‹ Le Larousse pour tousChapitre 51 sur 979 · V. la pi. IMPRIMERIE · texte numérisé non relu

V. la pi. IMPRIMERIE

linsang (sangh] n. m. Genre de mammifères carnassiers, de l'Indo-Chine et des îles de la Sonde. (Le linsang est un joli animal, voisin des genettes, à pelage fauve taché de brun.)

Linselles, comm. du Nord, arr. et à 10 kil. de Lille, non loin de la Lys; 4.840 h. Huilerie, filatures, savonnerie.

linteau [tô] n. m. (lat. pop. limilale). Pièce de bois ou bloc de pierre placé en travers au-dessus de

LÏDOt.

Linsang.

Linteaux : 1. En pierre ; 2. En fer; 3. En bois.

l'ouverture d'une porte ou d'une fenêtre. Bout de fer qu'on met au haut d'une porte pour y placer des tourillons. V. la planche maison.

Linth, comm. de Belgique fprov. et arr. d'Anvers) ; 1.460 h.

Linthal. v. de Suisse (cant. de Glaris), sur la

Linth; 2.000 h. Filatures. Eaux sulfureuses.

linum [un»,'] n. m. (du gr. linon, fil). Nom scientifique du genre lin.

Linxe, comm. des Landes, arr. et à 31 kil. de Dax, sur la Binaou ; 1.270 h. Ch. de f. d intérêt local. Essence de térébenthine.

Linz [Unis], capitale de la Haute-Autriche, sur le Danube ; 60.000 h. Place forte ; industrie active ; machines, cuirs, etc.

lion, lionne [o-ne] n. (lat. leo). Le plus puissant des quadrupèdes carnassiers du genre chat :

Lion, lionne et lionceaux.

le lion rugit. Fig. Personne brave, violente, furieuse : une mère dont on attaque l'enfant devient une lionne. Personne qui excite la curiosité publique, jeune homme riche et très élégant : les lions de la mode. (Au fém., femme élégante, à la mode) Coudre la peau du renard à relie du lion, joindre la ruse à la force. Lion marin ou lion de mer, espèce de phoque à crinière. Lion du Pérou ou d'À merigue, congouar. Lion de puceron, larve d'une variété de névroptères. Astr. L'un des signes du zodiaque: le soleil entre dans le Lion vers la fin de juillet. Bios. Figure de lion représentée sur un écu, et dont la position la plus habituelle est rampant, c'est-à-dire dressé sur ses pattes de derrière. (V. la planche blason.) Prov. : A l'ongle, on connaît le lion, un homme de génie se trahit aux moindres choses. Mieux vaut chien vivant que lion mort, un mort est inférieur à tout- Allus. i.itt. Antre, caverne du lion, lieu, difficulté d'où il est impossible de sortir. (La Fontaine, Le Lion malade et le Renard.) Parce que je m'appelle lion, la part du lion. V. quia nominor.

^ — Encycl. Zool. Le lion (uncia leo) est le type d'un sous-genre de chats, comptant les plus grandes espèces du genre felis.

Répandu d ans toute l'Afrique, il s'étend en Asie jusque dans l'Inde centrale. On en a disting u é p 1 usieursvariétés, d'après 1 e pelage et la crinière plus

ou moins jaunâtre. Le type est le lion de l'Atlas, à robe foncée et à crinière brune.

Le lion est le plus puissant des carnassiers ; il mesure jusqu'à 2m, 20 du museau à la pointe de la queue; son port fier, son regard imposant lui ont valu le surnom de roi des animaux. Doué d'une force et d'une agilité extraordinaires, il bondit jusqu'à 4 mètres de hauteur, mais ne grimpe pas aux arbres. Il habite surtout les régions boisées; nocturne, il sort de sa retraite à la nuit et y rentre dès que le soleil se lève. Son rugissement est effroyable; on l'entend à plusieurs kilomètres de distance. Le lion est un animal prudent, qui n'attaque l'homme qu'exceptionnellement ; mais il attaque les grandes antilopes, qu'il surprend à l'affût près des sources où elles viennent boire. A défaut d'autre proie, il attaque les troupeau* de moutons dans les douars et y commet des dégâts considérables, qui font redouter son voisinage.

La lionne est un peuplus petite que le lion et dépourvue de crinière. Les lionceaux naissent au nombre de trois ou quatre par portée; ils atteignent en huit mois l'âge adulte.

Lion amoureux (le), comédie encinqactes et en vers.dePonsard (1866); étude historique consciencieuse des mœurs du Directoire.

Lion de Belfort (le), statue en grès des Vosges, de Bartholdi, symbolisant la défense de Belfort en 1870-1871, et érigée sur une terrasse taillée dans le roc.

Une copie en bronze s'élève à Paris, place Denfert-Rochereau.

Lion de Zaehringen ( ordre du), ordre badois, créé en 1812 par le grand-duc Charles de Bade et réorganisé en 1840; trois classes. Ruban vert, à liséré orange.

Lion d'Or (ordre du), ordre hessois fondé en 1790 par le landgrave Frédéric II et réorganisé en 1876. Une seule classe ; le ruban est rouge ponceau moiré.

Lion de Belfort.

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