (m. écossais). Manteau à carreaux des Ecossais. Couverture de voyage , semblable à ce manteau. Manteau sans manches, qui se porte par-dessus les autres vêtements

plaidable

[jdc-da-ble] adj. Qu'on peut plaider: cause difficilement plaidable.

plaidailler ijiiè-da, u mil., é] ou plaidas-

Ser lplè-da-sé] v. n. F'aire de nombreux petits procès. Plaider de nombreuses petites causes.

plaidailleur, euse \j>lè-da, u mu., eu-ze] n.

Personne qui plaidaille.

plaidant [pli-dan], e adj. Qui plaide : les parties plaidantes.

plaider [plé-dé] v. n. (de plaid). Contesler en justice : plaider pendant vingt ans. Défendre sa cause ou celle d'une partie devant les juges : avocat qui a bien plaidé. Parler en faveur de quelqu'un : plaider pour un enfant turbulent. Fournir des présomptions en faveur de : le passé de l'honnête homme plaide pour lui. V. a. Défendre en justice : plaider une a/faire de mœurs ; plaider une cause. Chercher à faire établir : plaider l'incompétence du tribunal. Soutenir : plaider le faux. Plaider le faux pour savoir le vrai, dire à quelqu'un une chose qu'on sait être fausse, pour tirer de lui la vérité.

plaidereaU [plé-de-rO] n. m. Plaideur, chicaneur. (Vx.)

plaiderie [plè-de-ri] n. f. Procès. (Vx.)

plaideur, euse [plè-deur, eu-ze] n. Qui plaide. Qui aime les procès : un plaideur enragé. Allus. litt. L'huître et les Plaideurs, fable de La F"ontaine, dans laquelle deux voyageurs se disputent la possession d'une huître et prennent pour arbitre Penin Dandin. Celui-ci gruge l'huître et donne à chacun une écaille. Dans l'application, on compare souvent Perrin Dandin à la Justice, ou à quiconque abuse de sa situation pour profiter d'un conflit.

Plaideurs (les), comédie en trois actes et en vers, imitée des Guêpes d'Aristophane, par Racine (1668 . la plus spirituelle critique de mœurs du palais d'alors. Léandre, fils de Perrin Dandin, aime Isabelle, fille de Chicaneau, plaideur obstiné ; il pénètre sous le déguisement d'un homme de loi dans le domicile de ce dernier et obtient par surprise son consentement en lui faisant signer un contrat de mariage au lieu d'un exploit. Le type du juge maniaque Perrin Dandin, les démêlés de Chicaneau et de la comtesse de Pimbêche, les plaidoyers de Petit Jean et de l'Intimé sont d'une savoureuse plaisanterie. Le style surtout est excellent, court, agile, débordant de verve et de fantaisie. Beaucoup de vers, frappés au bon coin, sont devenus proverbes :

Toi qui rit vendredi, dimanche pleurera. Mais, sans argenl, l'honneur n'est qu'une maladie.

Point d'argent, point de Suisse...

Ce que je fais le mieux, c'est non commencement.

De grands mots qui tiendraient d'ici jusqu'à Pontoîse.

D'autres passages de cette célèbre comédie sont encore souvent cités, surtout les deux suivants :

l'intimé, avocat de i'acci.sé (un chien qui a dévoré un chapon). . . . Avant la naissance du monde. .

danois |bâ liant |, •• Avocat, ah : passons au déluge »...

Dans l'application, ces mots : Avocat, passons au déluge, sont une manière ironique de faire entendre à quelqu'un qu'il remonte beaucoup trop haut dans le récit d'un événement.

i 'stimÉ.

Anatole, •• primo .. péri « Polilicoii ■>, Dit fort bien...

DAMll.N.

A vocal, il s'agit d'un chapon, Et non point d Arislote et de sa ■ Politique .

Ces mots '• Avocat, U s'a>;it d'un chapon, s'appliquent à ceux qui, dans une discussion, se lancent dans de ridicules digressions.

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