RAB
rabbinage [ra-bi] n. m. Etude des livres des rabbins (péjor.).
rabbinat [ra-bi-na] n. m. Dignit:-, fonction de rabbin.
rabbinique [ra-bi] adj- Qui a rapport aux rabbins.
rabbinisme [>■« bi-uis-me] n. m. Doctrine issue de la tradition judaïque et des controverses des rabbins.
— Knctcl. Après la ruine des écoles talmudiques, les rabbins continuèrent a exercer une grande influence sur le judaïsme. Au x° siècle, leur activité est en pleine recrudescence. Alors se forme le recueil nommé Questions et réponses (Scheelot outechoubot), renfermant des consultations religieuses et rédigé en hébreu rabbinique (mélange d'hébreu biblique et de mots empruntés a la Mischna et au Talmud). C'est le rabbinisme qui a tixé dans le plus menu détail les prières, leur forme et leur durée. Les « haies autour de la loi » sont multipliées, afin d'épargner à l'israélite toute occasion de pécher.
rabbiniste [ra-bi-nis-te] ou rabbaniste
[ra-ba-nis-te] n. m. Celui qui suit la doctrine des rabbins, qui étudie leurs livres-
rabdoïde adj. (du gr. rhabdos, baguette, et eidos, aspect). Qui a la forme d'une baguette.
rabdologie \ji] n. f. (du gr. rhabdos, baguette, et logos, discours). Arithmétique dans laquelle les calculs sont faits à l'aide de petites baguettes sur lesquelles sont écrits des nombres simples.
rabdolOgique adj. Relatif à la rabdologie.
rabdomancie [st] n. f. (du gr. rhabdos, baguette, et manteia, divination). Prétendue divination, qui se faisait au moyen d'une baguette divinatoire.
rabdomancien, enne [si-m, è-ne] n. Qui
pratique la rabdomancie.
rabe n. f. Se dit en quelques régions pour rave.
rabé, e adj. Pêch. Syn. de œuvÉ, E.
Rabelais [le] (François), écrivain français, né à Chinon entre 1483 et 1500, m. à Paris en 1553. Il fut successivement cordelier pendant quinze ans à Fontenay-le-Comte, ordonné prêtre en loi 1, bénédictin, médecin à Montpellier, professeur d'anatomie, chanoine de Saint-Maur-des- Fossés, puis curé de Meudon.
A diverses reprises, il accompagna le cardinal Jean de Bellay en Italie. Il est l'auteur de Gargantua et de Pantagruel (1532-1564), œuvre monumentale , non seulement parce qu'elle est puissamment pittoresque et originale dans son vocabulaire et son style, mais aussi parce que , sous les crudités de langage, le scepticisme et les folles imaginations, on sent une critique supérieure, un vif amour de l'humanité, la passion de la justice et le culte de la vraie science. Rabelais dut prendre d'infinies précautions pour publier ses livres étranges et hardis. Il était en effet nettement révolutionnaire sur bien des points : son mépris de la scolastique, de l'esprit d'aventure et de conquêtes, son amour de la nature, considérée comme bonne dans tous ses appétits et toutes ses forces. La Bruyère a dit de sa façon d'écrire : « Ou il est mauvais, il passe bien au delà du pire ; c'est le charme de la canaille ; où il est bon, il va jusqu'à l'exquis. »
rabelaiserie [lé-ze-rt] n. f. Plaisanterie libre, dans le genre de celles de Rabelais.
rabelaisien, enne [iè-xi-in, è-ne] adj. Qui
est propre à Rabelais : la prose rabelaisienne est pleine et colorée. Qui rappelle le genre de Rabelais : plaisanterie rabelaisienne.^. m.PartisandeRabelais.
rabeS n. f. pi. Rabes de morue, œufs de morue salés et mis en barrique.
rabêtir v. a. Rendre plus bête : les mauvais traitements rabètissent les enfants. V. n. Devenir plus bête : enfant qui rabètit tous les jours.
rabette [bé-te] n. f. Nom vulgaire des chouxraves.
rabiau [bi-6] ou rabiot [bi-o] n. m. Arg. milit. Vivres qui restent après la distribution faite à une ■escouade. Prélèvement frauduleux sur les rations à distribuer. Temps supplémentaire qu'un soldat est obligé de passer au régiment, pour racheter les journées de prison qu'il a encourues pendant son service : faire du rabiot.
rabiauter [bi-ô-té] ou rabioter [té] v. n.
et a. S'approprier le rabiot. Faire des petits profits -supplémentaires.
rabiauteur [bi-6] ou rabioteur n. m. Celui
•qui rabiote.
rabibocher [cM] v. a. Pop. Réparer, raccommoder. Fig. Réconcilier.
Rabier (Elie), philosophe et administrateur français, né à Bergerac en 1840. directeur de l'enseignement secondaire ; auteur de Leçons de philosophie.
rabiole n. f. Variété de chou-rave et de chounavet.
rabique adj. (du lat. rabies, rage). Qui a rapport à la rage : microbe rabique.
Rabirius (Caius), chevalier romain du i« s. av. J.-C. Dans le Pro Rabirio, Cicéron le défendit contre l'accusation d'avoir tué Quintus Labienus.
rable n. m. Partie de certains quadrupèdes, qui s'étend depuis le bas des épaulesjusqu'à. la queue : le râble d'un lapin, d'un lièvre. Fam. Partie du dos •d'une personne située entre le thorax et les fesses.
râble n. m. Mar. Varangues très plates des chalands à murailles verticales.
râble n. m. (lat. rutabulum). Instrument en fer recourbé à angle droit, à manche en bois, servant à remuer la braise, le charbon dans le four. Petit rrâteau plein pour étendre le plomb coulé en table. Râteau en bois à l'aide duquel les teinturiers agitent les bois de teinture.
râblé, e ou râblU, e adj. Qui a le râble épais : un lièvre bien râblé.
râbler [blé] v. a. Remuer avec le râble.
râblot [blo] n. m. Petit râble, sans crochet au 'bout, servant à tisonner le feu.
Rabot.
pour produire les
râblure n. f. Mar. Rainure triangulaire pratiquée dans la quille, l'étrave et l'étambot des navires en bois, pour y loger les extrémités des bord •
rabobeliner, rabobliner ou rabobiner
[né] v. a. (du vx fr. bobelin, bout de cuir). Raccommoder tant bien que mal.
rabobelineur n. m. Maladroit raccommodeur.
rabobiner v. a. Syn. de rabobeliner.
raboin ou rabOUin n. m, Arg. Le diable.
rabonnir [bo-nir] v. a. Rendre meilleur : les bonnes caves rabonnissent les vins. V. n. : vin qui rabonnit en bouteilles.
raborder [de] v. a. Mar. Retourner un bordage pour le faire servir à l'extérieur sur son autre face.
rabot [bo] n. m. Outil de menuisier servant à aplanir le bois ou à le moulurer. Fer tranchant du coupoir pour enlever les parties superflues des caractères d'imprimerie. D'une manière générale, outil servant à unir, à aplanir, à parachever. Instrument à long manche pour remuer le mortier, le minerai, etc. Fig. Coup de rabot, travail qui donne le dernier fini. Passer le rabot, donner le dernier fini à un ouvrage.
— Encycl. Le rabot sert à dresser le bois dans le sens des fibres et à obtenir des surfaces très unies. Il se compose d'un fer de ciseau ou gouge incliné, que l'on place dans l'ouverture d'un parallélépipède de bois, en le serrant au moyen d'un coin, après l'avoir laissé dépasser sous la semelle inférieure d'une quantité très faible et déterminée. Les rabots prennent des formes diverses moulures de tous genres; on leur donne alors les noms de feuilleret, mouchettes, bouvet, etc. Citons encore le rabot denté, le rabot rond, le rabot à contre-fer, le rabot debout, le rabot à élégir^ etc.
Rabot (Charles), géographe et voyageur français, né à Nevers en 1856. Il a pris part à l'expédition arctique de la Manche à Jan-Mayen et au Spitzberg.
rabotage ou rabotement [man] n. m.
Action de raboter. Son résultat.
rabote n. f . Sorte d'entremets fait d'une pomme ou d'une poire enveloppée dans de la pâte dorée et glacée au four.
raboter [té] v. a. (de rabot). Aplanir avec un rabot : raboter une planche. Fig. Polir, donner le fini à : raboter son style. Pop. Chiper, filouter : raboter l'argent d'un gogo.
raboteur n. et adj. m. Ouvrier qui n'est employé qu'à raboter.
raboteur n. m. Ouvrier qui rabote le bois.
raboteuse [teu-ze] n. f. Machine-outil servant à raboter.
— EncyCL. Techn. Les raboteuses sont à outil fixe, à outil mobile ou à outil tournant. Dans le premier système, la pièce est placée sur un chariot mobile, qui la porte vers l'outil, et qui est lui-même ramené rapidement en arrière. Les machines à outil mobile ont un chariot muni de glissières, qui permettent son déplacement dans le sens longitudinal, tandis qu'une vis facilite le déplacement latéral. Les mouvements du chariot et de la vis sont le plus souvent automatiques. Les raboteuses à outil tournant avec arbre vertical sont de plus en plus employées à cause de la rapidité du travail.
raboteux, euse [teu, eu-ze] adj. Couvert d'aspérités. Inégal : chemin raboteur. Fig. Rude, inégal : style raboteux. Ant. Uni, égal.
rabotier fti-é] n. m. ou rabotière n. f. Table
marquée de sillons, où le monnayeur arrange les carreaux.
rabotin n. m. Outil pour raboter les façades en pierres des édifices.
raboture n. f. Copeaux, matière enlevée par le rabot.
rabougri, e adj. Petit, chétif ; la végétation polaire est généralement rabougrie.
rabougrir v. n. (du préf. re, de à, et bougre). Ne pas profiter, s'étioler, en parlant des arbres, etc. V. a. Retarder la croissance de : le froid rabougrit les arbres. Se rabougrir v. pr. Se recroqueviller : on se rabougrit avec lâge. Fig. Perdre ses qualités : l'esprit se rabougrit dans l'inaction.
rabOUgriSSement [gri-se-man] n. m. Etat d'une chose, d'une personne rabougrie.
rabouillage [bou, Il mil.] n. m. Action de rabouiller.
rabOUiller [bou, Il mil., é]v. a. (m. berrichon). Troubler (l'eau) pour prendre plus facilement certains poissons.
rabOUillère [bou, Il mil.] n. f. Terrier peu profond, où les lapins déposent leurs petits.
rabOUilleur, euse [bou, Il mil., eu-ze] n. Celui, celle qui rabouille.
Rabouilleuse {la), roman de H. de Balzac, plus connu sous le titre de un Ménage de garçon. Il s'agit d'un vieux garçon, J.-J. Rouget, complètement dominé par une servante maîtresse, Flore Bragier, surnommée la Rabouilleuse, qui, de concert avec son amant de cœur Maxime Gilet, espère hériter de ses biens. Mais leurs projets sont mis à néant par un neveu de Rouget. Philippe Bridau, officier en demisolde, véritable chenapan qui tue Maxime en duel, et arrive à se rendre maître de la fortune de son oncle. De ce roman, Em. Fabre a tiré une comédie en quatre actes, la Rabouilleuse, dans laquelle il a modifié le dénouement (1903).
rabouilloir [Il mil.] n. m. Bâton pour rabouiller. (On dit aussi rabouilloire n. f.)
rabouin n. m. v. raboin.
rabouter [té] ou raboutir v. a. (du préf. re,
et de bout). Assembler deux pièces (de bois, de fer) bout à bout. Mettre, coudre des étoffes bout à bout. raboutissage [ti-sa-je] n. m. Action de raboutir.
rabraquer [ké] ou rembraquer [ran-bra-
ké] v. a. Mar. Reprendre un cordage.
rabrouant [brou-an], e adj. Qui rabroue. rabrouée [brou-é] n. f. Action de rabrouer.
(Vx.)
rabrouement Iman] n. m. Action de rabrouer.
Uacag...
v. a. (de re, et ac-
• (Vx.)