CLICHER
polytypeur n. m. Impr. Syn. ancien de cliciieur.
polytypie n. f. Impr. Syn. ancien de clichage. polyty pique adj. Qui a rapporta la polytypie.
polyurie [ri] n. f. (du préf. poly, et du gr. ouron, urine). Emission journalière exagérée des urines : la polyurie accompagne souvent le diabète.
— Encycl- La polyurie n'est qu'un symptôme de divers états morbides ; elle se rencontre dans le diabète sucré ou insipide, les états nerveux, au début des néphrites interstitielles, etc. Le traitement consiste en frictions, douches, exercice, valériane, etc.
polyurique adj. et n. Qui tient à la polyurie ; qui en est atteint.
Polyxène, fille de Priam et d'Hécube, immolée par Pyrrhus sur le tombeau d'Achille.
polyzoïcité n. f. Caractère des animaux polyzoïques.
polyZOÏque adj. (du préf. poly, et du gr. zôon, animal). Qui comprend de nombreux animaux d'une même espèce, réunis en une colonie.
polyzoïsme [zo-is-mé] n. m. Théorie suivant laquelle les animaux supérieurs seraient constitués par l'association synergique d'individualités inférieures, grâce à la coalescence.
pomacéeS n. f. pi. Tribu de la famille des rosacées renfermant les pommiers et poiriers et que l'on appelle aussi parfois pirées. S. une pomaeée.
PomairolS (Charles de), poète et critique français, n. à Villefranche-de-Rouergue en 1843, auteur de la Vie meilleure, Bèves et pensées, liegards intimes, d'une inspiration grave et spiritualiste.
pomaiSOn [m'e-zon] n. f. Epoque à laquelle le chou, la laitue, etc., se forment en pomme.
Pomaré, nom d'une dynastie qui régna à Tahiti depuis 1193. Le dernier roi de ce nom, Pomaré V, abdiqua en 1S80 et mourut en 1891.
Pomarez, comm. des Landes, arr. et à 28 kil. de Saint-Sever; 1.930 h.
Pombal [pon] (dom Sébastien-Joseph de Carvalho E Mello, comte u'Oeyras, marquis de), homme d'Etat portugais, ministre de Joseph Ier, né lires de Coïmbre, m. à Pombal 1 1(199-1782). Partisan des idées philosophiques du xviii» siècle, très énergique, il se proposa de fortifier le pouvoir royal etd'opposer aux classes aristocratiques un peuple indépendant et éclairé. Il fut l'adversaire déclaré des jésuites, réforma l'université de Coïmbre, améliora l'administration, fit défricher l'Alemtejo et encouragea le com-
ree et l'industrie. On le surnomma le Grand
Marquis.
pombé [pon] n. m. Bière de sorgho, en usage dans l'Afrique méridionale.
pomérane n. m. Membre d'une secte religieuse russe, branche de la grande secte des raskolniks. (V. ce mot.)
Pomeranie [nfj, prov. de la Prusse, bornée au N. par la Baltique: 30.12:; kil. carr. ; 1.S3S.0O0 h. [Poméranienê). Ch.-l. Stetlin. Sol plat, grands pâturages. Elevage de chevaux.
Pomeranie [Nouvelle-. ,V. Nouvelle Bretagne.
POM
Poméranien, enne [ni-in, t-ne], originaire
ou habitant de la Pomeranie : les Pomértiniens. Adj. : mœurs poméraniennes.
poméranienne[m-è-)ic]n.f. Variété de pomme de terre d'Allemagne.
Pomérellie, Petite Pomeranie, ou Pomeranie Mineure, nom donné jadis h la
partie de la Prusse comprise entre la Vistule et la Pomeranie ultérieure. (Hab. Pomérelliens).
Pomérols, comm. de l'Hérault, arr. et à 28 kil. de Béziers: 1.810 hab. Vins blancs. v
pomiculteur n. m. (lat. pomum, fruit, et cultor, cultivateur). Celui qui cultive les arbres produisant des fruits à pépins.
Pomier ou Pommier (J. -Joseph), l'un des
quatre sergents de la Rochelle décapités en 1822.
pomifère adj. (du lat. pomum, pomme, et ferre, porter). Bot. Qui porte des pommes.
pomiforme adj. Qui a la forme d'une pomme.
pommade [po-ma-de] n. f. (de pomme, parce que les pommades étaient autrefois des cosmétiques à base de pulpe de pomme). Préparation de consistance molle, formée par le mélange d'un corps gras et de substances médicamenteuses ou de parfums et destinée à être utilisée comme médicament externe ou pour l'entretien des cheveux, de la peau, etc. Pop. Misère, embarras : être dans la pommade. Passer de la jiommade à quelqu'un, le flatter, le complimenter.
— Encycl. Les pommades sont préparées par simple mélange à froid, par solution à chaud, par coction ou par combinaison chimique. La vaseline a remplacé à peu près complètement l'axonge ou le cérat qui servaient d'excipient: elle a sur ces substances l'avantage de ne jamais rancir.
pommade [po-ma-de] n. f. (ital. pomata). Maneg. Tour qu'on fait en voltigeant et en se soutenant d'une main sur le pommeau de la selle.
pommader [po ma-dé] v. a. Enduire de pommade. Se pommader v. pr. Se mettre de la pommade.
pommadeur [po-ma] n. m. (de pommade).
Brocanteur qui masque les défauts dés meubles avec de la gomme laque ou de la cire. Pop. Flagorneur.
pommadier [po-ma-di-é] n. m. Mortier large et évasé qui sert à préparer les pommades. Pop. Coiffeur.
pommadin [ po-ma] n. m. Pop. Elégant.
pommage [po-ma-je] n. m. Nom donné en Normandie aux diverses variétés de pommier : un pommage précoce.
pommaille [po-ma. Il mil., e] n. f. Pommes médiocres ou mauvaises.
pommard \po-mar] n. m. Vin de Bourgogne, du vignoble de Pommard : une bouteille de pommard.
Pommard [po-mar], comm. de la Côte-d'Or, arr. et a 4 kil. de Beaune; 1.040 h. Vins rouges renommés.
pomme [po-me] n. f. (du lat. pomum, fruit). Fruit du pommier : le jus de pommes fermenté fournit le cidre. Par ext. Fruit arrondi, rappelant la forme d'une pomme : pomme d'acajou. Coeur d'un légume, disposé en boule : la pomme d'une laitue. Ornement de bois, de métal, etc., en forme de pomme : la pomme d'un chenet, d'une canne. Rondelle de bois ou de métal au sommet d'un mât.
Pommes : A, calville blanche: B. rouleau roupe ; C, calville
Saint-Sauveur ; D, court-pendu plat; E, Gland Alexandre;
F, calville roufre d'hiver ; G, reinette du Canada ; H, de Chine ;
I, api eloilée.
Poét. Sein de femme. Pop. Tête, visage. Se sucer lu pomme, s'embrasser. Absol. La pomme, fruit de l'arbre défendu dans le paradis terrestre. Pomme d'arrosoir, renflement percé de petits trous qui termine le tuyau latéral d'un arrosoir. Pomme d'Adam, nom vulgaire de la saillie qui se trouve à la partie antérieure du cou de l'homme, et qui est formée par le cartilage thyroïde. Pomme de terre, plante de la famille des solanées, dont les tubercules, dits aussi pommes de terre, constituent la meilleure et la plus précieuse des plantes alimentaires. Pommes de pin, fruit que produit le pin. Jeter des pommes cuites à quelqu'un, le huer en public (par allusion aux pommes cuites qu'on jetait autrefois aux mauvais acteurs). Fig. Pomme de discorde, ce qui est un sujet de division, par allusion à la pomme que la Discorde jeta au milieu des convives aux noces de Thétis et de Pelée, et qui fut la première cause de la guerre de Troie. Donner la pomme ù une femme, la déclarer plus belle que les autres (allusion au jugement de Paris, qui donna à Vénus la pomme sur laquelle étaient tracés ces mots : à la plus belle). Pop. Aux pommes, trê« soigné, très bien : une toilette aiu pommes. C'est connue des ponunes, n'y compte pas. Allus. hist. : La pomme de Newton. Ce serait la •'hute d'une pomme, dans s. m jardin de Woolsthorpe, qui aurait conduit le savant à la découverte de
POM
l attraction universelle. On rappelle la pomme de Newton à propos d'une circonstance vulgaire aboutissant à un Important résultat.
— Encyci.. La pomme est une baie à einq loges, a péricarpe charnu et comestible. On distingue les pommes en fruits de table du pommes au couteau et pommes à cidre. Dans l'une et l'autre de ei's caté Kories rentrent de nombreuses variétés, créét pfl des croisements et par sélection. IV. la planche i
1. tableau fruits.) Les pommes se consomment crues, cuites ou séchées; on en l'ait des compott des gelées, des beignets, des gâteau X, du sucre de pomme, etc.
Les pommiers à cidre, cultivés dans tout I de la France, donnent des fruits astringents, V. CIDR1
— Pointue de terre. La pomme de terre ou morellc [solarium tuberosum)cst une plante originaire d'Amérique, qui fut introduite en Europe comme plante ornementale vers IKU. lui France, 1-s tubercules en
Puuime (te terre : A, rameau fleuri ; II, p e.t entier de marjoliu avec ses tubercules : C, fruit ; D, ehave ; K, early rose
furent admis dans l'alimentation que vers la tin du \vm° siècle et grâce aux efforts de Parmentier. Mais, depuis cette époque, la culture de la pomme de terre a pris une extension remarquable.
La plante renferme un alcaloïde dangereux tsolanine) et, seuls, les tubercules sont comestibles ; mais leur valeur alimentaire est considérable, ils contiennent en effet de la fécule en notable quantité : aussi jouent-ils un rôle très important dans l'alimentation de l'homme et des animaux.
La pomme de terre se multiplie par semis, mais plus ordinairement par tubercules, qu'on plante en terrains meubles et labourés proiondément ; on plante de mars à mai, et les soins d'entretien qu'il faut donner consistent surtout en binages et buttages.
On en distingue de nombreuses variétés, que l'on classe en industrielles, fourragères et potagères et que leur couleur et leur forme font répartir en : rondes ou obtonyucs jaunes (chuve, canada, richter's Impcrator, czarine, chardon), longues rouges (rose hâtive ou early rose, saucisse, vitelotte), rondes rouges (farineuse rouge, merveille d'Amérique), longues jaunes (magnum bonum, marjolin ou kidney hâtive, jaune longue de Hollande, quarantaine de Noisy, institut de Beauvais), violettes (violette géante de Jersey, bleue géante).
Dans l'alimentation de l'homme, la pomme de terre est consommée sous de multiples formes (pommes frites, bouillies, en purée, cuites à l'étouffée, etc.) ; pour l'alimentation des animaux, elle est donnée cuite et mélangée à du son ou des fourrages hachés, etc.; enfin, l'industrie en tire la fécule. La récolte se fait par arrachage à la houe ou it la charrue, quand les parties aériennes de la plante commencentà se flétrir. On laisse les tubercules quelques heures sur le sol avant de les ramasser, si la terre est humide ; les fanes, réunies en tas, sont brûlées sur place.
Le principal ennemi de la pomme de terre est le p/n/tofjhtora infestons ou péronospora, qui, en 1844, dévaste les plantations françaises ; on lutte préventivement contre les ravages du champignon par des sulfatages (bouillies cupriques).
Conservation des pommes de terre. Sur un lit de houille menue ou de charbon de bois en petits morceaux, placer les tubercules côte à côte. Les recouvrir d'une couche semblable de charbon, de quelques centimètres d'épaisseur. Disposer sur celle-ci un nouveau lit de pommes de terre, puis une autre couche de charbon, jusqu'à ce que le tas soit assez élevé. Ainsi protégées, les pommes de terre se conservent sans pourrir ni germer.
pommé [po-mé], 6 adj. Arrondi comme une pomme: chou pommé. Fig. elfam. Achevé, complet: sottise pommée.
pommeau \po-mô] n- m. (de pomme). Petite boule au bout de la poignée d'une épée. d'un sabre, etc. Extrémité renflée du fût d'un pistolet. Arcade antérieure de l'arçon d'une selle. V. arçon.
pommelé [po-me-lé], 6 adj. (de pommeau, objet de forme ronde). Marqué de gris et de blanc : . tel, cheval pommelé. N. m. Disposition de ce qui est pommelé : le pommelé des percherons. Prov. : Temps pommelé et femme fardée ne sont pas de longue durée, quand le ciel est pommelé, le temps > hange bientôt, une femme qui se farde perd bientôt sa fraîcheur.
pommeler [po-me-lé] (se) v. pr. (Prend deux / ■levant une syllabe muette: il se pommellera.) Se dit du ciel quand il se couvre de petits nuages blancs ou grisâtres.
pommelière [po-me] n. r. Nom vulgaire de la phtisie des ruminants.
pommelle [po-mè-te] n. f. Plaque de plomb percée de petits trous, qui garantit l'ouverture d'un tuyau. V. PAUMELLE.
pommer [po-mé] v. n. Se former en pomme, en parlant des choux, laitues, elc.
pommeraie [po-me-rè] n. f. Lieu planté de pommiers.
Pommeraye (La), coinm. de Maine-et-Loire, air. et à 36 kil. de Choie t; 2.840 h. Lainages.
Pommeret [po-me-rè] , comm. des Côtee-du- Nord, arr. et à 11 kil. de Saint-Urieuc ; 1.320 h.
Pommereul (François-René-Jean, baron de;,
général français, né à Fougères (1746-1823). Il l'ut a l'Ecole militaire un des examinateurs de Bonaparte, (pu le nomma plus tard conseiller d'Etat.
Pommerit-Jaudy, comm. des côtes-du-
Nord, arr. et a KO kil. de Lannion ; 1.9B0 h.
Pommerit-le- Vicomte, comm. des côtes-
du-Nord, arr. et à S0 kil. de Saint-Brieuc ; 2.430 h.
PommerCBUl, comm. de Belgique (llainaut, arr. d'Ath) ; 1.1130 h. Fonderies; instruments aratoires ; tanneries.
pommeté \po-me-té], 6 adj. Blas. Se dit de certaines pièces et de certains meubles héraldiques, terminés en forme de pommette.
pommetier [po-me-ti-é] n. m. Nom vulgaire du pommier sauvage.
pommette [po-mè-te] n. f. Petite pomme. Azerolte. Ornement de métal, de bois, etc., en forme de petite pomme. Partie la plus saillante de la joue, au-dessous de l'œil. Plaque métallique, creuse et ronde, dont on garnit les crosses de pistolet.
pommier [po-mi-é] n. m. Genre de rosacées comprenant des arbres et des arbrisseaux dout on connaît une douzaine d'espèces propres à l'hémisphère boréal et surtout à l'ancien continent. Ustensile servant à faire cuire les pommes devant le feu.
Adjectiv. Bateau pommier, bateau qui transporte les pommes.
— Encycl.
Le pommier [malus) croit
Pommier : a, coupe du fruit.
1. Schéma de pompi aspirante ; 3. Schéma de pompe fou de refoulement C : s. Pompe foulant d'aspiration ; B, tuyau d'aspiration ;
dans les forêts d'Europe et donne des fruits plus acerbes encore que ceux du poirier sauvage; mais la culture en a tiré de nombreuses variétés à fruits excellents . Le pommier paradis est une variété du pommier commun , originaire de la Russie méridionale. On cultive le pommier en plein vent . en cordon , en espalier, etc., et l'on greffe sur franc, sauvageon, doucin(variété du pommier sauvage) ou paradis; s'il s'agit d'arbres à haute tige, le porte-greffe est le franc ou le sauvageon ; le doucin est employé pour les formes de moyennes dimensions (pyramides, vases, palmettes); enfin, le paradis convient aux formes basses.
L'horticulture a produit aussi des pommiers issus d'espèces orientales, qui sont stériles, mais produisent de jolies Heurs.
Les ennemis du pommier sont nombreux (pyrale, puceron lanigère, anthonome. moisissures, etc.).
Pomoerium ou Pomerium, enceinte sacrée de la Rome ancienne, où l'on prenait les auspices urbains, avant toutes les entreprises importantes. Elle fut reculée à plusieurs reprises, la dernière fois sous l'empereur Claude, qui y comprit l'Aventin.
pomolOgie [/<] n. f. (du lat.pomum, fruit, et du gr. logos, discours). Partie de l'arboriculture qui s'occupe des fruits à pépins.
pomolOgique adj. Qui appartient à la pomologie : agriculture pomologique.
pomologue [io-ghe]ou pomo-
logiste fjis-te] n. m. Qui s'occupe de pomologie.
Pomona ou Mainland, la plus
grande des Orcades ; 17.000 h. V. pr.
blromness. Elevage.
Pomone, divinité des fruits et des jardins. (Mt/th.)
PomotOU (archipel). V. Touamo-
TOU
Pompadour [pon] adj Qui est dans le senre mis à la mode par la marquise de Pompadour: robe Pompadour. Fauteuil Pompadour , fauteuil bas, à dossier arrondi, et à joues. N. m. Genre Pompadour : le pompadour c'est l'élégance poussée au maniéré.
Pompadour
(Jeanne-Antoinette Poisson, marquise de), favorite de Louis XV, née à Paris, m. à Versailles (1721-1764). Elle fut d'abordla femme du financier Leroy d'Etiolles. P'roide, ambitieuse, rouée, ne manquant d'ailleurs pas d'éducation ni de goût artistique, elle exerça sur le roi, et malheureusement
POM
aussi sur le gouvernement, une influence néfaste, et contribua à engager la France dans la guerre de Sepl ans en taisant signer a Versailles les deux traites de 1 760 et 1 759, qui alliaient étroitement notre pajs à la politique de l'Autriche. Ce fut, selon l'expression de Frédé rie II, le « règne du Cotillon ». Elle coûta 40 millions à la France par ses prodigalites,quen excuse pas la protection qu'elle eut l'habileté d'accorder aux artistes, peintres et littérateurs de son temps, notamment âMarinontel, Ilclvétius, Voltaire, etc.
pompe [pon-pe] n. f.
( du gr. pompfi, procession). Appareil solennel pompadour.
et somptueux : la pompe
d'un triomphe. Littér. et bx-arts. Apparat, procédés solennels : la pompe île Bossuet. Pompe fv appareil d'une cérémonie mortuaire. Fig. et au plur. Plaisirs faux et frivoles : renoncer au momie et à ses pompes .
pompe [ponpe] n. f. Machine
hydraulique, destinée à élever un liquide, etc. -.toute pompe comprend essentiellement un cylindre ou corps de pompe et un piston gui se meut dans l intérieur de celui-ci. Pompe aspirante , celle dans laquelle le liquide mon te dans le corps de pompe par l'effet de la pression atmosphérique, lorsque le piston s'élève.
Pompe foulante , celle dans laquelle le piston refoule dans un tuyau latéral le liquide du corps de pompe. Pompe aspirante et foulante, celle dans laquelle le liquide, d'abord aspiré dans le corps de pompe par l'ascension du piston.
Pompes à pneumatiques : 1. A ma i. :
2 Avec pied : 3. A votant et à dietnbu-
lion d'air automatique.
Pomone.
Fauteuil Pompadour.
aspirante; A, A, soupapes d'aspiration ; B, tuyau d'aspiration; 2. Pompe
lante ; A, soupape de refoulement du piston ; B, soupape du tuyau
à main : S. Schéma de pompe aspirante et foulante ; A, soupape
C. piston plein ; [>, soupape du tu; au de refoulement E : 6, Pompe
aspirante et élévatoire-
est ensuite refoulé par celui-ci dans un tuyau latéral. Pompe d pneumatique, petite pompe à air. aspirante et foulante, destinée à gonfler les bandages pneumatiques des roues de bicyclettes, d'automobiles, etc. Pompe à incendie, pompe aspirante et foulante pour éteindre le feu au moyen d'un jet d'eau continu. (Les pompes sont actionnées a bras d'homm ', par la vapeur, l'électricité, etc.) Partie des tuyaux de cuivre de certains instruments à vent, qui peut s'allonger ou se raccourcir à volonté, pour baisser ou hausser le ton. Canif à pompe, canif dont la lame se retire dans le manche au moyen d'un houton. Serrure à pompe, serrure de sûreté, dans laquelle on est obligé de repousser avec la clef un ressort quand on veut introduire cette clef dans la serrure. Organe du métier à lacet arrêtantle métier lorsque le fil se rompt. Pompe de robinet, appareil utilisé pour le soufflage des grandes pièces de verre. Pompe dickmaische. pompe spéciale, employée en brasserie pour pomper les moûts de la cuve-matière. Pompe à godets, à chapelets, v. noria. Arg. Travail à la pompe, chez les tailleurs, travail des ouvriers qui exécutent les retouches. — Encycl. Les pompes se classent en plusieurs catégories, suivant leur mode d'action, la nature de leur construction, leurs applications. On distingue ainsi : les pompes aspirantes, foulantes, aspirantes et foulantes : les pompes à pistons pleins, creux, plongeurs ; les pompes centrifuges ; les pompes rotatives, semi-rotatives, qui se subdivisent ellesmêmes en pompes à pignons, à palettes, a mouvement sphériqne ; les pompes agricoles ; celles d'épuisement et d'exhaussé; les pompes à vapeur de distribution et d'alimentation, comprenant les pompes à quatre pistons à courant continu, à action directe, et à deux cylindres accouplés, etc. ; les pompes à incendie, etc.
Les pompes sont à simple effet lorsqu'elles n'élèvent l'eau que pendant la montée ou pendant la descente du piston ; à double effet, lorsque l'eau est élevée pendant la montée et pendant la descente. Les pompes sont dites verticales, horizontales ou inclinées ; on distingue les pompes mues à bras d'hommes, par manèges, ou par moteurs inanimés, vapeur ou électricité ; celles à balancier, a action directe, à engrenages et à courroies.
— Pompes funèbres. V. inhumation.
Pompée [pé] (Strabo), consul en 83 avec Sylla, tué par ses soldats.
Pompée (Cneius). dit le Grand, fils du précédent, né en 107 av. J.-C, tué en Egypte, en 48. Gé-
POM
PON
Pompiers : 1. Pompe électrique en batterie. — 2. Echelle automobile électrique. — 3. Bouche d'incendie (coupe). — 'i. Lance (coupe). — 5- Avertisseur téléphonique. 7. Lampe pour milieux explosifs. — 8. Sa coupe. — 9. Hachette. — 10. Hache. — 11. Dévidoir. — 12. Echelle à deux plans. — 13. Fanal. — H. Flambeau. — 15. Cordage. -
17. Tenue de gymnastique. — 18. Tenue de feu. — 19. Grande tenue.
- 6. Casque respiratoire. — 16. Officier de pompiers. —
néral de Sylla, il se distingua en Afrique, fut envoyé en 76 comme proconsul en Espagne, puis écrasa les dernières bandes de Spartacus, fut élevé au consulat avec Crassus en 71, remplaça en Ob' Lucullus dans la guerre contre Mithridate, et forma en 60, contre le sénat, avec César et Crassus, le premier triumvirat. 11 ne tarda pas à entrer, dès 54, en rivalité avec César, soutenu d'ailleurs par le sénat et les classes patriciennes. Mais, en 49, lorsque le sénat eut déclaré César ennemi public, il ne sut pas défendre l'Italie, et dut se réfugier en Grèce. Après une lutte terrible. il fut vaincu à Pharsale et assassiné à son arrivée en Egypte, où il cherchait un refuge, par les ordres de Ptolémée XII. Il avait épousé une fille de César. Celui-ci pleura, dit-on, sur le sort de son gendre. Pompée, bon général, avait de la modération, une certaine élévation dans les sentiments, d'incontestables qualités privées, mais un caractère indécis et une grande vanité. Vainqueur, il eût été un maître aussi absolu, mais moins généreux et moins habile que César (107-48 av. J.-C).
Deux phrases restées célèbres se rapportent à la vie de ce personnage. Quand César marcha sur Rome à la tête de son armée victorieuse, Pompée n'avait pris aucune mesure défensive. Comme on lui demandait avec quelle armée il arrêterait son ennemi, si celui-ci passait les monts : « En quelque endroit de l'Italie que je frappe du pied, répondit-il, il en sortira des légions. » Tombé en défendant la cause de la légalité, il emporta dans la tombe l'estime de tous les vrais Romains. A cette occasion, on cite ce beau vers de la Pharsale :
Victrix causa dits placuit, sed vicia Catonî.
" Les dieux furent pour le vainqueur, mais Caton pour le vaincu ». — Sextus. frère du précédent, vaincu par Auguste et mis à mort en 35 av. J.-C. — Cneius, fils du grand Pompée, vaincu par César a Munda et tué dans sa fuite (i5 av. J.-C).
Pompée lia Mort de), tragédie en cinq actes de P. Corneille, œuvre inégale, mais souvent puissante et d'où se détache surtout l'admirable caractère de Cornélie. Le sujet, emprunté à Lucain, est la mort du général romain lâchement assassiné par ordre du roi d'Egypte, après la bataille de Pharsale. C'est une de ses œuvres que Corneille préférait (16*3 .
Pompei [pon-pé-i]. ville anc. de Campanie, au pied du Vésuve, près des villages modernes de Torre ilell' Annunziata et de Srafati (prov. de Naples). C'était une petite ville de :10 000 hab., lieu de plaisance pour les riches Romains. Lors de l'éruption de 79, Pompéi fut ensevelie sous des couches superposées de cendres et de lave. En 1748, un paysan trouva des statues, et peu après on commença des fouilles, qui se sont continuées jusqu'à ce jour. On a déblayé les deux cinquièmes de la ville, qui était entourée d'une enceinte fortifiée flanquée de tours, et de 2.000 mètres de circuit. Ce déblayement a fourni aux archéologues une foule de renseignements du plus haut intérêt sur la construction des maisons romaines et sur les mœurs privées des anciens. Le Forum, la voie des Tombeaux sont les parties les plus intéressantes des fouilles. Telle qu'elle est, Pompéi est la plus saisissante évocation de l'antiquité que l'on puisse imaginer. Ses peintures murales sont très remarquables.
Pompéi les Derniers Jours rie;, roman historique, de Bulwer Lyiton, résurrection de la civilisation antique, dansée qu'elle a d'extérieur (18:11).
Pompeia, fille de Quintus Pompée et mère de Sylla. Elle l'ut la seconde femme de César, qui la répudia sur un soupçon d'adultère, en disant que " 1 épouse de César ne doit pas être soupçonnée '.
Pompéien, enne [pé-i-in. k-ne], originaire ou habitant de Pompéi : les Pompéien». l'artisan ou soldat de Pompée. Adjectiv. : antiquités pompéiennes.
pomper [pon-pi] v. a. Puiser avec une pompe : pomper de l'eau, de l'air. Fig, Aspirer : les plantes marines pompent Cair mêlé avec Us eaux. Attirer :
le soleil pompe les eaux. Absorber : le fisc pompe la richesse publique- V. n. Pop. Boire : aimer à pomper.
pomperie [pon-pe-rf] n.f. Fabrication pu commerce de pompes. (Peu us.)
pompette [pon-pë-te] adj. Fam. Un peu ivre.
pompette [pon-pè-te] n. f. Ancien ornement de toilette des femmes, fait avec des rubans.
pompeusement [pon-peu ze-man] adv. Avec pompe, avec faste.
pompeux, euse [pon-peu, eu-zr] adj. Où il y a de la pompe : entrée pompeuse. Fia. Où il y a une affectation de grandeur, de recherche : style pompeux. N. m. : préférez le simple au pompeux.
Pompey, comm. de Meurthe-et-Moselle, arr. et à 9 kil. de Nancy, sur la Moselle ; 3.120 h. Ch. de f. Est. Mines de fer, métallurgie.
pomphos [pon-foss] n. m. (m. gr.). Elevure rouge ou noire, causée par de la sérosité.
pompier [pon-pi-é] n. m. Fabricantou marchand de pompes. Homme faisant partie d'un corps organisé pour combattre les incendies : les pompiers de Paris font partie de l'armée régulière. (On dit aussi sapeur-pompier.) Ouvrier tailleur, qui fait les retouches. Fam. N. et adj. Se dit des peintres, des sculpteurs, des écrivains qui traitent des sujets classiques avec banalité et de leur manière : poète pompier, art pompier.
— Encycl. Le premier corps de sapeurs-pompiers fut créé à Paris en 1710, par Dumourier-Dupérier, sous le nom de gardes-pompes. Depuis, l'effectif du corps n'a cessé de s'augmenter, et le régiment des sapeurs-pompiers entretenu par la Ville comprend douze compagnies réparties en une vingtaine de postes, et un effectif de plus de 1.200 soldats. Le personnel relève du ministère de la Guerre. Toutes les villes de quelque importance possèdent une compagnie ou une section de sapeurs-pompiers et un matériel d'incendie.
Les pompiers possèdent, pour combattre le feu, des pompes à bras ou à vapeur, quelquefois automobiles, alimentées tantôt par la chaîne à bras d'hommes, tantôt, dans les villes, par des tuyaux amorcés sur les bouches d'incendie. Les appareils de sauvetage comprennent des cordages, des haches et hachettes, de grandes échelles à coulisse, des chèvres, des casques respiratoires permettant de circuler dans les milieux dont l'air est vicié, etc.
Pompiers (médaille des). V. sapeur-pompier.
pompiérisme [pon-pi-é-ris-me]n. m. Littér. et bx-arts. Fam. Manière des artistes et des écrivains qualifiés familièrement de pompiers.
Pompignan (Jean-Jacques Le Franc, marquis de), poète français, né à Montauban, m. à Pompignan (1709-1784) : auteur d'une tragédie de Bidon et de Poésies sacrées, traduction souvent heureuse des psaumes, cantiques et prophéties. Il fut l'ennemi de Voltaire et des philosophes. (V. polsies.) On cite souvent de lui la belle strophe :
Le Nil a vu sur ses rivages, ....
tirée de l'Ode Sur la mort de J.-B. Rousseau.
pompile [poii] n. m. Genre d'insectes hyménoptères porte-aiguillon, renfermant des guêpes de taille, moyenne, qui creusent des terriers, où elles enfouissent des araignées engourdies par un coup de leur aiguillon, et qui serviront de nourriture à leurs larves : les pompiUs sont des insectes d'Europe.
pompilidés [von] n. m. pi. Famille d'insectes hyménoptères, dont le genre pompile est le type, S. un pompilidé.
pompoleon [non] n. m. Variété d'oranger.
pompon jura] n. m. Petite houppe de soie, de laine, etc., dont on orne les ajustements féminins, les coitl'ures militaires, les galons pour meubles, etc. Par ext. Ornement prétentieux. Fam. A lui le pompon, c'est lui qui excelle sur tous les