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V. Sardou (1872). Rabagas est le type du politicien

de café, chef d'une bande de démagogues braillards.

Rabah, célèbre agitateur musulman, né au Soudan vers 1846, tué à Roussouri, dans le combat qui coûta la vie au commandant Lamy.

rabais [bè] n. m. (de rabaisser). Diminution de prix accordée par un marchand à un acheteur : vendre au rabais. Remise dont on convient pour payer une somme avant l'échéance. Adjuger une entreprise au rabais, à celui qui s'engage à l'exécuter au plus bas prix. Abaissement des eaux après une inondation. Diminution faite par le gouvernement de la valeur nominale d'une monnaie. Action de baisser le ton. (Vx.)

rabaissement bè-se-man] n. m. Diminution,

Ki.

rabais : le rabaissement des prix. Fig. Action de ravaler, d'humilier. (Peu us.) Ant. Rehaussement.

rabaisser [bè-sé] v. a. (de re, et abaisser). Mettre plus bas : rabaisser un tableau placé trop haut. Diminuer : rabaisser le prix des denrées. Déprécier : rabaisser une marchandise. Fig. Humilier : rabaisser l'orgueil de quelqu'un. Rabaisser la voix, élever moins la voix. Rel. Rogner le carton de la couverture d'un livre du côté de la gouttière. Se rabaisser v. pr. S'avilir. Ant. Rehausser, relever.

rabaisseur [bè-seur] n. m. Celui qui rabaisse-

rabaissure [bè-su-re] n. f. Action de rabaisser.

raballe n. m. Dialect. Dans les Deux-Sèvres, la Charente-Inférieure, etc., râteau plein pour amasser le grain qu'on vient de battre.

raban n. m. (holl. raaband). Mar. Grosse lisse ou tresse, servant à amarrer certains objets.

Raban Maur [mâr], savant bénédictin et prélat allemand, né à Mayence, m. à Winkel (776-856), un des organisateurs de l'abbaye de Fulda ; il mérita le nom de Prseceptor Germanise. Il fut un des représentants les plus remarquables de l'école nominaliste.

rabane n. f. Tissu formé de fibres végétales.

rabaner [né] ou rabanter [té] v. a. serrer

avec un raban. Ferler une voile sur sa vergue.

Rabastens [bas-tinss], ch.-l. de c. (Tarn), arr. et à 18 kil. de Gaillac; 4.550 h. (Rabastenais). Sur le Tarn ; ch. de f. Orl. Vins. — Le cant. a 6 comm. et 7.700 h.

Rabastens ou Rabastens de Bigorre,

ch.-l. de c. (Hautes-Pyrénées), arr. et à 19 kil. de Tarbes ; 1.100 h. (Rabastenais). Ch. de f. M. Commerce de mulets, vins. Cette ville fut brûlée par Montluc en 1570. — Le cant. a 24 comm. et 5.670 h.

rabat [ba] n. m. (de rabattre). Morceau d'étoffe blanche, noire ou bleue, de batiste ou de dentelle, que portent au cou les gens de robe et d'église, les membres de l'Université en robe, etc. Action de rabattre le gibier en chasse. (Dans ce dernier sens , on dit

aussi RABAT- TAGE.) Diminution : un grand rabat de prix. Se dit du toit d'un jeu de paume qui sert à rejeter la balle. Aux quilles, second coup que le joueur joue de l'endroit où la boule s'est arrêtée. Pièce de peau qui assemble les éclisses d'un soufflet d'orgue. Dessus d'une cage. Sable argileux qu'on emploie pour dégrossir le marbre.

Rabat ou Arbat [ba], v. du Maroc, port sur l' Atlantique, à l'embouchuredu Bou-Regreg ; 25.000 h. Ville bombardée par les Français en 1851

rabat-eau [la-tô] ou rabat-l'eau [ba-iû] n.

m. invar. Morceau de cuir ou chiffon appliqué contre une meule pour empêcher l'eau de gicler au dehors.

rabatiSte [tis-te] n. m. Celui qui porte le rabat.

rabat-joie [ba-joi] n. m. invar. Sujet de chagrin qui vient troubler l'état de iuie où l'on était :

Rabats: 1. Du xvni* siècle ; 8. D'ecclésiastique ; 3- De magistrat.

la maladie est un terrible rabat-joie. N. Personne triste, ennemi de la joie : un, une rabat-joie. Adjectiv. : esprit trouble-fèle et rabat-joie.

rabat-jour n. m. Crépuscule, soirée.

rabattage [ba-ta-je] n. m. Action de rabattre. Rabais. Action de rabattre le gibier.

rabattement [ba-te-man] n. m. Action de rabattre. Géom. Mouvement de rotation qu'on fait subir à une figure plane pour l'amener dans un des plans de projection. Ant. Relèvement.

rabatteur [ba-teur] n. m. Celui qui, à la chasse, rabat le gibier pour les chasseurs : lièvre poursuivi par les rabatteurs.

rabatteuse [ba-teu-ze] n. f. Sorte de petite voiture publique, en usage dans la banlieue parisienne.

rabattoir [ba-toir] n. m. Outil pour détacher les ardoises du bloc. Outil pour rabattre les bords d'une pièce d'ouvrage quelconque.

rabattre [ba-tre] v. a. (préf. re, et battre. — Se conj. comme abattre.) Rabaisser ce qui s'élève : rabattre son collet. Aplatir : rabattre un pli. Retrancher du prix d'une chose : je n'en rabattrai pas un centime. Rassembler le gibier à l'endroit où sont les chasseurs. Fig. Abaisser : rabattre l'orgueil. Rabattre la terre, la rendre unie. Rabattre un arbre, couper un arbre jusqu'à la naissance des branches. Rabattre une branche, la raccourcir. Rabattre le marbre, le polir avec de la terre cuite pulvérisée. Rabattre une couleur, en abaisser le ton. Rabattre un cheval, le maîtriser. Absol. Cheminée qui rabat, cheminée qui renvoie la fumée, les gaz dans la chambre. V. n. Diminuer de : rabattre de ses prétentions. En rabattre, diminuer les prétentions, la valeur, etc., de quelque chose. Se rabattre v. pr. Se détourner de son chemin pour en prendre un autre : l'armée se rabattit sur la ville. Fig. Changer brusquement de propos : se rabattre sur la politique. Restreindre ses prétentions à : faute de rôti, se rabattre sur les légumes. Ant. Relever.

rabattu, e [ba-tu] (part. pass. du v. rabattre). n. m. Art de rabattre les coutures. N. f. Mar. Bordages de la muraille d'un vaisseau, formant l'enceinte des gaillards et de la dunette.

Rabaut - Saint- Etienne

[bâ] (Jean-Paul), pasteur calviniste et conventionnel girondin, né à Nîmes, m. guillotiné à Paris (1743- 1793). Esprit modéré et tolérant, il avait fondé un journal, la Feuille villageoise, et préparé les matériaux d'une Histoire de la Révo-

lution.

rabbanisme

et rabba-

niste n. m. V. rabbinisme, rab-

BINISTE.

rabbi [ra-bi] n. m. Forme du mot rabbin, employée au vocatif ou comme titre précédant un nom proj>re.

rabbin [ra-bin] n. m. (de l'hébr. rabb, maitre). Docteur de la loi juive. Ministre du culte judaïque : les rabbins sont nommés par les associations cultuelles isrurlites. Grand rabbin, chef d'une association cultuelle.

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