RAT
si-o] n. m. (lat. rationalU,. Morceau urne de dou
rational d'étoffe carré, orne de douze pierres précieuses, que le grand prôtre des Juifs portait sur sa poitrine. Syn. PECTORAL. Titre de quelques livres de liturgie.
rationaliser [si-o, zé] v. a. Rendre rationnel : Juslinien a rationalisé le droit.
rationalisme [si-o^na-lis-mé] a. m. Doctrine
philosophique qui rejette la révélation, et prétend tout expliquer au moyen de la raison. Doctrine d'après laquelle les idées viennent de la raison, non de l'expérience.
— Enctcl. Le rationalisme s'oppose au fidéisme et consiste a interpréter à l'aide des lumières naturelles de l'intelligence les dogmes, les croyances, les affirmations qu'énonce toute doctrine religieuse. 11 est né de l'humanisme, qui, lors de la Renaissance, a opposé l'individualisme a la communauté du moyen âge, l'esprit païen a l'esprit chrétien.
En philosophie, on désigne sous le nom de rationalisme le système opposé à l'empirisme, d'après lequel la raison serait une faculté originale, qui nous donne des idées premières et des principes premiers différents des données de l'expérience.
rationaliste [si-o-na-lis-te] adj. Qui se rapporte au rationalisme : théorie rationaliste. N. m. Partisan de cette théorie.
rationalité [si-o] n. f. Qualité de ce qui est rationnel.
rationnaire [st-o-nè-re] n. et adj. Qui reçoit une ration : les rationnaires d'une place assiégée.
rationnel, elle [si-o-néi, è-Ze] adj. (lat. rutioiiulis; de ratio, raison). Qui est fondé sur la seule raison : certitude rationnelle. Conforme a la raison : méthode rationnelle- Qui est déduit par le raisonnement et n'a rien d'empirique: mécanique rationnelle. Astr. Horizon rationnel, grand cercle de la sphère céleste dont le plan est perpendiculaire à la verticale du lieu d'observation. Math. Nombre rationnel, dont le rapport avec l'unité peut être exprimé par un nombre. Quantité algébrique rationnelle, celle qui ne contient l'indication d'aucune lettre placée sous un radical. Mêtr. anc. Se dit des pieds de trois unités de mesure employés dans les vers iambiques ou trochaîques, par opposition aux pieds de quatre unités de mesure, nommés irrationnels ou condensés. Ant. Irrationnel.
— Enctcl. Alg. Une expression algébrique est dite rationnelle quand elle ne contient pas de radicaux portant sur une lettre; dans le cas contraire, elle est irrationnelle ; a-\-[/b est une expression irrationnelle.
Une fraction algébrique est dite rationnelle quand ses deux termes sont des polynômes entiers.
rationnellement [si-o-nè-le-man] adv. D'une manière rationnelle : agir rationnellement.
rationnement [si-o-ne-man] n. m. Action de rationner.
rationner [si-o-né] v. a. Distribuer par rations des vivres, du combustible, etc., à bord d'un navire ou dans une ville assiégée : rationner lepain. Mettre à la ration : rationner un convalescent.
ratis [.'i']n. m. Graisse que les bouchers enlèvent de la surface extérieure des boyaux en les ratissant.
Ratisbonne, en allem. Regensburg, v. de Bavière, sur le Danube; 48.410 h. Machines, crayons. Victoire de Napoléon sur les Autrichiens, le 23 avril 18(19. L'Empereur y fut contusionné d'une balle au pied.
Ratisbonne (Louis-Fortuné), littérateur français, né à Strasbourg, m. à Paris (1827-1900 : auteur de la Comédie enfantine, charmant recueil de fables morales, d'une traduction en vers de Dante, etc.
ratissage [ti-sa-je] n. m.
Action de ratisser.
ratisse [ti-se] n. f. Fam.
Volée de coups.
ratisse -caisse n. f.
invar. Planche avec laquelle le fondeur rassemble le sable de la caisse à mouler.
ratisser [ti-sé] v. a. (anc.
verbe rater, du lat. radere, raser). Nettoyer et unir avec un râteau : ratisser une allée.
Enlever en raclant la superficie d'une chose, ou l'ordure qui s'y est attachée : ratisser des nacets. Pop. Syn.
de RATIBOISER.
ratissette [ti-sè-te] n. f. Outil de briquelicr pour rassembler la terre.
ratisseur, euse [ti-seur, eu-ze] n. et adi. Pop Qui ratisse. '
ratissoir [ti-soir] n. ni. Fil de laiton replié par un bout, qui sert à nettoyer les soupapes des tuyaux d'orgue.
ratissoire [ti-soi-re] n. f. (rad. ratisser). Outil au moyen duquel les jardiniers effectuent des sarclages légers.
— Enctcl. Les ratissoires sont formées d'une lame tranchante fixée a l'extrémité d'un manche. On construit également des ratissoires à traction animale; celles-ci ont la forme d'une charrue, dans laquelle le soc est remplacé par une lame horizontale.
ratiSSUre [ti-su-re] n. f. Ce qu'on ôte en ratissant.
ratltes n. m. pi. Grande division des oiseaux, dans laquelle on fait rentrer les coureurs (casoars, autruches). S. un rallie.
Ratkau, v
d'Allemagne, près de Lubeck. Blûcher dut y conclure une capitulation avec Murât (7 nov. 1806).
raton n. m. (de rat). Petit rat.
Genre de mammifères carnassiers, qui vivent au bord des eaux. Terme de s'adressant à un enfant
— Encycl. Les ratons Iprocyon) sont des animaux de la taille d'un gros chat, qui vivent dans les forêts,
Ratissoire.
Raton laveur, caresse, qu'on emploie en
de préférence au bord des eaux. Le raton laveur (proi r i/nii lotor), que les Américains appellent racoon, a 1 habitude de laver dans l'eau tous ses aliments avant de les porter a sa bouche; il est commun aux Etats-Unis et au Mexique.
raton n. m. (holl. rate). Pâtisserie faite avec du fromage mou.
Ratopolis, nom que donne La Fontaine à la ville qu il suppose être la capitale du peuple rat.
rattachage \ra-ta] ou rattachement [ra-
ta-che-mun] n. m. Action de rattacher. Son résultat.
rattacher [ra-ta-ché] v. a.
(préf. )'(>, et attacher). Attacher de nouveau : rattacher les cordons île ses souliers. Fig. Rendre attaché à : une passion le rattache à la vie. Faire dépendre, établir le lien de : rattacher une question à une autre.
Se rattacher v. pr, Avoir un lien : la race chinoise se rattache à la race tarlare.
rattacheur, euse [rata,
eu-ze] n. Ouvrier, ouvrière qui rattache les bouts d'un fil rompu.
rattaquer [ra-ta-ké] v. a.'
Attaquer de nouveau.
-■^ RattaZZi (Urbain), homme d'Etat italien, né à Alexandrie,
m. à Frozina (1808-1873); il fut, avec Caron. un des fondateurs de l'indépendance et de l'unité italiennes.
ratteindre [ra-tin-dré] v. a. (Se conj. comme craindre.) Atteindre de nouveau; ressaisir; rejoindre ; évadé qu'on n'a pu ratteindre.
ratteler [ra-te-lé] v. a. Atteler de nouveau.
rattendrir [ra-tan] v. a. Faire devenir tendre.
ratter [ra-teri] n. m. (m.angl.). Tamis rectangulaire à secousses, employé dans les ateliers ou l'on traite le minerai.
rattirer [ra-ti-ré] v. a. Attirer de nouveau.
rattiser [ra-ti-zé] v. a. Attiser de nouveau.
rattrapage [ra-tra] n. m. Action de rattraper ou de se rattraper. Typogr. Fin d'un alinéa qui se trouve en tète d'un feuillet de copie, et dont le compositeur qui détient le feuillet précédent a besoin pour terminer sa composition.
rattraper [ra-tra-pé] v. a. (préf. re, et attraper). Attraper de nouveau ; reprendre ; ressaisir : rattraper un prisonnier. Rejoindre en route : allez devant, je vous rattraperai. Réparer la perte de : rattraper le temps perdu. Surprendre dans la même faute : bien fin qui m'y rattrapera- Fig. On ne m'y rattrapera plus, on ne me trompera plus de nouveau, ou je ne ferai plus la même sotiise. Se rattraper v. pr. Etre rattrapé. Se dédommager. Se rattraper aux branches, saisir habilement les moyens de sortir d'un embarras, d'une situation fâcheuse.
rattrapeur [ra-tra] n. m. Ouvrier qui reçoit, au sortir du train des laminoirs, les barres de fer ou d'acier.
raturage n. m. Action de raturer. Opération qui consiste à amincir, unir et blanchir le parchemin.
rature n. f. (du lat. radere, raser). Trait de plume passé sur ce qu'on a écrit, pour l'effacer : manuscrit chargé de ratures. Ce qu'on enlève du parchemin en le soumettant au raturage. Petite bande qu'on détache en tournant l'étain sur la roue. Ce que l'essayeur enlève d'un lingot.
— Encycl. Dr. Toute rature . dans les actes authentiques, doit être faile de telle sorte qu'il soit facile de compter le nombre de mots sur lesquels elle s'étend; le nombre de mots annulés doit être indiqué par un renvoi approuvé des parties.
Si l'on surcharge ou si l'on raye un ou plusieurs mots, il faut approuver les surcharges ou ratures au bas de l'acte ou avant les signatures. Si un ou plusieurs mots ont été oublies dans le corps de l'acte, on les écrit en marge et à côté de la ligne où ils auraient dii entrer : le renvoi est approuvé par la lettre initiale ou au moins par le parafe de la signature de chaque partie.
raturer [ré] v. a. Effacer ft l'aide de ratures : raturer un nuit mal écrit. Faire subir au parchemin l'opération du raturage.
Rau (Christian), orientaliste allemand, né à Berlin, m. à Francfort-sur-1'Oder (1603-1677).
Rauch (Christian), sculpteur prussien, né à Arolsen, m. à Berlin (1777-1857), artiste consciencieux, d'un réalisme souvent poignant, et qui a contribué à renouveler l'esprit de la sculpture allemande. Son chef-d'œuvre est le Monument de Frédéric le Grand, à Berlin.
raUChe rô-ché] n. f. Un des noms vulgaires de la massette à larges feuilles.
raucheur [ni] n. m. Ouvrier mineur, chargé de veiller à l'entretien du boisage des galeries.
raucité [roi n. f (lat. raucitas). Caractère d'une voix rauque, d'un ton rauque. (Peu us.)
raucourt [r.;-/,our] n. m. Teinture employée pour colorer le beurre.
Raucourt [rû-kour] ou Raucourt-et-
Flaba, ch.-l. de c. (Ardennes), are. et à 11 kil. de Sedan ; 2.000 h. Ch. de f. F. — Le cant. a 13 cumin. et 6.690 h.
RaUCOUrt (Françoise Marie-Antoinette-Joseph Saucerotte, dite îf"e), tragédienne française, née et m. â Paris (1756-1815). Elle remporta de grands succès au Théâtre- Français. Son talent, attestait plus d'énergie que de sensibilité.
raugrave[j7î]n.m.(aii.ra<<-
graf). Titre nobiliaire ou féodal allemand que portaient un certain nombre de seigneurs, particulièrement entre la Meuse et la Moselle.
raugraviat [rô-gra-vi-a] n. m. Nom donné aux pays possédés par les raugraves.
Rauh(Frédcric), philosophe français, né à Saint-Martin-le- Vinoux (Isère); en 1861, auteur de théories ori nales sur la morale.
Raucourt.
RAV
rauque [r6-ke] adj. (lat. mucus). Se dit d'une voix rude et comme enrouée. Pur anal. : tes bi-uils rauques des /lots, etc.
rauquement /o /,(-„,„„ ri. m. Cri du tigre.
rauquer [rô-ké] v. n. Se dit du tigre qui crie.
ravage n. m. de ravir). Dommage, dégât, causé par la guerre, les éléments, une force quelconque, etc. ; les cyclones causent de '/ronds ravages dans tes pays tropicaux. Désordre organique produit par un agent morbide- Fig. Désordre causé par les passions : les racayes de la jalousie. Ravages du temps, infirmités, difformités produites par l'âge. Arg. Travail du ravageur.
ravageant [jan\, e adj. Qui cause des ravages. (Peu us.)
ravagement [je-man] n. m. Action de ravager.
ravager [je] v. a. (Prend un e muet après le g devant a et 0 : il ravagea, nous ravageons.) Faire du ravage dans : Louvois fit ravager le Palutinal. Détériorer, laisser des traces : la petite vérole ravage un > tsage. Arg. Voler du linge sur les bateaux-lavoirs. Recueillir des épaves sur le iieuve, la rivière.
ravageur n. m. Qui ravage. Autref., se disait d'hommes qui cherchaient les débris de ferraillé)
dans les ruisseaux de Paris, dans la Seine, etc.
RavaillaC [va, Il mil., ak] (François), ancien maître d'école, ancien moine feuillant, visionnaire assassin de Henri IV, né à Angouléme, m. écartelé (1578-1610 .
RavaiSSOn-Mollien ( Jean-Gaspard-Fé7i> LACHER), philosophe et archéologue français, né â Namur, m. â Paris (1813-1900). Ses œuvres capitales sont : Lie l'habitude, élégant et profond essai de métaphysique, et un Rapport sur la philosophie en France au xix1' siècle. Archéologue, il a publié une étude sur la Vénus de Milo. — Son frère François, né à Namur (1811-1884;, a publié les Archives de la Bastille.
ravale n. f. Pelle à cheval, dont on se sert pour le nivellement du sol.
ravalement [man] n. m. Action de receper le vieux bois d'un arbre ou d'une souche coupée trop haut. Abaissement d'une partie du pont inférieur d'un navire pour augmenter la hauteur des logements. Petit enfoncement dans un pilastre, dans un corps de maçonnerie ou de menuiserie. Diminution de l'épaisseur d'une pièce de bois. Ragrément d'un ouvrage en pierre, que l'on gratte pour le nettoyer. Crépi fait de haut en bas à un mur, à une façade, etc. Fig. Action de déprécier.
ravaler [lé] v. a. (préf. re, et avaler). Avaler de nouveau : ravaler sa salive. Faire le ravalement d'un mur, d'une construction : ravaler une façade. Ravaler une branche, la couper jusqu'à son insertion sur une autre. Fiy. Déprécier ; ravaler le mérite à' autrui. Se ravaler v. pr. S'abaisser, s'avilir.
ravaleur, euse [eu-ze] n. Celui, celle qui ravale.
ravaleur n. et adj. m. Ouvrier qui fait des ravalements.
ravaloir n. m. Outil qui sert à ravaler, à rendre ovale l'anneau d'une clef.
ravanastron'iK?s-riT//t>. m. Instrumentde musique à cordes frottées, en usage chez les Hindous, et qui tire son nom de son inventeur, Ravana.
Ravardière (Daniel de la Tousche, sieur de . voyageur français (1570-1631). D essaya de fonder une colonie dans l'île de Maranham (Brésil) et explora le fleuve des Amazones.
ravaudage [va] n. m. Raccommodage des vêtements très usés : le ravaudage des bas. Besogne faite grossièrement. Action de rabâcher, bavardage.
ravauder [vô-dé] v. a. Raccommoder à l'aiguille des hardes : ravauder un vieux pantalon. Fig. Réparer, arranger : ravauder de vieux drames. Fam. Maltraiter en paroles : vous n'avez pas besoin de tant me ravauder. Rabâcher : ravauder des sornettes, V. n. Retourner, manier de menus meubles, des hardes. Bavarder.
ravauderie [vô-de-rt] n. f. Syn. de ravaudage.
ravaudeur, euse [vu, eu-ze] n. Qui raccommode les hardes. Qui importune de paroles inutiles ou désagréables.
ravaux [v6] n. m. pi. Perches sarnies de branches dont on se sert pour abattre les oiseaux dans la chasse aux flambeaux.
rave n. f. (lat. rapum). Espèce de chou-navet, à. racine charnue alimentaire. Racine alimentaire de la même plante. Petite rave, radis.
— Encycl. Les raves sont des navets à racine plate et rondes, que l'on utilise à la façon des navets longs. On en cultive plusieurs variétés {rave blanche hâtive, à racine très plate, rave rouge, yrosse rave ou turneps, rabiaulc, rave d'Auvergne, etc.). Les choux-raves ne sont qu'une variété du genre chou. La rave se cultive en sol peu profond.