PORCELAINE ET FAÏENCE
Faïence : 1. De Rhodes. — 2. Hispano-arabe. —3, 4. Italiennes. — 5. De Bernard Palissy. — G. De Rouen, a lambrequins. — 7. De Rouen, à la corne. — 8. De Delt't. — 9. De Moustiers. — 10. D'Ovion. — Porcelaine : 11. Four à flamme droite. — 12. lour à flamme renversée (A, laboratoire; U, alandicr: C, cheminée). — 13. M m leur. — 14. Tourneur. — !.. Emailleur. — 16, 17. Porcelaine de Chine. — 18. Du Japon. — 19. De Vincennes. — 20. De >ièvres (pâte dure). — 21, 22. De Sèvres pâte tendre), — ii. De Sevrés ibiscuat,. — 24. De Saxe (Meissen). — So. De Cbelsea. — 20. Dnalie (porcelaine ues Medicis). — Z'i. De riaukcuiuai. — *8. De Vienne-
PON
Pontvallaill [lW-/te], ch.-l. de c.lSarth. et à 26 kil. <ie La Flèche; 1.560 h.— Le tant a 9 connu, et 11.020 11.
pool \poul] n.m. Groupement ou syndicat de producteurs, différant du trust ou du cartel en ce qu'il n'est qu'une entente accidentelle et momentanée.
P o oie
( H e pin ald Stuart), archéologue et n u mi «mate anglais, né et mort à Londres ( 1832- 180;>>- Poon.
poon ou
ponne n.f. (holl.poori). Mar. Petit bâtiment hollandais à fond plat, gréant une voile à corne et deux focs.
Poonah [pou] ou Pounah, v. de l'Hindoustan, capit. de la présid. de Bomba; ; 153.000 h. Ane. capit. des Maharattes. Tissages.
POÔté (La), comm. de la Mayenne, arr. et à 43 kil, de Mayenne, près de la Sarthe ; 2.000 h. Corderies.
popane n. f. Cruche à deux anses et à tubulure, dans les Cotes-du-Nord.
pope n. m. (autre forme du m. pape). Prêtre du rit grec chez les Russes, les Serbes et les Bulgares.
— Encycl. Le pope ou pauva occupe un rang inférieur dans la hiérarchie. Au-dessous de lui est le diacre; au-dessus, le protopoppe ou archipretre.
Le clergé russe se divise en deux seetioRS distinctes : le clergé noir ou régulier, astreint au célibat et dans les rangs duquel on choisit les évoques ; le clergé blanc ou séculier, où se recrutent les popes et les prêtres inférieurs.
Jusqu'en 1864, les popes ont formé une caste fermée. Alexandre II ouvrit à tous l'accès du sacerdoce et rendit toutes les carrières accessibles aux enfants du clergé. Les popes ne recevaient autrefois aucune rémunération et vendaient littéralement les sacrements. Les mœurs du clergé russe ont beaucoup changé.
Pope (Alexandre), poète et philosophe anglais, né à Londres, m. à Twickenham (1088-1744); auteur de la Boucle de cheveux enlevée, de la Forêt de Windsor, de l'Essai sur l'homme, d'Epttres, de Satires, de la Dunciade, etc. Ecrivain toujours correct, parfois brillant, caractère difficile, Pope exerça sur son temps une réelle suprématie littéraire.
popelicaill[/tiïi]n. m. Membre d'une secte nombreuse, qui parut pendant la guerre des albigeois.
Popelin (Claudius), peintre émailleur, érudit et poète français, né et mort à Paris (1823-1892). Il a donné toute une série d'émaux qui rivalisent avec les oeuvres des anciens artistes limousins. Il a publié l'Art de l'émail, les Vieux arts du feu, le Livre des sonnets, etc.
popeline n. f. (ital. papalina). Etoffe dont la chaîne est de soie et la trame de laine.
Poperinghe, v. de Belgique (Flandre-Occidentale, arr. d'Ypres), sur le Vleierbeck ; 11.800 h. Houblon; lainages; bestiaux, tabac.
Popilius Laenas [uss-lé-nâss], consul romain en 173 av. J.-C. Le sénat l'envoya auprès du roi de Syrie, Antiochus Epiphane, qui avait conquis une partie de l'Egypte, pour lui ordonner d'abandonner ses conquêtes. Le roi demandait à réfléchir; mais le Romain, d'un geste impérieux, traça autour d'Antiochus un cercle sur le sable : « Avant de sortir de ce cercle, dit-il, rends-moi la réponse que je dois porter au sénat. » Le roi, stupéfait de cette injonction hautaine et craignant les armes de la république, se soumit-
popiliette [»é-(e] n. f. Nom vulgaire de la mésange à longue queue.
poplité, 6 adj. (du Iat. poples. itis, jarret) Qui se rapporte au jarret : muscle poplité.
Popo (Grand-), v. maritime du Dahomey, sur la Côte des Esclaves ; 4.000 h. A la France.
Popo (Petit-), v. maritime du Togoland allemand, sur la Cote des Esclaves; 3.000 h.
Popocatepetl, volcan du Mexique, sommet de l'Anahuac; 5.420 m. d'altitude. Vastes soufrières.
popote n. f. Fam. Cuisine, nage : faire la popote.
Poppée [po-pé] (Popprea Augusta), femme de Rufus Crispinus, puis d'Othon, favorite et femme de Néron, qui la tua d'un coup de pied en 65. Poppée poussait le culte de sa beauté jusqu'à se faire suivre constamment par un troupeau de 500 ânesses, dans le lait desquelles elle se baignait.
populace n. f. (ital.
pic : la populace romuiiv .
populacerie [ri] n.
populace. (Peu us.)
populacier [si-é], ère adj. Qui appartient, qui est propre à la populace : geste populacier.
populacièrement [man] adv. Dune manière populacière.
populage n. m. (Iat. populago). Genre de renonculacées elléborées.
restaurant, mc-
populaccio). Le bas peuf. Mceurs, langage de la
Populage.
D'une ma- Action de
; popularià la faveur du peuple : la
I n. m. Recherche excès-
— Encycl. Les populages (caltha ou populago) sont des herbes vivaees, à feuilles portées sur des pétioles engainants à la base, à grandes fleurs jaunes terminales. On en connaît un grand nombre d'espèces, dites populage des marais, souci d'eaù, clair bassin, giron, bouton fCor, qui croissent au bord des rivières et dans les prés humides de l'hémisphère nord.
populaire [ic-re]
adj. (du Iat. populus, peuple). Qui a rapport au peuple > l'éducation populaire; qui lui est favorable : mesure populaire; qui est mis à sa portée : écrits populaires. Propre au peuple :
expression populaire. Qui jouit de la faveur du peuple ; Henri l V fut un roi très populaire. Etat, gouvernement populaire, où l'autorité est entre les mains du peuple. N. m. Le populaire, le vulgaire. Ant. Impopulaire.
populairement [le-re-man] adv.
nière populaire. (Peu us.)
popularisation [xa-si-on] n. f
populariser. Son effet. (Peu us.)
populariser [zé] v. a. Vulgariser ser une idée. Imposer bonté popularise un roi
popularisme [ris-me'
sive de la popularité.
popularité n. f. Caractère, conduite de celui qui cherche à se rendre populaire : affecter la popularité. Faveur populaire : ta popularité est souvent éphémère.
population \si-on] n. f. (angl. population; de b. Iat. populatio). Ensemble des habitants d'un pays : la population des Etats-Unis a beaucoup augmenté au cours du dernier siècle. Ensemble des êtres humains, animaux ou végétaux, qui composent une catégorie particulière : la population scolaire.
populéum [om'] n. m. (du Iat. populus, peuplier]. Onguent calmant, dans lequel il entre des bourgeons de peuplier.
populeux, euse [leu, eu-ze] adj. (Iat. populosus). Très peuplé : les quartiers populeux de Paris.
populicide adj. (du Iat. populus, peuple, et exaere, tuer). Qui détruit le peuple: famine populicide.
populiste [lis-te] n. m. (anglo-améric. popolisl). Membre du Populist Party ou People's Party aux Etats-Unis, parti qui, fondé vers 1892, est formé des représentants des classes agricoles et industrielles.
populo n. m. Fam. Bas peuple: flatterie populo. Foule • fête qui attire le populo.
populosité [;i-(é]n.f. Etat d'un pays populeux.
populUS [luss] n. m. Nom latin du genre peuplier.
poque \po-Iie] n. m. Ancien jeu de cartes, analogue au hoc. Réunion, dans une même main, de trois ou quatre cartes de la même valeur.
Poquelin ou Poequellin, nom patronymique de Molière, fils aine de Jean Poquelin, maître tapissier.
poquer [hé] v. n. Au jeu de boules, jeter sa boule en l'air, de manière qu'elle reste où elle tombe.
poquet [Itè] n. m. (dimin. de poche). Trou dans lequel on sème les graines de différents végétaux : semer des haricots en poquets.
poracé, e adj. Qui est verdâtre, comme le poireau. (On écrit aussi porracé.)
PorbUS [buss] (Franz ou François), peintre flamand, né à Bruges, m. à Anvers (1510-1580), auteur de portraits et de paysages admirables (le Paradis terrestre), dit le Vieux, pour le distinguer de son fils, Franz Porbus le Jeune, artiste plus remarquable encore, né à Anvers, m. à Paris (1370- 1G22), peintre d'histoire et de portrait, auteur de belles figures de Henri IV, Catherine de Médicis, Louis XI II enfant, la Cène, etc.
porc Ipor] n. m. (Iat. porcus). Genre de mammifères artiodactyles pachydermes, appartenant à la famille des suidés et comprenant dix-sept espèces
PorCB : 1. Normand; 2. Craonnaia ; 3. Yorkshire ; fi. Berkshire.
de l'ancien monde. Sa chair: manger du porc. Fig. Homme sale, ou débauché, ou glouton. Scorie retenant une certaine quantité de minerai. Etre comme un porc à l'auge, avoir tout à discrétion.
— Encycl. Les porcs {sus) ou cochons sont des animaux lourds, épais, à museau prolongé en groin et dont les canines sont très développées chez les mâles. Le sanglier d'Europe (sus scrofa) est considéré comme la souche des races domestiques d'Europe. La femelle du porc est appelée truie; le mâle aJulte, verrat; les jeunes, porcelets, cochonnets ou gorets.
Le porc est presque entièrement comestible; il est d'un élevage et d'un engraissement faciles, se contente des détritus et résidus de cuisine (eaux
Porcelaine.
POR
grasses, épluchures, etc.) auxquels on ajoute de» pommes de terre, des farines de maïs.
En France, les principales races sont celles de Craon, de Normandie, du Limousin, de la Bresse, du Béarn, du Périgord; les races anglaises de Berkshire, Yorkshire, New-Leicester sont parmi les races étran gères les plus appréciées. V. POR- CHERIE.
Le porc est sujet à diverses maladies : ladrerie, saie ou sayon , pneumo-entérite infectieuse (peste porcine), trichinose, charbon. La ladrerie (comme la trichinose d'ailleurs) est dangereuse non seulement pour l'animal lui-même, mais encore pour l'homine qui consomme la viande infectée. Il faut ne manger la viande du porc que bien cuite : les cysticerques et les trichines sont détruits par la chaleur.
porcelaine [li-ne] n. f. (Iat. porcellana, parce que ce coquillage rappelle par sa forme la vulve d'une truie [porca]). Genre de mollusques gastéropodes, propres aux mers chaudes.
— Encycl. Les porcelaines (cyprxa) ont une coquille ovale, bombée, avec ouverture en fente étroite, â bords crénelés.
Cette coquille, polie, solide, est de couleurs variées, jaune ou fauve et blanc taché ou tigré de noir ou de brun.
porcelaine [/è-«e] n. f. (ital. porcellana]. Poterie blanche, imperméable, translucide. Ouvrage de porcelaine : des porcelaines du Japon. Coquillage univalve très poli, que l'on appelle aussi coquille de Vénus. Ancien nom de la nacre.
— Enctcl. La porcelaine se distingue des autres produits céramiques, et particulièrement de la faïence, par sa transparence et sa vitrification. Elle est obtenue par la cuisson d'une argile blanche spéciale, le kaolin, produit de la décomposition du feldspath, et dont les principaux gisements se trouvent en Chine, au Japon, en Saxe et, en France, aux environs de Limoges. Le kaolin, soigneusement lavé et purifié, est d'abord façonné au tour, au moule ou au coulage, avant d'être soumis à une première action du feu. Il reçoit ensuite un émail particulier, ou couverte, puis subit la cuisson proprement dite, au grand feu des fours. Enfin, la pièce de porcelaine peut être décorée au moyen de divers enduits colorés vitrifiables, qu'une dernière cuisson incorpore à la surface. La porcelaine est utilisée pour la fabrication de services de table, de vases et d'ornements de toute sorte. La Manufacture nationale de Sèvres a acquis, dans l'établissement et la décoration des porcelaines, une réputation universelle. •
porcelainier \lè-ni:é], ère adj. Qui a rapport à la porcelaine : industrie vrier en porcelaine.
porcelanique adj. Qui a l'apparence de la porcelaine : jaspe porcelanique-
porcelet [lé] n. m. Zoo/. Nom du jeune porc. Nom vulgaire du cloporte (dit aussi porcelet de saint Antoine). Bot. Nom vulgaire de la jusquiame noire.
porcellane [sè-la-ne] n. f. Genre de crustacés décapodes, renfermant de petits crabes ovales, des mers chaudes et tempérées.
porcelle [sè-le] n. f. Genre de composées liguliflores, renfermant des herbes à feuilles radicales, dont on connaît plusieurs espèces européennes : la porcelle commune est appelée aussi salade de cochon.
porc-épic [por-ké-pik] n. m. Genre de mammifères rongeurs, propres aux régions chaudes de l'ancien monde. Fig. Homme irritable, d'un abord difficile. PI. des porcs-èpics.
-— Encycl. Le s porcs-épics (hystris sont des animaux courts, mais robustes, trapus, armés sur la région postérieure - ^>=*^s»
du dos de piquants p
qu'ils peuvent redres- °r "epl '
ser à volonté. Ils sont inoffensifs, mais commettent des dégâts dans les jardins.
Porc-Épic (ordre du) ou du Camail, fondé en 1394 par Louis de France, duc d'Orléans, à l'occasion du baptême de son fils Charles. Les membres portaient une bague ornée d'un camail (agate), où était gravé un porc-épic.
porchaison [chè-zon] n. f. Véner. Saison où le sanglier est gras. Etat dun sanglier qui a toute sa graisse.
porche n. m. (Iat. porticus). Lieu couvert, à l'entrée d'une église, d'une habitation.
— Encycl. Aux premiers temps, on construisait devant la nef réservée aux fidèles un porche, ouvert ou fermé, destiné à recevoir les pénitents et les catéchumènes. Plus tard, les porches devinrent des annexes très importantes des églises et constituèrent même souvent un véritable monument. Les édifices civils, palais ou riches demeures, ont aussi possédé des porches à formes très variées, qui étaient plutôt des loges.
porcher [ché], ère n. Personne qui garde les porcs : Eumée était le porcher d'Ulysse.
porcherie [ri] n. f. Etable à porcs. Fam. Lieu extrêmement sale.
— Encycl. La porcherie doit être simple, propre, bien sèche et bien aérée, abriter les porcs du froid et surtout de la chaleur. On la construit le plus souvent à proximité des locaux d'habitation, mais sous le vent dominant. Elle doit contenir des loges pour les animaux, avec auges à volets, et un bassin
ie porcelainière. N. m. Ou-
POR
lar<»e et peu profond où les porcs pourront se rafraîchir. Le sol en est fait d'un béton recouvert de ciment.
Porcherie (La), comm. de la Haute-Vienne, arr. et à 39 kil. de Saint-Yrieix ; 1.580 h. Ch. de f. Orl.
Percherons (Les), ancien hameau au N.-Ode Paris, où, au xviii» siècle, se réunissaient le dimanche les gens du peuple, et dont les cabarets furent ensuite fréquentes par la société. Les recruteurs y exerçaient leur industrie.
Porc i a, fille de Caton d'Utique, femme de Bibulus. puis de Brutus, meurtrier de César. Elle se tua en remplissant sa bouche de charbons ardents, quand elle apprit la mort de son mari (43 av. J.-C).
porcil [siP] n. m. Etable à porcs. (Vx.)
porcin, e adj. Relatif au porc : la race porcine.
Porcon de La BarbinaiS (Pierre), corsaire français, né à Saint-Malo (1039-1605). Prisonnier des Algériens, le dey l'envoya comme ambassadeur à Louis XIV, qui refusa les propositions du dey. Fidèle à sa parole, Porcon, nouveau Regulus, revint à Alger et fut décapité.
Pordenone, v. d'Italie (Vénétie), ch.-l. decircondario; 10.000 h. Etoiles, métallurgie du cuivre.
Pordenone (Giovanni Antonio Licinio Regillo), peintre religieux italien, né à Pordenone, m. à Ferrare (1484-1540), un des chefs de l'école vénitienne {Sainte Catherine, Saint Sébastien et saint Roch).
PordiC, comm. des Cotes-du-N'ord, arr- et à 8 kil. dé Saint-Brieuc; 3.700 h.
pore n. m. (du gr. jioros, passage). Interstice qui sépare les molécules des corps. Très petite ouverture de la peau : les porcs livrent passage a la sueur. Par tous tes pores, par tous les moyens de manifestation : suer Vorgueil par tous les pores. Bot. Pore germinatif, partie amincie de la membrane d'un grand nombre de spores de champignons ou d'algues, des grains de pollen, etc., par où se fait la germination.
Porée (le Père Charles), jésuite français, né à Veudes, près de Caen, m. à Paris (1G75-) 741), un des maitres, au collège Louis-le Grand, de Voltaire, dont il devina un des premiers le génie. Il a laissé d'estimables tragédies latines.
Porel (Désiré-Paul Paf.fouru, ditl, acteur français et directeur de théâtre, né à Lessay, près de Coutances, en 1842.
poreux, euse [reu, eu-ze] adj. Qui a des pores : l'argile sèche est très poreuse.
porger ]jê] v. a. (Prend un e après le g devant a et 0 : il pofgea, nous porgeons.) Donner, présenter les fils pour le remettage.
porillon [Il mil.] ou porion n. m. Nom vulgaire du narcisse des près.
porion n. m. Contremaître de mine de houille.
porisme [ris-me] n. m. (gr. porisma). Proposition mathématique, en usage chez les Grecs : les porismes d'Euclide.
poriStique [-rs-ti-ke] adj. Qui appartient au porisme, qui s'appu. sur un porisme.
PomiC [nik], ch.-l. 4e c. (Loire-Inférieure), arr. et à 23 kil. de Paimbœuf ; 2.000 h. IPornicais). Port sur l'Atlantique. Bains de mer. Ch. de f. Et. Corderies. — Le cant. a 6 comm. et 11.840 h.
Pomichet [ché], comm. de la Loire-Inférieure, arr. et à 10 kil. de Saint-Nazaire, sur l'Océan; 1.430 h. Belle plage de sable fin.
pomocratie [si] n. f. (du gr. pornê, courtisane, et kratos, pouvoir). Antiq. Influence des courtisanes dans le gouvernement.
pornographe n. et adj. Qui s'occupe de pornographie.
pornographie [fi] n. f. (du gr. pornê, courtisane, et graphein, écrire). Littérature impudique, obscène. Dr. pin. V. outrage aux bonnes mœurs.
pornographique adj. Qui appartient, qui a rapport à la pornographie : écrit pornographique.
porosité [zi-té] n. f. Etat de ce qui est poreux : la porosité de la pierre ponce.
porphyre n. m. (du gr. purphura, pourpre). Sorte de marbre très dur, rouge ou vert et tacheté. Molette de même matière, qui sert à broyer.
Porphyre (Malchus, surnommé), philosophe de l'école d'Alexandrie, né à Batanea (Syrie) en 232 ou 233 apr. J.-C, m. à Rome en 304. Disciple de Plotin, il écrivit : Vies de Plotin. de Pythagore l'Isagoge, l'Introduction aux catégories et de nombreux livres contre les chrétiens.
porphyre, e adj. Qui est taché de rouge, comme le porphyre.
porphyrion n. m. Genre d'oiseaux échassiers, comprenant dix-sept espèces des régions chaudes de l'ancien monde, qui vivent à proximité des marais et qu'en Turquie, en Asie Mineure, etc., on élève dans les maisons, où ils font la chasse aux souris, petits reptiles et insectes. (On les appelle communément poules sultanes.,
porphyrique adj. Qui tient du porphyre. Qui en contient : laves porphyriques.
porphyrisant [ri-zan], e adj. Qui produit la porphyrisation.
porphyrisation '/i-;n-si-on]n. f. Action de broyer ou de malaxer avec le porphyre. (On emploie ce mode de trituration pour les poudres qui doivent être très ténues, les pommades qui doivent être bien homogènes, le broyage des couleurs à l'eau ou à l'huile, etc.)
porphyriser [ri-zé] v. a. Réduire en poudre très fine, à l'aide de la molette.
porphyrogénète adj. (du gr. porphuroge-
. né dans la pourpre). Nom que 1 on donnait
aux fils des empereurs grecs, nés pendant le règne
de leur père. (Il s'applique surtout à Constantin VII. j
porque [nor-ke] n. f. (ital. porea). Pièce de construction de rentort en forme de couplé poulies bateaux.
porquer [ké] v. a. Placer les porques dans : parquer un navire.
PorquerolleS [kc-ro-lc], une des îles d'Hyères. Forts.
porracé, e adj. v. poracé, e.
porreau [po-rd] n. m. v. poireau.
porrection [jw-rèAr-si-on] n. f. (du lat. porrecttim, supin de porrigere, tendre). Liturg. Action de faire toucher par les ordinands les objets relatifs à leur ministère.
Porrée (Gilbert de La), évèque de Poitiers et théologien scolastique, né et m. a Poitiers (1070- 1154). Il appartenait à l'école des réalistes. Il a écrit le Livre des six jrrincipes.
Porrentruy [po-ran], v. de Suisse (cant. de Berne), sur l'Allaine ; 0.960 h. Horlogerie, industrie mécanique.
porrette [po^rè-te] n. f. Jeune plant de porreau. Petite variété de porreau.
porrigineux, euse [po-n'-j'i-neu, eu-ze] adj.
Qui tient du porrigo.
porrigO [po-ri] n. m. (m. lat.). Pathol. Nom de diverses alopécies. Nom ancien de la teigne tonsurante des ruminants. V. teigne.
porro, unum est necessarium, mots lat. signif. : Or, une seule chose est nécessaire. Paroles de Jésus-Christ (S. Luc, X, 42) à Marthe, qui se plaignait à lui que Marie, occupée à écouter le Seigneur, la laissait travailler seule : « Marthe, Marthe, tu t'inquiètes, et t'embarrasses de beaucoup de choses ; or, une seule chose est nécessaire : Marie a choisi la meilleure part, et elle ne lui sera point ôtée. »
porse n. f. Paquet de flôtres dont on couvre les feuilles de papier à main à mesure qu'elles sont faites.
Porsenna, roi étrusque, qui voulut rétablir Tarquin le Superbe, mais fut arrêté, raconte Tite- Live, par Horatius Coclès au pont Sublicius, puis effrayé par la tentative de Mucius Scaevola, qui pénétra dans son camp pour l'assassiner.
Porson (Richard), helléniste anglais, né à East-Ruston, m. à Londres (1705-1808), connu par ses études sur la métrique grecque.
Porspoder, comm. du Finistère, arr. et à 29 kil. de Brest, sur l'Océan ; 1.820 h. Bains de mer. Pêche de langoustes et de homards.
port \por] n. m. (lat. portus). Retrait d'une côte maritime aménagée par l'homme pour offrir aux vaisseaux un abri : mouiller dans le port de Marseille. Ville bâtie auprès : habiter un port de mer. Sur une rivière, berge propice au chargement et au déchargement des bateaux. Port militaire ou de guerre, port où stationnent les navires de guerre. Port de commerce ou marchand, port aménagé pour les navires de commerce. Port d'attache, v. attacue. Port franc, port où les marchandises peuvent être déposées et transiter sans payer des droits de douane. Port de marée, port où l'on ne peut entrer qu'à marée haute- Fig. Lieu de repos, situation tranquille : s'assurer un port dans la tempête. Arriver à bon port, sans accident. Faire naufrage au port, échouer au moment de réussir. Port de salut, lieu de refuge. (Dans les Pyrénées, passage qui fait communiquer le versant français et le versant espagnol.) Mus. Port de voix (en ital., portamento), procédé à l'aide duquel on réunit dans l'exécution deux sons éloignés. (Ce procédé n'est possible que pour la voix ou pour les instruments à archet.)
— Encycl. Ports de guerre. Les ports de guerre doivent être protégés contre toute attaque extérieure, présenter une rade sûre pour les navires au mouillage et posséder un arsenal pourvu de bassins, de bassins de radoub, d'ateliers mécaniques et de
l'une roche qui a l'apparence
porphyroïde adj. (de porphyre, et du gr. eiàos, aspect). Se dit d'ui du porphyre.
Porpora (Nicolo), compositeur de musique religieuse et dramatique, né et m. à Naples (1686-1766). Il fut le maitre de Farinelli. Auteur de nombreux opéras iSerniramide riconosciuta, Ermenegilda, etc.).
Porporati 'Carlo Antonio,!, graveur italien, né à Volvera, m. à Turin (17*0-1816). Il grava, d'après Greuze, Santerre iSuzarine au bain).
Port de voix.
magasins de ravitaillement. La France continentale a cinq ports de guerre, formant les chefs-lieux de cinq arrondissements maritimes : Cherbourg, Brest, Loiient, Rochefort et Toulon. Les ports de guerre de la France extérieure sont proprement appelés points d'appui de la flotte.
— Ports de commerce. Le ministre des travaux publics a seul la police des ports de commerce; il exécute tous les travaux d'amélioration et d'entretien. L'outillage des ports est mis à la disposition du public, moyennant un droit d'usage, et des péages temporaires peuvent être perçus sur les navires pour le produit être affecté à des travaux d'amélioration.
Dans chaque port de commerce, un ou plusieurs agents de l'Etat sont chargés de la police des qua des bassins, du port et des rades ou passes navigables y attenantes : ce sont les capitaines, lit u riants et maitres de port, qui relèvent du service des ponts et chaussées. Les capitaines et lieutenants, dits officiers de port, doivent avoir servi comme -.^liciers dans la marine de l'Etat.
— Port franc ou zone franche. Le nom de ports francs ou zones franches est généralement donné à tout ou partie d'un port qui est déclaré neutre au point de vue douanier et où l'on peut, par conséquent, à son gré, débarquer les marchandises, les emmagasiner, les visiter, les soigner, les trier, les manipuler, les assortir, les acheter, les vendre, en disposer, enfin les réembarquer et les réexi sans payer aucun droit de douane et sans pri
à aucune des formalités imposées par le contrôle fiscal.
Ports de France ( Vues des principaux), suite de quinze tableaux peints par Joseph Vernet et représentant diverses vues d'Antibes, Bayonne, Bordeaux, Cette, Dieppe, La Rochelle, Marseille, Rocla-fort, Toulon (musée du Louvre).
port [pur] n. m. Action de porter: If port dt cannes plombées est Interdit. Maximum de charge d'un navire: brick du port de $00 tonneaux. Prix payé pour faire porter : payer le port d'un Maintien habituel : le port noble de Louis XI V; h
POR
port penché du saule. Po 1 manière dont la
tète est portée. PorJ d'armes, action ou droit de porter des armes. Attitude d'un soldat qui porte les armes : se mettre au port d'armes.
Port (Le), comm. de l'Aricgc, arr. et à 27 kil. de Saint-Girons, sur l'Arac ; 2.120 h.
Porta (La), ch.-l. de c. (Corse), arr. et à 50 tilde Bastia; 560 h. Eaux minérales. Patrie de Sébas tiani. — Le cant. a lu comm. et 4.G70 h.
Porta (Giuseppe), peintre vénitien, né à Castelnuovo di Garfagnana, m. à Venise (1520-apr.\i572) j auteur de belles mosaïques à la cathédrale de Saint- Mare. Le Louvre possède de lui Adam et Eve chassés du paradis terrestre.
Porta (Giambattista délia), physicien italien, né et m. à Naples (1541-1615). On lui doit un curieux traité de cryptographie et différents ouvrages de météorologie.
Porta (Giovanni Battista délia), sculpteur italien, né à Porlezza ou à Milan, m. à Rome (1542- 1597). Il a exécuté un Saint Dominique, Jésus-Christ donnant les clefs à saint Pierre.
portabilité n. f Caractère de ce qui est portable.
portable adj. Qu'on peut porter : habit encore portable.
Port-Adélaïde, v. d'Australie (Australie méridionale), sur un estuaire débouchant dans le golfe de Saint-Vincent ; 8.000 h. Commerce très actif.
portage n. m. Action le porter : les explorateurs organisent le portage jvant de se mettre en route. Navig. Action de traîner par voie de terre une embarcation arrêtée par un obstacle dans une rivière. Mar: Point où une pièce porte sur une autre. portail [ta, l mil.] n. m. (de porte). Entrée principale et monumentale d'une église, d'un édifice : des portails gothiques.
— Encycl. Le portail dépend des portes ellesmêmes ; il se distingue par là du porche, qui avance hors d'eeuvre.
Cette partie de l'édifice prit de telles proportions dans l'architecture du moyen âge, que souvent le mot portail est devenu presque synonyme de façade. Le portail semble être une création du xne siècle.
Un des plus beaux portails, tant par ses dispositions architectoniques que par sa décoration, est celui de Vézc-
lay (fin du xiic s.). Le beau portail de Notre-Dame de" Paris est, en réalité, une façade composée de trois portails. Le portail de la Vierge est un véritable chef-d'œuvre du genre.
Portai (Antoine, baron), médecin français, né à Gaillac, m. à Paris (1742-18:12). Il lit créer, en 1820, l'Académie royale de médecine.
Portai (Pierre-Barthélémy), homme politique français, ministre de la marine en 1819, né à Montauban, m. à Bordeaux (1765-1845).
PortaliS [liss] ;Jean-Etienne-Marie), jurisconsulte français, né au Bausset (Var), m. à Paris (1745-1807). Esprit sage et modéré, il fut l'un des rédacteurs du code civil, ministre des cultes sous l'Empire. — Son fils, Joseph-Marie, né à Aix, m. à Passy (1778-1858), magistrat et homme politique, fut vice-président de la Chambre des pairs, sous la monarchie de Juillet.
portant [tan] n. m. (de porter). Anse métallique d'un coffre, d'une malle. Anse de fer de chaque côté des chaises à porteurs. Montant qui soutient les décors ou les appareils d'éclairage d'un théâtre.
Morceau de 1er qu'un place sous l'armature d'un aimant
et auquel on suspend le poids qu'on veut lui faire supporter. Partie du baudrier et du ceinturon, qui sert à les raccourcir ou à les allonger.
portant [tan], e adj.
Techn. Qui porte, qui touche, qui exerce un effort.
Dans tel état de santé : être bien (ou ma/j portant. Loc.
adv . A bout portant, de très près.
portan-
tinen.f.iitai.
portantitta) ■ En Italie, chaise à porteur.
Port- Arthur [por], v. forte de la Chine proy. de Liao-Toung), port sur le golfe de Pétchili, pris par les Japonais en 189S, puis cédé à bail aux Russes, qui y furent assiégé • en 1904 par les Japonais, mais durent capituler après une héro glorieuse résistance.
Portail de cathédrale
Portalis.
Portant : 1. Revers; S. Face.
POR
. Grecque : 2. Romaine ; 3. Charretière et de poterne (xve s.) ; 4. FortiBée (xv« s.) ; 5. Renaissance ; 6. D'appartement, à n vantail ; 7. A deux vantaux ; 8. Vitrée ; 9. Cochère ; 10- Charretière ; 11. A claire-voie ; 12. De grille, en fer.
portatif, ive adj. Aisé il porter : orgue portatif . Qui a la faculté de porter : la force portative (tes aimants. N. m. Registre sur lequel les agents des eontributions inscrivent les droits constatés à la charge des redevables.
Port-au-Prince, capit. de la république d'Haïti ; "0.000 h. Rade excellente. Exportation de eafé, cacao, coton, cuirs de bœufs, bois de campéche et bois d'acajou.
Portbail, comm. de la Manche, air. et à 29 kil. de Valognes; 1.500 h. Petit port. Bains de mer (plage de sable).
Port-Breton ou Port-Joinville, bourg
de la Vendée, à 50 kil. des Sables-d'Olonne, dans l'île d'Veu, dont c'est le chef-lieu et le port ; 1.500 h. Pêche, fabrication de conserves. Forges.
Port-Courbet, Hon-Gac, Hon-Gay ou
Hon-Hay, baie et port du Tonkin, à l'E. du delta du fleuve Rouge. Excellent mouillage, qui communique par un canal tortueux avec la baie d'Along.
Port -de -BOUC, comm. des Bouches-du- Rhône, arr. et à 50 kil. d'Aix, sur le golfe de Fos ; 2.600 h. Ch. de f. Miramas à Port-de-Bouc. Pèche. Petit port de commerce.
Port-d'EnvaUX, comm. de la Charente-Inférieure, arr. et à 13 kil. de Saintes ; 1.320 h.
Port-d'Espagne (Port of Spain), capit. et port de l'île anglaise de la Trinité ; 75.000 h. Grand commerce.
porte n. f. (lat. porta). Ouverture pour entrer et sortir : ouvrir (ou fermer) la porte de la maison. Ce qui clôt cette ouverture : porte de fer ; frapper d la porte. Pièce mobile servant à fermer un meuble, une enceinte : porte d'armoire, d'écluse. Fig. Entrée, introduction : la vertu est la porte du bonheur. Fausse porte, imitation de porte. Ouvrir ses portes, se dit d'une ville qui s'offre ou se rend. Gracieux comme une porte de prison, maussade, désagréable. Ouvrir sa porte, recevoir chez soi. Ouvrir une porte, la porte, donner accès : l'or ouvre toutes les portes. Fermer, refuser, défendre sa porte à quelqu'un, ne pas vouloir le recevoir. Forcer la porte de quelqu'un, entrer chez lui, bien qu'il ne veuille pas recevoir. Entrer, sortir par la porte, par la grande porte, obtenir, quitter un emploi d'une manière honorable. Trouver porte close, ne rencontrer personne. Heurter, frapper à toutes les portes, s'adresser à toutes sortes de personnes. Gagner, prendre la porte, sortir. Mettre à la porte, chasser. Refuser sa porte, interdire à quelqu'un sa maison. Prendre la porte, s'en aller. Mettre la clef sous la porte, partir furtivement. Porte d'agrafe, sorte d'anneau métallique fixé sur une étoffe et dans lequel s'accroche une agrafe. Porte de derrière, défaite, échappatoire. Enfoncer une porte ouverte, faire un grand effort, pour vaincre un obstacle imaginaire. Endroit d'une ville où se trouvait autrefois une des portes du mur d'enceinte : la porte Saint-Antoine. Arc de triomphe : la porte Saint-Denis. Géogr. Gorge, défilé (s'emploie le plus souv. au plur.) : les portes du Caucase. Les portes de l'enfer, le démon, le Mal. Système de la porte ouverte (de l'anglais open door), régime de liberté commerciale permettant la libre introduction dans un pays des produits étrangers. Impôt des portes et fenêtres, proportionnel au nombre d'ouvertures d'un bâtiment. Loc. adv. : Déporte en porte, de maison en maison. Porte à porte, dans le voisinage immédiat. Loc. div. : A la porte, aux jiortes de, tout près de : aux portes de la mort. A porte ctose, en secret. A portes ouvrantes, fermantes, au moment où l'on ouvre, où l'on ferme les portes d'une ville forte. La Porte, la cour du sultan des Turcs, du roi de Perse : la Porte ottomane ou Sublime-Porte, la Porte persane. (Cette dénomination provient de l'usage qu'avaient ces souverains de tenir des séances plénières à la porte du palais.) Prov. : Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée, il faut choisir entre les choses opposées. Le diable n'est pas toujours à la porte d'un pauvre homme, un homme n'est pas toujours malheureux. Chassezle par la porto, il rentrera par la fenêtre, se dit
d'un importun dont on ne peut se débarrasser. Ali.us. hist. : Catilina est à nos portes, cri de terreur poussé pendant la conspiration de Catilina. par les Romains, qui craignaient l'apparition subite du rebelle à la tête d'une armée. On le rappelle quand un grand danger est imminent. V. Anm-