V. MÉTIER
poliSSable [li-sa-ble] adj. Susceptible de recevoir le poli : le marbre est très polissable.
polissage [U-sa-je] ou polissement [U-se-
man] (peu us.) n. m. Action de polir le diamant, l'or, l'acier, le marbre, etc. Action de polir les ficelles, les étoffes de soie. Son résultat.
— Encycl. Le polissage s'exécute sur les métaux, le verre, le marbre, etc- Le polissage de l'or, de l'argent et du cuivre, exécuté surtout pour la bijouterie, l'orfèvrerie, la quincaillerie et la dorure, est fait en grande partie par des femmes, appelées brunisseuses. Le polissage des métaux s'exécute d'abord à la lime ou à la meule. Il est même des objets qu'on ne polit pas autrement ; on commence par des limes un peu fortes et on termine par des limes très fines et très douces. Quand le polissage se fait à la meule, on ébauche avec la meule ordinaire, puis on achève avec la pierre douce.
Dans la glacerie comme dans la marbrerie, le polissage nécessite des opérations multiples et pénibles; il comprend, en effet, l'égrisage, le rabotage, le doucissage, etc.
polisseur, euse
[li-seur, eu-ze] n. Qui polit certains ouvrages, comme les glaces, etc.
polissoir [U-soir
n. m. Instrument pour polir : polissoir
polissoire [li-soi-ré] n. f. Brosse décrotter. Atelier où l'on polit les épingles.
polisson,
onne)/t'-son,o-nej n. Enfant malpropre et vagabond.
Enfant espiègle.
Personne débauchée. Adj. Licencieux, trop libre :
vers polissons.
polissonner [li-ao-né] v. n. Faire le polisson.
polissonnerie [li-so-ne-rt] n. f. Action, parole,
tour de polisson.
polissure [li-su-re] n. f. Action de polir. Son
résultat.
soir de sellier.
i angles.
douce à
Polissoir à deux meules.
pollSte [lis-te] n. f. Genre d'insectes hyménoptères porte -aiguillon , comprenant des guêpes noires ou brunes, dont une espèce est commune en France en été. (La poliste française [polistes gallica] accroche son nid, formé d'un seul rayon de cellules, aux branches des arbres, aux aspérités des murs, etc.)
politesse [tè-se] n. f.
(ital. politezza). Manière d'agir ou de parler, civile et honnête. L'action même qui offre ce caractère: faire échange de politesses. Fig.
Brûler la politesse, quitter brusquement ; manquer un rendez- vous. Ant. Impolitesse. Allus. hist. V. exactitude.
politicien, enne [siin, i-ne] n. En mauv. part, personne qui fait de la politique.
politico-économique adj. Qui appartient, qui a rapport à l'économie politique.
politicomane adj. et n. Possédé de la manie de la politique.
polîticomanie [ni] n. f. (de politique, et de manie). Défaut de ceux qui s'occupent à l'excès de politique.
Politien [si-in] (Angelo Gini ou Ambrogini, surnomméPoliziaito.cn franc. Ange), humaniste, poète et historien italien, précepteur des fils de Laurent de Médicis, né à Montepulciano près de Sienne, m. à Florence (1454-1494). On lui doit VOrfeo, composition dramatique, les célèbres Stanze pour la joute où fut vainqueur Julien de Médicis, etc.
politiquant [kan], e adj. Qui raisonne sur les affaires politiques-
politique n. f. (gr. politikê). Art de gouverner un Etat. Affaires qui intéressent l'Etat; manière de les conduire : politique intérieure, extérieure. Manière adroite d'agir : un peu de politique est nécessaire pour parvenir.
Politique (Traité de la), par Aristote. C'est le premier ouvrage scientifique qui ait été écrit chez les anciens sur cette matière. L'auteur y discute avec une grande profondeur les trois principales sortes de gouvernement : despotique, aristocratique et démocratique, et conclut en faveur d'une démocratie tempérée (343 av. J.-C).
Politique des Athéniens (la) ou Constitution d'Athènes, traité d'Aristotc sur la constitution d'Athènes, ouvrage écrit dans un style net et vivant, et d'une grande valeur historique. Il n'est connu dans son entier que depuis 1891, date où le texte en fut découvert sur un papyrus d'Egypte.
Politique tirée des paroles de l'Ecriture sainte, ouvrage de Bossuet, se rattachant, par les principesabsolutistes qu'ildéfend.au célèbre Discours sur l'histoire universelle. C'est un des ouvrages qui furent composés pour l'éducation du Dauphin (1709).
Politique positive (Système de) ou Traité de sociologie instituant la religion de l'Humanité, d'Auguste Comte (1851-1854), contenant la sociologie, la politique et la religion, qui, aux yeux de Comte, constituent l'essentiel du positivisme, et auxquelles la philosophie des sciences ne sert que d'introduction.
politique adj. (gr. politikos). Qui appartient, qui a rapport au gouvernement des Etats : institution politique. Qui s'occupe des affaires de l'Etat : hommes politiques. Fig. Fin et adroit: soyez politique. Droits politiques, en vertu desquels un citoyen participe au gouvernement. Economie politique. science qui traite de la richesse publique et de lart de l'administrer. Substantiv. : Richelieu fut un habile politique; les politiques.
Politique (le), dialogue de Platon, faisant suite au Théétète et au Sophiste (ive s. av. J.-C). L'auteur y fonde la politique sur la science et sur l'autorité librement acceptée.
Politiques, nom d'un parti qui se forma en France sous Charles IX, d'abord autour du roi de Navarre, du prince de Condé, des maréchaux de Montmorency et de Damville, et dont les membres, également ennemis du puritanisme huguenot et du fanatisme auquel on dut la Saint-Barthélémy, mais partisans d'une royauté forte, s'employèrent de leur mieux à mettre tin aux guerres de religion. Les politiques, auxquels ilfaut rattacher les auteurs de la Satire MéntppPe , combattirent énergiquement la Ligue, et se rallièrent de bonne heure à Henri IV.
politiquement \ke-man] adv. Selon les règles de la politique. Fig. D'une manière fine et adroite.
politiquer [ki] v. n. Raisonner à tort et à travers sur les affaires publiques. (Peu us.)
politiquerie [ke-rî] n. f. Manie des gens qui raisonnent sur la politique sans y rien entendre.
politiqueur, euse [keur, eu-ze] n. Personne qui politique.
Polk (James Knox), onzième président des Etats unis de l'Amérique du Nord, élu en 1845, m. à Nashville (1795-1849).
polka n. f. Danse importée de Bohême en France: la polka se danse sur un rythme assez vif, et à deux temps. Air sur lequel on danse la polka. Pain polka, pain dont la croûte est striée de lignes formant des losan- , ges ou des petits carreaux. V. pain.
Chez les tailleurs de pierre, marteau àdeux têtes, dont l'une à biseau plat et l'autre à biseau dentelé. Petite brouette servant au transport des terres, dans les carrières où l'on cultive les champignons de couche.
— Encycl. La polka, introduite à Paris en 1844, se danse à deux.
Les danseurs tournent sur euxmêmes en marquant le rythme sur chaque pied. La musique est à deux-quatre, ment rythmée.
pollter [ké] v. a. Danser la polka, une polka. Activ. : policer une scottish.
polkeur, euse [eu-ze] ou polkiste [iàs-te] n. yui polke.
Polka de tailleur de pierre.
forte-
POL
poil n. ni. fin. angl, signif. liste). Dépouillement, supputation des votes dans les élections de la Chambre des communes d'Angleterre.
Pollajuolo (Antonio del), peintre, sculpteur, graveur, architecte et orfèvre italien, né à Florence, m. à Home (1426-1498). Il construisit à Rome le mail solée de Sixte IV cl peignit le portrait du Pogge, "" saint Sébastien, etc.
PollajUOlO (Simone), surnommé il Cronaca (l'Antiquaire), architecte italien, né à Florence (1457- 1508). Il construisit le palais Strozzi et S. Francesco al Monte.
pollen [lén'\ n.m.fmot lat. signif. farine). Poussière contenue dans les sacs polliniques de l'anthère, et qui est l'agent de fécondation maie chez les phanérogames.
— Encvcl. Le pollen est composé de petites masses sphériques, cubiques, ovoïdes, etc. (grains de pollen), de couleur ordinairement jaunâtre, parfois rouge, brune, blanche ou bleue. Ce sont ces grains de pollen qui pénètrent dans l'ovaire par le stigmate et le style du pistil et fécondent l'ovule. V. POLLINISATION,
Pollenza ïliii], v. de l'île Majorque ; 9.000 h. Commerce de vins, figues, huiles.
Polletais, e [le-tè, ê-ze], habitant ou originaire du follet, (quartier de Dieppe): les Polletais. Adjectiv. : pécheur polletais. N. m. Grand polletais, bateau dieppois employé à la pèche du hareng.
Polleur, comm. de Belgique (Liège, arr. de Verviers), sur l'IIoigne ; 1.330 h. Corderies, filatures.
pollex [jjo-lèks] n. m. (mot lat.). Ornith. Pouce des oiseaux.
Polliat, comm. de l'Ain, arr. et à 10 kil. de Bourg, sur la Veyle ; 1.400 h.
Pollice verso (mots lat. signif. : le pouce renversé), tableau de Géromc (1873). Un gladiateur, ayant terrassé son adversaire, interroge de l'œil les vestales placées dans les tribunes, sur le sort du vaincu. Les prétresses, renversant le pouce vers la terre , indiquent par ce signe que le vaincu doit être tué.
pollicial, e,
aux adj. Qui se rapporte au pollex.
pollicitaut,
anten. Personne
qui fait une pollicitation.
pollicitation [pol-li, si-
on] n. f. (lat. pollicitatio; de pvlliceri , promettre ).
Promesse ou offre faite , mais non encore acceptée.
— Encvcl. Dr.
La simple offre ou pollicitation ng suffit pas pour
créer 1 obligation. Mais elle donne naissance au contrat, pourvu qu'elle soit suivie d'acceptation et que l'offre ait persisté jusque-là. L'offre est d'ailleurs toujours présumée avoir persisté, mais le pollicitant a la faculté de la révoquer en faisant toutefois connaître la révocation à l'autre partie. La pollicitation tombe encore lorsque le pollicitant vient à décéder, ou devient incapable avant l'acceptation.
pollination [si-o;i] n. f. Formation du pollen dans les fleurs.
PollinchOVe, comm. de Belgique (Flandre- Oceidentale, arr. de Dixmude); 1.580 h. Moulins.
pollineux, euse [neu, eu-ze] adj. Qui est Couvert d'une poudre jaune comme du pollen.
pollimde [pol-li] ou pollinie [pol-li-nt] n. f. Masse formée par des grains de pollen soudés entre eux comme chez beaucoup d'orchidées.
pollillifère adj. (du lat. pollen, inis, pollen, et ferre, porter). Qui porte, qui contient du pollen.
pollinique [pol-li] adj. Qui se rapporte au pollen : tubes polliniques.
pollinisation [pol-li-ni-za-si-un] n. f. Fécondation d'une fleur par le pollen.
— Encyci.. Suivant que le pollen d'une fleur féconde le pistil de la même fleur ou qu'il provient d'une autre fleur de la même plante ou d'une plante voisine, la pollinisation est dite directe ou indirecte. Le plus souvent, elle est indirecte, même chez les fleurs hermaphrodites ; c'est en général une intervention étrangère qui opère la pollinisation (vent, eau, insectes) ; dans certaines espèces (dattier, vanille, etc.), cultivées pour leur fruit, c'est l'horticulteur qui pratique la pollinisation artificielle.
PolliOn (Caius Asinius), orateur, historien et poète, né à Rome, protecteur des lettres et ami de Virgile et d'Horace. Il fit restituer à Virgile son domaine, distribué aux soldats vainqueurs de Brutus (vers 77 av. J.-C.-3 apr. J.-C).
Pollion (Trebellius), historien latin, un des auteurs de l'Histoire Auguste. Il avait composé une histoire des empereurs depuis les Philippes, dont il ne reste qu'une partie (ive s. de notre ère).
pollU, 6 adj. Souillé, profané. (Vx.)
polluer {jpol-lu-é) v. a. (lat. polluerey Profaner, souiller.
pollution [pol-lu-si-on] n. f. (lat. pollutio). Profanation, souillure. Syn. de spermatorriiée.
Pollux. V. Castor.
polo n. m. (m. angl.). Sorte de jeu analogue au football association et qui se joue à cheval. Mod. Costume de femme, imitant la casaque des joueurs de polo. Sorte de toque, imitant celle que portent les joueurs de polo.
— Encyci.. Sports. Le polo se joue à cheval sur une pelouse gazonnée de 230 à 300 mètres. Les
joueurs sont divisés en deux équipes égales, généralement de quatre cavaliers. Ils sont armés chacun d'un maillet à long manche flexible (longueur 1">,30). L'arbitre du jeu lance une balle de bois entre les deux équipes placées vis-à-vis au milieu de la pelouse.
L'équipe qui, malgré les efforts des adversaires, parviendra à chasser la balle dans le camp ennemi, au delà du but marqué par deux poteaux écartés l'un de l'autre de 7">,û0, a un lut ou point. La partie se joue en un certain nombre de points fixés d'avance, ou bien le vainqueur est l'équipe qui a obtenu le plus de points dans un temps donné. PolO (Marco), voyageur italien, né et m. à Venise (1254-1323). Poussé par l'amour des voyages, il traversa toute l'Asie par la Mongolie et revint par
Pollice verso, d'apiès Géiome.
Sumatra. La relation de ses voyages : le Livre de Marco Polo, est un document précieux.
polochon n. m. Arg. milit. Traversin.
Pologne, anc. Etat de l'Europe, qui était borné au N. par la Prusse et la mer Baltique, à l'E. par la Russie, au S. par la Hongrie et la Turquie (Dniester et Karpathes), à l'O. par la Prusse (Silésie, Brandebourg, Poméranie). Cette vaste contrée, aux frontières presque ouvertes à l'E. et à l'O., formait une immense plaine souvent marécageuse et boisée, partagée par des collines sableuses peu élevées entre les deux versants de la Baltique (A'iémen, Vistule, Wartha), et de la mer Noire (affluents du Dniester et du Dnieper). La Pologne actuelle, nommée quelquefois à tort royaume de Pologne, mais officiellement appelée provinces de la Vistule, est soumise à la Russie. Elle constitue un gouvernement général. Superf. 127.317 kil. carr. et 9.410 000 h. (Polonais). Capit. Varsovie. L'industrie polonaise, toute récente, favorisée par l'abondance de la houille, est si développée que la Pologne est devenue, sous ce rapport, la première région de tout l'empire russe (tissages, tanneries, métallurgie), etc. Elle est, avec la culture des céréales, la principale ressource du pays. Il y a aussi des Polonais en Autriche (Galicie) et en Prusse (Posnanie et prov. de Dantzig).
Le royaume de Pologne fut fondé au ix« siècle. La première dynastie, celle des Piast, vit sous Miecislas 1" l'introduction du christianisme, fut remplacée en 1382 par celle des Jagellons, s.ais laquelle les frontières dépassèrent la Dwina et le Dnieper, et qui s'éteignit, en 1572, clans la personne de Sigismond ou Auguste I«r. Les immunités des villes, les privilèges de la noblesse se développaient sans cesse et affaiblirent le pouvoir monarchique. Auguste Ier étant mort sans enfant la couronne devint élective et échut à Henri de Valois, bientôt roi de France.
Sobieski donna à la Pologne un éclat considérable au xvue siècle. Il délivra Vienne assiégée par les Turcs; mais, moins de cent ans après, la
ruine de ce pays, par la faiblesse de la monarchie et l'indiscipline des nobles, dont le veto d'un seul pouvait annuler les délibérations des diètes (liberum veto), devait irrémédiablement commencer. Les grandes familles des Czartoryski, des Radziwill, des Potocki, se disputent la tutelle de la royauté. En 1764, Catherine impose comme roi Stanislas Poniatowski, La confédération de Bar (1768), dirigée contre les Russes, aboutit en 1772 au premier partage de la Pologne
uios armas de ta l'ologne.
POL
entre la Elussie, la Prusse et l'Autriche. La guerre
civile de 1792 donna à la Russie l'occasion d'une intervention nouvelle : trahie par la Prusse, la Pologne subit un second démembrement (1793), maigre les efforts Ju brave Kosciusko. On dit que cet illustre patriote, définitivement vaincu h la bataille de Maciejowice (i oct. 1794), fit entendre ce cri désespéré : Finis Polonim ! Ccat la fin de la Pologne! » qui a passé dans toutes les langues pour rendre l'expression suprême du désespoir. Le héros s'est défendu d'avoir proféré cette exclamation qu'il qualifiait de blasphème. — Un troisième et dernier partage entre l'Autriche, la Russie et la Prusse, raya la Pologne du nombre des nations. En 1807, le traité de Tilsit rendit l'indépendance à une petite portion de la Pologne, qui fut détachée de la Prusse et éri gée en duché de Varsovie sous la souveraineté de Frédéric-Auguste, roi de Saxe : mais les traitas de
Polonais : 1, 2. Nohle et paysan du ivr siècle; .1, 1, j. SoMal et paysans (insurrection de tbClj).
1815 réunirent le duché à la Russie, qui octroya aux Polonais quelques libertés. A la nouvelle de là révolution de 1830, une insurrection nationale éclata en Pologne : elle fut cruellement réprimée par les Russes, et des ukases enlevèrent à ce pays tout ce qui pouvait lui rappeler son indépendance. En 1863, une nouvelle révolte éclata, provoquée par les désastres russes de la guerre d'Orient. L'héroïsme des faucheurs (v. ce mot) ne put suppléer à leur petit nombre; en moins d'un an, la révolte était sévèrement réprimée. La France et l'Angleterre accueillirent de nombreux réfugiés polonais.
— Langue. Le polonais se rattache à la branche occidentale des langues slaves: il est parlé par environ 10 millions d'individus. Il comprend plusieurs dialectes: le grand polonais, le masourien, le petitpolonais, le polonais-lithuanien et le polonais-silcsien ou polonais-prussien. Le polonais littéraire a une phonétique assez compliquée et un alphabet défectueux. L'écriture polonaise, riche en consonneslettres, donne à la langue l'apparence de la dureté : en réalité, le polonais est plus doux que l'allemand pour une oreille française.
— Littér. Les premiers monuments littéraires polonais sont écrits en latin; telles sont les chroniques de Martin Gallus, de Cholewa, de Swoboda (xne s.), de Kadlubek, deBogufal.de Martin Polonus(xme s.). On doit mentionner aussi les recueils (en polonais) de contes populaires, dont l'origine est souvent inconnue. Avec le règne de Casimir le Grand, fondateur de l'université de Cracovie, s'ouvre une ère nouvelle, illustrée par Jean Dlugosz, Jean de Glogau, Copernic, etc. Sous les Jagellons, la langue polonaise prend une grande expansion, grâce surtout aux hussites et aux réformés. Avec Jean Koehanovski, la langue s'épure, et en même temps la poésie latine est cultivée avec succès par Janicki, Krzycki, Klonowicz, Szymonowicz, Zimorowicz. Le xvito siècle et le commencement du xvme siècle sont des époques de décadence. Mais il se produit, sous le règne de Stanislas-Auguste, une sorte de Renaissance : avec les poètes Naruszevicz, Krasicki, le Buileau et le Voltaire de la Pologne, Trembecki, Karpinski, Kniaznin, Niemcewicz; les historiens "Waga, Krajewski , Jodlowski , Jezierski, Bohomelec, Lojko, etc.
En 1801 se fonda, à Varsovie, la Société des amis des sciences, Sniadeeki, Lelewel, r'elinski, Brodzinski contribuèrent alors au progrès intellectuel et littéraire, jusqu'au jour où la Pologne devait avoir son grand chantre national et romantique : Adam Mickiewicz, et toute une phalange de poètes : Malczewski, Bohdan Zaleski, Goszcrynski, Sigismond Kresinski, Jules Slowacki. Vincent Pol.Kondratowiez, Lenartowicz, Ujezski, L Sowinski. La révolution de 1830 donna une signification particulière à la poésie polonaise. A la fin du xix« siècle, des poètes de talent ont continué la tradition : Asmyk, Sowinski, M»« Konopnicka, Tctmajer, Kasprowiez, mais surtout Stanislas Wyspianski. Toutefois, ce sont surtout les romanciers qui ont contribué à maintenir la vitalité de la langue et du patriotisme : Kraszewski, Henrvk Sienkiewicz, l'auteur de Quo radis, ChodzUo. Rzewuski, M™* Orzeszko, B. Prus, Przybyszewski, Sierokomski, etc. Citons enfin les auteurs dramatiques Fredro, Joseph Szujski, Balucki , Rapacki, les historiens Kalinka, Klaczko (en français), etc., les philosophes Struve et Pawlicki, etc.
— Dx-arts. Le régime de guerres et d'invasions auquel fut soumise la Pologne ne permit pas le développement d'un art original. La plupart des monuments remarquables ont été construits par des Italiens.
Parmi les peintres, citonsauxvm<'siècle Czechowicz, Smuglewicz, Orlowski, Simler; au xixe siècle, Gorecki, Mateïko.
Pologne (guerre de la succession de). V. Succession.
Polonais, e [ne", è-se], habitant ou originaire de Pologne : /es Polonais. Adjectiv. : les émigrants polonais. N. m. Langue parlée en Pologne. N, f. Danse nationale des
Polonaise.
POL
Polonais exécutée sur un air à trois temps et d'un mouvement modéré. Air sur lequel on l'exécute. Redingote à collet droit et à brandebourgs. Costume féminin en usage au xvin» siècle.
Polonceau [su] (Antoine-Rémi), ingénieur français, né à Reims, m. à Roche (1718-1847). On lui doit d'intéressantes recherches sur l'amélioration des routes. — Son lils. Barthélémy, né à Chambery, m. à Viry-Chatillon (1813-1869), ingénieur, s'est distingué dans la construction des chemins de fer, locomotives, etc.
polonisme [nis-me] n. m. Sympathie pour la cause des Polonais.
polonium [ni-oin] n. m. (de Pologne, pays d'origine de M»e Curie). Première substance radioactive découverte par Pierre Curie et M""> Curie (1898) dans la pechblende, où elle accompagne le radium : (e polonium napas été isolé pur.
polOSSe [io-se] n. m. Alliage de cuivre et d'étain.
Poltava ou Pultava, ville de la Russie méridionale, ch.-l. de gouv., sur la Poltavka ; 54.000 h. Charles XII, roi de Suéde, y fut vaincu en 1709 par Pierre le Grand. — Le gouv. a 2.750.000 h. Grande production de céréales.
poltron, onne [o-iir] adj. et n. (ital.^offroneV Sujet à la peur; sans courage. Véner. Oiseau poltron, oiseau que l'on ne peut parvenir à dresser, ou celui à qui l'on a coupé les ongles de derrière. Ant. Brave, courageux.
poltroniser [zé] v. a. Faire le poltron. (Vx.)
poltronnement [tro-ne-man] adv. En poltron.
poltronnerie [tro-ne-rt] n. f. Lâeheté. Ant.
Bravoure, courage.
Poltron de Méré [tro] (Jean de), gentilhomme protestant, né en Angoumois, m. à Paris vers lb37- 1503. Il assassina le duc François de Guise devant Orléans et fut écartelé un mois après.
PolUS [luss], acteur athénien du siècle de Périclès. Un jour qu'il jouait le rôle d'Eiectre portant l'urne qui était censée contenir les cendres d'Oreste, il parut sur le théâtre avec l'urne renfermant les cendres de son lils, qui venait de mourir.
poly préf. qui signifie nombreux, et qui vient du gr. polus, même sens.
polyacanthe adj. (du préf. poly. et du gr. akunthu, épine;. Bot. Qui est garni de nombreuses épines.
polyactiniaires [ni-è-re] n. m. pi. Zooi. Syn.
dC ZOANTUAIR.ES.
polvadelphe [dèl-fe] adj. (du préf. poly, et du gr. adetpftos, frère). Bot. Se dit des étamines concrescentes en plusieurs faisceaux par leurs Blets.
polyadelphie [dèl-fi] n- f. Etat d'une plante polyadelphc.
polyakène adj. idupréf. poly, et de akène). Qui est composé de plusieurs akènes. N. m. Bot. Fruit composé de plusieurs akènes-
polyandre adj. (du préf. poly, et du gr. anér, andros, homme). Qui a plusieurs maris. Se dit d'une plante qui a plusieurs étamines.
polyandrie [drî] n. f. Etat d'une femme polyandre : la polyandrie est encore admise chez certains peuples de l'Inde.
polyandrique adj. Qui appartient a la polyandrie.
polyanthe adj. (du préf. poly, et du gr. anthos, fleur). Bot. Qui porte des Heurs nombreuses.
polyarchie [chî] n. f. (du préf. poly, et du gr. arkhè, commandement). Gouvernement de plusieurs.
polyarchique adj. Qui appartient à la polyarchie.
polyarthrite n. f. (du préf. poly, et du gr. arihron, articulation). Affection inflammatoire portant simultanément sur plusieurs articulations.
polyarticulaire [lè-re] adj. Qui affecte plusieurs articulations.
polyatomicité n. f. Etat d'un composé polyatomique.
polyatomique adj. ( du préf. poly, et de atome). Se dit d'un corps susceptible de se combiner avec plusieurs corps monoatomiques ou plusieurs atomes d'un même corps.
poly basique [zi-ke] adj. (du préf. poly, et de basique). Se du des acides renfermant plusieurs atomes d'hydrogène remplaçables par des valences métalliques.
Polybe, historien grec, né à Mégalopolis en Arcadie. enire 210 ;t205av. J.-C, m. vers 12b; auteur d'une Btstoire générale de son temps, modèle de narration serrée, substantielle, philosophique, dont il ne reste que cinq livres entiers, et qui est une des œuvres les plus profondes de l'antiquité ; fils de Lycortas, qui fut l'ami de Philopœmen. Polybe, après avoir éié l'un des chefs de la ligue Achéenne, demeura seize ans à Rome, où il fréquenta la maison des Scipions, voyagea en Gaule, en Espagne, en Libye, et essaya vainement en 146 de prévenir la révolte de la Grèce.
polybie [bi] n. m. Genre de crustacés décapodes brachyures, renfermant de petits crabes des mers froides, et dont une espèce habite les côtes de la Manche.
polybOthriS [triss] n. m. Genre d'insectes coléoptères, renfermant gascar.
U de jolis buprestes de Mada-
Polycarpe (saint), évêque de Smyrne et martyr ; m. a Smyrne vers 169. On a de lui une Epttre aux chrétiens de Philippes.qui est un document historique précieux. Fête le 20 octobre.
polycarpellé [pèl-ié], e adj. (du préf. poly,
et de carpelle). Bol. Dont le fruit provient de plusieurs carpelles soudés ensemble.
polycellulaire \sèt-lu-lè-re] adj. (du préf. poly, et de cellule). Qui a de nombreuses cellules.
polychètes \kè-ie] n. m. pi. Ordre d'annélides, comprenant ceux qui ont une tête distincte, comme les néréides, les serpules. etc., par opposition aux oligocheles. S. un polychête.
— Encycl. Les annélides polychètes sont pour la plupart des vers marins, parfois phosphorescents,
pourvus de tentacules, de cirres et de branchies. On les subdivise en tubicoles ou sédentaires, et néréides ou errants.
polycholie [ko-li] n. f. (du préf. poly, et de kholê, bile). Surabondance de bile.
polychroïque [kro-i-ke] adj. Qui présente le phénomène de polychroîsme.
polychroïsme [kro-is-me] n. m. (du préf. poly, et du gr. khroa, couleur). Phénomène qui a lieu quand un corps transparent, a travers lequel on regarde, manifeste des couleurs différentes, suivant le sens dans lequel la lumière le pénètre.
polychrome [kro-me] adj. (du préf. poly, et du gr. khroma, couleur). De diverses couleurs, en parlant d'un dessin, d'une impression, etc. : vase polychrome. Ant. Monochrome.
polychromie [kro-mi] n. f. Etat d'un corps dont les parties offrent des couleurs diverses. Art qui se rattache à celui de la peinture décorative, dans un bâtiment architectural.
polychromiser [kro-mi-zé] v. a. Peindre de plusieurs couleurs.
polychromisme [kro-mU-me] n. m. Fonction que possèdent certaines bactéries chromogenes de donner des pigments de diverses couleurs.
Polyclete, statuaire et architecte grec du iv« siècle av. J.-C, né à Sicyone ou à Argos ; auteur du Diadum':nos et du Doryphore, qu'on a surnommé le Canon de Polyclete.
polyclinique n. f. (du préf. poly, et de clinique). Clinique où l'on soigne plusieurs soi- es de maladies.
polycopie [pi] n. f. (du préf. poly, et de copie). Procédé permettant de reproduire une écriture déjà décalquée sur une couche de gélatine en y appliquant une feuille blanche de papier.
— Encycl. La pâte à polycopie est composée de la façon suivante : délayer b0 grammes de sulfate de baryte dans 500 grammes d'eau froide. Décanter le liquide au bout de quelque temps. Ajouter 100 grammes de dextrine et 1.000 grammes de gélatine dissoute au préalable dans une très faible quantité d'eau bouillante. Agiter le mélange sans cesse et couler le tout dans une boite en zinc, à bords peu relevés.
polyCOpiSte [pis-te] n. m. Qui fait de la polycopie.
Polycrate, tyran de Samos, ami et protecteur d'Anacréon, d'Ibicus, etc., mis en croix en b22 av. J.-C. Les anciens se défiaient de la Fortune quand elle s'opiniàtrait à favoriser quelqu'un. Polycrate, qui avait joui pendant quarante ans d'une félicité non interrompue, s'inquiéta enfin d'un bonheur si constant, et, croyant conjurer les coups de l'adversité par une perte considérable, il lança dans la mer un anneau auquel il attachait le plus grand prix. La Fortune n'accepta point ce sacrifice volontaire ; l'anneau, retrouvé dans le corps d'un poisson, l'ut rapporté au tyran, dont les pressentiments ne devaient pas tarder à se justifier. Oronte, lieutenant de Darius, s'empara de Samos, prit le tyran et le fit mettre en croix.
polyculture n. f. (du préf. poly, et de culture). Forme d'agriculture régionale, qui comprend l'exploitation simultanée de plusieurs produits. Ant. Monoculture.
poly dactyle adj. et n. (du préf. poly, et du gr. daktulos, doigt). Qui a des doigts surnuméraires.
polydactylis [U] n. f. (de polydactyle). Monstruosité caractérisée par l'existence d'un ou de plusieurs doigts surnuméraires : la polydactylie est plus fréquente à la main qu'au pied.
PolydamaS [mass], athlète thessalien d'une force prodigieuse. U périt écrasé en voulant soutenir une roche énorme qui se détachait d'une grotte.
polydesme [dès-me] n. m. Bot. Genre de champignons microscopiques, formant des taches noirâtres sur les végétaux (chou-rave). Zoot. Genre de myriapodes chilognathts, renfermant des animaux allongés, qui vivent sous les feuilles mortes, les mousses, enroulés en cercle. (Une espèce, commune en France, le polydesmus complanatus, attaque s-iuvent les carottes.)
Polydore, fils de Priam et d'Hécube. Selon Virgile, il aurait été assassiné par Polymnestor, roi de Thrace, qui aurait voulu s'emparer des trésors que Priam lui avait confiés. En débarquant sur la cote de Thrace, Enée vit couler le sang d'un myrte dont il venait d'arracher une branche, et l'ombre de Polynice lui apprit ce qui s'était passé.
polyèdre adj. (du préf. poly, et du gr. edra, face). Géom. Se dit d'un solide à plusieurs faces. N. m. : un polyèdre régulier,
— Encycl. Géom. Angle polyèdre. On appelle ainsi la figure formée dans l'espace par plusieurs plans ASB, BSC, CSD, qui se coupent deux h deux suivant les droites SA, SB, SC, SD, lesquelles concourent toutes en un même point S ; suivant qu' il y a trois, quatre, cinq, etc., faces, l'angle prend le nomd'angle Irièdre, angle tétraèdre, angle pentaèdre, etc. Les intersections des plans sont les arêtesde l'anglepolyèdre; les angles formés par les arêtes consécutives sont les faces de l'angle polyèdre, le point commun aux arêtes est le sommet.
Un angle polyèdre est convexe lorsqu'il est situe tout entier d'un même côté de chacune de ses faces prolongées indéfiniment. Dans le cas contraire, il est concave. Si l'on prolonge toutes les arêtes d'un angle polyèdre au delà du sommet, on obtient un second angle polyèdre, que l'on appelleanj/e polyèdre symétrique du premier. Deuxangles polyèdres symétriques ont tous leurs éléments (faces et dièdres) égaux chacun a chacun, mais ces éléments ne sont pas disposés de la même façon, de sorte que ces angles polyèdres ne sont pas superposablcs. On démontre en géométrie que :
Dans tout angle polyèdre, une face quelconque est plus petite que la somme de toutes les autres.
Dans un angle polyèdre convexe, la somme des faces est inférieure à quatre angles droits
Angle polyèdre.
POL
— Polyèdre. Un polyèdre est un solide limité de toutes parts par des plans. Ces plans, en se limitant mutuellement, constituent les faces du polyèdre; les intersections en sont les arêtes et les „ points de rencon- / Ire de ces intersections sont les sommets. Un polyèdre est convexe lorsqu'il reste du même côté de chacune
l'uljèdie*: t. Ico*aèdr>^ icgulier; Dodécaèdre régulier à faces éloilées.
ses faces prolongée indéfiniment; dans le cas contraire, il est concave. Les polyèdres de quatre, cinq, six, huit, etc., faces sont appelés tétraèdres, pentaèdres, hexaèdres, octaèdres, etc. Un polyèdre est dit régulier lorsque toutes ses faces sont des polygones réguliers égaux et que tous ses angles dièdres sont égaux.
polyédrique adj, Qui a la forme d'un polyèdre : cristal polyédrique.
polyembryonie [an, nt] n. f. (du préf. poly,
et de embryon). Formation de plusieurs embryons par le même ovule.
— Encycl. L'ovule des gymnospermes, contenant plusieurs oosphères, peut, après la fécondation de chacun d'eux, donner plusieurs embryons : c'est la polyembryonie vraie. Quelque fois il se forme des embryons surnuméraires ou advenlifs.
Poly en [/i-i'n], rhéteur et écrivain militaire grec, né en Macédoine, auteur des Stratagèmes ou Buses de guerre, compilation intéressante (n« s.).
polyergue [èr-phe] n. m. Genre d'insectes hyménoptères porte-aiguillon, répandus sur l'hémisphère boréal.
— Encycl. Les polyergues (polyergus) sont des fourmis robustes, belliqueuses. Elles réduisent en esclavage d'autres fourmis, qu'elles prennent souvent à l'état de nymphes, et qui sont chargées de construire la fourmilière et d'en nourrir les habitants. Le polyergue roux est commun dans le centre de la
PolyeUCte (saint), centurion romain, martyrisé à Mélitène en Arménie vers 2b4 ou 2b9. Fête le 13 février.
Polyeucte, tragédie en cinq actes, en vers, de Pierre Corneille, & sujet chrétien (1643). — Ami de Néarque, qui l'a entraîné au baptême, Polyeucle a épousé Pauline, tille de Félix, proconsul romain, qui a l'ordre de l'empereur Décius de poursuivre les chrétiens. Ardent néophyte, Polyeucte brise les idoles; il est jeté en prison. Il veut abandonner son épouse à Sévère, favori de Décius, naguère fiancé de Pauline et qui l'aime. Mais Pauline déclare que, Polyeucte mort, Sévère ne doit jamais prétendre devenir son époux. Polyeucte est mis a mort, sur l'ordre de Félix. Mais sa mort entraine Pauline vers le baptême et, bientôt après, Félix luimême. Cette tragédie est peut-être la plus parfaite de Corneille. Pauline est une de ses plus nobles créations. (V. Pauline.) Polyeucte est resté le type du martyr entouré de l'auréole d'une magnifique poésie. Beaucoup de vers de Polyeucte sont dans toutes les mémoires :
A raconter ses maux souvent on les soulage... Elle a trop de vertus pour n'ûtie pas chrétienne... Je vois, je sais, je crois, je suis désabusée...
Polyeucte, opéra en cinq actes, paroles de J. Barbier et M. Carré, musique de Gounod (1878).
polygalacées [se] n. f. pi. Famille de plantes dicotylédones dialypétales supérovariées, comprenant de nombreux genres des régions tempérées, et dont le polygate est le type. S. une polygalacée.
poly gale ou poly gala n. m. Genre de polyealacées, renfermant des herbes ou des arbrisseaux des régions tempérées, à feuilles alternes, à fleurs irrégulières, réunies en épis ou en grappes. (On utilise la raeine du polygale de Virginie comme diurétique, expectorante et purgative.)
polygame n. (du préf. poly, et du gr. gamos, mariage). Homme marié à plusieurs femmes ou femme mariée à plusieurs hommes en même temps (dans ce dernier cas, on dit plutôt polyandre) : les musulmans sont polygames. Adj. Bot. Se dit des plantes qui portent sur le même pied des fleurs mâles et des fleurs femelles.
polygamie [mî] n. f. Etat des polygames : la polygamie n'existe pas chez les peuples chrétiens. Bot. Etat d'une plante polygame.
— Encycl- Sociol. La polygamie a des origines diverses, dont les principales sont : le désir d'avoir une progéniture nombreuse ; l'habitude de confier tous les travaux manuels aux femmes ; l'esclavage ; la guerre. Elle est proportionnée à la richesse et ix la puissance des hommes et souvent réservée aux chefs. Chez les peuples non civilisés, elle est le régime de toute l'Afrique ; elle est presque la règle, dans la Polynésie, la Malaisie, l'Amérique du Nord et du Sud et en Asie, de la plupart des tribus aborigènes de l'Inde et des nomades des plaines septentrionales. D'ailleurs, la polygamie voit se restreindre sans cesse son domaine, en même temps que s'accroît la civilisation. Seuls les mormons ont cru que la polygamie était un progrès.
polygamique adj. Qui a rapport à la polygamie.
polygénie [nt] n. f. (du préf. poly, et du gr genos, production). Multiplicité des espèces humaines.
polygènique adj. Qui a rapport au polygénisme.
polygénisme [nit-me] n. m. Doctrine suivant laquelleles grandes races humaines sont des espèces distinctes, apparues avec les caractères fondamentaux qu'on leur connait aujourd'hui.
polygéniSte [nil-te] n. m. Partisan du polygénisme.
polyglotte [glo-le] adj. (du préf. poly, et du ST. qlotla, langue). Se dit des ouvrages écrits en plusieurs langues: bible polyglotte. N. et adj. Personne qui parle plusieurs langues ; une polyglotte , interprète polyglotte.
Polygnote, peintre grec, né dans l'île de Thasos au v« siècle av. J.-C, loué par b-s anciens à
POL
POL
l'égal de son contemporain Phidias. Il décora, a Athènes, lea Propylée*. Aristote vantait Burtout l'élévation morale de ses œuvres.
polygonacees [se] n. f. pi. Bot. Famille de
dicotylédones apétales, dont la renouée tpolygonum) est le type. S. une poh/gonaeée.
polygonal, e, aux adj. (de polygone). Qui a plusieurs angles. Dont la hase est un polygone.
polygonate n. m. Genre de liliacées asparaginées, renfermant des plantes rhizomateuses voisines des muguets et propres aux régions tempérées : le polygonate vulgaire ou iceau deSalomon est commun dans lei boit d'Europe.
polygone n. m. [du prèf. poly, et du gr. gânia, angle) Portion de surface plane, limitée de toutes parts par des lignes droites. Polygone curviligne, celui dont les arêtes sont des courbes.
— BncyCL. On dit qu'un polygone est convexe lorsque l'un quelconque de ses entés prolongés laisse le polygone tout entier d'un même côté par rapport à lui ; dans le cas contraire, il est dit concave. Les lignes droites qui le limitent sont les côtés; l'intersection de deux côtés consécutifs est un sommet. Dans un polygone convexe, la somme des angles intérieurs est égale à autant île t'ois deux droits qu'il y a de côtés, moins deux. Toute droite joignant deux sommets non consécutifs d'un polygone est une diagonale. On dit qu'un polygone est régulier lorsqu'il a ses angles égaux et ses côtés égaux. Les polygones réguliers concaves sont dits étoiles. Tout polygone régulier peut être inscrit dans un cercle et circonscrit à un autre cercle; le rayon du cercle circonscrit est dit rayon du polygone, celui du cercle inscrit apothème du polygone. L'aire d'un polygone régulier convexe s'ootient en multipliant le demi périmètre
P O 1 1/ O O n e P°lyBones '• !• Connexe ; 2. Concave ; 3. Régulier ; a • i ■ *. Curviiiene.
funiculaire. s
On appelle ainsi un système de points reliés par des cordons flexibles et inextensibles, et soumis en même temps à des forces quelconques. Le câble qui supporte les tringles d'un pont suspendu peut être assimilé à un polygone funiculaire.
polygonum [nom'] n. m. Bot. Nom scientifique de la renouée.
poly graphe n. m. (du préf. poly, et du gr. graphein, écrire). Auteur qui écrit sur des sujets variés : le poli/graphe est souvent un écrivain sujierficiel. Machiné qui exécute simultanément plusieurs copies d'un même écrit.
polygraphie [fi] n. f. (de polygraphe). Partie d'une bibliothèque qui comprend les oeuvres polygraphes.
polygraphique adj. Qui a rapport à la poly-
polygreffe [gre-fe] n. m. (du préf. poly, et de greffe). Instrument de viticulteur au moyen duquel on peut exécuter tous les genres de greffe.
polyhalite n. f. Sulfate naturel de potassium, calcium et i.iagnésium.
polylogie [H] n. f. (du préf. poly, et du gr. logos, discours). Talent de parler sur beaucoup de sujets différents- (Peu us.)
polylymptlie [lin-fi] n. f. idu préf. poly, et de lymphe) Surabondance de la lymphe.
pblymastie [mas-tî] n. f. (du préf. poly, et du gr. mastos, mamelle). Anomalie qui consiste en l'apparition de mamelles supplémentaires.
polymathie [tî] n. f. (du préf. poly, et du gr. mathein, apprendre). Savoir qui embrasse beaucoup de connaissances diverses.
polymathique [ti-ke] adj. Qui a rapport à la polymathie. Ecole polymathique, où l'on enseigne beaucoup de sciences.
polymère adj. Se dit de corps offrant le phénomène de la polymérie.
polymérie [ri] n. f. (du préf. poly. et du gr. meros, part). Isomérie des corps formés par la reunion de plusieurs molécules en une seule.
polymérisation [za-si-on] n. f. Etat des corps polymères.
polymériser [zé] v. n. Devenir polymère.
polymérisme [m-me] n. m. (v. polymère.
Théorie suivant laquelle les parties du corps et le corps tout entier des organismes sont formés par la répétition d'une même unité diversement modifiée.
polymètre n. m. (du préf. poly, et du gr. metron, mesure). Eprouvette à plusieurs échelles graduées pour des mesures de différente nature.
polymitarcys [siss] n. m.
Genre d'insectes orthoptères pseudo-névroptères, renfermant des éphémères des régions chaudes et tempérées : le polymitarcys vierge vole parfois en immense* essaims sur les quais de la Seine.
polymnie [lim'-nî] n.f. Genre de composées hélianthées, cor pri nant de grandes herbes et d arbustes d'Amérique, à fleurs réunies en capitules terminaux : les tubercules de la polymnia edulis (poire de terre Cochet) sont alimentaires.
Polymnie, une des neuf Muses, qui présida tour à tour aux hymnes ou chants en l'honneur des dieux ; à la faculté d'apprendre ou de se souvenir; puis, sous l'empire romain, à l'art mimique. On ' l'attitude de la méditation.
Polymnie.
la représente dans
Polymnie, statue antique, au Louvre; — autre statue, au musée de Berlin.
polymorphe adj. (du préf. po/y, etdugr. mor- /iAe, formé). Qui se présente sous diverses formes.
polymorphisme [flt-me] n. in. (de polymorphe), ifiol. Propriété que possèdent certaines espèces de revêtir des formes différentes sans changer de nature. (V. DIMORPBISME.)
Polynésie [tt], une des grandes divisions de l'Océanie, qui comprend toutes les terres dispersées dans le Pacifique, et dont les principales liés, souvent de formation volcanique ou corallienne, rangées en longues traînées, sont : les Marshall, les Uawal, les Marquises, les Touamotou, les îles de la Société, les Tuuboual, V archipel de Cook, les Tonga, les Samoa, etc.; on en excepte la Nouvelle-Guinée. Le climat est chaud, très égal. Les habitants (/'../vue .siens) constituent une belle race brun olivâtre, probablement d'origine malaise; ils sont en voie de disparition. (V. Ockanie.)
Polynésien, enne [zi-in, è-nel originaire ou habitant de la Polynésie : les Polynésiens. Adjectiv. : mœurs polynésiennes. N. m. Langue polynésienne.
Polynice, frère d'Etéocle. V. ce nom.
polynôme n. m. (du préf. poly, et de nôme). Expression algébrique, composée de plusieurs termes, séparés par les signes plus ou moins.
— Encvcl. En général, une expression algébrique est un ensemble de lettres et de nombres réunis par des signes convenus indiquant des opérations à effectuer. Lorsque l'expression ne contient ni le signe d'addition ni celui de soustraction, on l'appelle monôme ou terme; un binôme, un trinôme, sont des expressions algébriques renfermant deux, trois termes. Un monôu.e est dit rationnel quand il ne contient pas l'indication d'une extraction de racine portant sur une lettre ; il est entier quand il est rationnel et que, de plus, il ne renferme pas de lettre en dénominateur. Un polynôme est rationnel quand tous les termes sont rationnels, et entier quand tous ses termes sont entiers.
polynucléaire [kléé-re] adj. (du préf. poly, et de nurléeus). Se dit d'une cellule ou d'un plastifie qui renferme plusieurs noyaux.
polyœca [é-ka] n. m. Genre d'infusoires flagellâtes des mers de Chine.
polyommate [o-ma-te] n. m. Genre d'insectes lépidoptères rhopalocères, renfermant des papillons bronzés ou dorés, tachés de noir, de blanc, de jaune, et dont une espèce est commune en France.
polypathie [tî] n. f. (du préf. poly, et du gr. pathos, maladie). Etat d'une personne qui est affectée simultanément de plusieurs maladies n'ayant entre elles aucun rapport étiologique ou pathogénique.
polype n. m. (du préï.poty, et du gr. pous, pied). Zool. Animal cœlentéré, pris au point de vue Je plus général. Pathol- Tumeur molle, fibreuse, qui se développe dans les cavités revêtues d'une membrane muqueuse : polype nasal.
— Encycl. Zool. Les polypes vivent en colonies (polypiers), chacun logé dans un alvéole corné ou calcaire. Un polype est essentiellement un organisme en forme de sac ou de bourse, dont l'ouverture est entourée de tentacules ou bras; suivant leurs fonctions, les polypes varient extraordinairement de forme.
polypétale adj. (du préf. poly, et de pétale). Qui a plusieurs pétales.
polypetalie [U] n. f. Etat d'une corolle polypétale.
polypeux, euse [peu, eu-té] adj. Du polype ; de la nature du polype.
polyphage adj. (du préf. poly, et du gr. phagein, manger). Qui mange beaucoup. Qui vit indistinctement des substances les plus diverses.
polyphagie [fa-jl] n. f. (de polyphage). Faim insatiable.
polyphasé [zé], e adj. (du préf. poly. et de phase). Qui subit plusieurs phases : courant polyphasé.
polyphème n. m. Genre de crustacés phyllopodes, renfermant des animalcules caractérisés par leur grosse tête munie d'un œil énorme, et qui vivent dans les lacs d'Europe.
Polyphème, le plus célèbre des cyclopes, fils de Neptune. Il eut son œil unique crevé par Ulysse, qu'il tenait enfermé dans son antre, près de l'Etna, avec ses compagnons . Il est également connu par son amour pour Galatée , qui lui préféra le berger Acis; furieux et jaloux, le cyclope écrasa les deux amants sous un rocher.
(C'est le sujet représenté par Ottin dans son groupe de la fontaine Médicis, à Paris [V. Acis.].) Polyphème figure dans un épisode célèbre de l'Odyssée et dans une jolie idylle de Théocrite.
Polyphème jouant de la flûte, tableau du Poussin (musée de l'Ermitage). Le cyclope, assis au sommet d'un mont, joue de la flûte pour charmer Galatée.
polyphone adj. (du
préf. poly, et du gr. pkôni, voix). Gramm. Se dit des caractères qui représentent plusieurs sons ou articulations, comme, en français, la lettre y.
polyphonie [ni] n. f.
Caractère des signes polyphones. Musiq. Emploi simultané de plusieurs instruments qui n'exécutent pas b l'unisson.
polyphonique adj. Qui a rapport â la polyphonie : orchestre polyphonique.
polyphore n. m. (du préf. poly, et du gr. phoros, qui porte). Bot. Réceptacle commun de plusieurs ovaires.
polyphylle n. m. Genre d'insectes coléoptères lamellicornes, répandus sur lhémisphèrc boréal. (Ce sont de gros hannetons ordinairement roux marbré
de blanc. En France, vit le polyphylle foulon ou hanneton foulon.)
polyphylogénèse [né-ze] n. f. (du préf. poly,
et du gr. phulê, race, et genesis, formation). Doctrine en vertu de laquelle les êtres organisés ont un très grand nombre d'origines premières indépendantes et ne re montent pas , par conséquent, â une souche commune.
polypier
pi i u. m. Colonie animale, formée par la réunion de polypes groupés. (On donne aussi ce nom à toutes sortes de ojpier.
colonies d'anthozoaires, d'hydroïdes, etc.. Burtont quand ils forment un ensemble calcaire ou ramifié.)
polypiforme adj. Zool. Syn. de polypoïde.
polypnée [pné] n. f. (du préf. poly, et du gr. pneuein, respirer). Respiration extrêmement fréquente.
polypode n. m. Genre de fougères dont on connaît trois espèces, répandues dans le monde cn-
1. Polypode vulgaire ; 2. Portion rie feuille: 3. Polypode morbillosum.
tier : le polypode vulgaire vit auprès des vieux chênes ou sur les murs humides; son rhizome, ainsi que celui du polypodium morbillosum, est employé comme laxatif.
polypodiacées [se] n. f. pi. Famille de fougères renfermant près de trois mille espèces, caractérisées par les sporanges pédicellés placés à la face inférieure des feuilles, et dont le genre polypode est le type. S. une polypodiacie.
polypoïde adj. (de polype, et du gr. eidos, aspect). Zool- Qui a la forme d'un polype.
polypore n. m. Genre de champignons basidiomycètes, de la famille des polyporées.
— Encyci.. Les polypores sont caractérisés par un chapeau dur, ligneux ; certaines espèces poussent â terre ; mais la plupart sont parasites des arbres (pin, et en général des arbres résineux). Le polypore faux amadouvier vit sur le chêne; le polypore vrai amadoue 1er , sur le hêtre.
polyporées [ré] n. f. pi
Famille de champignons basidiomycètes, dont le type est le genre polypore. S. une polyporée.
polypsychique adj.
Qui se rapporte au polypsychisme.
polypsychisme [chis-
me] n. m. (du préf poly, et du gr. psukhê, âme). Doctrine suivant laquelle les centres nerveux appelés réflexes sont autant de cerveaux secondaires, dont chacun est le siège d'une individualité psychique distincte. (Durand de Gros.)
polyptère n. m. Genre de poissons ganoîdes allongés, cylindriques, à longue nageoire dorsale, qui vivent dans la vase des fleuves de l'Afrique centrale.
polyptOte n. m. (gr. poluptôton; de polus, nombreux, et piptein, tomber). Figure de diction.
ypore : a, coupe.
Polyphème jouant de la flûte, d'aprè- le Poussin,
qui consiste à employer dans une période un même mot, déclinable ou conjugable, sous plusieurs de ses formes,
polyptyque adj. [du préf. poly, et du gr. ptur, plukhos, pli). Antiq. rum. Se disait des tablettes â écrire, quand elles étaient composées de plus de deux lames ou feuillets. Tablette polyptyque, régis'
POL
tre de police. N. m. Registre du cadastre, des impôts, etc., jusqu'au vu» siècle. Registre contenant l'état des domaines et revenus d'une abbaye ou d'une église. (Le polyptyque d'Irminon, abbé de Saint- Germain-des-Prés, est rempli de renseignements sur la condition des personnes et des biens au moyen âge.) Syn. fouillé.
polysarcie [sarvsf] n. f. (du préf. poly, et du gr. sari, sarkss, chair). Développement excessif des muscles ou de la graisse.
— Encycl. La polysarcie, due à la graisse, est d'origine morbide ; elle peut conduire à la dégénérescence. V. OBÉSITÉ.
polysarque [zar-ke] adj. Qui est atteint de polysarcie.
polyscope [lis-ko-pe] n. m. (du préf. poly, et du gr. skopein, voir). Nom de certains verres à facettes, qui donnent plusieurs images du même objet. Nom donné aux appareils au moyen desquels on examine les cavités profondes du corps humain gastéroscope, cystoscope, etc.).
polysépale adj. (du préf. poly, et de sépale). Se dit du calice lorsqu'il est composé de plusieurs sépales distincts.
polysètô adj. (du préf. poly, et du gr. seta, soie). Qui a beaucoup de longs poils semblables à des soies.
polysialie [//] n. f. (du préf. poly, et du gr. sialon, salive). Salivation abondante.
polysigma n. m. (du préf. poly, et de sigma). Vice ou artifice du discours, qui consiste à entasser dans la même phrase un grand nombre d's.
pOlySOC [sok] n. m. (préf. poly, et soc). Charrue à deux, trois, quatre, cinq ou six corps (contre, soc et versoir) montés sur un même bâti, et
que l'on utilise pour les labours ordinaires et les déchaumages : la profondeur des labours de déchaumage étant très faible, on trouve avantage et rapidité à employer les polysocs.
Polysperchon [lis-pèr-kon] , général macédonien, un des plus habiles lieutenants d'Alexandre, puis d'Antipater. A la suite de longues luttes avec le roi de Macédoine Cassandre, il réussit à obtenir la souveraineté du Péloponèse.
polysperme [lis-pèr-me] adj. (du préf. poly, et du gr. sperma, semence). Qui contient un grand nombre de semences. (On dit aussi polyspermatique.)
polyspermie [lis-pèr-mî] n. f. (de polysperme). Surabondance du sperme. Bot. Multiplicité des grains. Biol. Pénétration dans l'œuf de deux ou plusieurs spermatozoïdes.
polystachie [lis-ta-kî] adj. (du préf. poly, et du gr. staktius, épi). Qui a de nombreux épis.
polystémone [lis-té] adj. (du préf. poly, et du gr. stêmôn, étamine). Bot. Qui a de nombreuses étamines.
polystic [iis-tik] ou polystichum [tis-ti-
koiri] n. m. Genre de fougères de la famille des polypodiacées, auquel on rattache la fougère mâle.
polystigmé, e [lis-tigh] adj. (du préf. poly, et du gr. stigma, stigmate). Bot. Qui a beaucoup de stigmates.
polystome [Us-to-rne] adj. (du préf. poly, et du gr. stoma, bouche). Qui a un grand nombre de bouches ou de suçoirs. Bot. Qui émet de nombreuses fibrilles.
polystyle [lis-li-le] adj. (du préf. poly, et du gr. stulos, colonne). Qui a de nombreuses colonnes : temple poli/style.
polysyllabe ou polysyllabique [U-sii-
/aj adj. (du préf. poly, et de syllabe). Qui est de plusieurs syllabes : mot polysyllabe ou polysyllabique. N. m. un polysyllabe.
polysyllabie [li-sil-la-bi] n. f. Multiplicité des syllabes dans un mot.
polysyllabisme [sil-la-bis-me] n. m. Système linguistique, qui repose sur la multiplicité des . syllabes dans les mots.
polysyllogiStique [sil-lo-jis-ti-kc] adj. (du préf. poly, et de syllogisme). Qui renferme plusieurs syllogismes.
polysyndéton ou polysyndète n. m. (du
préf. poly, et du gr. sun, avec, et detos, lié). Bhét. Figure qui consiste à répéter une conjonction au commencement de chacun des membres d'une phrase ou des termes d'une énumération.
polysynodie [di] n. f. (du préf. poly, et de • ynode). Nom donné par l'abbé de Saint-Pierre à un système d'administration qui consiste à remplacer chaque ministre par un conseil.
polysynodîque adj. Qui a rapport il la polysynodie.
polysyiitï>étique [li-sin] adj. (préf. poly, t synthétique). Se >iit d'une langue ou les diverses parties de la phrase se contractent en une sorte d'abréviation faite d'un seul mot long : la plupart des langues américaines sont polysyulhétiques.
polysynthétisme [li-sm-té-tis-mi^ n. m. Caractère des langues polysvnthétiques.
polytechnicien /ek-ni-si-in] n. m. Elève de Se le polytechnique.
polytechnie [tek-ni] n. f. [du préf. poly, • l lu gr. tekhw". art). Etude préparatoire aux différents arts d'application.
polytechnique [tOmirké] adj. Qui embrasse plusieurs arts, plusieurs sciences. Ecole polytechnique, v. ÉCOLE.
polytèle n. m. Genre d'oiseaux grimpeurs de la famille des psittacidés, renfermant de jolies perruches australiennes.
polythéisme [té-is-me] n.m. (du préf. poly, et du gr. theos, dieu). Religion qui admet la pluralité des dieux : le polythéisme romain. Ant. Monothéisme.
— Encycl. Le polythéisme a été la religion des Grecs et des Romains, avant la venue de Jésus- Christ ; c'est encore aujourd'hui celle d'un grand nombre de peuples sauvages de l'Afrique et de l'Asie. Les trois principaux systèmes du polythéisme sont : l'idolâtrie, adoration de plusieurs dieux personnifiés en des idoles grossières ; le sabéisme, culte du feu et des astres, sans l'intermédiaire des emblèmes représentatifs; le fétichisme ou adoration de tous les objets qui frappent l'imagination et auxquels la superstition attache une puissance mystérieuse. Il n'est pas rare que ces trois formes se trouvent intimement unies.
polythéiste [tê*is-te] n. et adj. Qui professe le polythéisme : les peuples polythéistes.
polythéistique [té-is-ti-ke] adj. Qui a rapport au polythéisme.
polythèle, e adj. (du préf. poly, et gr. th'lc, mamelon). Bût. Qui a plusieurs ovaires dans chaque fleur.
polythélie [lt] n. f. (m. étym. que le précéd.). Existence anormale de plus de deux mamelons, non accompagnés de mamelles proprement dites, dans l'espèce humaine.
polytme n. m. Genre de passereaux ténuirostres, de la famille des troehilidés, renfermant des oiseaux-mouches de l'Amérique tropicale. (L'espèce type, remarquable par son beau plumage vert métallique, est appelée émeraude.)
polytric n. m. Genre de bryacées, renfermant des mousses à tige dressée, dont on connaît un grand nombre d'espèces : le polytric commun abonde en France dans les Heur humides.
polytriChie [M] n. f. (du préf. poly, et du gr. ihriT, irikhos, cheveu). Surabondance de cheveux.
polytrope adj. Qui présente le phénomène de la polytropie.
polytrophie [fi] n. f. (du préf. poly, et du gr. trophè, nourriture). Nutrition trop active qu'on observe dans le diabète, ou au début des maladies consomptives.
polytropie [pi] n. f. (du préf. poly, et du gr. tropos, direction). Phénomène qu'offrent certains cristaux dont les lames successives ont leurs sections principales inclinées les unes sur les autres, sous des angles différents.
polytropique adj. Syn. de polytrope.
polytypage n. m. Impr. Action de polytyper, de clicher. Ornement polytypé.
polytype adj. (du préf. poly, et du gr. tupos, caractère). Impr. Obtenu par la polytypie.
polytyper [pé] v. a. Impr. Syn. ancien de