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A. tracer

sellier ; 3. Sèche

POI

pointer [té] v. a. (de point). Marquer d'un point indiquant revision, vérification, etc. Braquer vers un point: pointer un canon, une lunette. Rapporter sur un panneau, avec le compas et la fausse équerre, les dimensions relevées sur une épure. Musiq. Pointer une note, la marquer, à sa droite, d'un point qui augmente de moitié sa valeur.

pointer [té] v. a. Frapper d'un coup .le pointe : pointer son adversaire. Dresser en pointe,: cheval qui pointe les oreilles. Amorcer des trous^avec le pointeau. V. n. S'élever en l'air : l'aigle pointe très haut. Etre dirigé en pointe : partout des clochers pointent. Commencer à pousser : Ole qui pointe. Se dit du cheval qui se cabre.

pointer [voin-tir; prononç. angl. poin'-teur] n. m. (m. angl.). Espèce de chien d'arrêt anglais.

pointerie [rt] n. f. Fabrique de pointes.

pointerolle n. f. Min. Petit pic servant à entailler les roches très dures.

pointe-sèche n. f. v. pointe.

pointe-SéchiSte n. m. Graveur à la pointe sèche. PI. des pointe-sechistes.

pointeur n. m. Artilleur qui pointe la pièce : un habile pointeur. Celui qui pointe une liste, etc.

pointeur, euse [eu-ze] n. Ouvrier, ouvrière qui façonne en pointe.

pointier [ti-£] n. m. Ouvrier qui travaille dans une fabrique de pointes.

pointillage [ti, «mii.]ou pointillement

[ti. Il mil., e-man] n. m. Action de pointiller.

pointillé [Il mil., e] n. f. Contestation frivole.

pointillé [ti, //mil., é) n. m. Gravure, dessin quon exécute en pointillant : graver au pointillé.

pointillement [ft, // mil., e-man] n. m. Action de pointiller.

pointiller [ti, Il mil., é] v. a. Tracer par points : pointiller un dessin. V. n. Faire des points avec la plume, le burin, le crayon, le pinceau.

pointiller [ti, Il mil., é] v. n. (de pointillé). Contester sur des minuties. V. a. Piquer à tout moment par des mots désobligeants.

pointillerie [ti, Il mil., e-rî] n. f. Fam. Contestation sur des bagatelles.

pointilleusement [(/, // mil., eu-zc-man)

adv. D'une façon pointilleuse.

pointilleux, euse [ti, Il mil., eu eu-ze] adj. Qui aime à pointiller. Irascible, exigeant : être très pointilleux surles questions de préséance.

pointillisme [ti, u

mil., is-n.e] n. m. Procédé de peinture, qui consiste à décomposer des tons au moyen de touches séparées.

pointilliste [ti. u

mil., is-te] n. m. Peintre qui affectionne, qui pratique le pointillisme.

pointiS [ti] n. m. Extrémité d'amont ou d'aval d'une ile en rivière.

PointiS [ti] (Jean-Bernard Desjeans, baron de), vaillant marin français, m. près de Paris (1045-1707). Il prit Cartliaçène en 1097.

pointometre n. m. (de point, et du gr. nietron, mesure). Appareil de sculpteur, servant à faire la mise au point d'un buste ou d'une statue que Ton veut reproduire dans les mêmes dimensions.

pointu, e adj. Qui se termine en pointe : poignard très pointu. Fig. Minutieux, susceptible : esprit pointu.

pointure n. f. Impr.

' Petite pointe de fer fixée sur le tympan ou sur le cylindre d'une machine à imprimer, et qui sert à fixer la feuille à imprimer ; trou que fait cette pointe.

Dimension de chaussures, de gants , de coiffures : avoir tant de pointure. Mar.

rieurs d'une voile carrée.

poire n. f. (lat. pirum). Fruit du poirier. Fig. et fam. Garder une poire jiour ta soif, se réserver quelque chose pour les besoins à venir.

Poires tapées, poires pelées et passées au four. Poires molles, poires trop m ù r e s qui commencent à se gâter. Fig . et fam. Ne pas promettre des poires poire, en forme de

l'ointi?.

Pointometre.

Chacun des coins supé-

Poires

1 (Ire ; 3.

D'angoisse iouvrle) ; 2. A pouinjection : t. Electrique ; 5. De vaporisateur en caoulchom .

lolles. faire des menaces. En , ^.. .«....!. „„ poire. Entre la nuire et le fro- .nage, à la fin du repas, moment ou l'on parle plus librement. Pop. Tête, figure: quelle bonne poire ' Arg. Imbécile : les malins vivent Ides poires. Faire, sa poire, se donner de grands airs. Poudrière de chasse. Récipient de caoutchouc en forme de poire, que termine un tube de caoutchouc et sur lequel on appuie pour refouler l'air qu'il contient et agir sur une soufflerie de vaporisateur, le déclic .1 un.- porte, d'un appareil photographique, .'te Poignée en forme de poire d'une sonnette électrique. Poire d'angoisse, v. ANGOISSE

— Encycl. Ilot. La poire est une baie à cinq loges, dont le péricarpe charnu est comestible. La sélection en a créé de très nombreuses variétés, (V. le tableau et la planche fruits.) Les poires, comme

POI

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les pommes, sont consommées crues ou cuites, suivant les variétés ; on en préparc aussi des compotes, des confitures et une boisson fcrmentée, le pou.-.

Poireaux: t. Long d'hiver ; 2- Court de Kouen.

Poires : A, duchesse d'AngouIèine ; B, bergamote EspL-ren ;

C, | >i- .e crassane ; D, rousselet de Reims ; E, doyenné de juillet;

F, lontlante des bois; G, doyenné d'hiver; H, Louise-bonne

d'A\ ran elles ; I, beurré d'Amanlis ; J, épargne ; K, bon-chrétien

d'hiver; L, belle Angevine ; M, beurré Clergeau.

poiré n. m. Jus fermenté de la poire : la préparation du poiré est analogue à celle du cidre.

poireau [rô] ou porréau [po-râ] n. m. (lat. porrus). Bot. Plante potagère du genre ail. Pathol. Syn.de verrue et de végétation. Art vétér. Grosse verrue qui se développe sur le pis de la vache ou sur diverses régions de la peau du cheval. Arg. Agent de police de planton. Faire le poireau, attendre longtemps.

— Encycl. Bot. Le poireau (allium porrum), originaire du midi de l'Europe, est une plante bisannuelle, à bulbe tunique, à feuilles radicales et engainantes, cultivée dans tous les jardins. On sème soit avant, soit après l'hiver en terre fraîche et bien fumée ou sur couche.

Quand le poireau a environ 15 centimètres, on le repique en place , après avoir rognévin peules racinesetles feuilles. Les deux principales variétés sont :

poireau long d'hiver de Paris, et court de Rouen.

Le poireau est diurétique et sert à préparer des potages ; on le mange aussi à la façon des asperges.

— Art vétér. Chez le cheval, les poireaux apparaissent souvent en nombre et réunis en grappes ; ils atteignent la grosseur d'un grain de raisin. On les extirpe en en serrant la base fortement avec un fil de soie, ou en les frottant avec une pommade à base d'acide arsénieux.

poireauter[ro-<é] v.n.Arff.Attendrelongtemps. poirée n. f. Plante potagère du genre bette.

— Encycl. La poirée, carde ou bette à carde, appartient à la famille des chénopodiacees. Voisine de la betterave, elle a une racine beaucoup plus petite, mais des feuilles très développées, que l'on consomme mélangées à l'oseille, et des pétioles (cardes) que l'on mange à la façon des cardons.

Poire-SUr-Vie (Le), ch.-I. de c. (Vendée), arr. et à 12 kil. de La Roche-sur-Yon ; 4.400 h. Commerce de bœufs. — Le cant. a 8 comm. et 18.100 h.

poirier \ri-è] n. m. Genre de rosacées, dont on cultive plusieurs espèces pour leurs fruits succulents (poires) : le bois de poirier est très estimé en ébénisterie.

— Encycl. Les poiriers (pirus) sont des arbres ou des arbrisseaux à feuilles simples, entières ou découpées, à

fleurs solitai- *fl!#S.i? '

res ou groupées en corymbe, à fruit allongé, et dont l'endocarpe membraneux est entouré d'un péricarpe, charnu plus ou moins sucré.

Le poirier commun (pirus (omiuunis) ou franc croît

spontanément Poiril.r „uïage . ,. pleur» , 2. Coupe d. la dans les torets tleur; 3. Coupe du fruit; 1. Graine ou pépin.

de l'Europe du

Nord-Est; de même le poirier de Cirole (de l'ouest de la France), le poirier argenté, etc. Ces espèces ont donné naissance par croisement et sélection à d'innombrables variétés, dont les caractères sont bien fixés, et . qui fournissent des fruits que l'on classe suivant l'époque de leur maturité en poires d'été, poires d'automne et poires d'hiver. (V. la planche et le tableau fruits.)

Le poirier se cultive en sol fertile, substantiel et profond ; on le multiplie par semis, mais, pour reproduire plus fidèlement une variété déterminée, on a

ri ara à la greffe. On greffé sur franc, sur cognassier et, plus rarement, mu- aubépine ; les poiriers à haute tige sont cultivés eu plein vent, les poiriers à basse tige en espaliers et, eu ci- cas, ils peuvent prendre lesrormesle» plus diverse*.

Le bois du poirier Commun et surtout celui des espèces sauvages esf dur, rougeatre. d'un grain serré et Un, qui 1<- luit rechercher pour rébénisterje et la tabletterie.

Poirson (Jean-Baptiste), géographe français, né a Vrécourt (Vosges), m. à Valence [1760-1881).

Poirson (Auguste , professeur et historien français, ni' a Paris, m. à Versailles (1795-1871); auteur d'une Histoire de Ben/ri IV.

pois [poi] n. m. (lat. pistent). Genre de légumineuses papilionacôes grimpantes, dont on cultive un grand nombre d'espèces pour leur fruit alimentaire. Sa graine. Pois chiche, v. chiche. Petits pois ou pois verts, pois qu'on inange verts. Pois sers, graines de pois des se élu' es, mais entières. Pois cassés, graines de pois décortiquées et divisées en deux, que l'on consomme en purées ou potages. Puis mangetout, pois dont la gousse est dépourvue de parchemin et peut être consommée en même temps que la graine. Fum. La fleur des pois, ce qu'il y a de plus distingué en son genre. Avateur de pois gris, goinfre; prodigue. Donner un puis pour avoir une fève, n'offrir une chose que dans l'espoir d'en avoir une autre plus importante. Manger des puis chauds, être embarrassé pour répondre. Que ce suit pois ou fève. le choix est indifférent. Vous ai-jc vendu des pois gui ne cuisent pas? vous ai-je trompé, joué, offensé? Prov. : Il faut manger les petits pois avec les riches et les cerises avec les pauvres, les petits pois ne sont bons que dans leur primeur, alors qu'ils coûtent fort cher, et les cerises à leur pleine maturité, au moment où elles coulent peu.

— Encycl. Les pois sont des plantes herbacées, grimpantes, originaires du bassin méditerranéen ; le fruit est une gousse oblongue, renfermant des graines globuleuses. On n'en connaît qu'un petit nombre d'espèces, mais de nombreuses variétés.

Le pois fourrager, pois gris, pisaille, pois à brebis, pois des champs, pois à pigeon, à fleurs roses et

Pois : 1. Potager; 2.

tout ; 5. Sabre

Fleur; 3. Prince-Albert: \. ÎUange- 6. Do senteur ; 7, A bouquet.

violacées, croît spontanément dans les céréales ; on le cultive dans les terres un peu argileuses et fraîches, et il est semé avec de l'avoine ou du seigle, dont les chaumes lui fourniront un appui.

Les pois potagers se classent en pois à rame à écosser (pois d'Auvergne, Prince-Albert, michaux de Hollande, Carter, Clamart, Knight, etc . ) ; pois à rame mange-tout (pois beurre); pois nains à écosser (pois nain hâtif, pois de Bretagne, Bishop's, etc.) et pois nains mange-tout (pois nain de Hollande, etc.). On consomme les pois soit en cosse verte (pois mange-tout), soit en grains frais, soit en grains secs (pois cassés).

Poise (Jean-Alexandre-KerJmaiid), compositeur français, né a Nîmes, m. à Paris (1828-1892!, musicien délicat et distingué. Principaux opéras comiques : Joli Gilles, i Amour médecin, la Surprise de l'amour, les Trois Souhaits.

poison [zon] n. m. (du lat.

polio, boisson). Toute substance qui détruit ou altère les fonctions vitales : la strychnine est un poison violent. Boisson ou aliment de très mauvaise qualité, ou pernicieux: l'alcool est un poison. Fig. Maxime, discours, écrit pernicieux. N. f.

Pop. Femme, fille méchante ou déoauchée : ah f la poison!

Allus. hist. : Les poisons de Mithridate. Le roi de Pont se serait progressivement habitué, dit-on, a absorber les poisons les plus divers, de sorte qu'il défiait ses ennemis de l'empoisonner..., et que lorsqu'il voulut se tuer lui-même par ce moyen, il ne put y parvenir.

— Encycl. Physiol. On désigne en physiologie, sous le nom de poison, toute substance capable de faire passer un plastide de la condition d'activité à la condition de repos ou de destruction.

L'effet toxique des poisons dépend de la teneur de leur solution et de la durée de leur action. V. empoisonnement et contrepoison.

— Dr. Quiconque veut faire le commerce d'une ou de plusieurs des substances considérées par la loi comme vénéneuses est tenu d'en faire préalablement la déclaration devant le maire de la commune, en indiquant le lieu où est situé son établissement. Les chimistes fabricants ou manufacturiers, employant une ou plusieurs desdites substances, sont également tenus d'en faire la déclaration dans la même forme.

La vente des substances vénéneuses pour l'usage de la médecine ne peut être faite que par des pharmaciens, et sur la prescription d'un médecin, chirurgien ou vétérinaire breveté. Cette prescription doit être signée, datée, et énoncer en toutes lettres

la dose desdites substances, ainsi que le mode d ad iiiinistration du médicament.

Les pharmaciens transcrivent lesdites prescriptions, avec les indications qui précèdent, sur un registre, de suite et sans aucun blanc. Les pharmaciens ne rendent les prescriptions que revêtues de leur cachet, et après y avoir indiqué le jour où les substances ont été livrées, ainsi que le numérp d'ordre de la transcription sur le registre qui est rvé pendant vingt ans au moins, et doit être représenté à toute réquisition de l'autorité.

Avant de délivrer la préparation médicale, le pharmacien y appose une étiquette indiquant son nom *-t son domicile, et rappelant la destination interne ou externe du médicament.

Poisons [affaire des\. On désigne sous ce nom les scandaleuses affaires d'empoisonnement qui émurent Paris de 1670 à 1080 et motivèrent la constitution au Parlement d'une Chambre ardente, pour juger ces sortes de crimes. Le procès de la marquise de Brinvilliers (1676) mit la police sur la trace d'une association d'empoisonneurs dont la clientèle se recrutait jusque dans la plus haute noblesse et Mme de Montespan fut même compromise. Louis XIV, troublé du scandale ou la favorite était mêlée, supprima alors la Chambre ardente, devant laquelle la condamnation de la Voisin avait été particulièrement sensationnellepoissard [pot-sac], e adj. (de poix, poissard signifiant, au xvrj" siècle, voleur, mais le fém. poissarde a été influence par le mot poisson). Qui imite le langage et les mœurs du bas peuple : style poissard. N. m. Genre poissard : le poissard fut à la mode. N.f. Marchande de poisson aux halles. Femme hardie, grossière, insolente.

poisse [poi-se] n.m.Arg. Voleur, crapule. X. f. Police de sûreté.

poisser [poi-sé] v. a. (de poix). Enduire de poix. Salir avec une matière gluante : les bonbons poissent les mains. Arg. Voler : poisser une toquante. Arrêter : poisser un puisse.

poisseur, euse [poi-ieur, eu-ze] n. Arg. Personne qui trompe, qui vole.

poisseux, euse [pui-seu. eu-ze] adj. Qui poisse. Qui est poissé : mains poisseuses.

poiSSillon [poi-si, Il mil.] n. m. Petit poisson.

poisson [poison] n. m. Ancienne mesure pour les liquides.

poisson [poison] n. m. (lat. piscis). Animal aquatique, à sang froid et à respiration branchiale, de l'embranchement des vertébrés. Fig. Souteneur. Poisson volant, exocet. Poisson d'avril, v. avril. Echelle à poissons. Nom donné improprement à des passages (plans inclinés, rampes en bois à cloisons, etc.) réservés dans un cours d'eau et permettant aux poissons migrateurs (en particulier aux saumons) de remonter le courant dans les endroits difficiles (v. saumon). Loc. div. Ni chair ni poisson, de nature douteuse, d'opinion indécise. Comme un poisson dans Veau, tout à fait heureux, à son aise. La sauce fait manger, fait passer le poisson, se dit à propos d'un plat médiocre, mais bien apprêté, et au fig., d'une chose désagréable, mais que certains détails font supporter. Il avalerait la mer et les poissons, se dit d'un gros mangeur, d'un grand buveur. Ne savoir à quelle sauce manger son poisson, être fort embarrassé, sous le coup d'une humiliation, etc. Petit poisson deviendra grand, se dit d'une personne, d'une chose que le temps fortifiera. (Allusion à une fable de La Fontaine : le Poisson et le Pèrhcur (V, 3).

— Encycl. Les poissons forment une classe des vertébrés exclusivement aquatiques; ils ont en général un corps fusiforme recouvert d'une peau nue et lisse ou écail- 1 e use ; les membres sont des nageoires; le squelette est cartilagineux ou osseux ; de plus, ils possèdent une vessie natatoire, réservoir d'air qu'ils distendent ou resserrent à volonté et qui leur permet, e n modifiant leur densité, de se tenir en

l'eiche (a, b, nageoires dor

pectorale

ventrale ; e, anale ;

équilibre dans sales : c, pect

l'eau à la Oro- ^ cal"*a'e| : 2- Squelette de perche.

fondeur qui leur convient. En général, les poissons sont ovipares (quelques requins sont vivipares) : la femelle pond ses œufs (frai) dans un endroit qu'elle choisit, et le mâle les recouvre de sa semence. Ils vivent de plantes et d'animalcules aquatiques ou de leurs congénères. Toutes les eaux douces ou salées nourrissent des poissons, de la surface aux profondeurs abyssales. Certaines espèces de poissons ont un habitat bien limité ; d'autres fréquentent indifféremment tous les parages; il en est qui entreprennent de longues migrations, surtout à l'époque du frai. Quelques-uns comptent parmi les plus grands des vertébrés, et certains squales dépassent 5 à G mètres.

Au point de vue alimentaire, les poissons représentent une valeur de premier ordre; leur chair est des plus nutritives, et l'on en tire des huiles précieuses pour la consommation et l'industrie. Les vessies natatoires servent a faire de la colle ; les écailles des poissons blancs et en particulier de l'ablette sont employées sous le nom d'essence d'orient, dans l'industrie des perles fausses ; les peaux de requin sont employées en maroquinerie, etc.

La classe des poissons comprend six sous-classes : leplocardiens, cyclostomes, chondroplérygiens, ganoldes, téléostéens, dipnolques, subdivisées en de nombreuses familles.

PoiSSOn (Raymond!, auteur et acteur comique, né et m. à Paris (1630-1690). Molière l'estimait fort, bien qu'il appartînt à une troupe rivale. Ses comédies [le Baron de la Crasse, etc.) valent plus par la gaieté que par le style. — Son fils Paul (1658-1735); ses petits-fils Philippe (1682-1743) et François-Arnould (1696-1753) furent aussi comédiens.

Poisson (Siméon-Denis), mathématicien français, né à Pithiviers, m. à Sceaux (1781-1840). Il fut

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