livre n. m. ilat. liber). Feuilles Imprlmi
réunies en un volume relie ou broché. Ouvrage en prose ou en vers, de quelque étendue : livre bien écrit. Fiû. Toute source d'instruction ou d'éducation, Objet qui instruit : te grand livre (le la nature. Registre, journal sur lequel un commerçant inscrit ses opérations: livres de comptes. Division d'un ouvrage : histoire en douze livres. Livres sacrés, les Ecritures saintes. Livre bleu, jaune, etc., livre contenant les correspondances diplomatiques, et que l'on désigne par la couleur de sa couverture [jaune en France ; bleu en Angleterre; vert en Italie; rouge en Autriche; blanc en Allemagne etc.) Craint livre, le plus jjrand des livres de commerce, (m l'on établit tous les comptes particuliers. Grandlivre, v. à son ordre alph. Livre d'or, livre sur lequel étaient inscrits en lettres d'or les noms des familles nobles- Livre de bord, registre des navires de commerce, sur lequel on inscrit les marchandises embarquées et le rôle des passagers. Livre de loch, journal de la timonerie. Parler comme un livre, parler facilement, doctement. A livre ouvert loc. adv. Sans préparation, à la première lecture : traduire à Livre ouvert un auteur étranger. Prov. Gardez-vous de l'homme qui ne connaît qu'un livre, une personne qui a fait d'un seul livre l'objet de ses études n'envisage les choses qu'à un seul point de vue et reste irréductible dans son opinion. Un gros livre est un grand mal, un ouvrage volumineux est souvent ennuyeux. Allus. litt. Le livre tuera l'édifice, V. ceci tuera cela.
— Encycl. Les premiers imprimeurs eurent certainement l'intention de vendre les productions de leurs presses comme étant des manuscrits. Aussi cherchèrent-ils à en reproduire fidèlement l'aspect: enluminures, abréviations, ligatures, etc. Ce n'est que plus tard que les typographes donnèrent à leurs livres l'aspect que nous connaissons : titre, faux titre. Le premier livre contenant des illustrations mêlées au texte, illustrations obtenues par la taille en relief d'un dessin sur une planche de buis, parut à Rome en 1467. La gravure, d'abord grossière, atteignit vite une finesse absolument charmante quand parurent les Emblèmes (Lyon, 156G) avec des gravures sur cuivre. Ce procédé eut vite fait de se populariser avec des chefs-d'œuvre comme les Plus beaux bastiments de France, de Du Cerceau et sous l'impulsion de libraires comme Plantin, qui employaient les meilleurs graveurs du temps. L'illustration, transformée au xvn« siècle sous l'influence de l'imagerie religieuse et de la passion architecturale, orna au xvme siècle les beaux livres de la Régence, l'édition des fermiers généraux des Contes de La Fontaine.
La Révolution interrompit les progrès du livre et d'autre part les inventions mécaniques firent du livre à bon marché la règle, du livre de luxe, l'exception. Le mouvement romantique provoqua la publication d'ouvrages illustrés par des artistes démérite, et qui sont encore très recherchés par les bibliophiles. Aujourd'hui, l'illustration est la caractéristique du livre et les procédés mécaniques qui permettent de reproduire directement la photographie ont favorisé cette évolution.
— Dr. Livres de commerce. Tout commerçant est tenu, lors même qu'il ne sait pas écrire, d'avoir trois sortes de livres : 1» un livre-journal; 2° un livre de copie de lettres; 3° un livre des inventaires.
Avant d'en faire aucun usage, le commerçant doit les faire coter, parafer et viser, soit par un des juges des tribunaux de commerce, soit par le maire ou l'adjoint. Le journal et le livre des inventaires doivent être parafés et visés une fois par année. Tous ces livres doivent être tenus par ordre de dates, sans blancs ni lacunes, ni transports en marge. La formalité du visa n'est pas obligatoire pour le copie de lettres, la comparaison entre l'original et la copie suffisant à établir l'authenticité. Les commerçants sont tenus de conserver ces livres pendant dix ans. qui commencent à courir de la date de la dernière écriture qui y est portée.
Le commerçant qui n'a pas tenu ou qui a tenu irrégulièrement ses livres s'expose à perdre ses procès, |>ar l'impossibilité où il peut se trouver de justifier ses demandes ou ses exceptions ; en cas de faillite ou de liquidation judiciaire, il peut être déclaré banqueroutier simple et puni correctionnellement.
Les livres de commerce constituent des documents que les tribunaux ont la faculté d'admettre comme preuve.
Ils font foi contre le commerçant et peuvent servir de preuve entre deux commerçants pour faits de commerce, mais non au profit d'un commerçant contre un non-commerçant, saut au juge à déférer le serment supplétoire.
Le tribunal peut ordonner la représentation des livres ou même la communication ; dans le second cas, le commerçant se dessaisit de ses livres aux mains des intéressés.
Livre jaune, nom donné en France aux recueils des documents diplomatiques distribués au parlement. — En Allemagne, les recueils analogues portent le nom de Livre blanc; en Ansleterre, Livre bleu ; en Italie, Livre vert; en Autriche, Livre rouge. — Le nom de ces livres vient de la couleur de leur couverture.
livre d'or, registre sur lequel, a Venise, étaient inscrits en lettres d'or les noms de toutes les familles nobles. 11 fut détruit en 1797, pendant les guerres d'Italie.
Livre rouge, registre secret des pensions et allocations secrètes accordées par Louis XVI à ses favoris et protégés. Il se composait de trois gros volumes reliés en maroquin rouge, et fut retrouvé, après les événements du 10-Aoû't, dans un cabinet secret du château de Versailles. Il fut publié en partie par ordre de la Convention.
Livres sapientiaux, livres de la Bible, spécialement destinés à l'instruction morale des hommes : la Sagesse, les Proverbes, VEcclésiaste et VEcclèsiastique.
Livres sibyllins. V. sibyllins.
Livré, eomm. d'Ille-et-Vilainc, arr. et à 21 kil. de Rennes ; 1.650 h. Fer.
livrée [vr<!] n. f. (de livrer). Habits distinctifs
que portent les domestiques d'une grande maison.
des domestiques. Nom donné anciennement
Livrée : 1. Du xvu* siècle ; 2. De valet de pied ; 3, De postillon ; \. D'automobiliste.
à certains rôles de valet. Prendre la livrée, se faire laquais. Fig. Marques extérieures et caractéristiques : la livrée de la misère. Vèner. Pelage, plumage de certains animaux.
livrer [vré] v. a. (du lat. liberare, délivrer). Mettre une chose en la possession de quelqu'un suivant des conventions faites : livrer une commande. Engager : livrer bataille. Abandonner: livrer une ville au pillage. Remettre par trahison : livrer une place à l ennemi. Mettre en la puissance de : livrer un coupable à la justice. Laisser échapper : livrer ses secrets. Se livrer v. pr. S'adonner, se consacrer : se livrer à la joie, à l'étude.
livresque [vrês-ké] adj. Qui concerne les livres (plus que la realité) : l'érudition livresque est insuffisante.
livret [vrè] n. m. Petit livre : un livret de quarante! pages. Livre que les autorités légales délivraient autrefois aux ouvriers et aux domestiques. Paroles d'un opéra : Scribe a écrit de nombreux livrets. Catalogue explicatif des objets qui composent une collection. Ensemble de treize cartes données à chacun des pontes, à la bassette et au pharaon. Petit livre destiné à recevoir l'or en feuilles. Pli du feuillet, partie de l'estomac des ruminants. Livret de caisse d'épargne, donné à tout déposant, et sur lequel sont inscrites toutes les sommes qu'il verse ou retire successivement. Livret de famille, livret remis lors de la célébration d'un mariage, aux deux époux, et destiné à recevoir, par extrait, les actes de l'état civil intéressant la future famille. Livret matricule, livret militaire tenu par les chefs de corps ou de service et sur lequel on inscrit les états de service du titulaire, ses punitions, etc. Livret individuel, livret militaire qui porte les indications analogues (sans les punitions], et dont chaque homme reste détenteur. Livret scolaire, carnet en usage dans les établissements d'instruction et sur lequel sont mentionnées les notes et places de chaque élève.
— Encycl. Dr. Livret de famille. Ce livret doit être remis par l'officier de l'état civil aux conjoints, lors de la célébration du mariage ; il est destiné à recevoir par extrait les énonciations principales des actes de l'état civil intéressant chaque famille Il doit être représenté toutes les fois qu'il y a lieu de faire dresser un acte de naissance ou de décès.
Les livrets constituent en quelque sorte un troisième dépôt des actes de l'état civil confié à la garde des intéressés.
La remise du livret aux nouveaux époux lors de la célébration du mariage est gratuite, mais les communes ne sont point obligées à fournir gratuitement les exemplaires de ce même livret qui leur seraient demandés par la suite.
Livret d'ouvrier. Avant 1890, la loi imposait a une certaine catégorie de travailleurs (notamment aux ouvriers attachés à un établissement industriel), la possession d'un petit livre, dit livret d'ouvrier, que leur délivraient les maires ou le préfet de police. Le titulaire était tenu, toutes les fois qu'il changeait d'établissement, d'y faire inscrire sa sortie et son entrée par l'ancien et par le nouveau patron. Depuis 1890, ces dispositions ont été abrogées et les engagements entre employés et patrons sont soumis au droit commun. Un droit spécial reste consacré : celui de la part de l'employé, d'exiger du patron un certificat contenant la date de son entrée, celle de sa sortie et l'espèce de travail auquel il a été occupé.
— Milit. Livret militaire. On distingue le livret matricule et le livret individuel.
Le livret matricule des officiers est tenu par les chefs de corps ou de service ; on y inscrit l'état civil du titulaire, les changements survenus dans sa position militaire, ses grades, décorations, blessures, actions d'éclat, etc.
Le livret matricule de l'homme de troupe est ouvert par le commandant du bureau de recrutement, lequel y inscrit l'état civil de l'homme, son signalement, le titre auquel il sert, puis les dates où il devra passer dans les différentes catégories de l'armée, etc. Le livret est ensuite tenu à jour par les commandants de compagnie, d'escadron ou de batterie. On y inscrit les punitions infligées au titulaire et leurs motifs, etc. Les livrets matricules restent aux mains des commandants d'unités auxquelles l'homme est successivement affecté. Ils doivent être emportés en campagne et tenus comme en temps de paix.
Tout homme de troupe est pourvu, aussitôt après son incorporation, d'un livret individuel dont il doit rester détenteur en permanence, même après avoir quitté le service actif. Sur ce livret doivent être reproduites toutes les indications qui seront plus tard inscrites sur le livret matricule : mutations, promotions récompenses, décorations, actions d'éclat, blessures, etc., à l'exception des punitions et des condamnations qui peuvent être infligées au titulaire. Enfin, on y inscrit les mesures de l'homme afin que, le cas échéant, il puisse être promptement habillé. Le livret individuel contient, en outre, un fascicule de mobilisation, qui indique au titulaire ses obligations, en cas de rappel de la classe. Le
Adj. Qui appartient aux mauvais
détenteur doit faire viser son livret par la gendarmerie chaque fois qu'il change de domicile ou de résidence, ou qu'il va se fixer à l'étranger.
livret-police n. m. Petit livre contenant une police d'assurances. PI. des livrets-police.
livreur, euse [eu-ze] n. et adj. Employé de commerce qui porte e h ez l'acheteur la marchandise vendue : garçon livreur. N. f.
Voiture pour livrer les marchandises aux clients :
livreuse automobile.
livrier
Faiseur de
livres , mauvais écrivain écrivains.
LiVTOIl, comm. de la Drôme, arr. et à 18 kil. de Valence, près de la Drôme; 4.320 h. Ch. de f. P.-L.-M. Vins, soie.
Livry, comm. de Seine-et-Oise, arr. et à 42 kil. de Pontoise, près du canal de l'Ourcq; C.670 h. Ch. de f. N. Constructions mécaniques, forges.
Livry, comm. de la Nièvre, arr. et à 24 kil. de Nevers; 1.450 h. Vins.
lixe [lik-se] n. m. Genre d'insectes coléoptères rhynchophores comprenant des charançons allongés qui vivent à 1 intérieur des tiges fistuleuses. (On en connaît plusieurs centaines d'espèces, répandues sur tout le globe.)
lixiviateuse [lik-ti, eu-ze] n. f. (du lat. lixivium, lessive). Machine à lessiver.
lixiviation [lik-si-vi-a-si-on] n. f. (même étymol. qu'à l'art, précéd.). Lavage des cendres pour en extraire les parties solubles.
— Encycl. Chim. L'épuisement se pratique en forçant le dissolvant à filtrer à travers une couche plus ou moins épaisse du corps à attaquer ; les appareils de lixiviation généralement employés sont combinés de façon à récupérer par distillation et condensation les dissolvants et à permettre l'épuisement des masses importantes par de faibles quantités de réactifs ; c'est ainsi qu on extrait les parfums, les alcaloïdes et autres principes contenus, dans les substances organiques.
lixiviel, elle [lik-si-vi-ël, è-le] adj. Obtenu par lixiviation. (Peu us.)
lixivier [lik-si-vi-é] v. a. Soumettre à la lixivation.
Lizard [zar] (cap), à l'extrémité sud-ouest de l'Angleterre, dont c'est le point le plus méridional.
lizarde n. f. Toile fabriquée au Caire.
lizarique [ri-ke] adj. m. Se dit d'un acide qui se trouve dans 1 extrait de garance ou alizari.
Lizy-SUr-Ourcq, ch.-l. de c ( Seine-et-Marne), arr. et à 16 kil. de Meaux; 310 h. Ch. de f. E. Carrières, métallurgie, sucrerie, filatures. — Le canL a 24 comm. et 10.780 h.