‹ Le Larousse pour tousChapitre 58 sur 979 · CHROMOLITHOGRAPHIQUE · texte numérisé non relu

CHROMOLITHOGRAPHIQUE

lithochrysographie [kri-zo-gra-fi] n. f.

(du gr lithos, pierre, khrusos, or, et graphe, écriture). Impression sur pierre en couleur et en or.

lithochrysographique [kri-zo] adj. Qui a

rapport à la lithochrysographie.

lithOCOlle [ko-le] n. f. (du gr. lithos, pierre, et kolla, colle). Mélange de brique pilée et de résine fondue dont les lapidaires se servent pour assujettir les pierres précieuses qu'ils taillent sur la meule.

lithodialyse [li-ze] n. f. (du gr. lithos, pierre, et de dialyse). Broiement des calculs vésicaux pour obtenir de petits fragments faciles à évacuer par un simple lavage.

lithodome n. m. Genre de mollusques lamellibranches, comprenant des moules phosphorescentes des mers tempérées et chaudes : les lithodames perforent les roches les plus dures pour s'y loger.

lithofracteur n. m. (du gr. lithos, pierre, et du lat. fractor, qui brise). Sorte de dynamite a l'usage des carriers.

lithOglyphe n. m. Genre de mollusques gastéropodes, des régions chaudes et tempérées de l'ancien monde.

lithOglyphie [fi] n.f. (du gr. lithos, pierre, et gluphein, graver). Art de graver sur pierre précieuse. lithOglyphique adj. Qui a rapport à la lithOglyphie : instruments lithoglyphiques.

lithographe n. m. Qui imprime par les procédés de la lithographie.

lithographie [ft] n. f. (du gr. lithos, pierre, et yraphein, écrire). Art de reproduire par l'impression .es dessins tracés avec un corps gras sur une pierre calcaire. Feuille, estampe imprimée par ce procédé : collection de lithographies. Atelier d'un lithographe. — Encycl. Techn. La lithographie, inventée à la fin du xvm» siècle par le Bavarois Senefelder, fut introduite en France de 1806 à 1808, et si les premiers essais furent peu satisfaisants, l'art nouveau n'en prit pas moins un grand et rapide développement quand le gouvernement (1818) eut consenti aie protéger. C'est aujourd'hui encore un procédé de reproduction très employé.

Au point de vue technique, la lithographie comporte deux opérations : la première est toute artistique, l'autre mécanique. Celle-là consiste à tracer les dessins sur la pierre (calcaire à grains très fin) et à les tracer à rebours, puisque le tirage les retourne ; l'artiste se sert soit d'une plume imprégnée d'une encre grasse spéciale, soit de crayons gras. La seconde opération consiste à fixer le dessin sur son support ; pour cela, l'ouvrier étend sur toute la surface de la pierre un liquide composé d'eau gommée et d'acide azotique faible, qui a pour effet de rendre les endroits nus inaptes à recevoir l'encrage. Cet enduit séché, on lave la pierre, d'abord à l'eau puis à l'essence de térébenthine, et l'on peut alors procéder au tirage. On passe d'abord une éponge fine légèrement humide sur la pierre, puis le rouleau encreur; l'encre adhère seulement aux parties que protégeait le crayon de l'artiste; ou dispose la feuille de papier ou d'étoffe qui doit recevoir l'impression et l'on fait passer le tout sous la presse. La chromolithographie permet de reproduire les dessins en plusieurs couleurs par les procédés lithographiques.

Dans le procédé dit autographie, au lieu de dessiner ou d'écrire directement sur la pierre, on se sert d'un papier spécial, que l'on décalque ensuite.

lithographier [fi-é] v. a. (Se conj. comme prier.) Imprimer par les procédés de la lithographie : lithographier une circulaire.

lithographique adj. Qui a rapport à la lithographie : la pierre lithographique est un calcaire à grain très serré. Crayon lithographique, sorte de crayon gras qui est fait d'un mélange de noir de fu-

mée, de cire jaune, de savon et de suif, et qui sert à faire des dessins sur la pierre lithographique. Encre lithographique, modification plus fluide du crayon lithographique, à l'aide de laquelle on écrit sur la pierre ou on dessine avec une plume d acier.

lithoïde [to-i-dc] adj. (du gr. lithos, pierre, et eidos, aspectj. Qui a l'aspect de la pierre.

litholabe n. m. Instrument de chirurgie qui fixe la pierre vésicale pendant l'opération du broiement.

lithologie [jt] n. f. (du gr. lithos, pierre, et logos discours). Science qui a pour objet la connaissance des pierres. Traité des calculs et concrétions qui se forment dans l'organisme humain.

lithologique adj . Qui a rapport à la lithologie.

litholOgue [lo-ghe] n. m. Celui qui s'occupe de lithologie. (Peu us.)

lithophage adj. (du gr. lithos, pierre etphagein, manger). Qui ronge la pierre : coquilles lithophages.

lithophailie [ni] n. f. (du gr. lithos pierre, et phanos T transparent). Procédé qui permet d obtenir l'apparence de la transparence dans la porcelaine le verre opaque, etc. (Ce procédé, du au Français Bourgoin, date de 1827. On obtient, grâce à la lithophanie, des dessins, dégradés depuis les ombres opaques jusqu'aux grandes lumières très ti"cidèsqqui produisent le plus joli effet sur les abat-jour, globes de lampes, vitraux, etc.)

lithophanique adj. Qui a rapport a la lithj-

phanie. . , .

lithophile adj. (du gr. lithos, pierre, et plulein aimer). Bot. Qui croit sur les rochers.

lithOPhone n. m. (du gr. lithos, pierre, et phânè, son). Instrument de musique qui se compose de pétrifications d'os.

lithophotographie n. f. Syn. de photoli-

TH00RAPH1E. .... . ,,,,

lithophyte n. m. (du gr. hthos, pierre, et phuton, plante). Production marine pierreuse, de forme arborescente.

lithOPOlie n. m. Mélange de sulfate de barvum et de sulfure de zinc, susceptible de se délayer dans une huile siccative, et qu'on a proposée pour remplacer la céruse.

lithOSie [to-zî] n.f. Genre d'insectes lépidoptères comprenant des papillons assez grêles, dont les chenilles vivent sur les lichens. (On en connaît trente espèces, de l'hémisphère boréal.)

lithosphère [tos

fê-re] n. f. (du gr. lithos, nierre , et de sphère).

Nom donné par quelques géographes à la partie solide de la sphère terrestre, par opposition au magma intérieur en fusion et a l'atmosphère.

lithOStèrèOtypie [tos-té, pi] n. f. Gravure sur nierre, que l'on obtient en acidulant la pierre lithographique afin de former un relief du dessin.

lithOStéréotypique [tos-té] adj. Qui a rapport à la lithostéréotypie.

lithOStrote [tos-tro-te] n. m. (du gr. lithos, pierre et stràtos, étendu). Antiq. Pavé en mosaïque.

lithotome n. m. (du gr. lithos, pierre, et tome,

Lithosie.

section). Instrument qui sert à pratiquer la lithotomie ou extraction de la pierre.

lithotomie [mi] n f. Opération chirurgicale, qui a pour objet l'extraction de la pierre de la vessie.

lithOtomique adj. Qui concerne la lithotomie.

lithOtomiSte [mis-te] n. m. Chirurgien qui opère la lithotomie.

lithOtriteur n. m. (du gr. lithos, pierre, et du lat. tritor, broyeur). Instrument avec lequel on broie la pierre dans la vessie.

— Encycl. Le lithotriteur est une grosse sonde courbe, formée de deux pièces parallèles, glissant l'une sur l'autre par une coulisse. Le calcul est saisi entre les extrémités de ces deux pièces, puis écrasé, soit par percussion, soit par pression. Après le broiement, on lave la vessie et on la débarrasse des fragments de calcul avec l'aspirateur de Bi-

La lithotritie est une opération bénigne dans des mains exercées, mais elle est impuissante contre certains calculs, trop volumineux et trop durs; on doit employer alors la taille.

lithotritie [si] n.f. Opération chirurgicale qui consiste à morceler les calculs urinaires dans la vessie même et à les réduire en petits fragments qui puissent ensuite traverser l'urètre.

lithOtritique adj. Qui a rapport à la lithotritie. .

lithotypographie [fi] n. f. Art de reproduire en lithographie une planche imprimée avec les caractères typographiques ordinaires.

lithotypographique adj. Relatif à la lithotypographie.

lithoxyle n. m. Bois silicifié.

Lithuanie [ni], prov. de l'ancienne Pologne, annexée presque en totalité à la Russie; 3.500.000 b. (Lithuaniens). V. pr. Vilna, Grodno. Région basse, souvent marécageuse, produisant du seigle, du lin, du chanvre.

Lithuanien, enne [ni-in, è-ne], habitant ou originaire de la Lithuanie: les Lithuaniens- Adjectiv. : le sol lithuanien est souvent marécageux. N. m. Langue que l'on parle en Lithuanie.

litière [tiré] n. f. (rad. lit). Paille, etc., qu'on répand dans les écuries, dans les étables, et sur laquelle se couchent les chevaux, les bœufs, etc. : la litière donne un excellent fumier. Faire litière de, négliger, mépriser : faire litière de ses scrupules. Animal sur la litière, animal malade ou estropié. Sorte de lit couvert, porté à l'aide de deux brancards par des hommes ou des bêtes de somme : Richelieu malade faisait abattre des pans de murs des villes pour faire passer sa litière.

LIT

— Encycl. Agric. Les litières constituent la couche sur laquelle les animaux peuvent se reposer; elles doivent retenir, en les absorbant, les parties liquides des déjections de ces animaux et les gaz engendrés par la fermentation. On se sert le plus souvent des pailles de céréales pour former les li-

tières, et il serait à recommander, afin d augmenter leur pouvoir absorbant pour les gaz, de les hacher avant de les étendre. De toutes les pailles, la plus . recherchée est celle de froment : celle de seigle est souvent réservée à d'autres usages ; la paille d avoine s'écrase vite, et la paille d'orge renferme des baies aristées, qui peuvent irriter la peau. A côté des pailles peuvent encore servir à la confection des litières les baies de froment et d'avoine, les fanes de pommes de terre et de topinambour, les fougères, bruyères, ajoncs, etc., qu'il faut hacher ou broyer. La sciure de bois, la tannée, la mousse sèche, les feuilles séchées peuvent aussi faire de bonnes litières, qui ont cependant l'inconvénient de produire des réactions acides de nature à ramollir la corne des sabots. La tourbe est de plus en plus employée pour les litières ; on choisit la tourbe mousseuse, débarrassée de la terre ; douée de remarquables propriétés absorbantes, ce produit fixe les gaz ammoniacaux et supprime l'odeur caractéristique des étables.

On donne ordinairement 8 à 10 kilogr. de paille à un cheval, 8 kilogr. à un bœuf, 2 à 3 kilogr. à un porc, 1 kilogr. à un mouton, ou 5kilogr.de tourbe par cheval et par jour, 4 kilogr. pour un bœuf, etc.

litigant [ghan], e adj. Qui plaide en justice.

litige n. m. (lat. litigium; de lis, litis, procès). Contestation en justice : les juges de paix tranchent les litiges de peu d'importance. Toute sorte de contestation; point en litige.

litigieux, euse [ji-eû, eu-ze] adj. Qui peut être contesté : point litigieux. Qui aime les litiges : esprit litigieux. Retrait litigieux, v. retrait.

litisdécisoire [ris, zoi-re] adj. (du lat. lis, litis, procès, et de décisoire). Se dit d'un serment qui, 'déféré par l'une des parties à l'autre, en l'absence d'autres preuves, a pour effet de terminer un

prOCèS. V. SERMENT.

litispendance [tis-pan] n. f. (lat. Us, litis,

procès, et pendere, être pendant). Etat d'un procès qui est pendant. Temps pendant lequel un procès est pendant. Existence simultanée de deux actions, pour le même objet, devant deux tribunaux différents. — Encycl. S'il a été formé précédemment devant un autre tribunal une demande pour le même objet, ou si la contestation est connexe à une cause déjà pendante devant un autre tribunal, le défenseur assigné pour la deuxième fois a le droit d'invoquer l'exception de litispendance, c'est-à-dire de requérir le renvoi de la seconde cause devant les juges déjà saisis, afin d'éviter la contrariété de décisions. Cette 'exception est l'une de celles appelées déclinatoires, dont la loi traite sous le titre de renvois.

Pour qu'il y ait exception de litispendance, il faut : 1» qu'il y ait deux demandes en instance, c'est-à-dire au moins un ajournement, uneassignation à comparaître ; mais une simple citation en conciliation ne suffirait pas ; 2» que les deux demandes aient été introduites devant deux tribunaux différents ; 3» que les deux autorités soient de même ordre, par exemple deux tribunaux civils ; 40 qu'il y ait entre les parties identité de qualités et d'intérêts ; 5» que les demandes soient relatives au même objet et fondées sur la même cause.

Litolff (Henri), pianiste et compositeur français, né à Liiolir.

Londres, m. à Bois-Colombes

(1818-1891); auteur des opérettes Héloise et Abelard, la Botte à Pandore, etc. ; du drame lyrique les Templiers, etc.

litorne n- f. Espèce de grive à tête cendrée. litote n. f. (du gr. litotes, petitesse). Figure de rhétorique qui consiste à dire moins pour faire entendre plus, comme le; va je ne te hais point, de Chimène au Cid, pour lui donner à entendre qu elle l'aime beaucoup. Syn. exténuation.

litre n. m. (de litron). Unité des mesures de capacité pour les liquides et les matières sèches, et contenant 1 décimètre cube. Bouteille contenant un litre : un litre en verre de couleur.

Contenu du litre :

manger un litre de haricots. Absol. et pop. Litre de vin :

boire son litre à chaque repas.

— Encycl. Les multiples du litre sont le décalitre, Yhectolitre, le kilohtre et le myrialitre ■ les sous-multiples sont : le décilitre, le centilitre le millilitre. V. métrique {système)

On a donné aux mesures de capacité la forme de cylindres Pour les matières sèches, pour le lait et l'huile, le cylindre a une hauteur égale à son diamètre ; pour les autres liquides, la hauteur du cylindre est double de son diamètre.

litre n f (pour listre;de liste). Bande noire que les seigneurs avaient le droit de faire peindre, ornée de leurs armoiries, dans les églises, en 1 honneur des morts de leur famille. Large bande noire qu'on tend autour d'une église aux obsèques dun

Litres : 1. En étain, po cool ; 2. En fer, pour le lait ; 3. En bois, pour les grains; 4. Eu verre.

LIT

grand personnage, et sur laquelle sont peintes ou euspemlues les armoiries du défunt.

litron n. m. (du gr. titra, livre de douze onces). Ancienne mesure de capacité, qui contenait un seizième de boisseau. Pop. Litre,

littéraire [li-té-rê^ré] adj. (du lat. litterx, belles-lettres). Qui concerne les belles-lettres : journal littéraire. Le monde littéraire ou, fam., la gent littéraire, ceux qui cultivent les lettres. Propriété littéraire, droit de piûpriété que conserve un auteur sur ses ouvrages.

littérairement [li-té-rè-re-»ian] adv. Sous le rapport littéraire. (Peu us.)

littéral, e, aux [li-té] adj. (du lat. littera,

lettre). Qui est selon la lettre, le sens strict des mots : traduction littérale d'un auteur latin. littéral, arabe écrit, par opposition à l'araie parlé. Alg. Grandeurs littérales, exprimées par des lettres.

littéralement [li-té, mon] adv. A la lettre . cadavre littéralement déchiqueté par un obus.

littéralisme [li-té-ra-lis-me] n. m. Système d'interprétation littérale.

• littéralité [li-té] n. f. Caractère de ce qui est littéral.

littérateur [li-té] n. ni. Qui fait son occupation habituelle de la littérature : Richelieu protégea les littérateurs de son temps. (Le fém. littératrice est rare)

littérature [li-té] n. f. (du lat. litterx, belleslettres). Connaissance des ouvrages et des règles lut' i ares : avoir une vaste littérature. Carrière des lettres, profession de l'homme de lettres : se lancer dans ta littérature. Ensemble des productions littéraires d'un pays, d'une époque : la littérature latine avant Ennius est très pauvre.

Littérature (Cours de), de Laharpe. V. lycée.

Littérature considérée dans ses rapports avec les institutions sociales (De la), par M»' de Staël (1800), où l'auteur étudie l'influence de la religion, des mœurs et des lois sur la littérature et distingue avec soin les littératures du Nord de celles du Midi. L'ouvrage a une réelle portée philosophique.

Littérature française {Histoire de la), par Désiré Nisard (1844), suite d'études sur les écrivains français considérés au point de vue de l'idéal classique. Toute la partie relative au xvu« siècle est de premier ordre.

Littérature française (Etudes critiques sur l'h istoire de la), par F. Erunetière, réunion de grands articles de critique dogmatique sur les écrivains du xviie et du xvma siècle. Les principales idées en sont résumées dans le Manuel d'histoire de la littérature française du même auteur (1898).

Littérature française (Histoire de la), par Gustave Lanson (1895), où l'auteur a su habilement combiner l'étude des idées et celle des individus.

Littérature française (Histoire de la), en huit volumes, publiée, sous la direction de Petit de Julleville, par un groupe de collaborateurs d'une compétence spéciale (1894-1900).

Littérature grecque (Histoire de la), par Alfred et Maurice Croiset (1887-1899), depuis les origines jusqu'à Justinien, ouvrage composé avec une pénétrante intelligence du génie grec.

Littérature anglaise (Histoire de la), par Hippolyte Taine (1864-1865), ouvrage dans lequel l'auteur appliquait à la littérature anglaise, souvent avec un rare bonheur, sa méthode systématique et positive et sa théorie des milieux.

Littérature dramatique (Cours de) ou De l'usage des passions dans le drame, par Saint-Marc-Girardin (1843 et suiv.) où l'auteur- considère les principaux sentiments du cœur humain au point de vue de l'expression que leur ont donnée les anciens et les modernes ; œuvre d'un critique ingénieux mais écrite d'un point de vue un peu étroit.

littératUTite [li-té] n. f. Fam. Maladie supposée, qui pousse à faire de la littérature.

littéré, e [li-té] adj. Hist. nat. Marqué de traits figurant des lettres.

littéromanie

Manie d'écrire.

Little-Rock, v. des Etats-Unis (autref. Arkopolis), capit. de l'Etat d'Arkansas, sur l'Arkansas ; 36.000 h. Commerce de coton.

littoral, e, aux [U-to] adj.

(du lat. littus, oris, rivage). Qui appartient au bord de la mer : montagnes littorales. N. m. Etendue de

f>ays le long des- côtes, des bords de a "mer : le littoral de la Baltique est en général bas et sablonneux.

littorine [li-to] n. f. Genre de mollusques gastéropodes comestibles < pelée aussi bigorneau ou vignot.

Littré iMaximilien-Paul-Emile\ érudit, philologue et philosophe français de l'école positiviste, né et ru. à Paris (1801-1881).

Ses études sur la philosophie «t la religion soulevèrent des i pues passionnées, et son élection à l'Académie française provoqua la démission <le Mgr Dupanloup. Il fit partie de l'Assemblée nationale et fut élu sénateur en 1875.

Disciple d'Auguste Comte, il ne garde que la première pallie du système de son maître et rejette la politique et la religion positive. Littré a porté dans tous les domaines du savoir humain une investigalion active et magistrale. Citons de lui : sa traduction Œuvres d'Hippocrate, Auguste Comte et la Philosophie- positive, Dictionnaire de médecine et de chirurgie, etc. Son œuvre capitale >n très remarquable Dictionnaire de la langue française.

Littry, comm. du Calvados, arr. et à 15 kil. de ix; 2.010 h. Ch. def. O. Houille.

liturge n. m. (gr. leitourgos). Antiq. gr. Citoyen grec chargé d'une liturgie.

li-té, ni] n. f. Par plaisant.

la littorine

liturgie [jl] n. f. (gr. leitourgia; de leitos, pu blic, et ergon, œuvre). Ordre des cérémonies ei des prières déterminé par l'autorité spirituelle compétente : liturgie romaine, Chez les anciens Grecs, nom donné à des services publics dont l'exécution était confiée aux classes les plus riches des cités : l'équipement des trirèmes, C organisation des spectacles public*, etc., étaient de coûteuses liturgies.

— Encycl. Après la fondation du christianisme, le ternie liturgie fut appliqué à l'ensemble des cèdes du culte. Les Liturgies chrétiennes différent dans les formes extérieures ou dans les formules d'invocation. On peut ranger les liturgies en deux grandes divisions : les liturgies orientales et les liturgies de l'Occident.

Liturgies orientales. Voici les principales : 1» la liturgie de saint Jean Chrysostome ; 2» la liturgie de saint Jacques; 3» la liturgie de saint Basile 4» la liturgie arménienne ; 5» les liturgies nestoriennes ; 6» la liturgie copte; 7° les liturgies des Ethiopiens ; 8« la liturgie des maronites.

Liturgies de l'Occident. Il faut signaler la liturgie ambrosienne (Milan) ; la liturgie mozarabique (quelques églises de Tolède) ; la liturgie parisienne (adoptée en France au xvm« siècle ef remplacée au xix° siècle par la liturgie romaine) ; la liturgie romaine, celle que l'Eglise de Rome adopta dès sa fondation ; en 1570 le pape saint Pie V la déclara obligatoire pour tout l'Occident, ne tolérant plus que les liturgies en usage depuis plus de deux cents ans, e està-dire la mozarabique et l'ambrosienne. Les protestants se servent également du mot liturgie pour marquer les règles suivies par les différentes communions dans l'exercice du culte.

liturgique [ji-ke] adj. Qui a rapport à la liturgie. Langue liturgique, langue adoptée pour le culte.

liturgiste [jis-te] n. m. Qui a fait une étude spéciale de la liturgie. (Peu us.)

litUUS [tu-uss] n. m. (m. lat.). Antiq. rom. Bâton recourbé des augures.

liure n. f. (lat. ligatura). Câble d'une charrette, servant à maintenir les fardeaux. Amarrage en cordage ou en chaîne, formé de tours juxtaposés et serrés, servant à relier ensemble deux pièces de bois.

Liutprand, roi des Lombards de 712 à 74*. Il s'empara de Ravenne et de la Pentapole.

Liutprand, historien et prélat italien, l'un des hommes les plus savants de son siècle ; né en Lombardie vers 920, m. en 972. On a de lui une précieuse chronique des événements survenus en Europe de

liv. abréviation de livre (OkgSOO).

liva n. ni. Province de l'empire ottoman.

Livadia, Livadié ou Lévadie, v. de

Grèce (Béotie), la Lébadée des anciens; 7.500 h. Etoffes, huileries.

Livadia, v. de la Russie méridionale (Tauride), sur la côte sud de la Crimée ; résidence impériale, où mourut le tsar Alexandre III.

livarde n. f. Perche servant à pousser vers l'arrière une voile aurique dite voile d livarde. Grosse ficelle avec laquelle le cordier assujettit l'âme d'un câble.

livarot [?-o] n. m. Fromage maigre fait avec du lait écrémé, traité par la tournure, issue de la caillette de veau, relié sur la tranche avec des lanières de feuilles de laîche, puis coloré avec du rocou. (On le fabrique surtout à Livarot [Calvados].)

Livarot [ro], ch.-l. de c. (Calvados), arr. et à 18 kil. de Lisieux; 2.080 h. Ch. de f. O. Fromages. — Le cant., a 22 comm. et 7.540 h. .

livèche n. f. Genre d'ombellifères aromatiques, dont les graines jouissent de propriétés stimulantes.

— Encycl. Les livèches croissent dans les régions montagneuses du midi de l'Europe. L'espèce la plus connue est la livèche officinale ou ache de montagne, dont on emploie parfois les feuilles pour assaisonner les mets.

Liverdun,

comm. de Meurthe-et- Moselle, arr. et à 18 kil.

de Toul, près de la Muselle; f.li20 h. (Liverdunois). Carrières, mines de fer , métallurgie.

Livernon, ch.-l.

de c. (Lotj, arr. de Figeac, près du Celé; 750 17 comm., et 6.930 h.

Liverpool [poul], v. d'Angleterre (comté de Lancastre:, après Londres le principal entrepôt du commerce britannique; 716.000 h. A l'estuaire de la Mersey : docks et magasins immenses, fonderies, forges, raffineries, savonneries. C'est le troisième port de l'Europe.

Liverpool \j>oul'] (Charles Jenkinson, comtes de), homme d'Etat anglais, né à Winchester, m. à Londres (1727-1808), ministre de la guerre pendant la guerre d'Amérique. — Son fils, Robert Banks Jenkinson, né en 1770, m. à "Whitehall en 18x8, homme d'Etat, négocia la paix d'Amiens, tut plusieurs fois ministre et, en 1812, chef d un cabinet tory qui dura plus de quinze ans.

livet [oè] n. m. Celui qui joue le dernier au billard. Mar. Ligne que l'on trace sur la membrure, pour marquer la position du pont.

Livet (Charles-Louis), érudit français, né h Château-Lavallière (Indre-et-Loire), m. à Montpellier (1828-1896). On lui doit notamment une excellente édition du Dictionnaire des Précieuses de Somaize.

Livet-et-Gavet, comm. de l'Isère , arr. et à 36 kil. de Grenoble, sur la Romanche; 2.070 h.

livide adj. [lat. lividus; de livere, être blême De couleur plombée, bleuâtre et tirant sui le blanc livide. N. m. Couleur livide : le livide des res.

Livèche : a, fleur.

h. Carrières. — Le cant. a

la livi-

Livingstone.

jouv. d'Orel), sur la Sosna ; 22.000 h.

lividité n. f. ii.it d< i livide

dite cadavérique.

livie >/ n. f. Genre d'insectes hémiptères, communs dans les marais de 1 r sur les joncs.

Livie r i. épouse d'Auguste, mère de rioère et de Drusus

.t. C.-29 ap. J.-C). Elle ooni v

tous ses efforts à faire arriver' Tibère au trône.

Livingstone (David), mis

sionnaire et voyageur anglais, né à Blantyre Ecosse), m. à Ilala, suite bord du lae Tanganyika (1813- 1873). Explorateur de l'Afrique centrale et australe. D'abord établi au Cap, il remonta vers le Nord, arriva au lac Ngami en 1849, et, remontant le haut Zam traversa le continent Jusqu'à Loanda. Plus tard, il explora le Zambèze et le Chire, son affluent, reconnut le Nyassa, et se mil a la recherche des sources du Nil. lin 1871, Stanley le rejoignit sur les bords du lac Tanganyika. Il mourut à Ilala d'une dysenterie ; son corps, transporté en Angleterre, l'ut inhumé à Westminster. Ses efforts pour combattre la traite et pour moraliser les noirs le rangent au premier rang des bienfaiteurs de l'humanité. Son principal ouvrage a pour titre : Relation de l'exploration du Zambèze et de ses affluents.

Livny, v. de la Russie méridionale (| Grains, euirs.

livon n. m. Passage ouvert à l'écoulement des eaux en excès dans une digue destinée à maintenir le niveau d'un cours à une certaine hauteur.

Livonie [ni], province baltique de la Russie d'Europe; 1.300.000 h. (Livoniens). Capit. Riga. Sol sableux, souvent marécageux, parsemé de lacs. Agriculture peu développée, élevage actif.

Livonie (golfe de), v. Riga.

liVOt [vo] n. m. Nom vulgaire de la buse.

LiVOUme, v. d'Italie (Toscane) ; 98.000 h. (LU vourniens, Livournins, ou Livaurnais.) Port sur la Méditerranée ; exportation d'huiles, chanvre, marbre. — La prov. a 130.000 h.

livrable adj. Qui peut, qui doit être livré : marchandise immédiatement livrable.

Livrade (sainte), vierge et martyre dans l'Agenais. Fête le 23 février.

LivradOiS [doi] (monts du), petit massif dépendant du plateau Central, dont il est un des prolongements septentrionaux; 1.143 mètres d'altitude.

livraison [vrè-zon] n. f. Action de livrer à l'acquéreur une chose vendue : la livraison constitue l'obligation du vendeur dans le contrat de vente. Libr. Partie d'un ouvrage qu'on délivre aux souscripteurs, au fur et à mesure de l'impression partielle qui s'en fait : roman en cent livraisons.

— Encycl. Comm. Le plus souvent, la livraison résulte d'un contrat : elle constitue, notamment, l'obligation du vendeur dans le contrat de vente.

Les livraisons des marchandises reçues des fournisseurs ou faites à des clients sont consignées sur un livre journal originaire, dit « de magasin », qui donne naissance à un compte général de magasin, tenu selon le principe de la permanence de l'inventaire.

— Bours. La livraison des titres résultant d'un rachat officiel doit être faite dans les vingt-quatre heures pour les titres au porteur. S'il s'agit de titres nominatifs, ces titres transférés doivent être livrés à l'agent de change acheteur, au plus tard avant la septième bourse qui suit celle du rachat. Les délais sont prolongés d'un jour, quand il s'agit de livraison ou payement réclamés à l'agent de change par le donneur d'ordre. Les valeurs au porteur amortissables par voie de tirage au sort négociées dans les cinq bourses qui précèdent le jour du tirage ne sont livrables qu'après tirage. Les valeurs nominatives négociées dans les sept bourses qui précèdent le tirage ne sont transférables qu'après tirage. Les valeurs dont la possession comporterait soit un avantage particulier, soit une charge déterminée, et qui seraient négociées dans les cinq ou sept bourses qui précèdent la date annoncée comme devant être celle de la clôture de l'opération, ne sont livrables ou transférables qu'après cette date. L'agent de change doit, la veille du tirage au plus tard, adresser à l'acheteur soit les titres, soit leurs numéros.

livrancier [si-é] n. m. Celui qui livre une fourniture.

livre n. f. (lat. libra). Ancienne unité de poids, de valeur variable, dont le nom est encore donné abusivement au demi-kilogramme. Ancienne monnaie de compte, représentant la valeur d'une livre d'argent. Monnaie réelle dont la valeur a varié suivant les t- n.ps et les lieux, et qui a été remplacée par le franc. Nom donné souvent au franc, quand ou parle de revenus : avoir vingt mille livres ''e rente. Livre sterling, v. sterling. V. tableaux des

MONNAIES

— Encycl. La libra, unité de poids des Romains, resta en usage en France jusqu'à Charlemagne. Celui-ci adopta comme unité de poids pour tout sou empire la livre en usage dans le commerce des métaux, et qui se divisait en deux marcs; elle pela livre poids de marc et valait approximativeme t 489 grammes. Lors de l'adoption en France du tème métrique, on établit une livre de 500 grammes ou demi-kilogramme dite livre métrique.

La livre monnaie tire son nom de la livre poids cause du rapport que les premières monnaies avaient avec le système des poids usités. France! livre devinrent synonymes, parée qu'à certaines ep...jues (au xiv«s.), l'unité de monnaie, le franc, valait vins

ou une livre. Charlemagne avait ordonne l'unité monétaire mais cette réforme ne survéi -on rëL'ne ; les seigneurs féodaux altérèrent les monnaies à leur profit. La livre fut une compte appelée lii is (de Tours

us ide Paris); chacune de ces livres valait vingt

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sous, mais le sou partais valait quinze deniers tournois, alors que le sou tournois n'en valait que douze, A partir de 1667, la livre tournois demeura la i iule

monnaie de compte en France jusqu'à l'établissement du système métrique.

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