LIS
Usage [za-jé] n. m. (de User). Action d'agiter rapidement dans la teinture les matteaux de soie supportés par les bâtons de lise. Action de User les draps.
lisailleur, euse [ta, II mil., eu-ze] n. Personne qui lit beaucoup, mais sans discernement.
lisant [zan], 6 adj. Qui lit : la foule lisante.
Lisbonne, capit. du Portugal, près de l'embouchure du Tage dans l'Atlantique, sur la rive dr. du fleuve, à 2.110 kil. S.-O. de Paris ; 356.000 h. {Lisbonnins). Vaste port, arsenal et chantiers militaires ; bibliothèques, musées, nombreuses écoles ; palais et églises remarquables ; industrie et commerce très actifs. Patrie de Camoëns. Lisbonne fut désolée par un tremblement de terre en en 17Sb. Occupée par Junot (1807), et évacuée en vertu de la convention de Cintra (1808).
Lisbonnin, e [lis-bo-nin,
originaire de Lisbonne : les Lisbonnins. Adjectiv. : coutumes Usbonnines.
Lisbum, v. d'Irlande (Ulster), sur le Lagan ; 11.000 h. Toiles.
lise [li-ze] n. f. Sable mouvant des bords de la mer.
lise [li-ze] n. m. Bâton qui soutient les matteaux de soie 'et qui permet de les remuer rapidement dans la teinture.
User [li.-sé] v a. Tirer par les lisières un drap qu'on vient de fouler pour détruire les faux plis.
User [ll-zë] v. a. Procéder au lisage des matteaux de soie.
lisérage [zi] n. m. Ouvrage fait avec du fil d'or, d'argent, de soie ou de laine, dont on entoure un dessin de broderie.
liséré [zi] n. m. (de lisérer). Ruban fort étroit, dont on borde une étoffe, un habit. Raie étroite, bordant une étoffe d'une autre couleur.
lisérer [zé-rê] v. a. (de lisière — Se conj. comme accélérer.) Border d'un liséré ou d'un lisérage.
lisérine [si] adj. et n. Se dit de l'une des variétés de vaches laitières appartenant à la classification basée sur la forme de lécusson.
liseron [se] n. m. (dimin. de lis). Genre de convolvulacées.
— Encycl. Les liserons (convolvulus), fréquemment désignés sous le nom de volubilis, sont des plantes herbacées ou des arbrisseaux à tige grimpante ou volublle. Les fleurs, campanulées, sont isolées ou groupées en cymes. On en connaît près de 150 espèces, répandues dans tous les pays tempérés et chauds du monde. L'espèce la plus commune est le liseron des champs, petit liseron, liset ou vrillet à clochettes, à belles fleurs blanches ou rosées, très répandu dans les campagnes, et qui porte de graves préjudices à l'agriculture, car ses tiges s'entortillent autour des céréales. Le liseron tricolore, vulgairement belle-de-jour, est très recherché dans les ja-dins pour ses fleurs blanches bordées de bleu. Le liseron de Perse et le liseron de Chine, tous deux à fleurs roses, sont aussi souvent cultivés comme ornementaux. On utilise en médecine la racine purgative du liseron des champs ; mais c'est surtout le liseron scammoné dont on fait le plus grand emploi.
liset [se] n. m. Nom vulgaire du liseron.
lisette [sè-te] n. f. Petit couteau d'enfant à lame peu tranchante.
Lisette [sè-te] n. f. La soubrette de comédie, intrigante et délurée. Type de jeune femme du peuple, gaie et légère, créé par les chansonniers et les poètes : Chaulieu, l'Atteignant, etc. Béranger en a fait le type de la grisette parisienne. Fam. Pas de ça, Lisette!
formule de négation, de refus.
liseur, euse [seur, eu-se] n- Qui aime à lire. Personne qui lit les dessins que l'on doit imiter sur étoffe. Liseur à miroir, appareil permettant de lire sans fatigue les textes les plus fins aussi facilement qu'on lit un journal. (C'est grâce à un dispositif spécial de miroirs, l'un plan, l'autre courbe qu'on obtient ce résultat ) N. f. Petit couteau à papier muni d'un crochet, qui sert à marquer la page où l'on s'arrête. Petite table à plusieurs tablettes, pour recevoir les livres.
Lisfranc [lis-fran] de Saint-Martin (Jacques), chirurgien français, né à Saint-Paul-en-J arrêt (Loire), m. à Paris (1760-1847). Il introduisit en France et perfectionna la technique de la désarticulation tarso-métatarsienne-
lisibilité [si] n. f. Qualité de ce qui est lisible, aisé à lire.
lisible [zi-ble] adj. Aisé à lire : écriture peu lisible. Qui peut être lu sans fatigue, qui soutient la critique : tous les discours improvises ne sont pas lisibles.
lisiblement [si-ble-man] adv. D'une manière lisible : une lettre doit toujours être écrite lisiblement.
lisier [zi-é] n. m. (m. romand). Syn. de purin.
Liseron :
, fruit.
Bébé tenu en lisière.
lisière [si] n. f. Bord qui termine de chaque côté la largeur d'une étoffe. Etoffe peu large et rude nu toucher. Chaussons de lisière, chaussons faits de cette étoffe, souvent dans les prisons. Fig. Limite, bord : la lùllre d'un champ, d'une forêt. Arbres plantés qui poussent sur le bord d'un terrain. Cordons servant à soutenir un enfant lorsqu'il commence à marcher. Fig. Secours dont on a besoin pour se diriger : marcher sans lisières,
Lisieux [si-
cû , ch. -1. d'arr.
(Calvados), sur la
Touques; ch. de f. O.; à 42 kil. de Caen ; 16.240 h. (Lexoviens). Draps, filatures de coton, de laine, de lin. — L'arr.
a 6 cant., 122 comm., 59.000 h.; le eant. de Lisieux, 1" section, a 16 comm. et 11.11 Oh. ; la 2« section a 15 comm. et 16.940 h.
LisieUX (collège de), célèbre collège fondé à Paris en 1336, par Guy d'Harcourt. Il fut transféré en 1764 dans les bâtiments du collège de Dormans ou de Bcauvais.
Lisle-sur-Tarn [ u-u ], ch.-l. de c. (Tarn), arr. et à 9 kil. de Gaillac; 3.800 h. Ch. de f. Orl. \ins. cant. a 3 comm. et 4.990 h.
liSOir [soir] n. m. Pièce de bois transversale, sur laquelle portent les ressorts de la voiture. de charpente employé pour étoffes. Partie du grand
Armes de Lisieux.
Le
Bâti l'apprêt de certaines châssis d'un affût de place dans lequel s'emboîte la cheville ouvrière.
Lissa, v. d'Allemagne (présid. de Posen); 16.000 h. Draps.
Lissa, ile de l'archipel dalmate (Autriche), dans l'Adriatique; 7.900 h. Ch.-l. Lissa; important arsenal maritime. Vins. En 1866, bataille navale, où les Italiens furent vaincus par l'amiral autrichien Tegethof.
LiSSagaray (Prosper- Olivier), journaliste français, né à Auch, m. à Paris (1839-1901); il participa à l'insurrection de la Commune en 1871.
lissage [li-sa-je] n. m. Action de lisser ; son résultat. Action de disposer les lisses d'un métier à tisser suivant le genre d'étoffe que l'on veut obtenir. (Syn. de liçage. ) Mar. Etablissement des lisses d'un bâtiment. Ensemble des lisses.
LiSSajOUS [li-sa-jou] (Jules-Antoine), physicien français, né à Versailles, m. à Plombières (1822-1880). On lui doit une célèbre Etude optique des mouvements vibratoires.
lisse [lise] adj. (allem. leise, doux). Uni et poli : peau lisse. Qui n'a pas de cannelures, de rayures : colonne lisse.
lisse [lise] n. f. V. lice.
lisse ou lice [lise] n. f. Section faite dans le corps d'un navire par des plans inclinés et perpendiculaires au maitre couple. Tringle de bois servant d'appui.
11SS3 [Use] n. f. Cylindre de verre ou de bois pour polir les cuirs. Roulette pour chagriner les cuirs. Outil de maçon pour polir les enduits.
liSSé [Usé], 6 adj. Lisse.
Dialeet. Repasser : chemise bien lissée. N. m. Etat de ce qui est lisse : le lissé d'une étoffe. Point qu'atteint le sucre par la cuisson pour la préparation des entremets et de la confiserie.
liSSeau [li-sâ] n. m. Peloton de fll ou de ficelle.
lisser [Usé] v. a. Rendre lisse : lisser une étoffe. Donner le dernier lustre aux peaux, cuirs, etc. Dialect. Re passer. Lisser
LIT
Lista y Aragon (Alberto), écsjvain et mathématicien espagnol, né et m. à Séville (1775-I848); auteur de poésies et d'ouvrages critiques estimés.
liste [lis-le] n. f. (anc. h. allem. lista). Suite de noms : la longue liste des martyrs de la science. Bande de poils blancs qui se prolonge sur le chanfrein de certains chev.-'ux. Liste civile, somme allouée, dans les gouvenfcements monarchiques, pour les dépenses personnelles du souverain.
— Encycl. Empruntée à l'Angleterre , où elle fut établie après la révolution de 1688, la liste civile ne fut admise en France que par la Constitution de 1791 et fixée à 25 millions de francs, avec affectation du Louvre et des Tuileries à l'habitation du roi. L'Assemblée législative l'ayant supprimée, on donna aux membres du Directoire, outre le logement, 10.222 quintaux de blé, puis, au Premier Consul 500.000 francs, et aux deux autres, chacun 50.000. Sous l'Empire, la liste civile fut rétablie et fixée à 25 millions. Elle fut de 32 millions sous la Restauration, de 13 sous la monarchie de Juillet, de 25 sous le second Empire. En 1848, le traitement du président de la République fut fixé à 600.000 fr., ses frais de représentation a un chiffre égal. Ce sont les mêmes allocations qui sont attribuées au président actuel.
Le président des Etats-Unis reçoit 125.000 francs, celui de la Confédération helvétique 13.500. La liste civile est de 11.700.000 francs en Prusse, 10 millions en Angleterre, 23 millions en Autriche, i millions en Belgique, 2 millions aux Pays-Bas, 14.250.000 en Italie, 7 millions en Espagne, plus 450.000 francs pour la reine ; 3.800.000 en Portugal ; 4.500.000 en Suède et Norvège; 2.400.000 en Danemark; 1.300.000 en Grèce.
listel [Us-tel] ou listeau [Us-tô], liston [liston] n. m. Baguette pour encadrement. Petite moulure carrée et unie qui en surmonte ou accompagne une autre plus grande. (V. moulure.) Cercle qui qui règne autour de la circonférence des monnaies. Morceau de bois qui sert aux réparations des mâts et des vergues d'un bateau. Blas. Ornement extérieur de 1 écu, qui a la forme d'une banderole ou d'un ruban, et porte la devise ou le cri de guerre.
Lister ( Joseph ), chirurgien anglais , auteur du pansement antiseptique qui porte son nom, né à Londres eu 1827.
liston n. m. Blas. Syn.
de li.stel. Mar. Bande de bois, recouvrant le bord de la première rangée des feuilles qui servent à former la doublure d'un vaisseau.
Liston ( Robert ) , chirurgien anglais, né près de Linlithgow, m. à Londres (1791— 1847). On lui doit un ouvrage remarquable : Principes de chirurgie.
Listrac, comm. de la Gironde, arr. et à 30 kil. de Bordeaux ; 2.050 h. Excellents vins.
LiSZt (Franz), compositeur et pianiste hongrois, né à Itaiding, m. à Baireuth (1811-1886), artiste puissant, étrange, plein de fougue, virtuose incomparable (Poèmes sympho-
ifd!.™
des amandes, les couvrir d' une couche de sucre. Mar. Garnir de ses lisses (un navire).
lisseron n.m.v.LicERON.
liSSette [lisè-te] n. f. Polissoir de raquetier et de bourrelier.
lisseur, euse [liseur, eu-ze] n. Ouvrier, ouvrière qui polit et lisse la surface du papier, du carton, etc. N. f.
Machine employée pour lisser les cuirs, le papier, le carton , etc. Dialect. Repasseuse.
Machine que, dans les laiteries, les beurreries, on emploie pour mouler et lisser les pains de beurre.
Lisseweghe
comm. de Belgique (Flandre-Occidentale, arr. de Bruges); 2.140 h.
lissier n. m.