‹ Le Larousse pour tousChapitre 594 sur 979 · V. CHAT · texte numérisé non relu

V. CHAT

— Encycl. Les rats (mus) possèdent une longue queue annelée ; ils diffèrent beaucoup de taille, suivant les espèces. On les répartit généralement en trois sous-genres : épimys, comprenant les espèces

suivantes : surmulot {mus decumanus), rat noir (»!!<< rattus), les rats proprement dits, avec les espèces suivantes: mulot ou rat des champs [mus syhaticus) et souris (mus musculus ; enfin, micromys, connus vulgairement sous le nom de rats des moissons, qui se fabriquent un nid tressé de feuilles et de chaumes dans les seigles, les blés, etc. Les rats sont des animaux très voraces, qui dévastent les greniers et les magasins, attaquent aussi bien les fruits que les étoflVs et les papiers, dévorent en un mot tout ce qu'ils rencontrent, et, de plus, sont doués d'une fécondité prodigieuse. On les tue en leur tendant des pièges ou en mettant à proximité de leurs trous des aliments empoisonnés.

rata n. m. (abréviation de ratatouille). Pop. Ragoût de pommes de terre ou de haricots. Ragoût quelconque. Pitance : un maigre rata.

raiana n. m. Liqueur préparée en faisant macérer dans de l'alcool additionné de sucre des substances aromatiques ( angélique, vanille, noyaux, vin doux, etc.).

ratage n. m- Ensemble des rats qui pullulent dans un navire ou dans un bâtiment.

rataille [ta. Il mil., e] n. f. Quantité de rats.

ratanllia [ta-ni-a] n. m. (mot péruvien signif. « plante traçant sous terre »). Nom vulgaire de plusieurs espèces de kraméries, dont l'une, Jcrameria triandra ou ratanhia officinal, originaire du Pérou, possède une racine employée pour ses propriétés astringentes dans les diarrhées chroniques, les écoulements muqueux, etc.

1 ataplail (onomotop.) n. m. Mot par lequel on exprime le son du tambour.

ratapoil n. m. 'de rat, â, et poil). Fam. Partisan du militarisme, surtout du césarisme napoléonien.

ratatiné, e adj. Flétri, ridé, racorni: pomme ratatinée.

ratatiner [ne'] v. a. Rider, racornir. Se ratatiner v. pr. Se rider, se racornir.

ratatouille [/ou, //mil., e] n. f. (provenç. rataioulho;. Pop. Ragoût grossier.

rate n.f. (holl. raat). Glande vasculaire sanguine, située dans l'hypocondre gauche, entre l'estomac

Rate : (vue vie la face postérieure): 1. Arlère sulënique ; 2. Veine splénique.

et les fausses cotes : le rôle physiologique de la rate n'est pas nettement établi. Fig. et fam. Dilater, désoniler la rate, faire rire. Décharger sa rate, donner l'essor a sa colère. Ne pas se fouler la rate, travailler mollement, très peu. Art vétér. Mal de rate, un des noms vulgaires du charbon des bêtes ovines.

— Encycl. Anat. La rate chez l'homme, masse rougeàtre et friable, est un organe impair placé derrière le grand cul-de-sac de l'estomac. On ne sait rien île précis sur les fonctions de la rate ; elle ne semble pas indispensable à la vie ; on pense qu'elle est un des nombreux sièges de la naissance et de la destruction des globules rouges.

— Pathol. L'hypertrophie de la rate est le phénomène le plus saillant de sa pathologie ; elle a lieu dans toutes les infections, principalement dans l'impaludisme, la leucocythéniie, etc.

— Anat. cowp. La rate existe chez tous les vertébrés. Elle est méconnue ou mal connue chez les invertébrés.

rate n. f. Eemelle du rat. Terme d'amitié dont on se sert avec une petite fille.

raté, e adj. Entamé, gâté par les rats: fruits ratés. Pop. Marqué de petite vérole.

raté n. m. Coup d'arme à feu qui n'est pas parti. Ecrivain, artiste, acteur, etc., qui, faute de talent ou de chance, n'a pas réussi : les ratés. Autom. Accident qui se produit, dans un moteur à explosion, lorsque l'allumage du mélange de gaz et de l'air ne se fait pas convenablement.

râteau [tô] n. m. (lat. rastellus). Instrument d'agriculture et de jardinage, formé d'une traverse munie de dents. Instrument de bois ayant la forme de râteau sans dents avec lequel on ramasse l'argent sur les tables de jeu. Outil de pêcheur pour retirer du sable les poissons et les coquillages. Nom de la garde de la serrure dont les pointes passent dans les entailles du museau de la clef. Espèce de fourche servant à charger le charbon dans les fourneaux. Racle horizontale placée transversalement sur la pierre dans la presse lithographique à bras. Segment de roue dentée qui sert à mettre à l'avance ou au retard le mouvement d'une montre.

— Encycl. Agric. Les râteaux à main, dans les jardins, sont en fer ou en bois et servent à égaliser le sol, à briser les mottes, à recouvrir les semis : dans

Râleaux : t. En bois : 2. A faner : 3. En fer ; 4. Extensible : 5. Mécanique.

les champs, à ramasser le foin. Les râteaux mécaniques sont constitués par une série de dents courbes assez longues, en acier, montées parallèlement sur un bâti porté par deux roues et que tire un cheval.

ratée [té] n. f. Accident par lequel une pièce de l'appareil à dévider la soie rate, ne produit pas son effet.

ratel [îè/]n.m. Genre de mammifères carnassiers de la famille des mustélidés, renfermant des animaux de l'Afrique tropicale et de l'Inde; lourds, bas sur pattes, à pelage noir et rude, blanchâtre sur toute la région dorsale : les ratels, qui ressemblent un peu aux blaireaux, sont friands du miel des abeilles sauvages.

ràtelage n. m. Action de râteler.

— Encycl. Les règles relatives au glanage (v. ce mot) sont applicables au ràtelage. Les usages locaux interdisent généralement l'emploi des râteaux à dents de fer, dans les prairies et les terres ensemencées en luzerne ou en sainfoin.

ratelaire [lè-re] n. f. Un des noms vulgaires de l'aristoloche clématite.

râtelée Me] n. f. (de râteau). Ce qu'on peut ramasser d'un seul coup de râteau. Fam. Dire sa râtelée, dire librement tout ce qu'on a sur le cœur.

râteler [lé] v. a. (Prend deux / devant une syllabe muette : je râtellerai.) Itamasser avec le râteau: râteler du foin Se dit pour ratisser : râteler des allées.

ratelet [le] n. m. Sorte de peigne en roseau.

ràteleur, euse [eu-ze] n. Personne qui râtelle les foins.

rateleux, euse [leu. eu-ze] adj. Qui a la rate malade et volumineuse. (Vx.)

râtelier [li-e~\ n. m. (iarâleau). Espèce d'échelle suspendue en travers aux murs d'une écurie, pour mettre le foin et la paille qu'on donne aux animaux. Montants garnis de crochets, sur lesquels on place les fusils, dans les casernes et les corps de garde. Tringle le long d'un établi de menuisier pour y placer les outils. Traverse qui porte les torons et cordages dans les corderies.

Petite planchette, percée de trous pour recevoirles pipes.

Les deux rangées de dents d'une personne. Se dit surtout des fausses dents : se faire poser un râtelier. Star. Planche épaisse, percée de trous pour suppor-

Ràtelier d'armes.

ter les cabillots sur lesquels on tourne les manœuvres. Loc. fam. Manger à deux râteliers, à plusieurs râteliers, servir avec profit deux causes opposées ; tirer profit de plusieurs emplois différents. Mettre le râtelier bien haut à quelqu'un, lui rendre la réalisation d'une chose très difficile.

— Encycl. Econ.

rur. La conformation des râteliers varie avec le genre de bestiaux auxquels ils doivent i servir ; ils sont disposés différemment à des hauteurs appropriées dans les écuries, vacheries, bergeries. On en construit en bois et en fer.

râtelle [ti-le] n. f.

(de rate). Ancien nom

de la rate. Par ext. Mal de la rate. Maladie charbon.

neuse du porc.

râtelures n. f. pi. Ce qu'on ramasse avec le râteau.

ratepennade [p'en-na-de] n.f. (du lat. ratus, rat, et pennatus, ailé). Ancien nom des chauves-souris. Ancien nom de la raie.

rater [té] v. n. (de rat, dans le sens de caprice, fantaisie]. Se dit d'une arme à feu qui manque à partir. Fig. Echouer, ne pas réussir : entreprise qui rate. V. a. Manquer : rater un lièvre. Fig. Ne pas atteindre, ne pas obtenir : rater une place.

rateux, euse [teu, eu-ze] adj. Qui est propre au rat.

Ratliery (Edme-Jaequcs-Benoît), historien et littérateur français, né et m. à Paris (1807-1875). On lui doit une très remarquable édition de Rabelais ; le Comte de Plelo, etc.

ratiboiser \zé] v. a. Fam. Prendre, rafler : ratiboiser au jeu l'argent de quelqu'un. Ruiner, tuer, perdre : l'alcoolique qu'une maladie grave attaque est ratiboisé.

Ratibor, v. d'Allemagne (Prusse), sur l'Oder; 32.750 h. Fonderies, machines.

ratichon n. m. Arg. Prêtre.

ratichonnière [eho-ni-è-re] n. f. Arg. Séminaire.

ratier [ti-é] n. m. Zoo/. Nom donné communément à différentes variétés de chiens (bouledogues, terriers, etc.) dressés à la chasse du rat.

ratier [ti-é], ère adj.

Qui a rapport au rat.

ratière[/i]n.f. Petit piège pour prendre des rats. Métier avec lequel on fait la ganse.

ratificatif, ive adj. Qui ratifie : acte ratificatif.

ratification [si-on] n. f. Confirmation, en forme authentique, de ce qui a été fait ou promis : la ratification des traités appartient aux Chambres. Acte qui la contient.

— Encycl. Dr. Dans le langage du droit, le mot ratification a un triple sens :

1° Approbation que nous donnons à ce qu'un tiers a fait pour nous et en notre nom sans ordre et sans mandat, ou au delà du mandat que nous lui avions donné. Si la ratification intervient, elle vaut mandat.

2» Confirmation d'un acte auquel nous avons concouru, d'un contrat émané de nous, mais qui se trouve frappé d'une nullité relative, entachée de quelque vice; la ratification a,-pour effet de rendre le contrat inattaquable.

3° En droit des gens, acte qui donne h un traité sa consécration et transporte du négociateur à l'autorité suprême de chaque Etat le devoir d'en assurer l'exécution.

ratifier [fi-ê] v. a. (du lat. ratus, certain, etfaeere, faire. — Se conj. comme prier.) Confirmer au identiquement ce qui a été fait ou promis : ratifier un acte, un traité. Par ext. Reconnaître comme vrai, comme juste.

ratinage n. m. Sorte de frisure que l'on fait subir à certaines qualités de drap noir, à des ratines, à quelques peluches.

ratine n. f. Etoffe de laine croisée, dont le poil est tiré au dehors et frisé.

ratiner [né] v. a. Passer une étoffe, un drap à la machine à friser.

ratineuse [neu-zc] n. f. Machine servant à ratiner les étoffes.

ratiocinatif, ive [si-o] adj. Relatif à la ratiocination.

ratiocination [si-o-si-na-si-ori] n. f. (lat. ratiocinatio). Exercice de la faculté de raisonner (en mauv. part).

ratiociner [si-o-si-né] v. n. (lat. ratiocinari). Exercer la faculté de raisonner (en mauv. part).

ration [st-on] n. f. (lat. ratio, compte). Portion de pitance qui revient à une personne ou à un animal : une maigre ration. Portion journalière de vivres, de fourrage, qui se distribue aux troupes, aux prisonniers, etc. Quantité d'aliments ou de boisson déterminée, qu'il n'est pas permis de dépasser : mettre un malade à la ration. Fam. Ce qu'on distribue à quelqu'un : une ration de coups de fouet. Ration d'entretien, ration qu'on donne aux animaux qui ne l'ont aucun travail, et qu'on ne se propose ni d'engraisser ni de fortifier. (S'oppose à ration de reproduction.)

— Encycl. Biol. La ration est la totalité des matériaux nutritifs assimilés par l'organisme vivant pendant un temps donné. Toute ration se pari éléments fixes et en éléments de déchets rejetés hors de l'économie. Chez l'homme, la ration d'entretien strict, pour 1 kilogramme du corps, est en moyenne de 1 gramme d'albumine, 0 gr. 30 de matières minérales et d'autres matières pouvant donner 30 à 35 calories. Cette ration es! variable avec l'âee, le sexe, les occupations, l'état de santé ou de maladie, etc.

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