‹ Le Larousse pour tousChapitre 546 sur 979 · V. PROÉMINENT · texte numérisé non relu

V. PROÉMINENT

prominer [né] v. n. (lat. prominere). Faire saillie. (Vx.) V.PROÉMINEH.

prominule adj. Qui fait une très légère saillie.

promis, e [mi, i-ze] adj. (lat. promissus). Dont on a fait la promesse : chose promise. Terre promise, la terre de Clianaan, que Dieu avait promise aux Hébreux ; par anal., contrée très fertile ; au fig., objet vivement, mais vainement désiré. N. Fiancé : vyipromisetsa promise. Prov. : Chose promise, chose due, on est obligé de faire ce qu'on a promis.

promiscue \mis-kâ] adj. f. (lat. promiscuus). Qui a le caractère de la promiscuité : procession promiscue; ou de la communauté : possession promiscue.

promiscuité [mis-ku] n. f. (lat. promiscuitas). Mélange confus : la promiscuité est toujours fâcheuse.

promission [mi -si-on] n. f. (lat. promissio). Terre de promission, terre promise.

promiSSOire [»ii-«oi-re] adj. Dr. Se dit d'un serment qui porte sur des faits futurs, par opposition au serment affîrmatif ou assertoire, qui porte suides faits passés.

promontoire n- m. (lat. promontariwn). Cap élevé : Gibraltar est bâti sur un promontoire.

promoteur, trice n. (lat. promotorj de : pro, avant, et movere. mouvoir;. Personne qui prend le soin principal d'une affaire, qui donne la première impulsion : le promoteur d'une loi.

promotion [si-on] n f. (lat. promotio). Action d'élever une ou plusieurs personnes simultanément à un grade, a une dignité : réclamer sa promotion à un grade supérieur. Ensemble des personnes promues : une promotion d'officiers, de cardinaux.

promouvoir v. a. (lat. promovere. — Usité seulementaux temps composés : foi promu, etàlaforme passive : ils sont promus.) Elever à quelque dignité.

prompt, 6 [pron, ;iro)î-fc] adj. (lat. promptus). Qui se produit bientôt : une prompte guerison. Qui passe vite : nos joies sont promptes. Actif, diligent : soyez prompts. Pénétrant, qui saisit vite ■ Cromvoell avait l'esprit tris prompt Irascible : humeur prompte. Avoir la main prompte, être enclin à frapper. Ant. Lent.

promptement [pron-te-man] adv. D'une manière prompte. Ant Lentement.

promptitude [pron-ti] n. f (lat. promptitudo). Caractère de ce qui est prompt : la promptitude à la riposte Diligence mettre de la promptitude à obéir. Faculté de concevoir, de saisir rapidement : Napoléon avait une extraordinaire promptitude. Facilité à s'irriter, à s'emporter évitez les légèretés et les promptitudes. Ant Lenteur.

promptuaire[y./Ym;,-/î(-é.re]n.m.(lat. prompluarium ; de promptus, prompt). Manuel al un prompt uaire de droit. (Vx.)

promu, e partie, pass. du v. promouvoir.

promulgateur, trice n. Personne qui fait une promulgation.

promulgation [si-on] n. f. (lat. promulgatto). Action de promulguer. Acte par lequel le chef du pouvoir exécutif atteste l'existence d'une nouvelle loi et en ordonne l'exécution. V. loi.

promulguer [>///'/] v. a. (lat. promulgare). Publier officiellement : les lois, en Franci ont promulguée i par le président de la Républiqui

pronaos [oss] n. m. (m. gr. ; de pro, en avant, et naos, temple). Partie antérieure d'un temple an-

pronateur, trice adj. (du lat. pronare, pencher en avant). Qui sert aux mouvements de pronation : muscle pronateur. Substantiv.: le rmd pronairur est un muscle de Vavant-bras.

pronation [si-on] n. f. 'du lat. pronare, pencher en avant). Rotation en avant du bord externe de la main. Position de la main après ce n ment.

prône n. m. Instruction familière, faite le dimanche à la messe paroissiale : assister au prône. Recommander quelqu'un au prime, le recommander aux prières et aux charités des fidèles, lorsqu'on fait le prône; fig. et fam., se plaindre de lui a ses supérieurs.

prône-misère n. invar. Personne qui se plaint continuellement.

pronéphros ]fross] n. m. (do gr. pro, en avant, et nephros, rein). Ebauche, chez l'embryon, de l'appareil urinaire.

prôner [?ié\ v. a. Faire le prône à : prôner les fidèles. Vanter, louer : prôner un remède. Y. n. Faire d'ennuyeuses remontrances.

prônerie [ri] n. f. Action de prôner ou de se prôner. (Vx.J

prôneur, euse [eu-xé] n. Ecclésiastique qui fait le prône. Personne qui prodigue les éloges.

pronom [non] n. m. (lat. pronomen ; de pro, pour, et nomen, nom). Mot qui tient la placi- du nom, et qui en prend le genre et le nombre. (C'est une des dix parties du discours, et il y a cinq sortes de pronoms -.personnels, démonstratifs, possessifs, relatifs, indéfinis. V. chacun de ces mots.)

pronominal, e, aux adj. Qui appartient au pronom : forme pronominale. Verbe pronominal, verbe qui se conjugue avec deux pronoms de la même personne : il se flatte ; nous nous avançons. — Le premier pronom (souvent remplacé par un nom à la 3« pers.) est toujours sujet; le second, complément. Les verbes essentiellement pronominaux s'emploient toujours avec les deux pronoms : se repentir, s'abstenir et dans ces verbes, le participe passé s'accorde toujours avec le sujet. Les verbes accidentellement pronominaux sont des verbes actifs ou neutres qui deviennent pronominaux quand on les emploie avec deux pronoms : se flatter, se plaire.

pronominalement [man] adv. Comme pronom. Comme verbe pronominal.

pronominaliser [li-zé] v. a. Donner la forme pronominale.

pronomination n. f. Syn. de antonomase.

prononçable adj. Qui peut être prononcé : certains mots polonais sont difficilement prononçables.

prononce n. m. (préf. pro, et nonce). Suppléant d'un nonce du pape.

prononcé, e adj. Fortement marqué : traits prononcés. Qui n'a rien d'indécis : caractère prononcé. Arrêté, formel : avoir l'intention prononcée de... N. m. Décision exprimée par un tribunal : le prononcé d'un jugement.

prononcement [man] n. m. Action de prononcer.

prononcer [se] v. a.(lat. pronuntiare.— Prend une cédille sous le c devant a et o : il prononça, nous prononçons.) Articuler, proférer : prononcer les lettres, les mots. Débiter, réciter ; prononcer un discours. Déclarer avec autorité : prononcer un arrêt. V. n. Déclarer son sentiment : le tribunal a prononcé. Se prononcer v. pr. Manifester ses intentions, sa pensée. Prendre un caractère marqué : la tendance vers l'équité se pronome chaque jour davantage.

prononciatif, ive adj. Qui dérive, qui tient de la prononciation.

prononciation [si-on] n.f. (lat. promou/atio). Action de prononcer: la prononciation d'un arrêt. Articulation des lettres, des syllabes, des mots : la prononciation anglaise. Dernière des cinq parties de l'ancienne rhétorique.

pronopiographe n. m. (du gr. pronopios, qui se présente à la vue, et graphe, description). Instrument en forme de chambre noire, que les dessinateurs utilisent.

pronostic [nos-tik] n. m. (gr. ]>rognôstikon ; de pro, avant, et gnôsis, connaissance). Conjecture sur ce qui doit arriver : le pronostic de la méningite est toujours grave. Signe d'après lequel on forme cette conjecture : fâcheux projiostic.

pronosticateur, trice [nos-ti] n. Personne qui fait des pronostics.

pronostication [nos-ti-ka-si-on] n. i. Action de pronostiquer. (Peu us.)

pronostique [nos-ti-ke] adj. Qui a rapport au pronostic. (Peu us.)

pronostiquer [nos-ti-ké] v. a. Faire un pronostic: pronostiquer un succès.

pronostiqueur, euse [nos-ti-keur, eu-ze\ n. Qui fait des pronostics : les pronostiqueurs sportifs.

pronucléUS [uss] n. m. Partie nucléaire de l'ovule et du spermatozoïde qui se fusionne au moment de la fécondation.

pronunciamiento [non. mi-ên'] n. m. (mot

espagn.). En Espagne, acte par lequel une autorité, généralement un chef militaire, se déclare pour ou contre le gouvernement établi : faire un pronunciamiento. PI. des prouunciamientos.

Prony ( Gaspard-Clair-François-Marie Riche, baron de), mathématicien et physicien français, né à Chamelet, près de Lyon, m. à Paris (1755- 1839). Il fut un moment chargé par Napoléon I" de l'assainissement des marais Pontins.

proostracum [os-tra-kom"] n. m. (du préf. pro, cl du gr. ostrakon, coquille). Prolongement de la base de la coquille, chez certains mollusques céphalopodes.

prOOtiCUm [Aom'] n. m (du préf. pro, et du gr. ôtikos, relatif à l'oreille). Os de la capsule auditive, chez les poissons.

propagande n f. (du lat. irropaganda, devant être propagée). Congrégation établie à Rome pour

la propagation de la foi. (En ce sens, prend une n.a juscule.) Effort pour répandre une opinion, ui trine quelconque.

— Encycl. La congrégation de la Propagande a été fondée par Clément VIII (1591 et organisée pal Grégoire XV en il',22. Vingt-neuf cardinaux la com posent : l'un d'eux en est le préfet ou président ; un autre porte le titre de préfet de l'économie. La Propagande envoie les missionnaires apostoliques, nomme les évoquée en pays infidèle et les vicaires apostoliques. A la Propagande sont annexées deux œuvres importantes: une imprimerie polyglotte et un collège destiné a tonner des missionnaires.

propagandisme a i prit de

propagande. (Peu us.)

propagandiste [di»4e net adj. Qui fait de la propagande. N. m. Membre de la Propagande.

propagateur, trice n. et adj. Qui propage.

propagation [si-on] n. f.(\at.propagatio). Multiplication des êtres par voie de reproduction: propagation du genre humain. Fig. Extension, développement : la propagation des lumières, des idées, etc. Physiq. Marche progressive : lu propagation du son.

— Encycl. L'Association pour la propagation de la foi dans les pays infidèles, de Lyon, formée en 1822 de deux sociétés lyonnaises analogues, a pour but de réunir des souscriptions pour les missions du monde entier. Les souscriptions individuelles sont de 2 fr. 60 par année La répartition est faite d'accord avec la congrégation de la Propagande. L'association publie les Annales de la propagation de la foi.

propager [ji] v. a. (lat. propaejarc. — Prend un e muet après le g devantaeto: il propagea, nous propageons.) Multiplier par voie de reproduction : il faut propager lesanimaux et les Digitaux utiles. Fig. Répandre, divulguer : propager les lumières. Ant. Borner, limiter, restreindre.

propagulaire [lè-re] adj. Qui a rapport aux propagules, qui s'opère par propagule.

propagUle n. m. Corps plurieellulaire porté sur un pedicelle grêle, qui se forme au sommet de la tige des mousses, et qui, en se détachant de la tige mère, tombe sur le sol et engendre le protonéma.

propane n. m. Carbure d'hydrogène gazeux à la température ordinaire.

propargylique adj. CAim. Se dit d'un sroupe de corps (acide, alcool, éther), dérivés de l'allylène.

proparoxyton [rok-si] n. m. (préf. pro, et paroxyton). Grain, gr. Mot qui a l'accent sur la syllabe antépénultième.

propathie [H] n. f. (du préf. pro, et du gr. pot/Vos, maladie). Maladie antérieure à celle qui existe actuellement.

propathique adj. Qui se rapporte à la pro pathie.

propédeutique n. f. (du préf. pro, et du gr. paideutikos, qui a rapport à l'enseignement). Enseignement préparatoire.

propension [pan] n. f. (lat. propensio). Tendance naturelle des corps vers un autre corps ou un point quelconque. Fig. Penchant : propension au bien, au mal.

Properce (Sextus Aurelius Propertius), poète latin, né à Mevania (Ombrie) ou à Spello (vers 52 av. J.-C, — vers 19 apr. J.-C); auteur d'Elégies souvent passionnées, remarquables par la richesse et la variété des idées, l'éclat du style et le mouvement lyrique. Les trois premiers livres sont adressés à Cynthia (la courtisane Hostia) ; le quatrième est consacré aux légendes de l'histoire romaine. Properce fut un des favoris de Mécène et l'ami de Virgile.

propérispomène [ris-po] n. m. (préf. pro, et pèrispomène). Mot qui a l'accent circonflexe sur la pénultième.

propet, ette [pè, è-te] adj. Forme ancienne de pp.opret, etc.

prophase [fa-ze] n. f. (préf. pro, et phase). Première phase de la caryocinèse.

prophète, prophétesse [tè-se} n. (gr. prophètes). Qui prédit par inspiration divine : le prophète lsale. Le Roi-prophète ou Prophète-roi, David. Absolum. Le Prophète, Mahomet. Déployer l'étendard du Prophète (en parlant du sultan de Constantinople), prêcher la guerre sainte. Par ext. Celui qui annonce l'avenir par voie de conjecture. Prophète de malheur, personne qui n'annonce que des choses fâcheuses. La loi et les prophètes, les personnes, les choses qui font autorité. Prov. : Nul n'est prophète dans son pays, on a ordinairement moins de succès dans son pays qu'ailleurs. Allus. hist. : Dieu est Dieu, et Mahomet est son prophète, traduction courante, mais inexacte, d'une formule de la religion musulmane dont le sens exact est : « Il n'y a pas d'autre divinité qu'Allah, etc. » Les musulmans reprochent en effet aux chrétiens d'adorer trois dieux et se considèrent comme les seuls monothéistes.

— Encycl. Les premiers prophètes, au sens large du mot, ont été les premiers patriarches. depuis Adam jusqu'à Abraham et Moïse. Dans le sens strict, c'est avec Samuel que commence le ministère prophétique. Nous citerons, avec Samuel. Nathan, Elie et Elisée. Les Hébreux appelaient aussi «prophètes» des hommes zélés qui s'exerçaient à la pratique de la mortification et de toutes les vertus. C'est parmi ces hommes que Dieu choisit souvent ceux à qui il confia la mission de rappeler de sa part les Israélites à l'observation de la Loi et de leur annoncer l'avenir, et que l'on nomme absolumentlesprop/jèfes. On les divise en deux groupes : quatre grands prophètes : Isaïe, Jérémie (avec Baruch), Ezéchiel et Daniel ; douze petits prophètes : Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas. Miehée. Nahum, Habacuc, Sophonie, Aggée, Zacharic et Malaehie.

Prophète (le), opéra, en cinq actes, poème de Scribe, musique de Meyerbeer. C'est un épisode de la guerre des anabaptistes. Le cabarctier Jean de Leyde, dont le comte d'Oberthal a ravi la fiancée Bertha, ourdit un complot avec l'aide de trois anabaptistes, devient le chef des paysans révoltés, s'empare du comte d'Oberthal, puis de la ville de Munster, et est couronné dans l'Eglise comme Prophète. Bertha, en apprenant les crimes commis par Jean se poignarde, et le Prophète, se fait sauter avec la ville de Munster. La partition est l'œuvre la plus austère et peut-être la plus profonde et la plus complète de Meyerbeer (I8'»9'. (de ..'>

PRO

prophétie [si] n. f. (lat. prophetia). Prédiction par inspiration divine : lesprophelies <f isate. Parext. Toute prédiction d'un événement futur: les prophéties de Noslradamus. Annonce d'un événement futur, par conjecture ou par hasard: les pressentiments sont les prophéties du cœur.

prophétique adj. Qui appartient ou convient au prophète : langage prophétique. Qui a le don de prévoir l'avenir : la raison est prophétique.

prophétiquement [ke-man] adv. En prophète : parler prophétiquement .

prophétiser [xé] v. a. Prédire l'avenir par inspiration divine. Par ext. Prévoir, dire d'avance, par conjecture ou par hasard: prophétiser lu pluie.

prophétisme [tis-me] n. m. Système religieux fondé sur les prédictions des prophètes.

prophylactère [lak] n. m. (pro, et phylactère). Liturij. gr. Relique qu'on porte sur soi pour s'assurer la protection d'un saint.

prophylactique [lak] adj. (gr. prophulakti-

kos). Med. Qui se rapporte à la prophylaxie : prendre des mesures prophylactiques euiitrc une épidémie.

prophylactiser [tak-tirSé] v. a. Faire de la prophylaxie. (Peu us.)

prophylaxie [lak-si] n. f. (gr. prophulaxis ; ie . avant, et phulaxis, action de garantir).

Partie de la médecine qui a pour objet les précautions propres à garantir contre les maladies.

— Encyci.. C'est surtout depuis Pasteur que la prophylaxie a réalisé d'immenses progrès ; il faut distinguer la prophylaxie hygiénique et la prophylaxie thérapeutique. La première emploie la diététique, l'aération, l'isolement, les quarantaines. La deuxième met en œuvre des agents thérapeutiques : les antiseptiques, les sérums, la vaccination, etc.

prophyse [fi-ze] n. f. (du gr. prophusis, germination). Adhérence contre nature.

propice adj. (lat. propitius). Favorable, disposé à assister, à aider: soyez propices aux malheureux. Se dit des choses utiles, favorables : les vents propices. Ant. Défavorable, néfaste, contraire.

propicemeilt [man] adv. D'une manière propice. tPeu us.)

propionique adj. Se dit de certains corps (acide, aldéhyde, éther), appartenant à la série grasse.

— Encycl. L'acide propionique C > II 'O* a les propriétés chimiques générales de l'acide acétique. C'est un liquide huileux, incolore, d'une odeur de chou aigre ; il bout à 2020,5. On le trouve dans l'huile d'ambre brute, le lait de coco aigri ; il se forme dans un certain nombre de fermentations.

propithèque [tè-Le] n. m. Genre de mammifères lémuriens à longue queue, propres à Madagascar.

propitiateur, triée [si-a] n. (lat. propitiator). Personne qui rend propice, qui intercède.

propitiation [si'-a-si-onj n. f. (\aX.propitiatio). Action propitiatoire : le sacrifice de ta rnesse est un sacrifice de propitiation. Fête des Propitiutions, fête juive selon la loi de Moïse.

propitiatOiEe [si-a] adj. (lat. propitiatorius). Qui a la vertu de rendre propice : sacrifice propitiatoire. N. m. Bist. hébr. Table d'or qui était au-dessus de l'arche.

propitier [si-è~] v. a. (lat. propitiare. — Se conj. comme prier.) Rendre propice.

proplastique [ plas-t i-ke] adj. Ipro, et plastique). Qui concerne les ouvrages d'argile.

propodite n. m. (du préf. pro, et du gr. potts. podos, pied). Un des cinq articles de la patte des crustacés décapodes.

propolis [liss] n. f. (mot gr.). Matière résineuse ou gommeuse. dont les abeilles se servent, pour boucher les fentes de leurs ruches.

Propontide (en avant du Pont), entre le Bosphore de Thrace au N. et l'Hellespont au S. ; auj. mer de Marmara.

proportion [si-on] n. f. (lat. proporft'o). Convenance et rapport des parties entre elles et avec leur tout : observer les proportions. Dimension : Ouvrage de ijrandes proportio ns Etendue, intensité d'action : le désastreprend des proportions considérables. Math. Egalité de deux rapports. Loe. adv.: A proportion, proportionnellement. Loc. prép. : A proportion de, en proportion de, par rapport à, eu égard à. Loc. conj. : A proportion que, à mesure que. Toute proportion gardée, en tenant compte de l'irrégularité, de la différence des personnes.

— Encycl. L'ne proportion s'écrit sous la forme

rz=-.; a et d sont les extrêmes, h et c les moyens.

On énonce la proportion : a sur h égale c sur d. On notait autrefois la proportion ainsi : a : b : : c : d, ce qui s'énonçait a est à b comme // est à c. Dans toute proportion, le produit des extrêmes est égal au produit des moyens

proportionnable [si-o^na-blé] adj. Qui peut

être proportionné.

proportionnalité [si-o-nà] n. f. Etat des choses proportionnelles entre elles.

proportionné [*i-0-n£\, e adj. Qui convient à. Dont les proportions sont harmonieuses : corps bien proportionne. Ant. Disproportionné.

proportionnel, elle [st-o-nèl, t-le] adj. Se

dit des quantités qui sont en proportion avec d'autres quantités de même genre. Quatrième proportionnelle à trois grandeur* données, grandeur qui constitue, avec les trois autres, les quatre termes d'une proposition. Moyenne proportionnelle entre deux quantités, quantité qui peut former les deux moyens d'une proportion dont les extrêmes sont les quantités données.

— Encycl. Grandeurs directement proportionnelles. On nomme ainsi les grandeurs liées entre elles de telle façon que, l'une variant, les autres varient dans le même sens et proportionnellement, c'est-à-dire que a et b étant l>^s mesures de deux des grandeurs dans le premier étal, a' et //' les mesures des deux mêmes grandeurs dans le second état, ou

ait la proportion {-=73 •

Grandeurs Inversement proportionnelles . On nom .ie ainsi deux grandeurs liées entre elles de façon que, l'une variant dans uncertain sens. L'autre

var> .- en sens inverse et proportionnellement. Le ten ps mis pour faire un onerage est inrersement pn portionnet au nombre des ouvriers employés.

proportionnellement [si-o-nè-le-man] adv.

En proportion. Comparativement. Y. PROPORTIONNEL.

proportionnément [si-o-né-man] adv. En

proportion ou à proportion. (Peu us.)

proportionner [si-o-né] v. a. Garder la proportion nécessaire : proportionnez votre dépens,: a votre revenu. Ant. Disproportionner.

propos [po] n. m. (du lat. propositum, sujet mis en avant). Résolution, dessein. ( Vx.) Discours tenu dans la conversation : propos de table. Discours vain, médisant : méprisez tes propos. Ferme propos, résolution bien arrêtée. Propos interrompus, jeu de société où les questions et les réponses sont mêlées de façon à faire de plaisants coq-à-1'àne ; fîg., conversation sans suite. Loc. adv. : .4 propos, opportunément : arriver, parler à propos. A propos, se dit aussi elliptiquement quand on va parler d'une chose dont ce qui vient d être dit vous fait souvenir subitement. Juger à propos, croire convenable, prendre le parti de. A tout propos, à chaque instant. Ilors de propos, mal à propos, à contretemps. Ile propos délibéré, avec dessein. Loc. prép. : A propos de, à l'occasion, au sujet de. A propos de tout, de rien, et fam., à propos île bottes, hors de propos, sans motifs raisonnables. V.

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