‹ Le Larousse pour tousChapitre 573 sur 979 · V. QUADRIENNAL · texte numérisé non relu

V. QUADRIENNAL

quatrilliOU [kou-a-lri-li-on] n. m. Nombre de mille t'ois un trillion. (On dit aussi quadrillion.)

quatrimier [ka-tri-mi-é] n. m. Dr. anc. Receveur de l'impôt du quatrième, c'est à-dire de l'impôt du qur.rt prélevé en Normandie sur les boissons.

quatrirème n. f. Syn. de qladrirème.

quatrouille [ka-trou, II mil., e] n. f. Véner. Poil de coloration différente mêlé à la couleur dominante de la robe du chien.

quatrOUillé [ka-tnm, Il mll.,é], 6 adj. Véner. Se dit du chien dont le poil est mélangé d'autres poils de coloration différente de celui qui domine.

quattrocentiste [kcu-a-iro-san-tis-té] n. et

adj. Se dit des artistes et des écrivains du quattrocento.

quattrocento [kou-a-lro-san-to] n. m. (ital. quattro, quatre, et cento, cent). Se dit du mouvement artistique et littéraire italien du xv« siècle, les années où florissaient les artistes et les écrivains qui l'ont illustré commençant toutes par le nombre quatre cent, sous-entendu mil.

quatuor [kou-a] n. m. (mot lat. signif. quatre). Morceau de musique à quatre parties : /es quatuors de Mozart; quatuor vocal. Quatuor à cordes, ensemble des quatre instruments à cordes (violon, alto, violoncelle et contrebasse), qui forment le fond de 1 orchestre. Quatuor de bois, flûte, hautbois, clarinette, basson. Quatuor de cuivre, cornet ou bugle, alto ou cor, baryton, basse.

quatuorvir [kou-a] n. m. fm. lat. ; de quatuor, quatre, et vir, homme'. A Rome, titre de divers magistrats, chargés, quatre par quatre, de certaines fonctions.

quatuorviral, e, aux [kou-a] adj. Qui a

rapport aux quatuorvirs.

quatuorvirat [kou-a, ra] n. m. Dignité de quatuorvir.

quayage ou quaiage [kê-ia-je] n. m. (de

Suai ). Droit que payent les commerçants à la ouane pour déposer leurs marchandises sur un quai.

que [ke] pron. rel. lat. quem). Lequel, laquelle, etc. : la leçon que j'étudie. Pron. interrog. Quelle chose : que dites-vous? Qu'est-ce? quelle chose est-ce? N'avoir que faire dans un endroit, n'y être aucunement nécessaire. N'avoir que faire de, n'avoir aucun besoin de.

que [ke] (lat. quid) conj. qui sert à unir deux membres de phrase ayant chacun leur verbe exprimé ou sous-entendu, pour marquer que le second est subordonné au premier : je veux que vous veniez. Marque le souhait, l'imprécation, le commandement, etc. Que je meure si... qu'il parte à l'instant, etc. S'emploie pour: pourquoi, si ce n'est, connue, quand, puisque, si. Sert de corrélatif aux mots tel, quel, même ; aux comparatifs. Sert à former des loc. conj. comme avant que, afin que, encore que, bien que, etc. A'e... que, seulement. // n'est que de, il n'y a rien de tel que de. Que de, si donc. Adv. Pourquoi : que ne le disiez-vous? Combien : que le Seigiieur est bon!

QueaUX [ko], eomm. de la Vienne, arr. et à

21 kil. de Montmorillon, près de la Vienne; 1.U60 h. Québec [ké-bèk], ville du Dominion canadien,

anc. eapit. dû Bas-Canada, ch.-l. de prov., sur un escarpement dominant le Saint-Laurent ; 09 000 h. Université. Fondée par le Français Champlain en 1008: prise par les Anglais en 1759. Métallurgie, aciéries, grandes tanneries, papeteries, etc. — La province de Québec a l.tioO.OOO h.

quebracho [hé-bra-tcho] n. m. Nom générique désignant, dans l'Amérique du Nord, des bois très durs et tannifères.

Québriac, comm. d'Ille-et-Yilaine, arr. et à 30 kil. de Rennes : 1.400 h.

Quéchuas. v. Qcichua.

quédie [ki-di] n. f. Genre d'insectes coléoptères brachélytres." comprenant des staphylins de taille moyenne, qui vivent dans les détritus. On en connaît plus de trois cents espèces, répandues sur tout le globe.

Quédillac, comm. d'IIle-et- Vilaine, arr. et à

22 kjl. de Montlort ; 1.660 h.

Q'uedlinbourg [ku-éd-lin-bour], v. d'Allemagne (Prusse1, sur l'a Bode. affl. de la Saale ; 24.800 h. Céréales, machines, draps.

Queen's-County [kou-in's'-koun'-té1,, comté

d'Irlande pr.jv. de Leinster : To.OUO h. Capit. Maryborough. Mines de charbon.

Queensland [kou-in's'-land], un des Etats de l'Australie, dans le nord-est de' la grande ile ; 502.000 h. Capit. Ilrisbu/te. Elevage important de moutons et de bœufs.

QueirOS 'Pedro Kernandez de', navigateur portugais, né à Evora, m. à Panama I5G0-1G14 . appelé souvent à tort Quiros. II découvrit de nombreuses ferres de 1 Océanie. notamment Taiti et une partie des Nouvelles-Hébrides.

quel, quelle [kil, kè-le] adj. (lat. quaUs). S'emploie dans les phrases interrogatives. pour s'informer sur la nature, l'individualité, la qualité distinctive d'une personne ou d'une chose: ouelle heure est-il ? S'emploie aussi dans les phrases cxclamatives : quel malheur! Quel... que, si grand que, de quelque nature que. V. quelque et tel.

Quélaines, comm. de la Mayenne, arr. et à 13 kil. de Château-Gontier; 1.090 h. Cidre.

quelconque [kèl-kon-ke] adj . indéf. (lat. qua- Hscumque). Quel qu'il soit. Médiocre, sans personnalité : livre quelconque.

Quélen ké-lin] Hyacinthe-Louis, comte de), archevêque de Paris, né et m. à Paris (1778-1839), membre de l'Académie française.

quellement [kt-ie-man] adv. Tellement quel-

<it, tant bien que mal. (Peu us.) Quellien Narcisse), poète et littérateur français, né à La Roche-Dcrrien, m. à Paris, tué par

un automobile (1848-1900), auteur de publications destinées à faire connaître la Bretagne armori caine.

Quellin (Erasme), peintre et graveur flamand, né à Anvers, m. à l'abbaye de Tangerloo (1607-1(178), élève de Rubens. Il a peint : l'Ange gardien, la Naissance de Jésus-Christ, le liepos eii Egypte.

Quelpaert ou Tsé-Tsiou, île de l'empire de Corée, à l'entrée des détroits de Broughton et de Krusenstern faisant communiquer la mer de Chine avec la mer du Japon ; 10.000 h.

quelque [kèl-ke] adj. indéf. (de quel, et que). -y Exprime un ou plusieurs, d'une manière vague, indéterminée : quelque indiscret lui aura dit cela, quelques personnes pensent que. Indique un petit nombre, une petite quantité : il a quelque sujet de se plaindre. Quelque chose, une chose en général. Quelque jour, un certain jour à venir. Quelque part, dans un endroit quelconque, aux cabinets daiasnee. Au derrière : donner à quelqu'un un coup de pied quelque part. Et quelques, et un petit nombre en sus : cela coûte quinze cents francs et quelques. Quelque peu, un peu, à un certain point. Quelque... que, si... que, pour si... que. Adv. Marque le degré, l'intensité. Environ, à peu près : il n a quelque cinquante ans. Allus. iiist. : Et pourtant j'avais quelque chose là, mots de mélancolique regret qu'André Chénier prononça en se frappant le front, quand on le conduisit à l'échafaud.

— Encycl. Gramm. Quelque est adjectif et variable quand il est suivi d'un nom ou d'un adjectif accompagné d'un nom : choisissons quelque? amis, quelques vrais a7nis. Quelque est adverbe et invariable : 1° quand il modifie un adjectif, un participe ou un adverbe ; il signifie alors si : quelque habiles que vous soyez, quelque adroitement que vous vous y preniez, vous ne réussirez pas ; 2» quand il précède un adjectif numéral et qu'il signifie environ : cet homme a quelque cinquante ans. Quelque, placé devant un verbe, s'écrit en deux mots [quel que), quel est alors adjectif indéfini et s'accorde en genre et en nombre avec le sujet du verbe: quels que soient les dangers affrontez-les bravement.

quelquefois [kél-ke-foi] adv. De certaines fois, parfois, en certaines occasions.

quelqu'un [ktl-kun], e pr. indéf. Un, une entre plusieurs : quelqu'un de vos parents- Une personne : quelqu'un m'a dit. Une personne d'importance : se croire quelqu'un est un défaut répandu. Substantiv. : si quelqu'un dit... ce quclqu'un-là ment. PI. quelques-uns, quelques-unes, un petit nombre, plusieurs.

QuélUS [ké-luss] (Jacques he Lévis, comte de), un des mignons de Henri III, tué en duel à Paris par Balzac d'Entragues dans le célèbre duel des Mignons (1554-1578).

quemadero [ké-ma-dé] n. m. (m. espagn.). Lieu où l'on brûlait les hérétiques condamnés au feu par le saint-office.

quémand [kê-man], en. Mendiant, mendiante.

(Vx.)

quémander [ké-man-dé] v. a. et n. Mendier solliciter avec importunité : quémander un emploi.

quémandeur, euse [ké, eu-=e] n. Celui ou

celle qui quémande : un insupportable quémandeur.

Quemeneven, comm. du Finistère, arr. et à 13 kil. de Châteaulin : 1.840 h. Ch. de f. Orl.

quemkas [kin-kass] n. m. Tissu de soie anciennement en usage et de provenance orientale.

Quemper-Guézennec, comm. des côtes-

du-Nord, arr. et à 18 kil. de Guingamp; 2.270 h.

quenaille [ke-na, Il mil., e] n. f. Forme normande de canaille.

quenaise [ke-nè-ze] n. f. Dr. foéd. Droit dû au seigneur en cas de retour d'un fief roturier.

Quénast, comm. de Belgique (Brabant, arr. de Nivelle): 2.800 h. Machines.

Quend [kan], comm. de la Somme, arr. et a 30 kil. d'Abbeville, sur l'Authie ; 1.730 h. Sucrerie. Bains de mer.

qu'en-dira-t-on [kan] n. m. invar. Propos que pourra tenir le public : braver tes qu'en dirat-on.

quenèfe [ke] n. f. (orig. german. als.ic. hnipfé, probablem. dimin. de knopf, bouton). Boulette qu'on obtient en faisant tomber dans du bouillon bouillant de petites cuillerées à bouche d'une pâte formée de farine, d'eeufs, de bouillon, de poivre et de muscade râpée, et qu'on fait cuire ensuite pendant une demibeure avec le bouillon. Potage ainsi préparé.

quenelle [ke-nè-le] n. f. (allem. knœdel). Boulette de viande (veau, volaille, poisson, etc.) passée au tamis, qui garnit une volaille, un vol-au-vent.

quenolle [keno-le] n. f. Ancien nom du navet.

quenotte [ke-no-te] n. f. (orig. sçandin.). Fam. Dent de petit enfant : de blanches quenottes.

quenouille [ke-nott, Il mil., c] n. f. (d'un diminutif du lat. colus). Petit bâton \ entouré vers le haut de chanvre, de lin, de soie. etc.. pour filer. Chanvre, lin, soie, etc., dont une quenouille est chargée : filer sa quenouille. Tomber en quenouille, passer par succession entre les mains des femmes, devenir l'apanage des femmes : le. royaume de France ne tombait jamais en quenouille. Jard. Arbre fruitier taillé en forme de quenouille. Tige de certaines plantes : des quenouilles de mais. Piliers qui supportent les rideaux d'un lit ou un dais. Bâton au bout duquel les eordiers attachent une queue de chanvre. iiétall. Obturateur pour «mouille, boucher les ouvertures p?r lesquelles le métal fondu coule dans les moules. Syn. de quenouille tte.

Quenouille de Barberine [la), comédie, par A. de Musset. V. Barberine.

quenouillée [ke-nou, Il mil., ê] n. f. Quantité de lin, de chanvre, etc., nécessaire pour garnir une quenouille.

quenouillère [ke-nou, Il mll.l n. f. Instrument dont on se sert dans les fonderies de canons, pour arrêter l'écoulement dru métal en fusion lorsque le moule est plein.

QUE

quenouillette [ke-nou, il mil., è-te] n. f.

Petite quenouille. Mitait. V. quenouille. Mai: Barre de fer renforçant le trelingage des bas mâts. Traverse maintenant l'écartemcnt des caps de mouton.

quenouillon [ke-nou, Il mil.] n. m. Mar. Cordon d'étoupe tourné et préparé pour être employé au calfatage.

quentelage [kan] n. m. Mar. Lest.

Quentin (saint), apôtre de la Gaule du Nord, martyrisé dans le Vermandi is en 2 17. V

Quentin Durward, un des plus intéressants ouvrages de Walter Scott, dans iequel une intrigue romanesque se trouve mêlée aux événements du règne de Louis XI, à ses démêlés avec Charles le Téméraire et il la révolte des Liégeois contre ce dernier(1823). — Gevaerten a tiré un opéra-comique en trois actes (1858).

quer [kir] n. m. Filament qui couvre le fruit du cocotier.

quérabilité [ké] n. f. Dr. Qualité de ce qui est querable : la quérabilité d'une rente.

quérable [ké] adj. (de quérir). Se dit d'une rente ou d'une redevance que le créancier doit aller chercher, par opposition à celle qui est portable.

Quérard [ké-rar] (Joseph-Marie), bibliographe français, né a Rennes, m. à Paris (1797-1865), le premier éditeur de la France littéraire- On lui doit également un précieux ouvrage : les Supercheries littéraires dévoilées...

Quercia [kou-er-si-a] (Jacopo délia), statuaire italien, né près de Sienne, à la Quercia-Grossa, m. à Sienne (1378-1438). On lui doit d'admirables groupes, qu'on voit dans la cathédrale de Sienne [Anges, Prophètes), des sculptures à Lucques, Bologne. 11 décora une des portes de la cathédrale de Florence.

quercicole [ku-èr] adj. (du lat. quercus, chêne, et colère, habiter). Qui vit sur le chêne : puceron quercicole.

querciné, e [ku-èr] adj. Qui ressemble au chêne. N. f. pi. S'emploie parfois comme synonyme de cupulifères. S. une quercinée.

QuercinoiS, e [kèr-si-tiois, oi-ze], originaire ou habitant du Quercy : les Quercinois. Adject. : productions quercinoises.

quercite [ku-èr] n. f. Chim. Principe extrait des glands du chêne.

quercitrine [ku-èr] n. f. Principe colorant du quercilron.

quercitron ;/a(-ér] n. m. (du lat. quercus, chêne, et de citron). Nom vulgaire du chêne tinctorial, dont l'écorce renferme un principe utilisé par l'industrie pour la teinture en jaune du coton et des lisières des tissus de laine.

Quercy [Acr] (m. dérivé de Cadurci), anc. pays de France, formant les dép. de Tarn-et-Garonne et du Lot. Réuni au domaine royal en 1472. (Hab. Quercinois.) Il était divisé en Haut-Quercy, cap. Cahors et Bas-Qui:rcy, capit. Montauban. Plateaux calcaires (causses), phosphates, fer.

querelle [ke-ri-le] n. f. (du lat. querela, plainte). Contestation, dispute, rixe, démêlé : chercher querelle à plus faible que soi. Discussion, débat. Poét. Lutte entre souverains, entre Etats ennemis. Querelle d'A llemund, faite sans sujet. Embrasser, épouser la querelle de quelqu'un, prendre son parti dans une contestation.

quereller [ke-ri-lé] v. a. Faire une querelle à quelqu'un ; le réprimander avec aigreur : il faut que les femmes querellent leur mari ou leurs enfants. V. n. Faire des querelles.

querelleur, euse [ke-ri-leur, eu-ze] n. et adj. Qui aime â quereller : être d'humeur querelleuse.

querelleUX, euse [korè-leu, eu-ze] adj. Ancienne forme de querelleur.

Queretaro, v. du Mexique, ch.-l. de l'Etat du même nom. L'empereur Maximilien y fut fusillé i 19 juin 1807) ; 34.000 h. Chapellerie. — L'Etat a 232.500 h.

quéreux [ké-reii] n. m. Cour non close devant une habitation, dans l'Angoumois.

querier [ke-ri-é] n. m. Dr. anc. Juge municipal connaissant des causes civiles.

QuérigUt [ké-ri-ghuf], ch.-l. de c. (Ariège), arr. et à 88 kil. de Foix ; 560 h. Ancienne capitale du Donézan. — Le cant. a 7 comm. et 2.130 h.

quérimonie [ku-é, ni] n. f. (lat. querimonia). Plainte. (Vx.)

quérir [ké] v. a. (du lat. quxrere, chercher. — N'est usité qu'à l'infinitif et après les verbes aller, venir, envoyer). Chercher avec charge ou intention d'amener, d'apporter.

Querqueville, comm. de la Manche, arr. et à (i kil. de Cherbourg ; 2.280 h. Fort.

querre [ké-re] v- a. Forme ancienne du mot quekir.

querre [l.è-re] n. f. (lat. quadra). Coin à angle droit. (Vx.)

Querrien, comm. du Finistère, arr. et a 10 kil. do Quimperlé ; 3.350 h.

querror, quéror ou kerror n. m. (m. breton). Embarcation de pêche de la rade de Brest. quertin

[kir] n. m. Panier large, peu profond, en usage dans le nord de la France.

qu'es-aco ou qu'es-

aquo [ké-zafto], mots provençaux, gascons , qui signifient qu'esttela, et qu'on

emploie en ce ^*sfïS'\z ^- =="■. ^T I sens. --^s -' " ' - r*

Quesada °ut,r r-

(Gonzalo Ximenès de), conquistador, né à Grenade [\ 493-1546). Il jeta les fondements de Santa-Fé-de- Bogota.

QUE

QUE

Quesnay [M )i£J( François), économiste né à Méré (Seine-et-Oise). m. a Versailles (Il chirurgien du roi, fondateur de l'école .le» physioeral.es et l'un des auteurs de la fameuse maxime' « Laissez faire, laissez passer ». Ses prinuipatix ouvrages sont ses Maximes et sa Physlocratie, son Tableau économique.

Quesnay de Beaure-

francaii

Fr. Quesnay.

Pasquier Quesnel.

pair© i Jules), magistrat et écrivain français, né a Saumur, en 1837. Président de Chambre à la Cour de cassation, il démissionna lors de L'affaire Dreyfus, contre laquelle il lit une campagne ardente. Il a eeritdes romans sous les pseudonymes de Jules de Olouvet et de Lucie Uerpin.

Quesnel /, nel Pasquier . théologien janséniste, né à Paris, m. à Amsterdam (1034-17191, célèbre par ses démêlés avec l'archevêque de Paris, qui provoquèrent la fameuse bulle Unigenitus. Son Abrégé de la murale île l'Evangile eut une grande importance dans les querelles entre jésuites et jansénistes.

quesnellismer/., s„e-/,sme] n. m. Doctrine de Quesnel,

quesnellists [kes-nè-lis-te] n. m. Partisan de la doctrine de Quesnel.

Quesnoy lltê-noi] (Le), ch.-l. de c. (Nord), arr, et a 3-> kil. d'Avesnes ; 3.9.0 h. Ch. de f. N.

Place forte. Distillerie, sucrerie.

— Le cant. Est a 15 comm. et 13.250 h.; le cant. Ouest a 11 comm. et 13.740 h,

Quesnoy-sur-Deule ,

ch.-l. de c. (Nord), arr. et à 11 kil. de Lille ; 5.030 h. Ch. de f. Nord. Filatures. — Le cant. a 9 comm. et 24 3'.0 h.

QueSSOy [kê-soi], comm. des Cotes-du-Nord, arr. et à 16 kil. de Raint-Brieuo ; 2 780 h.

QueSSy [kè-si\, comm. de l'Aisne, arr. et à 82 kil. de Laon ; 1.350 h

questabilite [ku-ès-ta] n. f. Caractère de ce qui est questable.

questable [ku-ès-ta-ble] adj. Dr. anc. Personne assujettie au droit de queste. N. m. Syn. de questal.

questal [icu-ès-tal] n. m. (du lat. quastus, cherché, réclame). Féod. Mainmortable qui, dans certains fiefs, ne pouvait disposer de sa personne et de ses biens sans le consentement du seigneur. Adjeetiv. Bien quesial, bien assujetti à la queste.

questalité [ku-ès-td] n. f. Dr. féod. Domaine seigneurial où était perçu le droit de queste.

Qu'est-ce que le tiers état ? célèbre pamphlet politique de Sieyès, où l'auteur marque nettement son but par cette triple interrogation : Qu'est-ce que le tiers état? — Tout. — Qu'a-t-il été jusqu'à présent dans l'ordre politique? — Rien. — Que demande-t-il ? — A devenir quelque chose (1789).

queste [leu-ès-te] n. f. Dr. féod. Taille perçue sur la catégorie des vilains dite questable.

Questembert [kès-tan-bêr], ch.-l. de c. (Morbihan), arr. et à 20 kil. de Vannes; 4.120 h. Ch. de f. Orl. — Le cant. a 8 comm. et 13.030 h.

questeur [ku-ès-teur] n. m. (lat. qiœstor). Magistrat romain, chargé de la répartition et de la perception des deniers publics, fonction qui primitivement appartenait aux consuls. Questeur du sacré palais, sous l'empire romain, sorte de grand chancelier chargé du dépTit et de la préparation des lois, de la tenue d'un registre des distinctions et pensions accordées par l'empereur, etc. Dans les assemblées législatives de France, membre chargé de diriger l'emploi des fonds, l'administration intérieure et matérielle de l'assemblée.

- Encycl. Le Sénat et la Chambre des députés élisent chacun trois questeurs, logés dans les palais de ces assemblées, et dont les pouvoirs ont la même durée que ceux du bureau. Les questeurs sont chargés de tout ce qui concerne l'administration intérieure.

question [kés-ti-ori]-n.t, (lat. quaestio). Demande faite pour s'éclaircir d'une chose : question indiscrète. Interrogation que l'on adresse a un élève pour s'assurer de son savoir : presser quelqu'un de questions. Point à discuter, à examiner: question de philosophie. Torture, autrefois appliquée aux condamnés et aux accusés, pour leur arracher des aveux : donner la question à un accusé. Faire question, être discutable. Etre en question, être discuté. Mettre en qitestion, soumettre à une discussion. Dr. Question d'état, celle qui concerne la situation d'une personne au point de vue de ses droits civils. Polit. Question préalable, délibération par laquelle une assemblée décide de ne pas vouloir passer à l'examen d'une proposition. Question de cabinet, question dans la quelle le rejet des mesures proposées ou acceptées par le ministère entraînerait la démission de celui-ci.

— Encycl. La question était administrée par un bourreau appelé questionnaire. Les instruments les plus usités pour la torture étaient : les verges, laroue, le chevalet. D'autre part, on chautfait et brûlait les extrémités des membres ; on arrachait les ongles ; on chaussait les pieds de brodequins, quel'on serrait graduellement à l'aide de coins ; on coulait du plomb dans les oreilles, les yeux, la bouche du patient ; on lui faisait avaler de l'eau à pleins seaux ; etc. Cel horrible usage ne fut aboli en France qu'à la fin du xvme siècle par une déclaration de Louis XVI.

Question d'argent (la), comédie en cinq actes, en prose, d'A. Dumas fils (1857). C'est une analyse du caractère du financier véreux Jean Giraud.

Questions naturelles, discussions scientifiques de Sénèque. Livre extrêmement précieux pour l'histoire des sciences dans l'antiquité romaine.

questioncule [kès-ti] n. f. Petite question.

questionnaire [kês-ii-o-nè-re] n. m. Tortion naire qui donnait la question.

questionnaire [kès-ti-o-nè-re] n. m. Recueil de questions dans certains ouvrages. Remplir un questionnaire, y répondre par écrit.

questionner [kis-li-o-né] v. a. Faire des ques-

Qububs ! 1 . De maki ; 2 De singe plalj nhinieii ; 3. De ca-lor ; 't. De kangourou ; 5- De dauphin ; 6. D'hirondelle ; 7 De rnenurelyre ; S. De paon ; 9. De crocodile : 10. De couleuvre ; 11. De crotale : 12- De caméléon ; 13. De squale ; 1',. De carpe ; 15- De raie ;

Ifi. D'esturgeon; 17. û'ecre, isse.

ruban roule tout autour. Fig. Derniers rangs : qutitt d'une procession. Suite de personnes qui attendent pour entrer à tour de rang :

prendre la queue. A la queue, a l'extrémité d'une suite; au dernier rang. A ta queue leu h'ii. V. LEU. En queue, par derrière. Pop. Pus la queue d'un ou d'une, pas un seul ou une seule. Prendre en queue, attaquer par derrière, liuhun de ueue, route droite et longue.

tions, interroger : questionner un candidat. Autret., donner la question.

questionneur, euse [nes-n-o-neur, eu-ze]

n. Qui fait sans cesse des questions. Adjeetiv. : les enfants sont en général très questionneurs.

questorien, enne [Jcu-ès-to-ri-in, é-ne] adj. Qui appartient au questeur. N m. Celui qui avait rempli les fonctions de questeur.

questure [ku-ès-tu-re] n. f. (lat. quœstura). Chez les Romains, charge de questeur. Durée des fonctions de questeur. Auj., bureau des questeurs d'une assemblée délibérante : se rendre à lu questure.

quet [/ièj n. m. Assemblage de 20 feuilles de papier avec leurs feutres.

quête [l.è-te] n. f. (du lat. qusesilum. de quserere, chercher). Action de chercher : se mettre en que e. Action de chercher le gibier. Ton de quête, sonnerie de trompe pour encourager les chiens de meute à trouver la voie de la béte. Action de demander et de recueillir des aumônes: faire une quête à l'église. Le montant de cette collecte : quête abondante.

quête n.f. Mar. Angle de l'étambot et de la quille.

Quételet [ke-te-lè] (Lambert-Adolphe-Jan/Kes), mathématicien et statisticien belge, né à Gand, m. à Bruxelles (1790-1874). On lui doit de belles recherches sur l'optique.

quêter [kê-té] v. a. (de quête). Rechercher : quêter des louanges, îles suffrages. Chercher (le gibier). en parlant du chien de chasse : qw'ter des perdrix. Absolum. : chien qui quête bien. V, n. Recueillir des aumônes : quêter à domicile.

quêteur, euse [kê-teur, eu-ze] n. et adj. Qui quête : moine quêteur. Fig. Celui qui demande toujours quelque chose : un quêteur de louanges. Chercheur, fureteur

quetsche [kou-k-tche\ n. f. (de l'allem. zuatsche, par l'als. quatch). Grosse prune oblongue, de couleur violette, dont on fait des pruneaux et une eaude-vie également nommée quetsche ou quetschewasser. (V. la planche fruits.)

quetsche-wasser [kou-etch; va-ser] n. m.

(alsac. quatehwasser). Sorte d'eau-de-vie de prunes.

quetSChier [.kou-é-tchi-é] n. m. Prunier à quetsches.

QuettehOU [ke], ch.-l. de c. (Manche), arr. et à 22 kil. de Valognes, près de la Manche; 1.170 h. Mégisseries. — Le cant. a 10 comm et 12.220 h.

Quettreville, comm. de la Manche, arr. et à 10 kil. de Coutances; 1.210 h. Ch. de f. O.

quetzal [kou-et-zal] n. m. Nom inca du couroucou du Guatemala, dont les plumes servaient à la parure des rois.

QuetzalCOatl, dieu du Mexique précolombien, régulateur du monde, maître de l'air et des phénomènes célestes.

queue [keu] n. f. (lat. cauda). Appendice terminal du tronc de toutes sortes d'animaux : Alcibiade coupa la queue ci Sun chien. Chez les oiseaux, bouquet de plumes situé à l'extrémité inférieure du corps. Tige, support des Heurs, des feuilles, des fruits et, par analogie, appendice en forme de queue : queue d'une lettre alphabétique, d'une note, etc. Partie d'un vêtement qui traîne par derrière : queue d'une robe. Appendice d'un objet servant à le saisir : la queue d'une casserole. Suite, dernière partie, fin de quelque chose : la queue de l'hiver. Reste d'une dette qu'on ne paye pas en entier : laisser une queue chez le boulanger. Fin de page terminant un livre ou un chapitre. Longue traînée de corpuscules lumineux qui suit le corps d'une comète. Queue de billard, instrument de bois pour pousser les billes. Cheveux de derrière attachés avec un cordon et -, ouverts d'un

L>e à queue.

Faire la queue, prendre rang à la file. Finir en queue de rat, en queue de jioisson, se dit d'une affaire qui , tirant en longueur, finit par ne plus avoir d'importance. (V- DESXNIT IN pisceh.j Faire la queue à quelqu'un , le prendre pour jouet, pour dupe. Pop. Faire une queue, des queues ii quelqu'un, lui faire des infidélités en amour. Prov. et i.oc.

prov. : Ce n'est pas sa faute si les grenouilles n'ont pas de queue, se dit d'une personne incapable d'imaginer, d'inventer quoi que soit. Il n'y a point de si empêché que celui qui tient la queue de la poêle, le principal agent d'une affaire est le plus embarrassé. V. loup et in cauda VEXKNUM. Ai.i.us. hist. : Couper la queue de son chien. Alcibiade coupa la queue à un chien magnifique, alléguant que tant que les Athéniens s'occuperaient de cet acte étrange, ils ne songeraient pas à critiquer sa conduite. (Plutarque, Alcib., X.) On rappelle ce trait pourcaractériser une action étrange qui n'a d'autre but que de faire parler de soi. Ali.us. LiiTÉR. : Le renard qui a la queue coupée, allusion à une fable de La Fontaine (V. 5 . ou un vieux renard, qui a laissé sa queue dans un piège, profite d'un conseil tenu par ses amis pour les engager tous à se débarrasser de cet appendice. On rappelle ce trait à propos des gens qui, affligés d'un ridicule, cherchent à le donner aussi aux autres.

— Encycl. Zool. La queue est la continuation de la colonne vertébrale ; elle se différencie plus ou moins du tronc etprenddes formes qui varient suivant les espèces.

Chez les reptiles (serpents, lézards, crocodiles), elle continue insensiblement le corps ; chez les poissons et chez la plupart des cétacés, elle se termine en nageoire (nageoire caudale), parfois très allongée (raies, squales ) ; chez les oiseaux, elle est réduite A un petit nombre de vertèbres , formant un court moignon (crou-

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