À-PROPOS
Propos de table, par Martin Luther (156G). Ils nous montrent le réformateur dans son intérieur, dans le plus complet abandon et souvent avec une extraordinaire crudité de langage.
Propos galants, tableau de F. Roybet (1893); scène de belle humeur, traitée avec une brillante maîtrise.
proposable [po-za-ble] adj. Qu'on peut proposer : arrangement proposable.
proposant [po-zan], 6 adj. Qui propose. N. m. Théologien protestant, qui étudie pour être pasteur.
proposer [po-zé] v. a. (du lat. propositum, supin de proponere, même sens). Mettre une chose en avant pour qu'on l'examine : proposer un avis. Offrir au choix, ou comme prix, etc. : proposer un candidat, proposer vingt francs d'un objet. Assigner : proposer un sujet à traiter. V. n. Former un projet (sens vieilli, excepté dans la locution L'homme propose et Dieu dispose). V. Dieu. Se proposer v. pr. Faire offre de sa personne: se proposer pour un emploi. Avoir l'intention : il se propose de vous écrire.
proposeur, euse [po-zeur, eu-ze] n. Personne qui propose, qui fait une proposition.
proposition [po-zi'-sz-onj n. f. (lat. ; ropositio). Action de soumettre à l'adoption d'autrui un jugement ou un dessein. Cbose proposée pour qu'on en délibère : formuler une proposition. Toute assertion ou toute négation en général : proposition vraie. Condition qu'on propose pour arrivera un arrangement : faire des propositions de paix. Acte par lequel on met en avant une personne pour obtenir une dignité, un emploi. Rhétor. Exposition du sujet. Math. Théorème : démontrer une proposition. Gramm. Expression, énonciation d'un jugement : toute proposition se compose de trois ternies : sujet, verbe et attribut. Mus. Première phase d'une fugue contenant le sujet et tous les contre-sujets.
— Encycl. Gram. Il y a dans une phrase autant de propositions qu'il y a de verbes à un mode personnel exprimés ou sous-entendus- Les propositions peuvent être absolues, principales (v. ces mots) ou complétives. Les propositions qui se rapportent à un verbe sont dites directes, indirectes, circonstancielles (v. ces mots) ; celles qui se rapportent à un nom ou à un pronom sont dites aèterminatives, explicatives (v. ces mots). On distingue encore les propositions coordonnées, subordonnées, inscidente.
propre adj. (lat. proprius). Qui appartient exclusivement à : chaque créature a ses caractères propres. Qui est de la même personne : écrire de sa propre main. Identique, sans changement aucun : voici ses propres paroles. Convenable : bois propre d la construction. Apte : un homme propre aux affaires. Mal propre, impropre, peu apte. Nom propre, v. nom. Sens propre, primitif et naturel, par opposition à figure- Mot, expression propre, qui rend exactement l'idée. En main propre, à la personne elle-même. Astron. Mouvement propre, mouvement réel d'un astre, par opposition à son mouvement apparent. Prov. : Qui est propre à tout, n'est propre à rien, il faut avoir une spécialité, sans quoi 1 on n'excelle en rien. N. m Qualité particulière : lepropre de l'homme est de penser. En propre, en propriété particulière : avoir une ferme enpropre. Liturg. cathol. Propre du temps, offices qui ne se dit qu'en certains temps de l'année. Propre des saints, offices qui ne se disent qu'en certaines fêtes des saints. Propre d'un diocèse, collection des offices particuliers à ce diocèse. Pop. Propre à rien, homme qui n'a aucune espèce de talent ou d'aptitude. Propres ou biens propres, biens qui n'entrent pas en communauté et forment le patrimoine particulier de chacun des époux. V. com-
MUNAC 1 1 .
propre adj. (du lat. proprius, convenable). Net, qui n'est point souillé, sali, taché : habit propre. Dont la tenue est soignée, élégante : il en conte cher pour qu'une femme soit un peu propre. Fig. et fam. Décent, exempt de souillure; moral : homme dont la conduite n est pas propre. Ironiq. En mauvaise posture : me voila propre! N. m. Chose propre : le propre n'est jamais trop propre. Ironiq. Chose malséante : c'est du propre! Ant. Sale, malpropre.
propréfet [fè] n. m. Lieutenant d'un préfet.
proprement [man] adv. Avec propreté : manger proprement. Convenablement : être mis proprement, l'nm. D'une manière passable ment du piano. Ant. Malproprement.
proprement [mon] adv. Précisément, exactement ; voilà proprement ce qu'il a dit. Dans le sens propre : mot employé proprement . En dehors de tout accessoire ; l'Angleterre proprement dite.
propret, ette [prr, è-te] ndj. Propre, avec une nuance de simplicité, de minutie ou de coquetterie : vieillard propret ; chambre proprette.
propreté n. f. Qualité de ce qui est exempt «le saleté : les enfants doivent ''Ire toujours tenus avec la plus grande propreté. Ant. Malpropreté.
PRO
propréteur n. m. (lat. propmtor). Antiq. rom. Magistrat, généralement ancien préleur, délégué au gouvernement d une province.
propréture n. f. Dignité, fonction de propréteur. Sa durée.
Propriano, comm. de Corse, arr. et à 18 Ml, de Sartène, sur legolfede Valmco ; l.uoo h. Petit port
propriétaire [lè-re] n. Personne à qui une chose appartient. Se dit spécialement de celui qui possède un immeuble occupé par un ou plusieurs locataires : les grosses réparations sont à la ehatsgedes propriétaires. Adject.: lescongrégationspropriétttires. Propre aux propriétaires : l'orgueil propriétaire
propriétairement [ti-re-man] adv. En qualité de propriétaire ; comme propriétaire.
propriétarisme[rt's-);ie]n. m. Conditions de pro priétaire. régime économique tonde sur la propriété.
propriété n. f. (lat. proprietas). Possession en propre, exclusive : propriété foncière, mobilière.
jouer propre-
Propos jfalants, d'après Roybet.
L'ensemble des propriétaires : alarmer la propriété. Chose possédée en propre : le talent est une propriété précieuse. Se dit spécialement des immeubles, des biens-fonds : une propriété plantée d'arbres. Grande propriété, possession de biens-fonds d'une grande étendue. Caractère propre, vertu particulière : l'élasticité est une propriété des corps. Gramm. Convenance exacte de l'expression avec la chose à exprimer : sans propriété dans les termes, point de clarté.
— Encycl. Dr. La propriété est le droit d'user, de jouir et de disposer des choses de la manière la plus absolue, pourvu qu'on n'en fasse pas usage prohibé par les lois ou les règlements. Ce droit peut s'exercer : 1» sur les choses matérielles ; 2» sur les œuvres de l'intelligence (propriété industrielle et commerciale, propriété artistique et littéraire).
Propriété sur les choses matérielles. Le droit de propriété sur une chose, meuble ou immeuble, est constitué par la réunion de trois droits distincts ; 1» droit d'user de la chose, c'est-à-dire de s'en servir; 2» droit de jouir de la chose, c'est-à-dire d'en percevoir les fruits (produits matériels, revenus) ; 3» droit de disposer de la chose, c'est-à-dire de la transformer, de la consommer, de la détruire, de l'obliger, de l'aliéner. Ces trois éléments peuvent être séparés. Ainsi, les droits d'user et de jouir (usu fruit) peuvent appartenir à l'un, tandis que l'autre a le droit de disposer (nue propriété). D'autre part, le droit d'usage peut se trouver séparé du droit de jouir ; mais ordinairement, les divers attributs de la propriété sont réunis dans la même main.
Le pouvoir du propriétaire est soumis à certaines restrictions, qui dérivent soit des lois civiles (servitudes), soit des lois et règlements administratifs. Au nombre des restrictions dérivant du droit administratif, nous citerons les suivantes : le propriétaire ne peut bâtir sur un terrain joignant la voie publique sans observer l'alignement; il ne peut installer sans autorisation un établissement dangereux, incommode ou insalubre pour le voisinage ; s'il s'agit de l'exploitation des mines, de graves entraves pèsent sur lui : il peut être exproprié pour cause d'utilité publique.
La propriété s'acquiert et se transmet par succession, par donation entre vifs ou testamentaire et par l'effet des obligations; ellepeul aussi s'acquérir par accession ou incorporation, par prescription, par découverte ou invention. (Code civ., art. 711 et suiv.)