RAC
rabrouer [brou-é] v. a. Accueillir, traiter, gronder rudement : rabrouer un serviteur négligent.
rabroueur, euse [eu-ze] n. et adj. Celui, celle qui rabroue.
rabrutir v. a. Abrutir encore plus.
RabUSSOn (Henri), romancier français, né à Paris en 1850, écrivain a l'observation juste et mordante : Dans le monde, le Roman iVun fataliste, etc.
Rabutin (François de), historien français, m. en 1582, chef de la branche de la maison de Rabutin, d'où est issu Bussy, le célèbre auteur de l'Histoire amoureuse des Gaules.
Tac [rah] n. m. Nacig. Etat d'immobilité. Marcher en rac, marcher tranquillement.
raca n. m. (m. syriaque, terme de mépris qui se trouve dans saint Matthieu). Mot injurieux, employé quelquefois en français : crier à quelqu'un raca.
racage n. m. (de raque). Collier disposé autour d'un mât pour diminuer le frottement d'une vergue et la guider.
Pomme de racage, nom donné à de petits blocs sphériques de bois, utilisés dans certains racages.
racahOUt [ka-ou] n. m. (m. arabe). Poudre alimentaire, en usage chez les Arabes, composée de salep, cacao, gland doux, fécule de pommes de terre, riz, sucre, vanille.
racaille [ka, Il mil., e] n. f. Rebut de la société ; ce qu'il y a de plus vil : mépriser les criailierics de la racaille.
RacalmutO, ville d'Italie (Sicile, prov. de Girgentij ; 13.500 h- Fer, soufre, mercure.
racambeau [kan-bô] n. m. Navig. Anneau de fer coulissant le long du mât et portant le croc sur lequel se croche la vergue à bourcet des canots et chaloupes. Collier en fer, servant de racage aux voiles à houari. (On dit aussi rocambeau.)
Racan (Honoré de Bueii, marquis de), poète français, né au château lie Cbampmarin, près d'Aubigné, m. à Paris (1589-1670); ami et élève de Malherbe, auteur des belles Stances sur la retraite, et d' Arthénice ou les Bergeries, pastorale dramatique qui trahit l'influence italienne, mais reste originale par le pittoresque des descriptions et une réelle sincérité dans la peinture de l'amour. Il consacra ses der- ' nières années à la poésie religieuse.
raccastillage [ra-kas-
ti, Il mil.] n. m. Réparation de l'accastillage d'un navire.
raccastiller [ra-
kas-ti, Il mil., é] v. a.
Réparer l'accastillage de .
raccointer [ra-ko-in-té]
cointer). Accointer de nouveau.
raccoiser [ra-koi-zé] v. a. (de re, et accoiser). Rendre calme, apaiser. (Vx.)
raCCOmmodable [ra-ko-mo] adj. Qui peut être raccommodé : déchirure aisément raccommodable.
raccommodage [ra-ko-mo] n. m. Réparation d'un meuble, d'un vêtement, etc. : le raccommodage d'un filet.
raccommodement [ra-ko-mo-de-man] n. m.
Réconciliation après une brouille : les raccommodements ne sont pas toujours sincères.
raccommoder [ra-ko-mo-dé] v. a. (de re, et accommoder). Remettre en bon état un objet usé ou détérioré : raccommoder un habit. Réconcilier après une brouille : raccommoder des amis. Remettre en meilleur état : raccommoder sa fortune.
raccommodeur, euse [ra-ko-mo, eu-ze] u.
Qui raccommode : raccommodeur de faïence.
raccompagner [ra-kon-pa-gné] v. a. Reconduire : raccompagner un visiteur.
raccord [ra-kor] n. m- (de raccorder). Accord, ajustement de deux parties, d'abord séparées, d'un ouvrage : faire un raccord entre deux scènes d'utie pièce. Pièce métallique pourvue d'une vis ou d'un manchon fileté, permettant de maintenir deux tuyaux bout à bout. Chez les peintres en bâtiment, action de mettre en rapport toutes les anciennes peintures avec les nouvelles. Pop. Arrêt dans le travail de l'après-midi, permettant aux ouvriers d'aller « casser la croûte ».
raccordement [ra-kor-de-man] n. m. Action de faire des raccords. Courbe de raccordement, courbe servant à passer sans ressaut d'un alignement à un autre. Voie de raccordement, voie servant à relier l'une à l'autre deux voies ferrées distinctes.
— Encycl. Géom. Deux surfaces se raccordent le long d'une ligne commune lorsqu'en chacun des points de cette ligne les deux surfaces ont même plan tangent. Deux courbes tangentes en un point engendrent par leur révolution autour d'un axe deux surfaces de révolution, qui se raccordent suivant le cercle (parallèle) décrit par le point de contact des deux génératrices tangentes. On peut avoir une succession de surfaces se raccordant; ces surfaces de raccordement, en architecture, constituent les moulures.
raccorder [ra-kor-dé] v. a. (préf. re, et accorder). Joindre par un raccord : raccorder deux bâtiments. Servir de raccord à : une plate-bande qui raccorde deux parterres. Ant. Séparer.
raCCOrdeUT [ra-kor] n. m. Celui qui fait les raccords.
raCCOUplement [ra-kou-plc-man] n. m. Action de raccoupler.
raccoupler [ra-kou-plè] v. a. Accoupler de nouveau : raccoupler les chiens.
raccourci, e [ra-kour] adj. Trop court : taille raccourcie. Fig. Abrégé : un tableau raccourci des événements. A bras raccourci ou raccourcis, de toutes ses forces. En raccourci loc. adv. En abrégé, en petit. N. m. Abrégé. Procédé par lequel on rend l'aspect des objets dont certaines dimensions sont réduites par l'effet de la perspective linéaire ; Mantcgna excelle dans les raccourcis.
raccourcir [ra-kour] v. a. Rendre plus court : raccourcir une jupe. Pop. Guillotiner. V. n. Devenir
RAG
plus court. Prendre un chemin plus court. Ant. Rallonger.
raccourcissement [ra-kour-si-se-man] n. m. Action de raccourcir. Son résultat.
raccourcisseur, euse ira-kour-si-seur,
eu-ze] n. Personne qui raccourcit.
raCCOUrir [ra-kou] v. n. Revenir en courant.
(Vx.)
raCCOUrS [ra-kour] n. m. Différence en moins, constatée sur le métcage d'une pièce d'étoffe, par comparaison avec le métrage indiqué sur la facture.
raccoutrage ou raccoutrement [i -a-kou-.
tre-man] n. m. Action de raccoutrer.
raCCOUtrer [ra-kou-tré] v. a. Raccommoder. raCCOUtreUT [ra-kou] n. m. Raccommodeur.
raccoutumer [ra-koù-tu-mé] (se) v. pr. Reprendre une hahitude.
raccroc ira-fcro] n. m. (de raccrocher). Coup inattendu et heureux, principalement au billard. Fig. Evénement issu d'une affaire où il est entre plus de bonheur que d'habileté.
raccrochage [ra-fcro] n. m. Action de raccrocher les passants, en parlant des filles publiques.
raccrocher [ra-kro-ché] v. a. (préf. re, et accrocher). Accrocher de nouveau : raccrocher un rideau tombé. Fam. Recouvrer, ressaisir : raccrocher quelques débris d'une opulence passée. Pop. Solliciter les passants dans les rues, en parlant des tilles publiques. V n Faire des raccrocs au jeu. Se raccrocher v. pr. Saisir une chose pour se sauver d'un danger, se tirer d'embarras : se raccrocher à une espérance.
raccrocheur, euse [ra-kro, eu-ze] n. Qui fait des accrocs au jeu. Femme ou fille qui accoste les passants dans la rue.
raccroupir [ra-krou] (se) v. pr. S'accroupir de nouveau.
race n f. (Mal. razza). Ensemble des ascendants et des descendants d'une famille, d'un peuple : la race d'Abraham. Variété constante qui se conserve par la génération : les races humaines, etc(V. homme.) Catégorie de personnes ayant une profession, des inclinations communes : les usuriers sont une méchante race. Race future, tous les hommes a venir. Cheval, chien de race, de bonne race. Bot. Plante que l'on peut reproduire par semis. Allus. littér. :
Race d'Ajramemnon, qui ne finit jamais.
vers de Berchoux, dans l'unique Elégie du chantre de la Gastronomie. Il est à rapprocher de cet autre :
Qui noua délivrera des Grecs et des Romains?
Tous deux sont inspirés par la sanglante célébrité des Atrides et l'abus qu'en ont fait les tragiques.
— Encycl. Biol. Les races sont naturelles quand elles apparaissent spontanément, quand des variétés se fixent par l'hérédité des caractères ; elles sont artificielles quand l'homme les fait naître et les maintient comme on l'observe chez beaucoup d'animaux domestiques. Il est à remarquer que beaucoup de races artificielles livrées à elles-mêmes retournent aux types naturels dont elles dérivent. Il en est de même du produit du croisement de races voisines ou métis.
racème n. m. (du lat. racemus, grappe). Bot. Nom scientifique de la grappe.
raCémeÙX, euse [meu, eu-ze] adj. (de racème). Qui a des fleurs disposées en grappes.
racémifère adj. (du lat. racemus, grappe, et ferre, porter). Qui porte des fleurs en grappes.
racémiflore adj. (du lat. racemus, grappe, et flos, floris, fleur). Dont les fleurs sont en grappes.
racémiforme adj. (du lat. racemus, grappe, et de forme). Bot. Qui ressemble à une grappe.
racémique adj. (du lat. racemus, grappe de raisinV Se dit, en général, d'un composé inactif sur la lumière polarisée, c'est-à-dire ne donnant aucune dérivation à gauche ou à droite du plan de polarisation. Acide racémique, acide formé par l'union en égale proportion (molécule à molécule) des acides tàrtriques droit et gauche.
racer [se] v. n. (Prend une cédille sous" le c devant a et o : il raça, nous raçons.) Faire race, produire des individus' semblables à soi.
racer [rèseur] n. m. (m. angl.). Cheval qui prend part aux courses plates. Yacht de course.
raceur, euse [eu-ze] adj. et n. Animal destiné à la reproduction, et dont les descendants présentent, toujours, nettement accusés, les caractères distinctifs de la race.
rachalandage n. m. Action de rachalander. rachalander [de] v. a. Ramener les chalands à : rachalander une boutique.
rachat [cha] n. m. Recouvrement d'une chose vendue en en restituant le pris à l'acheteur : vendre avec faculté de rachat. Délivrance au moyen d une rançon : le rachat des captifs. Extinction d'une obligation au moyen d'une indemnité : négocier le rachat d'une pension. Opération par laquelle un soldat obtenait, à prix d'argent, sa libération du service militaire. Ant. Revente.
— Encycl. Dr. La vente dans laquelle le vendeur se réserve le droit de recouvrer la chose vendue, en remboursant dans un délai le prix et loyaux coûts, s'appelle vente à réméré ou vente à pacte de rachat : c'est un moyen pour le propriétaire de se procurer des ressources sans aliéner définitivement.
rache n. f. (de rasica, dérivé du lat. rasis, poix brute). Mar Trait marqué sur une pièce de bois pour indiquer le travail à faire. Goudron de mauvaise qualité. Pathol. Ancien nom de la teigne.
rachèe [ché] n. f. (de rache, dans le sens de .. objet rasé », souche de bois coupée, qui donne des branches nouvelles.
Rachel, seconde fille de Laban, une des épouses de Jacob. Le patriarche dut servir sept ans son oncle pour obtenir la main de Rachel. Mais, le délai expiré, Laban lui donna Lia, sœur de Rachel, et l'obligea à demeurer sept ans encore à son service. A ce prix, Jacob put épouser Rachel huit
jours après s'être uni à sa sœur. [Bible.) Rachel fut la mère de Joseph et de Benjamin, et mourut en mettant au monde ce dernier. Il existe près de Bethléem un célèbre; tombeau de Rachel.
Rachel (Elisa Félix, dite A/»«), célèbre tragédienne française, née à Munf (Suisse), n Cannet, en Provence (1820- 1858). Elle remporta d'éclatants succès au Théâtre-Français, et contribua par son talent personnel à faire revivre au théâtre la tragédie classique. Elle était douée d'une beauté expressive, d'une voix profonde et pénétrante, apte a exprimer tous les mouvements de la passion.
racher [ché] v. a. Marquer de lignes tracées au compas et destinées à indiquer un travail à exécuter sur une pièce de bois de charpente.
rachetable adj. Qu'on a le droit de racheter-
racheter [té] v. a. (Prend un è ouvert devant une syllabe muette : il rachètera.) Acheter ce qu'on a vendu : racheter un objet vendu à réméré. Acheter de nouveau : on rachète chaque jour du pain. Délivrer à prix d'argent : racheter des captifs. Se libérer à prix d'argent de : racheter une rente Fig. Compenser : racheter ses défauts par ses qualités. Acheter le pardon: racheter ses péchés. Se racheter v. pr. Etre, pouvoir être racheté. S exonérer d'une charge à prix d'argent.
racheteur, euse [eu-ze] n. Personne qui rachète un objet.
râcheux, euse [cheu, eu-ze] adj. Noueux, difficile à polir, en parlant du bois. (On écrit aussi
RACHEUX.)
rachevage ou rachevement [man] n. m.
Action de rachever.
rachever [vé] v. a. Donner la dernière façon à un ouvrage quelconque.
racheveur, euse [eu-ze] n. Ouvrier, ouvrière qui termine un ouvrage.
rachialgie [ji\ n. f. (du gr. rhachis, épine du dos, et algos, douleur). Douleur dans la colonne vertébrale.
raçhialgique adj. Qui a rapport à la rachialgie.
rachicocaïnisation [za-si-on] n. f. (de
rachis, et cocaïne). Introduction d'une solution de cocaïne dans le canal rachidien : la rachicocaïnisation provoque l'anesthésie de toute la partie du corps située au-dessous de l'ombilic.
rachidien, enne [di-in, é-ne] adj. Qui a rapport au rachis : le bulbe rachidien est la partie de l'axe cérébrospinal intermédiaire entre la moelle évinière et le cerveau. Nerfs rachidiens, ceux qui naissent de la moelle épinière. Canal rachidien, canal formé par les vertèbres et qui contient la moelle épinière.
rachimbOUrg [chin-bour] n. m. (orig. germ. ; cf allem. redit, droit, et burger, citoyen). Homme libre, qui, chez les Francs, assistait le comte dans l'administration de la justice.
— Encycl. Les rachimbourgs n'avaient pas qualité pour prononcer une peine, mais seulement énoncer la règle de droit, et plus spécialement le mode de preuve applicable en l'espèce, et fixer le chiffre de la composition. Charlemagne les remplaça par les scabini ou échevins, assesseurs des missi dominici.
rachis [chlss] n. m. (m. gr.). Anat. Colonne vertérable ou épine dorsale. Bot. Axe central de l'épi.
rachistovaïnisation [chis-to, za-si-on] n. f.
(de rachis, et de stovalne). Injection de stovaïne dans le canal rachidien.
rachitique adj. Affecté de rachitisme : le séjour au bord de la mer est profitable aux enfants rachitiques. N. : un, une rachitique.
rachitisme [tis-me] n. m. (de rachis). Maladie de la croissance, caractérisée par les déformations et un ralentissement de la consolidation du système osseux : la cause essentielle du rachitisme est une mauvaise alimentation. (On dit aussi rachitis.) Bot. Développement incomplet d'une plante.
— Encycl. Pathol- Le rachitisme débute généralement au bout de la première année. L'enfant maigrit son appétit diminue, ses Qhairs deviennent flasques, sa dentition se fait mal ; il a souvent de la diarrhée, et de légères poussées fébriles. En même temps, des nouures apparaissent à l'union des côtes et des cartilages externes (chapelet rachitique) ; le ventre devient saillant, etc. Les jambes s'incurvent, la tête devient volumineuse.
La cause essentielle du rachitisme est une mauvaise alimentation, souvent une alimentation exa-
° Le traitement consiste, en général, à modifier et à régler simplement d'une manière rigoureuse l'alimentation, qui doit être, quand l'enfant a de douze à quinze mois, de bon lait. On n'administre les aliments solides qu'avec précaution. La vie au grand air avec une hygiène soigneuse, est un adjuvant souvent indispensable. U faut y joindre des bains salés, plus tard de l'huile de foie de morue.
— Art vétér. Chez le chien, une alimentation très substantielle arrête le rachitisme, mais les nouures persistent toujours.
rachltome n. m. (de rachis, et du gr. tome, section). Couteau employé pour sectionner la colonne vertébrale.
rachitomie [mi] n. f. (de rachilome). Section de la colonne vertébrale.
racinage n. m. Nom collectif des racines alimentaires. Décoction d'écorce, de feuilles de noyer, de coques de noix, destinée à la teinture. Dessin imitant des racines sur la couverture des livres.
racinal n. m. Grosse pièce de charpente, qui en supporte d'autres. Madrier réunissant les têtes de pieux dans un pilotis. Dans un jardin, chacun des piquets qui entourent une plate-bande. Chacun des chevrons d'une mangeoire d'écurie.
RAG
racine n. f. (lat. radix). Partie de la plante par laquelle elle tient à la terre et en tire sa nourriture. Nom vulgaire des rhizomes. Base d'un objet enfoui dans le sol : les racines des montagnes. Partie par laquelle un organe est implanté dans un tissu : racine desdents, desongles, descheveux, etc. Méd. Prolongement profond de certaines tumeurs. Certaines plantes dont on mange la partie qui vient en terre, comme les carottes, les navets, etc. Dr. Fruits pendants par racines, fruits qui, n'étant encore ni coupés ni cueillis, sont considérés comme faisant partie du fond. Fig. Principe, origine, commencement : couper le mal dans sa racine. Lien, attache : parti quiHi de nombreuses racines dans le pays. Prendre racine, s'implanter quelque part, y demeurer longtemps. Nom que les pêcheurs à la ligne donnent à la florence. Racine anglaise, florence amincie à la filière. Gramm. Mot primitif qui a donné naissance à d'autres mots : front est ta racine de frontal frontispice, effronté, etc. Math. Racine carrée' (d'un nombre ou d'une expression algébrique), nombre ou expression algébrique qui, élevés au carré reproduisent le nombre ou l'expression proposée. Racine cubique, quatrième, d'un nombre ou d'une expression algébrique, nombre ou expression algébrique qui, élevés au cube, à la quatrième puissance, reproduisent le nombre ou l'expression proposés. ... . ,, y
— Encycl. Bot. La racine fait partie du végétal déjà indiqué dans l'embryon de presque toutes les graines (radicule), et, lors de la germination, se dirige habituellement vers les profondeurs du sol, où elle s'implante par géotropisme, pour absorber les matières nutritives qu'il renferme.
D'après la direction que prennent les racines, on les dit pivotantes (chêne, betterave, carotte) ou
Racines: 1. Pivotante (betterave); 2. Crampon (lierre) ; 3. Tuberculeuse (dahlia); 4. Fasciculée (poireau); S.Adventives (Iraisier);6. Aériennes (orchidées).
traçantes (orme, hêtre, acacia, etc.). Les grosses ra: mifications se divisent en radicelles, et celles-ci émettent de nouveaux rejets toujours plus petits ; dont l'ensemble constitue le chevelu. D'après leur .forme, on distingue les racines tuberculeuses (dahliaj, fasciculées ou fibreuses (graminées), adventives (fraisier); à crampons (lierre). Il existe aussi des racines ■aériennes (diverses espèces d'orchidées); les racines potagères et fourragères sont des racines pivotantes charnues (betterave, carotte, raves, radis, etc.). , , . ,,
— Arithm. D'une façon générale, la racine n™ d un nombre est un second nombre qui, élevé à la puissance n, reproduit le premier. L'extraction d'une racine s'indique à l'aide du signe y , qui s'appelle radical, et sous lequel on écrit le nombre propose. On place le degré de la racine à extraire entre les branches du radical ; ainsi,
indique la racine quatrième de 42. ...
La racine carré d'un nombre à une unité près est la racine carrée du plus grand carré parfait contenu dans le nombre considéré ; ainsi, 7 est la racine carrée à une unité près de 52, puisque c'est la racine du plus grand nombre carré parfait 49, contenu dans 52. , „ ,
Pour extraire la racine carrée d un nombre entier quelconque : 223.416 par exemple, à une unité près; 1" on partage ce nombre en tranches de deux chiffres à partir de la droite (22.34.16); la dernière tranche à gauche n'a parfois qu'un chiffre ; 2» on extrait la racine à une unité près de la tranche de gauche (22), le nombre obtenu (4j est le chiffre de gauche de la racine cherchée ; on fait le carré de (4) que l'on retranche de (22) ; 3» à la droite du reste (6) on abaisse la tranche suivante (34), dont on sépare par un point le chiffre de droite (63.4); on divise la partie de gauche (63) par le double de la
racine trouvée (8); 4° le quotient obtenu 7 est le chiffre suivant de la racine ou un chiffre trop fort. Pour l'essayer, on l'écrit à la droite du diviseur (8) de la division et on multiplie le nombre (87) par le chiffre (7) lui-même; si le produit obtenu (609) peut se retrancher du nombre (634) formé par le dividende de la division et le chiffre séparé (634), le chiffre essayé est exact; on l'inscrit à la racine. Si la soustraction n'avait pu se faire, on aurait diminué le chiffre essayé de une unité et essayé de nouveau, et ainsi de suite jusqu'à ce qu'on arrive a une soustraction possible; 5" à la droite du reste (25) de la soustraction, on écrit la tranche suivante 16 et on opère comme on a fait pour le nombre recèdent (634). On continue ainsi jusqu'à ce que on ait abaissé successivement toutes les tranches du nombre. . , ,
Si le nombre donné est décimal, on sépare le nombre en tranches de deux chiffres à partir de la virgule à droite et à gauche. On opère comme si le nombre était entier, en plaçant la virgule à la racine trouvée, immédiatement après le chiffre qui correspond à la tranche précédant la virgule dans le nombre considéré.
IUC
Racine.
Racine (,/ean-Baptiste), poète tragique français, né à la Fcrté-Milon, m. à Paris (1BJ9-1699). Elève des solitaires de Port-Royal, qui firent de.lui un helléniste consomme'-, il échappa pour un temps a l'inlliiencc morale de ses anci' ns maîtres, mena une existence traversée de vives passions, entra à l'Académie en 1073, et se retira du théâtre profane en 1677, à la suite de la cabale montée contre Phèdre et aussi sans p doute de chagrins person- *' nels ; mais les encouragements de M»« de Maintenon le ramenèrent a l'art drama- 'vwsa tique avec ses deux tragédies ^1SB8X\ sacrées. Il fut l'ami de Boileau, de La Fontaine et de Molière. Racine a réalisé presque en perfection l'idéal de la tragédie classique. A l'inverse de Corneille, qui recherche les situations compliquées, au milieu desquelles ses héros déploient des qualités surhumaines, Racine veut une action simple, claire, dont le mouvement des passions, peintes avec une vérité admirable, devient le ressort principal. Il a manié la langue française de son temps avec un art et un goût exquis, fait de parfaite convenance et de souveraine harmonie, dans ses tragédies : Bérénice (1670), Bajazet (1670), Andromaque (1667), llritannicus (1669), Mithridate (1673), Iphigénic (1674), Phèdre (1677), Esther (1689) et Athalie (1691). On lui doit aussi une comédie, les Plaideurs(i(XR), qui est un modèle de fine plaisanterie. En dehors de ses œuvres dramatiques. Racine a écrit des hymnes et cantiques harmonieux, un abrégé de l'histoire de Port-Royal, des Lettres intéressantes et quelques morceaux historiques sur les campagnes de Louis XIV, qui l'avait nommé son historiographe.
Racine (Louis), fils du précédent, né et m. à Paris (1692-1763); auteur du poème de la Religion. Caractère doux et modeste, il porta honorablement un grand nom. Sa poésie est estimable, élégante, sincère, un peu froide. Il a laissé un précieux Mémoire sur la fin de son père.
racine, e adj. Bot. Qui est muni de racines. Techn. Se dit d'un objet sur lequel on a fait un racinage. Teint en couleur fauve: laines raeinées.
racineau [no] n, m. Petit pieu que l'on enfonce en terre auprès des plantes pour les soutenir.
raciner [né] v. n. Se dit des boutures qui commencent à produire des racines. V. a. Faire un racinage sur la couverture d'un livre. Teindre en couleur fauve.
Racinet (Albert-Charles-Auguste), dessinateur français, né à Paris, m. à Montfort-l'Amaury (1825- 1893) ; auteur de l'Ornement polychrome, du Costume historique, etc.
racineur n. m. Ouvrier qui racine les livres.
racineux, euse [neu, eu-ze] adj. Qui affecte la forme d'une racine.
racing-club [rt-sin'gh'-kleub'] n. m. (en angl. club de course à pied). Association ayant pour but l'organisation des courses à pied et la pratique des exercices physiques.
racinien, enne[ii/-iH.i-}ie]adj. Qui est dans le goût, dans le genre de Racine : le style racinien.
rack n. m. Syn. de arack.
raclage n. m. Action de racler : pratiquer le raclage d'un os. Eclaircissement des taillis.
racle n. m. Outil qui sert à racler : racle de ramoneur, de cantonnier, de boulanger. Anneau de fer servant de heurtoir. Syn. kacloire.
raclée [klé] n. f. Pop. Volée de coups : recevoir une raclée.
raclement [man] n. m. Action de racler. (Peu us.)
racler Uclé] v. a. (provenç. rasclar). Enlever les parties de la superficie d'un corps en le grattant : racler des peaux. Ratisser : racler une allée. Arg. Prendre, gagner, voler : raclera quelqu'un son argent. Fig. Ce vin racle le gosier, est dur et âpre. Racler du violon, en jouer mal.
raclerie [ri] n. f. Petit ouvrage de bois, exécuté en forêt. Fa à cordes.
raclette [klê-te] n. f. Outil de ramoneur pour gratter la suie. Râteau de cantonnier urbain, muni d'une lame de caoutchouc. Outil de boulanger pour racler le pétrin.
racleur, euse
[eu-ze] n. Personne qui racle. Fam. Mauvais joueur d'instrument à corde.
racldir n. m. Instrument avec lequel on racle.
racloire n. f. Planchette que l'on passe sur une mesure de grain pour enlever ce qui dépasse les bords. Instrument pour enlever les matières qui chargent la langue. V. racle.
raclon n. m. Particules d'aliments restant attachés au fond du récipient ayant servi à faire cuire ces aliments. Boue raclée et ramassée dans les rues et sur les routes. Engrais constitué par du gazon pourri.
raclure n. f. Petites parties qu'on enlève d'un corps en le raclant : raclures de bois.
racolage n. m. Métier de racoleur. Action de racoler.
— Encycl. Dr. pén. Le racolage par les prostituées est interdit et réprimé. L'autorité municipale, chargée de toutes mesures nécessaires pour la surveillance et la réglementation de la prostitution, a le droit d'édicter, par voie d'arrêtés, l'interdiction pour les prostituées de racoler sur la voie publique ou dans les lieux publics. A Paris, la sanction de l'interdiction du racolage est l'internement a la prison Saint-Lazare pendant plusieurs jours, et cet internement est prononcé par voie administrative.
— Milit. En France, avant l'établissement de la conscription, l'armée se recrutait par voie d'engagement, et l'engagement se faisait au compte du capitaine, jusqu'au ministère Choiseul, au compte du roi jusqu'à la Révolution. A partir du règne de
fam. Action de racler un instrument
Raclettes.
Louis XIV, l'engagement, en principe, doit être volontaire; en fait, il n'est que le résultat de l'industrie peu loyale des uns sur la crédulité des autres. Bien que les secrétaires d'Etat de la guerre soient intervenus de plus en plus, au cours du xviii» siècle, dans les opérations du racolage, les abus subsislusqu'a la Révolution. Le racolage a subsisté même après la Révolution, tant que le remplacement a été admis autrement que par voie administrative.
racoler \lè] v. a. (de accoler). Engager, par des manœuvres frauduleuses, des hommes au service militaire : le racolage s'est pratiqué sous l'ancien régime. Fam. Recruter, se procurer : racoler des partisans. Se dit des femmes qui accostent les passants.
racoleur n. et adj. m. Qui fait métier de racoler.
racoleuse n. f. Syn. de raccrocheuse.
racontable adj. Qui peut être raconté : histoire difficilement racontable.
racontage n. m. Récit insignifiant; bavardage, cancans : tous ces racontages m'ennuient. Syn. de racontar.
racontar n. m. v. racontage.
raconter [té] v. a. (de re, et conte). Faire un récit, narrer : /'Odyssée raconte les voyages d'Ulysse. En raconter, raconter beaucoup de choses, parfois inexactes. Absolum. : il raconte bien. Ali.us. litt. Les cieux racontent la gloire de Dieu (ps. XVIII, 2), les mondes célestes témoignent de la puissance du Créateur.
raconteur, euse [eu-ze] n. Qui a la manie de raconter.
racoon n. m. Zool. V. raton laveur.
racornir v. a. (de re, à, et corne). Rendre coriace, dur comme la corne. Se racornir v. pr. Devenir dur : le cuir se racornit au feu. Fam. Devenir maigre et sec. Fig. Perdre sa sensibilité.
racornissement [ni-se-man] n. m. Etat de ce qui est racorni.
racouet [kou-è] n. m. Nom vulgaire du vulpin des champs.
racquérir [ra-ké-rir] v. a. Acquérir de nouveau.
racquit [ra-ki] n. m. Jeux. Action de regagner tout ce qu'on a perdu.
racquittable [ra-hi-ta-ble] adj. Qui peut être racquitté : rente racquittable.
racquitter [ra-ki-té\ v. a. Acquitter, délivrer par un gain, d'une perte subie, d'une obligation contractée : perdant qu'un seul coup racquitté.
Radagaise, chef germain, m. en 406. Il pilla l'Italie du Nord, mais fut à son tour défait et mis à mort par Stilicon.
radar n. m. Soldat d'une milice persane chargée de protéger les voyageurs.
Radbod (saint), évêque d'Utrecht en 899, m. en 918. Il a laissé un fragment de chronique, des petits poèmes, des sermons, etc. Fête le 29 novembre.
Radcliffe, v. d'Angleterre (Lancastre), près de Manchester ; 20.000 h.
Radcliffe (Anne Wakd, Mrs.), romancière anglaise, née et ni. à Londres (1764-1823). Elle excellait à combiner les péripéties d'un récit merveilleux et terrible. Ses œuvres les plus connues ont pour titre : le Roman de la Forêt et les Mystères d'Uaolphe.
Raddon-et-Chapendu, comm. de la Haute- Saône, arr. et à 2b kil. de Lure ; 1.200 h. Filature et tissage mécanique.
rade n. f. (orig. scand.). Grand bassin naturel ou artificiel ayant issue vers la mer, et où les navires peuvent mouiller : la rade de Cherbourg est fermée par une magnifique digue. Rade foraine, ouverte aux vents du large. Rade fermée, bien abritée, naturellement ou par des ouvrages.
radeau [dô] n. m. (provenç. radet; du lat. ratis). Assemblage de pièces de bois liées ensemble, formant une sorte de plancher sur l'eau, qui peut, au besoin, servir à la navigation : naufragés qui se sauvent sur un radeau. Train de bois sur une rivière. V. FLOTTAGE.
— Encycl. Les radeaux d'arbres se construisent à l'eau: si on les établissait à terre, ils tendraient à se désunir au moment de l'immersion, chaque pièce cherchant à prendre sa position d'équilibre.
On les" fait plus longs que larges, aboutant les arbres s'ils sont trop courts ; au milieu sont disposées les plus longues pièces de bois ; on assemble les troncs d'arbres, placés alternativement le gros bout en amont et en aval, au moyen de harts, chevilles, claveaux, et perpendiculairement aux premiers, on en dispose d'autres, assemblés aussi à l'aide de liens. Parfois, pour donner plus de stabilité à l'ensemble, on dispose les premières pièces sur des tonneaux vides, hermétiquement bouchés. C'est de cette manière qu'on expédie sur les grands fleuves les bois de construction et de chauffage Une cabane sommairement meublée abrite le ou les pilotes du radeau (jangadas des fleuves sud-américains) ; parfois même, une voile est hissée à un mât pour activer la marche du train- Les radeaux de fortune ou de sauvetage, construits à la hâte, utilisent les objets les plus divers susceptibles de flotter. Ceux que construisent les armées en campagne sont plus ou
Radelikv.
Il AD
moins réguliers; tantôt faits de troncs d'arbres réunis par le travers, quand ils servent aux pontonniers, tantôt de tonneaux vidée, assemblés et recouverts de planches; ils sont parfois aussi constitues plus simplement avec des effets d'équipement (sacs à distribution remplis de paille par exemple).
Radeau de la Méduse [U). V. Méduse.
Radegonde (sainte), reine de France, épousede Clotaire I", née en Thuringe, m. à Poitiers (521-587;. Révoltée sans doute par les crimes qui souillaient à cette époque la famille royale, elle s'enfuit de la cour, se fit consacrer à Dieu et fonda le monastère de Sainte-Croix, à Poitiers. Instruite et lettrée, elle eut pour aumônier le poète Fortunai. et la vénération publique entoura sa vieillesse. Fête le 13 août.
Radelflngen [fin'-ghén'], comm. de Suisse (cant. de Berne), sur l'Aar; 1.120 h. Agriculture, arbres fruitiers; fromageries.
rader [dé] v. a. Mettre un navire en rade.
rader [dé] v. a. (du lat. radere, raser). Mesurer à ras à l'aide d'une règle qu'on passe sur les bords de la mesure : rader des grains, du blé, du sel. Raderun bloc, le diviser avec le ciseau, de manière à obtenir deux tranchées au-dessus et au-dessous.
Radet [dé] (Jean-Baptisle), vaudevilliste français, né à Dijon, m. à Paris 1751-1830). Ses pièces : la Bonne Aubaine, Honorine, ont beaucoup de verve, de gaieté, et de jolis couplets.
Radet (Etienne), général français, né à Stenay, m. à Varennes (1762-1825). C'est lui que Napoléon chargea de l'enlèvement du pape Pie VII.
Radetzky de RadetZ (Joseph -Venceslas.
comte), feld-maréchal autrichien, né à Trzebnitz en Bohême, m. à Milan (1766- 1858i. Il battit Charles-Albert à Novare en 1849 et réprima la révolte île Lombardie.
radeur n. m. Mesureur de sel chargéde raderleminot.
radiable adj. Qui peut être radié. N. m. Outil de savonnier.
radiaire [è-re] adj. (du
lat. radius, rayon). Disposé en , rayons.
radiaires [è-re] n. m. pi.
Zool. Ancienne division du règne animal qui comprenait les acalèphes et les échinodermes. S. un radiaire.
radial, e, aux adj. nat.
radialis). Disposé en rayon. Qui a rapport au radius : muscle radial.
radialement [man] adv. En .manière de rayons.
radian n. m. (du lat. radius, rayon). Math. Unité d'angle, angle qui intercepte, sur une circonférence décrite de son sommet comme centre, un arc dont la longueur est égale au rayon.
radiance n. f. Rayonnement, épanouissement.
radiant [di-an], e adj. (lat. radians). Qui émet des radiations : chaleur radiante. N. m. Point du ciel d'où parai; ner les étoiles
radiateur,
adj. Qui émet des rayons, j
N. m. Appareil servant à Qi— f* Tt - fnr Wiiir maHSJ
augmenter la surface de Radiateur.
rayonnement d'un tuyau :
o)i emploie les radiateurs soit pour le chauffage
des appartements, soit comme réfrigérant dans
certains moteurs mécaniques.
— Encycl. Le radiateur servant au chauffage des appartements est un tuyau épais, muni d'un certain nombre d'ailettes circulaires en relief, recevant d'un branchement de la vapeur à basse pression, qui réchauffe constamment l'appareil . Dans les automobiles et certains tramways mécaniques , le radiateur consiste en une série de tubes garnis de disques, dans lesquels circule sans eusse de l'eau, que la pompe du moteur aspire et refoule, après que cette eau a refroidi les cylindres.
radiatinore
adj. (du lat. radiatus, rayonné, et flos, floris, fleur). Dont les fleurs sont radiées.
radiatiforme
adj. (du lat. radiatus, rayonné, et de forme). Disposé en forme de rayons. radiation [si-on] n. f. (du bas lat. radiare, rayer). Action de rayer, d'effacer un article d'un compte, un nom d'une liste, une inscription d'un registre : radiation d'un privilège, d'une inscription hypothécaire.
— Encycl. Dr. V. hypothèque.
radiation [si-on] n. f. (lat. radiatio: Ensemble
de l'ébranlement que communique un corps à l'éther: radiation obscure, infra-rouge, ultra-violette.
— Encycl. Le mot radiation s'est substitué aux expressions d'émission et de rayon depuis que l'on a remplacé les hypothèses d'émission par les théories d'ondulation. La phosphorescence, la fluorescence, la photochimie (particulièrement la photographie) dépendent de l'étude des radiations. Il en est de même des rayons cathodiques, des rayons X, etc.
radical, e, aux adj. (du lat radix, icis, racine). Qui appartient à la racine : pédoncules radicaux. Qui a rapportait principe d'une chose : l'arbitraire est le vice radical du despotisme. Complet : guérison radicale. Qui veut des réformes absolues en politique : parti radical ; journaliste, député radical. N. m. Gramm. Partie d'un mot qui reste invariable, par opposition à la terminaison : aim est le radical du verbe aimer. Polit. Celui qui a des opinions / radicales. Chim. V. la part, encycl. Math. Signe V sous lequel on place une expression algébrique ou un nombre, pour indiquer que ce nombre ou cette expression sont soumis à une extraction de racine.
Radiateur de chauffage.
Radiateur d'automobile.
RAD
— Encycl. Chitn. Les radicaux sont des corps particuliers qui offrent tous les caractères des corps simples et remplissent les mêmes fonctions que ceux-ci. La plupart des radicaux n'ont jamais été isolés. On les distingue en radicaux mono-atomiques, biatomiques, triatomiques, etc., suivant qu'ils sont l'équivalent d'un, de deux, de trois atomes du radical hydrogène : ainsi CH>, radical méthyle, est monovalent; il peut remplacer un atome d'hydrogène ; CH3 (méthylène) est bivalent.
radicalement [mail] adv. Dans son principe, dans sa source : guéri radicalement.
radicalisme [/i's-»ie] n. m. Système politique qui tend à une réorganisation complète et démocratique de l'Etat.
radicant [kan], e adj. (du lat. radix, iiis, racine). Se dit des tiges qui émettent des racines sur différents points de leur longueur, des plantes dont les branches s'accrochent aux aspérités du sol, des murs, etc. : le lierre est une plante radicante.
radication [st'-ouj n. t. Disposition des racines au point de vue de leur ensemble- Action en vertu de laquelle les plantes poussent des racines.
radicé, e adj. Dont les racines sont très longues.
radie ellaire [sèl-lé-re] adj. Qui appartient ou qui se rapporte à la racine ou aux radicelles. Qui a la forme d'une petite racine.
radicelle [sè-le] n. f. Nom donné aux plus petites parties d'une racine ou à des racines très petites.
radiciCOle adj. (du lat. radix, icis, racine, et colère, habiter). Qui vit sur les racines.
radiciflore adj. (du lat. radix. icis, racine, et flos, /loris. Heur). Dont les fleurs naissent de la racine ou d'une souche radiciforme.
radiciforme adj. (du lat. radix, icis, racine, et de forme). Qui ressemble à une racine, à un paquet de racines.
radicivore adj. (du lat. radix, icis, racine, et vorare, dévorer). Qui dévore les racines des plantes : insecte radicivore.
radiCUlaire [lê-re] adj. Qui appartient ou qui se rapporte à la radicule.
radicule n. f. (lat. radicula). Partie inférieure de l'axe de l'embryon qui plus tard forme la racine. (V. la planche plante.)
radiCUleUX, euse [leu, eu-ze] adj. Qui a une longue radicule. Qui pousse des racines.
radiCUliforme adj. (de radicule, et forme). Qui a la forme d'une petite racine.
radiculode n. m. Bot. Partie inférieure du blaste, d'où doit sortir la radicule.
radié, 6 adj. (lat. radiatus). Qui présente des rayons : un cadran radié; une couronne radiée. Se dit des fleurs dont les pétales forment une couronne (comme le tournesol, les pâquerettes, etc.).
radiées [di-é] n. f. pi. Tribu de la famille des composées. S. une radiée.
— Encycl. Les radiées sont des plantes dont les capitules présentent des fleurs tubuleuses au centre et ligulées à la périphérie. Cette tribu renferme un grand nombre de plantes d'ornement : dahlia, pâquerette, aster, anthémis, chrysanthème, arnica, souci, etc.
radier [di-é] n. m. Revêtement qui protège une construction contre le travail des eaux. Construction en charpei te ou en maçonnerie, sur laquelle sont établies les écluses, les piles d'un pont, etc. Sorte de plancher curviligne en maçonnerie, établi au fond R rad er de l'eau entre les piles
d'un pont ou les bajoyers d'une écluse pour s'opposer aux affouillements.
radier [di-é] v. n. (b. lat. radiare. — Se conj. comme prier.) Rayonner. Fig. : visage qui radie de satisfaction.
radier [di-é] v. a. (Se conj. comme prier.) Raver sur un registre, sur une liste : radier un failli des listes électorales.
radieux, euse [di-eu, eu-ze] adj. (lat. radiosus ; de radius, rayon). Qui jette des rayons de lumière : soleil radieux. Brillant, éclatant : beauté radieuse. Fig. Visage radieux, qui exprime la santé, la joie. Ant. Terne, sombre, triste.
radifère adj. (de radium, et du lat. ferre, porter). Qui contient du radium.
radiuer [né] v. n. Arg. Aller, arriver.
radio -actif, ive adj. Doué de radio-activité : le radium est le principal des corps radio-actifs.
radiO-activite n. f. Propriété que possèdent certains corps (radium, polonium, uranium, etc.) d'émettre des radiations susceptibles d'ioniser les gaz, d'impressionner la plaque photographique et d'exciter la phosphorescence.
radiobinaire [nè-re] adj. Qui a lieu dans le sens de deux rayons.
radio-carpien, enne adj. Qui a rapport au
radius et au carçe.
radiochr OÏsme I kro-is-me ] n. m. (du lat. radius, rayon, et du gr. khroa, couleur). Propriété que possèdent les corps d'être plus ou moins transparents aux rayons X.
radiochromomètre [kro] n. m. (du lat. radius, rayon, khromos, couleur, et metron, mesure . Appareil qui sert à mesurer le pouvoir de pénétration des rayons X.
radioconducteur [duk] n. m. Syn. de co-
IIÉREUR.
radiO-CUbital, e, aux adj. Qui a rapport au radius et au cubitus.
radiodermite [dèr] n. f. (du lat. radius, rayon, et de dermite). Réaotion inflammatoire de la peau, sous l'influence de l'exposition aux rayons X.
— Encycl. La radiodermite présente tous les aspects de la brûlure, depuis la simple rougeur jusqu'à la destruction des tissus. Elle est souvent longue à guérir ; les' applications de compresses de sérum de cheval hâtent la guérison.
radiodiagnostic [gnos-tik] n. m. Diagnostic obtenu par l'emploi des rayons X.
— Encvcl. Le radio-diagnostic s'emploie de plus en n'.us pour le diagnostic des maladies osseuses, des affections des organes thoraciques et abdominaux. 11 permet de dévoiler la tuberculose pulmonaire au début, les anévrismes de l'aorte, les tumeurs du médiustin, les dilatations de l'estomac, les calculs de l'appareil urinaire, etc.
radio-flagellés n. m. pi. Ordre d'infusoires, comprenant ceux qui émettent des pseudopodes rayonnants, comme les radiolaires et des appendices ftagelliformes, comme les llagellettes. S. un radio-flagellé.
radiogramme [gra-me] n. m. (du lat. radius, rayon, et du gr. gramma, caractère). Epreuve sur papier d'un négatif radiographique.
radiographie [fi] n. f. (du lat. radius, rayon, et du gr. graphein, écrire). Photographie par les rayons X : la radiographie permet de déterminer la situation exacte et la nature des lésions osseuses,
— Encycl. La radiographie exige une source électrique, un transformateur permettant d'élever la tension jusqu'à 50.000 volts et une ampoule de Rœntgen.
Pour effectuer une radiographie, on place l'objet, la partie du corps, etc., à radiographier, sur une plaque photographique enfermée dans un châssis ou enveloppée de papier aiguille. On met l'ampoule à une distance variable de la plaque, généralement de 40 centimètres à un mètre. On l'oriente de telle sorte que le rayon central du cône des rayons X passe par le centre de la plaque et soit normal à celle-ci. On fait passer alors le courant pendant un temps plus ou moins long, suivant la grosseur du corps ou de l'objet, son plus ou moins d'opacité, aux rayons X, etc. Actuellement on arrive à faire toutes les radiographies en moins d'une minute ; quand on veut des détails, il est préférable de faire des poses longues.
On développe les plaques, comme les plaques photographiques ordinaires. Il y a lieu de remarquer que le développement doit être poussé à fond, les plaques étant toujours voilées.
La radiographie s'emploie de plus en plus en médecine et en chirurgie. Elle décèle les calculs du rein, les lésions osseuses, les fractures des os; elle permet, dans ce dernier cas, de voir à travers les appareils plâtrés si les réductions sont bien faites. La radiographie des lésions des organes thoraciques ou abdominaux est plus délicate, mais commence cependant à aider dans bien des cas le diagnostic.
radiographier [fi-é] v. a. (Se conj. comme prier.) Photographier au moyen des rayons X : radiographier un blessé.
radiographique adj. Qui concerne la radiographie.
radiolaires [lè-re] n.m. pi. Zool. Ordre de protozoaires rhizopodes, renfermant des animalcules constitués par une petite masse de protoplasma qui émet des prolongements rétractiles ou pseudopodes, simples ou ramifiés. S. un radiolaire. Adjectiv.; rhizopode radiolaire.
— Encycl. Les radiolaires sont des animalcules aquatiques, surtout marins et pélagiques. On les rencontre en quantités considérables dans les profondeurs abyssales. Une sorte de squelette siliceux enveloppe l'animal tout entier i ou seulement la capsule centrale ; c'est cette carapace
qui forme parfois des bancs considérables sur les sables des grands fonds.
radiole n. f. Genre de plantes de la famille des linées, formé aux dépens des lins, et dont l'espèce type croît en France, dans les bois.
radiolé, e adj. Zool. Syn.de radié, de rayonné.
radiolite n. m. Genre de mollusques lamellibranches, fossiles dans le crétacé de l'hémisphère nord.
radiologie [jt] n. f. (du lat. radius, rayon, et du gr. logos, discours). Application des radiations électriques, lumineuses, calorifiques, au diagnostic et à la thérapeutique. (S'emploie surtout en parlant des rayons X.)
radiologi que adj. Quia rapporta la radiologie.
radiomètre n. m. (du lat. radius, rayon, et du gr. metron, mesure). Instrument d'astronomie, qui servait sur mer à prendre la hauteur méridienne du soleil. Physiq. Instrument qui sert a mesurer l'intensité des rayons lumineux.
radiométrie [tri] n. f. (de radio-
mètre)- Etude de la force mécanique des ondes lumineuses.
radiométrique adj. Qui concerne la radiométrie.
radiopalmaire [mè-re] adj. Artère radio-palmaire, branchede l'artère radiale, qui se continue par l'arcade pulmonaire superficielle.
radiopathologie [jt] n. f. (du
lat. radius, rayon, et de pathologie).
Etude des accidents produits par les radiations lumineuses des rayons X ou les corps radio-actifs : dermatites, télangiectasie, érythèmes, épilation, etc.
radiopathologique n. f. Qui *\f£
se rapporte à la radiopathologie. m
radiopelvimétrie [pH, tri] n. f. (du lat. radius, rayon, pelvis, bassin, et du gr. metron, mesure). Mesure des différents diamètres du bassin, obtenue par la radiographie.
radiophone n. m. (du lat. radius, rayon, et du gr. phfinè, voix). Appareil qui transforme des radiations thermiques ou lumineuses en énergie mécanique sous forme sonore.
— Encycl. Si le radiophone utilise les radiations thermiques, on lui donne le nom de thermophone ; s'il utilise les radiations lumineuses, on lui donne le nom de photophone. Parmi les photophones connus, citons celui construit par G. Bell et utilisant l'action de radiations intermittentes sur une couche de sélénium.
RAD
radioscopie [os-ko-pt] n. t. (du lat. radius. rayon, et du gr. skopein, examiner). Examen d'un objet en se servant des rayonsX comme source lumineuse.
— Encycl. La radioscopie, comme la radiographie (v. ce mot), exige une source d'électricité à potentiel élevé, une ampoule spéciale dans laquelle se produit la décharge qui donne naissance aux rayons X. (V. rayons X.) Elle exige de plus un écran qui s'illumine en présence des rayons X et qui est généralement fait d'une feuille de carton mince, sur laquelle on a collé de fins cristaux de platinocyanuiv de baryum. Pour examiner un corps aux rayons X, on opère dans une obscurité complète, et il est bon même de recouvrir l'ampoule d'un voile noir. On place l'ampoule derrière l'objet ou le malade et l'écran en avant. On observe alors sur l'écran en noir la projection des os, de diverses lésions organiques (tuberculose), etc.
— Méd. La radioscopie est surtout utile pour le diagnostic des maladies de l'appareil respiratoirr et de certaines affections abdominales. Elle donne des indications nettes dans la tuberculose pulmonaire au début, dans les affections de l'estomac, les calculs de l'appareil urinaire, etc.
radiOSCOpique [os-ko] adj. Qui concerne la radioscopie.
radiotélégramme n. m. Télégramme envoyé par la télégraphie sans fil.
radiotélégraphie [fi] n. f. Télégraphie
sans fil.
radio télégraphique adj. Qui concerne la radiotélégraphie.
radiotéléphone n. m. Appareil récepteur du son dans la transmission de la parole par radiotéléphonie.
radiotéléphonie [ni] n. f. Transmission de la parole à l'aide des ondes hertziennes.
radiOtéléphonique adj. Qui concerne la radiotéléphonie.
radiothérapie [pi] n. f. (du lat. radius. rayon, et du gr. therapeia, traitement). Méthode de traitement par les rayons X : le traitement des épithéliomas cutanés est le triomphe de la radiothérapie.
— Encycl. Les rayons de Rœntgen provoquent une réaction cutanée plus ou moins sensible suivant leur intensité et leur durée. On observe tous les modes, depuis l'érythème le plus léger jusqu'à la brûlure la plus grave. On a eu l'idée d'appliquer cette propriété destructive àdiverses lésions cutanées.
Les résultats ont été excellents. C'est ainsi que les épithéliomas, les eczémas, les angiomes, les prurits, etc., sont guéris rapidement. Il faut que la quantité ou la dose des rayons X soit bien graduée pour avoir un résultat durable.
radiothérapique adj. Qui se rapporte à la radiothérapie.
radis [di] n. m. (ital. radicchio). Genre de crucifères d'une saveur piquante, dont il existe plusieurs
Radiolaires.
variétés : radis blanc, rose, violet, noir, etc. Arg. Argent monnayé : n'avoir plus un radis.
— Encycl. Les radis (raphanus) sont des plantes herbacées annuelles, à feuilles opposées, à fleurs blanches, jaunâtres ou violettes, réunies en grappes terminales ; le fruit est une silique indéhiscente, renfermant de petites graines globuleuses.On en connaît plusieurs espècesdes régions tempérées de l'hémisphère nord. Ce sont des plantes potagères , très cultivées dans les jardins ; leur croissance est rapide (18 à 30 jours suivant les variétés). Le radis cultivé (raphanus sativus) a produit deux races différentes : le radis de
Eetite taille (rose ou lanc) et le radis noir. La première a engendré de nombreuses variétés (rond, demi- long, rose à bout blanc, blanc rose, etc.), dont quelques-unes hâtives ne demandent guère que 18 à 20 jours pour arriver à point.
Les radis de grosse race ont une saveur plus piquante. Tous sont consommés surtout comme horsd'œuvre.
Le radis sauvage (raphanusraphanistrum)esta\)]<elé communémentrai>e»ïe(/e.
radium[di-om']n.m.
Chim. Elément découvert en 1898 par Curie, Bémont et M»6 Curie dans les résidus barytiques obtenus au cours du traitement de la pechblende.
— Encycl. En traitant plusieurs tonnes de résidus d'urane, on obtienl quel ques décigrammes de chlorure de radium pur. Le radium n'a pas encore été isolé.
Radis : a, tiffe ; b, radis demi-Ion;,' rose , à bout blanc : C, demi-loni; rose ; d, blanc rose d'été :
à bout blanc.
, rond rosi-
RAD
RAG
Ce métal a la propriété d'émettre de» rayons actifs, comme l'uranium, mais avec une intensité plus d'un million de fois plus grande. Les sels de radium et leurs solutions sont lumineux et donnent des radiations qui provoquent des phénomènes de fluorescence pour le diamant, le platinocyanure de baryum, les sels d'uranium, etc. Ces radiations rendent les liquides et les gaz conducteurs de l'électricité et attaquent les plaques photographiques.
Sous l'influence d'un champ magnétique, les radiations se décomposent en trois groupes de rayons de propriétés différentes.
Les corps solides, en présense du radium, acquièrent une radio-activite temporaire. Les gaz, au contact d'un sel de radium, deviennent radioactifs et le récipient qui les contient conserve cette radio-activité même après aspiration du gaz. Cette activité, qui est un produit de transformation du radium, est appelée émanation; cette émanation se comporte comme l'argon ; elle se condense dans l'air liquide. C'est la désagrégation de l'émanation qui est cause du dégagement continu de chaleur dont le radium est le siège.
Le radium a des effets physiologiques des plus intéressants ; ses radiations peuvent provoquer des plaies sur l'épiderme ; certaines bactéries paraissent influencés dans leur développement, etc. V. radiumthérapie.
radium-rigor n. m. Etat d'insensibilité des téguments sous Faction des émanations du radium.
radiumthérapie [om', pf] n. f. Méthode de traitement fondée sur l'emploi du radium.
— Encycl. Le radium ou ses sels produisent, lorsqu'ils sont laissés longtemps en contact avec la peau, des brûlures graves, analogues à celles produites par les rayons X. On a essayé d'utiliser cette propriété destructive des tissus à la guérison de diverses lésions superficielles. Les résultats obtenus ont été surtout excellents pour les épithéliomas de la peau de petites dimensions, les naevi.
Dans les cancroïdes de la langue ou du larynx, les résultats ont été plutôt néfastes.
radiUS [uss] n. m. (m. lat.). Anal.
Le plus petit des deux os qui constituent l'avant-bras. Zuol. Deuxième nervure de l'aile chez les insectes.
— Encycl. Anal. Un peu moins volumineux que le cubitus, le radius s'articule supérieurement avec l'humérus et inférieurement avec deux os du carpe, le semi-lunaire et le scaphoïde. Il donne attache par ses faces et ses bords Kadius. aux masses musculaires de l'avant-bras.
[Les parties du radius sont : la tète (A), l'apophyse slyloïde (B), la tubérosité bicipitale (C). D représente le cubitus.]
Laradius concourt aux mouvements de l'avant-bras et du poignet (flexion, rotation).
— Méd. Le radius est souvent le siège de fractures, qui peuvent avoir lieu en tous les points de sa longueur. Les plus fréquentes sont celles de l'extrémité inférieure ; elles guérissent facilement après réduction. Les luxations sont rares.
RadiUS-ZllCCari (Anna). V. Neera.
RadjpoutS ou RadjpOUteS, peuple guerrier de l'Hindoustan , dont le nom signifie « fils de roi» (hind, radpat), et dont le pays (Radjpoutana)s'ètend entre le Pendjab et les Provinces du Nord-Ouest.
Grâce à leurs habitudes guerrières , les Radj pouts se sont peu à peu identifiés avec la caste militaire des kchatriyas, dont ils revendiquent tous les privilèges.
Leurs tribus, comptant environ 9 millions d'individus, sont dispersées dans toutes les provinces et fournissent d'excellents soldats à l'armée anglaise. N. Membre de la caste militaire :
les radjpouts ou kchatriyas ont seuls le droit de porter des anneaux d'or aux pieds. Adj. : le costume radjpout.
radjah n. m. v. rajah.
Radjpoutana, région du N.-O. de l'Inde ; 12 millions d'h. {Radjpouts).
radoire n. f. (du lat. radere, raser). Instrument servant à rader.
Radom [dom*], v. de Russie (Pologne), ch.-l. de gouv., sur la Mlecza ; 30.000 h. Tanneries. — Le gouv. a 815.000 h.
radotage n. m. Discours dénué de raison, de sens : un ennuyeux radotage. Etat de celui qui radote : tomber dans le radotage.
radotement [man] n. m. Action de radoter. (Vx.)
radoter \ti] v. n. (orig. germ. ou scandin.)- Tenir des discours dénués de sens : vieillard qui radote. Se répéter d'une façon insipide : orateur qui radote.
radoterie [ri] n. f. Fam. Extravagances dites en radotant.
radoteur, euse [eu-ze] adj. et n. Qui radote.
radoub [doub' ou dou] n. m. (de radouber). Réparation d'un mât, d'une voile, de la coque d'un vaisseau. Bassin, forme de radoub, bassin d'un port spécialement aménagé pour les grosses réparations de navires.
radouber [fté] v. a. (de re, et adouber). Faire des réparations à : radouber un vaisseau, un filet. Radouber la poudre (à canon), lui rendre ses qualités.
radOUbeur n. et adj. m. Ouvrier qui radoube les vaisseaux. Syn. de calfat.
radoucir v. a. Rendre plus doux : la pluie radoucit le temps. Fig. Apaiser, rendre conciliant : le bonheur radoucit les plus farouches. Rendre un métal moins aigre, moins cassant. Se radoucir v. pr. Devenir plus doux : le temps se radoucit, et, fig. : cet homme se radoucit. Ant, Aigrir exaspérer.
Uadjpouts.
radoucissement [ti-te-man] n. m. Action de radoucir, de se radoucir. (Peu us.)
RadOWitZ (Joseph-Marie de), général, écrivain et homme politique prussien, ne à Blankenbourg, m. a Berlin (1707-1853).
radule n. f. Bot. Genre d'hépatiques, comprenant plus de vingt espèces, dont deux européennes. Zool. Râpe linguale des mollusques, dite parfois adontophore. (C'est une lame chitineuse armée de dents siliceuses, fixée sur la langue et actionnée par un muscle en gouttière.)
Radzivill, nom d'une ancienne et illustre famille lithuanienne. L'un de ses membres, CHAELESs tanisi.as (1734-1790), lutta de toutes ses forces contre l'annexion de son pays à la Russie.
Raebum [rè-beurn] (sir Henry), peintre portraitiste anglais, né et mort à Stockoridge, près d'Edimbourg (1750-1823). Ses meilleures œuvres sont les portraits de Walter Scott et de Dugald Stewart.
raeslerie [rès-lé-rî] n. f. Genre de champignons discomycètes, à fructification dressée et pédicellée, dont une espèce vit sur les racines de la vigne qu'elle affaiblit beaucoup.
Raevels, comm. de Belgique (Anvers, prov. de Turnhout); 1.550 h.
Rafaï, sultan des Bandjas (Oubangui), m. en 1900.
rafale n. f. Coup de vent violent. Fig. Accident brusque et malheureux : les rafales de la vie.
rafale, e adj. Qui a subi des rafales : navire rafale. Fig. Qui a subi des revers de fortune.
I'af alement [man] n. m. Pop. Humilité, misère.
rafaler [lé] v. a. Pop. Ruiner, appauvrir.
raff n. m. Nageoire de flet, qui constitue un mets délicat.
Raff (Joseph-Joaeftim), compositeur allemand, né à Lachen, m. à Francfort-sur-le-Mein (1822-1882). Chef de l'école néo-romantique en Allemagne, il a écrit la musique des opéras : le Roi Alfred, Bernard de Weimar.
Raffaelli (Jean-François), peintre français, né à Paris en 1850. Il a peint des paysages de la banlieue parisienne et des scènes de mœurs de la petite bourgeoisie d'une observation et d'une technique originales, d'une grande finesse de vision : les Vieux époux, le Ménage sans enfants, la Conversation des retraités.
Raffaellino del GarbO, peintre italien, né et m. à Florence (14G6-1524-) ; auteur de fresques et de tableaux à l'huile (Couronnement de la Vierge). Sa facture se ressent d'une production hâtive.
raffaisser [ra-fè-sé] (Se) v. pr. S'affaisser de nouveau.
Raffalovich (Arthur), économiste russe, établi en France, correspondant de l'Institut, né à Odessa en 1853.
raflaux [ra-/<5]adj. m. pi. Se dit des arbres rabougris, mal venus: la gelée rend les arbres raffaux.
raffe n. f. Rognure de peau. (Vx.)
Raffenel (Jean-Baptiste-Anne), voyageur français, né à Versailles, m. à Sainte-Marie de Madagascar (1809-1858). On lui doit d'utiles voyages dans l'Afrique occidentale.
raffermer [ra-fèr-mé] v. a. Affermer de nouveau.
raffermir [ra-fèr-mir] v. a. Rendre plus ferme : raffermir les gencives. Fig. Remettre dans un état plus stable : raffermir 'le courage d'une troupe. Ant. Ramollir, ébranler.
raffermissement [ra-fér-mi-se-man] n. m.
Action de raffermir ; état de ce qui est raffermi. Ant. Ramollissement.
Raffet [ra-fi] (Denis-AugusJe-Marie), peintre et dessinateur français, né à Paris, m. à Gênes peu après avoir suivi en 1859 la campagne d'Italie (1804- 1860). Nul n'a mieux peint les soldats de la Révolution et les grognards de l'Empire. Citons, parmi ses meilleures œuvres :
le Bataillon carré de Waterloo, la Grande Revue, pages d'une grandeur épique, etc.
raffiler [ra-fi-lé] v. a. Arrondir le bout des doigts d'un gant. Dresser le tranchant d'une pierre à fusil. i
raffinade [ra-fi] n.f. Sucre très pur.
raffinage [ra-fi] n. m. Action de raffiner le sucre, le pétrole, le papier, etc. : le raffinage du sucre, du soufre.
raffina se [ra-fi-na-zc] n. f.
Ferment soluble qui existe dans certains champignons.
raffiné [ra-fi-né], e adj. Fin, délicat : goût raffiné. Subtil, adroit : politique raffinée. Fromage raffiné, fromage qui a fermenté. N. Personne qui a un goût délicat en art, en littérature. Bist- Au xvi* siècle, nom donne à des gentilshommes extrêmement pointilleux, « raffinés » sur le point d'honneur, et qui tiraient l'épée sous le prétexte le plus futile. Ant. Grossier, fruste.
raffinement [ra -fi-ne-man] n. m. Etat de ce qui est raffiné, plus fin. Extrême subtilité ■.raffinement de politique, de langage. Recherche froide et réfléchie : raffinement de cruauté. Trop grande recherche : les raffinements du luxe.
raffiner [ra-fi-né] v. a. Donner plus de pureté à : raffiner du sucre. V. n. Subtiliser : raffiner sur le point d'honneur. Raffiner dans une chose, y exceller.
raffinerie \ra-fi-nc-ri] n. f. Lieu où l'on raffine certaines substances (sucre, pétrole). Industrie du raffinage.
raftineur, euse (ra-fi, eu-ze] adj. et n. Personne qui travaille dans une raffinerie, qui possède ou exploite une raffinerie. Pile raffineuse, machine qui, dans la fabrication du papier, achève la trituration des chiffons, du bois, etc.
rafflésiacé, e [ra-flé-zi] adj. Qui ressemble à la rafflésie. N. f. pi. Famille de plantes dicotylédones apétales, dont le genre rafflésie est le type. S. une rafflésiacée.
rafflésie [ra-flé-zî] n. f. Genre de rafflésiacèes.
— Encycl. Les rafflésies sont des plantes à tige presque nulle, à feuilles réduites à des écailles, et
qui vivent en parasites sur les racines des vignes sauvages. La rafflésie d'Arnold se termine par une fleur rouge brique, qui peut atteindre un mètre de diamètre, et qui dégage une odeur de viande putréfiée ; elle croit à Java et à Sumatra.
raffolement [ra-fo-le-man] n. m. Action de raffoler de quelqu'un ou de quelque chose.
raffoler ra-fo-lé] v. n. Se passionner pour : raffoler de la danse.
raffOllir [ra-fo-lir] v. n. Devenir tout à fait fou. (Vx.)
raffranchir [ra-fran] v. a. Affranchir de nouveau.
raffubler ra-fu-blé] v. a. Affubler de nouveau. raffuster [ra-fus-té] v. a. Réparer un chapeau. (Vx.)
raffut [ra-fu] ou rafut n. m. Pop. Tapage, vacarme.
raffûtage [ra-fû] n. m. Action de rafluter.
raffûter [ra-fû-té] v. a. (de re, et affûter). Donner le fil à des outils : raffûter un ciseau.
rafiau [fi-6]n.m. Petite et courte embarcation delà Méditerranée.portant unevoileàantenne, un foc, etallantaussi à l'aviron.
rafistolage [fis-to] n. m. Fam.
Action de rafistoler.
rafisto- "al,au-
1er [fis-to-lé] v. a. Fam. Raccommoder grossièrement : rafistoler des chaussures.
rafiStOleur. euse [fis-lo-leur, eu-ze] n. Personne qui rafistole.
raflade n. f. Action d'enlever. (Vx.)
raflage n. m. Etat d'un pain de sucre dont la superficie est raboteuse.
rafle n. f. Action d'enlever, de rafler : rafle de vagabonds. Filet de pêcheur ou d'oiseleur. Coup où chacun des dés amène le même point. Fig. Faire rafle, enlever tout, surtout au jeu.
rafle (orig. dout.) n. f. Ensemble du pédoncule et des pédicelles qui soutiennent les grains du raisin, de la groseille. Epi de maïs dépouillé de sa graine : l'égrappage a pour but de séparer la rafle des grains de raisin avant de soumettre ceux-ci à la fermentation. (On dit aussi râpe et rafle.) Syn. de raffe et RÂPE.
rafle n. f. (orig. germ.). Art vétér. Ancien nom de la vaccine ou cow-pox de la vache.
rafler [fié] v. a. Emporter tout rapidement : les voleurs ont tout raflé dans cette maison. V. n. Faire une rafle au jeu de dés.
rafleux, euse [fleu, eu-ze] adj. Dont la surface
est inégale et raboteuse.
raflouage, rafloué, raflouement, ra-
flouer. V. renflouage, etc.
rafraîchir [frè] v. a. (du préf. re, et de frais). Rendre frais : rafraîchir du vin. Réparer, remettre en meilleur état : rafraîchir un tableau. Rogner, couper l'extrémité d'une chose : rafraîchir les cheveux- Rafraîchir la terre, lui donner un nouveau labour. Rafraîchir un mortier, y verser de l'eau ou du lait de chaux quand il est trop épais. Rafraîchir un lit de pierre, le tailler de nouveau. Fig. Rafraîchir la mémoire, rappeler à quelqu'un le souvenir d'une chose. V. n. Devenir frais : on a mis le vin rafraîchir. Se rafraîchir v. pr. Devenir plus frais : le temps se rafraîchit. Boire un coup : venez vous rafraîchir. Etre rétabli par le repos : troupes qui ont besoin de se rafraîchir. Ant. Echauffer.
rafraîchissant [fre-chi-san], e adj. Qui donne de la fraîcheur : brise rafraîchissante. Se dit de ce qui rafraîchit le corps, calme l'irritation des humeurs : boisson rafraîchissante. Qui relâche le ventre : tisane rafraîchissante. N. m. Substance propre à rafraichir ou à relâcher le ventre : un rafraîchissant. Ant. Echauffant.
rafraîchissement [fre-chi-se-man] n. m. Action de rendre ou de devenir frais : le rafraîchissement de l'atmosphère. Effet laxatif produit par certaines substances. Action de redonner l'éclat à ce qui est usé : le rafraîchissement d'une peinture. PI. Mets, boissons fraîches, liqueurs, fruits, etc., servis dans une fête : passer des rafraîchissements.
rafraîchissoir [fré-chi-soir] ou rafraî-
Chisseur [frè-chi-seur] n. m. Vase dans lequel on met rafraîchir les boissons. Récipient où les bouchers mettent les abats. Vase où le fabricant de sucre refroidit les sirops. Syn. de réfrigérant.
Rafz, comm. de Suisse (cant. de Zurich) ; 1.440 h. Agriculture, viticulture.
ragaillardir [gha, Il mil.] v. a. Rendre gaillard, raviver, redonner de la gaieté : un petit vin qui vous ragaillardit.
Ragaz, comm. de Suisse (cant. de Saint-Gall), dans la plaine du Rhin, à la sortie des gorges sauvages de Tamina ; 1.870 h. Culture maraîchère, vigne, arbres fruitiers. A proximité, bains, eaux thermales utilisées dans le traitement du rhumatisme chronique, de la goutte, etc.
rage n. f. (lat. rabies). Maladie virulente transmissible des animaux à l'homme, et caractérisée par des phénomènes d'excitation, puis de la paralysie et enfin la mort : Pasteur a imaginé la vaccination contre tarage. Douleur violente : rage de dents. Transport furieux : écumer de rage. Passion violente, goût excessif : avoir la rage de faire des vers. Faire rage, causer un grand désordre, exercer des violences : le vent fait rage. A la rage loc. adv. D'une façon violente, excessive.
— Encycl. Un certain nombre d'animaux peuvent contracter la rage : le chien, le chat, le renard, le mouton, le bœuf, le porc, le cheval, etc. Chez le chien, la rage se manifeste par la tristesse, la perte de l'appétit, l'impossibilité de déglutir ou même de
Raglans : 1. Ancien ; 2. Actuel.
RAG
boire, par suite d'une constrietion particulière de la gorge. L'aboiement est rauque, étouffé. Dans les moments de crise, l'animal court droit devant lui, égaré, mordant tout ce qui se trouve sur son passage. C'est en général par une morsure que le virus rabique est transmis à l'homme. Les premières précautions à prendre dans ce cas consistent dans le débridement de la plaie et sa cautérisation au 1er rouge; la succion peut être employée, mais à la condition expresse qu'il n'y ait ni érosion, ni gerçure dans la cavité buccale. Les recherches de Pasteur ont montré l'efficacité d'injections d'un vaccin spécial anti rabique.
— Admin. La rage, lorsqu'elle est constatée chez les animaux, de quelque espèce qu'ils soient, entraîne l'abatage, qui ne peut être différé sous aucun prétexte. Les chiens et les chats suspects de rage doivent être immédiatement abattus. Le propriétaire de l'animal suspect est tenu, même en l'absence d'un ordre des agents de l'administration, de pourvoir à l'accomplissement de cette prescription.
Le maire doit prendre les mesures que commande la sécurité des populations au point de vue de la rage.
rageiicer [jan-sé] v. a. (Prend une cédille sous Je e devant aeto: ilragença, nousragençons.) Agencer de nouveau.
rager [je] v. n. (Prend un e muet après le g devant a et o : il ragea, nous rageons.) Fa»i. Se fâcher, s'irriter. Fig. Faire rage.
rageur, euse
[eu-;ej n et adj. Fam.
cjui est sujet à des colères violentes : un enfant rageur; une petite rageuse. Adject.
Qui est fait avec colère : une entrée rageuse.
rageusement
[ze-man] adv. D'une façon rageuse.
raglan n. m. (de lord Raglan n. pr.).
Sorte de paletot d'homme à pèlerine, fort àla mode en 1855.
Pardessus moderne et de coupe spéciale.
Raglan (lord Fitzroy James Henry Somerset, baron), général anglais, né à Badmington, mort du choléra au siège de Sébastopol (1788-1855). Il se distingua à la journée de l'Aima.
ragle n. m. (ar. ragl).
Hallucination de la vue chez certains voyageurs qui traversent le désert. (Peu us.)
Ragnacaire, petit roi
franc de Cambrai, tué par Clovis vers 509.
Ragnar Lodbrok (culotte de fourrure), héros Scandinave . jarl ( comte ) danois qui vivait sous le règne de Harek (814-854). Il remonta la Seine avec 120 vaisseaux et ravagea Paris. Il devint le héros favori des poètes Scandinaves.
Ragnarcekr ( Crépuscule des dieux ), nom sous lequel, dans la mythologie Scandinave, on désigne le cataclysme au cours duquel les anciens dieux disparaissent et d'où la terre incendiée et la création tout entière sortent régénérées.
Ragnetrude, concubine de Dagobert, dont il eut Sigebert.
ragondin n. m. Zool. Syn. de rat gondin.
ragOt [gho], e n. et adj. Court et gros : homme, cheval ragot. Manig. Se dit d'un cheval, d'une jument de taille ramassée, à cou très court. N. m. Sanglier de deux à trois ans. Crampon de fer, que l'on attache aux limonières des voitures. Bâton court et gros.
ragOt [gho] n. m. Pop. Bavardage, cancan.
ragOté, e adj. Se dit d'un arbre dont on a coupé une partie des branches pour en faire des fagots.
ragoter [gho-té] v. n. Faire des cancans, des médisances ridicules. V. a. Quereller : femme qui ragote sans cesse son mari. (Peu us.)
ragOtin n. m. (de Ragotin, personnage ridicule du Roman comique, de Scarron). Homme petit et contrefait, d'apparence ridicule.
ragoût [ghou] n. m. (de ragoûter). Plat de viande, de légumes ou de poissons coupés en morceaux, cuits dans une sauce épicée : ragoût de mouton. Assaisonnement de haut goût. Fig. Ce qui excite les désirs : le ragoût de la nouveauté.
ragoûtant [ton], e adj. Qui flatte le goût : mets ragoûtant. Fig. et fam. Agréable, qui flatte : figure ragoûtante. Ant. Dégoûtant.
ragOÛter [té] v. a. (préf. re, à, et goûter). Remettre en appétit : ragoûter un malade. Ant. Dégoûter.
ragOÛtiste [tis-te] n. Personne qui sait faire des ragoûts.
ragrafer [fi] v. a. Agrafer de nouveau : ragrafer sa ceinture.
ragrandir v. a. Rendre plus grand. (Peu us.)
ragréage n. m. Action de ragréer.
ragréer [gré-é] v. a. (préf. re, et agréer). Polir, finir après la construction : ragréer une façade. Remettre à neuf : ragréer un vieux mur. Ragréer un arbre, une branche, en régulariser la surface en coupant les moignons, etc. Fig. Rendre de l'éclat : ragréer sa réputation. Mar. Gréer de nouveau. (Peu us.)
ragrément ou ragréement [gré-man] n. m.
Action de ragréer un ouvrage.
ragret gré] n. m. Petits travaux de détail, exécutés sur une reliure pour faire disparaître certains défauts.
raguage [gha-je] n. m. (de raguer). Détérioration produite par le frottement d'un corps quelconque sur un autre (par ex. d'un câble).
Raguenel (Tiphaine), première femme de Du Guesclin, née a Dinan, m. vers 1371. Elle était belle, spirituelle, et passait pour avoir de grandes connaissances en astrologie.
Lord Raglan.
raguer [ghè] v. a. (angl. to rag). User par le frottement : raguer un cable. V. n. S'user par le frottement : cordage qui rague.
raguet [ghè] n. m. Morue de rebut.
raguin [ghin], e n. Agneau arrivé à la fin de sa première année.
ragure n. f. Partie d'un cordage qui est raguée.
RagUSC, v. forte d'Autriche (Dalmatie), port actif sur l'Adriatique; 12.000 h. (Ragusains). Soieries, draps. La petite république de Raguse, sous le protectorat français, vécut de 1806 à 1808 ; elle cessa alors d'exister, et Marmont devint duc de Raguse. De nouveau indépendante en 1813, elle fut incorporée à l'Autriche en 1814.
raguser [si] v. n. (de Raguse, par allusion à la trahison que l'on a reprochée au maréchal Marmont à propos de la capitulation d'Essonne, en 1814). Trahir. (Ce mot n'a guère été employé que pendant la Restauration.)
Rahbeck (Knud Lyne), littérateur danois, né à Copenhague, m. à Frederiksberg (1760-1830). Il aborda presque tous les genres : Essais poétiques, Essais en prose; Histoire de la poésie danoise.
rai [rè] n. m. Filet pour pêcher les crevettes.
raïa ou raya [ra-i-a) n. m. Nom donné aux sujets non musulmans, de l'empire turc.
Raibolini (Francesco di Marco), dit Francia, peintre italien, né et m. à Bologne (1450-1518); auteur d'oeuvres au coloris vigoureux, à l'expression recueillie. Le Louvre possède de lui une belle Vi'ucifixion.
raicher [rè-ché] v. a. Cueillir les fruits qui restent dans un arbre après l'enlèvement de la récolte par le propriétaire.
raid [rèd'] n. m. (mot angl. signif. incursion). Milit. Incursion rapide, exécutée en territoire ennemi par une troupe : conduire un raid de cavalerie. Sport. Longue excursion, surtout de cavaliers, destinée à montrer l'endurance des hommes et des chevaux.
raide [rè-de] adj. (lat. rigidus). Qui résiste à la flexion, qui se tient droit sans plier, difficile à plier : jambe raide. Fortement tendu : danser sur la corde raide. Abrupt, peu incliné : montagne, escalier raide. Sans souplesse : attitude raide . Fig. Ferme, inflexible : caractère raide. Fam. Extraordinaire à certains points de vue : en dire, en entendre de raides. Pop. Dur à croire ou à supporter : un procédé un peu raide. Adv. Tout d'un coup : tomber raide mort. Avec force et promptitude : frapper raide. (On dit aussi roide.) Ant. Souple
raidement [rè-<2e-man] adv. D'une manière raide, avec raideur. (On dit aussi roidement.) [Peu us.]
raideur [ri] n. f. Etat de ce qui est raide : raideur du bras. Force et rapidité : la raideur d'un escalier. Défaut de souplesse : saluer avec raideur. Fig. Fermeté inébranlable, ténacité : apporter trop de raideur dans les affaires. (On dit aussi roideur.) Ant. Souplesse.
raidillon [rè-di, II mll.J n. m. Chemin en pente rapide, mais d'une faible étendue.
raidir [ri-ciir] v. a. Rendre raide, tendre avec force : raidir le bras, une corde. Rendre ferme ou opiniâtre : le désespoir raidit notre âme contre l'infortune- V. n. et Se raidir v. pr. Devenir raide : ses membres raidissent. Fig. Tenir ferme ; se raidir contre les difficultés. (On dit aussi roidir.) Ant. Assouplir.
raidissement [rè-di-se-man] ou raidissage [rè-di-sa-je] n. m. Action de raidir. Ant. Assouplissement.
raidiSSeur [ré-diseur] n. m. Appareil servant à raidir les fils de fer.
(C'est, en général, un petit cylindre maintenu dans un cadre de zinc et autour duquel s'enroule le fil de fer. Une roue dentée avec déclic à ressort empêche le cylindre de tourner en arrière.)
raie [ré] n. f. (bas lat. riga). Ligne tracée avec une substance colorante, avec un instrument qui entame la surface : tirez une raie sur la muraille. Ligne quelconque, sillon peu profond : étoffe à grandes raies. Séparation des cheveux, qui laisse voir la peau du crâne. Entre-deux des sillons d'un champ. Physiq. Raies du spectre, lignes obscures qui divisent transversalement les couleurs du spectre solaire. Vétér. Raie de mulet, bande noire qui s'étend du garrot à la naissance de la queue chez les mulets de couleur souris ou isabelle et, par extension, chez les chevaux de même robe.
raie [rè] n- f. (lat. raja). Genre de poissons plagiostomes, des mers froides ou tempérées bouclée, qui atteint deux mètres de long, est commune dans les mers de I France. \k
— Encycl.
Les raies (raja), types de la famille des rajidés, sont de grands poissons plats, à tête terminée en une sorte de rostre, à vastes nageoires pectorales, quileurpermet- ,
(ont An n-xrpr Rai° ; '• A 1uatr1' 'aches (vue en dessus); Itni (1C nager 2- l, même (vue en dessous) . 3. Haie bouclée.
avec rapidité.
L'arête dorsale 6e prolonge en queue, souvent très longue. Les raies se tiennent la plupart du temps appliquées sur les fonds sablonneux, où elles guettent leur proie. Ce sont des poissons comestibles. On en connaît une quarantaine d'espèces, dont dixsept fréquentent les côtes de France (raie bouclée, raie radiée, raie chagrinée, raie cendrée, raie à quatre tac/tes, etc.).
Raiffeisen (Frédéric-Guillaume), financier et philanthrope allemand, né à Hainm en 1810, m. en 1888; créateur, en Allemagne, de banques populaires reposant sur la coopération et la mutualité et dites Caisses Raiffeisen
Raidisseur.
la raie
Raifort.
uuut 1CÏ» UiUUClll'S soin
Rails : 1. Vi^nole; 2.
double champignon.